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‘‘Les Fugitives’’ de Wafa Taboubi | L’inquiétude d’un avenir nébuleux

La pièce ‘‘Les Fugitives’’ de Wafa Taboubi montre que l’attente est une prison qui épuise les énergies, brise les ambitions et transforme l’espoir en désespoir. Les personnages luttent, tombent, se relèvent, rappelant le mythe de Sisyphe.

Monia Kaouach

La pièce a, également, gagné le Tanit d’Or, le Prix du meilleur texte, et l’une de ses actrices, Lobna Noomen, a obtenu le Prix du meilleur rôle féminin dans la compétition officielle de la 26e édition des Journées théâtrales de Carthage (2025).

La pièce de Wafa Taboubi a remporté le Grand Prix de la création théâtrale ainsi que le Prix de la meilleure actrice, décerné à Fatma Ben Saïdane, dans le cadre de la compétition officielle des Saisons de la Création du Théâtre national tunisien.

‘‘Les Fugitives’’ a également décroché le Grand Prix de la création théâtrale et le Prix de la meilleure actrice lors de la compétition officielle des Saisons de la Création du Théâtre national tunisien et de la Fondation Abdelwahab Ayed.

La pièce, écrite, mise en scène et scénographiée par Wafa Taboubi, a été produite par Fatma Marsaoui pour le Théâtre national. Elle réunit sur scène Oussama Hanine, Oumaima Bahri, Sabrine Omar, Mounira Zakraoui, Lobna Noomen et Fatma Ben Saïdane. Ensemble, ils incarnent l’esprit d’équipe : solidaires, harmonieux, performants, ils ont présenté un travail cohérent, abouti et captivant.

Une souffrance permanente

Wafa Taboubi est partie d’un événement banal et routinier, qu’elle a transformé en méditation philosophique et existentielle, en illustrant pour le spectateur la problématique du transport public, la souffrance liée à l’attente, la perte de temps et la perturbation des engagements quotidiens.

La metteuse en scène part d’une situation ordinaire : des gens attendant un bus qui tarde à venir. Leurs cous se tendent, leurs regards scrutent l’horizon, la patience s’épuise, la peur et la panique gagnent leurs visages.

Finalement, ils décident de rejoindre leur lieu de travail à pied, guidés par la plus âgée. Mais la route obscure et sans issue ne leur permet pas d’avancer, les ramenant sans cesse au point de départ. Ce qui les réunit n’est ni l’amitié ni la parenté, mais l’impasse et la peur de l’inconnu. Des liens spontanés naissent : ils discutent, se disputent, se réconcilient, se confient et expriment leurs souffrances, leur marginalisation, l’oppression vécue et l’inquiétude d’un avenir nébuleux.

L’attente est une prison

La pièce montre que l’attente est une prison qui épuise les énergies, brise les ambitions et transforme l’espoir en désespoir. Les personnages luttent, tombent, se relèvent, rappelant le mythe de Sisyphe.

Leur démarche et leur souffle reflètent leur douleur. La souffrance est exprimée par les pas, la respiration, les gestes et les visages. La couleur rouge, ajoutée à leurs costumes sombres, sert d’alerte : l’attente a trop duré.

Un espace vide, sombre et clos symbolise l’impasse. Sans décor ni accessoires, l’attention se concentre sur les récits des personnages.

Les personnages n’ont pas de noms : leurs fonctions et leurs douleurs suffisent à les définir.

Une couturière, un électricien, une aide-ménagère, une diplômée en droit exploitée, une enseignante précaire, et une barbacha qui alerte sur l’invasion du plastique.

Égarement et errance partagés

La pièce place le public face à des réalités quotidiennes, provoquant empathie et identification.

Le titre au féminin pluriel rend hommage aux femmes, premières victimes de la précarité et de la marginalisation.

L’autrice ne propose pas de dénouement fermé, laissant au spectateur le soin d’interpréter la conclusion.

