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Histoire d’une sordide vraie fake news

Tout a commencé par la soi-disant révélation par une page des réseaux sociaux algériens de la copie d’un document dit « très secret » d’un supposé accord militaire entre la Tunisie et l’Algérie qui autoriserait l’armée algérienne à intervenir jusqu’à 50 km sur le territoire tunisien, au-delà de nos frontières communes, et même plus, quand la présidence tunisienne se trouverait en danger. Ce faux document, une fake news, fût diffusé au même moment ou une rencontre de haut niveau eut lieu entre notre ministre de la défense nationale, et les chefs de l’Etat major de l’armée algérienne, à Alger, ou des vrais accords militaires, relatifs à la coopération et à la sécurité des deux pays, ont été signés.

Le choix de la date de la diffusion de ce faux document est en lui-même significatif de la volonté d’une tierce partie de torpiller le rapprochement entre les deux pays. Mais le faux document est tellement mal conçu, que n’importe quel journaliste débutant aurait pris cela pour une farce médiatique, comme il en existe des milliers chaque jour sur les réseaux sociaux. C’était sans compter sur la politisation tous azimuts, de toute information, fausse ou juste, pour tirer sur l’adversaire. Grâce à l’IA, on peut fabriquer des photos, des vidéos et même imiter des voix et fabriquer des discussions fictives. C’est dire combien cette fake news, ne peut être fabriquée que par des amateurs. Or, nous vivons en pleine époque d’amateurisme, non pas seulement dans les médias; mais surtout chez les hommes et les femmes qui se prétendent politiques.

Propagande à la Goebbels

Cette règle est aussi valable pour les médias qui se rangent dans l’opposition au Président de la République, Kaïs Saïed, que pour les médias et chroniqueurs qui lui sont acquis. C’est la conséquence de la bipolarisation extrême de la vie politique et la radicalisation de l’opposition menée et dirigée par le parti Ennahdha et qui est due essentiellement aux condamnations à de lourdes peines de prison qui ont touché ses dirigeants.

La règle en matière de propagande islamiste étant simple, souffler sur le feu, quitte à ce que ce feu incendie le pays. C’est leur façon de faire de la politique, qu’ils ont pratiquée avant et après 2011. D’ailleurs dans cette affaire de fake news c’est le gendre de Ghannouchi lui-même, à travers sa page Facebook, qui s’est chargé « d’authentifier » le faux document et de crier au scandale. Cela aurait dû suffire normalement à nos journalistes pour faire leur travail d’investigation avant de publier quoique ce soit ou de commenter. Surtout que ce même individu, quand il était ministre des Affaires étrangères s’est illustré par sa profonde connaissance de nos frontières maritimes et même des noms des grandes capitales étrangères. Même les journaux qui se sont spécialisés dans la chasse aux fake news se sont abstenus de la faire et même qu’ils ont tenté de valider l’information.

Cette forme de propagande, qu’on doit à Goebbels, se base sur une règle immuable et dont l’efficacité est vérifiée : « Intoxiquez ! Intoxiquez ! Il en restera toujours quelque chose ! ». Avec l’apparition des fake news, et des réseaux sociaux, cette arme devient redoutable. Il y a deux semaines, le Président de la République Française Emmanuel Macron, a reçu un appel téléphonique d’un chef d’Etat africain le félicitant d’avoir échappé à un attentat !!!!! Macron s’est enquis auprès de ses services pour s’informer. Il s’agissait évidement d’une fake news ! Le malheureux chef d’Etat africain cherchait ses infos sur les réseaux sociaux et il n’est malheureusement pas le seul ! Macron a du faire une déclaration pour clarifier la situation et ordonné de prendre des mesures coercitives contre ce genre de sites.

Même les services spéciaux des grands Etats puissants sont souvent victimes de cette désinformation, quant ils ne recourent pas eux-mêmes aux mêmes méthodes d’intox. Goebbels est mort, il y a longtemps, mais sa méthode et sa théorie sont toujours efficaces et d’une actualité brulante, surtout dans les guerres de Gaza et d’Ukraine.

La Tunisie vient à son tour d’en faire les frais, car il est clair qu’un service étranger est derrière cette intox virale. Le problème pour nous est qu’une grande partie de la classe politique, au pouvoir et dans les différentes oppositions, tombe souvent dans ce travers, qui consiste à utiliser le faux pour confondre l’adversaire. Et c’est symptomatique d’une faiblesse structurelle dans la pensée politique. On appelle cela la mauvaise foi politique.

Nous sommes les alliés stratégiques des USA

En 2015, les USA, par la voix de leur Président, Barak Obama déclarait la Tunisie un allié stratégique majeur des USA, hors membres de l’OTAN. La question était discutée dans l’administration américaine depuis 1995. Un nouveau palier fût donc franchi dans la coopération militaire de notre pays avec les Etats-Unis. Il fût depuis honoré par les deux parties via la commission militaire mixte qui se réunit chaque année. Un compte rendu de ces réunions est systématiquement publié par les deux ministères de la Défense.

