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Crise des dattes : sécheresse et stress hydrique menacent la production

Le secteur des dattes représente un pilier économique majeur, avec une production qui devrait atteindre à 404 000 tonnes pour la saison 2025-2026. Sauf qu’à l’heure actuelle la production n’a atteint que 300 000 mille tonnes, au dessous de la production estimée. 

Malgré ce secteur mondialement connu en exportations, la filière des dattes fait face à des défis climatiques persistants. Avec une baisse récente des exportations et des problèmes structurels de stockage et de commercialisation. 

Les producteurs subissent des impacts climatiques (sécheresse, faible pluviométrie) aggravant la qualité et les pertes post-récolte. Les prix fluctuent et on assiste à une incapacité à couvrir les coûts depuis quelques années; et ce, en raison du stress hydrique. 

Joint par téléphone, Ibrahim Khalifa, président du bureau régional de la CONECT, dresse un état des lieux de la crise que connaît le secteur. 

Entre les tensions sur la ressource en eau et les failles logistiques, les difficultés d’exportations ont fait plonger la production sous les prévisions. Ainsi, elles sont passées de 400 000 tonnes espérées à seulement 300 000-344 000 tonnes réalisées. Notre interlocuteur constate donc que cette baisse pèse lourdement sur les revenus des agriculteurs des oasis. 

Une chose est sûre, le changement climatique y est pour quelque chose, car il a provoqué un déficit hydrique sévère. En effet, les cycles d’irrigation d’un palmier ne devraient pas dépasser sept à huit jours. Or, ils atteignent 10 à 15 jours, avec des débits trop faibles, affaiblissant les palmiers et altérant les fruits. Ce qui a pour conséquence des dattes ternes, déshydratées et bradées à vil prix.

En outre, un autre élément important réside dans les pannes récurrentes des puits. Ils sont entretenus par des associations démunies, qui coupent l’eau en pleine canicule pendant un à deux mois, compromettant ainsi toute la récolte. Cela s’explique par cinq années de sécheresse qui placent la région en zone critique. A cet égard, notons que l’agriculture absorbe 80 % de l’eau disponible.

Par ailleurs, Ibrahim Khelifa insiste sur le  manque de liquidités bloquant les ventes sur pied et un stockage défaillant. Il milite pour des pompages solaires subventionnés, allégeant les factures énergétiques exorbitantes et libérant les forages individuels, prohibés à ce jour. Il précise dans ce contexte : « En tant qu’agriculteurs, nous avons soumis en mars 2025 au ministère de l’Agriculture des solutions pouvant relancer la production des dattes via l’utilisation des pompages solaires. Il faut dire que cela a suscité de l’intérêt, mais il n’y a eu aucun suivi. Alors qu’une telle solution aura un impact potentiel non seulement sur la qualité, mais aussi sur les volumes. »

Un autre frein : les difficultés d’exportation

Les envois vers le Maroc, principal client (17 à 29 % du total), sont bloqués par des quotas et licences imposés dès décembre. Résultat : 25 000 à 35 000 tonnes sont immobilisées avant le Ramadan. Des rumeurs de mesures de rétorsion tunisiennes et des tensions entre les deux pays font grossir les stocks invendus.

De plus, l’Union européenne (44% des exportations), l’Afrique et l’Asie concurrencent l’Algérie, l’Égypte et l’Arabie saoudite. Les expéditions de la saison 2024-2025 ont baissé de 6 %; malgré une légère hausse des prix (6,55 à 6,62 DT/kg). Enfin, notre interlocuteur lance un appel au corps diplomatique et au CEPEX afin de débloquer la situation via une diplomatie plus réactionnelle.

En somme, sans action immédiate, ces stocks invendus risquent de faire plonger les prix et de menacer des milliers d’emplois dans le secteur des dattes. D’où l’urgence à réagir!

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Synda Ben Khelil : « L’art est une joie pour toujours »

Du 10 au 31 janvier 2026, la Galerie Kalysté à la Soukra ouvre ses portes à « Zombies philosophiques », une exposition audacieuse signée Selima Tria.

Le vernissage a réuni l’artiste et Synda Ben Khelil, propriétaire et galeriste de Kalysté. Leur rencontre, née il y a quelques années, repose sur l’art. 

Croisée lors du premier jour de l’exposition, Synda Ben Khelil voit ses artistes comme une « deuxième famille » avec laquelle elle entretient des liens durables basés sur le respect et la complicité. Elle sélectionne rigoureusement les talents, comme Selima Tria pour l’exposition « Zombies philosophiques », en visitant leurs ateliers et en les accompagnant dans le long terme. Et ce, tout en guidant diplomatiquement les jeunes artistes sensibles qui se cherchent encore.

Elle loue l’ouverture des jeunes peintres tunisiens au monde, alignés sur les standards internationaux grâce à Internet, loin du « folklore » de l’École de Tunis. Pourtant, cet élan créatif se heurte à un mur administratif : elle dénonce vivement le manque de soutien du ministère de la Culture, où une loi archaïque considère les œuvres comme « patrimoine de l’État », interdisant les ventes à l’étranger lors d’expositions officielles, forçant des contournements coûteux ou inutiles.

Tout comme elle rappelle qu’il n’y a eu aucune visite ministérielle depuis 2001. Tandis que le CEPEX est exclu des participations aux foires et aux salons à l’étranger. Elle note également l’absence du 1 % obligatoire consacré à l’art dans les budgets publics et la stagnation du marché local.  Car en l’absence de musée, il est impossible que le public s’imprègne de l’art.

