Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

L’agriculture intelligente et durable aura sa journée d’information

L’Office de développement du nord-ouest (ODNO), en collaboration avec l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche maritime (URAP) de Béja, organise, mercredi 7 janvier 2026, une journée d’information sur l’agriculture intelligente et durable.

Objectif: mettre en lumière les dernières tendances scientifiques et technologiques dans le secteur agricole et leur rôle dans la réalisation d’une agriculture efficace, intelligente et durable, capable de faire face aux changements climatiques et de garantir la sécurité alimentaire.

À travers cette rencontre, les organisateurs cherchent à promouvoir l’innovation dans le secteur agricole, à soutenir les agriculteurs et les professionnels avec des connaissances scientifiques modernes, et à encourager l’investissement dans une agriculture intelligente et durable.

Plusieurs thèmes liés à ces questions seront abordés, dont les technologies nucléaires dans le domaine agricole, l’amélioration de la productivité et de la qualité des cultures, et l’optimisation de l’utilisation de l’eau et des engrais.

L’article L’agriculture intelligente et durable aura sa journée d’information est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Huile d’olive: le prix de référence relevé à 10,200 dinars le kilo

Le prix de référence de l’huile d’olive vierge extra a été revu à la hausse. Les autorités tunisiennes ont décidé de fixer ce prix à 10,200 dinars le kilogramme au niveau des huileries, afin de protéger la filière oléicole et, en particulier, les petits agriculteurs.

Cette décision a été annoncée dans un communiqué conjoint publié par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et le ministère du Commerce et du Développement des exportations, dans le cadre du suivi du déroulement de la campagne de récolte et de transformation des olives.

Selon les deux départements, cette révision du prix de référence concerne l’huile d’olive vierge extra (extra vierge) et vise principalement à encourager la qualité et à valoriser le produit national, dans un contexte marqué par la volatilité des prix sur les marchés.

Les ministères précisent que ce prix reste référentiel et mobile. Il ne s’agit donc pas d’un prix fixe. Il sera actualisé de manière hebdomadaire, ou chaque fois que l’évolution du marché l’exigera, afin de rester en phase avec l’offre, la demande et les conditions économiques du secteur.

À travers cette mesure, les autorités entendent préserver l’équilibre de la filière, qui regroupe plusieurs intervenants, des agriculteurs aux huileries, en passant par les exportateurs. L’objectif affiché est d’assurer le bon déroulement de la saison, tout en protégeant les revenus des producteurs, notamment les petits exploitants, souvent les plus exposés aux fluctuations des prix.

La Tunisie figure parmi les principaux producteurs et exportateurs mondiaux d’huile d’olive. La fixation et l’actualisation régulière d’un prix de référence constituent ainsi un outil de régulation destiné à sécuriser le marché et à renforcer la compétitivité du produit tunisien, aussi bien sur le marché local qu’à l’export.

Les deux ministères réaffirment enfin leur engagement à accompagner l’ensemble des étapes de la saison oléicole, afin d’en garantir la réussite et de protéger les droits de toutes les parties prenantes.

L’article Huile d’olive: le prix de référence relevé à 10,200 dinars le kilo est apparu en premier sur Managers.

Maroc – Tunisie | Deux trajectoires, une divergence assumée

La réussite marocaine dans l’organisation de l’actuelle Coupe d’Afrique des Nations et l’émerveillement des Tunisiens face aux nouvelles infrastructures érigées dans le pays à cette occasion a inspiré cette analyse comparative rapide de l’évolution et de la situation de plusieurs secteurs au Maroc et en Tunisie, deux pays très comparables et souvent d’ailleurs comparés par les experts. En voici les principaux enseignements. (Ph. Moulay Abdellah Stadium).

Lotfi Sahli

Démographie : un avantage d’échelle pour le Maroc

Avec près de 37 millions d’habitants, le Maroc dispose d’un marché intérieur trois fois plus important que celui de la Tunisie (12,4 millions). Cette différence démographique confère au Royaume un avantage d’échelle décisif, tant pour l’attraction des investissements que pour la rentabilité des grands projets d’infrastructures.

Les deux pays partagent toutefois un profil similaire : une population relativement jeune, avec un âge médian autour de 30 ans, offrant un potentiel humain comparable. La croissance démographique est néanmoins plus soutenue au Maroc (1,04 % contre 0,76 %), ce qui renforce sa dynamique à long terme.

Économie : puissance régionale contre résilience sous contrainte

Sur le plan macroéconomique, le contraste est net. Le PIB nominal marocain (154,4 milliards USD) dépasse largement celui de la Tunisie (53,4 milliards USD). Le Maroc s’est imposé comme une économie de taille intermédiaire, quand la Tunisie demeure une économie plus modeste, mais historiquement mieux positionnée en termes de PIB par habitant  (4450 USD contre 4173 USD).

