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Anne Guéguen: « Il existe une véritable opportunité pour la Tunisie de se positionner comme un pivot entre l’Europe et l’Afrique »

Elle nous a reçus à la résidence « la Maison de la mer » à La Marsa en tout début de matinée, avant d’entamer son marathon quotidien. Pour Anne Guéguen, ambassadrice de France en Tunisie, les journées commencent tôt et finissent assez tard tant elle est pleinement investie dans ce qu’il faut bien considérer comme la diplomatie économique. La diplomate assume sans la moindre hésitation le statut de partenaire historique de tout premier plan. La France est le premier investisseur et compte le plus grand nombre d’entreprises en Tunisie. À l’entendre, il ne peut en être autre- ment. Pour preuve, son engagement – de cœur et de raison – pour un partenariat mutuellement bénéfique entre la Tunisie et la France.

Elle nous livre, à cet effet, avec un naturel, une sincérité, une simplicité et une humilité dont elle ne s’est jamais départie, sa vision du partenariat économique bilatéral. Où l’on mesure toute l’étendue de son investissement personnel. Certains temps forts, rien que du dernier trimestre de l’année qui s’achève, illustrent le dynamisme des relations économiques bilatérales. Ainsi en est-il des rencontres d’affaires Tunisie 2025 à Paris, du Forum méditerranéen de l’IA, des 10 ans d’Expertise France et de l’engagement continu du groupe AFD.

L’année 2025, dira sans ambages la diplomate, aura été une année record pour multiplier les échanges et les investissements dans les deux sens. Elle est tout à fait à l’aise et en confiance au rayon des défis persistants de la relation économique bilatérale Tunisie-France, notamment s’agissant des visas et de la mobilité des
travailleurs et hommes d’affaires.

L’année 2026 s’annonce sous de meilleurs auspices avec déjà la mise en place de nouveaux outils pour accompagner et mieux orienter les acteurs de la relation économique bilatérale, en clair pour établir un « pont entre les écosystèmes des deux pays et renforcer le maillage des chaînes de valeur entre les deux économies.

À la tête de l’équipe économique France au complet en Tunisie, forte du Club IA de Business France déjà à l’œuvre et du nouveau lancement du Portail-Éco (tn.portaileco.fr), elle met en perspective et dessine en traits pleins les priorités pour le partenariat économique tuniso-français pour 2026. Interview:

Nous sommes en fin d’année 2025. La France est le premier partenaire et investisseur de la Tunisie. Comment assumez-vous ce statut et quels sont, pour vous, les faits les plus marquants de cette année ?

L’année 2025 a illustré la vitalité et l’équilibre de nos relations économiques, qui reposent sur une conviction : notre proximité est un atout stratégique pour les entreprises des deux rives de la Méditerranée. Je vais le démontrer par les chiffres. Les flux d’investissements directs français en Tunisie, sur les neuf premiers mois, s’élèvent à 640 millions de dinars tunisiens, soit autant que sur l’ensemble de 2024, avec une croissance de 28%. Ces flux, qui représentent de l’ordre d’un quart de l’IDE en Tunisie, se traduisent par près de 300 projets qui ont déjà généré 2 900 emplois depuis
janvier. Ces flux représentent presque autant que nos investissements au Maroc dont l’économie est trois fois plus importante, le double des investissements allemands, et environ 400 fois plus que ceux d’un grand partenaire asiatique. Cela mesure la confiance des investisseurs français.

La comparaison est donc éloquente. Pour ce qui concerne le commerce, nos échanges bilatéraux de biens et services atteignent 11 milliards et demi d’euros (en 2024), soit près de 40 milliards de dinars, et dégagent – un point essentiel, un excédent commercial de la Tunisie de plus de 3 milliards d’euros. Ce montant est supérieur au total des revenus en devises du tourisme, ou encore à ceux des transferts de fonds de la diaspora. Notre relation commerciale bilatérale contribue donc significativement à l’équilibre des comptes extérieurs de la Tunisie par l’apport de devises qu’elle génère, et plus largement, représente un moteur de croissance et de création d’emplois. À titre de comparaison, avec la Chine, la balance est inversée et l’excédent est du côté chinois. Cette dynamique est profondément réciproque.
Voilà six ans que la Tunisie est le premier investisseur africain en France en nombre de projets et d’emplois créés, avec environ 500 millions d’euros d’investissements en stock et quelque 450 entreprises ou établissements à participation tunisienne. En 2025, nous avons d’ailleurs accueilli une douzaine de nouveaux projets tunisiens dans le numérique, l’agroalimentaire et l’industrie. Cette relation a une dimension humaine tout aussi essentielle. La France accueille environ un million de Tunisiens et Franco-Tunisiens. En sens inverse, la Tunisie reçoit près d’un million de visiteurs français chaque année. Concernant la présence française résidente, les données consulaires recensent entre 20 000 et 25 000 personnes inscrites, et nous estimons la communauté française à 30000 personnes au moins.

Tout cela témoigne d’une attractivité mutuelle. C’est à la fois culturel, par notre proximité géographique et humaine de Méditerranéens, et rationnel, en termes de compétitivité et de sécurisation des chaînes d’approvisionnement. Il existe ainsi une véritable opportunité pour la Tunisie, centrale en Méditerranée, de se positionner comme un pivot entre l’Europe et l’Afrique.

