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Salon | Ifsa 2026 au service de l’agroalimentaire africain

La Tunisie accueillera la quatrième édition de l’International Food Show Africa (Ifsa), le Salon international de l’industrie alimentaire pour l’Afrique, se tiendra du 9 au 11 juin 2026 au parc des expositions de Kram, au nord de Tunis.

Cet événement vise à rassembler les acteurs du secteur agroalimentaire africain et international pour présenter les innovations dans les domaines de la transformation alimentaire, des équipements industriels et des solutions d’emballage, et à favoriser le networking et les partenariats stratégiques. 

Cette édition devrait bénéficier d’une large participation d’entreprises et d’exposants de divers pays africains et de partenaires internationaux, dans un secteur qui occupe une place centrale dans l’activité économique et commerciale.

Ce sera une plateforme africaine de premier plan qui rassemblera les acteurs des secteurs industriel et alimentaire (producteurs, exportateurs et investisseurs), ainsi que les représentants des structures de soutien à l’innovation et à la recherche, afin de renforcer la coopération régionale et de contribuer au développement des chaînes de valeur alimentaires sur le continent africain.

Le programme comprend une série d’ateliers techniques, de séminaires scientifiques et de réunions professionnelles qui aborderont de multiples sujets, notamment la sécurité alimentaire, la numérisation industrielle, l’innovation dans l’emballage, la transition énergétique et les opportunités d’exportation des produits agroalimentaires sur le marché africain.

Des séances de réseautage et de partenariat seront également organisées entre les acteurs économiques, les jeunes entreprises et les organismes de financement afin d’explorer les moyens de renforcer l’intégration industrielle entre les pays africains.

Les organisateurs estiment que l’Afrique est aujourd’hui l’un des marchés émergents les plus importants du secteur agroalimentaire, grâce à une demande intérieure croissante et à des investissements en hausse dans la transformation, le conditionnement et la distribution.

En organisant cet événement économique, la Tunisie cherche à renforcer sa position de centre régional d’innovation et de commerce dans le secteur de l’industrie agroalimentaire, en tirant parti de sa situation géographique stratégique et de son réseau d’accords avec les pays africains et européens.

I. B.

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Aviation africaine : l’Éthiopie investit massivement dans un méga-aéroport

Ethiopian Airlines a officiellement lancé, samedi 10 janvier 2026, un vaste projet de 12,5 milliards de dollars destiné à bâtir ce qui sera le plus grand aéroport du continent africain. L’infrastructure verra le jour à Bishoftu, à environ 45 kilomètres au sud-est d’Addis-Abeba, et devrait être achevée en 2030.

La compagnie aérienne nationale a remporté le contrat de conception de cet aéroport international qui sera doté de quatre pistes. Le Premier ministre Abiy Ahmed a qualifié le projet de « plus grand chantier d’infrastructure aéronautique de l’histoire de l’Afrique ». Une fois opérationnel, l’aéroport international de Bishoftu pourra accueillir jusqu’à 270 avions et traiter 110 millions de passagers par an.

Cette capacité représente plus de quatre fois celle de l’actuel aéroport principal du pays, qui devrait atteindre la saturation dans les deux à trois prochaines années, selon le PM éthiopien.

Abraham Tesfaye, directeur du développement et de la planification des infrastructures d’Ethiopian Airlines, a précisé que la compagnie financerait environ 30 % du projet, le reste devant être couvert par des prêts. Il a indiqué que 610 millions de dollars avaient déjà été débloqués pour les travaux de terrassement. Lesquels devraient s’achever dans un délai d’un an. Les principaux entrepreneurs devraient, quant à eux, entamer la construction à partir d’août 2026.

Initialement estimé à 10 milliards de dollars, le coût total du projet a été revu à la hausse pour atteindre 12,5 milliards. Parmi les bailleurs de fonds figure notamment la Banque africaine de développement, qui a annoncé en août dernier l’octroi d’un prêt de 500 millions de dollars et la coordination d’un financement global de 8,7 milliards de dollars. « Des institutions financières du Moyen-Orient, d’Europe, de Chine et des États-Unis ont exprimé un vif intérêt pour soutenir ce projet », a ajouté Abraham Tesfaye.

Ethiopian Airlines, première compagnie aérienne d’Afrique en termes de taille et de réseau, poursuit parallèlement son expansion. Elle a lancé six nouvelles liaisons au cours de l’exercice 2024-2025. Tandis que son chiffre d’affaires continue de progresser, renforçant sa position de moteur du transport aérien sur le continent.

