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Un nouvel avion C-130 américain pour la Tunisie

L’Armée de l’air vient de réceptionner, à la base aérienne de Sidi Ahmed à Bizerte, un avion de transport militaire de type « C-130H Hercules », dans le cadre de la coopération militaire tuniso-américaine.

Le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, a souligné, lors de la cérémonie de réception, la solidité des relations d’amitié et le niveau de coopération entre la Tunisie et les Etats-Unis, qui reflètent un partenariat stratégique fondé sur des intérêts communs et le respect mutuel entre les deux pays.

Cité dans un communiqué du ministère de la Défense, M. Sehili a salué les efforts et l’engagement de l’administration américaine dans la mise en œuvre des recommandations issues des travaux de la Commission militaire mixte tuniso-américaine et de la feuille de route pour la coopération militaire, en particulier pour le développement des capacités opérationnelles de l’Armée nationale, la fourniture d’équipements spécifiques, le renforcement des programmes de formation et d’entraînement, l’échange d’expertises et le soutien technique.

Il a souligné que la Tunisie est résolue à renforcer cette coopération, compte tenu de son rôle en tant que facteur de sécurité et de stabilité majeur dans la région.

De son côté, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzy, a déclaré que la réception de cet appareil par l’armée de l’air tunisienne constitue une nouvelle étape dans le parcours du partenariat stratégique entre les deux pays et reflète la solidité des relations historiques entre les peuples amis.

Il a affirmé que les États-Unis continueront de soutenir les efforts du ministère de la Défense pour renforcer la promptitude de l’armée tunisienne et développer ses capacités face aux défis sécuritaires en croissance.

Plusieurs hauts responsables militaires des deux pays étaient présents à cette cérémonie.

A noter que cette livraison porte à quatre le nombre d’appareils C-130 réceptionnés par l’armée de l’air depuis 2021, dans le cadre de la coopération militaire tuniso-américaine.

Peu avant la cérémonie, le ministre de la Défense a rencontré la sous-secrétaire adjointe de l’armée de l’air chargée des affaires internationales, Kelli Seybolt. Les deux parties ont passé en revue la profondeur des relations d’amitié tuniso-américaines et les moyens de développer et diversifier la coopération militaire.

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Le député Saïdani n’écarte pas un remake du scénario vénézuélien en Tunisie

Dans une vidéo postée hier, samedi 3 janvier 2026, où il commentait la capture et l’exfiltration du président vénézuélien Nicolas Maduro par une unité spéciale américaine, le député Ahmed Saïdani, n’a pas écarté un remake de ce scénario en Tunisie, si on n’arrive pas à régler nos problèmes entre nous. Vidéo.

«Le scénario vénézuélien pourrait se reproduire en Tunisie sous d’autres formes, et la jeunesse doit construire une alternative nationale tunisienne populaire, car nous risquons de nous retrouver face à des alternatives imposées de l’étranger ; les alternatives des ambassades ne seront pas dans l’intérêt du peuple», a-t-il écrit, en critiquant le culte de la personne en Tunisie qui réduit le destin du pays à celui d’un seul homme.

Le député, qui était un fervent partisan du président de la république Kaïs Saïed, avant de se mettre à critiquer certaines de ses politiques, effectue ici une comparaison un peu trop rapide entre deux Etats et deux régimes qui ont peu de choses en commun : le Venezuela, riche pays pétrolier allié des Russes et des Chinois, et la Tunisie, pays sans grandes ressources naturelles, mais qui a toujours appartenu, bon gré mal gré, à l’orbite américaine et occidentale en général. Les deux pays ont certes toujours été gouvernés d’une main de fer par des autocrates imperméables aux principes démocratiques, mais la comparaison s’arrête là.

Cependant, et malgré cette réserve qui devait être exprimée, les dirigeants politiques partout dans le sud global, y compris en Tunisie, doivent se méfier du retour en force de l’impérialisme américain, aujourd’hui incarné par Donald Trump, un président sans foi ni loi et pour qui seul compte les intérêts sonnants et trébuchants, les siens propres avant ceux de son pays.

I. B.

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Les rendements des bons du Trésor américain continuent de baisser

Les rendements des bons du Trésor américain ont baissé le 2 janvier au premier jour de Bourse de 2026, le rendement à 10 ans reculant de deux points de base à 4,15 %, reflétant la hausse observée en début de séance.