La Tunisie a profité de ce statut depuis cette date en développant ses capacités militaires pour la lutte contre le terrorisme, la défense de ses frontières, toutes les frontières y compris la frontière ouest. Des armes, dont des avions, des drones et du matériel de surveillance des frontières ont été achetés aux USA et l’on peut conclure que la sécurité de nos frontières et la lutte contre le terrorisme se sont renforcées.

Comment dès lors imaginer qu’un accord qui mettrait en cause ce processus de coopération militaire et sécuritaire puisse être signé avec un autre Etat, fusse-t-il un Etat ami ? Il est vrai, que la partie algérienne à l’époque sous Bouteflika, avait montré son hostilité à cet accord. Comment imaginer aussi, que les USA ne réagissent pas directement ou indirectement à ce supposé accord ? Il n’y a que les esprits faibles ou malfaisants pour avaler une telle couleuvre.

Pourtant, ce qui est incroyable, c’est que d’anciens ministres ou hauts responsables semblent avoir cru à ce qui est clairement un mensonge. Et ce, par dépit souvent vis-à-vis de Kaïs Saïed qui reste, quoi qu’on dise ou qu’on prétende, le représentant de la légitimité politique de l’Etat; même s’il a été élu par 11 % des électeurs. En aucune façon, on ne peut confondre la question démocratique, qui fait partie des questions de politique intérieure, avec les intérêts supérieurs de la Nation. La confusion est beaucoup plus grave, quand il s’agit de l’utilisation d’un vrai document probablement pour déstabiliser le pays et nuire aux relations avec l’Algérie.

Mais l’affaire a pris un tournant quand un magazine français spécialisé dans les affaires africaines et un prestigieux quotidien français, reprennent l’intox, en s’appuyant sur ces mêmes sites algériens qu’ils abhorrent d’habitude. Les deux articles en question évitent de noter tous les signes et erreurs qui démontrent que ce document ne peut être fait par des diplomates chevronnés puisqu’il y a erreur même sur les noms des personnes qui l’auraient signé. En plus d’erreurs de contenu, comme lorsqu’il précise que les frais des soldats algériens seraient payés par l’Etat tunisien, comme s’il s’agit d’un vulgaire contrat commercial. L’argument de poids utilisé par tous ces médias et tous ceux qui les ont relayés, comme s’il s’agit d’une révélation biblique, est l’absence de réponse de la part du ministère tunisien de la réponse ou du gouvernement.

C’est le comble du cynisme politico-médiatique ! Depuis quand un Etat qui se respecte répond aux mensonges et aux calomnies ? Parce que démentir officiellement, c’est tomber dans le piège de celui qui a créé le faux. Il est vrai qu’une vague allusion à ce document a été faite par Kaïs Saïed et qu’ensuite le chef de l’Etat algérien lui-même a répondu devant son parlement indirectement; tout en rappelant la solidité des liens entre les deux pays. Il est vrai que le ton paternaliste des politiciens algériens a suscité des réactions toujours négatives de la part des élites tunisiennes. C’était d’ailleurs aux Algériens de répondre car l’information est partie de sites algériens probablement hostiles au gouvernement. Mais l’intox a fait des ravages chez nous. Ce qui prouve que le système de communication et d’information gouvernemental n’est pas en bonne santé. Les médias comme m’a dit un ami français sont une arme à double tranchant et celui qui vit avec les médias meurt par ces mêmes médias.

Le meilleur moyen pour un pays de se prémunir contre ce danger qui va en s’aggravant est d’avoir un système médiatique crédible et professionnel. Ce qui est loin d’exister chez nous.

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A l’occasion du Nouvel An 2026, le Groupe PROMEDIA vous présente ses meilleurs vœux 

L’ensemble des équipes de PROMEDIA présente à tous – lectrices, lecteurs – peuple tunisien – ses vœux les meilleurs, à l’occasion de cette nouvelle année 2026.

Qu’elle soit celle de la concrétisation de vos ambitions les plus chères.

Qu’elle soit une année de bonheur pour les uns et les autres, mais aussi de prospérité et de relance économique, financière et sociale pour la Tunisie.

 

 

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Tunisie – Les médecins interdits de « médias » sans autorisation

Il est désormais obligatoire pour les médecins tunisiens d’obtenir une autorisation préalable du Conseil national de l’Ordre des médecins avant de s’exprimer dans les médias. C’est ce qu’a indiqué Rim Ghachem Attia, la présidente du Conseil, citée dans un communiqué publié mardi 30 décembre 2025.

Ainsi, explique-t-elle, toute participation à une émission doit faire l’objet d’une demande officielle via l’espace dédié aux médecins sur le site du Conseil. Cette procédure permet d’examiner les sollicitations avant de délivrer l’autorisation requise, dont le numéro devra être mentionné dans tout contenu diffusé sur les réseaux sociaux, rapporte un site de la place.

Elle a fait cette déclaration à la suite de la diffusion, dimanche 21 décembre, d’une émission sur une chaîne privée abordant la profession de psychiatre d’une manière jugée contraire aux valeurs professionnelles et éthiques. Mme Attia a insisté sur la nécessité de préserver la qualité de l’information médicale et le respect des règles déontologiques.