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Sénégal–Mauritanie : le secteur privé chargé de bâtir une zone de prospérité partagée

Les gouvernements sénégalais et mauritanien ont confié au Conseil d’affaires Mauritanie–Sénégal (CAMS) la mission de concevoir et de structurer une « zone de prospérité partagée » entre les deux pays. L’annonce a été faite vendredi à Dakar par les Premiers ministres Ousmane Sonko et El Moctar Ould Djay (PM sénégalais et mauritanien respectivement), à l’issue d’une rencontre officielle.

La résolution adoptée, le CAMS, qui regroupe des acteurs des secteurs privés sénégalais et mauritanien, sera chargé de définir le cadre institutionnel et les règles de fonctionnement de cette future zone économique, avec un délai de six mois pour valider le projet, rapporte l’Agence de presse du Sénégal (APS). Pour ce faire, un groupe mixte chargé de superviser sa réalisation sera mis en place.

Au-delà de l’enjeu économique, Ousmane Sonko a présenté cette initiative comme « un outil de coopération et de pacification entre les deux peuples », appelant les investisseurs à lever les obstacles à l’investissement transfrontalier et à se mobiliser autour de projets communs. Il a notamment plaidé pour le développement de la zone côtière partagée, riche en ressources énergétiques, halieutiques et industrielles, afin d’en faire un moteur de souveraineté économique régionale.

De son côté, le Premier ministre mauritanien a salué cette démarche, estimant qu’elle illustre « la capacité des pays africains à porter des projets structurants financés par des investisseurs du continent ».

En tout cas, cette vision commune, portée par Dakar et Nouakchott, ambitionne de renforcer l’intégration économique et de contribuer durablement à la lutte contre le sous-développement.

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L’ Afrique en forte croissance, la Tunisie plombée par la dette

Au total, huit pays d’Afrique de l’Ouest (entre autres Sénégal, Guinée, Liberia, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Niger) et cinq pays d’Afrique de l’Est (dont Éthiopie, Ouganda, Tanzanie, Rwanda), sans oublier la Libye au Nord et le Mozambique au Sud, devraient caracoler en tête de la croissance africaine. Ces deux régions resteront les plus dynamiques du continent, d’après Ecofin.

Pour comprendre cette hausse de croissance, il faut voir les chantiers d’infrastructures qui fleurissent, des villes qui grandissent à vue d’œil. Il s’agit en effet d’un boom numérique, notamment via des investissements étrangers qui s’élargissent et un ancrage plus fort dans l’économie mondiale. En Afrique de l’Ouest, on ajoute à cela des projets géants dans le pétrole, le gaz, les énergies vertes et les mines, pour un développement durable.

Freins en Afrique du Sud et défis de la dette

L’Afrique du Sud devrait limiter sa croissance à 1,5-3%, plombée par des taux d’intérêt élevés et des droits de douane américains de 30% sur ses exportations, bien qu’une accélération légère soit attendue au second semestre.

Par ailleurs, le continent peine à stabiliser sa dette critique, exposée aux chocs mondiaux (financement, commodities, changes).

Le surendettement risque de s’empirer, ce qui pousse à des mesures dures : budgets serrés, austérité, ouverture des échanges et ventes d’entreprises publiques. L’Éthiopie, le Mozambique, la Tunisie et la Zambie sont en première ligne.

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‘‘L’exil de l’amour’’ | Mémoire de l’Afrique contemporaine

Sur le chemin de l’école, une fillette de sept ans tombe sur deux tombes silencieuses. Sa question innocente déclenche un dialogue avec sa grand-mère, gardienne des mémoires et des histoires familiales. 

Djamal Guettala

Dans ‘‘L’exil de l’amour’’, publié par les éditions Ecovie (Ouagadougou, Burkina Faso), Maiga Assetou Wendyam transforme ce moment simple en une exploration de l’intime et du social, où l’enfance et la mémoire deviennent matière à fiction, et où l’Afrique se révèle dans ses couleurs, ses sons et ses odeurs.

Le roman dépasse le cadre familial. Patrice et Nadège, amis et amoureux contrariés par la société et le destin, incarnent les tensions entre traditions et modernité. À travers eux, Wendyam aborde la fragilité des relations, l’instabilité des couples, la maltraitance des enfants et l’impact des normes venues d’ailleurs sur les vies individuelles. Le Burkina Faso contemporain se dessine comme un espace en mutation, où les élans du cœur doivent composer avec les obligations sociales et les contraintes institutionnelles.

Un Burkina Faso tangible et vivant

Le style de Wendyam Assetou est clair, musical et immersif. Les dialogues résonnent comme les conversations sur les places publiques, et les détails du quotidien — la terre humide après la pluie, le bruissement des feuilles de karité, le goût sucré des mangues, la chaleur du soleil sur la peau — plongent le lecteur dans un Burkina Faso tangible et vivant. Chaque geste, chaque parole, chaque silence devient un élément poétique du récit, transformant la lecture en expérience sensorielle et émotionnelle.

