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Ayachi Hammami appelé à suspendre sa grève de la faim

A son 42e jour de grève de la faim en détention, l’avocat Ayachi Hammami est dans un état critique selon ses proches et certains de ses confrères et consœurs à l’instar de Dalila Ben Mbarek Msaddek.

En effet l’avocate a déclaré ce lundi 12 janvier 2025, que Ayachi Hammami est dans un état critique et qu’il a perdu énormément de poids et que son corps est fragilisé en commentant : « Notre silence est honteux et s’apparente à une complicité suspecte ».

Face à cette situation, plusieurs avocates et avocats, défenseurs des droits humains et associations appellent Ayachi Hammami à suspendre sa grève de la faim, à l’instar du CRLDHT qui a félicité pour son combat mais qui l’a appelé à préserver sa situation.

« Mettre fin à la grève de la faim, ce n’est pas céder : c’est refuser que l’injustice fasse une victime de plus », indique notamment le CRLDHT dans son appel.

Y. N.

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UGTT en crise : Kacem Afaya appelle à un sursaut interne

Kacem Afaya, ancien dirigeant syndical, a analysé la crise profonde que traverse l’UGTT, à la veille de réunions clés. A savoir : la commission administrative du 14 janvier qui devrait déclarer caduque la grève générale pour absence de préavis signé par Noureddine Taboubi. De même qu’elle doit examiner la démission de ce dernier; le 17 janvier faisant office de date limite. M. Afaya estime que l’article 219 du règlement intérieur est ambigu sur les délais et les instances de validation, favorisant ainsi un congrès « non électif » inédit et illégitime. C’est ce qu’il révèle, ce lundi 12 janvier 2026, sur les ondes de Jawhara fm.

Il appelle à une sortie de crise. Et ce, via un sursaut interne et une commission conjointe regroupant la direction et l’opposition. L’objectif étant d’auditer les congrès défaillants, d’assainir les structures et de gérer la transition, sans candidature future pour ses membres. Dans ce contexte, il exhorte les dirigeants de la centrale syndicale à l’autocritique et insiste : la solution est syndicale et non politique.

Par ailleurs, notons que cette crise interne menace l’équilibre social. A ce propos, il convient de rappeler que l’UGTT a toujours résisté historiquement au pouvoir « grâce à sa crédibilité qu’elle a perdue aujourd’hui ».

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La police de l’immigration est-elle devenue une milice de Trump ?

Alors que le monde entier a les yeux rivés sur l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et la politique de prédation actuelle du président Donald Trump, la situation interne des États-Unis est tout aussi préoccupante. En fait, une série d’incidents révèle le bilan effroyable des abus commis par des agents du Service de l’immigration et des douanes des États-Unis (Immigration and Customs Enforcement, ICE) notamment des meurtres, des passages à tabac et des enlèvements, dans le cadre de l’application de la politique anti-immigration intransigeante du président américain. Les critiques affirment que cette politique a conféré à l’agence une couverture politique sans précédent.

Imed Bahri

Le meurtre mercredi 7 janvier 2026 de Renee Goode, une Américaine de 37 ans, par un agent de l’ICE a mis en lumière ce qui a été qualifié de comportement débridé de l’agence. En dépit de ce drame, l’administration Trump continue d’insister sur le fait que les agents de l’agence doivent continuer de bénéficier d’une immunité totale dans l’exercice de leurs fonctions. 

The Times a enquêté sur ce climat délétère qui ne cesse de s’accentuer et d’inquiéter et c’est par ces mots que l’enquête dans l’État du nord des États-Unis a commencé : «Sous le ciel couvert de Minneapolis, dans le Minnesota, où la glace recouvre les trottoirs, ce n’est plus seulement le froid qui coupe le souffle mais aussi le choc et le sentiment de bouleversement».  

Dans cet État surnommé «Nice Minnesota» pour la politesse, la discrétion et la tranquillité de ses habitants, des barricades de poubelles et de sapins de Noël abandonnés ont été érigées et les rassemblements de manifestants se sont transformés en une sorte de sit-in ouvert.

Les manifestants érigent des barricades

Les manifestations ont éclaté après la mort de Renee Nicole Goode, une mère de trois enfants de 37 ans. Elle a été abattue à bout portant alors qu’elle tentait de fuir en voiture des agents de l’ICE qui l’avaient encerclée. Ils ont affirmé qu’elle leur barrait la route.

Will Pavia, correspondant du Times à New York, qui a mené l’enquête au cœur de Minneapolis décrit comment l’incident qui a secoué la ville a déclenché une vague de protestations sans précédent, révélant une nouvelle facette d’une communauté longtemps réputée pour son calme et sa retenue.

Pavia décrit ce dont il a été témoin à Minneapolis le lendemain du meurtre. Ce soir-là, le journaliste a vu des étudiants apporter les dernières touches à une barricade qu’ils avaient érigée dans la rue à l’aide de poubelles et de sapins de Noël.

Lorsqu’un jeune homme s’est approché pour inspecter la barricade, il a dit aux étudiants : «Assurez-vous qu’elle soit solide». Une étudiante a soupiré : «Beaucoup de gens ici ne savent pas comment monter une barricade».

Le lendemain, des points de contrôle de la circulation avaient été mis en place, des tables chargées de pizzas étaient dressées et le propriétaire d’un vieux camion de glaces distribuait du café et du chocolat chaud aux manifestants. Une pancarte sur un lampadaire proclamait : «Nous ne sommes plus le Minnesota paisible que nous étions».

Devant le bâtiment de l’ICE, des manifestants se sont retrouvés face à une rangée d’agents en uniforme militaire.

La colère publique s’intensifie

Selon le journaliste du quotidien britannique, de légers affrontements ont eu lieu, au cours desquels des manifestants ont affirmé avoir été aspergés de gaz poivre. Le Département de la Sécurité intérieure a annoncé l’arrestation de 11 personnes pour avoir tenté de bloquer l’accès au bâtiment.

Les manifestations se sont poursuivies et des agents fédéraux armés de pistolets à gaz poivre et de gaz lacrymogène ont affronté une foule importante de manifestants près d’une installation gouvernementale à Fort Snelling, près de Minneapolis.

Will Pavia constate que la colère publique s’intensifie face à la poursuite des opérations de l’ICE dans la ville, suite à la décision du FBI de reprendre l’enquête sur la mort de Goode après avoir exclu les agences de l’État de l’accès aux preuves et de la participation aux interrogatoires.

Le Times indique qu’il y a un contraste saisissant entre les versions de l’incident présentées par l’administration américaine et les autorités de l’État du Minnesota.

Le président Trump et la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem ont décrit la victime comme une «agitatrice proactive» et une «terroriste de l’intérieur» qui a renversé un agent de l’ICE dans l’exercice de ses fonctions.

Immunité totale des agents de l’ICE

Le vice-président J.D. Vance a, quant à lui,  qualifié la mort de Goode de tragédie personnelle tout en affirmant que son meurtrier avait agi en légitime défense. Vance a insisté à ce que les agents de l’ICE continuent de bénéficier d’une immunité totale les mettant à l’abri de toute poursuite judiciaire. 

À l’inverse, le gouverneur du Minnesota Tim Walz a rejeté ces interprétations, mettant en doute l’intégrité de l’enquête fédérale après l’exclusion des autorités locales.