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Éthique médicale et médias | Mise au point du Cnom

Suite à la diffusion d’émissions récentes traitant de la psychiatrie et s’apparentant davantage à du voyeurisme qu’à de l’information médicale, la Présidente du Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) rappelle l’importance du respect de la déontologie.

C’est ce qu’affirme la présidente du Cnom Rym Ghachem Attia via une note diffusée sur la page de l’Ordre ce mardi 30 décembre 2025, en affirmant que désormais, toute intervention et diffusion de contenus médicaux dans les médias ou sur les réseaux sociaux doit impérativement faire l’objet d’une autorisation préalable via l’espace médecin dédié.

« Tout manquement à ces règles (absence d’autorisation ou de mention du visa) expose le médecin à une procédure disciplinaire. Ces mesures visent à garantir la déontologie, la dignité de la profession et la confiance du public », ajoute Dr Ghachem Attia.

Y. N.

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Médecine en prime time : Samir Elwafi dans le viseur de l’Ordre !

À force d’inviter des médecins et de traiter de sujets de santé dans ses émissions, Samir Elwafi se retrouve au cœur d’une crispation avec l’Ordre des médecins, qui resserre le contrôle sur les interventions médiatiques des praticiens.


Le Conseil national de l’Ordre des médecins a rappelé, ce mardi, l’obligation pour les praticiens d’obtenir une autorisation préalable avant toute participation aux médias. Une mise au point qui intervient dans un contexte de tension croissante entre l’Ordre et certaines émissions très suivies, au premier rang desquelles celles animées par Samir Elwafi.

L’ordre a insisté sur le caractère impératif de cette procédure, présentée comme une garantie du respect des règles professionnelles et déontologiques. Les médecins souhaitant intervenir dans les médias audiovisuels, écrits ou numériques sont désormais tenus de déposer une demande officielle via l’espace dédié sur le site électronique de l’Ordre, afin qu’elle soit examinée avant toute autorisation formelle.

Le communiqué précise également que le numéro d’autorisation délivré doit obligatoirement être mentionné dans tout contenu diffusé, y compris sur les réseaux sociaux. L’objectif affiché est clair : encadrer strictement les prises de parole publiques des médecins et prévenir toute dérive susceptible de porter atteinte à l’éthique de la profession.

Un programme consacré à la psychiatrie

Derrière cette décision, difficile de ne pas voir une réaction directe à certaines émissions diffusées récemment sur des chaînes privées, et notamment à celles animées par Samir Elwafi, qui invite régulièrement des médecins ou aborde des questions médicales sensibles. Dimanche dernier, un programme consacré à la psychiatrie a particulièrement suscité l’ire de l’Ordre, qui estime que le sujet a été traité d’une manière contraire aux valeurs professionnelles et éthiques de la médecine.

Sans être cité nommément, l’animateur vedette semble ainsi devenir la bête noire de l’Ordre des médecins. Ses émissions, connues pour leur ton direct et leur forte audience, sont régulièrement accusées de brouiller la frontière entre information, spectacle et expertise médicale, en exposant des praticiens à des débats jugés parfois simplificateurs ou sensationnalistes.

Cette sortie ferme de l’Ordre relance un débat récurrent en Tunisie : jusqu’où peut aller la liberté d’expression des médecins dans l’espace médiatique, à l’heure de la multiplication des plateaux télévisés et des contenus numériques dédiés à la santé ? Entre impératif d’information du public et responsabilité professionnelle, la ligne de crête apparaît plus étroite que jamais, surtout lorsque la télévision transforme la médecine en sujet de prime time.

Lire aussi : L’Ordre des médecins impose une autorisation préalable pour toute intervention médiatique

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L’Ordre des médecins impose une autorisation préalable pour toute intervention médiatique

L’Ordre des médecins a durci le cadre encadrant la présence médiatique des praticiens. Désormais, toute participation à un programme audiovisuel ou numérique devra être soumise à une autorisation préalable du Conseil national, sous peine de manquement aux règles déontologiques.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a rappelé, ce mardi, l’obligation pour les praticiens d’obtenir une autorisation officielle avant toute apparition dans les médias. Cette mesure, annoncée dans un communiqué publié sur la page officielle de l’Ordre, vise à encadrer strictement les prises de parole publiques des médecins.

Une procédure désormais obligatoire

La présidente du Conseil national, Rim Ghacham Attia, a précisé que les médecins souhaitant intervenir dans des émissions de télévision, de radio ou sur des plateformes numériques devront déposer une demande formelle via l’espace professionnel dédié sur le site officiel de l’Ordre. Ces demandes seront examinées avant toute délivrance d’un accord préalable.

L’Ordre a également exigé que le numéro de l’autorisation accordée soit clairement mentionné dans tout contenu diffusé, y compris sur les réseaux sociaux. Cette disposition vise à garantir la traçabilité des interventions et à prévenir toute utilisation abusive du statut médical dans l’espace public.