‘‘L’exil de l’amour’’ explore également la transmission familiale et la force de la mémoire. La fillette questionne, la grand-mère raconte, et à travers elles se dessine un regard sur l’Afrique contemporaine, où les jeunes générations naviguent entre traditions, désirs et influences extérieures. Les personnages deviennent des témoins universels : ils portent la fragilité et la résilience humaines, montrant que l’amour et la tendresse peuvent perdurer malgré les obstacles et les épreuves de la vie.

Mais ce roman n’est pas seulement un récit d’émotions. Il reflète la société burkinabè dans toute sa complexité : familles et couples confrontés aux transformations sociales, enfants qui cherchent leur place entre normes et libertés, et adultes qui tentent de préserver des liens malgré la fragilité des structures traditionnelles. Wendyam Assetou réussit à peindre cette réalité avec finesse, sans lourdeur ni jugement, laissant transparaître l’espoir et la beauté des relations humaines.

L’Afrique dans sa fragilité et sa force

‘‘L’exil de l’amour’’ confirme la voix singulière de Maiga Assetou Wendyam. Plus qu’une simple histoire d’amour ou un récit familial, le roman est un voyage dans l’intime et le social, un mélange de sensibilité, de poésie et de critique sociale. Chaque page invite à ressentir l’Afrique dans sa chaleur, sa fragilité et sa force, tout en offrant une réflexion sur les transformations du Burkina Faso contemporain.

‘‘L’exil de l’amour’’ est une ode à l’Afrique et à ses émotions : aux joies simples, aux épreuves, aux traditions et aux changements. Il rappelle que l’amour, même en exil, trouve toujours le chemin pour revenir et s’ancrer dans les vies et les mémoires. Wendyam Assetou y affirme sa maîtrise du récit sensoriel et social, démontrant que la littérature africaine peut être à la fois tendre, lucide et profondément humaine. Pour le lecteur, c’est un voyage à travers les couleurs, les parfums, les voix et les silences d’un pays où la mémoire et l’amour continuent de se transmettre de génération en génération.

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Cameroun : là où les entreprises tunisiennes peuvent décrocher des contrats

Le Cameroun dispose de plus de 5 640 milliards de FCFA de financements extérieurs déjà mobilisables mais encore non utilisés, ouvrant un important gisement d’opportunités pour les investisseurs privés, notamment tunisiens.

C’est ce que révèle le spécialisé Investir-Au-Cameroun qui cite la Caisse autonome d’amortissement (CAA). Laquelle précise que « ces ressources […] concernent des projets prioritaires en agriculture, infrastructures, eau, énergie et éducation, dans un pays où les besoins restent élevés et structurels ».

L’essentiel de ces montants correspond à des prêts déjà signés mais non décaissés (4 714,7 milliards de FCFA), auxquels s’ajoutent 927,2 milliards de FCFA de financements autorisés mais encore en attente de signature. Ce stock représente près d’une année et demie des besoins d’endettement budgétaire du Cameroun, illustrant un décalage persistant entre disponibilité financière et mise en œuvre effective des projets, explique le site.

Pour des investisseurs tunisiens, ce retard est à même de constituer paradoxalement une fenêtre d’entrée. Les blocages identifiés – lenteurs administratives, difficultés de mobilisation des fonds de contrepartie, contraintes foncières – ouvrent la voie à des partenariats public-privé, à de la sous-traitance spécialisée ou à des prises de participation dans des projets nécessitant expertise technique et capacités d’exécution rapides, domaines où les entreprises tunisiennes disposent d’un savoir-faire reconnu. Des domaines qui peuvent être à la portée des entreprises tunisiennes.

En effet, le secteur agricole est emblématique. La relance de la Cameroon Development Corporation (CDC), via des projets de transformation du caoutchouc et de l’huile de palme, écrit Investir-Au-Cameroun, vise la substitution aux importations et la montée en valeur ajoutée locale.

Des opportunités existent dans l’ingénierie agro-industrielle, la maintenance, la logistique et la transformation, segments accessibles aux opérateurs tunisiens.

D’autres secteurs offrent un fort potentiel : l’eau potable à Yaoundé, les infrastructures routières reliant le sud du pays au port de Kribi, ainsi que l’éducation de base financée par des bailleurs multilatéraux. Ces projets bénéficient de financements sécurisés, limitant le risque de paiement pour les partenaires privés, surtout étrangers.

