Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Tunisie | EuroMed Droits alerte sur l’état de santé de Ayachi Hammami

L’organisation régionale EuroMed Droits a exprimé, ce vendredi 9 janvier 2026, sa profonde indignation face à la détention et à la condamnation de l’avocat et militant Ayachi Hammami. .

EuroMed Droits condamne avec fermeté l’arrestation de Ayachi Hammami, avocat et militant des droits humains de premier plan, et ancien membre de son bureau exécutif, qui a consacré sa vie à la défense des droits et des libertés.

Sa condamnation à cinq ans de prison, assortie d’une surveillance administrative de deux ans, constituent une tentative claire de faire taire les voix indépendantes et d’intimider toutes celles et ceux qui continuent de défendre l’État de droit, dans le but d’instaurer un climat de peur et de silence, menaçant les acquis démocratiques en Tunisie.

Ayachi Hammami est en grève de la faim depuis 36 jours, depuis le 2 décembre 2025. Son action constitue un acte militant et un appel à toutes les forces démocratiques en Tunisie à se mobiliser contre la détérioration des droits humains dans le pays.

EuroMed Droits tient les autorités tunisiennes pour pleinement responsables de l’intégrité physique et morale d’Ayachi Hammami, et exige la fin immédiate de toute forme de harcèlement à son encontre, notamment l’entrave aux visites de ses avocats.

EuroMed Droits appelle les autorités tunisiennes à libérer immédiatement et sans conditions Ayachi Hammami, ainsi que l’ensemble des détenu.e.s d’opinion et politiques, et à mettre un terme à toutes les poursuites visant les défenseuses et défenseurs des droits humains.

EuroMed Droits renouvelle sa solidarité entière avec Ayachi Hammami, sa famille, et tous ceux et celles qui continuent de défendre les droits humains en Tunisie.

Communiqué

L’article Tunisie | EuroMed Droits alerte sur l’état de santé de Ayachi Hammami est apparu en premier sur Kapitalis.

La LTDH alerte sur la dégradation des libertés et des droits en Tunisie

Le rapport annuel 2025 sur les droits et les libertés, publié par la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), en arabe, التقرير السنوي حول الحقوق والحريات 2025 – LTDH alerte l’opinion sur la dégradation des libertés et la mise en place d’un système de restriction généralisée des droits fondamentaux en Tunisie.

Dans ce document mis en ligne sur son site web, la LTDH dresse le constat d’un effondrement progressif mais méthodique de l’État de droit, où le droit cesse d’être une garantie pour devenir un instrument de contrôle.

Les violations des droits humains ne sont plus des dérives isolées, mais relèvent désormais d’une logique de système qui repose sur la convergence de plusieurs dynamiques : un cadre juridique répressif, une justice sous pression, un appareil sécuritaire omniprésent et un discours officiel stigmatisant toute dissidence.

Au cœur de ce système figure le décret-loi n°54, présenté officiellement comme un outil de lutte contre la désinformation, mais largement utilisé dans la pratique pour criminaliser l’expression numérique, la critique politique et le discours social contestataire.

La LTDH souligne le caractère problématique de ce texte, fondé sur des notions floues et extensibles qui violent les principes fondamentaux de légalité, de nécessité et de proportionnalité des peines.

À côté de ce texte, des dispositions pénales anciennes — telles que l’«offense au Président» ou l’«atteinte au moral des institutions» — sont réactivées et combinées pour donner naissance à une forme renouvelée de délit d’opinion, souligne encore la LTDH.

Le rapport parle également de l’érosion de l’indépendance de la justice, marquée par la dépendance accrue du parquet, la pression hiérarchique et l’alignement de certaines décisions sur les désidératas du pouvoir exécutif.

La détention préventive abusive, les jugements expéditifs et le recours quasi automatique à la prison dans les affaires d’expression illustrent cette profonde transformation.

Le rapport 2025 de la LTDH insiste, par ailleurs, sur la criminalisation des luttes sociales et des revendications liées au droit à l’eau, à l’emploi, à l’environnement ou au développement régional, souvent traitées comme des menaces à l’ordre public, et non comme l’expression légitime de droits économiques et sociaux.

La LTDH consacre également une large place à l’état des libertés collectives. Les associations font face à des entraves administratives croissantes, à la stigmatisation de leurs financements et à des menaces judiciaires directes contre leurs responsables. La société civile est progressivement redéfinie comme un acteur suspect, voire hostile, plutôt que comme un pilier du débat démocratique.

La liberté de la presse, quant à elle, est minée par les poursuites judiciaires, la fragilité économique des médias et la montée de l’autocensure. Le pluralisme formel subsiste, mais le pluralisme réel s’érode, remplacé par un climat de prudence généralisée et de silence contraint.

L’article La LTDH alerte sur la dégradation des libertés et des droits en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

❌