Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Exportations d’huile d’olive : un milliard de dinars franchis

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint environ 108 000 tonnes au cours du dernier trimestre de 2025 – de septembre à décembre -, dont près de 50 000 tonnes pour le seul mois de décembre. Ce sont là des chiffres communiqués lors d’une réunion de suivi de la campagne oléicole 2026, tenue le 9 janvier, en présence du ministre du Commerce, Samir Abid.

Sur cette période, les exportations d’huile d’olive en vrac ont représenté l’essentiel des volumes, avec près de 94 000 tonnes pour une valeur estimée à 1,139 milliard de dinars. Les exportations d’huile d’olive conditionnée se sont, quant à elles, établies à environ 14 000 tonnes, générant des recettes de l’ordre de 240 millions de dinars.

Par ailleurs, les opérations d’exportation dans le cadre du quota accordé par l’Union européenne ont débuté au mois de janvier 2026, marquant une nouvelle étape pour l’écoulement de la production tunisienne sur le marché européen.

À cette occasion, le ministre a appelé à accélérer le rythme des exportations, à élargir la base des opérateurs exportateurs et à garantir une commercialisation efficiente, tant sur le marché intérieur qu’à l’international. Il a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre l’ensemble des acteurs de la filière, réaffirmant l’engagement de l’État à accompagner la campagne à chaque étape, notamment en faveur des petits agriculteurs, transformateurs et exportateurs.

La réunion a également porté sur le programme de promotion de l’huile d’olive à l’étranger. Dans ce cadre, le Centre de promotion des exportations (CEPEX) a annoncé la programmation de 30 actions promotionnelles dédiées au secteur, ainsi que l’organisation de missions d’exploration de nouveaux marchés, afin de renforcer le positionnement de l’huile d’olive tunisienne sur la scène internationale.

L’article Exportations d’huile d’olive : un milliard de dinars franchis est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

IACE | Les règles d’origine favorables aux exportations tunisiennes

Dans la note intitulée «Règles d’origine Union européenne-Tunisie : enjeux économiques et portée de la ratification», dont nous reproduisons ci-dessus quelques extraits, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) affirme que cette nouvelle convention avec notre principal partenaire économique présente de nombreux avantages pour l’économie nationale, notamment en renforçant la compétitivité de nos exportations, en facilitant leur accès au marché européen et en accroissant leurs compétitivité et attractivité.

La Tunisie a été le premier pays du bassin méditerranéen à signer un accord d’association avec l’Union européenne, en juillet 1995, suivie par la suite par plusieurs pays de l’Est et du Sud de ce bassin. Il a été préparé par plusieurs mesures qui ont été prises au cours de la période 1991-1994 dont notamment :

● la loi de 1991 sur le commerce intérieur qui instaure les principes de concurrence sur les marchés et de liberté des prix avec l’intervention de l’État pour réguler ces mécanismes;

● la convertibilité courante du dinar qui permet le transfert de devises sans autorisation de la BCT pour les opérations de commerce extérieur de biens et services;

● l’adhésion de la Tunisie à l’OMC en mars 1995 en acceptant les principes de liberté du commerce international et de droits de douane plafonnés de commun accord.

Un partenariat historique

Cet accord, entré en vigueur en mars 1998, vise l’établissement d’une zone de libre-échange, sans droits de douane ni restrictions quantitatives (ou mesures d’effet équivalent), sur une période de 12 ans, avec des listes de «produits originaires définis au protocole n°4* 1» à libérer progressivement, à commencer par les biens industriels d’investissement, puis de consommation pour terminer avec les produits agricoles, avec des exceptions dont le quota sur l’huile d’olive exportée par la Tunisie de 56 700 tonnes/an, le reste étant exporté sous le régime du TPA, ou trafic de perfectionnement actif, où l’huile est transformée et réexportée. Réciproquement, certains produits agricoles importés par la Tunisie sont contingentés. Cet accord prévoit aussi des clauses de coopération dans les domaines politique, économique et financier, social, scientifique et culturel. À titre d’illustration, la coopération dans le domaine scientifique a permis aux enseignants-chercheurs de postuler aux programmes de recherche européens comme Erasmus.

(…) Suivant l’initiative de l’UE, en décembre 2011, pour engager des négociations avec plusieurs pays du Sud pour un accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca), la Tunisie a agréé en novembre 2012 d’engager des négociations de cet accord, qui ont débuté en octobre 2015 à Tunis. L’objectif est l’intégration progressive de l’économie tunisienne dans le marché unique de l’UE.

Les règles d’origine préférentielles

(…) Même si l’Aleca est en pause, la relation commerciale UE-Tunisie continue d’évoluer lentement avec l’accord d’application de règles d’origine préférentielles révisées, adoptées en 2023 et mises en application à partir de 2025 dans le cadre pan-euro-méditerranéen (PEM), selon lequel les exportateurs des pays partenaires, dont la Tunisie, peuvent bénéficier de dispositions plus souples pour le statut «originaire» définissant les produits d’origine locale, qui donne droit à une exemption totale des droits de douane.

L’objectif de la révision appliquée en 2025 ne porte pas sur l’accord d’association, qui prévoit l’exemption des «DD» sur les produits exportés vers l’UE qui sont d’origine locale, mais porte sur la définition de la notion d’origine locale, qui est devenue plus souple, notamment pour les produits textiles.

Pour la Tunisie : l’origine locale incluait les achats d’Algérie, du Maroc et de la Communauté européenne (accord d’association TUN-UE de 1995).

(…) Cette convention vise à transposer, dans un cadre multilatéral, les systèmes bilatéraux existants concernant les règles d’origine établies dans les accords bilatéraux de libre-échange conclus entre les parties contractantes à la convention.

