Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

L’Ordre des ingénieurs dénonce des pressions et des campagnes de dénigrement

L’Ordre des ingénieurs tunisiens alerte sur des pratiques jugées préoccupantes visant plusieurs professionnels à travers le pays. Il appelle à une meilleure protection morale et juridique des ingénieurs dans l’exercice de leurs fonctions.

Dans un communiqué publié ce vendredi, l’Ordre des ingénieurs tunisiens a exprimé sa vive inquiétude face à des situations de pression professionnelle, de diffamation et de mise en cause injustifiée touchant plusieurs ingénieurs dans différentes régions de la Tunisie.

Des situations jugées préoccupantes

L’Ordre indique avoir recensé des cas qualifiés d’alarmants dans plusieurs gouvernorats, où des ingénieurs se sont retrouvés confrontés à des interprétations erronées des faits ou à des tentatives de leur imputer des responsabilités qui ne correspondent ni à leurs missions techniques ni à leurs obligations légales. Ces pratiques, selon l’organisation, traduisent une méconnaissance des rôles réels des ingénieurs et des cadres juridiques encadrant leur activité.

L’Ordre des ingénieurs a fermement condamné toute forme de diffamation, de stigmatisation professionnelle ou de mise en cause sélective des responsabilités. Il a insisté sur la nécessité d’aborder les dossiers à caractère technique et scientifique avec rigueur, objectivité et compétence, en particulier dans le traitement médiatique de ces affaires.

Appel à une protection morale et juridique renforcée

Dans son communiqué, l’Ordre a appelé les autorités concernées à garantir une protection morale et juridique effective aux ingénieurs dans l’exercice de leurs fonctions.

Il a réaffirmé son engagement à défendre ses membres face à toute atteinte à leur réputation ou à toute pression jugée abusive, et à suivre de près les dossiers présentant des dérives professionnelles ou médiatiques.

Lire aussi

L’article L’Ordre des ingénieurs dénonce des pressions et des campagnes de dénigrement est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Plus de 45.000 ingénieurs ont quitté le pays, alerte le doyen de l’Ordre

Lors de la Journée de l’ingénieur célébrée à Zaghouan, le doyen de l’Ordre, Mohsen Gharssi, a dénoncé la dégradation des conditions matérielles et sociales des ingénieurs, révélant qu’un ingénieur sur trois a déjà quitté la Tunisie. Ce constat s’inscrit dans une tendance alarmante déjà observée depuis plusieurs années.

La fuite des compétences s’aggrave dans le secteur de l’ingénierie. Le doyen de l’Ordre des ingénieurs de Tunisie, Mohsen Gharssi, a tiré la sonnette d’alarme sur l’ampleur du phénomène : plus de 45 000 ingénieurs tunisiens sur un total de 110 000 inscrits ont quitté le pays.

Selon lui, cette hémorragie résulte de la précarité professionnelle, de la stagnation salariale et du non-respect des engagements pris par les autorités envers la profession.

Supervisant, mardi à Zaghouan, la célébration de la Journée de l’ingénieur aux côtés du gouverneur Karim Barnaji, Gharssi a rappelé que l’accord conclu en février 2021 entre le gouvernement et l’Ordre — portant sur l’extension de la prime spécifique aux ingénieurs du secteur public — n’a toujours pas été appliqué.

Un phénomène ancien qui s’amplifie

Le constat dressé par Mohsen Gharssi confirme une tendance préoccupante déjà signalée plus tôt dans l’année. En mars 2025, l’ancien doyen Kamel Sahnoun déclarait devant la Commission parlementaire de l’éducation et de la recherche scientifique que sur 90 000 ingénieurs inscrits, 39 000 avaient déjà quitté le pays.

Le rythme était alors estimé à près de 20 départs par jour, un chiffre vertigineux qui traduisait déjà la gravité de la situation.

À l’époque, le coût de la formation des ingénieurs en Tunisie avait été évalué à 650 millions de dinars par an, un investissement colossal souvent perdu au profit d’autres pays. En octobre 2025, le nombre de départs dépasse désormais les 45 000, confirmant que la crise ne faiblit pas.