La dynamique récente penche toutefois clairement en faveur du Maroc. Sur les cinq dernières années, la croissance marocaine (~3,5 %) a presque doublé celle de la Tunisie (~1,8 %), pénalisée par l’instabilité politique, la faiblesse de l’investissement et les tensions budgétaires. L’inflation plus élevée en Tunisie (9 % contre 6 %) et une dette publique atteignant 80 % du PIB accentuent cette fragilité.

Industrie : montée en gamme marocaine, spécialisation tunisienne

Le Maroc a opéré un choix stratégique clair de montée en gamme industrielle. En devenant le premier exportateur automobile d’Afrique, en développant une filière aéronautique compétitive et en s’appuyant sur ses phosphates – dont il est un leader mondial – le pays s’est intégré aux chaînes de valeur mondiales. Des pôles comme Tanger Automotive City ou Casablanca Finance City incarnent cette ambition.

La Tunisie, de son côté, reste compétitive dans des secteurs traditionnels – textile, composants électriques, agroalimentaire – tout en tentant un repositionnement vers les technologies de l’information. Mais cette transition est freinée par une bureaucratie paralysante, un environnement financier contraint et un manque de grands projets structurants.

Agriculture : potentiel marocain, excellence tunisienne ciblée

L’agriculture marocaine bénéficie d’une superficie plus étendue (8,7 millions d’hectares contre 5 millions en Tunisie) et d’investissements massifs, notamment à travers le Plan Maroc Vert et des projets d’irrigation à grande échelle. Elle reste un pilier économique (12 % du PIB) et un levier social majeur.

La Tunisie, malgré des ressources hydriques plus limitées et une sécheresse récurrente, conserve des niches d’excellence, notamment l’huile d’olive – dont elle est le 4ᵉproducteur mondial – et les dattes. Son agriculture est moins extensive mais souvent plus spécialisée.

Tourisme : diversification contre spécialisation

Avant la pandémie, le Maroc attirait 13 millions de touristes et générait 8 milliards USD de recettes, contre9 millions de visiteurs et 1,5 milliard USD pour la Tunisie. L’écart ne tient pas seulement au volume, mais au modèle.

Le Maroc a diversifié son offre : tourisme culturel, balnéaire, désertique, urbain et événementiel. La Tunisie, longtemps performante, reste encore fortement dépendante d’un tourisme balnéaire à bas coût, plus vulnérable aux chocs externes et à la pression sur les marges.

Éducation et capital humain : avantage qualitatif tunisien, rattrapage marocain

Les deux pays affichent des taux élevés de scolarisation primaire. La Tunisie conserve une avance relative dans le secondaire et le supérieur, héritage d’un investissement ancien dans l’éducation. Le Maroc, en revanche, a accéléré la formation technique et industrielle, produisant désormais 10 000 à 12 000 ingénieurs par an, en adéquation avec ses nouvelles filières industrielles.

Conclusion : deux modèles, un écart qui se creuse

Le Maroc et la Tunisie ne s’opposent pas tant par leurs ressources que par leurs choix stratégiques et leur capacité d’exécution. Le Maroc a misé sur la stabilité, la planification à long terme et les grands projets structurants – infrastructures, industrie, tourisme – quitte à supporter une dette maîtrisée mais élevée. La Tunisie, longtemps en avance sur le plan social et éducatif, paie aujourd’hui le prix de l’instabilité politique, du sous-investissement et de l’absence de vision économique claire.

L’émerveillement du public tunisien face aux infrastructures marocaines n’est donc pas anecdotique : il reflète un décalage de trajectoire. Non pas une supériorité intrinsèque, mais la démonstration qu’en matière de développement, la continuité stratégique et la capacité à transformer une vision en réalisations concrètes font toute la différence.

L’article Maroc – Tunisie | Deux trajectoires, une divergence assumée est apparu en premier sur Kapitalis.

Déficit fourrager et effondrement du cheptel : l’UTAP alerte sur une crise majeure et appelle à l’action

Quelle est la situation de notre cheptel (ovins, bovins, caprins) ? Ou encore celle des éleveurs de bovins de boucherie ? On sait que c’est difficile, mais est-ce une amélioration est possible, après des années de sécheresse ?

Il faut bien l’avouer, les producteurs de lait de vache sont confrontés à des hausses des coûts de production. Lesquelles ont conduit partiellement à des répercussions sur le prix de vente au litre, notamment dans les entreprises de transformation. En conséquence, les troupeaux de vaches laitières ont baissé.

Mnawer Sghairi, directeur de la production animale à l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), dresse un état des lieux, dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com.

Il rappelle que la hausse des coûts de production est principalement liée à l’alimentation animale. Il convient de noter à cet égard que  60 à 70% de l’alimentation animale proviennent de l’importation. Toutefois, malgré les aléas liés à la guerre russo-ukrainienne, à la COVID et aux tensions géopolitiques régionales, nous assistons à une pénurie de fourrages et une flambée des prix mondiaux.