Le rendement des obligations à 30 ans a baissé d’un point de base pour s’établir à 4,84 %, après avoir atteint son plus haut niveau depuis début septembre.

Bloomberg News rapporte que malgré toute la volatilité, 2025 s’est avérée être une bonne année pour les obligations du Trésor américain, l’indice Bloomberg qui suit le secteur atteignant un rendement de plus de 6 %.

L’indicateur de volatilité attendue sur le marché obligataire américain a également chuté à son plus bas niveau depuis début 2022.

Bloomberg ajoute que la question est maintenant de savoir si les obligations du Trésor américain peuvent maintenir ces gains jusqu’en 2026. Le consensus du marché prévoit de nouvelles baisses de taux d’intérêt cette année, notamment compte tenu des attentes selon lesquelles le président Donald Trump nommera un successeur intransigeant au président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, dont le mandat prend fin en mai prochain.

Toutefois, l’économie américaine reste résiliente, les données publiées la semaine du 29 décembre montrant qu’elle croît à son rythme le plus rapide depuis deux ans.

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L’administration Trump rappelle 15 ambassadeurs en Afrique, dont celui en Algérie

L’administration du président américain Donald Trump procède à un véritable remaniement de son réseau diplomatique, rappelant environ 30 ambassadeurs et hauts diplomates nommés sous la présidence précédente, en particulier en Afrique, où 15 pays sont concernés, dont l’Algérie.

L’ambassadrice des États-Unis en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, fait partie des diplomates dont le mandat prendra fin dès janvier 2026, selon des informations concordantes. Ces rappels touchent aussi des postes en Égypte, au Sénégal, au Niger, au Nigeria, au Gabon, et d’autres capitales du continent.

Ce mouvement d’ampleur mondiale, qualifié par certains observateurs de changement stratégique, s’inscrit dans la volonté affichée de l’administration Trump de renforcer l’alignement de ses représentants à l’étranger sur les priorités de sa politique dite “America first”.

 

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Jazz : les musiciens tunisiens célèbrent l’héritage de Charles Mingus à L’Artisto

Une soirée jazz en hommage au légendaire Charles Mingus aura lieu le 26 décembre 2025 à 19h00 à l’espace L’Artisto, invitant le public à plonger dans l’univers singulier du compositeur de jazz américain Charles Mingus, l’un des plus grands compositeurs et contrebassistes de l’histoire du jazz du XXème siècle.

Multi-instrumentiste, contrebassiste mais aussi pianiste et tromboniste, Charles Mingus (1922-1979) a profondément marqué le jazz par une musique intense, libre et engagée, mêlant hard bop, gospel et blues, faisant de ses compositions un espace d’expression politique, sociale et profondément humaine, tout en révélant et accompagnant de nombreux talents qui ont façonné le jazz moderne.

Pour cette soirée-hommage, placée sous le signe de la mémoire, du groove et de l’héritage de Charles Mingus, sept musiciens tunisiens se réunissent afin de revisiter l’esprit et l’énergie de son œuvre intemporelle. Ahmed Ajabi au saxophone ténor, Chiheb Baazaoui au saxophone alto, Mahmoud Ajabi au trombone, Mohamed Limem Smida aux saxophones ténor et baryton, Hedi Fahem à la guitare, Marwen Ouni à la batterie et Wassim Benrhouma à la contrebasse feront résonner les compositions d’un artiste dont la musique demeure, aujourd’hui encore, synonyme de liberté, d’audace et de révolte.

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CIFF 2025 – « Rosemead », une mère et son fils, entre honte et amour

Sélectionné à la 46ᵉ édition du Festival international du film du Caire (CIFF), dans la section Special Screenings, Rosemead de Eric Lin poursuit un parcours déjà marqué par de nombreuses sélections dans divers festivals. Après sa première mondiale au Tribeca Film Festival en juin 2025, il a remporté le Prix du Public UBS au Festival de Locarno.

Inspiré d’un article du Los Angeles Times signé Frank Shyong en 2017, le film met en scène Lucy Liu dans le rôle d’Irene Chao, une Américaine d’origine chinoise atteinte d’un cancer incurable, et Lawrence Shou dans celui de Joe, son fils adolescent souffrant de schizophrénie. Le scénario de Marilyn Fu, tiré de faits réels, s’ancre dans le quotidien d’une famille vivant dans la vallée de San Gabriel, à Los Angeles, où la maladie mentale, la honte et la peur se mêlent à la tendresse et à la fatigue.