Les causes structurelles persistent

Les raisons évoquées restent les mêmes : faibles salaires, manque de perspectives, projets bloqués par la bureaucratie et absence d’un environnement propice à l’innovation. De nombreux ingénieurs, notamment dans les secteurs public et industriel, dénoncent la marginalisation de leur rôle et l’absence de politiques d’encouragement à la recherche et à l’entrepreneuriat technologique.

Mohsen Gharssi a rappelé que l’ingénieur tunisien reste un pilier du développement, mais que sans reconnaissance institutionnelle ni amélioration de ses conditions de vie, la fuite des talents continuera à priver le pays de ses meilleures compétences.

Placée sous le thème « L’ingénieur, levier du développement durable et de l’économie circulaire », la Journée de l’ingénieur a souligné l’importance de cette profession dans la transition écologique et industrielle du pays.

Une fuite des cerveaux coûteuse et alarmante

Selon les estimations, près d’un ingénieur sur deux formé en Tunisie exerce désormais à l’étranger. Le phénomène, déjà qualifié de drain de compétences par plusieurs organisations professionnelles, menace directement la compétitivité du pays dans les domaines de l’énergie, du numérique et de l’industrie.

Les spécialistes estiment que chaque départ représente non seulement une perte de compétences, mais aussi un manque à gagner pour l’économie nationale, affaiblie par le déséquilibre croissant entre formation et rétention des talents.

Lire aussi :

L’article Tunisie : Plus de 45.000 ingénieurs ont quitté le pays, alerte le doyen de l’Ordre est apparu en premier sur webdo.

45 ingénieurs tunisiens licenciés : le cas STRATIS Worldwide soulève des questions éthiques

Le 22 septembre 2025, 45 ingénieurs tunisiens ont été licenciés par e-mail, sans préavis ni versement des salaires en retard. STRATIS Worldwide, filiale française installée à Sfax, reste injoignable, tandis que les victimes dénoncent un traitement brutal et soulèvent des questions sur l’éthique des pratiques en entreprise.

Le 22 septembre 2025 restera une date noire pour 45 ingénieurs tunisiens de Sfax. Ces professionnels ont appris, par un simple e-mail, que leur employeur, STRATIS Worldwide, filiale française récemment implantée dans la ville, mettait fin à leurs contrats. Aucun préavis, aucun versement des salaires impayés depuis août, et aucune explication accompagnant cette décision brutale.

Les victimes ont relayé leur désarroi sur les réseaux sociaux sous le hashtag #صرخة_من_صفاقس : “45 rêves se sont effondrés en une nuit… Nous avons donné notre temps, notre santé et notre engagement, et ce que nous avons récolté fut un abandon total.” Selon elles, leurs compétences ont été exploitées comme des « mains d’œuvre bon marché » et leurs droits fondamentaux bafoués.

Amin Khcharem, l’un des ingénieurs licenciés, est intervenu sur les ondes de Diwan FM pour détailler la situation : “Le lendemain du licenciement, l’entreprise a été fermée. Nos salaires n’ont pas été versés. Lors de la confrontation avec l’avocat de STRATIS et le bureau d’emploi de Sfax, l’avocat a déclaré qu’ils ne pouvaient rien faire contre STRATIS.” Ces propos renforcent le sentiment d’impunité et d’abandon auquel les salariés ont été confrontés.

À ce jour, STRATIS Worldwide reste injoignable, ce qui accentue les interrogations sur la responsabilité de la filiale française. L’affaire a été reprise par Diwan FM, donnant la parole aux victimes et exposant l’impact sur leurs familles.

Cette situation illustre un paradoxe pour la Tunisie : le pays cherche à attirer l’investissement étranger et à développer le secteur technologique, mais ses professionnels restent parfois vulnérables face à des pratiques jugées abusives. Elle soulève également la question de la responsabilité sociale des entreprises étrangères et de la protection juridique des salariés locaux.

Les ingénieurs appellent désormais à la mobilisation des médias, des organisations de défense des droits et des autorités tunisiennes pour obtenir justice et garantir le respect de leurs droits.

L’article 45 ingénieurs tunisiens licenciés : le cas STRATIS Worldwide soulève des questions éthiques est apparu en premier sur webdo.

❌