Cependant, malgré la résilience des éleveurs, le nombre du cheptel est en chute. Comme l’a annoncé récemment le ministre de l’Agriculture à l’ARP. En effet, il a fait état de la perte de 20 % de bovins et d’ovins. Une réalité qui en dit long. Car d’après Mnawer Sghairi, sans recensement agricole depuis 2004-2005 (comme pour la population tous les 10 ans), on se fie à des estimations ministérielles basées sur des indicateurs. A savoir, la hausse des prix de la viande rouge et la disponibilité réduite du lait, environ 340 000 à 350 000 bovins. Cela s’explique par l’absence de données fiables et des discours contradictoires laissant planer le doute. Or, il estime que seul l’État peut digitaliser un recensement exhaustif, peut-être via l’Institut national de la statistique. Mais cela exige des moyens massifs.

Défis structurels : un déficit fourrager insurmontable

À cet effet, Mnawer Sghairi a fait savoir que le dilemme revient aux ressources fourragères.

Il est à rappeler que la ration de base repose sur des aliments verts (ou conservés : foin) et résidus agricoles (pailles, fanes de tomates, olives) accompagné par un déficit structurel qui varie entre 15  et 25 %  depuis 2005. Tout en soulignant que les zones fourragères se limitent au nord; tandis que 60 % des ovins sont au centre-sud (aride) et 35 % des bovins y pâturent aussi.

Résultat de cette course : une dépendance aux aliments concentrés (maïs 100 % importé en cargaisons de 100 000 tonnes; orge à 300 000 tonnes/an mais consommé en 3-4 mois à 95 000 tonnes/mois; soja pour protéines entièrement importé). Ces concentrés servent aussi aux volailles et monogastriques, saturant le marché.

Au delà d’un état des lieux et les problématiques posées, la question que tout le monde se pose est alors : quelles sont les solutions prioritaires ?A cette interrogation, il insiste sur l’importance de quatre axes.
Le premier axe comprend l’importance d’instaurer d’autres cultures fourragères et alternatives locales, comme celles de promouvoir la luzerne, l’orge fourragère et par dessus tout d’instaurer la culture du colza. Ce qui permettrait, à ses dires, d’enrichir les sols. Cela nous amène à une réduction de 60 % de l’huile végétale et aux alentours de 40-50% de  tourteaux  de soja  possible sur 150 000 ha de colza, soit 14-15 % des surfaces dédiées aux céréales, sans empiéter sur le blé.  D’où la Fin de la monoculture qui épuise les terres !

Le deuxième axe inclut l’achat de machines polyvalentes (moisson, ensilage, emballage en balles transportables vers le centre-Sud).

Le troisième axe tourne autour de la santé et de la génétique. Mnawer Sghairi insiste sur les contrôles renforcés aux frontières ouvertes (500 km ouest, 1 000 km est avec Libye). A l’instar de l’identification massive, des programmes sanitaires avec des vétérinaires et des brochures. Il en va de même de la vaccination face aux maladies climatiques émergentes (comme la dermatose nodulaire en France).

Et enfin, il lance un appel au renforcement  des groupements professionnels adaptés au terrain. Il insiste sur la valorisation locale : le lait de chèvre  et vache laitière au centre-Sud plutôt que tout acheminer vers les laiteries du Nord. De même que sur l’augmentation de la valeur ajoutée sur place.

En somme, il conclut : « Ces mesures exigent une vision globale de l’élevage. Prenons un exemple. Vous savez qu’entre 30-32% du budget de l’UE  finance principalement l’agriculture. Alors que chez nous, les ressources publiques sont diluées ailleurs. Ce qui fait qu’avec des petits exploitants, impossible de concurrencer sans soutien massif. En d’autres termes, l’agriculture fixe les ruraux, évite l’exode vers les villes. Il est grand temps de rendre le cheptel attractif et durable. »

L’article Déficit fourrager et effondrement du cheptel : l’UTAP alerte sur une crise majeure et appelle à l’action est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Quand l’État “rabaisse” le prix de l’huile d’olive, la Tunisie pénalise ses agriculteurs

Moktar Lamari
Moktar Lamari

C’est officiel, depuis hier, le prix de référence de l’huile d’olive est administré de nouveau, fixé à 10 dinars le litre cette saison. Moins que 3 euros le litre, un prix en deçà des coûts de production moyens. Un prix cassé favorisant l’exportation en vrac et en masse. Un cadeau pour les exportateurs, un drame pour les agriculteurs et les investisseurs dans le secteur. La colère sociale monte et pas pour rien. La Tunisie ne dispose pas de tribunal de Commerce, pour éventuellement recevoir les plaintes légitimes des producteurs. Un procès, pour spoliation des ruraux par les urbains…

L’Etat contre ses paysans ?