Un rappel motivé par un dérapage télévisuel

Selon la présidente du Conseil, cette décision fait suite à la diffusion récente d’un programme sur une chaîne privée ayant abordé la psychiatrie d’une manière jugée contraire aux valeurs éthiques et professionnelles de la médecine. L’Ordre estime que ce type de dérive nuit à l’image de la profession et peut induire le public en erreur.

L’Ordre des médecins réaffirme, à travers cette mesure, son rôle de garant de la déontologie et de la responsabilité scientifique dans l’espace médiatique. Il appelle les praticiens à faire preuve de rigueur et de discernement dans leurs interventions publiques, dans le respect des règles professionnelles et de l’intérêt général.

Lire aussi :

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Les TITRES : Fiscalité, exportations, diaspora, la Tunisie face à ses choix économiques

Les TitresLa Tunisie engage une révision de ses accords commerciaux euro-méditerranéens. Trois projets de loi examinés en Conseil des ministres visent à adapter les règles d’origine, renforcer l’intégration industrielle et sécuriser l’accès aux marchés européens. En parallèle, fiscalité verte, prix agricoles administrés et retour des Tunisiens du monde alimentent le débat économique et social de fin d’année.

LES 5 TITRES DU JOUR

LE CHIFFRE DU SOIR

80 % — Part des exportations tunisiennes absorbée par les marchés euro-méditerranéens

LE SECTEUR À SURVEILLER

Agriculture L’administration du prix de l’huile d’olive est fixée à 10 dinars le litre, sous les coûts moyens. Les exportations restent dominées par le vrac.

Signal faible : absence de mécanismes de protection des prix à la production malgré l’importance stratégique de la filière.

SUR LES MARCHÉS

Tunindex 13 270,45 33,32% | USD 2,9035 | EUR 3,3850 | Brent 60,45$ | Or 3 848,73 € / oz

À SUIVRE

  • Publication attendue de données économiques de l’INS
  • Suivi des projets de loi au Parlement
  • Annonces possibles sur les subventions énergétiques

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ESET Research analyse une faille critique qui s’appuie sur des images

  • La CVE-2025-50165 est une vulnérabilité qui affecte le mécanisme d’encodage et de compression des images JPG, sans effet sur leur décodage.
  • ESET Research fournit une analyse technique détaillée de la faille, incluant une méthode de reproduction du crash à partir d’images JPG en 12 ou 16 bits, ainsi qu’une étude du correctif initial.
  • Selon ESET, le risque d’exploitation à grande échelle de cette vulnérabilité demeure faible.

Les chercheurs d’ESET ont analysé la CVE202550165, une vulnérabilité critique affectant Windows et susceptible, en théorie, de permettre l’exécution de code à distance via l’ouverture d’un fichier JPG spécialement forgé. Un format d’image parmi les plus courants. L’analyse approfondie menée par ESET a permis d’identifier précisément le code en cause et de reproduire le crash. Néanmoins, les chercheurs estiment que le scénario d’exploitation réel est nettement plus complexe qu’il n’y paraît. La vulnérabilité a été initialement signalée par Zscaler ThreatLabz et corrigée par Microsoft dans sa mise à jour de sécurité d’août.

« WindowsCodecs.dll se retrouve en erreur lorsqu’une image JPG, encodée avec une précision de 12 ou 16 bits, est soumise au processus d’encodage. Bien que Microsoft ait classé cette vulnérabilité comme critique, notre analyse détaillée montre qu’une exploitation à grande échelle est très peu probable », explique Romain Dumont, chercheur chez ESET qui a étudié la faille. « Le simple fait d’ouvrir, et donc de décoder ou d’afficher, une image malveillante ne suffit pas à déclencher la vulnérabilité. En revanche, la fonction vulnérable jpeg_finish_compress peut être appelée lors de l’enregistrement de l’image ou lorsque certaines applications hôtes, comme Microsoft Photos, génèrent des vignettes », précise-t-il.

La CVE202550165 provient d’un défaut dans le processus d’encodage et de compression des images JPG, et non dans leur décodage. ESET Research propose à la fois une méthode interne pour reproduire le crash à partir d’une image JPG en 12 ou 16 bits, ainsi qu’une analyse du correctif initial publié par Microsoft. L’enquête révèle également que le composant vulnérable repose sur la bibliothèque open source libjpeg-turbo, dans laquelle des failles similaires avaient déjà été identifiées et corrigées en décembre 2024.

Bien que le format JPG soit ancien, omniprésent et largement utilisé dans les tests automatisés, certaines implémentations de codecs peuvent encore révéler des failles. Cette recherche menée par ESET autour de la CVE202550165 rappelle l’importance de maintenir à jour les bibliothèques tierces intégrées aux applications. Comme WindowsCodecs.dll est une bibliothèque partagée, une application hôte devient vulnérable dès lors qu’elle autorise l’encodage ou le réencodage d’images JPG, et ce uniquement si un attaquant dispose d’un contrôle suffisant sur l’environnement d’exécution (fuite d’adresses, etc.).