Le phénomène est effectivement réciproque, car il existe en Tunisie un écosystème d’innovation et de startups particulièrement dynamique. N’y aurait-il pas matière à développer davantage ce sujet ?

Absolument. L’exemple le plus emblématique demeure InstaDeep, fondée par Karim Beguir. Mais de nombreuses
initiatives se déploient dans le numérique, les services ou les biotechnologies. Parfois, ce sont des startups créées en France qui viennent s’implanter en Tunisie, souvent portées par des Franco-Tunisiens, qui perçoivent l’intérêt mutuel d’une présence des deux côtés. La place de Tunis constitue un pôle d’innovation crédible, comme l’a montré le Forum méditerranéen de l’intelligence artificielle tenu en novembre, avec la participation des ministres tunisiens des Technologies de la communication et de la Santé. Il y a une logique évidente à ce que les Européens et les Méditerranéens du Sud unissent leurs forces pour bâtir un écosystème d’IA et de numérique moins tributaire des géants américains ou chinois. Cette ambition repose sur la capacité d’innovation qu’incarne un pays comme la Tunisie. Je placerai l’IA, avec la santé et les énergies renouvelables, au rang de domaines phares pour notre relation économique
future.

Quels sont, pour vous, les événements les plus marquants de 2025 ?

Je vais reprendre brièvement l’année. Nous avons commencé en janvier par l’inauguration de la ligne D du RFR, un projet structurant pour le Grand Tunis, rendu possible grâce à des partenariats et financements avec des bailleurs européens, dont l’Agence française de développement (AFD) en est le chef de file pour ce projet. Cet exemple illustre parfaitement la manière dont l’AFD se positionne, avec une priorité clairement sociale, pleinement intégrée aux enjeux de développement de la Tunisie. En avril, le Forum de la transition écologique et énergétique a marqué une dynamique très structurante. Des entreprises françaises comme Qair et Voltalia ont remporté des appels d’offres pour construire de grandes centrales photovoltaïques, contribuant à progresser vers les objectifs de la stratégie tunisienne de transition
énergétique vers les énergies renouvelables, transition qui est maintenant une réalité tangible puisque la part du solaire dans le mix énergétique tunisien a doublé depuis mon arrivée. Autre événement majeur : la Conférence des Nations unies pour les océans à Nice en juin et, en marge, le Sommet Méditerranée connectée, un sujet clé pour la Tunisie. Il apparaît clairement que la Tunisie, dans le vaste projet IMEC, se trouve sur la bonne voie. Un autre moment fort de notre relation économique étaient les Rencontres d’affaires Tunisie-France à Paris le 28 octobre, organisées par notre opérateur Business France, une réussite avec environ 250 entreprises, qui a mis en valeur le caractère mutuellement bénéfique de nos échanges et cette dynamique vers un approfondissement des partenariats industriels. Concernant l’intelligence artificielle, le Forum méditerranéen de l’IA des 20 et 21 novembre a été un événement très complet et à grand succès, et sa dynamique devrait se prolonger à Marseille l’année prochaine. Enfin, il y a eu les 10 ans d’Expertise France, notre agence de coopération technique, qui a en Tunisie son bureau le plus important avec environ 130 collègues qui mettent en œuvre une vingtaine de projets de coopération. Là aussi, cela s’inscrit pleinement dans les priorités sociales et de développement durable de la Tunisie.

La suite de l’interview est disponible dans le mag de l’Economiste Maghrébin n 935 du 31 décembre 2025 au 14 janvier 2026

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Skander Sallemi : « La facturation électronique est une évolution logique, mais mal préparée »

Généralisation de la facturation électronique, contraintes techniques encore incertaines et impact direct sur la trésorerie des petites structures : la loi de finances 2026 entame une transformation profonde des pratiques fiscales. Pour le conseiller fiscal Skander Sallemi, l’enjeu n’est pas la modernisation elle-même, mais les conditions concrètes de sa mise en œuvre, dont les failles pourraient peser lourdement sur les prestataires les plus exposés.

La loi de finances 2026 étend la facturation électronique à tous les prestataires de services assujettis à la TVA. Quelle est votre perception professionnelle de cette réforme ?

Slander Sellami : Sur le principe, la facturation électronique constitue une évolution logique et nécessaire pour moderniser l’administration fiscale et améliorer la traçabilité des transactions. Le problème ne réside donc pas dans l’objectif, mais dans la méthode. Dans sa version actuelle, telle que prévue par la loi de finances 2026, la réforme a été adoptée sans véritable débat sur sa faisabilité technique, son coût réel pour les petits prestataires et ses effets sur la trésorerie. En l’absence de ces garanties, cette réforme présente un risque élevé de fragilisation du tissu économique, plutôt qu’un progrès en matière de conformité fiscale.

L’infrastructure actuelle est-elle prête à absorber l’arrivée massive de nouveaux utilisateurs ?