Une histoire née du silence

L’intrigue suit Irene, propriétaire d’une petite imprimerie qu’elle dirige seule depuis la mort de son mari. Son fils Joe, autrefois élève brillant et nageur prometteur, se referme peu à peu. Il néglige ses études, se coupe de ses amis, dessine des araignées et des cadavres et développe une fascination pour les fusillades de masse. L’inquiétude se transforme en peur lorsque ses accès de violence deviennent incontrôlables.

Mais avant la peur, il y a le déni. Irene refuse d’abord de voir ce qui s’impose à elle : l’idée que son fils puisse souffrir d’un trouble psychique lui paraît insupportable. Elle se persuade que ce n’est qu’une phase, qu’il finira par aller mieux. Elle tait les crises, dissimule les signes, refuse de discuter avec le médecin qui suit son fils et espère que tout redeviendra « comme avant ». Ce déni, le film le rend visible par les gestes du quotidien : Irene range, cuisine, travaille, comme pour préserver un ordre fragile.

La honte est ici autant culturelle que personnelle. Américaine d’origine chinoise, Irene redoute le regard du voisinage, la rumeur, la stigmatisation. Dans son entourage, majoritairement sino-américain, la discrétion est une valeur essentielle, et la maladie mentale reste un sujet qu’on préfère taire. Le film montre cette communauté sans caricature, à travers des scènes simples — un dîner, un échange de politesse, une absence de question — où se devine un ensemble de codes partagés, de pudeurs héritées. Le silence y est collectif avant d’être individuel.

Eric Lin capte ce poids du non-dit avec une mise en scène d’une grande retenue. Les regards détournés, les visages filmés dans la pénombre, les sons étouffés d’une maison où les mots ne circulent plus traduisent la solitude d’Irene et l’isolement de Joe. Dans cet espace clos, la maladie devient une présence invisible, diffuse, qui ronge et enferme.

Le moment où la peur s’installe

Le film bascule lorsque le déni ne tient plus. Les gestes du fils deviennent inquiétants, les silences menaçants. Irene comprend que la situation dépasse ses forces. Elle commence à craindre que Joe ne se blesse, ou qu’il fasse du mal à autrui ou même pire. Elle perçoit la violence possible, imprévisible, d’un adolescent qu’elle ne reconnaît plus. Et elle-même, atteinte d’un cancer avancé, se sait de plus en plus faible.

Cette prise de conscience est le centre du film. Elle scelle la fin de l’illusion et l’entrée dans une peur qu’Irene ne peut plus repousser. Elle sait qu’elle va mourir, qu’elle n’a plus que quelques mois à vivre, et qu’elle devra affronter seule cette menace grandissante. Le scénario installe alors un double compte à rebours : celui de la mère condamnée et celui du fils en dérive. Deux existences parallèles, deux solitudes qui se reflètent.

Eric Lin filme cette progression avec lenteur et sobriété. Pas de grands effets, pas de musique insistante, mais la respiration des personnages, les bruits du quotidien… La peur naît de cette accumulation de détails et du silence qu’ils laissent derrière eux.

Une mère entre la honte et l’amour

Lucy Liu compose une Irene d’une justesse remarquable. Son jeu, épuré, donne à ce personnage une force contenue. Elle incarne la dignité d’une femme qui n’a plus le choix, la lassitude de celle qui porte tout sans jamais demander d’aide. Son visage exprime la fatigue, la peur, la tendresse, souvent dans un même plan.

Lawrence Shou, dans le rôle de Joe, traduit la confusion, la vulnérabilité et l’imprévisibilité de l’adolescence malade. Le film ne cherche jamais à le juger. Il ne fait pas de lui un monstre, mais un être en perte d’équilibre, pris dans sa propre perception déformée du monde. Ce face-à-face entre mère et fils, dominé par les silences et les gestes, forme le cœur émotionnel du film.

Les dialogues alternent naturellement entre anglais et mandarin, comme c’est souvent le cas dans les familles sino-américaines. Ce bilinguisme n’est pas un signe de distance, mais de continuité : les deux langues coexistent, l’une pour le quotidien, l’autre pour la tendresse ou la prière. Le film les emploie sans soulignement, comme une évidence, un ancrage culturel qui donne au récit sa vérité.