Dans un contexte où l’État camerounais cherche à améliorer l’absorption de ses financements extérieurs, les investisseurs tunisiens peuvent se positionner comme partenaires opérationnels crédibles, capables d’accélérer l’exécution des projets tout en accédant à un marché d’Afrique centrale à fort potentiel de croissance.

A noter du reste que certaines entreprises tunisiennes ont déjà un pied sur les marchés du Cameroun, et ce par l’entremise de la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax. Laquelle a même créé un Salon dénommé « AFRIBAT Cameroun », soit le pendant du Salon MEDIBAT.

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Afrique –  Sept milliardaires, 22 milliards de dollars gagnés en 2025

En 2025, la fortune des milliardaires africains présents dans le Top 500 mondial de Bloomberg a connu une envolée spectaculaire. Les sept Africains recensés ont vu leur patrimoine cumulé augmenter de 26,89% en un an, soit un gain de 21,87 milliards de dollars, pour atteindre 103,2 milliards de dollars à fin 2025.

Vous aurez sans doute compris que cette performance contraste avec la croissance économique moyenne du continent, estimée à environ 4,2%. Elle contraste également avec le dénuement total des populations africaines dans leur ensemble. Mais que voulez-vous, le monde est ainsi fait, seuls les démagogues d’un autre âge imaginent le contraire.

Sur le plan global, et selon le Bloomberg Billionaires Index, la richesse totale des 500 personnes les plus fortunées du monde a progressé de 2 200 milliards de dollars en 2025, pour s’établir à 11 900 milliards de dollars. L’entrée dans ce club très fermé nécessite désormais un patrimoine minimum de 7,37 milliards de dollars. Ce qui explique que l’Afrique n’y soit représentée que par sept milliardaires résidant sur le continent ou y détenant l’essentiel de leurs actifs.

Cependant, ces sept fortunes sont réparties entre trois Sud-Africains (Johann Rupert & family, Nicky Oppenheimer et Natie Kirsh), deux Nigérians (Aliko Dangote et Abdul Samad Rabiu) et deux Égyptiens (Naguib et Nassef Sawiris). Autrement dit, entre trois pays sur les 55 que compte le continent. Ensemble, ils auraient largement bénéficié de la forte dynamique des marchés financiers africains en 2025, selon Bloomberg.

Grâce aux trois principales places boursières…

L’envolée des Bourses africaines constitue le principal moteur de cette hausse. En effet, les indices majeurs ont enregistré des performances exceptionnelles : +42,16% à Johannesburg, +37,74% au Caire, +51,19% à Lagos et +27,57% à Casablanca. Ces progressions ont directement dopé la valorisation des groupes cotés contrôlés par les milliardaires africains, souvent parmi les plus grandes capitalisations boursières du continent., comme le relaie le site afrique.le360.ma.

… mais aussi aux effets de change

Les effets de change ont également joué un rôle clé. En 2025, le naira nigérian et la livre égyptienne se sont appréciés face au dollar après plusieurs années de dépréciation. Or, les fortunes étant exprimées en dollars, cette évolution a mécaniquement renforcé la richesse des milliardaires concernés.

Et en la matière, le grand gagnant de 2025 n’est autre que le Nigérian Abdul Samad Rabiu, avec une hausse de 6,85 milliards de dollars, portée par l’explosion des cours de BUA Foods et BUA Cement. Du coup, il intègre pour la première fois le Top 500 mondial. Mais malgré une progression plus modeste, son compatriote, Aliko Dangote, reste la première fortune africaine évaluée à 30 milliards de dollars, soutenue par la performance de ses entreprises et la montée en puissance de sa méga raffinerie de pétrole, ajoute la même média.

A côté d’eux, il y a le Sud-africain Johann Rupert et les frères Sawiris (Egypte) qui ont également profité de la hausse des marchés, notamment dans le luxe, la construction, les télécoms et les infrastructures, respectivement.

Enfin, cette dynamique africaine s’inscrit dans un contexte mondial d’enrichissement accéléré, dominé par Elon Musk, dont la fortune a bondi – excusez du peu -, de 190 milliards de dollars en 2025, illustrant l’ampleur des gains concentrés au sommet de la pyramide mondiale des richesses. Mais cela ne veut aucunement pas dire qu’ils font l’essentiel de l’économie africaine. Loin de là!

A l’analyse, on s’aperçoit que ces trois pays dont issus nos sept milliardaires ont mis en place un climat d’affaires propice aux bonnes affaires, à la création de richesses et forcément de l’emploi. D’ailleurs, on s’étonne cependant qu’il n’y ait aucun Marocain sur cette liste des 500 fortunes mondiales de Bloomberg.

Suivez notre regard !