Chaque saison oléicole en Tunisie commence par le même rituel. Le ministère du Commerce, le ministère de l’Agriculture, l’ONH (Office National de l’Huile) et le CEPEX montent sur scène, chiffres à la main, sourire jaune mais satisfait et enrobé de discours démagogique. Annonçant, d’une seule voix, que « les productions d’huile d’olive sont en hausse », que « la Tunisie confirme son rang mondial », mais que « les prix de cet or vert sont divisés par deux ».

Rideau tombé et applaudissements nourris des intermédiaires, banques et autres intrus dans la filière. Les médias reproduisent les discours, sans comprendre et sans expliquer les vrais enjeux, les perdants et les gagnants.

Sur le terrain, le producteur regarde ses bidons et barils partir à des prix cassés qui insultent son travail et volent son produit, par ce mécanisme d’administration indue des prix. Mais ça, ce n’est pas dans le communiqué des ministères et organes officiels. Ils s’en balancent.

L’État tunisien ne ment probablement pas : c’est les fonctionnaires incompétents qui trichent par omission. Ils parlent toujours de volumes, jamais de valeur. De tonnes, jamais de prix. De classement mondial, jamais de revenus pour ceux qui produisent réellement l’huile.

L’olive et l’huile d’olives deviennent des chiffres abstraits, utiles pour les rapports et les discours, inutiles pour la reproduction des fermes oléicoles et et les oliviers comment tels.

Langue de bois pressée à froid

L’Office National de l’Huile se présente comme régulateur. En réalité, il agit comme un agent d’écoulement rapide. Quand les prix chutent, on n’entend jamais un discours sur la protection du producteur ou la limitation de la vente en vrac. On entend plutôt des formules recyclées :

« Il faut s’adapter aux conditions du marché international »
« La conjoncture mondiale est difficile »
« L’Espagne influence les prix »

Traduction : l’État abdique, mais avec hypocrisie bureautique, élégance technocratique, qui fait au final saigner les producteurs, et ruinent l’espoir des investisseurs.

Le ministère du Commerce parle de compétitivité, comme si vendre moins cher que tout le monde était une stratégie et non un aveu d’échec.

Le ministère de l’Agriculture, lui, invoque la tradition, la qualité, le terroir… tout ce qu’il refuse ensuite de défendre concrètement par une politique de marque, de conditionnement et de prix plancher.

Quant au CEPEX, il exporte. Peu importe quoi. Peu importe comment. Peu importe sous quel nom. L’essentiel, c’est que ça sorte du territoire et que les tableaux Excel soient verts.

L’huile d’olive tunisienne devient un simple flux logistique. Un liquide qui coule, qui fuit et qui tâche, mais dans l’intérêt des intermédiaires, pas des producteurs.

Les élites parlent, les médias radotent et les producteurs encaissent les pertes et les déceptions.

Les économistes universitaires restent à l’écart, ils ne veulent pas toucher à un sujet explosif, qui dévoilera leurs incompréhensions des enjeux. Probablement, leur incapacité des politiques d’administration des prix, et régulations des marchés de la Tunisie profonde de Sidi Bouzid à Zarzis, en passant par Kairoaun ou Akkouda.

Dans les salons climatisés des hôtels étoilés et des conférences des diplomates, on entend toujours les mêmes phrases, le même refrain prononcés par les mêmes profils :

« On ne peut pas aller contre le marché »
« Il faut être réaliste »
« L’État ne peut pas tout faire »

Curieusement, ces élites trouvent toujours le réalisme quand il s’agit de baisser les prix, jamais quand il s’agit de construire une stratégie nationale ambitieuse. Elles savent expliquer pourquoi on ne peut pas protéger le producteur, mais jamais pourquoi l’Italie peut vendre notre huile trois fois plus cher que nous.

Le syndicat des agriculteurs parle des deux coins de la même bouche, chacun dit son discours. Supposément au nom des agriculteurs, mais reste souvent coincé entre communication institutionnelle forcément en langue de bois , double discours et impuissance réelle.

Le producteur, lui, n’a ni micro ni plateau télé. Il a juste ses olives, ses dettes et un État qui lui demande de comprendre et de redoubler d’effort dans l’intérêt des politiciens en place. Les larmes pour pleurer et la prière pour se oublier.

Un État qui vend vite, ses caisses étant vides

La vérité est brutale : l’État tunisien traite l’huile d’olive comme un produit éternellement en crise, pas comme un pilier stratégique. Les envolées lyriques de certains journalistes engraissés par la publicité mensongère ne changent rien à la réalité.

L’huile d’olive tunisienne est simplement bradée, probablement pour combler un trou budgétaire urgent, des revenus en devises, mais pas pour construire une richesse durable. Le court terme l’emporte sur le moyen terme.

On la brade comme quand on liquide tout ce qu’on n’a pas eu le courage de défendre. On la brade, parce que l’Etat n’a pas investi dans les infrastructures de stockage, les technologies de traçabilité, ou l’innovation de produit.