De ce fait, le cumul de l’origine est devenu plus large, car il peut englober plusieurs pays du processus de Barcelone : l’origine locale des produits exportés inclut les achats provenant d’autres pays appartenant au processus de Barcelone avec lesquels la Tunisie a un accord de libre-échange (Maroc, Égypte, Jordanie, Turquie, pays Aele). Pour ces produits, les exportations se font au taux nul, sans limite.

La délégation de l’UE en Tunisie a publié un communiqué le 29/07/2025 sur la mise en œuvre des nouvelles dérogations pour certains produits textiles et d’habillement tunisiens exportés vers l’UE, selon lequel les dérogations couvrent notamment les pantalons (4,7 millions en denim), robes, chemises, T-shirts, sous-vêtements, maillots de bain, vêtements de travail, etc., indiquant que la coupe du tissu et la confection seront considérées comme une transformation suffisante.

Des quotas ont été définis et ouverts pour cinq ans, avec une application rétroactive à compter du 22 janvier 2025. Il est précisé que les produits respectant déjà les règles «standard» du protocole 4 des règles d’origine continuent à entrer sans droits et sans limite de quantité. Ces dérogations offrent une flexibilité supplémentaire (avec quota) pour améliorer la compétitivité vis-à-vis d’autres pays de production.

La portée d’une ratification

(…) Au 1er janvier 2026, la période transitoire prévue pour l’application des règles d’origine révisées pan-euro-méditerranéennes a pris fin pour les pays n’ayant pas ratifié la nouvelle convention régissant ces règles. Les règles d’origine plus favorables, appliquées à titre transitoire depuis mars 2025 en Tunisie sur la base d’une décision du Conseil d’association UE-Tunisie, ne sont plus applicables depuis cette date. Dans ce cadre, les règles pan-euro-méditerranéennes dites «historiques» de 2012 continuent de s’appliquer tant que la mise à jour de la convention n’est pas finalisée entre partenaires. La Tunisie conserve ainsi l’exonération des droits de douane prévue par l’accord d’association pour les produits répondant aux règles de 2012, mais ne bénéficie plus des facilités supplémentaires introduites par les règles révisées de 2025, notamment :

● l’élargissement du cumul d’origine avec certains pays méditerranéens du Sud ;

● les simplifications administratives ;

● les quotas additionnels accordés à certains produits textiles.

Cette situation place la Tunisie dans une position moins favorable que celle de plusieurs pays de l’espace euro-méditerranéen, notamment ceux ayant ratifié la convention avant la fin de l’année 2025 (Jordanie, pays européens non membres de l’UE) ou ayant obtenu une période transitoire prolongée lors de l’adoption des nouvelles règles (cas du Maroc).

La Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) a informé le ministère de l’Industrie des effets directs de cette situation sur les exportations concernées.

Depuis janvier 2026, les produits textiles précédemment couverts par les dérogations appliquées en 2025 sont soumis à un droit de douane de 12% à l’entrée du marché européen, ce qui affecte leur compétitivité, d’autant plus que ces produits avaient bénéficié d’une exonération totale à titre transitoire au cours de l’année 2025.

Le secteur textile et habillement connaît par ailleurs des difficultés structurelles avérées : la valeur ajoutée a reculé de 2% au cours des neuf premiers mois de 2025, contre une croissance annuelle moyenne de 1,9% sur la période 2022-2024, et les exportations ont diminué de 1,8% sur les onze premiers mois de 2025.

Ce secteur emploie environ 150 000 personnes et génère près de 3 milliards de dinars de recettes nettes d’exportation par an, ce qui justifie une attention particulière des autorités publiques.

In fine, au 01/01/2026, la période transitoire se termine pour les pays qui n’ont pas ratifié la nouvelle convention qui régit les règles d’origine locale ; les nouvelles règles favorables ne seront plus appliquées.

La Tunisie, quant à elle, a sécurisé définitivement l’application de ces règles grâce à la ratification de l’accord avec l’Union européenne, après les avoir déjà appliquées depuis mars 2025 sur la base de la décision du Conseil d’association UE-Tunisie.

Dans ce cadre, la ratification permet à la Tunisie de dépasser le régime des règles PEM «historiques» de 2012 et de bénéficier pleinement des nouvelles règles d’origine entrées en vigueur en 2025. Ces règles offrent un cumul d’origine élargi avec plusieurs pays du Sud de la Méditerranée, des facilités administratives renforcées ainsi que des quotas additionnels, notamment pour les produits textiles.

Suite à la ratification, la Tunisie bénéficie de nouvelles mesures favorables, notamment aux exportations textiles, mais aussi aux autres secteurs industriels. Grâce à cette ratification, les produits bénéficiant des règles de cumul plus souples et des quotas spécifiques (notamment les jeans denim) conservent les avantages obtenus en 2025 et évitent l’application d’un droit de douane de 12 % à partir de 2026.

Cette avancée est d’autant plus importante que le secteur textile et habillement connaît des difficultés structurelles. Sa valeur ajoutée a reculé de 2% au cours des neuf premiers mois de 2025, après une croissance annuelle moyenne de 1,9% sur la période 2022-2024, et ses exportations ont diminué de 1,8% sur les onze premiers mois de 2025.

Dans ce contexte, la ratification contribue à maintenir l’activité du secteur, à préserver près de 150 000 emplois et à sécuriser des recettes nettes d’exportation estimées à 3 milliards de dinars par an (soit 9 milliards de dinars en valeur brute).

En conclusion, l’accord d’association entre la Tunisie et l’Union européenne entre dans une nouvelle phase de son évolution après 30 ans d’application.

La ratification de la nouvelle convention renforce les effets positifs de cet accord et consolide le partenariat stratégique entre la Tunisie et l’UE. Elle s’inscrit dans une dynamique de coopération fondée sur l’évaluation des résultats, l’adaptation des instruments commerciaux et le renforcement des liens économiques et historiques entre l’Union européenne et son premier partenaire dans la région euro-méditerranéenne. *

Lire l’article dans son intégralité.

* Les intertitres sont de la rédaction.

