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Alerte sur l’état de santé de Hammami, Souab et Hadj Mbarek

Le Forum social Maghreb a publié, vendredi 9 janvier 2026, une déclaration urgente de solidarité avec les prisonniers politiques et d’opinion dans les prisons tunisiennes et alerté sur l’état de santé critique de certains d’entre eux.

Tout en faisant part de sa«vive inquiétude» face à «l’escalade de la répression politique en Tunisie, caractérisée par l’emprisonnement de dirigeants politiques, de journalistes, d’avocats, de syndicalistes et de militants de la société civile» et en affirmant suivre «la détérioration de l’état de santé de plusieurs prisonniers politiques et prisonniers d’opinion dans les prisons tunisiennes, notamment l’avocat et militant des droits humains Ayachi Hammami, l’ancien juge administratif Ahmed Souab et la journaliste Chadha Hadj Mbarek», le Forum estime que leur détention prolongée constitue «une menace directe pour leur droit à la vie et à la sécurité physique.»

Le Forum exprime sa profonde inquiétude concernant l’état de santé critique de Ayachi Hammami, qui observe une grève de la faim depuis 37 jours dans sa cellule «pour protester contre la décision injuste de son appel le condamnant à cinq ans de prison», grève qui entraîne une grave détérioration de son état de santé et met sa vie en danger.

Le Forum affirme également suivre avec une vive inquiétude la grave détérioration de l’état de santé de l’ancien juge administratif et prisonnier d’opinion, Ahmed Souab, détenu à la prison de Mornaguia. «Souffrant d’une maladie cardiaque, son état de santé est devenu critique et nécessite des soins médicaux urgents hors de la prison. Malgré les risques sérieux pour sa sécurité et sa vie, son droit aux soins lui est refusé», affirme-t-il.

Le Forum social Maghreb exprime également sa profonde préoccupation concernant la situation de la journaliste Chadha Hadj Mbarek, condamnée à cinq ans de prison et qui «souffre de deux tumeurs malignes détectées durant sa détention». «Elle est victime de négligence médicale et d’un retard important dans le diagnostic et le suivi, elle a un besoin urgent de soins et d’examens médicaux spécialisés hors de la prison afin de garantir son droit à la vie et aux soins», insiste le Forum, qui, tout en tirant la sonnette d’alarme, «tient les autorités tunisiennes pleinement responsables de la protection de la vie et de la sécurité» des trois prisonniers, ainsi que «de la garantie de leur bien-être physique et psychologique et du respect de leur droit à la santé et aux soins.»

«Le maintien en détention de ces personnes dans un état de santé aussi critique constitue une violation grave du droit à la vie et à l’intégrité physique, ainsi qu’une infraction manifeste à la Constitution tunisienne et aux conventions et traités internationaux ratifiés, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques», souligne le Forum Social Maghreb qui appelle à la libération des prisonniers concernés, ou, à tout le moins, leur «accès inconditionnel à des soins médicaux et à un suivi médical hors de la prison».

I. B.

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Tunisie | Alerte sur l’état de santé d’Ahmed Souab

L’état de santé de l’avocat et ancien juge Ahmed Souab, en détention à la prison de la Mornaguia, s’est gravement dégradé, alerte son fils, ce mardi 6 janvier 2026.

Selon le communiqué publié par ses proches, Ahmed Souab a subi deux épisodes de saignements nasaux sévères en l’espace de quelques heures. Le second incident, survenu vers 14 heures, a été d’une violence telle qu’il a provoqué une perte de connaissance, nécessitant l’intervention urgente du médecin principal de l’établissement et de la direction pénitentiaire, déplore la même source.

Bien que les proches saluent la « prise en charge humaine et respectueuse » du personnel médical et des agents de la Mornaguia, ils affirment que les conditions actuelles ne permettent pas de réaliser les examens approfondis nécessaires pour identifier l’origine de ces hémorragies.

La famille interpelle les autorités sur l’urgence de la situation sanitaire, d’autant qu’Ahmed Souab souffre de pathologies cardiaques chroniques et « face à l’impossibilité d’obtenir un diagnostic approprié, elle tient pour responsables le président de la République, la ministre de la Justice ainsi que les magistrats en charge du dossier de l’intégrité physique» de l’avocat en détention depuis 9 mois.

Y. N.

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L’avocat Ahmed Souab condamné à cinq ans de prison ferme

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis a condamné, ce vendredi 31 octobre 2025, l’avocat Ahmed Souab à cinq ans de prison ferme et à trois ans de surveillance administrative.

Cette décision fait suite au renvoi ordonné par la chambre d’accusation spécialisée auprès de la Cour d’appel de Tunis, qui avait estimé qu’il y avait lieu de traduire Ahmed Souab devant la juridiction criminelle.
L’ancien magistrat est poursuivi pour des déclarations jugées offensantes envers la chambre criminelle chargée du dossier de la “conspiration contre la sûreté de l’État n°1”, une affaire hautement sensible dans le climat politique actuel.