Pour l’analyse complète et approfondie de la CVE202550165, consultez l’article d’ESET Research,

« Revisiting CVE-2025-50165 : A critical fail in Windows Imaging Component » sur WeLiveSecurity.com.

À propos d’ESET

ESET® entreprise européenne de cybersécurité reconnue mondialement, se positionne comme un acteur majeur dans la protection numérique grâce à une approche technologique innovante et complète. Fondée en Europe et disposant de bureaux internationaux, ESET combine la puissance de l’intelligence artificielle et l’expertise humaine pour développer des solutions de sécurité avancées, capables de prévenir et contrer efficacement les cybermenaces émergentes, connues et inconnues. Ses technologies, entièrement conçues dans l’UE, couvrent la protection des terminaux, du cloud et des systèmes mobiles, et se distinguent par leur robustesse, leur efficacité et leur facilité d’utilisation, offrant ainsi une défense en temps réel 24/7 aux entreprises, infrastructures critiques et utilisateurs individuels. Grâce à ses centres de recherche et développement et son réseau mondial de partenaires, ESET propose des solutions de cybersécurité intégrant un chiffrement ultra-sécurisé, une authentification multifactorielle et des renseignements approfondis sur les menaces, s’adaptant constamment à l’évolution rapide du paysage numérique.   

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Cybersécurité : l’UIT et la Banque mondiale publient une nouvelle référence mondiale pour les stratégies nationales

L’Union internationale des télécommunications (UIT) et la Banque mondiale, en collaboration avec un consortium inédit de trente-huit organisations internationales, ont publié la troisième édition du Guide to Developing a National Cybersecurity Strategy, reconnu comme référence mondiale pour l’élaboration, la mise en œuvre et la révision des stratégies nationales de cybersécurité.

Face à l’expansion rapide des technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle, l’Internet des objets, la 5G et la 6G, ou encore l’informatique quantique, ainsi qu’à la montée des menaces cybernétiques transfrontalières, ce guide actualisé propose une approche holistique, adaptable et centrée sur la résilience.

Disponible, depuis hier vendredi, au téléchargement sur le site de l’UIT, cette nouvelle édition, fruit d’une collaboration unique entre organisations intergouvernementales, secteur privé, société civile et monde académique, met l’accent sur six axes majeurs : le financement durable intégré aux budgets nationaux et soutenu par des partenaires internationaux l’évaluation continue grâce à des indicateurs SMART ; une gouvernance renforcée avec une clarification des rôles et des mécanismes de coordination entre secteurs public et privé ; la protection des infrastructures critiques fondée sur les interdépendances et des registres nationaux de risques ; l’adaptabilité technologique via une veille stratégique sur les innovations disruptives ; et la coopération internationale, désormais considérée comme un pilier de la politique étrangère numérique des États.

« La cybersécurité n’est pas une fin en soi, mais un levier essentiel pour la prospérité économique, la sécurité nationale et la confiance dans la transformation numérique », peut-on lire dans le guide.

À ce jour, 136 pays disposent d’une stratégie nationale de cybersécurité, contre seulement 76 en 2018, illustrant l’urgence croissante d’agir dans ce domaine. Ce document vise à soutenir les pays qui amorcent ce processus tout en offrant aux nations plus avancées des outils pour moderniser leurs cadres face à un paysage cybernétique en constante évolution.

L’UIT est l’agence spécialisée des Nations unies pour les technologies de l’information et de la communication, tandis que la Banque mondiale fournit financements et expertises pour éradiquer l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.

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LA TUNISIE QUI GAGNE | Amine Hafsi Jeddi : Leadership et changement organisationnel, retours d’expérience

Formé entre Carthage, Montréal et Harvard, Amine Hafsi Jeddi a construit un parcours académique riche et international. Son orientation professionnelle s’est progressivement affirmée autour des enjeux de transformation organisationnelle et technologique. Pour lui, la dimension humaine dans la conduite du changement est plus qu’importante.

Entretien avec une jeune compétence pleine de promesses :

Comment sécuriser le processus des formalités administratives par le digital ? Est-ce suffisant ?

Le problème n’est pas uniquement technique. Un simple citoyen ne peut pas investir dans des antivirus sophistiqués. Ce qui compte, c’est le comportement. Si on sensibilise les citoyens, il y a un minimum à faire. Par exemple, la double authentification : pour une transaction, il faut un code reçu sur le téléphone et un autre par e-mail. Si ce n’est pas toi qui fais l’opération, tu reçois une alerte. Cela réduit les attaques. Mais ce n’est pas au citoyen de s’auto-sensibiliser. C’est à nous de transmettre cet apprentissage, à travers des canaux de communication efficaces et une stratégie claire.

Vous avez structuré la pratique de gestion du changement chez Idexia. Quelle leçon majeure retenez-vous de cette expérience ?

Quand j’ai commencé, il n’y avait pas de pratiques de gestion du changement. Idexia vendait des produits Microsoft, mais sans accompagnement. J’ai identifié un besoin clair : il ne suffit pas d’installer la technologie, il faut accompagner les utilisateurs, transformer leurs comportements et leurs façons de travailler.