L’article IACE | Les règles d’origine favorables aux exportations tunisiennes est apparu en premier sur Kapitalis.

Perspectives prometteuses de l’agriculture biologique en Tunisie  

On observe actuellement en Tunisie une forte tendance au soutien de l’agriculture biologique, et pas seulement dans les filières des olives et des dattes, et ce en raison du potentiel d’exportation important que ce secteur a démontré et des opportunités d’emploi qu’il crée, en particulier pour les jeunes entrepreneurs.

Pour soutenir ce secteur prometteur, l’État a élaboré une stratégie nationale visant à atteindre 2 millions d’hectares de surfaces biologiques dans le pays d’ici 2030, tout en mettant l’accent sur le développement durable et la protection de l’environnement.

D’après les chiffres de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), les exportations tunisiennes de produits agricoles biologiques, entre le 1er janvier et fin mai 2025, ont été estimées à environ 34 152 tonnes, générant des recettes de 420,4 millions de dinars. Ces exportations étaient destinées à 38 pays, témoignant de la diversité des marchés où sont déployés aujourd’hui les produits biologiques tunisiens.

L’huile d’olive et les dattes biologiques occupent les premières places, représentant respectivement 87,8 % et 11,7 % du volume total des exportations nationales dans ce secteur, et figurent parmi les principaux produits biologiques tunisiens avec la figue de barbarie, les plantes médicinales et aromatiques, le miel, les céréales, les légumes et la viande (vaches, moutons, lapins).

La Tunisie a connu une croissance progressive des surfaces cultivées en agriculture biologique, estimées à environ 300 hectares, ainsi qu’une augmentation du nombre d’agriculteurs ayant adopté cette filière, d’autant plus que la demande internationale de produits biologiques est en pleine expansion.

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le secteur de l’agriculture biologique en Tunisie compte actuellement environ 9 000 acteurs, parmi lesquels des agriculteurs, des producteurs et des négociants. Ces acteurs ont besoin d’un soutien et d’un accompagnement accrus pour renforcer leur compétitivité et se conformer aux nouvelles normes internationales.

D’après un rapport de la Direction générale de l’agriculture biologique de septembre 2025, la superficie consacrée à l’agriculture biologique est estimée entre 235 000 à 400 000 hectares en 2024, soit environ 2 % de la superficie agricole totale. Sa contribution aux exportations est estimée entre 14 % et 17,7 % des exportations agricoles, pour une valeur dépassant 1,13 milliard de dollars en 2024.

Il est à noter que la Tunisie se classe première en Afrique en termes de superficies consacrées à l’agriculture biologique et 23e au niveau mondial. Elle est également devenue l’un des principaux exportateurs mondiaux d’huile biologique.

Cependant, ce secteur est confronté à plusieurs défis, tels que le coût élevé des intrants et des équipements, les difficultés d’obtention des certificats de conformité, de commercialisation et d’accès aux marchés et la forte concurrence sur certains produits. Autres enjeux : la sensibilisation les consommateurs locaux à l’importance d’exiger la certification bio et les autorités publiques à la nécessité d’accorder des exemptions douanières et des subventions aux projets biologiques.

I. B.

L’article Perspectives prometteuses de l’agriculture biologique en Tunisie   est apparu en premier sur Kapitalis.

Règles d’origine révisées : un tremplin pour les exportations tunisiennes, sous conditions

L’ARP a fini l’année avec la ratification des modifications des règles d’origine qui régissent ses échanges avec l’Union européenne. Ces changements visent principalement à faciliter et accroître les exportations tunisiennes vers le marché européen, en assouplissant les critères requis pour qu’un produit soit considéré comme « made in Tunisia ».

 

Les opportunités

Parmi les ajustements majeurs, on note une augmentation du seuil de tolérance pour les composants non originaires, une simplification des règles applicables à des secteurs clés tels que le textile et l’agroalimentaire, et un élargissement des possibilités de cumul d’origine avec d’autres pays partenaires de l’UE. Ces aménagements permettent aux entreprises tunisiennes d’intégrer plus facilement des matières premières ou des composants importés sans perdre l’accès aux avantages tarifaires préférentiels.

 

En pratique, ces nouvelles règles encouragent une intégration plus poussée de la Tunisie dans les chaînes de valeur européennes, en particulier dans des industries comme l’automobile, l’électronique et la mécanique. Les producteurs peuvent désormais recourir plus librement à des intrants d’origine européenne ou provenant de pays tiers liés à l’UE, tout en respectant des conditions de transformation substantielle assouplies. Cela rend la Tunisie plus attractive pour les investissements industriels et les partenariats de production, tout en soutenant la compétitivité à l’export.

 

À plus long terme, cette évolution réglementaire devrait contribuer à renforcer la position exportatrice de la Tunisie et à créer des emplois dans les secteurs orientés vers l’export. Si elle est bien exploitée, cette révision constitue une réelle opportunité de croissance et d’ancrage durable de la Tunisie dans l’espace économique européen.

 

Les risques

Bien évidemment, ces nouvelles règles présentent également des risques si elles ne s’adaptent pas rapidement.

 

En premier lieu, il y a la complexité administrative et le coût de la mise en conformité. Bien que les nouvelles règles soient conçues pour simplifier à long terme, leur mise en œuvre immédiate exige une montée en compétence technique et administrative. Les entreprises qui ne parviennent pas à s’organiser en interne ou à obtenir un accompagnement risquent de commettre des erreurs dans leurs déclarations d’origine, ce qui peut entraîner des pénalités douanières, des retards aux frontières, ou la perte du bénéfice tarifaire préférentiel. Par ailleurs, l’investissement initial en formation, en systèmes de traçabilité et en audit des fournisseurs peut peser sur les PME.