Malgré ces difficultés, et notamment un marché plus dur qu’il y a 20 ans, des charges élevées, une élite acheteuse limitée, elle conclut optimiste par la citation de John Keats : « L’art est une joie pour toujours. »

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Afreximbank finance l’entrée de Levene Energy

Afreximbank a accordé un crédit de 64 millions de dollars à Levene Energy Development Limited pour financer son investissement de 30 % dans Axxela Limited, leader des infrastructures gazière et électrique en Afrique de l’Ouest.

Cette opération marque une diversification stratégique de Levene, passant du négoce pétrolier vers des revenus stables issus d’actifs infrastructurels au Nigeria, et soutient la transition énergétique régionale via l’accès accru au gaz naturel.

Haytham Elmaayergi, vice-président exécutif d’Afreximbank, a salué cette transaction comme alignée sur les priorités de la banque : promotion du commerce intra-africain, industrialisation et investissements privés dans les infrastructures critiques pour renforcer la sécurité énergétique et les chaînes de valeur pétrolières et gazières.

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Facturation électronique et amnistie: ce que change la loi de finances 2026, selon l’IACE

Autour du thème “Loi de finances 2026: analyse économique et mesures fiscales”, les membres de l’IACE et plusieurs experts se sont retrouvés, mardi 6 janvier 2026, au siège de l’Institut arabe des chefs d’entreprises. Au menu de cette rencontre: décortiquer le budget de l’État, en mesurer les risques et interroger la cohérence des choix fiscaux.

L’objectif était d’identifier les risques et d’évaluer la cohérence des mesures fiscales avec les priorités économiques et sociales du pays. Les débats ont principalement porté sur la modernisation de l’appareil fiscal, l’amnistie fiscale et la problématique de la soutenabilité budgétaire.

Un axe majeur de modernisation concerne la généralisation de la facturation électronique. Les experts, dont Fayçal Derbel, Mohamed Triki et Noureddine Friaa, ont rappelé que le cadre légal de l’e-facturation existait déjà, mais qu’il restait largement inappliqué. À partir du 1er janvier 2026, l’obligation devient effective et s’accompagne d’un régime de sanctions plus strict. Des amendes sont prévues par facture non conforme ou non transmise via le système électronique, ainsi qu’une amende globale en cas de non‑respect généralisé des obligations. Cette réforme s’appliquera progressivement à l’ensemble des entreprises prestataires de services et aux commerçants, y compris dans les régions de l’intérieur, avec l’ambition d’élargir l’assiette fiscale et de mieux tracer les transactions.

Les intervenants ont insisté sur la complexité opérationnelle de cette transition numérique: choix des solutions informatiques, intégration des formats, certification des systèmes, adaptation des procédures internes. Ils ont souligné que des prestataires privés sont en mesure d’accompagner les entreprises, mais que la réussite de la réforme dépendra aussi du soutien de l’administration et de la capacité des acteurs économiques, notamment les petites structures, à s’approprier ces outils.

La loi de finances revient également sur la question sensible des paiements en espèces, en particulier pour l’acquisition de voitures et de biens immobiliers.

L’ancienne réglementation imposait la mention obligatoire du mode de paiement dans les contrats dépassant un certain seuil. Dans les faits, de nombreux acteurs contournaient la règle en sous‑évaluant les montants ou en recourant massivement au cash. Les nouvelles dispositions visent à assouplir certaines exigences formelles pour limiter les blocages au moment de l’enregistrement, tout en maintenant la vigilance sur les risques fiscaux liés à l’usage du cash. Les entreprises restent exposées à des sanctions, allant des amendes au rejet de déductions fiscales.

Un autre volet important de la loi de finances 2026 concerne l’amnistie fiscale et la régularisation volontaire. Dans la continuité des dispositifs précédents, ce mécanisme offre aux contribuables la possibilité de régulariser des déclarations non déposées ou incomplètes, des contrats non enregistrés, ou encore des revenus et dividendes non déclarés.

Les discussions ont également porté sur la domiciliation et le rapatriement des recettes d’exportation. Historiquement, le délai de rapatriement des devises est passé de 30 à 60 puis 120 jours.

Les parlementaires proposent d’assouplir ce cadre en privilégiant la preuve bancaire (avis de crédit, messages Swift, etc.) plutôt qu’une approche strictement douanière, et en autorisant une utilisation plus large des comptes en devises ou en dinars convertibles auprès des institutions financières locales.

Selon le directeur exécutif de l’IACE, Majdi Hassen, les entreprises privées, pourtant au cœur de la création de richesse, n’assurent que 53% des recettes fiscales de l’État. La Direction générale des impôts recense environ 103 000 entreprises actives et déclarées, contre près de 800 000 structures informelles non recensées, ce qui limite fortement la diversification et la progression des recettes.

Pour l’IACE, l’ensemble de ces constats plaide pour une meilleure cohérence entre politiques fiscales, objectifs de modernisation économique et attentes sociétales.

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Tech Revolution Africa 2026 : 5 000 innovateurs à Lagos pour révolutionner l’écosystème africain

La deuxième édition de Tech Revolution Africa aura lieu les 30 et 31 janvier 2026 au Landmark Event Centre de Lagos, au Nigeria.

Le rendez-vous le plus incontournable devra ainsi réunir plus de 5 000 participants, entrepreneurs, investisseurs et décideurs ainsi que 150 entreprises innovantes.

Fondée par les visionnaires nigérians Glory Olamigoke et David Ogebe, cette grand-messe continentale de la tech proposera plus de 40 sessions immersives, couvrant l’innovation technologique, le financement des start-up, les stratégies de scaling et les politiques publiques favorables à l’écosystème numérique africain.