Cependant dans la rue où des barricades ont été érigées, la scène est tout autre, selon le correspondant du journal, qui cite Julie Stoll, une femme de 51 ans, debout près d’une barricade : «Le Minnesota est connu pour sa générosité et sa gentillesse mais qui se passe est humiliant». Un autre habitant, Peter Zlebek, 35 ans, ajoute : «Nous sommes gentils mais nous n’acceptons pas d’être piétinés. Ce qui s’est passé est terrible».

Alors que la foule se rassemble jour après jour, Zlebek résume l’état d’esprit général : «La situation pourrait empirer et il semble qu’un tournant se profile. Je ne préconise pas cette voie mais je la comprendrais».

Fusillades et agressions lors d’opérations de l’ICE

Plusieurs villes américaines ont été le théâtre de fusillades et d’agressions lors d’opérations menées par les hommes de l’ICE masqués en uniformes de type militaire, notamment des raids contre des lieux de culte, des écoles, des hôtels, des restaurants, des fermes et des magasins. Vingt-quatre heures après la mort de Goode, des agents de la police des frontières ont blessé par balle deux personnes à Portland, attisant encore davantage l’indignation publique.

Le Minnesota Immigration Law Center a déclaré que des communautés entières étaient terrorisées par des hommes armés qui harcelaient et enlevaient des personnes dans les écoles, les lieux de travail, les rues et les domiciles. Le sénateur Jeff Merkley a affirmé que l’ICE n’a rien fait pour améliorer la sécurité des communautés, appelant à une enquête approfondie et à la fin de ces opérations dangereuses.

ProPublica (site spécialisé dans le journalisme d’enquête) a également documenté de graves violences physiques contre des citoyens américains et des détenus, notamment des passages à tabac, l’utilisation de pistolets à impulsion électrique et des fusillades, ainsi que des allégations d’agressions sexuelles dans les centres de détention. Des manifestants, des enseignants et des étudiants ont été victimes de gaz lacrymogène lors de raids menés près d’écoles et de commerces.

Instauration d’un «règne de la terreur»

Face à ces agissements, des parlementaires ont entrepris de restreindre le fonctionnement de l’agence, notamment en proposant d’exiger des mandats d’arrêt, d’interdire le port de masques lors des opérations et de limiter les fonctions des agents de la police des frontières. La représentante Robin Kelly a annoncé son intention de déposer une motion de destitution contre la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, l’accusant d’instaurer un «règne de la terreur».

La représentante Alexandria Ocasio-Cortez a averti que l’ICE était devenue «irresponsable», déclarant: «C’est un cauchemar. Ils agissent en toute impunité. Nous les avons vus assassiner de sang-froid une citoyenne américaine en pleine rue. Cette agence doit être encadrée».

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Les Etats-Unis, un pays hors-la-loi

L’enlèvement sans précédent dans les annales du monde, par la manière dont cela s’est produit, du président vénézuélien Nicolas Maduro, constitue non seulement une intervention militaire dans un pays souverain et indépendant en violation des principes du droit international, mais aussi un avertissement clair à la planète entière. Un avertissement à tout dirigeant insubordonné de chaque pays.

Isidoros Karderinis *

Lors d’une conférence de presse concernant l’opération militaire et l’«arrestation» de Maduro, le 3 janvier 2026, Donald Trump a proféré des menaces contre le président colombien Gustavo Petro, déclarant : «Il ferait bien d’être prudent».

Dans le même temps, le président américain a laissé entendre que Cuba pourrait être un sujet de discussion dans le cadre de la politique américaine plus large dans la région, soulignant ainsi la capacité de Washington à étendre son champ d’action au-delà du Venezuela.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui est originaire de Cuba, a même déclaré que le gouvernement cubain devrait s’inquiéter après l’arrestation de Maduro. Il a notamment affirmé : «Si je vivais à La Havane et que j’étais membre du gouvernement, je serais au moins inquiet», ajoutant que «Cuba est un désastre» et que le pays est «dirigé par des hommes incompétents et dépravés».

400 interventions à l’étranger depuis 1776

L’histoire des États-Unis est par ailleurs marquée par de nombreuses interventions impérialistes. Plus précisément, on dénombre environ 400 interventions depuis 1776, date à laquelle le Second Congrès continental adopta la Déclaration du 4 juillet, proclamant l’indépendance des treize colonies américaines vis-à-vis de l’Empire britannique, un événement qui marqua la fondation officielle des États-Unis d’Amérique.

Qui pourrait oublier que, du 15 au 19 avril 1961, 1 400 combattants anticastristes, entraînés et financés par la CIA, tentèrent de débarquer à la baie des Cochons, à 250 kilomètres de La Havane, sans parvenir à renverser le régime communiste cubain. Ces combats firent une centaine de morts de chaque côté.

«Avec la victoire de Salvador Allende aux élections du 4 septembre 1970 au Chili et la présence déjà de Fidel Castro à Cuba, nous allons nous retrouver avec un sandwich rouge en Amérique latine qui deviendra inévitablement entièrement rouge», craignait Richard Nixon, et sa crainte fut bientôt confirmée par les résultats des élections.

Face à cette réalité déplaisante pour les États-Unis, une solution s’était imposée. Elle fut trouvée le matin du 11 septembre 1973, lorsqu’un coup d’État militaire fut fomenté sous la direction du général Augusto Pinochet, avec le soutien des États-Unis, mais aussi du Brésil, dont le régime militaire était parfaitement ami et coopératif avec les États-Unis. Les putschistes ont encerclé, bombardé et pris d’assaut le palais présidentiel. Allende et ses proches collaborateurs furent tués après une résistance acharnée.

Les États-Unis ont également envahi le Panama à la mi-décembre 1989, sous la présidence de George Bush père. L’objectif de cette invasion militaire était de destituer le dirigeant de facto du Panama, le général Manuel Noriega, accusé par les autorités américaines d’extorsion et de trafic de drogue.

Ainsi, si l’on cherche un parallèle historique où les Américains ont arrêté le dirigeant de facto d’un pays et l’ont extradé vers les États-Unis pour y être jugé, l’affaire Noriega est la plus caractéristique. Et cela s’est produit après une véritable invasion militaire, c’est-à-dire dans le contexte d’une intervention armée coordonnée.

Noriega parvint à s’échapper et se réfugia à l’ambassade du Vatican à Panama, la capitale du pays, où il resta onze jours. Il y subit une intense guerre psychologique pour le contraindre à se rendre. L’armée américaine installa un mur de son assourdissant devant l’ambassade. Une flotte de Humvees équipés de haut-parleurs diffusait en permanence du hard rock et, parfois, du heavy metal. On y passait notamment le titre ‘‘Panama’’ du groupe Van Halen.

Le Saint-Siège s’en est plaint à juste titre auprès du président Bush, et la guerre musicale prit fin après trois jours. Le 3 janvier 1990, le général accepta de se rendre.

Les vraies raisons d’une intervention militaire

Mais quelles sont les raisons profondes de l’intervention militaire américaine au Venezuela et du renversement du régime insubordonné en place ?

Le Venezuela possède, on le sait, les plus importantes réserves prouvées de pétrole au monde, estimées à environ 303,8 milliards de barils en 2021. À titre de comparaison, les principaux pays producteurs de pétrole disposent de réserves plus modestes. L’Arabie saoudite, par exemple, en possède environ 267 milliards de barils et le Koweït 101,5 milliards.

Dans le même temps, les réserves prouvées de gaz naturel du pays ont dépassé 5,6 billions de mètres cubes en 2021. Il convient de noter, par ailleurs, que dans l’hémisphère occidental, seuls les États-Unis disposaient de réserves plus importantes.