Pas de marque nationale forte. Pas de mesure pour contrôler la qualité et vérifier la traçabilité. Pas de politique sérieuse contre la domination du vrac. Pas de protection réelle des prix à la production.

Mais beaucoup de discours. Beaucoup de conférences. Beaucoup de “succès”. Les médias du sérail applaudissent les gagnants et oublient les producteurs de la Tunisie profonde. Eux, les journalistes préfèrent les réceptions des ambassades aux investigations de terrains et sondages des producteurs et acteurs de la filière oleicole.

Mais, ce faisant l’Etat transfère volontairement les surplus des producteurs, vers celui des intermédiaires et autres rentiers liés aux marchés de l’exportation.

L’incompétence extra vierge

Le bradage de l’huile d’olive tunisienne n’est ni une fatalité ni un accident. C’est le résultat d’un choix institutionnel répété, maquillé par des mots creux et des chiffres flatteurs. L’État tunisien ne manque ni d’experts ni de rapports. Il manque de volonté politique et de respect pour ce qu’il possède.

Un État qui vend son meilleur produit comme un surplus ne mérite pas de parler de souveraineté économique. Un État qui célèbre les volumes mais ignore les prix ne protège rien, il administre le déclin.

L’huile d’olive tunisienne continuera d’être excellente.

La question est : jusqu’à quand la gouvernance de la filière oléicole continuera-t-il à être médiocre ?

Par Moktar Lamari -Economics for Tunisia 

L’article Quand l’État “rabaisse” le prix de l’huile d’olive, la Tunisie pénalise ses agriculteurs est apparu en premier sur WMC.

Tozeur | La semaine des dattes se poursuit jusqu’au 28 décembre

L’évènement « La semaine des dattes, du producteur au consommateur », se poursuivra jusqu’au 28 décembre 2025 dans la zone touristique de Tozeur.

Le coup d’envoi officiel a été donné hier en présence du gouverneur de Tozeur Chahine Zribi, accompagné du Pdg du Groupement Interprofessionnel des dattes (GID), sachant que cet évènement est organisé par le groupement professionnel interprofessionnel des dattes, en partenariat avec l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche à Tozeur,

La « semaine des dattes, du producteur au consommateur » permet aux producteurs et agriculteurs de commercialiser leurs produits directement, sans l’intervention d’intermédiaires et à des prix étudiés, en mettant à la disposition des consommateurs un produit de bonne qualité à des prix préférentiels et accessibles.

Y. N.

L’article Tozeur | La semaine des dattes se poursuit jusqu’au 28 décembre est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie : un prix de référence pour l’huile d’olive fixé à 10 dinars le kilo

Les ministères de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, ainsi que du Commerce et du Développement des exportations, ont annoncé, mardi 23 décembre 2025, l’instauration d’un prix de référence mobile pour l’huile d’olive au niveau des moulins. Ce prix est fixé à 10 dinars le kilogramme pour la campagne agricole 2025–2026.

Objectif : soutenir le secteur et les producteurs

Selon le communiqué conjoint, cette mesure vise à encadrer le marché de l’huile d’olive et à garantir le bon déroulement du processus de récolte et de transformation des olives. Elle cherche également à préserver l’équilibre de la filière et à protéger les intérêts de tous les acteurs, en particulier les petits producteurs.

L’article Tunisie : un prix de référence pour l’huile d’olive fixé à 10 dinars le kilo est apparu en premier sur WMC.

Tunisie : Des scénarios climatiques alarmants avant 2050, avertit le ministère de l’Agriculture

A l’occasion de la « Semaine du Plan national d’adaptation », le ministère de l’Agriculture a révélé de nouvelles données climatiques particulièrement préoccupantes pour l’avenir du pays.

Mohamed Chamseddine Harrabi, président de la commission sectorielle des changements climatiques au ministère, a livré un diagnostic sévère : sans accélération des mesures d’adaptation, la Tunisie pourrait faire face, avant 2050, à des bouleversements majeurs affectant l’agriculture, les ressources hydriques et la sécurité alimentaire, a-t-il dit dans une déclaration accordée à Mosaique fm.

Des projections thermiques et hydriques inquiétantes

Selon Harrabi, les modèles climatiques internationaux prévoient pour la Tunisie une hausse des températures d’environ 2°C à l’horizon 2050, soit plusieurs décennies avant l’augmentation globale attendue en 2100.

Cette accélération locale du réchauffement serait accompagnée d’une diminution marquée des précipitations, estimée entre -14 et -22 mm, impactant directement les zones irriguées et les principales filières stratégiques, notamment les céréales et l’oléiculture.

Le responsable alerte également sur la montée du niveau marin, qui pourrait menacer près de 50% des ressources hydriques côtières, accentuant la salinisation, la pression sur les nappes phréatiques et la vulnérabilité des terres agricoles situées près du littoral.