À ce stade, rien ne permet de l’affirmer avec certitude. Aucune donnée publique n’a été communiquée sur la capacité réelle de la plateforme TTN (Tunisie TradeNet) à gérer un volume massif de factures électroniques, ni sur celle de l’ANCE (Agence nationale de certification électronique) à délivrer, dans des délais raisonnables, des centaines de milliers de certificats électroniques sur l’ensemble du territoire. L’absence de tests à grande échelle et de retours d’expérience documentés constitue un risque majeur : en cas de saturation ou de panne, c’est toute la chaîne de facturation et de paiement qui pourrait se retrouver paralysée.

Les petits prestataires sont-ils suffisamment préparés à cette transition numérique ?

Objectivement, non. Le public concerné est composé majoritairement d’artisans, de petits prestataires de services relevant du régime forfaitaire, récemment basculés vers le régime réel, ainsi que de très petites entreprises (TPE).

Beaucoup disposent d’un niveau limité de maîtrise numérique et peinent déjà à respecter les obligations déclaratives actuelles. Sans formation massive, accompagnement de proximité et outils simplifiés, cette transition risque de placer de nombreux contribuables en situation d’infraction involontaire, non par fraude, mais par incapacité matérielle.

En quoi le fait générateur de la TVA pose-t-il problème dans ce contexte ?

Le Code de la TVA lie actuellement le fait générateur à l’émission de la facture, indépendamment de l’encaissement effectif. Dans un système de facturation électronique obligatoire, cette règle devient particulièrement pénalisante pour les petits prestataires, qui devront reverser la TVA à l’État avant même d’avoir été payés par leurs clients. Cela transforme la TVA en une avance de trésorerie contrainte, exposant les structures les plus fragiles à des tensions financières, voire à des pénalités, sans prise en compte de leur capacité contributive réelle.

 

Dans un système de facturation électronique obligatoire, cette règle devient particulièrement pénalisante pour les petits prestataires, qui devront reverser la TVA à l’État avant même d’avoir été payés par leurs clients.

 

Quelles conséquences prévoyez-vous en cas de mauvaise mise en œuvre de cette réforme ?

À court terme, le risque principal réside dans le blocage des paiements en cas de dysfonctionnement technique, avec des effets immédiats sur la trésorerie des petites entreprises. À moyen terme, on peut craindre une exclusion numérique d’une partie des prestataires, une multiplication des situations de non-conformité et, paradoxalement, un retour vers des pratiques informelles, notamment pour les petits montants. Si la réforme n’est pad accompagnée, ni progressive, ni adaptée aux réalités du terrain, elle pourrait produire exactement l’effet inverse de celui recherché : davantage d’informalité, plus de défiance et un creusement du fossé entre l’administration fiscale et les contribuables.

 

Si la réforme n’est pas accompagnée, ni progressive, ni adaptée aux réalités du terrain, elle pourrait produire exactement l’effet inverse de celui recherché : davantage d’informalité, plus de défiance et un creusement du fossé entre l’administration fiscale et les contribuables.

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Riadh Sidaoui : « L’enlèvement de Maduro est une guerre indirecte contre la Chine »

Riadh Sidaoui, directeur du Centre arabe de recherches et d’analyses politiques et sociales, décrypte pour L’Économiste Maghrébin les véritables enjeux géopolitiques derrière l’opération militaire américaine au Venezuela.

L’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse par une brigade des forces Delta américaines dans la nuit du 3 janvier 2026 marque, selon l’analyste, un tournant dans les relations internationales. Au-delà de la rhétorique officielle sur la lutte contre le narcotrafic, cette opération révèle une stratégie américaine visant à isoler la Chine et à réaffirmer la suprématie des États-Unis sur l’Amérique latine.

L’analyse de Riadh Sidaoui est sans appel : Donald Trump cherche avant tout à couper Pékin de ses alliés économiques. Les liens sino-vénézuéliens sont substantiels : la Chine absorbe 70 % des exportations de pétrole vénézuélien et a investi des milliards dans le pays. Une importante délégation chinoise se trouvait à Caracas au moment de l’opération. La réaction chinoise, ferme, témoigne selon lui de l’importance de l’enjeu : Pékin condamne l’acte américain et exige la libération immédiate de Maduro.

Trois scénarios possibles pour l’avenir

Selon Riadh Sidaoui, trois scénarios se dessinent pour l’avenir du Venezuela. Premier scénario : les Américains ont enlevé Maduro, mais le régime révolutionnaire pourrait, estime le politologue, persévérer avec un soutien chinois accru, tant militaire qu’économique. Ce scénario suppose qu’il n’y a pas eu de trahison, mais simplement une faille sécuritaire exploitée par Washington. La nouvelle cheffe d’État et le ministre de la Défense pourraient maintenir le cap malgré l’absence de Maduro.

Le deuxième scénario consiste en une  réorientation progressive : face à l’impossibilité de confronter directement les États-Unis, la nouvelle direction pourrait se réconcilier progressivement avec Washington. Cette évolution se ferait graduellement pour ne pas brusquer les partisans de Maduro au sein du parti au pouvoir. Il s’agirait d’un changement de politique étrangère menant le Venezuela à devenir un allié américain plutôt qu’un opposant à l’impérialisme de Washington.