 

En second lieu, il y a la concurrence accrue, tant à l’export que sur le marché intérieur. En facilitant l’accès au marché européen, ces règles attirent aussi les investisseurs étrangers qui pourraient voir la Tunisie comme une plateforme de réexportation vers l’Europe. Si cela peut stimuler l’emploi, cela expose aussi les entreprises locales à une concurrence tuniso-tunisienne plus rude pour l’accès aux ressources, aux talents et aux partenariats. De plus, la possibilité d’utiliser davantage de composants importés pourrait fragiliser les fournisseurs locaux si les entreprises tunisiennes se tournent massivement vers des intrants étrangers moins chers ou plus standardisés, au détriment de la chaîne de valeur nationale.

 

Enfin, il y a la dépendance accrue au marché européen et la vulnérabilité aux changements réglementaires. Une intégration plus poussée dans les chaînes de valeur européennes signifie également une exposition plus forte aux fluctuations de la demande européenne et aux modifications futures des règles commerciales, surtout les normes environnementales. Les PME tunisiennes ne sont pas des championnes en la matière.

 

En tout, ces nouvelles règles représentent une opportunité économique majeure pour la Tunisie, à condition que les entreprises s’approprient rapidement les nouvelles règles et adaptent leur sourcing et leurs processus. L’enjeu est de transformer l’accès préférentiel au marché européen en investissements concrets et en emplois durables. Une stratégie proactive d’accompagnement, de formation et de diversification des marchés reste essentielle pour que les entreprises tunisiennes transforment ces risques en leviers de compétitivité.

L’article Règles d’origine révisées : un tremplin pour les exportations tunisiennes, sous conditions est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Exportations : la Tunisie dispose d’un potentiel de 20 milliards de dinars encore inexploité vers l’UE

Le potentiel d’exportation non exploité de la Tunisie vers l’Union européenne est estimé à près de 20 milliards de dinars par an, a affirmé le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, lors d’une séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple.

Le ministre a rappelé que l’UE demeure le premier partenaire économique de la Tunisie, avec environ 3 400 entreprises européennes implantées dans le pays, employant près de 460 000 personnes dans des secteurs clés tels que la mécanique, l’électronique, le textile et l’agroalimentaire. Malgré cette forte présence, les exportations tunisiennes ne représentent que 0,5 % des importations totales de l’UE, révélant un important gisement de croissance.

Samir Abid a souligné le rôle stratégique des règles d’origine préférentielles paneuro-méditerranéennes (convention PEM), qui facilitent l’accès des produits tunisiens aux marchés européens grâce aux exemptions douanières et au mécanisme de cumul d’origine. Ce dispositif renforce l’intégration des chaînes de valeur régionales, réduit les coûts de production et améliore la compétitivité de l’industrie tunisienne, notamment dans l’électronique, le textile, l’agroalimentaire et les composants automobiles.

Avec un marché de plus de 500 millions de consommateurs, l’Union européenne reste la principale destination des exportations tunisiennes, qui y écoule près de 80 % de ses produits. Les échanges commerciaux bilatéraux ont enregistré ces dernières années une évolution positive, marquée par une croissance annuelle de 9 % des exportations tunisiennes et de 7 % des importations, contribuant à une amélioration de la balance commerciale.

L’article Exportations : la Tunisie dispose d’un potentiel de 20 milliards de dinars encore inexploité vers l’UE est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Fortes pressions sur le secteur de l’huile d’olive en Tunisie

En vue de stabiliser le marché et de dynamiser les exportations d’huile d’olive conditionnée, le gouvernement tunisien a introduit un prix de référence pour les transactions d’huile d’olive au niveau des huileries, le fixant à 10 dinars le kilo (3,3 euros/kg) pendant la phase de transformation. Ce prix sera révisé chaque semaine ou en fonction des besoins du marché.

Cette mesure a été annoncée dans un communiqué conjoint des ministères de l’Agriculture et du Commerce, qui la présentent comme une mesure de suivi de la campagne de récolte et de transformation 2025-2026. L’objectif affiché est de préserver l’équilibre de la chaîne d’approvisionnement et de protéger notamment les petits producteurs en limitant les fluctuations excessives des prix.

Dans les débats sectoriels, cette décision est également interprétée comme un signe de «fixation» des prix intérieurs, à un moment où le secteur est soumis à de fortes pressions.

Dans un contexte où les produits tunisiens continuent d’être majoritairement exportés en vrac, avec un impact limité en termes de valeur ajoutée.

Selon la presse spécialisée, un prix de 10 dinars le kilo correspondrait à une valeur d’un peu plus de 3 000 € la tonne et pourrait se traduire concrètement par un prix minimum à l’exportation d’environ 3 150 € la tonne, avec des répercussions indirectes possibles sur un marché méditerranéen interconnecté, où l’Espagne, l’Italie et la Grèce demeurent les principaux centres de production et de commercialisation.

Les données les plus récentes confirment l’importance économique du secteur, mais aussi sa fragilité face à la volatilité des prix internationaux.

Hausse des exportations, baisse des recettes

Selon l’Observatoire de l’agriculture (Onagri), au cours des onze premiers mois de la campagne 2024-2025, les exportations tunisiennes ont atteint 288 600 tonnes, en hausse de 41,3 % par rapport à la même période de l’année précédente, mais les recettes ont chuté de 28,4 % pour s’établir à 3,6 milliards de dinars (un peu plus d’un milliard d’euros).

En septembre 2025, le prix moyen a baissé de 46,2 % par rapport à l’année précédente, à 9,28 dinars le kilogramme (2,81 euros).

Le 22 décembre, à l’Académie diplomatique internationale, le ministère des Affaires étrangères a organisé la première Journée diplomatique de l’huile d’olive tunisienne, présentée dans le cadre d’un plan de promotion visant à renforcer la notoriété du produit, à accroître la part des exportations conditionnées et à conquérir de nouveaux marchés.

Dans le cadre de cette initiative, le ministre Mohamed Ali Nafti a invité les ambassadeurs et les représentants accrédités en Tunisie à soutenir les efforts de promotion, en mettant l’accent sur la visibilité et l’accès à de nouveaux débouchés commerciaux.