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Mobilité et croissance : le modèle Cedeao face aux vents contraires

La libre circulation des personnes au sein de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) constitue l’un des leviers économiques majeurs de l’intégration régionale. En permettant aux citoyens de circuler, s’installer et travailler sans visa dans un espace de 15 pays (ou 12 après le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger en 2025, et de la Mauritanie dans les années 90), elle favorise le commerce intra-régional, la mobilité de la main-d’œuvre et la résilience des économies.

Pourtant, ce modèle, souvent cité comme une réussite en Afrique, est aujourd’hui fragilisé par des obstacles structurels, sécuritaires et politiques, comme l’écrivent nos confrères de RFI.

L’Afrique de l’Ouest se caractérise par une forte mobilité intra-régionale, essentielle au fonctionnement de ses économies. Les migrations permettent de répondre aux besoins de main-d’œuvre, soutiennent les secteurs agricoles, commerciaux et informels, et contribuent à la redistribution des revenus via les transferts financiers. Pour les pays de la Cedeao, cette mobilité constitue un facteur de croissance, de réduction de la pauvreté et d’intégration des marchés, ajoute la source.

Cependant, les bénéfices économiques de la libre circulation sont parfois freinés par des tracasseries administratives et routières, la corruption aux frontières, le coût élevé du transport aérien et l’insuffisance des infrastructures. « Ces obstacles augmentent les coûts des échanges, ralentissent la circulation des biens et des travailleurs et réduisent la compétitivité régionale ». Mais ce n’est pas tout, car il faut ajouter à cela «… une insécurité juridique, liée à la méconnaissance ou à l’application inégale du droit communautaire, notamment sur le droit de résidence et l’accès à l’emploi ».

Et pour ne rien arranger, l’organisation sous-régionale est confrontée au retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger en 2025, ce qui accentue ces incertitudes. « Bien que des engagements politiques aient été pris pour maintenir la libre circulation avec l’Alliance des États du Sahel (AES), l’absence d’un cadre juridique stable crée un risque pour les travailleurs, les investisseurs et les entreprises transfrontalières ».

Rappelons que les pays membres de la Cedeao ont l’avantage de posséder un passeport commun. C’est déjà ça !

Dans un contexte de montée des nationalismes et de pressions extérieures pour restreindre les mobilités, préserver la libre circulation apparaît pourtant crucial. Pour les pays de la Cedeao, elle reste un atout économique stratégique, indispensable à la construction d’un marché régional intégré, attractif et capable de soutenir une croissance endogène et inclusive.

Il va falloir activer ou réactiver tous les leviers de la coopération entre les pays de la région, en vue de créer les ressorts de la croissance économique.

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Marchés financiers : la place tunisienne parmi les cinq premières d’Afrique

La Bourse de Tunis figure parmi les cinq premières places boursières africaines par le nombre de sociétés inscrites à la cote, selon le dernier rapport de l’OCDE sur les marchés de capitaux du continent.

Avec 79 entreprises cotées et une capitalisation boursière estimée à 8 milliards de dollars fin 2024, la Tunisie occupe le cinquième rang continental, d’après l’étude 2025 de l’Organisation de coopération et de développement économiques.

Le rapport met en lumière la position périphérique de l’Afrique sur l’échiquier financier international. Les 1 141 sociétés cotées sur l’ensemble des bourses africaines représentent à peine 5% du total des entreprises cotées dans les économies émergentes, pour une capitalisation cumulée de 561 milliards de dollars.

Le palmarès continental dominé par trois géants

L’Égypte domine le classement avec 245 entreprises cotées, malgré une capitalisation relativement modeste de 45 milliards de dollars qui reflète la taille limitée de nombreuses sociétés inscrites. L’Afrique du Sud concentre quant à elle l’essentiel de la valeur : 204 entreprises cotées à la Bourse de Johannesburg totalisent 336 milliards de dollars, soit près de 60% de la capitalisation boursière africaine. Le Nigeria complète le podium avec 156 sociétés pour 33 milliards de dollars de capitalisation, devançant Maurice (94 entreprises, 9 milliards de dollars) et donc la Tunisie en cinquième position.

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ZLECAf : le marché unique africain au service de la croissance et de l’investissement

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ouvre un nouveau chapitre pour l’économie africaine. Avec plus de 1,3 milliard de consommateurs et un PIB combiné supérieur à 3 000 milliards de dollars, ce marché unique vise à stimuler le commerce intra-africain, attirer les investissements étrangers et renforcer la compétitivité des entreprises locales. Une opportunité historique, mais dont le succès dépend de réformes concrètes et d’infrastructures modernisées.