La troisième scénario consiste  en  la déchirure interne et la division du pays. Les dernières élections démocratiques n’ont accordé à Maduro qu’une majorité très limitée face à son rival de droite. Une division au sein des forces armées et du peuple pourrait, d’après Sidaoui, conduire le Venezuela vers une guerre civile dévastatrice.

Comment s’est déroulée l’opération

La facilité de l’opération soulève, selon Sidaoui, des interrogations. Certains analystes évoquent une complicité au sein de l’appareil d’État vénézuélien, voire de l’armée. Difficile toutefois de répondre sans éléments tangibles, pour notre invité. D’après l’analyste, Maduro n’avait peut-être pas pris les précautions nécessaires. Un protocole strict aurait dû l’empêcher de dormir plusieurs nuits au même endroit. Son maintien dans une résidence fixe a constitué une faille exploitée par les forces américaines.

Des affrontements ont eu lieu. Selon Donald Trump, les forces américaines ont subi quelques blessés et un hélicoptère a été touché. Les gardes du corps de Maduro ont résisté. Le ministre de la Défense et la vice-présidente vénézuéliens affirment maintenir la ligne politique de Maduro et poursuivre la lutte. La suprématie militaire américaine est écrasante : le Venezuela dispose d’une armée de 100 000 hommes équipée d’armes obsolètes, face à la puissance du Pentagone. Le temps permettra de confirmer ou d’infirmer la thèse d’une trahison.

Le Venezuela, front indirect d’une confrontation sino-américaine

Donald Trump, qui menace le Venezuela depuis son arrivée au pouvoir, a intensifié la pression ces dernières semaines, allant jusqu’à contacter directement Maduro pour lui demander de quitter le pouvoir. L’objectif stratégique : isoler la Chine.

Les deux grandes puissances susceptibles de menacer l’hégémonie américaine sont la Russie et la Chine. La Russie, engagée dans la guerre en Ukraine, a relâché son emprise internationale. Trump accélère un processus de paix favorable aux intérêts russes. Reste la Chine, dont la montée en puissance économique et militaire inquiète Washington. Les stratèges américains prédisent qu’en 2030, le PIB chinois dépassera celui des États-Unis. La Chine s’arme massivement (trois porte-avions, bientôt quatre ou cinq) et veut reconquérir Taïwan. Face à cette montée en puissance, explique-t-il, le Pentagone veut isoler la Chine et affaiblir ses partenaires économiques : Venezuela, Iran. L’Amérique latine devient le terrain de cette confrontation indirecte.

L’effet domino latino-américain

Si Trump remporte un succès complet au Venezuela, il se dirigera vers la Colombie, puis vers Cuba. L’île représente toutefois un défi plus complexe : le régime cubain est puissant et possède une longue expérience face aux complots américains depuis la baie des Cochons en 1961. Cette offensive s’inscrit, d’après l’analyste, dans une guerre indirecte contre la Chine. Trump est calculateur et n’attaque que les cibles faciles. Il avait menacé la Corée du Nord durant son premier mandat avant de serrer la main de son président, se vantant d’avoir établi la paix mondiale. Trump évalue toujours où il peut gagner et où il risque de perdre. La capture de Maduro illustre, selon Riadh Sidaoui, cette stratégie : frapper des cibles accessibles pour affaiblir progressivement l’influence chinoise en Amérique latine, tout en évitant une confrontation directe avec Pékin.

Une violation flagrante du droit international

Selon Riadh Sidaoui, l’intervention américaine constitue une transgression manifeste du droit international. La Charte des Nations unies consacre le principe d’autodétermination des peuples : ce sont les nations qui choisissent leurs dirigeants, non des forces étrangères. Toute intervention militaire nécessite l’activation du chapitre 7 de la Charte et une résolution du Conseil de sécurité.

L’administration Trump n’a respecté aucune de ces procédures juridiques. Aucun juriste ne saurait donner raison aux États-Unis sur le plan du droit international. Cette violation s’inscrit dans une longue tradition d’interventions unilatérales américaines, comparable à l’invasion de l’Irak en 2003.

Un précédent historique : l’intervention au Panama en 1989

Cette opération rappelle, selon le politologue, des précédents. En 1989, le président du Panama avait déjà été kidnappé. L’histoire se répète : après la chute de l’Union soviétique, les Américains cherchaient à maintenir leur suprématie mondiale. Aujourd’hui, face à l’émergence de la Russie et surtout de la Chine, Washington réactive les mêmes mécanismes.

La logique du Pentagone, explique Sidaoui : tant que nous sommes forts, isolons nos adversaires. Incapables d’affronter directement la Russie ou la Chine, ils éliminent leurs alliés, en commençant par l’Amérique latine. La Colombie et Cuba pourraient être les prochaines cibles. Ce n’est pas la première tentative américaine, rappelle le politologue. La CIA avait orchestré un coup d’État contre Hugo Chávez. L’agence dirige traditionnellement ces opérations secrètes, mais lorsqu’elle échoue, c’est le Pentagone qui intervient. Le ministère de la Défense, devenu en réalité un département de la guerre, a lancé cette opération en collaboration avec la CIA. L’histoire dira, conclut le politologue, si cette stratégie impériale, héritée de la doctrine Monroe, parviendra à enrayer la montée en puissance chinoise ou si elle ne fera qu’accélérer la multipolarisation du monde.