CIFF 2025 Rosemead

Une esthétique du non-dit

Formé comme directeur de la photographie, Eric Lin conçoit chaque plan pour exprimer ce que les mots ne peuvent dire. La lumière, douce et diffuse, épouse les visages sans les flatter. Les intérieurs — la maison, l’atelier, la chambre du fils — sont filmés comme des espaces mentaux, des refuges et des pièges à la fois. Le décor devient une extension de la psyché : tout semble étroit, clos, sous pression.

La violence n’explose jamais, mais elle s’impose par les signes. Le film montre des armes, des couteaux, une hache, et du sang. Le spectateur voit, mais sans spectacle : ces éléments apparaissent avec la même banalité que le reste du quotidien. Cette banalité fait peur. Elle donne au film une tension continue, où chaque objet devient une menace potentielle.

Rosemead avance par fragments, par ellipses. Le récit semble parfois suspendu, comme si la réalité glissait entre les doigts des personnages. Ce choix de narration, sobre et elliptique, renforce la proximité avec eux. Le spectateur n’en sait jamais plus qu’Irene : il partage sa confusion, sa peur, son silence.

Un drame sur la responsabilité et la perte

Au-delà de la maladie et de la fin de vie, Rosemead interroge la responsabilité. Celle d’une mère qui se sait condamnée et s’inquiète de ce qu’il adviendra de son fils après sa mort. Celle d’un fils enfermé dans un monde intérieur, incapable de comprendre les limites de son propre danger. Le film ne propose pas de solution. Il observe. Il montre les gestes de survie, les décisions impossibles, les mots qu’on n’ose pas dire.

La tension entre amour et peur structure tout le récit. Irene aime son fils, mais elle a peur de lui. Elle veut le sauver, mais elle sent qu’elle ne le peut plus. Cette ambivalence, filmée sans emphase, confère au récit sa gravité. Rosemead ne parle pas d’héroïsme, mais de fatigue et d’amour mêlés, de cette ligne floue entre protection et abandon.

Un film sur la société américaine et ses silences

Le film inscrit ce drame intime dans un cadre social précis. En évoquant la fascination de Joe pour les fusillades scolaires, il renvoie à la violence latente de la société américaine, à la banalisation du danger, à la libre vente des armes, y compris aux jeunes, et à l’isolement des familles. Mais il le fait sans dénonciation frontale. La menace reste à l’arrière-plan, intégrée à la peur quotidienne.

À travers cette histoire, Eric Lin et Marilyn Fu abordent la question du non-dit dans les familles d’origine asiatique aux États-Unis, souvent confrontées à la honte de la vulnérabilité et à la difficulté de demander de l’aide. Le film expose ces failles avec retenue, sans discours explicatif. Tout passe par les silences, les gestes, les regards.

Un premier film au ton maîtrisé

Pour son premier long métrage, Eric Lin choisit la sobriété. Il ne cherche ni l’effet ni la provocation. Sa mise en scène repose sur la durée, la précision du cadre, l’écoute des visages. Cette rigueur donne au film une force tranquille, où chaque image semble contenir le poids du non-dit.

Lucy Liu y trouve un rôle rare, qui met en valeur sa profondeur d’interprétation. Elle porte le film sans jamais le dominer, donnant à Irene une présence silencieuse, humaine, ancrée dans la réalité la plus simple. Le film s’enracine dans cette vérité-là : celle des émotions qu’on retient, des décisions qu’on ne dit pas, des peurs qu’on ne partage pas.

Une œuvre sur le courage du regard

Rosemead est moins un film sur la folie qu’un film sur la lucidité. Celle qu’on repousse, puis qu’on accepte trop tard. Il raconte la peur de voir, la peur de savoir, la peur de transmettre. C’est une œuvre sur le regard qu’on détourne pour continuer à vivre.

Présenté au Festival du Caire après son passage à Locarno et à Tribeca, Rosemead s’impose par sa retenue, son attention au détail et sa fidélité à l’humain. Il ne cherche pas à impressionner, mais à écouter. Il parle de honte, de peur, d’amour et de solitude, avec cette justesse rare qui rend le silence plus fort que tout.

Neïla Driss

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