L’objectif du gouvernement est de préserver la base de production pour la campagne 2025-2026 et, simultanément, de réduire la dépendance au vrac, qui demeure largement prédominant. L’efficacité de cette mesure sera désormais évaluée par les opérateurs à deux niveaux : sa capacité à stabiliser les zones de production et son impact sur les exportations, notamment vers l’Union européenne, qui représente la part la plus importante des volumes, l’Espagne et l’Italie figurant parmi les principaux importateurs.

L’article Fortes pressions sur le secteur de l’huile d’olive en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

Oranges maltaises : La Tunisie repart à la conquête du marché français

La Tunisie a donné le coup d’envoi de la saison d’exportation des oranges maltaises vers la France avec l’expédition d’un premier lot de 200 tonnes à destination du port de Marseille. Un démarrage anticipé qui vise à renforcer la présence tunisienne sur un marché concurrentiel et à relancer une filière stratégique pour l’agriculture nationale.

La campagne d’exportation des oranges maltaises tunisiennes vers la France a officiellement débuté avec une première cargaison de 200 tonnes. Selon Imed Bey, président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche (URAP) de Nabeul, le rythme des expéditions augmentera progressivement en fonction de la demande du marché français.

Un lancement anticipé pour gagner des parts de marché

Cette saison démarre avec une semaine d’avance par rapport aux années précédentes, une stratégie destinée à prolonger la période d’exportation et à positionner plus tôt le produit tunisien sur les étals européens. Une seule semaine de campagne permettrait d’exporter entre 2000 et 3000 tonnes d’oranges maltaises.

Cette relance s’inscrit dans le cadre des mesures d’encouragement mises en place par le Centre de promotion des exportations. L’objectif affiché pour la saison en cours est d’atteindre 15.000 tonnes exportées, contre environ 5000 tonnes lors de la campagne précédente.

Au-delà des oranges maltaises, les exportations tunisiennes d’agrumes, toutes variétés confondues, ont déjà atteint près de 13.000 tonnes. La Libye demeure un débouché majeur, avec environ 8000 tonnes exportées, un marché que les professionnels appellent à consolider tout en explorant de nouvelles destinations.

Production sous pression hydrique

La production nationale d’oranges maltaises est estimée entre 90.000 et 130.000 tonnes. Malgré les contraintes liées au manque d’eau d’irrigation, la qualité du fruit reste jugée satisfaisante. La répartition des calibres reflète toutefois l’impact du stress hydrique, avec environ 20% de gros fruits, 40% de calibres moyens et 40% de petits calibres.

Selon les professionnels, le goût sucré et la qualité gustative des oranges tunisiennes demeurent un atout majeur pour séduire les marchés extérieurs. La récolte a débuté depuis quelques jours et le rythme de cueillette devrait s’intensifier dans les semaines à venir.

Une concurrence régionale

Les exportateurs tunisiens font face à une concurrence de plus en plus vive, notamment sur le marché français. Le coût élevé du transport maritime et la pression exercée par les oranges égyptiennes, produites à hauteur de près de 380.000 tonnes, constituent des freins majeurs. Les opérateurs égyptiens bénéficient d’avantages logistiques et d’incitations qui renforcent leur compétitivité à l’export.

Dans ce contexte, les acteurs du secteur plaident pour des solutions de soutien ciblées, notamment une réduction des coûts logistiques et des mécanismes de promotion plus efficaces à l’international.

Lire aussi :

L’article Oranges maltaises : La Tunisie repart à la conquête du marché français est apparu en premier sur webdo.

Huile d’olive: le prix de référence relevé à 10,200 dinars le kilo

Le prix de référence de l’huile d’olive vierge extra a été revu à la hausse. Les autorités tunisiennes ont décidé de fixer ce prix à 10,200 dinars le kilogramme au niveau des huileries, afin de protéger la filière oléicole et, en particulier, les petits agriculteurs.

Cette décision a été annoncée dans un communiqué conjoint publié par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et le ministère du Commerce et du Développement des exportations, dans le cadre du suivi du déroulement de la campagne de récolte et de transformation des olives.

Selon les deux départements, cette révision du prix de référence concerne l’huile d’olive vierge extra (extra vierge) et vise principalement à encourager la qualité et à valoriser le produit national, dans un contexte marqué par la volatilité des prix sur les marchés.

Les ministères précisent que ce prix reste référentiel et mobile. Il ne s’agit donc pas d’un prix fixe. Il sera actualisé de manière hebdomadaire, ou chaque fois que l’évolution du marché l’exigera, afin de rester en phase avec l’offre, la demande et les conditions économiques du secteur.

À travers cette mesure, les autorités entendent préserver l’équilibre de la filière, qui regroupe plusieurs intervenants, des agriculteurs aux huileries, en passant par les exportateurs. L’objectif affiché est d’assurer le bon déroulement de la saison, tout en protégeant les revenus des producteurs, notamment les petits exploitants, souvent les plus exposés aux fluctuations des prix.

La Tunisie figure parmi les principaux producteurs et exportateurs mondiaux d’huile d’olive. La fixation et l’actualisation régulière d’un prix de référence constituent ainsi un outil de régulation destiné à sécuriser le marché et à renforcer la compétitivité du produit tunisien, aussi bien sur le marché local qu’à l’export.

Les deux ministères réaffirment enfin leur engagement à accompagner l’ensemble des étapes de la saison oléicole, afin d’en garantir la réussite et de protéger les droits de toutes les parties prenantes.

L’article Huile d’olive: le prix de référence relevé à 10,200 dinars le kilo est apparu en premier sur Managers.

La Tunisie et les diktats européens

Trois projets de lois fondamentales ont été transmis à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour adoption. Ils alignent intégralement l’économie tunisienne sur des normes et des exigences européennes sans consultation préalable des parties concernées ni étude d’impact indépendante et sans que l’on sache vraiment si notre pays a les moyens d’en assumer, à terme, les conséquences sur son industrie et ses exportations.   