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Disparition de l’hôtelier Zakaria Zegoulli

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Zakaria Zegoulli, promoteur de l’hôtel Dar Zakarya à Yasmine Hammamet et figure marquante de la profession hôtelière en Tunisie s’est éteint, a annoncé la FTH.

Son nœud papillon, fidèle compagnon, faisait partie intégrante de son identité. Acteur engagé du développement du tourisme national, feu Zakaria Zegoulli a consacré une grande partie de sa carrière au service du secteur, après un premier parcours dans le domaine bancaire. Il fut en effet le promoteur de l’hôtel Dar Zakarya implanté dans la station touristique de Yasmine Hammamet.

Au sein de la FTH (Fédération tunisienne de l’hôtellerie), il a occupé plusieurs responsabilités de premier plan, notamment celles de président de la Fédération régionale du Cap Bon, puis de secrétaire général de la FTH, fonction qu’il a exercée jusqu’en 2013. Il a également siégé pendant plus de vingt ans au sein du Bureau exécutif de la Fédération.

Sur le plan international, Zakaria Zegoulli a représenté la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie auprès d’instances professionnelles de référence, dont l’International Hotel & Restaurant Association (IH&RA), contribuant ainsi au rayonnement du tourisme tunisien à l’étranger.

Très impliqué dans les travaux de la Commission Formation de la FTH, il défendait avec constance l’importance du développement des compétences et de la transmission du savoir-faire, convaincu que ces enjeux constituent un levier essentiel pour l’avenir et la durabilité du tourisme tunisien.

En cette pénible circonstances, l’équipe de Destination Tunisie présente ses condoléances les plus attristées à ses proches.

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Interview vidéo : Jamel Chandoul, vice-président d’Amadeus IT Group

Jamel Chandoul, vice-président – Travel Sellers META & EMEA Partner Marketsd’Amadeus IT Group, explique, avec passion et clarté, dans cet entretien exclusif, que l’intelligence artificielle et la digitalisation ne sont pas seulement des outils technologiques, mais de véritables leviers pour aider les agences de voyage locales à être au diapason des évolutions que leurs clients sont en droit d’attente.

De la formation des jeunes talents à la promesse d’un tourisme plus responsable, découvrez la vision d’un leader qui croit fermement au potentiel de la Tunisie pour offrir une expérience plus fluide, plus intelligente et, surtout, plus personnalisée.

Comment la technologie peut-elle redonner du souffle au secteur des agences de voyage en Tunisie tout en restant proche de l’humain ?

Lire aussi:

Amadeus Tunisie : les agences de voyage au cœur de la transformation digitale

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LA TUNISIE QUI GAGNE | Amine Hafsi Jeddi : Leadership et changement organisationnel, retours d’expérience

Formé entre Carthage, Montréal et Harvard, Amine Hafsi Jeddi a construit un parcours académique riche et international. Son orientation professionnelle s’est progressivement affirmée autour des enjeux de transformation organisationnelle et technologique. Pour lui, la dimension humaine dans la conduite du changement est plus qu’importante.

Entretien avec une jeune compétence pleine de promesses :

Comment sécuriser le processus des formalités administratives par le digital ? Est-ce suffisant ?

Le problème n’est pas uniquement technique. Un simple citoyen ne peut pas investir dans des antivirus sophistiqués. Ce qui compte, c’est le comportement. Si on sensibilise les citoyens, il y a un minimum à faire. Par exemple, la double authentification : pour une transaction, il faut un code reçu sur le téléphone et un autre par e-mail. Si ce n’est pas toi qui fais l’opération, tu reçois une alerte. Cela réduit les attaques. Mais ce n’est pas au citoyen de s’auto-sensibiliser. C’est à nous de transmettre cet apprentissage, à travers des canaux de communication efficaces et une stratégie claire.

Vous avez structuré la pratique de gestion du changement chez Idexia. Quelle leçon majeure retenez-vous de cette expérience ?

Quand j’ai commencé, il n’y avait pas de pratiques de gestion du changement. Idexia vendait des produits Microsoft, mais sans accompagnement. J’ai identifié un besoin clair : il ne suffit pas d’installer la technologie, il faut accompagner les utilisateurs, transformer leurs comportements et leurs façons de travailler.

« La technologie seule ne suffit pas. Sans adoption et sans comportement adapté, le changement reste incomplet. »

Quel projet illustre le mieux la complexité d’un changement réussi ?

Je citerai un projet mené avec une municipalité canadienne. Il s’agissait de moderniser une plateforme gouvernementale pour les citoyens, mais elle concernait aussi plusieurs niveaux d’administration. La complexité venait de la multiplicité des parties prenantes. Nous avons travaillé en mode agile, expérimenté des solutions sur mesure, corrigé nos erreurs.

Résultat : une plateforme sécurisée où les citoyens obtiennent des documents en quelques secondes. La confiance et la transparence sont essentielles : les citoyens veulent des retombées positives, pas des complications.

Quelles différences majeures observez vous entre le Canada, la Tunisie et le Moyen-Orient dans leur approche de la transformation digitale ?