Les réserves totales de minerai de fer du Venezuela sont estimées à 4,5 milliards de tonnes et le pays se classe deuxième dans la région après le Brésil pour ses réserves en ce métal.

Enfin, le Venezuela possède certaines des plus importantes réserves mondiales de bauxite, un minerai utilisé pour la production d’aluminium. Ses réserves totales de ce minerai s’élèvent à 950 millions de tonnes.

Il est donc clair pour tout observateur objectif que les États-Unis convoitent les ressources naturelles du Venezuela. Des ressources qu’ils ne peuvent obtenir avec le régime actuel, partenaire politique et militaire et allié de Moscou, Pékin et Téhéran, mais aussi principal fournisseur de pétrole de la Chine.

Pour les États-Unis, la solution pour asseoir leur suprématie dans la compétition internationale impitoyable réside dans le renversement du régime vénézuélien actuel et l’installation d’un président et d’un gouvernement parfaitement complaisants et à leur service. Le reste – à savoir la légalité d’une intervention militaire – leur importe peu.

Que conclure de cette affaire sinon que les dirigeants d’un pays ne doivent être renversés que par leur peuple, c’est-à-dire par des soulèvements populaires et des révolutions, comme cela s’est produit dans divers pays par le passé. Ils ne doivent pas être renversés par l’intervention militaire d’une puissance étrangère.

Par conséquent, l’invasion militaire américaine du Venezuela et l’enlèvement de son président sont absolument condamnables pour tout citoyen du monde attaché à la démocratie et à la liberté de pensée.

* Journaliste grec.

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Pourquoi je préfère Donald Trump aux démocrates

Oui, le titre choque. Il est fait pour ça. Car il est temps d’arrêter de faire semblant. D’arrêter de jouer au théâtre humanitaire, pendant que les bombes tombent. D’arrêter de croire que la barbarie devient acceptable dès lors qu’elle est prononcée avec de belles phrases, de bons accents, de grandes déclarations morales.

Dr Hichem Ben Azouz *

Cette «Chronique d’un Empire qui a enfin cessé de mentir» ne défend pas Trump. Elle accuse l’illusion démocrate et occidentale. Celle qui anesthésie les consciences depuis des décennies.

Gaza : le moment où le masque tombe

À Gaza, il ne reste plus rien à débattre. Plus de «complexité». Plus d’«équilibre». Plus de «processus de paix».

Ces mots sont devenus des paravents. Des formules creuses répétées pour gagner du temps pendant que les corps des morts s’accumulent.

Il y a un peuple écrasé, massacré, affamé, déplacé, rayé méthodiquement. Un génocide filmé en direct. Compté. Documenté. Et pourtant pleinement soutenu. Soutenu par qui ? Les républicains, sans gêne, sans pudeur, sans détour. Les démocrates, avec des mots graves, des pauses étudiées, des mines attristées. Les Européens, champions du double langage, qui invoquent le droit international le matin et livrent des armes le soir.

À Gaza, il n’y a pas de fracture morale occidentale. Il y a un consensus impérial, solide, transversal, assumé dans les faits.

Les démocrates «tuent» proprement.

L’histoire est claire. Les démocrates n’ont jamais été le camp de la paix. Ils sont le camp de la violence présentable, celle qui se donne bonne conscience. Sous eux : les drones sont devenus une routine administrative, les assassinats ciblés une procédure normalisée, les États détruits une «transition», les morts civils des «dommages collatéraux».

Sous Barak Obama, prix Nobel de la paix, l’exécution extrajudiciaire est devenue politique d’État. Y compris contre des citoyens américains. Mais avec des discours. Toujours des discours.

Les démocrates ne tuent pas moins. Ils tuent en parlant mieux. Leur crime n’est pas seulement de tuer. Il est de nommer cela civilisation, démocratie, progrès, stabilité.

Trump : la brutalité sans fard

Trump ne vend pas la démocratie. Il vend la force. Il ne parle pas de droits humains. Il parle d’intérêts. Il ne prétend pas sauver le monde. Il annonce qu’il le domine. Et c’est précisément pour cela que je le préfère.

Non parce qu’il serait moral. Mais parce qu’il détruit le mensonge.

Avec Trump, le Sud global comprend enfin ce que les démocrates s’acharnent à dissimuler : l’Empire n’a jamais eu de valeurs, seulement des intérêts armés. Trump ne rend pas l’Empire plus violent. Il le rend lisible.

Deux partis, un même Empire

Le Parti démocrate et le Parti républicain ne sont pas des adversaires idéologiques. Ils sont deux styles de gestion du même pouvoir. L’un frappe en citant les droits humains. L’autre frappe en assumant la force brute. Mais la main qui signe les guerres est la même. Les intérêts sont les mêmes. Les morts aussi. La différence n’est pas éthique. Elle est esthétique.

Fanon avait déjà tout dit.

Frantz Fanon n’a jamais cru à l’humanisme colonial. Il savait que l’Empire parle de l’Homme pendant qu’il retire l’humanité aux colonisés. Il savait que le langage est une arme. Que la morale est un camouflage.

Gaza ne fait que confirmer une vérité ancienne : l’Occident ne reconnaît l’humanité que lorsqu’elle lui ressemble. Les autres sont négociables.

Léo Ferré l’avait dit avant tout le monde : «La morale, c’est la faiblesse de la cervelle.» La morale occidentale est une faiblesse armée. Un décor humanitaire pour des cimetières coloniaux.

Préférer la vérité à l’hypocrisie

Je ne choisis pas Trump. Je refuse le mensonge démocrate et occidental. Je refuse la compassion sélective. Je refuse l’indignation programmable. Je refuse cet humanisme qui parle de paix pendant qu’il soutient un génocide.

Trump est obscène. Mais l’Empire qui tue en pleurant est bien plus obscène encore. S’il faut un clown brutal pour que le monde voie enfin le visage réel de l’Empire, alors oui, je préfère le bourreau sans masque au prêtre du massacre. Parce que toute décolonisation commence ainsi : nommer le crime ; brûler le langage qui le protège.

* Médecin, Johannesburg.

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Evitons à la Tunisie une nouvelle révolution inutile !

La Tunisie entame sa seizième année depuis son entrée chaotique et douloureuse dans une nouvelle ère politique, en décembre 2010/janvier 2011, hâtivement mise sous le signe de la liberté de la justice et de la dignité. Elle entame la nouvelle année dans une ambiance confuse, tendue et pleine d’incertitude.

Raouf Chatty

Cette ambiance marquée par le désenchantement et la fatigue se nourrit des frustrations d’un peuple dont les espoirs et les attentes ont été déçus tout au long de ces années et qui lutte dur pour affronter les difficultés de son quotidien. 

Cette atmosphère pourrait se muer, à court terme et sous le poids des contraintes économiques et de la fatigue psychique de la population, en une véritable révolution sociale qui sapera la stabilité du pays, aggravera ses difficultés intérieures, le fragilisera davantage, l’exposera à des dangers réels et hypothéquera son avenir pour des décennies encore.

Il est donc urgent pour le pouvoir politique de prendre aujourd’hui la mesure des menaces intérieures et de prendre les mesures appropriées pour remédier à cette situation explosive, desserrer l’étau politique, décrisper l’ambiance et épargner à la nation des débordements prévisibles.

La situation actuelle est d’autant plus grave que la Tunisie se meut dans un environnement régional précaire et trouble.

Cette ambiance marquée par le désenchantement et la fatigue…
… se nourrit des frustrations d’un peuple dont les attentes ont été déçus.