L’événement s’annonce comme un catalyseur majeur pour l’Afrique, avec des keynotes inspirantes, des ateliers pratiques, des pitchs de start-up et des networking sessions pour tisser des partenariats transcontinentaux.

Dans un contexte où le continent accélère sa transformation digitale, Tech Revolution Africa vise à positionner Lagos comme hub incontournable, reliant talents locaux et capitaux globaux pour propulser l’entrepreneuriat africain vers de nouveaux horizons.

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Tuniform, l’alternative MENA aux géants du web pour les talents créatifs

Tuniform est une plateforme numérique tunisienne lancée en 2023 à Tabarka par Yacine Aridhi, visant à monétiser les créateurs de contenu locaux en les plaçant au centre de la valeur. Telle est l’annonce du site Ecofin.

Elle connecte créateurs et fans via une inscription simple (Google ou e-mail), permettant la création d’espaces personnalisés pour du contenu exclusif comme publications, guides ou e-books.

Contrairement aux réseaux sociaux globaux, qui rendent la monétisation indirecte ou inadaptée aux marchés émergents (devises locales, paiements, réglementations), Tuniform offre une alternative régionale sans commissions ni frais cachés : les créateurs gardent 100 % de leurs revenus d’abonnements.

Adaptée à la génération Z en Tunisie, MENA et Afrique, elle stimule l’entrepreneuriat créatif par une expérience fluide, culturellement pertinente, favorisant engagement communautaire et autonomie. L’ambition : devenir leader de l’économie des créateurs dans les marchés émergents

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UGTT en crise : Kacem Afaya appelle à un sursaut interne

Kacem Afaya, ancien dirigeant syndical, a analysé la crise profonde que traverse l’UGTT, à la veille de réunions clés. A savoir : la commission administrative du 14 janvier qui devrait déclarer caduque la grève générale pour absence de préavis signé par Noureddine Taboubi. De même qu’elle doit examiner la démission de ce dernier; le 17 janvier faisant office de date limite. M. Afaya estime que l’article 219 du règlement intérieur est ambigu sur les délais et les instances de validation, favorisant ainsi un congrès « non électif » inédit et illégitime. C’est ce qu’il révèle, ce lundi 12 janvier 2026, sur les ondes de Jawhara fm.

Il appelle à une sortie de crise. Et ce, via un sursaut interne et une commission conjointe regroupant la direction et l’opposition. L’objectif étant d’auditer les congrès défaillants, d’assainir les structures et de gérer la transition, sans candidature future pour ses membres. Dans ce contexte, il exhorte les dirigeants de la centrale syndicale à l’autocritique et insiste : la solution est syndicale et non politique.

Par ailleurs, notons que cette crise interne menace l’équilibre social. A ce propos, il convient de rappeler que l’UGTT a toujours résisté historiquement au pouvoir « grâce à sa crédibilité qu’elle a perdue aujourd’hui ».

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L’ Afrique en forte croissance, la Tunisie plombée par la dette

Au total, huit pays d’Afrique de l’Ouest (entre autres Sénégal, Guinée, Liberia, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Niger) et cinq pays d’Afrique de l’Est (dont Éthiopie, Ouganda, Tanzanie, Rwanda), sans oublier la Libye au Nord et le Mozambique au Sud, devraient caracoler en tête de la croissance africaine. Ces deux régions resteront les plus dynamiques du continent, d’après Ecofin.

Pour comprendre cette hausse de croissance, il faut voir les chantiers d’infrastructures qui fleurissent, des villes qui grandissent à vue d’œil. Il s’agit en effet d’un boom numérique, notamment via des investissements étrangers qui s’élargissent et un ancrage plus fort dans l’économie mondiale. En Afrique de l’Ouest, on ajoute à cela des projets géants dans le pétrole, le gaz, les énergies vertes et les mines, pour un développement durable.

Freins en Afrique du Sud et défis de la dette

L’Afrique du Sud devrait limiter sa croissance à 1,5-3%, plombée par des taux d’intérêt élevés et des droits de douane américains de 30% sur ses exportations, bien qu’une accélération légère soit attendue au second semestre.

Par ailleurs, le continent peine à stabiliser sa dette critique, exposée aux chocs mondiaux (financement, commodities, changes).

Le surendettement risque de s’empirer, ce qui pousse à des mesures dures : budgets serrés, austérité, ouverture des échanges et ventes d’entreprises publiques. L’Éthiopie, le Mozambique, la Tunisie et la Zambie sont en première ligne.

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De Belvédère à l’avenue Habib Bourguiba : mobilisation pour les libertés publiques

Plusieurs associations et partis politiques se sont réunis ce samedi 10 janvier 2026 à la Place de Pasteur lors d’une marche pacifique appelant aux libertés publiques. Le coup d’envoi de cette mobilisation a été donné à 15h place Pasteur, pour une mobilisation citoyenne défendant libertés et égalité.

Aujourd’hui, plus d’une centaine de citoyens ont scandé des slogans réclamant la liberté d’expression, l’indépendance de la justice, la libération de détenus politiques et civils, ainsi que l’amélioration des conditions économiques et sociales. ​

Cette mobilisation, initiée par la campagne de soutien à l’ancien juge et avocat Ahmed Souab (regroupant activistes des droits humains et civils), a été rejointe par plusieurs partis d’opposition, organisations et associations tunisiennes de droits humains, dont le PDL qui avait appelé à y participer via un communiqué.