Le premier texte modifie le Protocole (B) relatif aux règles d’origine dans le cadre du libre-échange euro-méditerranéen ; le deuxième entérine les amendements de l’accord Union Européenne–Tunisie issus de décisions conjointes récentes ; le troisième intègre les révisions de la Convention pan-euro-méditerranéenne sur les règles d’origine.

Ces projets de loi alignent intégralement la Tunisie sur les règles d’origine préférentielles définies à Bruxelles, le régime pan-euro-méditerranéen révisé et les décisions du Conseil d’association UE–Tunisie.

«Ces textes semblent dictés par la partie européenne sans négociation annoncée et visible. Sans contrepartie politique, économique ou sociale. Ils sont soumis à un parlement réduit à une fonction d’enregistrement», commente un expert qui estime que «la Tunisie n’a jamais été autant soumise aux diktats européens qu’elle l’est aujourd’hui.»

I. B.  

L’article La Tunisie et les diktats européens est apparu en premier sur Kapitalis.

La non ratification de l’accord Pan-Euro-Med révisé exposera les exportations tunisiennes à une taxe de 12%

À une semaine de l’échéance du 31 décembre 2025, le retard de ratification par la Tunisie de l’accord Pan-Euro-Med (PEM) révisé met en danger l’industrie exportatrice nationale. Cet accord permet aux entreprises tunisiennes d’exporter leurs produits vers l’Union Européenne en bénéficiant des règles de cumul d’origines euro-méditerranéennes, sans taxation à l’entrée de l’UE. Sans ratification, dès le 1er janvier 2026, les produits concernés seront soumis à des taxes pouvant atteindre 12%.

Dans un courrier adressé le 15 décembre à la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Haithem Bouagila, président de la Fédération Tunisienne de Textile et Habillement (FTTH), alerte sur les impacts économiques : perte de compétitivité des entreprises industrielles, baisse estimée des exportations de plusieurs centaines de millions d’euros, et difficultés pour des centaines d’entreprises dans tout le pays, menaçant environ 60 000 emplois.

Le secteur du textile et de l’habillement emploie directement plus de 155 000 personnes et exporte pour près de trois milliards d’euros. Face à une conjoncture internationale déjà tendue et à une concurrence égyptienne et turque forte, les entreprises tunisiennes risquent de perdre des parts de marché si l’accord n’est pas ratifié.

La FTTH explique la situation avec un exemple concret : une entreprise industrielle tunisienne fondée il y a quarante ans, employant 5 000 personnes et exportant pour environ 95 millions d’euros, utilise 50 % de tissus importés de Turquie. Sans ratification du PEM, elle devra appliquer une taxe de 12 % sur ses exportations vers l’UE, ce qui met en péril la moitié des emplois de l’entreprise et favorise la concurrence égyptienne.

Haithem Bouagila appelle l’État à intervenir rapidement, soulignant que le retard de ratification fragilise la confiance des partenaires internationaux et menace l’équilibre socio-économique du pays. Il dénonce également l’absence de réponses concrètes malgré les alertes répétées depuis plus de trois mois auprès des ministères du commerce, de l’industrie et de l’économie.

L’article La non ratification de l’accord Pan-Euro-Med révisé exposera les exportations tunisiennes à une taxe de 12% est apparu en premier sur Managers.

Tunisie – Commerce extérieur : Le déficit commercial se creuse à -18,4 milliards de dinars

Le déficit de la balance commerciale tunisienne a atteint -18,435 milliards de dinars à la fin du mois d’octobre 2025, contre -15,716 milliards un an plus tôt, selon les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique (INS). Ce recul du solde extérieur s’explique par une progression plus rapide des importations que des exportations.

Un taux de couverture en baisse

Le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi à 73,9%, contre 76,7% durant la même période de 2024. L’énergie reste le principal facteur du déséquilibre, avec un déficit énergétique de -9181,5 millions de dinars (MD), suivi des matières premières et demi-produits (-5191,8 MD), des biens d’équipement (-2927 MD) et des biens de consommation (-1769,1 MD).

Seul le secteur alimentaire enregistre un excédent de +633,6 MD, atténuant légèrement la dégradation globale. Hors énergie, le déficit s’établit à -9254,3 MD.

Exportations : une hausse timide tirée par les industries mécaniques

Les exportations tunisiennes ont progressé de 1,1% pour atteindre 52.214 MD sur les dix premiers mois de l’année. Cette croissance reste modeste et hétérogène selon les secteurs :

  • Mines, phosphates et dérivés : +9,4%
  • Industries mécaniques et électriques : +7,7%
  • Énergie : -29,2%, en raison de la baisse des ventes de produits raffinés (790,5 MD contre 1 646,4 MD)
  • Agroalimentaire : -13,8%, tirée vers le bas par la chute des exportations d’huile d’olive (3 062,1 MD contre 4 175,1 MD)
  • Textile, habillement et cuir : -0,9%

Les exportations vers l’Union européenne, représentant 70,5% du total, ont progressé à 36.787,9 MD (+2,7%), portées par l’Allemagne (+10,7%), la France (+9,6%) et les Pays-Bas (+6,4%). En revanche, elles ont reculé vers l’Italie (-8,1%) et l’Espagne (-16,7%).

Vers les marchés arabes, les ventes ont augmenté vers la Libye (+4,4%), le Maroc (+36,1%), l’Algérie (+10,4%) et l’Égypte (+35%).

Importations : forte progression des biens d’équipement et des produits manufacturés

Les importations ont totalisé 70.649,8 MD, soit une hausse de 4,9% par rapport à 2024 (67.339,7 MD). Les principales hausses concernent :

  • Les biens d’équipement : +14,5%
  • Les matières premières et demi-produits : +6,7%
  • Les biens de consommation : +10,9%

En revanche, les importations énergétiques ont reculé de -9,3%, et les produits alimentaires de -5,7%.