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Crise de l’UGTT | Héritage historique et défis contemporains

La récente démission du secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, relance le débat sur la place de cette organisation dans la vie nationale tunisienne. C’est une occasion pour prendre du recul, engager une autocritique lucide et analyser sans complaisance les erreurs commises. Cette démarche est indispensable pour se projeter vers l’avenir avec une vision claire et réaliste, capable de redonner sens à l’action collective.

Lotfi Sahli *

Historiquement, la centrale syndicale a été un pilier de la lutte contre le protectorat français. Dès l’époque de Farhat Hached, elle a incarné l’alliance entre revendications sociales et combat national, acquérant, au moment de l’indépendance, une légitimité durable qui dépasse le cadre strictement syndical.

Dans la Tunisie contemporaine, l’UGTT ne s’est pas limitée à cet héritage. Elle s’est affirmée comme un acteur politique et social majeur, jouant un rôle crucial d’intermédiaire et de garant de l’équilibre entre gouvernants et gouvernés, patrons et ouvriers.  Elle s’est attachée avant tout à défendre les droits des travailleurs face à l’hégémonie de certains employeurs ou aux abus de responsables de la fonction publique, tout en contribuant à canaliser leur colère et à apaiser les tensions sociales.

Médiations dans les crises

Souvent sollicitée comme courroie de transmission dans les crises, elle a contribué à canaliser les mécontentements, à apaiser les tensions et à préserver une stabilité relative, tout en obtenant des acquis pour sa base. Son engagement dans les grandes médiations nationales après 2011 a confirmé cette ambition de construire un État de droit.

Au cœur de son action, l’UGTT a pour mission fondamentale de défendre les droits, les intérêts matériels et moraux des travailleurs. Elle œuvre à améliorer leur niveau de vie par la négociation, à préserver les acquis sociaux et à promouvoir des conditions de travail décentes, notamment en matière d’hygiène et de sécurité.

Cependant, cette centralité n’est pas exempte de critiques. Des dérives ont parfois été reprochées à certains syndicalistes : favoritisme, clientélisme, ou tendance à se substituer aux dirigeants d’entreprise dans la gestion quotidienne, transformant l’action syndicale en un rapport de force fondé sur la «torsion des bras» plutôt que sur le dialogue. Ces pratiques brouillent la frontière entre défense des travailleurs et ingérence dans la gouvernance économique.

Pour un syndicalisme responsable

L’enjeu est désormais de préserver l’héritage historique de l’UGTT tout en réaffirmant un syndicalisme responsable, capable de concilier justice sociale, stabilité des entreprises et contribution à la construction d’un État de droit moderne.

Il est temps de prendre du recul, d’engager une autocritique lucide et d’analyser sans complaisance les erreurs commises. Cette démarche est indispensable pour se projeter vers l’avenir avec une vision claire et réaliste, capable de redonner sens à l’action collective. C’est à ce prix que l’on pourra avancer, préserver l’organisation et la renforcer. L’enjeu est de transmettre aux générations futures un syndicat indépendant, libre, démocratique et clairvoyant, fidèle à ses valeurs fondatrices et apte à relever les défis de son temps.

* Ingénieur, cofondateur de Ecolo Vélo.

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Crise au sein de l’UGTT : le secrétaire général démissionne sur fond de désaccord sur la date du congrès

Un vif différend a eu lieu, il y’a une semaine, autour d’une suggestion visant à reporter le congrès électif de l’Union Générale Tunisienne du Travail à 2027. Cette démarche a été défendue par neuf membres du bureau exécutif, tandis que le secrétaire général a insisté pour que le congrès se tienne à la date prévue (fixée pour mars 2026).

Face à la persistance des membres précités dans leur position, contraire aux orientations de la majorité des syndicalistes, le secrétaire général a quitté la réunion. Depuis, il suit les évolutions depuis le siège de l’Union maghrébine, sans regagner son bureau, jusqu’à ce qu’il dépose officiellement sa démission auprès du bureau d’ordre.