Présent à la marche, Hichem Ajbouni, membre du Courant Démocrate, a déclaré aux médias que cette action citoyenne visait à mettre fin à l’injustice, s’inscrivant dans la continuité des mobilisations précédentes. Il a souligné que « l’injustice touche l’ensemble de la société » et affirmé l’unité des citoyens, politiciens et société civile, sans slogans partisans. Il a également remercié ironiquement les autorités au pouvoir d’avoir « regroupé l’opposition ».

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Leonor, 20 ans : l’héritière qui prépare son règne sur l’Espagne

À l’âge de 20 ans, Leonor, princesse des Asturies, devra être la principale héritière du trône d’Espagne. Ainsi elle devra devenir la première souveraine depuis plus de 150 ans dans un pays sans reine régnante depuis l’époque d’Isabelle II.

Née en 2005 et héritière depuis la naissance, ce n’est qu’à l’âge de 18 ans qu’elle a prêté serment de fidélité à la Constitution avant de débuter une formation militaire rigoureuse.

Plus encore, après l’obtention de son baccalauréat international au Pays de Galles, suivie d’études à l’étranger ainsi que la maîtrise de plusieurs langues (l’anglais, le français, l’allemand, le chinois et l’arabe), elle a suivi depuis 2023 un entraînement complet au sein de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air. Ce qui lui permet de se forger avant de prendre le trône.

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La FTDJ alerte sur le blocage persistant des cartes professionnelles des journalistes

Posséder une carte professionnelle constitue un droit fondamental pour tout journaliste en exercice. Rester dépourvu de cette carte pendant deux années consécutives relève de l’aberration. Alors que 2026 est déjà entamée, nous sommes contraints, nous les journalistes, de nous rabattre sur celles de 2024. Où est donc la logique ? 

À cet effet, la Fédération tunisienne des directeurs de journaux exprime sa profonde préoccupation face à la privation continue des journalistes de leurs cartes professionnelles pour la deuxième année consécutive.

La Fédération appelle à accélérer l’émission du décret gouvernemental relatif au comblement des postes vacants au sein de l’Instance indépendante d’attribution de la carte nationale du journaliste professionnel, afin qu’elle puisse reprendre ses activités et délivrer les cartes aux journalistes.

La Fédération rappelle que les propositions de noms des structures concernées pour combler ces postes vacants ont été soumises depuis plus d’un an.

Elle souligne également que la décision de prolongation de validité des cartes de l’année 2024 n’est pas renouvelable, conformément aux dispositions des articles 2 et 3 du décret gouvernemental n° 229 de 2021, qui stipulent que la durée de validité de la carte est d’une année, du 1er janvier au 31 décembre, et que la possibilité de prolongation par le président de l’instance ne peut excéder une année.

Cela signifie que les cartes de 2024 ne sont plus valides, entravant ainsi le travail des journalistes tunisiens et les privant de leurs droits les plus élémentaires à exercer leur métier.

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CNSS : fardeau salarial ou impasse structurelle, quelles sont les revalorisations?

Les cotisations CNSS représentent jusqu’à 26,5 % du salaire brut, un poids écrasant qui freine le pouvoir d’achat. Entre subventions CNSS, hausses de salaires ou intégration de l’informel ? Mustapha Mezghani, directeur général de la Technopole de Sfax et Maher Ketari optent chacun pour une solution, à partir de leur analyse sur le sujet. Débat décrypté pour sauver les retraités.

Mustapha Mezghani tranche : « Augmentons directement les salaires avant de subventionner la Caisse ! » Sans cela, les exonérations ne tariront pas la fuite des cerveaux (plus de 100 000 Tunisiens hautement qualifiés ont émigré en 2025 seul, selon l’INS.)

Paradoxe cruel : entreprises en pénurie de compétences (IT, ingénierie), malgré 16 % de chômage officiel

Mustapha Mezghani pointe l’exode vers l’Europe et le Golfe arabe, dopé par des écarts salariaux abyssaux. Par exemple, le salaire moyen tunisien se monte à 10 fois plus en France, dans certains secteurs. D’où son appel à réviser les rémunérations qui ne doit pas être une option privée. Il prône une refonte nationale, via SMIG revalorisé et incitations fiscales.

Pour débloquer les investissements (seulement 1,2 % du PIB en 2025), Mustapha Mezghani insiste sur l’importance de libérer les prix. Cela signifie avoir un marché tolérant +5-10 % sur les biens de consommation doperait les marges bénéficiaires de 15-20%, finançant embauches et R&D. Cela nous amène à la question suivante : est-ce qu’il serait utile de subventionner la CNSS (idée en débat au Parlement) dans la mesure où les prix restent figés; tout en ayant conscience des risques ? Sans oublier que l’État, déjà endetté à 90% du PIB, creuse son déficit.

Il rappelle à cet effet: « Notre modèle « pay-as-you-go » actifs payant les retraites implose ». Tout en ajoutant : « Dans les années 70-80, le ratio actifs et les retraités était à 10:1, excédents de 500 MDT annuels, détournés vers l’État ou placés (Tunisair : 15 % des parts CNSS ). Résultat en 2026 ? Tunisair  connait des pertes annuelles. Et parallèlement l’État subventionne déjà 2,5 MDT au budget 2025, un pansement.

En outre Mustapha Mezghenni alerte sur le fait que cela booste le recrutement court-termiste (+10 % d’embauches); mais sans réformes (âge de retraite à 65 ans, capitalisation partielle) et zéro emploi durable.