Des retards dans tous les domaines

Les Tunisiens en veulent aux nombreux gouvernements qui se sont succédé et au microcosme politique, économique, syndical, médiatique et intellectuel qui avait occupé les devants de la scène depuis 2012. Ils leur imputent la responsabilité des déboires, des retards enregistrés dans tous les domaines et de la situation difficile dans laquelle le pays se débat depuis de nombreuses années.

Leurs critiques concernent notamment la décennie dominée par les islamistes et leur gestion calamiteuse des affaires publiques qui a débouché sur une faillite généralisée, laissant le pays pratiquement à genou. Cette faillite a atteint son paroxysme avec le décès de vingt-deux mille Tunisiens de l’épidémie coronavirus.  

Héritiers d’un bilan catastrophique, les six gouvernements qui ont géré le pays au cours des six dernières années sous la conduite du président de la république Kaïs Saïed n’ont pas réussi, eux non plus, à redresser la situation. En l’absence de vision, de stratégie, de planification, ils se sont contentés de parer au plus pressé, naviguant le plus souvent à vue, pour répondre aux revendications d’une population impatiente et désespérée.

Ces six gouvernements n’ont pas réussi non plus à mettre en œuvre les politiques sociales et socialisantes du chef de l’Etat, qui accapare tous les pouvoirs depuis la proclamation de l’état d’exception en juillet 2021. Et c’est vers lui qu’une partie du peuple se tourne naturellement aujourd’hui. Car elle approuve son attachement à la souveraineté nationale, sa volonté proclamée d’améliorer le quotidien des plus démunis et son combat contre la corruption et la mauvaise gestion sanctionné par des poursuites judiciaires contre des hauts responsables et d’hommes d’affaires.

Cependant, les partisans de Saïed attendent de lui des réponses concrètes à leurs attentes en matière de démocratie politique, de justice sociale et de sécurité globale, y compris économique. Ils veulent vivre dans un pays stable, réellement souverain et invulnérable, un pays réaliste, pragmatique et ambitieux, qui rompt avec les idéologies éculées et impose le respect dans son environnement maghrébin, arabe, africain et euroméditerranéen.

Les Tunisiens déplorent l’aggravation de la pauvreté, du chômage, de la bureaucratie, du laxisme, du laisser-aller, de la cupidité et du népotisme, qui sont censés faire partie du passé. Ils réclament l’amélioration de leurs conditions de vie et se plaignent de la dégradation du niveau de l’enseignement, de la vétusté de l’école publique, de la situation calamiteuse dans les hôpitaux, les transports publics, les médias…

Ils déplorent surtout l’hégémonie du tout argent, la prédominance des intérêts privés et du corporatisme, le creusement des disparités sociales, l’effondrement de la classe moyenne, la hausse de la criminalité et de l’insécurité…

Marche de protestation samedi 10 janvier 2026 à Tunis.
Les marches de protestation se poursuivent et se ressemblent.

Vers un Pacte de salut national 

Le pays a aujourd’hui besoin de sérénité et de concorde nationale. Or, l’État est le seul en mesure de favoriser l’adoption d’un Pacte de salut national engageant le pouvoir politique et les forces démocratiques et laïques autour des questions prioritaires impliquant le présent et l’avenir de la nation.

Ce Pacte identifiera les grandes réformes à adopter dans les domaines politique, judiciaire, administratif, économique, financier, fiscal, social, sanitaire, agricole, commercial, éducatif… sur la base d’un diagnostic objectif de la situation globale du pays, tenant compte de son potentiel global tout comme de son environnement régional.

Pour réunir les conditions nécessaires pour son décollage global, la Tunisie doit surtout croire en son potentiel, s’affranchir des démons du «révolutionnisme» paralysant et stérilisant, combattre la culture de l’anarchie et du laisser-aller, réhabiliter l’autorité de la loi et de l’Etat, cultiver les valeurs de l’intégrité, du travail, de la discipline et de la rigueur et engager le peuple sur la voie de la confiance, de la production et de la productivité au travail.

Sans la réhabilitation de ces valeurs, le pays ne pourra pas décoller ni reprendre sa place dans son espace géopolitique.

Ces remèdes exigent cependant organisation, pragmatisme, courage et volonté de la part de toutes les parties pour changer positivement la situation et sauver la Tunisie d’un bond dans le vide qui hypothèquera durablement son avenir et empêchera son décollage pour des décennies.

* Ancien ambassadeur.

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De Belvédère à l’avenue Habib Bourguiba : mobilisation pour les libertés publiques

Plusieurs associations et partis politiques se sont réunis ce samedi 10 janvier 2026 à la Place de Pasteur lors d’une marche pacifique appelant aux libertés publiques. Le coup d’envoi de cette mobilisation a été donné à 15h place Pasteur, pour une mobilisation citoyenne défendant libertés et égalité.

Aujourd’hui, plus d’une centaine de citoyens ont scandé des slogans réclamant la liberté d’expression, l’indépendance de la justice, la libération de détenus politiques et civils, ainsi que l’amélioration des conditions économiques et sociales. ​

Cette mobilisation, initiée par la campagne de soutien à l’ancien juge et avocat Ahmed Souab (regroupant activistes des droits humains et civils), a été rejointe par plusieurs partis d’opposition, organisations et associations tunisiennes de droits humains, dont le PDL qui avait appelé à y participer via un communiqué.

Présent à la marche, Hichem Ajbouni, membre du Courant Démocrate, a déclaré aux médias que cette action citoyenne visait à mettre fin à l’injustice, s’inscrivant dans la continuité des mobilisations précédentes. Il a souligné que « l’injustice touche l’ensemble de la société » et affirmé l’unité des citoyens, politiciens et société civile, sans slogans partisans. Il a également remercié ironiquement les autorités au pouvoir d’avoir « regroupé l’opposition ».

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Tunis | Manifestation contre l’injustice et pour les libertés (Photos)

Ce samedi 10 janvier 2026, les rues de Tunis ont vibré au rythme d’une nouvelle manifestation sous le slogan «l’injustice est un appel à la révolte ».

Cette marche a rassemblé des centaines de personnes, citoyens, activistes, dirigeants et militants de différents partis de l’opposition, qui dénoncent « le recul des libertés publiques » et qui ont réaffirmé leur détermination à défendre la justice, les droits et les libertés en Tunisie.

Exprimant ainsi leur ras-le-bol face à ce qu’ils qualifient de dérives autoritaires, les manifestants ont également exigé «l’arrêt des poursuites judiciaires contre les voix dissidentes et une justice indépendante».

Lors de cette marche des appels à s’unir ont été lancés par les différentes parties et une volonté de poursuivre la lutte pour faire entendre leurs voix.

Y. N.

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Alerte sur l’état de santé de Hammami, Souab et Hadj Mbarek

Le Forum social Maghreb a publié, vendredi 9 janvier 2026, une déclaration urgente de solidarité avec les prisonniers politiques et d’opinion dans les prisons tunisiennes et alerté sur l’état de santé critique de certains d’entre eux.

Tout en faisant part de sa«vive inquiétude» face à «l’escalade de la répression politique en Tunisie, caractérisée par l’emprisonnement de dirigeants politiques, de journalistes, d’avocats, de syndicalistes et de militants de la société civile» et en affirmant suivre «la détérioration de l’état de santé de plusieurs prisonniers politiques et prisonniers d’opinion dans les prisons tunisiennes, notamment l’avocat et militant des droits humains Ayachi Hammami, l’ancien juge administratif Ahmed Souab et la journaliste Chadha Hadj Mbarek», le Forum estime que leur détention prolongée constitue «une menace directe pour leur droit à la vie et à la sécurité physique.»