Cette démission demeure toutefois en suspens, en attendant son passage par les procédures structurelles prévues par le règlement intérieur, à savoir sa présentation devant la commission de discipline et son examen par le bureau exécutif ou le conseil administratif.

Source syndicale 

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UGTT : Noureddine Taboubi jette l’éponge

Un tournant majeur semble se dessiner au sein de l’Union générale tunisienne du travail. Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a présenté sa démission ce mardi, a annoncé le secrétaire général adjoint de l’organisation et son porte-parole, Sami Tahri, selon ce qu’a rapporté l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

D’après les mêmes sources, cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions et de divergences persistantes au sein des structures dirigeantes de l’UGTT.

Des désaccords internes qui se seraient accentués ces dernières semaines, notamment lors des dernières réunions de la commission administrative nationale, au cours desquelles le secrétaire général aurait déjà laissé entrevoir la possibilité d’un retrait.

Quelle suite ?

La démission de Noureddine Taboubi revêt désormais un caractère formel sur le plan administratif. Toutefois, elle ne devient effective qu’après examen par les instances compétentes de l’organisation syndicale, seules habilitées à statuer sur son acceptation ou son rejet, conformément aux statuts de l’UGTT.

Cette évolution ouvre une phase d’incertitude au sein de la principale centrale syndicale du pays, à un moment marqué par des enjeux sociaux et économiques majeurs. Les prochaines décisions des organes dirigeants seront déterminantes pour la suite, tant sur le plan organisationnel que sur l’équilibre interne de l’UGTT.

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Tunisie : UGTT, avocats et LTDH se concertent pour un dialogue sur la situation nationale

Une rencontre a eu lieu ce mercredi 26 novembre entre Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT, Boubaker Ben Thabet, bâtonnier de l’Ordre des avocats, et Bassem Trifi, président de la LTDH. L’objectif : échanger sur les derniers développements nationaux et préparer un dialogue commun pour résoudre les problèmes persistants dans plusieurs secteurs.

Renforcer le dialogue social et démocratique

Selon la LTDH, la réunion a porté sur la mise en place d’initiatives concertées pour traiter les questions sociales, économiques et relatives aux droits humains. Les participants ont insisté sur la nécessité d’un dialogue constructif afin de préserver les acquis de l’État social et démocratique et de consolider l’unité nationale.

Renforcement de l’action collective

L’UGTT a indiqué sur sa page Facebook que cette rencontre a permis de réaffirmer la volonté des trois parties de renforcer l’action commune. L’objectif est de coordonner leurs efforts pour trouver des solutions efficaces aux défis actuels et améliorer la situation dans différents secteurs clés du pays.

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L’UGTT menace d’une grève générale

Lors d’un rassemblement organisé jeudi 20 novembre, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a affirmé que la direction du syndicat se tiendra en première ligne pour défendre les droits des travailleurs, notamment en matière d’augmentation salariale. Selon lui, malgré les « tempêtes économiques », l’UGTT restera ferme sur ses revendications, comme en témoignent les mouvements sociaux récents dans plusieurs secteurs, tels que le transport, l’enseignement primaire, les banques ou les industries alimentaires.

Taboubi a souligné que le refus d’accorder une augmentation aux salariés du secteur privé pour l’année 2025 est totalement inacceptable, en particulier dans un contexte marqué par la hausse des prix et la détérioration du pouvoir d’achat des Tunisiens. L’organisation syndicale se dit prête à recourir à une grève générale pour défendre les droits sociaux et financiers des travailleurs ainsi que leur droit syndical.

Le secrétaire général a rappelé que les travailleurs ont le droit de protéger leur pouvoir d’achat, de faire face aux difficultés quotidiennes liées au transport, à la santé ou à l’éducation de leurs enfants, et de réclamer une rémunération équitable. Il a insisté sur le fait que l’UGTT est ouverte au dialogue constructif et transparent, mais reste prête à lutter contre toute tentative de remise en cause des droits et acquis des travailleurs, en conformité avec la législation du travail.