Startups : exonérations CNSS, un levier à rentabiliser sur 20 ans

L’exonération des cotisations patronales sur cinq ans est une aubaine pour l’écosystème startup tunisien : 1 200 immatriculations en 2025 (+30 %/an grâce au Startup Act), générant des emplois inédits. Prenons une scale-up typique : de cinq à 50 salariés, ses cotisations futures (26,5% x 50 x 2 000 TND = 2,6 MDT/an) rentabilisent rapidement les 500 kTND subventionnés.

Les chiffres parlent : l’API recense 15 000 jobs créés de 2020 à 2025, dont 40 % exonérés, pour 80 MDT de retours CNSS. Un taux de mortalité de 70 % ? Inévitable dans ce secteur. Mais les succès comme GoMyCode (500 employés) ou InstaDeep (rachetée 1 milliard USD) embauchent en masse.

Mustapha Mezghenni insiste sur un bilan à 15-20 ans, mesurant croissance (CA x10), export (50 % des revenus) et valorisation.  L’objectif étant d’absorber néanmoins 100 000 chômeurs.

M. Mezghenni conclut sur une vision holistique : hausses salariales couplées à un marché flexible et une CNSS réformée créent un cercle vertueux. Sans cela, les subventions restent une pure illusion. Seul horizon : une Tunisie compétitive post-2026.

Vers une refonte globale : salaires, prix et investissements

De son côté, Maher Ketari, député et membre de la commission des finances n’opte pas pour un élargissement de l’assiette ni une augmentation des taux de cotisation. Mais il tranche pour une solution d’intégration des 40 % d’économie informelle (30 % de la masse salariale estimée). Ces travailleurs – ni déclarés, ni salariés fixes – ne cotisent rien. Les formaliser, rendrait la CNSS excédentaire, comme en 2009-2010, époque où elle générait des placements bancaires rentables.

Même pour les personnes physiques : « Pensez à votre vieillesse ! À 20, 30, 40 ou 50 ans, cotisez pour vous-mêmes. Garantissez retraite et couverture médicale. » Convaincre ces acteurs ? Cela est essentiel pour assainir les caisses.

Solution bis : cotisations complémentaires privées

Si l’intégration traîne, il faut instaurer une cotisation complémentaire, comme ailleurs. La CNSS/CNRPS reste de base; chacun cotisant en parallèle dans un fonds privé pour combler l’écart retraite. Il estime qu’il est « inacceptable qu’un cadre à 4 000-5 000 TND finisse à 1 500-2 000 TND mensuels. »

Cela demande un effort individuel, mais est vital face à l’inversion démographique (plus de retraités que d’actifs d’ici 2035). Il relève que la Tunisie regrette ne dispose pas d’un fonds souverain comme dans les pays nordiques, une provision pour les générations futures.

Inciter l’informel : confiance avant tout, sans contrôle fiscal

Alors, comment motiver ? « C’est dans ton intérêt : cotise et pas de contrôle fiscal ensuite ! » Il recommande de séparer la déclaration CNSS du fisc. Et ce, afin d’installer un climat de confiance, pilier subjectif de l’économie. Sans confiance politique-économique, il y a zéro investissement. Avec elle, tout décolle.

En somme, Maher Ketari conclut : « L’économie saine naît de la confiance. C’est la solution immédiate et logique. »

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Éclipse totale du Soleil : le 2 août 2027, un spectacle céleste unique

En 1999, ils n’avaient eu droit qu’à un “croissant de Soleil”. En 2027, les mêmes enfants devenus ados, puis adultes, vont enfin assister au grand spectacle : une véritable éclipse totale, rideau complet sur le Soleil, en version cosmique.
Autrement dit, ceux qui ont grandi avec une éclipse partielle en guise de teaser auront, le 2 août 2027, la première mondiale du cosmos.
Une éclipse totale, c’est ce moment rarissime où la Lune s’aligne pile entre la Terre et le Soleil, en masque entièrement le disque et plonge en plein jour tout un territoire dans une lumière de crépuscule.

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Pascal Boniface dénonce la realpolitik européenne

Pascal Boniface, géopolitologue français, fondateur et directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), analyse la capture de Nicolás Maduro, sur sa chaîne YouTube, comme une opération illégale selon le droit international, malgré la faible légitimité du dirigeant vénézuélien. Il distingue clairement légitimité subjective et légalité objective, tout en critiquant les motivations pétrolières de Trump et la passivité européenne.

Toujours selon son analyse sur Youtube, Nicolás Maduro, «piètre héritier d’Hugo Chávez», s’est maintenu par la coercition après des élections de 2024 jugées truquées. La faillite économique, la mauvaise gestion et les sanctions américaines ont provoqué l’exode de 8 millions de Vénézuéliens, rendant son départ peu regrettable.

 

« Lancer une attaque armée contre un pays, prendre possession de son chef d’État sans jugement international, c’est tout à fait illégal au niveau du droit international et cela est incontestable ». La légitimité de Maduro reste subjective, mais « légalité et légitimité, ce n’est pas la même chose », poursuit-il. 

Les motivations réelles de Trump

L’objectif démocratique affiché cache des priorités géopolitiques : «C’est bien pour le pétrole vénézuélien que cette opération a été montée». Trump, qui critique même María Machado, vise à éliminer un rival et promet l’accès au pétrole aux compagnies américaines, sans garantir une transition démocratique stable.

Réaction du nouveau régime vénézuélien

La vice-présidente Delcy Rodríguez, désormais autoproclamée présidente, se dit prête à collaborer avec Washington. « On peut se demander s’il y a un accord trouvé sur l’exportation du pétrole vénézuélien entre Mme Rodríguez et Donald Trump ». 