Le Forum exprime sa profonde inquiétude concernant l’état de santé critique de Ayachi Hammami, qui observe une grève de la faim depuis 37 jours dans sa cellule «pour protester contre la décision injuste de son appel le condamnant à cinq ans de prison», grève qui entraîne une grave détérioration de son état de santé et met sa vie en danger.

Le Forum affirme également suivre avec une vive inquiétude la grave détérioration de l’état de santé de l’ancien juge administratif et prisonnier d’opinion, Ahmed Souab, détenu à la prison de Mornaguia. «Souffrant d’une maladie cardiaque, son état de santé est devenu critique et nécessite des soins médicaux urgents hors de la prison. Malgré les risques sérieux pour sa sécurité et sa vie, son droit aux soins lui est refusé», affirme-t-il.

Le Forum social Maghreb exprime également sa profonde préoccupation concernant la situation de la journaliste Chadha Hadj Mbarek, condamnée à cinq ans de prison et qui «souffre de deux tumeurs malignes détectées durant sa détention». «Elle est victime de négligence médicale et d’un retard important dans le diagnostic et le suivi, elle a un besoin urgent de soins et d’examens médicaux spécialisés hors de la prison afin de garantir son droit à la vie et aux soins», insiste le Forum, qui, tout en tirant la sonnette d’alarme, «tient les autorités tunisiennes pleinement responsables de la protection de la vie et de la sécurité» des trois prisonniers, ainsi que «de la garantie de leur bien-être physique et psychologique et du respect de leur droit à la santé et aux soins.»

«Le maintien en détention de ces personnes dans un état de santé aussi critique constitue une violation grave du droit à la vie et à l’intégrité physique, ainsi qu’une infraction manifeste à la Constitution tunisienne et aux conventions et traités internationaux ratifiés, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques», souligne le Forum Social Maghreb qui appelle à la libération des prisonniers concernés, ou, à tout le moins, leur «accès inconditionnel à des soins médicaux et à un suivi médical hors de la prison».

I. B.

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Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ?

Le vaste territoire du Grand Nord avec ses énormes réserves de terres rares riches en uranium, fer, or, nickel, pétrole et gaz fait saliver le très gourmand président américain Donald Trump dont la boulimie semble ne connaître aucune limite ces derniers temps. Ses visées sur le Groenland ne datent pas d’hier mais cette fois-ci, il est déterminé à ne pas lâcher le morceau surtout que le Danemark, propriétaire du territoire, est faible face à l’appétit d’ogre de l’Oncle Sam. Quant à la population autochtone qui ne veut ni des Danois ni des Américains mais souhaite une indépendance totale, elle n’a pas droit au chapitre. La prédation trumpienne a donc toutes ces chances d’aboutir. 

Imed Bahri

Suite à la récente intervention militaire de l’administration du président américain Donald Trump au Venezuela, les ambitions de Washington d’annexer le Groenland ne relèvent plus de la simple «fantaisie politique», comme l’ont qualifiées il n’y a pas si longtemps les autorités danoises mais sont devenues une réalité débattue dans les capitales européennes.

Dans une analyse publiée par The Times, Oliver Moody a présenté quatre options possibles pour que Washington étende son contrôle sur cette île bénéficiant d’un statut d’autonomie mais faisant partie du Royaume du Danemark. 

Selon le journal britannique, les récentes déclarations de Trump concernant la nécessité absolue de mettre la main sur le Groenland pour des raisons de sécurité nationale ne sont plus considérées comme de simples chimères politiques.

Le président américain, qui évoque la possibilité d’annexer l’île depuis 2019, a réaffirmé, après les récents événements, que les États-Unis «l’obtiendront d’une manière ou d’une autre», compte tenu de ce qu’il décrit comme la présence croissante de la Russie et de la Chine dans l’Arctique.

Ce changement de ton s’accompagne d’une position plus intransigeante au sein de l’administration américaine. Stephen Miller, conseiller à la sécurité intérieure et chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche chargé des politiques, a remis en question la souveraineté du Danemark sur le territoire, affirmant que personne n’entrera en guerre contre les États-Unis pour l’avenir du Groenland. 

Dans ce contexte, le Times a présenté quatre scénarios principaux d’évolution de la crise…

Premier scénario : invasion militaire

Bien que les États-Unis soient militairement capables d’occuper cette île peu peuplée avec une résistance minimale, cette option comporte des risques importants.

Selon les analystes, l’occupation du territoire d’un État membre de l’Otan pourrait sonner le glas de l’alliance et inciter la Russie et la Chine à prendre des mesures d’escalade dans l’Arctique, compromettant ainsi la sécurité des États-Unis.

Second scénario : coercition et pressions économiques

Ce scénario est jugé le plus probable par le journal car Trump dispose d’un important levier d’influence, principalement financier. Bien que le Danemark rejette l’idée de «vendre» le Groenland, les habitants de l’île pourraient être tentés par les promesses américaines d’investissements de plusieurs milliards de dollars dans leur économie dépendante jusque-là de la pêche et de l’aide danoise.

Washington a déjà lancé une campagne pour gagner les faveurs de la population en ouvrant un consulat dans la capitale Nuuk et en fournissant une aide à l’éducation et au développement, ce qui converge avec les accusations selon lesquelles la Maison-Blanche tenterait d’attiser des sentiments séparatistes au sein de la société insulaire.

Troisième scénario : libre association

Des informations indiquent que l’option de signer un «accord de libre association» avec le Groenland est à l’étude à Washington, similaire aux accords conclus avec les Palaos, la Micronésie et les Îles Marshall dans le Pacifique occidental.

Aux termes d’un tel accord, le Groenland obtiendrait une indépendance nominale vis-à-vis du Danemark en échange du contrôle total de son territoire par l’armée américaine et d’importants privilèges commerciaux.

Le Times cite Elizabeth Buchanan, experte en géopolitique polaire, dans son livre intitulé ‘‘Voudriez-vous posséder le Groenland ?’’, qui affirme que cette option pourrait séduire les dirigeants locaux en quête d’indépendance mais qu’à son avis, elle nécessite l’approbation du parlement danois, ce que Copenhague tente d’éviter à tout prix.

Quatrième scénario : jouer sur les deux tableaux

Dans ce jeu complexe, le Danemark pourrait parvenir à conserver une souveraineté nominale en échange d’un renforcement de la présence militaire américaine et de la conclusion d’accords commerciaux pour l’exploitation des abondantes ressources minérales rares et stratégiques de l’île.

Selon Buchanan, la mentalité pragmatique de Trump le pousse à exiger une «acquisition totale» comme point de départ des négociations, obtenant ainsi ce qu’il souhaite, même si cela ne correspond pas à ses ambitions initiales.

La réalité sur le terrain

Selon Buchanan, le premier élément à prendre en compte pour comprendre la situation est que la logique américaine repose sur des facteurs géographiques et sécuritaires.

La capitale, Nuuk, est plus proche de la côte est des États-Unis que du Danemark et l’île constitue un emplacement idéal pour le déploiement de systèmes d’alerte avancée antimissile et une plateforme potentielle pour des installations nucléaires de «seconde frappe» en cas de futur conflit nucléaire avec la Russie.