Dans les pays développés, les projets s’inscrivent dans des visions stratégiques claires, comme “Vision 2025” ou “Plan 2030”. En Tunisie, je constate un manque de stratégie globale, même si des initiatives existent. J’ai été impressionné récemment par la prise de rendez-vous en ligne pour la visite technique des véhicules : un projet simple, mais efficace.

Ce type de “quick wins” est essentiel. Ils instaurent la confiance et préparent les citoyens à des changements plus ambitieux. Mais il faut une vision stratégique, un plan d’action et une orientation claire pour les dix prochaines années.

« Installer un outil sans accompagner les utilisateurs réduit fortement les bénéfices attendus. »

Est-ce que la difficulté, dans l’industrie, vient de la pression que les employés croient subir ? Est-ce lié à la dimension comportementale que vous mettez en avant ?

Oui, la difficulté est de faire en sorte que les employés adhèrent à l’idée, s’intègrent dans une dynamique de croissance et comprennent que cela peut être bénéfique pour eux.

Il existe un paradoxe : des organisations très modernes mais un niveau social décalé, et c’est là que naît le chaos. Beaucoup de personnes ne sont pas habituées à certaines valeurs de travail.

Avec Silver Polymer, nous avons instauré une nouvelle culture organisationnelle, et cela a eu un impact positif. Les gens adhèrent lorsqu’on les accompagne, qu’on communique et qu’on leur montre le sens de ce qu’ils font.

Silver Polymer est une entreprise tunisienne. En quoi cette expérience est-elle particulière pour vous ?

C’est une fierté tunisienne pour moi et ma famille. Cela n’a rien à voir avec mon domaine d’expertise initial, mais c’est un atout : cela m’a permis de voir comment la théorie et les idées s’appliquent dans une réalité industrielle tunisienne.

Chaque organisation et chaque pays ont leurs croyances et leurs valeurs. Ici, il s’agit de changer le paradigme, et la transformation numérique est justement un changement de paradigme.

Sur le plan pratique, comment conduisez vous le changement ?

La conduite du changement ne se limite pas à la digitalisation. Elle existe dans plusieurs secteurs et industries. Je suis outillé avec mes Framework et mes certifications, notamment Harvard.

J’applique la méthodologie ADKAR : sensibilisation, désir, connaissances, aptitude et renforcement. On ne termine pas un projet en livrant simplement une technologie : on construit une maturité organisationnelle et on laisse les employés autonomes et confiants.

« Les projets simples et efficaces instaurent la confiance et préparent des réformes plus ambitieuses. »

Vous insistez sur la psychologie positive s’agissant des audits et de l’évaluation de la qualité et de la justesse du management dans une entreprise. Pourquoi ?

Je n’aime pas le mot “audit”, trop négatif. Je préfère parler de diagnostic organisationnel avec une approche positive. L’être humain vit avec l’espoir.

En Tunisie, nous avons des compétences et des jeunes, mais il leur manque parfois cet espoir. Ce sont eux qui seront les ambassadeurs et les leaders du changement demain.

Quels avantages la transformation numérique peut-elle apporter à l’économie tunisienne ?

Elle peut séduire les investisseurs et faciliter la vie des employés comme des citoyens. Il ne s’agit pas de devenir un pays “digital 3.0” du jour au lendemain, mais de commencer par des initiatives prioritaires et des projets simples. Ces quick wins donnent confiance et préparent le terrain pour des changements plus ambitieux.

Est-ce que la numérisation en Tunisie repose sur une conviction profonde de changement, ou plutôt sur un argument de compétitivité internationale ?

Honnêtement, je pense que nous sommes encore très loin au niveau technologique. J’aime le mot “conviction” que vous avez utilisée : le changement doit être porté par des convictions. Sans elles, les politiques numériques risquent de rester des outils pour attirer des investisseurs, sans réelle transformation des pratiques et des habitudes.

« La résistance au changement provient davantage des structures que des employés eux-mêmes. »

Faut-il s’inspirer des autres pays pour avancer dans la transformation numérique ?

Non. Il ne faut pas simplement essayer de faire comme un autre pays. Il faut commencer par identifier nos besoins et comprendre pourquoi nous avons besoin de la technologie.

La conviction, c’est aller chercher la raison d’être. En Tunisie, il faut donner du sens et de la cohérence à la technologie.

Vous avez pris la parole à Las Vegas, Montréal, New York et Tunis. Quelles différences avez-vous observées dans les perceptions du leadership dans un contexte d’incertitudes à l’international ?

À Las Vegas, j’ai parlé de la posture du leader dans le changement. On ne peut pas mener un mouvement sans leadership positif. Les leaders donnent l’influence, l’image et l’exemple.

J’ai été impressionné par le niveau de leadership des étudiants en Tunisie : curieux, attentifs, capables de poser des questions pertinentes. Ils sont les ambassadeurs naturels du changement.

Vous avez reçu un Leadership Award à Las Vegas. Que représente cette reconnaissance pour vous ?

C’était une très belle reconnaissance de Marketing 2.0, un organisme mondial. J’avais mené de nombreux projets de changement, souvent confrontés à la résistance humaine.

Ce prix était ma première reconnaissance professionnelle, et un honneur car je représentais la Tunisie. Cela montre que les jeunes tunisiens peuvent réussir et être reconnus à l’international.