Critique de la realpolitik européenne

Les Européens, gênés, acceptent cette violation par peur d’un abandon sur l’Ukraine. Macron s’est réjoui du départ de Maduro sans condamner le coup de force, manquant une posture de principe. « La vraie realpolitik, ce n’est pas de s’asseoir sur le droit international quand on est européen », poursuit-il. 

Conséquences géopolitiques majeures

Cette opération marque « un retour au 19e siècle » où la force prime le droit. « La négation totale du droit international reste la meilleure protection pour l’avenir des relations internationales ». Pascal Boniface alerte sur la fin du multilatéralisme trumpien et l’affaiblissement de la crédibilité européenne.

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Akrem Saadaoui: La Tunisie, hub nord-africain de l’automobile électrique et de la ZLECAf

La Tunisie, forte de son savoir-faire et de son dynamisme, aspire à devenir un moteur du développement automobile africain, misant sur l’innovation, la durabilité et la coopération régionale. C’est ce qui ressort des mots clés d’Akrem Saadaoui, responsable du bureau Afrique du Nord de l’Association africaine des constructeurs automobiles (AAAM Africa). Il met en avant le positionnement stratégique de la Tunisie pour couvrir le Maghreb et l’Égypte.

Rencontré en marge d’un événement en date du mardi 6 janvier 2026, à l’IACE, Akrem Saadaoui a fait savoir que l’association, fondée en 2015 à Johannesburg, dispose d’un siège sud-africain et d’un bureau au Ghana (Accra). Il  rappelle que de par son positionnement et ses richesses, c’est une opportunité d’avoir le bureau Afrique du Nord en Tunisie, qui inclut le Maroc, l’Égypte, l’Algérie, grâce à l’expertise et l’historique qu’on a en tant qu’industrie automobile en Tunisie.

Dynamique du secteur automobile africain

« Aujourd’hui l’Afrique, c’est les nouveaux frontières de l’automobile worldwide », boostée par les crises mondiales et la concurrence chinoise (BYD). L’Afrique produit « 1 million de voitures » par an, visant « entre 3 et 5 millions d’ici à 2030 » (Afrique du Sud, Maroc, Égypte, Tunisie, Ghana). Cette croissance mêle thermique, hybride et électrique, attirant Européens et Asiatiques.

Transition-électrification : défis infrastructurels

Malgré les incitations fiscales, « il faut être réaliste et se préparer pour l’infrastructure aujourd’hui avant de juste faire un shift direct ». Le Pacte de compétitivité (2017, via TIA/GIM) prépare logistique et RSE, avec discussions post-2019 pour bornes de recharge. « Si on peut préparer même à travers les premiers chantiers ces bornes-là et la partie électricité avec la STEG, ce sera peut-être faisable, plutôt que de se limiter aux réductions douanières. »

ZLECAf : opportunité majeure

Il rappelle que la  ZLECAf  offre à la Tunisie une opportunité stratégique pour valoriser son tissu d’équipementiers automobiles, nationaux et internationaux, déjà reconnus à l’échelle mondiale. Il précise dans ce contexte: « La Tunisie a vraiment un tissu de sociétés de composantes nationales et internationales. On a même des entreprises qui rayonnant à l’international ». Cela signifie que  ces entreprises  pourront conquérir les marchés africains grâce aux échanges intra-continentaux favorisés par la ZLECAF.

En somme, les règles d’origine pour l’automobile et le textile, attendues en février 2026 du secrétariat AfCFTA, constituent « le guideline nécessaire pour les tarifs du bien tout qui change entre les pays en Afrique, y compris la Tunisie ». Elles préciseront les conditions d’accès préférentiel, uniformisant les droits de douane et dopant la compétitivité tunisienne sur le continent.

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Facture électronique : urgence d’un report pour éviter l’échec

Le débat sur la facture électronique s’intensifie. Dans ce contexte, Walid Noueiri, directeur de la Communication à la Direction générale des Impôts, appelle à reporter l’entrée en vigueur de la facture électronique. Et ce, face à un débat vif entre l’administration fiscale et les professionnels.

En effet, Walid Noueiri alerte via sa page Linkedin sur les faiblesses de l’infrastructure actuelle, incapable d’absorber des centaines de millions de factures d’un coup.

D’un côté, le pouvoir public vise une plus grande conformité des contribuables et un meilleur accès aux données pour les recoupements et contrôles fiscaux. De l’autre, les professionnels du secteur redoutent un fardeau administratif supplémentaire, s’ajoutant à leurs contraintes existantes. Mais au-delà de ces  contradictions, la question qui se pose : l’infrastructure et la logistique sont-elles prêtes ?

À ce titre, Walid Noueiri propose une solution pragmatique. Il estime qu’il serait sage de reporter l’application de la nouvelle loi, ou à défaut d’adopter un calendrier d’entrée progressive, par activité, chiffre d’affaires ou autre critère pertinent.

Il conclut : « Je ne pense pas que l’infrastructure actuelle soit capable de gérer des centaines de millions de factures d’un seul coup ». Tout en ajoutant: « Un report d’application ou un calendrier d’entrée progressive évitera une marche arrière de la part de l’Administration et un éventuel échec si la logistique ne suit pas. Il aidera les professionnels du métier (et même l’administration fiscale) à bien se préparer à un projet aussi ambitieux. » 

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Le cabinet InFirst Auditors décortique la loi de finances 2026

InFirst Auditors, cabinet d’expertise comptable inscrit à l’Ordre des Experts Comptables, revient sur la loi de finances 2026 (LF 2026), promulguée le 12 décembre 2025.

