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Pourquoi je préfère Donald Trump aux démocrates

Oui, le titre choque. Il est fait pour ça. Car il est temps d’arrêter de faire semblant. D’arrêter de jouer au théâtre humanitaire, pendant que les bombes tombent. D’arrêter de croire que la barbarie devient acceptable dès lors qu’elle est prononcée avec de belles phrases, de bons accents, de grandes déclarations morales.

Dr Hichem Ben Azouz *

Cette «Chronique d’un Empire qui a enfin cessé de mentir» ne défend pas Trump. Elle accuse l’illusion démocrate et occidentale. Celle qui anesthésie les consciences depuis des décennies.

Gaza : le moment où le masque tombe

À Gaza, il ne reste plus rien à débattre. Plus de «complexité». Plus d’«équilibre». Plus de «processus de paix».

Ces mots sont devenus des paravents. Des formules creuses répétées pour gagner du temps pendant que les corps des morts s’accumulent.

Il y a un peuple écrasé, massacré, affamé, déplacé, rayé méthodiquement. Un génocide filmé en direct. Compté. Documenté. Et pourtant pleinement soutenu. Soutenu par qui ? Les républicains, sans gêne, sans pudeur, sans détour. Les démocrates, avec des mots graves, des pauses étudiées, des mines attristées. Les Européens, champions du double langage, qui invoquent le droit international le matin et livrent des armes le soir.

À Gaza, il n’y a pas de fracture morale occidentale. Il y a un consensus impérial, solide, transversal, assumé dans les faits.

Les démocrates «tuent» proprement.

L’histoire est claire. Les démocrates n’ont jamais été le camp de la paix. Ils sont le camp de la violence présentable, celle qui se donne bonne conscience. Sous eux : les drones sont devenus une routine administrative, les assassinats ciblés une procédure normalisée, les États détruits une «transition», les morts civils des «dommages collatéraux».

Sous Barak Obama, prix Nobel de la paix, l’exécution extrajudiciaire est devenue politique d’État. Y compris contre des citoyens américains. Mais avec des discours. Toujours des discours.

Les démocrates ne tuent pas moins. Ils tuent en parlant mieux. Leur crime n’est pas seulement de tuer. Il est de nommer cela civilisation, démocratie, progrès, stabilité.

Trump : la brutalité sans fard

Trump ne vend pas la démocratie. Il vend la force. Il ne parle pas de droits humains. Il parle d’intérêts. Il ne prétend pas sauver le monde. Il annonce qu’il le domine. Et c’est précisément pour cela que je le préfère.

Non parce qu’il serait moral. Mais parce qu’il détruit le mensonge.

Avec Trump, le Sud global comprend enfin ce que les démocrates s’acharnent à dissimuler : l’Empire n’a jamais eu de valeurs, seulement des intérêts armés. Trump ne rend pas l’Empire plus violent. Il le rend lisible.

Deux partis, un même Empire

Le Parti démocrate et le Parti républicain ne sont pas des adversaires idéologiques. Ils sont deux styles de gestion du même pouvoir. L’un frappe en citant les droits humains. L’autre frappe en assumant la force brute. Mais la main qui signe les guerres est la même. Les intérêts sont les mêmes. Les morts aussi. La différence n’est pas éthique. Elle est esthétique.

Fanon avait déjà tout dit.

Frantz Fanon n’a jamais cru à l’humanisme colonial. Il savait que l’Empire parle de l’Homme pendant qu’il retire l’humanité aux colonisés. Il savait que le langage est une arme. Que la morale est un camouflage.

Gaza ne fait que confirmer une vérité ancienne : l’Occident ne reconnaît l’humanité que lorsqu’elle lui ressemble. Les autres sont négociables.

Léo Ferré l’avait dit avant tout le monde : «La morale, c’est la faiblesse de la cervelle.» La morale occidentale est une faiblesse armée. Un décor humanitaire pour des cimetières coloniaux.

Préférer la vérité à l’hypocrisie

Je ne choisis pas Trump. Je refuse le mensonge démocrate et occidental. Je refuse la compassion sélective. Je refuse l’indignation programmable. Je refuse cet humanisme qui parle de paix pendant qu’il soutient un génocide.

Trump est obscène. Mais l’Empire qui tue en pleurant est bien plus obscène encore. S’il faut un clown brutal pour que le monde voie enfin le visage réel de l’Empire, alors oui, je préfère le bourreau sans masque au prêtre du massacre. Parce que toute décolonisation commence ainsi : nommer le crime ; brûler le langage qui le protège.

* Médecin, Johannesburg.

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Ce que l’affaire du Venezuela nous dit

Hier matin, samedi 3 janvier 2026, le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a été capturé avec son épouse à Caracas et exfiltré par des unités spéciales américaines. Ces événements sont intervenus 36 ans, jour pour jour, après la capitulation de l’ancien président du Panama, Manuel Noriega, qui s’est rendu, le 3 janvier 1990, aux troupes américaines ayant envahi son pays deux semaines auparavant. Aussi répréhensibles moralement et du point de vue du droit international qu’ils puissent paraître, ces événements ne font que refléter la réalité brute et sans fard de notre monde et des véritables rapports de force sur la scène internationale.