« La technologie seule ne suffit pas. Sans adoption et sans comportement adapté, le changement reste incomplet. »

Quel projet illustre le mieux la complexité d’un changement réussi ?

Je citerai un projet mené avec une municipalité canadienne. Il s’agissait de moderniser une plateforme gouvernementale pour les citoyens, mais elle concernait aussi plusieurs niveaux d’administration. La complexité venait de la multiplicité des parties prenantes. Nous avons travaillé en mode agile, expérimenté des solutions sur mesure, corrigé nos erreurs.

Résultat : une plateforme sécurisée où les citoyens obtiennent des documents en quelques secondes. La confiance et la transparence sont essentielles : les citoyens veulent des retombées positives, pas des complications.

Quelles différences majeures observez vous entre le Canada, la Tunisie et le Moyen-Orient dans leur approche de la transformation digitale ?

Dans les pays développés, les projets s’inscrivent dans des visions stratégiques claires, comme “Vision 2025” ou “Plan 2030”. En Tunisie, je constate un manque de stratégie globale, même si des initiatives existent. J’ai été impressionné récemment par la prise de rendez-vous en ligne pour la visite technique des véhicules : un projet simple, mais efficace.

Ce type de “quick wins” est essentiel. Ils instaurent la confiance et préparent les citoyens à des changements plus ambitieux. Mais il faut une vision stratégique, un plan d’action et une orientation claire pour les dix prochaines années.

« Installer un outil sans accompagner les utilisateurs réduit fortement les bénéfices attendus. »

Est-ce que la difficulté, dans l’industrie, vient de la pression que les employés croient subir ? Est-ce lié à la dimension comportementale que vous mettez en avant ?

Oui, la difficulté est de faire en sorte que les employés adhèrent à l’idée, s’intègrent dans une dynamique de croissance et comprennent que cela peut être bénéfique pour eux.

Il existe un paradoxe : des organisations très modernes mais un niveau social décalé, et c’est là que naît le chaos. Beaucoup de personnes ne sont pas habituées à certaines valeurs de travail.

Avec Silver Polymer, nous avons instauré une nouvelle culture organisationnelle, et cela a eu un impact positif. Les gens adhèrent lorsqu’on les accompagne, qu’on communique et qu’on leur montre le sens de ce qu’ils font.

Silver Polymer est une entreprise tunisienne. En quoi cette expérience est-elle particulière pour vous ?

C’est une fierté tunisienne pour moi et ma famille. Cela n’a rien à voir avec mon domaine d’expertise initial, mais c’est un atout : cela m’a permis de voir comment la théorie et les idées s’appliquent dans une réalité industrielle tunisienne.

Chaque organisation et chaque pays ont leurs croyances et leurs valeurs. Ici, il s’agit de changer le paradigme, et la transformation numérique est justement un changement de paradigme.

Sur le plan pratique, comment conduisez vous le changement ?

La conduite du changement ne se limite pas à la digitalisation. Elle existe dans plusieurs secteurs et industries. Je suis outillé avec mes Framework et mes certifications, notamment Harvard.

J’applique la méthodologie ADKAR : sensibilisation, désir, connaissances, aptitude et renforcement. On ne termine pas un projet en livrant simplement une technologie : on construit une maturité organisationnelle et on laisse les employés autonomes et confiants.

« Les projets simples et efficaces instaurent la confiance et préparent des réformes plus ambitieuses. »

Vous insistez sur la psychologie positive s’agissant des audits et de l’évaluation de la qualité et de la justesse du management dans une entreprise. Pourquoi ?

Je n’aime pas le mot “audit”, trop négatif. Je préfère parler de diagnostic organisationnel avec une approche positive. L’être humain vit avec l’espoir.

En Tunisie, nous avons des compétences et des jeunes, mais il leur manque parfois cet espoir. Ce sont eux qui seront les ambassadeurs et les leaders du changement demain.

Quels avantages la transformation numérique peut-elle apporter à l’économie tunisienne ?

Elle peut séduire les investisseurs et faciliter la vie des employés comme des citoyens. Il ne s’agit pas de devenir un pays “digital 3.0” du jour au lendemain, mais de commencer par des initiatives prioritaires et des projets simples. Ces quick wins donnent confiance et préparent le terrain pour des changements plus ambitieux.

Est-ce que la numérisation en Tunisie repose sur une conviction profonde de changement, ou plutôt sur un argument de compétitivité internationale ?

Honnêtement, je pense que nous sommes encore très loin au niveau technologique. J’aime le mot “conviction” que vous avez utilisée : le changement doit être porté par des convictions. Sans elles, les politiques numériques risquent de rester des outils pour attirer des investisseurs, sans réelle transformation des pratiques et des habitudes.

« La résistance au changement provient davantage des structures que des employés eux-mêmes. »

Faut-il s’inspirer des autres pays pour avancer dans la transformation numérique ?

Non. Il ne faut pas simplement essayer de faire comme un autre pays. Il faut commencer par identifier nos besoins et comprendre pourquoi nous avons besoin de la technologie.