Le second élément est la faiblesse du Danemark : ni l’Otan ni l’Union européenne ne devraient mobiliser un soutien militaire concret pour Copenhague si Washington décide d’imposer un fait accompli par la force, compte tenu des répercussions qui pourraient pratiquement signifier la fin de l’Otan sous sa forme actuelle.

Le troisième élément essentiel pour comprendre la situation sur le terrain est que, selon Buchanan, l’objectif principal du peuple groenlandais est l’indépendance totale.

D’après des sondages cités par le Times, 85% des Groenlandais s’opposent à une adhésion directe aux États-Unis. Cependant, leurs opinions sur les ambitions de Trump sont partagées : 43% y voient une opportunité économique, tandis que 45% les perçoivent comme une menace. 

Buchanan estime, comme le rapporte le Times, que l’issue des négociations dépendra de la capacité des dirigeants groenlandais à tirer profit de la situation, en exploitant l’intérêt de Trump pour l’île afin de faire pression sur Copenhague et de la retourner contre Washington, dans le but d’obtenir des concessions plus importantes qui ouvriraient la voie à l’indépendance.

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Trump comme alibi | Quand la fiction remplace l’information

La tribune publiée par Kapitalis sous la signature de Mohamed Sadok Lejri, intitulé «Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse», ne relève pas du journalisme d’analyse mais d’une construction idéologique reposant sur une déformation manifeste des faits.

Djamal Guettala 

Donald Trump a évoqué Imane Khelif dans un contexte précis : celui de la polémique américaine sur les athlètes transgenres dans le sport, déclaration reprise notamment par L’Équipe au moment de sa diffusion. Cette sortie, aussi contestable soit-elle, ne visait ni l’Algérie comme État ni son président Abdelmadjid Tebboune. Trump n’a cité ni Alger ni Tebboune. Il n’a pas davantage établi le moindre lien avec la politique algérienne. Le reste n’existe que dans l’imagination de ceux qui l’écrivent.

À partir de cette donnée simple, la tribune publiée par Kapitalis opère pourtant un glissement grave : une phrase sur une sportive devient une attaque géopolitique contre l’Algérie, et une polémique américaine est transformée en humiliation infligée à Tebboune et à Macron.

Ce procédé n’est pas de l’interprétation, c’est de la projection. Les mots employés — «vassalité», «servilité», «nif au vestiaire», «infériorité» — relèvent du registre du ressentiment, pas de l’information.

Le cœur du problème est là : Trump n’est pas décrit tel qu’il parle ou agit, mais tel que l’auteur a besoin qu’il soit pour alimenter un discours de dénigrement politique. On fait dire à Trump ce qu’il n’a pas dit, on lui prête des intentions qu’il n’a pas formulées, puis on bâtit sur cette base fictive une charge contre l’Algérie et la France. C’est une falsification narrative.

Il ne s’agit pas ici de défendre Tebboune ni Macron. Ils sont critiquables sur bien des terrains. Mais les critiquer sur la base de propos que Trump n’a jamais tenus revient à fabriquer un procès à partir d’un dossier vide. Cela affaiblit la critique elle-même et décrédibilise celui qui la formule.

En définitive, la tribune publiée par Kapitalis parle moins de Trump que de la vision obsessionnelle de son auteur : une lecture des rapports de force internationaux réduite à une dramaturgie de la soumission et de l’humiliation. Trump devient un personnage de fiction utilisé pour régler des comptes idéologiques. Ce n’est plus de la géopolitique, c’est du théâtre politique.

Or le lecteur n’attend pas d’un média qu’il mette en scène des fantasmes, mais qu’il distingue clairement ce qui relève du fait, de l’analyse et de l’opinion. En brouillant ces trois registres, l’article ne produit pas de l’information : il produit de la confusion.

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Après les révélations de la Cour des comptes, Saïed sonne l’alerte judiciaire

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, vendredi, au palais de Carthage, la vice-première présidente de la Cour des comptes, Fadhila Gargouri, qui lui a remis le rapport annuel de l’institution au titre de l’année écoulée, ainsi que plusieurs rapports sectoriels.

Selon un communiqué, les travaux de contrôle menés par la Cour ont mis en évidence de nombreux manquements, avec des pertes enregistrées par seulement 11 structures publiques estimées à environ 1 070 millions de dinars, et parmi les institutions concernées figurent notamment la compagnie Tunisair (dont les pertes ont dépassé 316 millions de dinars), ainsi que l’Office de la marine marchande et des ports (OMMP), avec des pertes avoisinant 291 millions de dinars.

Qualifiés de « crimes » dans le communiqué, ces dépassements sont dus au versement de salaires, primes et indemnités sans fondement légal, conjugué à la faiblesse des mécanismes de contrôle et de suivi.

Le chef de l’État a souligné que « ces chiffres alarmants reflètent l’ampleur de la dégradation et du sabotage systématiques qu’a connus le pays », estimant qu’il est impératif d’en tirer les conséquences juridiques face à une corruption qui s’est enracinée dans de nombreux rouages de l’État…

Les rapports sont importants, « mais plus importants encore sont les suites et les résultats qui doivent en découler », insistant sur la nécessité de réviser plusieurs législations et d’éliminer les causes ayant conduit à une situation intenable.

Il a rappelé que « le peuple a le droit d’exiger la reddition des comptes et la redevabilité, car il s’agit de son argent qui a été spolié et de ses droits qui ont été confisqués ». Selon lui, l’objectif n’est pas de créer des tribunaux pour régler des comptes, mais de garantir une Cour des comptes et une justice efficaces et équitables.

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Tunisie | EuroMed Droits alerte sur l’état de santé de Ayachi Hammami

L’organisation régionale EuroMed Droits a exprimé, ce vendredi 9 janvier 2026, sa profonde indignation face à la détention et à la condamnation de l’avocat et militant Ayachi Hammami. .

EuroMed Droits condamne avec fermeté l’arrestation de Ayachi Hammami, avocat et militant des droits humains de premier plan, et ancien membre de son bureau exécutif, qui a consacré sa vie à la défense des droits et des libertés.

Sa condamnation à cinq ans de prison, assortie d’une surveillance administrative de deux ans, constituent une tentative claire de faire taire les voix indépendantes et d’intimider toutes celles et ceux qui continuent de défendre l’État de droit, dans le but d’instaurer un climat de peur et de silence, menaçant les acquis démocratiques en Tunisie.

Ayachi Hammami est en grève de la faim depuis 36 jours, depuis le 2 décembre 2025. Son action constitue un acte militant et un appel à toutes les forces démocratiques en Tunisie à se mobiliser contre la détérioration des droits humains dans le pays.

EuroMed Droits tient les autorités tunisiennes pour pleinement responsables de l’intégrité physique et morale d’Ayachi Hammami, et exige la fin immédiate de toute forme de harcèlement à son encontre, notamment l’entrave aux visites de ses avocats.

EuroMed Droits appelle les autorités tunisiennes à libérer immédiatement et sans conditions Ayachi Hammami, ainsi que l’ensemble des détenu.e.s d’opinion et politiques, et à mettre un terme à toutes les poursuites visant les défenseuses et défenseurs des droits humains.

EuroMed Droits renouvelle sa solidarité entière avec Ayachi Hammami, sa famille, et tous ceux et celles qui continuent de défendre les droits humains en Tunisie.

Communiqué

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Nafti participe à Djeddah au Conseil des ministres des AE de l’OCI

Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, participe, samedi 10 janvier, à Djeddah (Arabie saoudite), à la 22e session extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), consacrée à l’examen de l’évolution de la situation en Somalie.