Enfin, Taboubi a appelé à la prise de conscience collective des difficultés économiques et sociales actuelles, affirmant la nécessité d’informer les citoyens de manière claire sur la réalité de la situation.

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Grève des banques et assurances : Taboubi réclame un dialogue

En plein mouvement de grève du secteur bancaire et des assurances, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a appelé ce lundi à l’ouverture d’un dialogue « sérieux, responsable et transparent » afin d’aboutir à des résultats concrets et équitables pour toutes les parties.

S’exprimant devant des centaines de travailleurs rassemblés à la place Mohamed Ali à Tunis, Taboubi a dénoncé la dégradation du pouvoir d’achat qui touche, selon lui, l’ensemble des catégories sociales, et fustigé le refus des autorités de négocier avec les représentants syndicaux.

Il a réaffirmé que la centrale syndicale poursuivra son combat pour la défense des droits des travailleurs, tout en réitérant son attachement aux libertés publiques et individuelles, à la liberté d’expression et de la presse, ainsi qu’à l’indépendance de la justice.

Le leader syndical a par ailleurs mis en garde contre les restrictions grandissantes sur le droit syndical, qu’il juge « incompatibles avec la démocratie et le respect des droits fondamentaux ».

Des négociations suspendues depuis août

De son côté, Ahmed Jaziri, secrétaire général de la Fédération générale des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance (relevant de l’UGTT), a confirmé que la grève a été suivie massivement dans toutes les régions du pays.

Il a rappelé que la dernière séance de négociation entre la Fédération, le Conseil bancaire et financier et la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance remonte à août 2025.

Cette réunion, censée aboutir à un accord sur les augmentations salariales pour trois ans (2025-2027) et sur la création d’un comité consultatif, n’a jamais été suivie de signature, conduisant à la rupture du dialogue.

La Fédération avait ensuite adressé un préavis de grève en date du 20 octobre 2025, resté sans réponse des autorités de tutelle.

Les employeurs dénoncent une grève « injustifiée »

Dans un communiqué publié la semaine dernière, le Conseil bancaire et financier a qualifié l’appel à la grève d’“injustifié et inacceptable”, estimant qu’il porte atteinte aux intérêts des clients et des institutions financières.

Le Conseil affirme s’engager à appliquer les augmentations salariales prévues dans le projet de loi de finances 2026, actuellement en discussion au Parlement, tout en appelant à privilégier le dialogue et la solidarité nationale en cette période économique difficile.

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UGTT : Noureddine Taboubi dénonce la rupture du dialogue social avec le gouvernement

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a tiré la sonnette d’alarme sur la rupture persistante du dialogue entre la centrale syndicale et le gouvernement.

Intervenant sur les ondes de Diwan FM, il a affirmé que « tous les canaux de concertation avec le pouvoir exécutif sont fermés depuis un certain temps », déplorant une situation « indigne de la Tunisie du XXIᵉ siècle ».

Un dialogue social à l’arrêt

Taboubi a rappelé que la Tunisie avait longtemps été citée en exemple pour son modèle de dialogue tripartite entre l’État, les syndicats et le patronat. « Aujourd’hui, ce modèle est en panne », a-t-il regretté, estimant que seul un dialogue ouvert et constructif peut garantir « un climat social apaisé et des résultats bénéfiques pour tous ».

Le dirigeant syndical a insisté sur la nécessité d’éviter toute escalade, affirmant : « Nous n’avons pas besoin de tensions. »

« Les travailleurs nous ont élus pour agir »

Interrogé sur la possibilité d’une grève nationale, Taboubi a précisé que « seules les structures internes de l’UGTT sont habilitées à en décider ».

Le secrétaire général a conclu sur un ton ferme : « Les gens nous ont élus pour améliorer leur situation sociale, pas pour rester les bras croisés. »

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