Cinq années d’études pour bâtir un plan national d’adaptation

Depuis 2020, le ministère travaille sur une série d’études scientifiques destinées à mesurer l’impact du changement climatique sur l’agriculture et la sécurité alimentaire. Les premiers résultats, jugés « alarmants », ont conduit à l’élaboration d’un Plan national d’adaptation financé par le Fonds vert pour le climat et mis en œuvre avec l’appui technique de la FAO.

Ce plan a déjà permis de renforcer la résilience des systèmes agricoles, de stimuler l’investissement dans les filières vulnérables, et de soutenir les agriculteurs des zones rurales les plus exposées.

Un secteur agricole à la croisée des chemins

Pour Mekki Abderrahmane, responsable des terres et de l’eau au bureau sous-régional de la FAO à Tunis, cette semaine d’événements marque la clôture du projet dédié au développement de la stratégie d’adaptation.

Financé durant trois ans par le Fonds vert pour le climat, le programme débouche aujourd’hui sur une vision nationale renouvelée, harmonisée avec les contributions déterminées au niveau national (NDC) et les objectifs du Plan de développement 2026–2030.

Selon lui, cette stratégie permettra au ministère de bâtir une agriculture plus résiliente, capable d’absorber les chocs climatiques tout en maintenant un niveau acceptable de sécurité alimentaire.

Les experts réunis lors de la « Semaine du Plan national d’adaptation » ont souligné l’urgence de renforcer les infrastructures hydrauliques, de développer des techniques agricoles adaptées à la sécheresse, d’orienter davantage de financements vers les systèmes alimentaires, et d’améliorer la gouvernance du secteur.

Lire aussi

L’article Tunisie : Des scénarios climatiques alarmants avant 2050, avertit le ministère de l’Agriculture est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Les agriculteurs bientôt autorisés à utiliser des drones

Le Parlement a adopté aujourd’hui un article additionnel, le numéro 135 du projet de loi de finances 2026, autorisant les agriculteurs à importer et utiliser des drones destinés aux usages agricoles. Le texte, approuvé par 60 voix contre 29 et 14 abstentions, ouvre la voie à une modernisation progressive des pratiques agricoles en Tunisie.

Selon les discussions tenues en commission et en plénière, l’objectif de cette disposition est d’intégrer davantage les technologies de précision dans l’exploitation des terres, notamment pour la surveillance des parcelles, l’optimisation de l’irrigation et l’amélioration des opérations de traitement phytosanitaire. Plusieurs députés favorables ont souligné que la Tunisie accuse un retard notable dans l’adoption de ces outils alors qu’ils sont devenus courants dans de nombreux pays méditerranéens.

Un pas important ?

Les opposants au texte ont toutefois exprimé des réserves, évoquant l’absence d’un cadre réglementaire clair encadrant l’utilisation aérienne de ces appareils, le risque d’abus ou de détournement, ainsi que la nécessité de former les exploitants et de prévenir les incidents liés à un usage non maîtrisé. D’autres députés ont appelé à renforcer la coordination entre les ministères concernés, notamment l’Agriculture, les Transports et la Défense, pour éviter tout vide juridique.

L’adoption de ce dispositif marque une étape importante dans la transformation numérique du secteur agricole. Le gouvernement devra désormais préciser les modalités techniques, les conditions d’importation et les règles d’exploitation afin de garantir un déploiement sécurisé, utile et adapté aux réalités du monde rural.

Lire aussi : Tunisie : Le ministère de la Défense s’attaque à la menace croissante des drones

L’article Tunisie : Les agriculteurs bientôt autorisés à utiliser des drones est apparu en premier sur webdo.

Cheptel bovin en chute de 20% : l’agriculture tunisienne face à une alerte majeure

Le ministre de l’Agriculture a confirmé, lors d’une plénière conjointe ARP-CRD, une baisse significative du cheptel bovin. Sécheresse, coûts des fourrages et pressions structurelles fragilisent l’ensemble de la filière, poussant l’État à activer de nouvelles mesures pour stabiliser le secteur.

Un diagnostic inquiétant dévoilé au Parlement

Devant les députés et les représentants des régions, Ezzedine Ben Cheikh, ministre de l’Agriculture, des Ressources hydriques et de la Pêche, a tiré la sonnette d’alarme : la Tunisie a perdu près de 20% de son cheptel bovin. Une contraction sévère, attribuée à la succession de saisons de sécheresse, à la pénurie d’eau et à la flambée mondiale des prix des fourrages.

Face à ce recul, le ministre a assuré que le département a enclenché une série de mesures destinées à rééquilibrer la filière et soutenir les petits éleveurs, décrits comme “le maillon le plus fragile” d’une chaîne soumise à de fortes tensions.