En ce début de 2026, une année qui s’annonce délicate pour le continent africain, nous avons voulu revenir sur la vision de ce marché unique africain considéré comme porteur d’espoir et d’opportunités économiques.

Les trois préalables : droits de douane, investisseurs étrangers et logistique

Primo, rappelons que la ZLECAf (48 des 55 pays africains l’ont ratifiée) devrait faciliter la suppression progressive des droits de douane sur 90 % des biens échangés et harmoniser les normes commerciales entre les États membres. Et vous aurez compris que par les temps qui courent avec les nouvelles donnes dans les échanges commerciaux mondiaux, l’harmonisation des droits de douane entre les pays africains pourrait s’avérer importante.

Aux dires de certains spécialistes, avec sa capacité exportatrice, la Tunisie a tout à gagner avec cet accord commercial continental. En effet, pour les entreprises africaines, cela représente une chance unique de s’étendre sur de nouveaux marchés, d’améliorer leurs chaînes d’approvisionnement et de bénéficier d’économies d’échelle.

Pour leur part, les investisseurs étrangers y voient également un environnement intégré et stable, propice à des projets dans trois secteurs en particulier : industriel, technologique et des services.

Cependant, plusieurs défis restent à relever. Les infrastructures logistiques doivent être modernisées, les barrières non tarifaires réduites et les PME locales mieux soutenues pour profiter pleinement du marché unique.

Dans ce cadre, on estime que la coordination réglementaire entre les pays africains est également un facteur clé pour garantir une intégration fluide et efficace.

Ainsi réunies, ces conditions pourraient permettre à la ZLECAf de transformer l’Afrique en pôle économique et industriel compétitif, à même de rivaliser sur la scène mondiale, tout en stimulant la croissance, l’emploi et l’innovation sur le continent.

L’ennui est cependant que le commerce intra-africain est extrêmement faible, ne dépassant pas 12%

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Mauritanie – Forte progression des exportations de minerai de fer en 2025

14,7 millions. C’est notre chiffre du jour. Et c’est le tonnage en minerai de fer vendu en 2025 par la Société nationale industrielle et minière (SNIM) de Mauritanie.

Selon le site Africa2024tv, il s’agit de la 3ème année consécutive que ladite société dépasse le seuil de 14 millions de tonnes de minerai de fer, à savoir 14,1 millions de tonnes en 2023, 14,2 millions en 2024, et donc 14,7 millions en 2025. «… Cette progression confirme la solidité de la stratégie industrielle du groupe ».

Leader du secteur, la SNIM exploite les mines de Zouerate et exporte, via le port de Nouadhibou, vers l’Europe et la Chine.

Dans ce contexte, l’entreprise pourrait atteindre voire dépasser les 15,5 millions de tonnes au cours de l’année 2026. Ce qui est à même de renforcer sa présence sur les marchés internationaux, ajoute la même source.

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2026 : l’État dévoile l’échéancier des dettes fiscales et amendes

Le ministère des Finances a publié, mardi 30 décembre 2025, un arrêté fixant le calendrier de paiement des dettes fiscales et des amendes administratives dues à l’État, en application de la loi de finances 2026 (loi n° 2025-17 du 12 décembre 2025).

Ce dispositif prévoit des échéanciers différenciés selon le statut des débiteurs (personnes morales ou physiques) et le montant des créances.

Les personnes morales disposent de délais pouvant aller jusqu’à 20 trimestres pour régler leurs dettes fiscales, selon leur importance. Ainsi, les dettes inférieures ou égales à 5 millions de dinars doivent être apurées en un seul versement avant le 30 juin 2026. Tandis que celles dépassant un milliard de dinars bénéficient d’un échelonnement sur cinq ans, jusqu’au 31 mars 2031.

Pour les particuliers, les dettes fiscales allant jusqu’à 200 mille dinars doivent être réglées en une seule fois avant le 30 juin 2026. Au-delà de ce seuil, un échelonnement progressif est prévu, pouvant atteindre 20 versements trimestriels pour les montants supérieurs à 200 millions de dinars, avec une dernière échéance fixée au 31 mars 2031.

S’agissant des amendes administratives, seuls 50 % du montant restant sont concernés par un calendrier similaire : un paiement unique avant le 30 juin 2026 pour les montants inférieurs à 100 mille dinars, et jusqu’à 20 versements trimestriels pour les amendes dépassant 100 millions de dinars.

Publié au Journal officiel de la République tunisienne, cet arrêté vise à faciliter le recouvrement des créances publiques tout en tenant compte de la capacité de paiement des débiteurs.

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La sélection et le staff technique gabonais emportés par le fiasco à la CAN 

Le gouvernement gabonais a annoncé la suspension jusqu’à nouvel ordre de la sélection nationale de football ainsi que la dissolution de son staff technique, à la suite de l’élimination des Panthères dès la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025 (CAN Maroc2025).