Avec l’Union européenne (43,3% du total), les importations ont augmenté à 30.586,6 MD, notamment avec la France (+11,8%) et l’Allemagne (+8,1%), mais ont baissé avec l’Italie (-1,2%), la Grèce (-29,8%) et la Belgique (-8%).

Hors UE, la Chine (+25,1%) et la Turquie (+13,6%) ont renforcé leurs échanges avec la Tunisie, tandis que les importations depuis la Russie (-19,4%) et l’Inde (-4,9%) ont diminué.

Lire aussi

L’article Tunisie – Commerce extérieur : Le déficit commercial se creuse à -18,4 milliards de dinars est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Recettes en berne pour l’huile d’olive malgré un bond des exportations

Selon l’ONAGRI, la Tunisie a exporté plus de 268 000 tonnes d’huile d’olive à fin septembre 2025, soit une hausse de plus de 40%. Pourtant, les recettes chutent de 28,4% sous l’effet d’un effondrement des prix mondiaux.

L’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI) a annoncé, mardi 28 octobre, que les recettes des exportations d’huile d’olive tunisienne ont atteint 3 599,1 millions de dinars depuis le début de la campagne 2024/2025 (novembre 2024 à septembre 2025).

Ce montant marque une chute de 28,4 % par rapport à la même période de la campagne précédente. Une baisse qui contraste avec la forte hausse des volumes exportés, en progression de 41,3 % sur un an, atteignant 268 600 tonnes.

L’huile conditionnée en légère progression

Cette contre-performance financière est due à la chute du prix moyen de l’huile d’olive, en recul de 46,2 % en septembre 2025 par rapport à l’an dernier, avec des prix variant de 9,28 à 17,9 dinars le kilo, selon les catégories.

L’huile d’olive conditionnée représente 15,1 % des volumes exportés et 21,4 % des recettes totales, contre 13,9 % un an plus tôt.

La majorité reste exportée en vrac (84,9 %), tandis que l’huile extra vierge constitue 77,7 % du volume global.

L’Europe domine toujours le marché

Le marché européen absorbe 58 % des exportations tunisiennes, loin devant l’Amérique du Nord (26,3 %) et l’Afrique (9,4 %). Les principaux importateurs demeurent l’Espagne (26,7 %), l’Italie (26,4 %) et les États-Unis (19,3 %).

La Tunisie a exporté 50 900 tonnes d’huile d’olive biologique à fin septembre, générant 714 millions de dinars de recettes. Cependant, seule 6,3 % de cette quantité est conditionnée.

Le prix moyen du kilo d’huile bio s’établit à 14,02 dinars, variant entre 13,81 D/kg pour le vrac et 17,06 D/kg pour le conditionné. Les principaux acheteurs sont l’Italie (51,1 %), l’Espagne (20,8 %) et les États-Unis (17 %).

Lire aussi

L’article Tunisie : Recettes en berne pour l’huile d’olive malgré un bond des exportations est apparu en premier sur webdo.

Exportations tunisiennes : La BCT allonge les délais et assouplit les règles de paiement

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a annoncé de nouvelles mesures destinées à faciliter les exportations tunisiennes, à travers la circulaire n°2025-13 publiée le 27 octobre 2025. Ce texte introduit des ajustements majeurs aux règles encadrant le règlement financier des importations et exportations, avec pour objectif de simplifier les transactions internationales et d’améliorer la compétitivité des entreprises tunisiennes.

Des délais de paiement prolongés à 120 jours

La principale évolution concerne les délais de règlement à l’export. Les exportateurs disposent désormais d’un délai de 120 jours pour recevoir le paiement de leurs ventes, contre 60 jours auparavant. Cette mesure offre davantage de souplesse financière aux entreprises, notamment celles opérant sur des marchés où les cycles de paiement sont plus longs.

Des moyens de paiement plus flexibles

La circulaire introduit aussi une libéralisation des moyens de règlement : les prix des ventes à l’export peuvent désormais être payés par tout moyen de règlement, sans restriction particulière. Cette ouverture permet aux opérateurs économiques de s’adapter aux pratiques commerciales internationales et de négocier des conditions plus avantageuses avec leurs partenaires étrangers.

Une mise à jour des textes de 1994

Ces ajustements modifient les dispositions de l’article 10 de la circulaire n°94-14 du 14 septembre 1994, qui régissait jusqu’ici les transactions commerciales internationales. En actualisant ce cadre réglementaire, la BCT cherche à moderniser les procédures de commerce extérieur et à accompagner la dynamique d’exportation dans un contexte économique mondial en mutation rapide.

Les nouvelles règles, saluées par plusieurs acteurs du secteur, devraient contribuer à fluidifier les opérations d’exportation, à réduire les contraintes administratives et à renforcer la compétitivité des entreprises tunisiennes sur les marchés extérieurs.

Lire aussi

L’article Exportations tunisiennes : La BCT allonge les délais et assouplit les règles de paiement est apparu en premier sur webdo.

Campagne oléicole 2025-2026 : Le gouvernement met les bouchées doubles

La réussite de la campagne oléicole 2025-2026 a été au centre d’un Conseil ministériel restreint, samedi au Palais du gouvernement à la Kasbah, présidé par la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzeri. Face aux enjeux stratégiques de cette filière historique, le gouvernement a présenté un plan complet visant à soutenir les producteurs, sécuriser les stocks et dynamiser les exportations.

Priorité aux petits exploitants et mobilisation de la main-d’œuvre

Le Conseil a insisté sur la nécessité de mettre les petits producteurs au cœur de la campagne, en leur permettant de bénéficier de subventions de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) pour l’acquisition d’équipements de récolte. La mobilisation de la main-d’œuvre est également jugée cruciale pour assurer un déroulement efficace et sans heurts de la récolte.