La conviction, c’est aller chercher la raison d’être. En Tunisie, il faut donner du sens et de la cohérence à la technologie.

Vous avez pris la parole à Las Vegas, Montréal, New York et Tunis. Quelles différences avez-vous observées dans les perceptions du leadership dans un contexte d’incertitudes à l’international ?

À Las Vegas, j’ai parlé de la posture du leader dans le changement. On ne peut pas mener un mouvement sans leadership positif. Les leaders donnent l’influence, l’image et l’exemple.

J’ai été impressionné par le niveau de leadership des étudiants en Tunisie : curieux, attentifs, capables de poser des questions pertinentes. Ils sont les ambassadeurs naturels du changement.

Vous avez reçu un Leadership Award à Las Vegas. Que représente cette reconnaissance pour vous ?

C’était une très belle reconnaissance de Marketing 2.0, un organisme mondial. J’avais mené de nombreux projets de changement, souvent confrontés à la résistance humaine.

Ce prix était ma première reconnaissance professionnelle, et un honneur car je représentais la Tunisie. Cela montre que les jeunes tunisiens peuvent réussir et être reconnus à l’international.

« En période d’incertitude, le leadership positif donne le cap et l’exemple. »

Comment adaptez vous les modèles internationaux de gestion du changement, comme ADKAR ou Prosci, aux réalités locales ?

Chaque organisation a sa propre culture et ses besoins. La gestion du changement consiste à réduire le décalage entre l’état actuel et l’état souhaité. J’identifie le problème, je fais un diagnostic organisationnel et j’évalue la capacité d’absorption du changement.

En Tunisie, il y a beaucoup de résistance, mais ce n’est pas la faute des employés : c’est un problème organisationnel.

Comment surmonter cette résistance au changement ?

Le changement fait peur car il implique de quitter une situation contrôlée pour une autre incertaine. L’approche doit être sécurisante, pas menaçante. Il faut montrer aux employés qu’ils garderont le contrôle et qu’ils gagneront en performance.

Le changement organisationnel est collectif, mais il ne peut réussir sans changement individuel. C’est l’art de transformer l’être humain le poussant à aller de sa zone de confort à sa zone de performance. Les résultats sont tangibles et intangibles : comportements, attitudes et ouverture au changement.

Entretien conduit par Amel Belhadj Ali

EN BREF

  • Parcours académique international centré sur la transformation organisationnelle
  • Sécurisation numérique axée sur les comportements et la sensibilisation
  • Importance de l’accompagnement dans les projets digitaux
  • Rôle clé des « quick wins » pour instaurer la confiance
  • Leadership positif et reconnaissance internationale.

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Le gouvernement lance officiellement la fusion Dar Assabah–SNIPE La Presse

Le gouvernement a autorisé le transfert de l’ensemble des actions de Dar Assabah au profit de la SNIPE La Presse, ouvrant officiellement la voie à la fusion des deux institutions et à la création d’un pôle public unifié de la presse écrite.

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé samedi matin, au palais de la Kasbah, une séance de travail ministérielle consacrée au dossier de la fusion entre la Société tunisienne de presse, d’impression, d’édition, de distribution et de publicité « Dar Assabah » et la Société nouvelle d’impression, de presse et d’édition « SNIPE La Presse ».

À l’issue de la réunion, il a été décidé, selon un communiqué de la présidence du gouvernement, d’autoriser la SNIPE La Presse à acquérir l’intégralité des actions de Dar Assabah pour le dinar symbolique. Cette opération s’inscrit dans le cadre juridique du processus de fusion entre les deux entreprises publiques de presse.

Un second feu vert a également été accordé à la SNIPE La Presse pour engager formellement la procédure de fusion par absorption de Dar Assabah, conformément à la législation et aux réglementations en vigueur.

Vers une institution médiatique nationale unifiée


La cheffe du gouvernement a souligné que ce processus de fusion constitue une étape décisive vers la reconstruction d’une institution médiatique nationale unifiée, plus solide et plus apte à assurer sa pérennité. Elle a appelé à l’élaboration d’un programme global de restructuration visant la réforme de la nouvelle entité, l’amélioration de ses performances et la garantie de la continuité de ses publications.

Ce programme devra notamment porter sur le renforcement de la gouvernance interne, la mise en place de mécanismes organisationnels adaptés, le développement des activités et des moyens de production, ainsi que sur la modernisation et la transformation numérique, y compris la numérisation des archives. Un plan d’affaires prospectif, assorti d’un calendrier précis de mise en œuvre, devra également être élaboré.

Lors de l’ouverture de la séance, Sarra Zaâfrani Zenzri a rappelé les orientations du président de la République, Kaïs Saïed, concernant le secteur des médias publics, en particulier la presse écrite. Elle a fait référence aux deux visites effectuées par le chef de l’État aux sièges de la SNIPE La Presse et de Dar Assabah, les 11 mars et 16 juin 2023, au cours desquelles il avait insisté sur la nécessité de sauver les deux institutions par leur fusion et leur restructuration.