Ce cabinet d’expertise souligne que cette loi de finances n’est autre que la succession des budgets précédents, qui s’est focalisée sur l’aide aux ménages. Il en va de même de la mise en place de fonds spécialisés et des crédits bonifiés.

Il convient de noter que l’Assemblée des représentants du peuple a intégré l’impôt sur la fortune aux avoirs mobiliers (véhicules, portefeuilles boursiers, etc.) dès 3 millions de dinars de patrimoine net, à 0,5 % jusqu’à 5 millions et 1% au-delà, nets des emprunts et de la résidence principale.

Selon ce cabinet, cette mesure cible les fortunes élevées; mais elle heurte la classe moyenne aisée par son ampleur.

Un autre élément a été soulevé : à savoir la possibilité pour les résidents tunisiens d’ouvrir des comptes en devises, en dépit des contraintes du change, pour encourager les retours de fonds et les placements.​

En parlant du privilège fiscal automobile !

En outre, le privilège fiscal automobile a été évoqué. En effet, les familles tunisiennes à revenus modestes (inférieurs à 10-14 SMIG selon le nombre de personnes à charge) bénéficient d’un avantage exceptionnel : achat d’un véhicule d’occasion de moins de 8 ans ou neuf, importé ou local, avec droits de consommation à 10 % et TVA à 7 %, calqués sur le régime des « voitures populaires ».

Lire aussi: Maher Ketari : « Suppression des quotas de voitures populaires, un bond de 10 % à 100 % pour répondre aux besoins des familles tunisiennes »

Inspirée des facilités pour la diaspora, cette ouverture démocratise la mobilité, mais soulève des inquiétudes sur sa charge pour les finances publiques et les possibles dérives.​

Fidèle à la lignée des LF passées, 2026 institue des fonds dédiés : justice environnementale (financé par 1 % des profits miniers), cinéma et audiovisuel (1,75 % du chiffre d’affaires des opérateurs internet et télécoms), santé animale, orphelins démunis, insertion des handicapés…

De plus, des lignes de crédit à taux zéro arrosent les PME, les agriculteurs touchés par la sécheresse, les startups et les zones enclavées, pour un volume supérieur à 100 millions de dinars.

Le budget grimpe à 79,6 milliards, avec un trou de 11 milliards comblé sans intérêt par la Banque centrale de Tunisie.​

Ce mix relance l’embauches de diplômés, les dons fiscalement déductibles et les rentrées fiscales (contribution de 4 % sur les gains des banques et des télécoms), mais attise les débats.

Par ailleurs, le cabinet souligne dans son rapport que les décrets d’application, escomptés au printemps 2026, apporteront les détails. Toutefois, les sociétés doivent dès à présent préparer l’impôt sur fortune et la facturation électronique imposée. Au total, la LF 2026 renforce l’État providence dans un contexte de crise.

Lire aussi : Skander Sallemi : « La facturation électronique est une évolution logique, mais mal préparée »

La loi de finances 2026 vise à équilibrer le budget tout en soutenant l’économie face aux défis, en l’occurrence climatique, notamment la sécheresse, et économique comme l’inflation.

Au final, l’analyse d’InFirst Auditors, met l’accent sur les hausses fiscales ciblées, les allègements pour les PME et les secteurs vulnérables, et des mesures sociales. Le budget prévoit un déficit de 11 milliards de dinars, financé en partie par la Banque centrale.

A cet égard, notons que le budget de l’État pour 2026 est de 79,6 milliards de dinars, soit une hausse de 2 % par rapport à 2025. Ce qui fait que les recettes fiscales directes passent de 19,4 à 20,5 milliards. Quant aux dépenses de rémunération, elles augmentent à 25,3 milliards de dinars. Il en va de même de l’investissement qui s’élève à 6,4 milliards de dinars.

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LF2026 — Facturation électronique : les éclairages de l’IACE

L’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) a analysé en détail la loi de finances 2026. Et ce, lors d’échanges entre ses membres et des experts organisés le mardi 6 janvier 2026 au siège de l’IACE. 

La deuxième partie de la conférence a porté sur les principales mesures fiscales de la loi de finances 2026. Des experts, dont Fayçal Derbel, Mohamed Triki et Noureddine Friaa, ont présenté leurs analyses, notamment sur la facturation électronique et le régime des sanctions.

Un volet majeur de modernisation concerne la généralisation de la facturation électronique. Ils rappellent tous que le cadre légal existait déjà depuis plusieurs années, mais que son application demeurait limitée. À partir du 1er janvier 2026, l’obligation devient effective et s’accompagne de sanctions financières, parmi lesquelles :

  • Des amendes par facture non conforme ou non transmise via le système électronique.
  • Une amende globale en cas de non‑respect des obligations de facturation électronique.

Cette obligation s’appliquera progressivement à l’ensemble des entreprises prestataires de services et aux commerçants, y compris dans les régions de l’intérieur du pays.
Les intervenants ont insisté sur la complexité pratique de cette réforme (solutions informatiques, intégration des formats, certification, etc.). Tout en rappelant l’existence de prestataires privés capables d’accompagner les entreprises dans cette transition.

Paiement en espèces et transactions immobilières

La loi revient également sur la question des paiements en espèces, en particulier pour l’acquisition de voitures et de biens immobiliers.

L’ancienne réglementation imposait la mention obligatoire du mode de paiement (espèces, virement, chèque) dans les contrats dépassant un certain seuil. Dans la pratique, de nombreux contrats étaient établis à des montants légèrement inférieurs à ce seuil pour contourner cette exigence, ou restaient intégralement réglés en espèces.