Une audience expéditive

L’audience, tenue la veille au tribunal de première instance de Tunis, n’avait duré que sept minutes.
Ahmed Souab avait refusé de comparaître, dénonçant la procédure et contestant la compétence de la juridiction.
Aucune plaidoirie n’avait été présentée, et la cour avait immédiatement décidé de mettre le dossier en délibéré avant de prononcer le verdict ce vendredi.

La condamnation de l’ancien juge suscite de vives réactions dans les milieux judiciaires et politiques.
Certains dénoncent une décision qui porte atteinte à la liberté d’expression et à l’indépendance du barreau, tandis que d’autres estiment qu’elle réaffirme l’autorité des institutions judiciaires face à des prises de position jugées excessives.

Figure critique du pouvoir exécutif, Ahmed Souab devient l’un des premiers avocats condamnés par une chambre spécialisée en affaires de terrorisme.
Ce verdict, qui pourrait encore faire l’objet d’un appel, s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre magistrats, avocats et pouvoir politique, où la justice apparaît plus que jamais au cœur du débat public.

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Samir Dilou, l’audience s’est déroulée dans des conditions jugées «surréalistes»

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Procès d’Ahmed Souab : Verdict attendu

Mise à jour @ 19H00:

L’avocat Ahmed Souab condamné à cinq ans de prison ferme

Le procès de l’ancien magistrat et avocat Ahmed Souab s’est tenu ce vendredi devant la Chambre criminelle spécialisée dans les affaires terroristes du Tribunal de première instance de Tunis. L’audience, boycottée par l’accusé, a duré sept minutes, avant que la cour ne saisisse le dossier pour délibérations et annonce un verdict à venir, selon le témoignage de l’avocat Samir Dilou.

D’après Samir Dilou, l’audience s’est déroulée dans des conditions jugées « surréalistes ». « Il ne reste plus de mots assez forts pour décrire la dégradation du spectacle judiciaire », a-t-il dénoncé dans une publication sur Facebook.

Ahmed Souab, qui refuse catégoriquement les procès à distance, n’a pas comparu. Aucun interrogatoire ni plaidoirie n’a eu lieu, les débats s’étant limités à la déclaration du bâtonnier Boubaker Bethabet, rappelant la position du barreau contre la tenue de procès par visioconférence.

Solidarité devant le tribunal

Au même moment, une manifestation de soutien s’est tenue devant le tribunal de Tunis, rassemblant des avocats, militants et proches de l’ancien magistrat. Sur les réseaux sociaux, Hafedh Souab, frère de l’accusé, a dénoncé la décision du tribunal de restreindre l’accès à un seul membre de la famille dans la salle d’audience, sous prétexte d’un « danger terroriste ».

Le fils de l’accusé, Saeb Souab, avait déjà affirmé que son père restait déterminé à exercer son droit à une comparution physique pour se défendre, considérant le recours systématique à la visioconférence comme une violation du droit à un procès équitable.

L’arrestation d’Ahmed Souab, le 21 avril 2025, à son domicile à Tunis, avait suscité une large vague de réactions. Il est poursuivi en vertu de la loi antiterroriste, après des déclarations publiques mettant en cause l’indépendance de la justice.

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Tunisie : La défense d’Ahmed Souab veut un procès public

Le collectif d’avocats d’Ahmed Souab, détenu depuis avril dans le cadre d’accusations liées au terrorisme et au droit commun, a appelé mardi à la tenue d’une audience publique et en présentiel.

Lors d’une conférence de presse, Me Fedi Snene, membre du comité de défense, a précisé que la chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis avait confirmé, le 17 juillet dernier, les charges retenues contre Souab sur la base du décret-loi 54, de la loi antiterroriste, du Code des télécommunications et du Code pénal.

Le collectif a indiqué avoir choisi de ne pas saisir la Cour de cassation, préférant attendre une audience devant la chambre pénale, tout en réitérant sa demande pour une audience publique et en présentiel.

Soutien des organisations de défense des droits

Le président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), Bassem Trifi, et le membre du Conseil de l’Ordre des avocats, Adel Messaoudi, ont affirmé leur solidarité avec Ahmed Souab et les autres détenus d’opinion, parmi lesquels des journalistes, des avocats et des acteurs politiques. Tous deux ont insisté sur l’importance de garantir les conditions d’un procès équitable et ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la lutte pour la libération des personnes concernées.

Ahmed Souab, avocat et activiste politique, a été arrêté le 21 avril 2025 à l’issue d’une conférence de presse organisée devant la Maison de l’avocat à Tunis, après une audience dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État ».

Le juge d’instruction près du Pôle judiciaire antiterroriste avait alors ordonné son placement en garde à vue pour « plusieurs accusations à caractère terroriste », en lien avec une déclaration publique faite le 19 avril. Le parquet avait ensuite ouvert une information judiciaire pour une série de charges à la fois terroristes et de droit commun.

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