« En période d’incertitude, le leadership positif donne le cap et l’exemple. »

Comment adaptez vous les modèles internationaux de gestion du changement, comme ADKAR ou Prosci, aux réalités locales ?

Chaque organisation a sa propre culture et ses besoins. La gestion du changement consiste à réduire le décalage entre l’état actuel et l’état souhaité. J’identifie le problème, je fais un diagnostic organisationnel et j’évalue la capacité d’absorption du changement.

En Tunisie, il y a beaucoup de résistance, mais ce n’est pas la faute des employés : c’est un problème organisationnel.

Comment surmonter cette résistance au changement ?

Le changement fait peur car il implique de quitter une situation contrôlée pour une autre incertaine. L’approche doit être sécurisante, pas menaçante. Il faut montrer aux employés qu’ils garderont le contrôle et qu’ils gagneront en performance.

Le changement organisationnel est collectif, mais il ne peut réussir sans changement individuel. C’est l’art de transformer l’être humain le poussant à aller de sa zone de confort à sa zone de performance. Les résultats sont tangibles et intangibles : comportements, attitudes et ouverture au changement.

Entretien conduit par Amel Belhadj Ali

EN BREF

  • Parcours académique international centré sur la transformation organisationnelle
  • Sécurisation numérique axée sur les comportements et la sensibilisation
  • Importance de l’accompagnement dans les projets digitaux
  • Rôle clé des « quick wins » pour instaurer la confiance
  • Leadership positif et reconnaissance internationale.

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Henri Hourcade, directeur général Air France : « La priorité pour nous est de continuer à investir en Tunisie »

« La priorité pour nous est de continuer à investir en Tunisie », déclare Henri Hourcade, directeur général Air France (France, Afrique du Nord, Ouest et centrale, Caraïbes et Océan Indien). Interview.

Quelles sont aujourd’hui les ambitions d’Air France pour le marché tunisien et comment voyez-vous l’évolution de la présence de la compagnie dans le pays ?

La priorité pour nous est de continuer à investir en Tunisie, un marché important pour Air France. Afin de consolider notre présence sur Tunis, nous avons déployé un nouvel avion depuis le 27 octobre dernier. Il s’agit de l’Airbus A220 qui va monter en charge d’ici l’été prochain pour arriver à une desserte uniquement en Airbus A220 qui représente le fer de lance de la modernité des produits d’Air France. Sa capacité est de 148 sièges et il dispose d’une configuration de 2-3 sièges par rangée. Parmi les cinq sièges par rangée 4 sont soit du côté du couloir ou du hublot. C’est un avion extrêmement apprécié par les clients.

Sur Tunis, nous avons déployé un nouvel avion depuis le 27 octobre dernier

Cet avion est également écologique puisqu’il consomme moins de carburant et avec des émissions de CO2 de moins de 20% en comparaison avec la génération précédente de la famille Airbus, d’autant plus que le confort en cabine est plébiscité par nos clients. Il y a en outre moins de nuisances sonores à bord jusqu’à 50% en moins toujours par rapport aux Airbus de la génération précédente.

C’est vraiment l’avion moyen-courrier sur lequel Air France parie. Il représente le premier levier de décarbonation du groupe reposant sur le renouvellement de la flotte pour le moyen-courrier et l’Airbus A350 dans la flotte long-courrier. Nous le déployons sur Tunis avec beaucoup de fierté et pour le plus grand bonheur de nos clients, sachant que l’avion moyen-courrier est aujourd’hui le plus apprécié en termes de confort cabine.

L’A220 est vraiment l’avion moyen-courrier sur lequel Air France parie

Un autre service qui va avec la modernité est le Wifi à bord. Air France est la première compagnie aérienne à avoir un contrat avec Starlink qui permet une meilleure qualité d’accès pour une compagnie aérienne au monde et de couverture de connexion sur toute la planète. Nous aurons 30% des avions équipés de Wifi d’ici la fin de l’année en cours, sachant que nous sommes actuellement à une vingtaine d’avions déjà équipés de Wifi entre moyen et long-courriers. La flotte en sera équipée en totalité à la fin de 2026.

Nous sommes actuellement à une vingtaine d’avions déjà équipés de Wifi

L’accès sera gratuit pour tout le monde, quelle que soit la classe. Il suffit d’être adhérent au programme Flying Blue pour en bénéficier. Ce service, très attendu par les clients, est majeur parmi les innovations des compagnies aériennes.

Peut-on s’attendre à de nouveaux services ou à des évolutions majeures dans l’offre de produits d’Air France à destination ou au départ de la Tunisie ?

Outre le Wifi à bord que je viens de mentionner, Air France continue sa montée en gamme. 2025 est l’année de déploiement des nouvelles cabines et suites La Première avec les destinations Los Angeles, New York, Miami et Tokyo-Haneda. Cette nouvelle offre est accompagnée par une gastronomie exceptionnelle et un parcours sol complètement privatif et unique pour lequel depuis plusieurs années nous avons été régulièrement récompensés par le prix du Meilleur salon « La Première » au monde.