Les nouveaux textes assouplissent certaines exigences formelles afin d’éviter les blocages au moment de l’enregistrement. Toutefois, les risques fiscaux liés au recours massif au cash demeurent, avec des sanctions possibles pour les entreprises (amendes, rejet de déduction, etc.).

 

Lire aussi: Skander Sallemi : « La facturation électronique est une évolution logique, mais mal préparée »

 

Amnistie fiscale et régularisation volontaire

Un chapitre important de la loi de finances est consacré à une nouvelle amnistie fiscale, dans la continuité des dispositifs adoptés ces dernières années. Elle permet aux contribuables de régulariser :

  • Des déclarations non déposées ou incomplètes;
  • Des contrats non enregistrés;
  • Des revenus ou dividendes non déclarés, entre autres.

En contrepartie, les contribuables s’acquittent de l’impôt principal dû, tout en bénéficiant :

  • D’une remise totale ou partielle des pénalités et amendes,
  • De facilités de paiement, avec la possibilité d’échelonnement sur plusieurs années dans certains cas.

L’amnistie ne se substitue pas au contrôle fiscal, mais elle ouvre une fenêtre, jusqu’à fin septembre 2026, pour une mise en conformité volontaire. Certaines périodes ou catégories (déclarations personnelles, retraites, revenus 2024, etc.) sont exclues ou régies par des règles spécifiques.

Les intervenants ont également abordé les nouvelles dispositions relatives à la domiciliation et au rapatriement des recettes d’exportation. Le délai de rapatriement, historiquement fixé à 30 jours puis porté à 60 et 120 jours, a fait l’objet de débats, de même que le traitement douanier des rapatriements tardifs, autrefois assimilés à une infraction douanière même lorsque les devises finissaient par entrer dans le pays.

Les parlementaires ont proposé d’assouplir ce régime en s’appuyant davantage sur la preuve bancaire (avis de crédit, messages swift, etc.) plutôt que sur une logique strictement douanière.

En somme, ils suggèrent également de permettre une utilisation plus large des comptes en devises ou en dinars convertibles ouverts auprès d’institutions financières locales. 

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Loi de finances 2026 : l’IACE passe au crible les nouvelles mesures fiscales

L‘Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) a analysé en détail la loi de finances 2026 lors d’échanges entre ses membres et des experts. Cet événement s’est tenu ce mardi 6 janvier 2026, au siège de l’IACE. 

La deuxième partie du panel a porté sur les principales mesures fiscales de la LF 2026. Des experts comme Faycel Derbel, Mohamed Triki et Noureddine Friaa ont partagé leurs points de vue sur les nouvelles règles fiscales et leurs conséquences pour les contribuables, qu’il s’agisse de personnes physiques ou morales.

Les discussions ont porté sur divers sujets : les régimes forfaitaires; les dons et les avantages fiscaux; l’impôt sur la fortune immobilière; les mesures pour encourager l’investissement et l’emploi; la facturation électronique; les limites sur l’utilisation de l’argent liquide; l’amnistie fiscale et les règles pour déclarer les revenus d’exportation.

Au sujet des régimes forfaitaires, les intervenants ont évoqué les régimes standards et les options suggérées. Cela explique la différence avec le régime réel.

Ils ont rappelé que, dans certains cas, les contribuables bénéficient d’une sorte de protection qui leur évite des contrôles fiscaux poussés pendant plusieurs années, à condition de respecter le forfait et les obligations déclaratives. Cette pratique, courante autrefois, a fait débat quant à son intérêt et à l’égalité entre les contribuables.

Le deuxième point a concerné les dons et les avantages fiscaux pour les particuliers. A savoir la possibilité de déduire une partie de leurs revenus en faisant des dons à des associations ou organismes reconnus. Les experts ont noté que la liste des bénéficiaires est longue et régie par des règles strictes. Les dons sont déductibles dans une certaine limite, à condition d’être déclarés à l’administration fiscale et d’être justifiés (attestations, reçus, etc.). Cela permet, par exemple, de traiter les dons caritatifs comme des dépenses déductibles, dans un cadre légal.

L’impôt sur la fortune immobilière en débat !

Concernant l’impôt sur la fortune immobilière, il a été précisé que certains biens peuvent être exonérés. Les biens loués à des fins d’habitation ou professionnelles peuvent, dans certains cas, ne pas être inclus dans le calcul de l’impôt, tout comme certaines terres agricoles soumises à un régime rural particulier. Cependant, l’administration fiscale n’a pas encore tranché sur certains points, notamment l’inclusion ou non de certains actifs (actions, etc.). Ce qui fait l’objet de discussions en interne et avec les parlementaires.

Un autre point abordé concerne les mesures visant à encourager l’emploi des jeunes diplômés et l’investissement des petites et moyennes entreprises. La loi de finances met en place ou renouvelle plusieurs dispositifs d’incitation. Pour l’emploi des diplômés (par exemple pour les fraîchement-diplômés), l’État prend en charge une partie des cotisations sociales patronales pendant un certain temps, afin d’encourager les entreprises à les embaucher.

Pour les PME qui investissent (création ou expansion), un système de crédit d’investissement est prévu, avec une aide de l’État sous forme de réduction des intérêts bancaires. Ce dispositif est soumis à des conditions de montant d’investissement et à des procédures simplifiées par rapport aux anciens systèmes, afin d’inciter les banques à financer ces projets.

En somme, certaines de ces mesures existaient déjà, mais sont remises au goût du jour : prolongation des périodes d’application, élargissement des secteurs concernés, notamment l’industrie, l’efficacité énergétique et d’autres activités créant de la valeur et des emplois.

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