Un communiqué du ministère des Affaires étrangères indique que la réunion examinera les derniers développements de la situation dans la République fédérale de Somalie, à la suite de la reconnaissance par l’entité sioniste de la région dite du « Somaliland » en tant qu’État indépendant.

Elle examinera aussi la poursuite de l’agression sioniste contre le peuple palestinien et les plans d’annexion et de déplacement forcé de sa population hors de sa terre.

En marge de la réunion, Nafti s’entretiendra avec ses homologues de plusieurs pays islamiques afin d’examiner les relations de coopération bilatérale unissant la Tunisie et ces pays et les moyens de les développer, outre les questions régionales et internationales d’intérêt commun.

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Le CRLDHT appelle Ayachi Hammami à cesser sa grève de la faim en prison

Le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) a lancé un appel pressant à l’avocat et activiste politique Ayachi Hammami pour mettre fin à la grève de la faim qu’il observe en prison depuis 37 jours.

«Pour ta vie, irremplaçable, pour l’honneur de la justice que tu défends, pour celles et ceux qui t’aiment et qui ne peuvent se résoudre à voir ta santé à ce point altérée et ta vie menacée », souligne l’Ong tunisienne basée à Paris dans son appel publié ce vendredi 9 janvier 2026.

«Nous savons ce que coûte chaque jour supplémentaire. Nous savons aussi que ton geste n’est ni une fuite ni une recherche de sacrifice, mais un appel politique ultime, lancé depuis l’enfermement quand toutes les voies normales ont été étouffées», souligne le CRLDHT. Qui ajoute : «Nous te parlons au nom des valeurs que tu as toujours défendues : la dignité humaine, la primauté de la vie, la justice, la solidarité, la responsabilité envers les autres et de cette idée simple et radicale que nul combat pour la liberté ne doit se payer par l’extinction d’une vie.»

Tout en demandant au prisonnier politique condamné à 5 ans de prison dans le cadre de l’affaire dite de «complot contre la sûreté de l’Etat» à penses à ses proches et à celles et ceux qui, lors des visites, ne le reconnaissent plus tant la fatigue et la perte de poids l’ont transformé, le CRLDHT lui demande «non pas d’abandonner la lutte mais de changer de terrain» et de préserver sa vie telle un bien commun.

I. B.

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Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse

L’Algérie est souvent en bisbille avec la France et leurs disputes ne sont pas sans nous rappeler celles des vieux couples. La dernière sortie de Donald Trump devant les élus de son parti a été humiliante pour les deux pays, aussi bien pour la France que pour l’Algérie. En revanche, face à Trump, aucun des deux ne semble vouloir faire le fier. Les dirigeants algériens ont laissé leur «nif» au vestiaire et la France a vu diluer toute sa glorieuse histoire dans la marée du larbinisme.

Mohamed Sadok Lejri *

Abdelmajid Tebboune et Emmanuel Macron ont silencieusement reconnu leur infériorité et leur grande servilité devant le plus fort. Finalement, la lâcheté de certains dirigeants se révèle dès que le danger apparaît et à la première attitude provocatrice de Trump.

Vladimir Poutine et Xi Jinping ne sont pas des dirigeants en carton, c’est pourquoi Trump n’ose pas les humilier. Le Russe et le Chinois reçoivent de sa part tous le respect et les égards qui leur sont dus.

Le régime algérien, frère et grand ami du Venezuela bolivarien devant l’Eternel, symbole de l’anticolonialisme et engagé depuis toujours dans la lutte contre l’impérialisme, observe un silence assourdissant depuis l’arrestation de l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro.

Les médias algériens à la botte du pouvoir en place traitent, depuis quelques jours, ce sujet d’actualité avec beaucoup de pusillanimité. Une chose est sûre, le pouvoir ne veut pas se mouiller et protège ses arrières.

Tebboune et la docilité de vassal

Mardi 6 janvier 2026, la boxeuse algérienne Imane Khelif, championne olympique à Paris et cible d’accusations sur son genre, a de nouveau fait l’objet de moqueries de la part de Trump. Ce dernier, très hostile à l’idée de voir des athlètes transgenres participer à des compétitions féminines, avait déjà déclaré que lors des Jeux Olympiques qui se dérouleront à Los Angeles, en 2028 «il ne restera pas les bras croisés à regarder des hommes battre des athlètes féminines».

Dans un numéro digne d’un one-man-show fait de railleries et de critiques acerbes visant la sportive algérienne sans la nommer, il a d’abord mimé une scène d’haltérophilie pour expliquer qu’un transgenre soulèvera toujours les kilos avec une aisance nettement supérieure à celle d’une femme avant de créer un vrai spectacle autour de la personne d’Imane Khelif et du combat qui l’avait opposée à l’italienne Angela Carini lors des derniers Jeux olympiques de Paris. Je vous reproduis la traduction publiée par le journal électronique algérien TSA : «𝑉𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑒𝑧 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑏𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑏𝑜𝑥𝑒𝑢𝑠𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑚𝑝𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑑’𝐼𝑡𝑎𝑙𝑖𝑒? 𝑃𝑢𝑖𝑠 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣𝑒 𝑐𝑒𝑡 ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑎 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔é 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑥𝑒. 𝐶’é𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑢𝑛 𝑏𝑜𝑛 𝑏𝑜𝑥𝑒𝑢𝑟, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑖𝑙 𝑎 𝑑é𝑐𝑖𝑑é 𝑑𝑒 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑜𝑛 𝑎ff𝑎𝑖𝑟𝑒 […]. 𝐴𝑢 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑟𝑜𝑢𝑛𝑑, 𝑖𝑙 𝑙𝑢𝑖 𝑎 𝑎𝑠𝑠é𝑛é 𝑢𝑛𝑒 𝑔𝑎𝑢𝑐ℎ𝑒. 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑠’𝑒𝑠𝑡 𝑟é𝑓𝑢𝑔𝑖é𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑖𝑛 𝑑𝑢 𝑟𝑖𝑛𝑔, 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑒𝑧? 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑡𝑜𝑚𝑏é𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑙𝑒𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒𝑠, 𝑑𝑢 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑜𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑢 𝑐ℎ𝑜𝑐. 𝐼𝑙𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑒𝑠𝑠𝑎𝑦é 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒𝑟, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑝𝑟é𝑓é𝑟é 𝑎𝑏𝑎𝑛𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟. 𝐸𝑡, à 𝑙𝑎𝑓𝑖𝑛, 𝑐𝑒𝑡 ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒-f𝑒𝑚𝑚𝑒 𝑎 𝑔𝑎𝑔𝑛é 𝑙𝑎 𝑚é𝑑𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑑’𝑜𝑟 […]. 𝑇𝑜𝑢𝑡 𝑐𝑒𝑙𝑎 𝑒𝑠𝑡 𝑟𝑖𝑑𝑖𝑐𝑢𝑙𝑒.»

Je pense que l’enseignement qu’on peut tirer de tout cela, c’est que le régime algérien bombe le torse et devient hystérique quand il s’agit de la France ; il joue aux gros bras en se surexcitant régulièrement sur le Maroc ; il rugit dans ses frontières et déploie une poigne de fer contre ses propres citoyens, mais, face aux Américains… gargouillis intestinaux et prout ! Ce régime s’incline avec une docilité de vassal devant les grands de ce monde et puise sa survie dans l’obséquiosité qu’il leur témoigne.

L’Algérie, notamment la frange la plus éclairée de la population algérienne, mérite mieux que ça.