Elyes Kasri *

De nombreux idéalistes et idéologues gauchistes vont crier au scandale et au banditisme international en feignant d’ignorer que ce qui est arrivé à Caracas pourrait bien être répliqué dans d’autres régions, y compris la nôtre, car si l’Amérique du Sud tombe sous le coup de la fameuse doctrine Monroe [qui établit le continent américain comme sphère d’influence des États-Unis, les positionnant comme protecteurs face aux autres puissances, doctrine qui évoluera vers un interventionnisme pour défendre les intérêts de Washington, Ndlr], l’Afrique du Nord fait partie, qu’on le veuille ou non, de la ceinture sécuritaire de l’Alliance Atlantique avec un dénominateur commun pétrolier.

Caracas pourrait n’être en fin de compte que le prélude d’une tragédie qui pourrait frapper bientôt Téhéran et probablement l’Afrique du nord.

On ne nargue pas impunément à l’Amérique

Feu Habib Bourguiba l’avait pressenti, il y a plus d’un demi-siècle, notamment en prodiguant de précieux conseils au bouillonnant colonel libyen Mouammar Kadhafi qui a fini par payer lui-même et son pays au prix cher son inconscience et sa transe révolutionnaire.

L’inoubliable discours de Bourguiba du 15 décembre 1972 au Palmarium [où il lui a expliqué qu’on ne s’attaque pas impunément à l’Amérique, quand on n’a pas les moyens économiques, technologiques et militaires pour lui faire face, Ndlr], reste plus que jamais d’actualité.

Évidemment, n’est pas Bourguiba qui veut.

Par ailleurs, et en dépit de son caractère assez inédit et surprenant, l’opération américaine de neutralisation de la direction politique du Venezuela, pays détenteur des plus grandes réserves mondiales de pétrole et pourtant mal géré et connu plutôt pour les rodomontades pseudo révolutionnaires de ses dirigeants, n’a pas suscité une grande réaction négative chez les Tunisiens car ils ont pendant des décennies entières souffert des effets pernicieux des pétrodollars dans leur voisinage immédiat avec leurs effets inflationnistes et corrupteurs et surtout des pétro-barbouzes, sorte de voyous de quartier dopés aux recettes pétrolières détournées sans vergogne parmi une clique militaire aussi corrompue qu’impopulaire et arrogante.

Les Tunisiens et les pétro-barbouzes

Depuis son indépendance, la Tunisie a payé au prix fort son voisinage plein de pétro-barbouzes et de richesses naturelles détournées et mal utilisées avec tous les effets pervers imaginables sur son économie et sa stabilité.

Si les enseignements de la fin tragique du bouillonnant colonel libyen et de l’enfer que vit son pays depuis son élimination n’ont pas été suffisamment tirés, il reste à espérer que le sort de Nicolas Maduro et de son pays donneront matière à réflexion aux pétro-barbouzes du coin.

Sinon, la 6ème flotte n’est qu’à quelques encablures. Quant à la Russie et la Chine, elles ont visiblement d’autres chats à fouetter pour le moment que de voler au secours de leurs supposés protégés.

* Ancien ambassadeur.

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Tunisie – Antidopage : De la crise à la reconnaissance internationale

Trois ans après l’affaire Hambli, la Tunisie retrouve une place de choix dans la gouvernance mondiale de la lutte antidopage

L’Agence mondiale antidopage (AMA) a annoncé l’élection de la Tunisienne Hala Kouki au sein de sa Commission consultative des experts, représentant le continent africain. Une désignation qui consacre le retour de la Tunisie sur la scène internationale, après plusieurs années de turbulences institutionnelles dans le secteur de l’antidopage.

De la crise Hambli à la normalisation

En 2023, la Tunisie avait traversé une crise ouverte avec l’AMA, après l’arrestation du directeur général de l’Agence nationale antidopage (ANAD), Mourad Hambli.
L’organisation mondiale avait alors réagi avec fermeté, dénonçant une « injustice » et réclamant sa libération immédiate, estimant que cette détention portait atteinte à l’indépendance du système antidopage tunisien.

Le différend trouvait son origine dans une décision de non-conformité prononcée contre l’ANAD par l’AMA, reprochant à la Tunisie de ne pas respecter certains standards internationaux du Code mondial antidopage.
Cette sanction avait conduit à la suspension provisoire de certains droits sportifs du pays — dont l’interdiction de faire flotter le drapeau tunisien lors d’un tournoi de natation à Radès — avant d’entraîner le limogeage de Hambli et sa détention préventive, dans un contexte institutionnel tendu.

Depuis, l’affaire a été close, Mourad Hambli a été libéré, et la Tunisie a procédé à une réorganisation complète de son agence antidopage.
L’ANAD a retrouvé sa conformité, et ses relations avec l’AMA se sont normalisées, ouvrant la voie à une coopération renouvelée.

Une représentante tunisienne à l’échelle mondiale

L’élection de Hala Kouki à la Commission consultative des experts de l’AMA marque un tournant symbolique.
Candidate de la Tunisie pour l’Afrique, elle a obtenu 8 voix, devançant l’Égyptienne Iman Gomaa (7 voix), tandis que les représentants d’Afrique du Sud et du Cap-Vert ont obtenu chacun 5 voix.

Cette commission, composée de dix membres élus pour trois ans représentant les cinq zones continentales, a pour mission de formuler des recommandations techniques et stratégiques à l’AMA, afin d’améliorer la coordination entre agences nationales.

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