« Le gouvernement décide de la dissolution du staff technique et de la suspension de l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre, ainsi que de la mise à l’écart des joueurs Bruno Ecuélé Manga et Pierre Émerick Aubameyang ». C’est ce qu’a indiqué le ministre par intérim des Sports, Simplice-Désiré Mamboula, cité dans un communiqué diffusé par la télévision nationale, quelques heures après la défaite du Gabon face à la Côte d’Ivoire (2-3), lors de la troisième et dernière journée du Groupe F.

Mamboula a, par ailleurs, appelé la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) à « prendre ses responsabilités » au regard des résultats enregistrés par les Panthères lors de cette compétition continentale, marquée par trois défaites en autant de rencontres.

Battu par le Cameroun (0-1) le 24 décembre, le Gabon s’est ensuite incliné de manière inattendue face au Mozambique (2-3) le 28 décembre, avant de concéder une nouvelle défaite mercredi soir contre les tenants du titre (2-3), terminant dernier du groupe F avec zéro point, une performance qualifiée de « catastrophique » par la presse locale.

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Quels sont les meilleurs pays africains où investir en 2026?

Le rapport Where to Invest in Africa 2025/26 de Rand Merchant Bank (RMB), élaboré en collaboration avec le Gordon Institute of Business Science, dresse un panorama complet de l’attractivité des pays africains pour les investisseurs étrangers et nationaux. Cette analyse couvre 31 économies qui représentent 90 % du PIB du continent, 83 % de sa population et 61 % de sa superficie — offrant une lecture robuste des fondamentaux structurels qui importent réellement pour les investisseurs à moyen et long terme.

Selon le rapport, les Seychelles et l’île Maurice restent en tête du classement, occupant respectivement les 1ᵉʳ et 2ᵉ places des destinations d’investissement du continent. Malgré leur petite taille, ces économies tirent profit d’une forte stabilité macroéconomique, d’une faible corruption et d’un développement humain élevé, trois atouts clés qui inspirent confiance aux investisseurs internationaux.

Derrière elles, les grandes économies africaines continuent de se démarquer :

  • Égypte se place 3ᵉ, grâce à un vaste marché domestique et des réformes structurelles attractives.
  • Afrique du Sud et Maroc occupent les 4ᵉ et 5ᵉ rangs, portés par des marchés sophistiqués et des infrastructures robustes.
  • Ghana, Algérie, Côte d’Ivoire, Tanzanie et Kenya complètent le top 10, chacun bénéficiant de dynamiques spécifiques comme la diversification économique ou l’essor industriel.

Comment ce classement est‑il construit ?

Le rapport ne se contente pas de classer les pays sur des impressions générales. Il s’appuie sur vingt indicateurs regroupés en quatre grands piliers, qui mesurent de façon systématique la capacité d’un pays à attirer et à conserver les investissements. Le premier pilier concerne la performance économique et le potentiel, en prenant en compte la croissance du PIB, le PIB par habitant, la taille du marché et la productivité. Le deuxième pilier porte sur l’accessibilité au marché et l’innovation, en évaluant la connectivité, l’urbanisation, la capacité d’innovation et l’adoption des nouvelles technologies. Le troisième pilier analyse la stabilité économique et le climat d’investissement, en examinant l’inflation, la stabilité monétaire, la gouvernance et l’environnement des affaires. Enfin, le quatrième pilier s’intéresse au développement social et humain, en prenant en considération le niveau d’éducation, les indicateurs de santé, les inégalités et la qualité de vie. Ces quatre dimensions permettent de dresser un classement robuste, basé sur des fondamentaux structurels plutôt que sur des perceptions ou des fluctuations temporaires.

Dans ce classement, la Tunisie se situe plutôt en milieu de tableau (généralement autour de la 12ᵉ position selon la plupart des estimations et données du rapport), reflétant une combinaison de points forts modestes et de problèmes structurels persistants.

 

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Tunisie : 7ᵉ pays d’Afrique le plus endetté à l’extérieur en 2024

La Tunisie se classe 7ᵉ parmi les pays africains les plus endettés vis-à-vis de l’extérieur en 2024. C’est ce qu’il ressort des données de la Banque mondiale relayées par Le360 Afrique. L’encours atteint 41,61 milliards de dollars, un niveau qui place le pays juste derrière le Maroc et le Mozambique, mais devant le Kenya, le Ghana et l’Éthiopie.