Stockage et soutien financier

Pour sécuriser la production, l’Office national de l’huile (ONH) est chargé de mettre en œuvre un programme de stockage de 100 à 150 mille tonnes d’huile, avec prime et subventions supplémentaires pour les agriculteurs.

Sur le plan bancaire, la Banque centrale de Tunisie interviendra pour restructurer les dettes des huileries en difficulté, tandis que banques publiques et privées accompagneront les producteurs tout au long de la chaîne, de la récolte à l’exportation.

Expansion à l’international

Le gouvernement veut également stimuler la consommation intérieure, en réduisant les marges appliquées dans les grandes surfaces et en encourageant la commercialisation d’huile conditionnée à prix abordable.

Côté export, la Tunisie mise sur l’augmentation des volumes vers ses marchés traditionnels, mais également sur une diversification vers l’Amérique latine et l’Asie, avec une stratégie de communication et de promotion ambitieuse pour conquérir de nouveaux clients.

Le Conseil a décidé de lancer une étude stratégique sur la filière oléicole, couvrant production, financement, valorisation et exportation, ainsi qu’un plan de restructuration de l’ONH, afin de garantir une meilleure gouvernance et renforcer le positionnement international de l’huile tunisienne.

Lire aussi

L’article Campagne oléicole 2025-2026 : Le gouvernement met les bouchées doubles est apparu en premier sur webdo.

Tunisie – Commerce extérieur : Les importations s’envolent, les exportations stagnent

Les chiffres du commerce extérieur tunisien confirment un déséquilibre croissant entre importations et exportations. Selon les données publiées dimanche par l’Institut National de la Statistique (INS), le déficit commercial s’est creusé à -16.728,3 millions de dinars (MD) à fin septembre 2025, contre -13.497,4 MD un an plus tôt.

Des exportations en quasi-stagnation

Au cours des neuf premiers mois de 2025, les exportations tunisiennes ont à peine progressé, atteignant 46.419,8 MD, un niveau quasiment identique à celui de 2024 (46.404,6 MD). Cette stabilité masque toutefois de fortes disparités sectorielles.

Les industries mécaniques et électriques enregistrent une hausse de +6,4%, tout comme les mines, phosphates et dérivés (+8%). En revanche, les industries agroalimentaires chutent de -14,6% sous l’effet du recul des ventes d’huile d’olive (2.915,2 MD contre 4.038,5 MD), le secteur énergétique plonge de -34,2% (baisse des produits raffinés : 610,4 MD contre 1.466,2 MD), et le textile-habillement-cuirs fléchit légèrement (-1,3%).

Des importations en nette accélération

Les importations, elles, poursuivent leur ascension, atteignant 63.148,1 MD contre 59.902 MD durant la même période de 2024. La hausse est marquée dans les biens d’équipement (+16,2%), les matières premières et demi-produits (+8,1%) et les biens de consommation (+11,4%). Seuls les produits énergétiques (-11,8%) et alimentaires (-3,5%) enregistrent une baisse.

L’Union européenne reste dominante

L’Union européenne absorbe 70,3% des exportations tunisiennes, pour une valeur de 32.622,6 MD (contre 32.284,3 MD en 2024). Les ventes progressent vers l’Allemagne (+11,2%), la France (+8,4%) et les Pays-Bas (+7,2%), mais reculent avec l’Italie (-10,1%) et l’Espagne (-20,3%).

Les exportations vers le monde arabe progressent aussi : Libye (+7,4%), Maroc (+35,9%), Algérie (+11,6%) et Égypte (+33,5%).

Côté importations, l’UE représente 43,2% du total (27.306,2 MD), en hausse avec la France (+12,7%) et l’Allemagne (+8,6%), mais en baisse avec l’Italie (-2,4%), la Grèce (-29,1%) et la Belgique (-7,1%).

Hors Europe, la Tunisie importe davantage de Chine (+29,4%) et de Turquie (+17,7%), tandis que ses achats diminuent depuis la Russie (-22,8%) et l’Ukraine (-36,5%).

Un déficit dominé par la facture énergétique

Le déficit global de -16.728,3 MD reste tiré principalement par le secteur de l’énergie (-8.106,4 MD), suivi des matières premières et demi-produits (-4.990,8 MD), des biens d’équipement (-2.693,7 MD) et des biens de consommation (-1.557,4 MD).

Seul le groupe “alimentation” enregistre un excédent de +620 MD.

Hors énergie, le déficit recule à -8.621,9 MD, tandis que la balance énergétique s’allège légèrement par rapport à 2024 (-8.106,4 MD contre -8.422,1 MD).

L’article Tunisie – Commerce extérieur : Les importations s’envolent, les exportations stagnent est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Les exportations industrielles progressent à 38,2 milliards de dinars

Selon les chiffres publiés par l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), les exportations industrielles tunisiennes ont atteint 38,2 milliards de dinars entre janvier et août 2025, soit une hausse de 2,5% par rapport à la même période de 2024. Le secteur textile-habillement arrive en tête, tandis que les intentions d’investissement industriel et de services confirment une dynamique soutenue.

Le textile en tête des exportations

Avec 7,4 milliards de dinars, le secteur textile, habillement, cuir et chaussure domine les exportations industrielles tunisiennes. Il est suivi par l’industrie agroalimentaire (4,1 milliards de dinars) ; l’industrie chimique (2,5 milliards de dinars) ; les industries mécaniques et électriques (2 milliards de dinars).

Les intentions d’investissement déclarées auprès de l’APII s’élèvent à 1,2 milliard de dinars, destinés à financer plus de 1900 projets. À terme, ces investissements devraient permettre la création de plus de 20.000 emplois dès l’entrée en production des nouvelles unités.

Du côté des services, les investissements déclarés atteignent 783,3 millions de dinars, avec 7031 projets et 35.661 nouveaux postes d’emploi prévus, confirmant la vitalité de ce secteur.

L’article Tunisie : Les exportations industrielles progressent à 38,2 milliards de dinars est apparu en premier sur webdo.

❌