Lire aussi : Tunisie : Kais Saied met l’accent sur le rôle qui incombe aux médias publics

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Tunisie : décès de Sofien Bouzaien, assistant de production à la Télévision nationale

Tunisie : décès de Sofien Bouzaien, assistant de production à la Télévision nationale

La scène médiatique tunisienne est en deuil suite au décès tragique de Sofien Bouzaien, assistant de production à la Télévision nationale, survenu ce mardi 9 décembre 2025 à la suite d’un grave accident de la route sur la voie de Mrazgua. Né en 1979, le défunt était marié et père d’un enfant. Il avait rejoint […]

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Tunisie : l’Ordre des Médecins attaque une émission télé pour promotion de pratiques proches de la sorcellerie

Tunisie : l’Ordre des Médecins attaque une émission télé pour promotion de pratiques proches de la sorcellerie

La polémique enfle autour du programme « Wahch Pro Max », diffusé sur la chaîne El Hiwar Ettounsi, après que la Chambre nationale de l’Ordre des Médecins a annoncé le dépôt officiel d’une plainte contre l’émission. Celle-ci a diffusé une séquence présentant prétendument la possibilité de traiter le cancer par des pratiques assimilées à la […]

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Ayachi Hammami : Une affaire tunisienne qui fait réagir le New York Times

Le quotidien américain New York Times a consacré un long article au dossier d’Ayachi Hammami, figure de l’opposition et avocat spécialisé dans les droits humains, arrêté mardi à son domicile près de Tunis. Le journal inscrit cette arrestation dans ce qu’il décrit comme un durcissement politique en Tunisie, un point de vue relayé par plusieurs organisations internationales.

Selon Human Rights Watch, citée par le New York Times, Ayachi Hammami a été interpellé après la confirmation en appel, la semaine dernière, d’une peine de cinq ans de prison. Celle-ci s’inscrit dans un vaste dossier d’environ quarante prévenus poursuivis pour appartenance à une organisation terroriste et complot contre la sûreté de l’État. Les condamnations prononcées en appel atteignent, pour certains accusés, jusqu’à 45 ans d’emprisonnement.

Dans la vidéo qu’il avait préparée avant son arrestation, publiée sur sa page Facebook, Ayachi Hammami qualifie sa condamnation de décision politique et annonce entamer une grève de la faim.

Le dossier, ouvert en 2023, concerne des personnalités politiques, des avocats, des militants et des journalistes. Human Rights Watch affirme que les charges seraient dépourvues de fondement et s’inquiète d’une instrumentalisation judiciaire. Le quotidien américain cite aussi un analyste de l’International Crisis Group, selon lequel le contexte économique difficile aurait renforcé une logique de fermeté de la part des autorités.

Inquiétude croissante

Ayachi Hammami, ancien ministre chargé des droits de l’homme et opposant connu depuis les années 2000, bénéficie d’une popularité certaine au sein de plusieurs courants politiques. Selon le New York Times, plus de vingt accusés du même dossier ont quitté la Tunisie avant le verdict en appel, tandis que huit personnes avaient été placées en détention provisoire dès 2023. Deux d’entre elles seraient actuellement en grève de la faim.

Pour le média américain, cette affaire illustre une inquiétude croissante, au niveau international, quant à l’évolution politique du pays. Depuis 2021, la Tunisie est régulièrement critiquée par des organisations de défense des libertés publiques à la suite de la suspension du Parlement, de la révision de la Constitution et de poursuites visant des personnalités politiques ou médiatiques.

La diplomatie tunisienne quant à elle n’a pas cessé de rappeler son droit à défendre sa souveraineté et s’est montrée ferme, notamment par le biais des discours présidentiels, face à toute ingérence extérieure.

Un autre élément soulevé par la publication américaine est la place importante accordée au dossier Hammami dans la presse internationale, alors même que d’autres crises économiques et sociales persistent en Tunisie. Cette focalisation interroge : reflète-t-elle une inquiétude grandissante concernant l’évolution du paysage politique tunisien ou une tendance récurrente, chez certains médias étrangers, à privilégier une lecture centrée sur les aspects politiques, parfois au détriment d’analyses plus nuancées du contexte local ? Cette attention extérieure souligne en tout cas l’impact symbolique de ce procès, mais pose aussi la question de la manière dont les enjeux tunisiens sont perçus, sélectionnés et mis en récit à l’international.

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Ramzi Farhat nommé DGA de Mosaïque FM

Ramzi Farhat nommé DGA de Mosaïque FM | Univers News

Tunis, UNIVERSNEWS (Médias) – Après plus de dix ans au sein de l’institution en tant que Responsable Marketing et Communication, M. Ramzi Farhat a été nommé Directeur Général Adjoint de Mosaïque FM.

Pour cette promotion, qui témoigne de sa compétence et des efforts considérables qu’il a déployés pour contribuer au développement de la radio, la rédaction d’UNIVERSNEWS adresse ses sincères félicitations à M. Ramzi Farhat et lui souhaite plein succès dans ses nouvelles fonctions.

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