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A Tunis, Henri Hourcade (au centre) avec Nadia Azale (DG pour l’Afrique du Nord, Sahel et Côte Ouest) et Olivier Dubus, directeur pays (Tunisie-Algérie) d’Air France.

Sur la cabine affaires long-courrier, nous mettons en place le surmatelas en association avec Sofitel avec la porte coulissante pour plus d’espace privatif. De plus, nous continuons à investir sur les salons. Après celui de Charles de Gaulle au Terminal 2E Hall K qui était un investissement très important pour Air France au début de l’année, nous avons également investi dans deux salons américains à Chicago et à Boston.

Nous sommes, par ailleurs, avec la décarbonation dont nous consacrons chaque année un milliard d’euros pour le renouvellement de la flotte.

 Comment l’introduction du NDC va-t-elle transformer l’expérience de réservation pour vos clients et partenaires locaux ?

Ce sujet est essentiel pour Air France. Il s’agit, en réalité, d’une évolution de toute l’industrie aérienne et pas uniquement pour notre compagnie. En fait, NDC est un moyen pour mettre à disposition de nos partenaires agences de voyage les innovations tarifaires qui, sans NDC, ne seraient disponibles que sur le web étant donné qu’elles ne sont pas compatibles avec les anciennes technologies de GDS.

La solution NDC est aussi une technologie de partenariat permettant d’accéder aux tarifs qui ne traversent pas les écrans verts de GDS comme la tarification dynamique. Celle-ci est un moyen d’avoir accès à des tarifs plus compétitifs sur Air France. C’est seulement sur NDC et grâce à cette solution que les agences de voyage partenaires peuvent les vendre à leurs clients.

A propos du NDC: A travers NDC, Air France et KLM proposent aux agences tunisiennes et à leurs clients de nouveaux services innovants

Il s’agit également d’accéder aux promotions qui sont disponibles uniquement sur le canal web et NDC. C’est un mouvement qui avance bien. Nous sommes sur des niveaux de pénétration qui avancent vite en Europe et également en Tunisie. Nous continuerons en permanence à avancer sur les fonctionnalités pour que les produits soient disponibles et faciles à vendre. Nous travaillons aussi avec nos partenaires agrégateurs de contenu de GDS ou des interfaces tierce pour que les agences aient accès à des systèmes d’agrégation de contenu NDC qui fonctionnent bien.

Air France œuvre à renforcer son offre long-courrier. Quelles sont les perspectives pour les passagers tunisiens souhaitant voyager vers l’Asie, l’Amérique ou vers d’autres destinations lointaines ?

Nous enregistrons cet hiver une progression d’offre sur le long-courrier de 3% grâce notamment aux nouvelles ouvertures du réseau d’Air France. Les nouveautés de l’été 2025 sont maintenues comme Orlando et Riyad, deux destinations qui marchent très bien. Elles sont donc maintenues en hiver et pour les prochaines saisons.

Nous ouvrons aussi cet hiver en Thaïlande Phuket qui démarre sur les chapeaux de roue, puis Punta Cana en janvier en desserte saisonnière sur trois mois. Et pour l’été 2026, nous ouvrirons une autre destination aux Etats-Unis. Il s’agira de Las Vegas.

Flying Blue célèbre cette année ses 20 ans d’existence. Pouvez-vous nous rappeler l’importance de ce programme et les actions prévues pour marquer cet anniversaire auprès de vos clients africains ?

Il s’agit d’un programme qui rassemble maintenant beaucoup d’adhérents, près de 30 millions à travers le monde avec 40 compagnies aériennes partenaires. Il est important également de rappeler que ce programme a été pour la deuxième année consécutive primé par le prix du meilleur programme de fidélisation au monde par le site américain « Point.me ». Celui-ci est la référence mondiale de comparaison des systèmes et des programmes de fidélité. Il est basé sur les votes des clients qui sanctionnent la qualité des programmes de fidélisation, la facilité de cumuler les Miles et la prise de primes, et évaluent le large choix de primes sur l’ensemble des produits tarifaires. Nous en sommes donc très fiers.

©Destination Tunisie

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Mahjoub Guerfali n’est plus : le tourisme tunisien perd l’une de ses figures emblématiques

Le secteur du tourisme tunisien est en deuil suite à la disparition, ce jour, de Mahjoub Guerfali, l’une des figures emblématiques de l’administration.

Ancien directeur général de l’ONTT de 1988 à 1991, puis à la tête de l’Office national de l’artisanat (ONA), Mahjoub Guerfali a marqué de son empreinte des décennies d’action publique au service de la promotion touristique de la Tunisie.

Mais son engagement ne s’arrêtait pas à l’administration. Il fut aussi une figure sportive reconnue, notamment au Club sportif de Hammam Lif, avec lequel il remporta le championnat de Tunisie de handball lors de la saison 1962/63.

L’histoire retiendra également son rôle précoce dans le militantisme étudiant : il fut l’un des pères fondateurs de l’UGET (Union Générale des Étudiants de Tunisie) au début des années 1950. Jusqu’à récemment encore, il restait actif au sein de l’ATDT, l’Association des anciens du tourisme, témoignant d’un attachement indéfectible à la profession.

En cette douloureuse circonstance, nous présentons nos condoléances les plus sincères à sa famille.

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