Macron déshonore la France

Deux jours après, le 8 janvier, Trump a raconté une conversation avec Macron durant laquelle il l’aurait forcé à accepter ses exigences sur le prix des médicaments, en le menaçant d’une taxe sur les produits français. Il a imité le chef d’Etat français : «Emmanuel, si lundi tu n’as pas accepté tout ce qu’on demande, j’imposerai une taxe de 25 % sur tous les produits qui viennent de France.» Puis, toujours en l’imitant, il a joué la phrase que Macron aurait répondue : «Non, non, non, tu ne peux pas faire ça». Avant de répliquer : «Si, je peux le faire, et je le ferai». Et le président américain de continuer son imitation. «Emmanuel m’a dit : “Marché conclu Donald, j’adorerais augmenter le prix de mes médicaments sur ordonnance de 200%. Cela serait un honneur Donald, tout ce que tu veux. Ne le dis pas à la population, Donald, je t’en supplie”».

L’oligarchie mondialiste et dépourvue de patriotisme qui gouverne en France, et dont Macron est un simple pion, a déshonoré la France de la manière la plus humiliante qui soit !

Il faut dire que les dirigeants européens tels que Merz, Starmer et Von der Leyen ne valent pas mieux et ne sont guère mieux lotis que les élites françaises. Ce n’est donc pas à Trump qu’il faut s’en prendre, mais aux dirigeants européens et aux imbéciles qui votent encore pour eux. Trump n’a fait que mettre ces larbins émasculés du mondialisme Made in USA devant leur lâcheté et leur avilissement.

La France ne rayonnera de nouveau qu’avec une bonne dose de testostérone et une fois qu’elle aura retrouvé la mémoire et le sens de l’honneur. Et elle ne pourra jamais recouvrer sa dignité et rétablir son honneur avec un Raphaël Glucksmann, un Gabriel Attal, un Edouard Philippe ou un Jordan Bardella à l’Elysée !

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Le passeport tunisien confirme sa puissance au niveau régional

Le passeport tunisien occupe la 75e position mondiale sur 199 passeports évalués dans la dernière édition du Henley Passport Index publiée en octobre 2025. Ce classement permet aux détenteurs du passeport tunisien d’accéder à 68 destinations sans visa préalable. Alors que 159 destinations nécessitent un visa pour les voyageurs tunisiens.

Au niveau régional, la Tunisie se positionne à la deuxième place en Afrique du Nord, derrière le Maroc qui détient le passeport le plus puissant de la région. Le royaume chérifien occupe la 70e position mondiale avec un accès à 73 destinations sans visa et 154 destinations nécessitant un visa. Soit cinq destinations de plus que la Tunisie en accès sans visa.

Les autres pays du Maghreb affichent des performances nettement inférieures. La Mauritanie se classe 85e avec 57 destinations accessibles sans visa contre 170 destinations avec visa obligatoire. Tandis que l’Algérie occupe le 86e rang avec 56 destinations sans visa et 171 destinations nécessitant un visa. L’écart entre la Tunisie et ces deux pays s’élève respectivement à 10 et 11 rangs.

La Libye enregistre la performance la plus faible de la région nord-africaine en se positionnant au 99e rang mondial. Le passeport libyen n’offre un accès sans visa qu’à 39 destinations. Cependant que 188 destinations exigent un visa, soit 29 destinations de moins que le passeport tunisien en accès sans visa et 24 rangs derrière l’Algérie.

Le Henley Passport Index constitue la référence mondiale en matière de classement des passeports. Cet indice évalue 199 passeports selon leur accès à 227 destinations de voyage. Offrant ainsi une mesure complète de la mobilité internationale. L’index s’appuie sur vingt ans de données historiques et est régulièrement mis à jour pour refléter les évolutions en matière d’accès mondial et de politiques gouvernementales dans ce domaine.

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Zenzri presse l’administration de lever les blocages et d’accélérer les projets

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a appelé jeudi 8 janvier 2026 à des solutions immédiates pour lever les obstacles entravant l’avancement des projets publics et des investissements privés. Cette déclaration a été faite lors d’un Conseil des ministres tenu au Palais de La Kasbah.

Elle a exhorté les responsables de l’administration aux niveaux central, régional et local à redoubler d’efforts afin de traiter les dossiers dans les plus brefs délais, dans le strict respect des délais légaux, et de répondre efficacement aux demandes des citoyens, indique un communiqué officiel.

La cheffe du gouvernement a également insisté sur la nécessité de motiver clairement toute décision de refus. Tout en soulignant l’importance de la transparence et de la responsabilité administrative.

En outre, le Conseil des ministres a été consacré à l’examen de plusieurs projets de lois et de décrets à caractère social, économique et lié à l’investissement.

Mme Zenzri a mis l’accent sur l’urgence de moderniser le cadre législatif et d’accélérer l’adoption de textes en phase avec les défis actuels, notamment ceux liés à l’emploi et aux attentes des jeunes.

Évoquant la « révolution législative » prônée par les autorités, elle a appelé à rompre avec les approches traditionnelles, estimant que la Tunisie a besoin à la fois de nouvelles lois et de responsables capables de les appliquer avec loyauté, intégrité et esprit patriotique.

Elle a enfin souligné que cette dynamique ne pourra aboutir sans un changement profond des mentalités et une véritable « révolution culturelle ». Une condition essentielle, estime-t-elle, pour améliorer la gouvernance des services publics et la qualité des prestations offertes aux citoyens.

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Le Tunisien Tawfik Jelassi parmi les 50 personnalités influentes du secteur technologique mondial

Le Tech Diplomacy Global Institute a nommé le Dr Tawfik Jelassi comme l’une des 50 personnalités influentes du secteur technologique mondial en 2026 (Tech Diplomacy Global 50 – 2026).

«En tant qu’assistant au directeur général pour la communication et l’information à l’Unesco, le Dr Jelassi a joué un rôle déterminant dans la promotion de sociétés du savoir inclusives, la transformation numérique et la liberté d’expression à travers le monde. Son leadership à l’intersection de la technologie, de la gouvernance et de la coopération multilatérale illustre parfaitement l’essence même de la diplomatie technologique à l’ère du numérique», lit-on dans le communiqué présentant le récipiendaire.

Fort d’une carrière qui l’a mené des milieux universitaires, gouvernementaux et industriels en Europe, aux États-Unis et en Tunisie, le Dr Jelassi a toujours défendu une utilisation responsable et stratégique des technologies numériques au service du bien commun.

De son poste de ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des Technologies de l’information et de la communication au sein du gouvernement de transition démocratique (2014-2015), à son rôle de dirigeant académique en tant que doyen de l’École des Ponts Business School à Paris et à ses fonctions de- direction à l’IMD et à l’Institut européen d’administration des affaires (Insead), «il apporte sur la scène mondiale une combinaison rare de vision stratégique, d’expérience politique et d’expertise technologique.»

Dr Jelassi a déclaré dans un post sur X : «C’est un honneur et un privilège d’être reconnu comme l’un des 50 leaders mondiaux de la diplomatie technologique. Je suis profondément touché et reconnaissant de cette reconnaissance, qui m’encourage à poursuivre mes efforts. Alors que la technologie et l’IA occupent une place prépondérante dans la géopolitique, la diplomatie et les relations internationales, il est de notre devoir commun de veiller à ce que le numérique soit véritablement une force positive pour l’humanité, et non un danger ou une menace. Redoublons d’efforts ensemble pour atteindre ce noble objectif !»

I. B.

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