Voici le Top 10 africain en 2024

  1. Afrique du Sud — 170,01 Mds $
  2. Égypte — 143,25 Mds $
  3. Nigeria — 76,21 Mds $
  4. Angola — 67,28 Mds $
  5. Maroc — 65,41 Mds $
  6. Mozambique — 62,82 Mds $
  7. Tunisie — 41,61 Mds $
  8. Kenya — 41,20 Mds $
  9. Ghana — 36,18 Mds $
  10. Éthiopie — 30,02 Mds $.

En 2024, la dette extérieure tunisienne s’est stabilisée. Le ratio dette/PIB a reculé à 39,1 % en 2024 contre 44,7 % en 2023. La Banque mondiale explique cette amélioration par une baisse des nouveaux emprunts, des remboursements anticipés et une gestion plus prudente du financement extérieur.

Mais en dépit de cette accalmie, l’endettement extérieur continue de peser sur la politique budgétaire, le service de la dette et la capacité d’investissement. Sachant que la Tunisie reste exposée aux fluctuations économiques et à ses besoins de financement futurs.

Pour renforcer la soutenabilité financière du pays, souligne l’institution de Bretton Woods, la poursuite des réformes structurelles et une gestion rigoureuse de la dette restent indispensables.

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Dette extérieure : Où se situe réellement la Tunisie dans le classement africain ?

À la fin de l’année 2024, la Tunisie figure parmi les pays africains les plus endettés vis-à-vis de l’extérieur. Avec un encours estimé à environ 41,6 milliards de dollars, selon les données issues de la Banque mondiale et reprises par plusieurs institutions financières africaines, le pays se situe dans le haut du classement continental en termes de montants absolus, sans toutefois appartenir au groupe des très grandes économies africaines.

Selon les méthodologies retenues et la nature de la dette prise en compte, la Tunisie oscille entre la septième et la dixième place en Afrique. Cette variation s’explique principalement par la distinction entre dette extérieure totale, incluant le secteur privé, et dette publique externe seule.

Les premières places restent largement dominées par l’Afrique du Sud et l’Égypte, dont les encours dépassent 140 milliards de dollars, portés par la taille de leurs économies et un accès plus fluide aux marchés internationaux. La Tunisie évolue ainsi dans un groupe intermédiaire, aux côtés de pays comme le Maroc, l’Angola ou le Mozambique, avec des volumes plus limités mais des marges de manœuvre budgétaires plus restreintes.

Une trajectoire marquée par un pic puis une stabilisation

L’évolution de la dette extérieure tunisienne sur les dernières années met en évidence une phase de hausse marquée au début de la décennie, suivie d’une stabilisation progressive. Le pic a été atteint en 2021, dans un contexte de financement exceptionnel lié aux conséquences économiques de la pandémie. Depuis, l’encours en dollars a cessé de progresser de manière significative, malgré un environnement international défavorable caractérisé par la hausse des taux d’intérêt et le renchérissement du financement externe.

AnnéeDette extérieure (milliards $)
2020~41,9
2021~43,0
2022~41,0
2023~42,4
2024~40,4 – 41,6

Cette stabilisation traduit une combinaison de facteurs, dont une modération des nouveaux emprunts en devises et des remboursements plus importants, dans un contexte de forte pression sur la balance des paiements.

Un équilibre financier encore fragile

Au-delà du volume de la dette, l’indicateur le plus révélateur reste son poids par rapport à la richesse nationale. Le ratio dette extérieure sur PIB est passé d’environ 44,7% en 2023 à près de 39,1% en 2024, signalant une amélioration relative de la soutenabilité externe. Cette évolution a été rendue possible par une meilleure tenue des recettes en devises, notamment celles issues du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger.

Parallèlement, l’État tunisien a accentué son recours au financement intérieur afin de limiter l’exposition aux risques de change. En 2024, la dette domestique a dépassé la dette extérieure dans la structure globale de la dette publique, un choix qui permet de réduire la dépendance aux devises mais qui accroît la pression sur le système bancaire local et sur le financement de l’économie.

En 2024, la Tunisie a honoré des remboursements dépassant les 14 milliards de dinars, un effort significatif qui a contribué à contenir l’endettement extérieur. Cette stabilité reste néanmoins fragile et dépendante de facteurs exogènes, notamment la capacité du pays à maintenir des entrées de devises suffisantes et à accéder aux financements multilatéraux, qui représentent une part importante de sa dette extérieure.

Ainsi, la position de la Tunisie dans le classement africain reflète une situation intermédiaire. Le pays n’est pas confronté à un surendettement critique, mais demeure soumis à des contraintes structurelles qui exigent une gestion rigoureuse et prudente de ses équilibres financiers afin de préserver sa crédibilité économique et sa capacité de financement à moyen terme.

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