Des mesures pour sauver une filière sous pression

Pour répondre à la crise, plusieurs décisions structurantes sont mises en avant :

  • Création d’un Office national de fourrage pour mieux maîtriser les ressources hydriques destinées à l’élevage.
  • Fixation des prix des matières premières de fourrage importées, via le ministère du Commerce, afin de réduire les coûts supportés par les éleveurs.
  • Renforcement de la santé animale et amélioration des dispositifs de protection du bétail.
  • Aucune rupture dans la distribution d’orge subventionné, a tenu à préciser Ben Cheikh, démentant toute perturbation sur ce segment sensible.

Le ministre a également rappelé que la crise climatique s’est doublée d’une pression économique, transformant l’accès à l’alimentation animale en fardeau pour de nombreux éleveurs.

Lire aussi

L’article Cheptel bovin en chute de 20% : l’agriculture tunisienne face à une alerte majeure est apparu en premier sur webdo.

Kais Saïed dénonce la bureaucratie et promet zéro tolérance contre la spéculation agricole

Le président de la République, Kais Saïed, a réaffirmé son engagement total en faveur du secteur agricole, dénonçant à la fois les manœuvres spéculatives d’intermédiaires et la lourdeur bureaucratique qui freine les producteurs. Deux réunions successives tenues jeudi au palais de Carthage ont permis au chef de l’État de dresser un constat sévère sur la situation du secteur et d’appeler à des mesures immédiates pour protéger les agriculteurs tunisiens.

Appel à lever les obstacles et à simplifier les démarches

Lors d’une rencontre avec le ministre de l’Intérieur Khaled Nouri et la ministre des Finances Mechket Slama Khaldi, Kais Saïed a déploré la persistance de procédures administratives jugées obsolètes et contraignantes pour les agriculteurs. Il a notamment cité l’obligation de présenter des documents datés de plus de dix ans ou de s’acquitter de taxes jugées injustifiées.

Le président a insisté sur la nécessité de simplifier en urgence les démarches liées au transport, à la commercialisation et au stockage des produits agricoles, estimant que ces lourdeurs constituent un frein majeur à la productivité et à la compétitivité du secteur.

Des pratiques spéculatives « inacceptables »

Dans un autre entretien, tenu avec le secrétaire d’État chargé des eaux Hamadi Hbeib, le directeur général de l’Office national de l’huile (ONH) Moez Ben Amor, et le directeur général par intérim du Groupement interprofessionnel des dattes et des fruits Helmi Kalaï, le président Saïed a fustigé la baisse « délibérée » des prix d’achat des dattes imposée par certains intermédiaires.

Cette manipulation, selon lui, a conduit de nombreux producteurs à renoncer à leur récolte, notamment dans les régions de Jemna et de Blida. Il a précisé que ces pratiques ne concernent pas uniquement la filière dattière, mais s’étendent à d’autres productions telles que l’huile d’olive, les agrumes et divers fruits, mettant en péril la stabilité du secteur agricole national.

« Zéro tolérance » contre les lobbies et les fauteurs de troubles

Le chef de l’État a dénoncé les agissements de réseaux d’intérêts cherchant à semer la discorde et à manipuler les marchés agricoles. Il a promis une tolérance zéro face à ces pratiques spéculatives et de monopole, assurant que l’État mobilisera tous les moyens nécessaires pour protéger les producteurs et garantir la transparence du marché.

Kais Saïed a également pointé du doigt des « forces rétrogrades » tentant d’éroder la confiance entre les citoyens et l’administration en diffusant de fausses informations et en prétendant agir selon les instructions des autorités. « Ce n’est qu’un leurre », a-t-il martelé, rappelant que la politique de l’État consiste à accompagner les petits agriculteurs dans toutes les étapes – de la production à la vente.

Enfin, le président a exhorté les responsables administratifs à assumer pleinement leurs devoirs, appelant ceux qui ont failli à leurs obligations à se rétracter, tout en saluant « les jeunes patriotes prêts à poursuivre la bataille de libération nationale ».

Lire aussi

L’article Kais Saïed dénonce la bureaucratie et promet zéro tolérance contre la spéculation agricole est apparu en premier sur webdo.

Tunisie-Italie : Lancement du projet TANIT pour valoriser les eaux usées traitées

La Tunisie et l’Italie ont lancé officiellement, lundi, le projet TANIT, une initiative stratégique dédiée à la valorisation des eaux usées traitées. Inscrit dans le cadre du programme italien « Mattei pour l’Afrique », ce projet vise à renforcer la résilience hydrique et agricole du pays tout en soutenant la transition vers une économie plus durable.

Pour une gestion durable de l’eau

La cérémonie de lancement s’est tenue à Tunis, en présence du Secrétaire d’État aux Ressources hydrauliques, Hamadi Habaieb, et d’une délégation italienne de haut niveau représentant l’ambassade d’Italie, l’Agence italienne pour la coopération au développement, le Fonds des dépôts et consignations italien et l’Institut agronomique méditerranéen de Bari.

Le projet TANIT s’articule autour de trois axes principaux :

  • Le traitement et la réutilisation des eaux usées à des fins agricoles.
  • Le soutien à la recherche et à l’innovation dans le domaine de la gestion hydrique.
  • La formation des acteurs agricoles pour une utilisation efficiente des ressources.

Un champ d’action national étendu

Selon Hamadi Habaieb, cette coopération « revêt une importance stratégique dans un contexte de stress hydrique croissant ». Le responsable a souligné que le projet permettra de mieux valoriser les ressources non conventionnelles et de soutenir les efforts nationaux pour une agriculture durable et résiliente.

Le projet concernera plusieurs stations d’épuration situées à El Attar, Melliane, Sfax, Enfidha et Agareb. Les eaux traitées du Grand Tunis seront réutilisées pour l’irrigation agricole sur une superficie totale de 11.500 hectares, répartie entre les gouvernorats de Tunis, Zaghouan, Sousse et Sfax. Les exploitations concernées se trouvent notamment dans les domaines publics agricoles de Bouargoub, Borj El Amri, El Khair, Semenja, Enfidha et Chaâl.

De son côté, la délégation italienne a réaffirmé l’engagement de Rome à accompagner la Tunisie dans ses projets de développement durable, tout en annonçant le renforcement du programme de coopération bilatérale 2025–2027. Les deux parties ont insisté sur la nécessité de maintenir une coordination technique étroite pour assurer la réussite du projet TANIT.

Eau, agriculture et formation au cœur des échanges

Cette initiative s’inscrit dans la continuité du partenariat stratégique entre Tunis et Rome, renforcé par la visite de la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni à Tunis le 31 juillet 2025, où elle avait été reçue par le président Kaïs Saïed.

Cette visite visait à accélérer la mise en œuvre du Plan Mattei pour l’Afrique, tout en approfondissant la coopération dans les domaines migratoire, énergétique et agricole.

Les échanges entre les deux gouvernements ont notamment porté sur le projet TANIT et sur la création prochaine d’un centre régional de formation agricole, deux actions phares de la coopération tuniso-italienne. Ces initiatives traduisent la volonté commune d’inscrire le développement dans une approche durable et inclusive, centrée sur la sécurité hydrique et alimentaire.

Lire aussi

L’article Tunisie-Italie : Lancement du projet TANIT pour valoriser les eaux usées traitées est apparu en premier sur webdo.

Agriculture : À La Manouba, l’intelligence artificielle pour préserver l’eau

Une ferme de la région de Hanna, dans la délégation de El-Jedida (gouvernorat de Manouba), a accueilli le lancement officiel du projet pilote « Préservation de l’eau » basé sur l’intelligence artificielle, les systèmes d’information géographique et la télédétection. Ce programme s’inscrit dans le cadre de l’initiative internationale PRIMA, dédiée aux pays euro-méditerranéens, avec un financement annuel de 45 000 euros, sur un budget global de 2,6 millions d’euros alloué aux différents pays partenaires.

Le projet, initié et dirigé par la chercheuse universitaire Salwa Saidi, vise à comparer l’application de méthodes innovantes de suivi et d’analyse des ressources hydriques dans deux zones pilotes : Manouba au nord et Gabès au sud. L’objectif est d’évaluer l’impact des changements climatiques entre ces deux régions contrastées et de proposer des solutions adaptées aux réalités locales.

Concrètement, l’expérimentation repose sur l’installation d’équipements de pointe dans des puits artésiens afin de mesurer en temps réel plusieurs paramètres de l’eau, notamment la salinité. Ces données, traitées à l’aide de l’intelligence artificielle et des systèmes d’information géographique, seront mises à la disposition des agriculteurs pour améliorer la gestion de l’irrigation et réduire les effets négatifs sur les sols et la production agricole.

Un projet au service des agriculteurs

L’expérience, soutenue par le ministère de l’Agriculture, l’administration générale des eaux et l’Université de Tunis El Manar, devrait être élargie à un plus grand nombre d’exploitants agricoles. Elle concerne en particulier des zones où les rendements de l’eau d’irrigation sont en baisse, où la salinité progresse et où les sols argileux (souvent engorgés) compliquent la production.

Pour Jamel Jaouadi, expert en pédologie et membre de l’équipe technique à la délégation régionale de développement agricole de Manouba, ce projet s’inscrit dans une stratégie de lutte contre la salinisation, la baisse des précipitations et le risque accru d’inondations. Il souligne également la dimension collaborative et scientifique de l’initiative, qui mobilise chercheurs, institutions publiques et partenaires socio-économiques pour renforcer la résilience de l’agriculture et contribuer à la sécurité alimentaire.

Lire aussi : La Tunisie prépare son « Sommet méditerranéen de l’intelligence artificielle »

L’article Agriculture : À La Manouba, l’intelligence artificielle pour préserver l’eau est apparu en premier sur webdo.

❌