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Ooredoo Tunisie lance une collaboration stratégique avec Google Cloud et Oredata

Lors du Mobile World Congress Doha 2025, Ooredoo Tunisie a annoncé un partenariat stratégique avec Oredata et Google Cloud visant à accélérer la modernisation de son marketing et de ses interactions avec les abonnés, en s’appuyant sur les technologies avancées d’intelligence artificielle de Google Cloud.

Des technologies IA pour personnaliser l’expérience client

Cette alliance combine les dernières innovations en IA générative, notamment la plateforme Vertex AI et les modèles Gemini et Veo, avec des solutions de communication client de nouvelle génération. L’objectif est de permettre à Ooredoo Tunisie de proposer des campagnes et des expériences plus personnalisées, plus pertinentes et mieux synchronisées avec les besoins de ses utilisateurs.

Grâce à ce projet, l’opérateur optimisera toute sa chaîne de communication, depuis la création des contenus marketing jusqu’à la diffusion d’offres ciblées, offrant ainsi à ses équipes de nouveaux leviers de créativité, de précision et d’efficacité.

Oredata au cœur du déploiement des solutions Google Cloud

Oredata, partenaire de services gérés de Google Cloud, supervisera l’intégration et le déploiement de ces technologies IA au sein de l’écosystème marketing de l’opérateur.

« Chez Ooredoo, nos clients sont au centre de nos priorités », affirme Mansoor Rashid Alkhater, CEO de Ooredoo Tunisie. « Avec les capacités d’IA de Google Cloud et le savoir-faire d’Oredata, nous réinventons notre manière de communiquer afin de rendre chaque interaction plus personnalisée, plus pertinente et plus riche de sens. »

Pour Ömer Faruk Kurt, CEO d’Oredata, « cette collaboration ouvre une nouvelle phase d’innovation dans le marketing télécom. En réunissant les technologies IA de Google Cloud et l’expertise opérationnelle d’Oredata, Ooredoo Tunisie pourra établir de nouvelles références en matière d’engagement client et de créativité. »

Ghassan Kosta, Directeur Général Régional Google Cloud pour le Moyen-Orient et l’Afrique, souligne que « la vision de Ooredoo Tunisie illustre parfaitement comment l’IA peut renforcer la créativité tout en approfondissant la relation client. Cette collaboration permettra d’offrir des expériences personnalisées à grande échelle. »

Cette initiative confirme l’engagement de Ooredoo Tunisie en faveur de l’innovation, de l’excellence digitale et de la centration client, consolidant son rôle de pionnier régional dans la transformation marketing pilotée par l’IA au sein du groupe Ooredoo.

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Tunisie Telecom mise sur une IA souveraine et durable

Au Forum méditerranéen de l’Intelligence Artificielle, organisé les 20 et 21 novembre 2025, Tunisie Telecom a exposé une stratégie qui conjugue souveraineté numérique, transition énergétique et connectivité de nouvelle génération.

L’opérateur national entend faire de l’IA un pilier de développement et d’innovation en Méditerranée. Voici comment il prépare cette nouvelle étape.

Une vision structurée pour une IA tunisienne sûre, performante et souveraine

Tunisie Telecom a profité de ce rendez-vous régional majeur pour dévoiler une feuille de route qui place l’intelligence artificielle au cœur de ses priorités technologiques. L’opérateur affirme vouloir transformer l’IA en moteur de compétitivité pour l’économie tunisienne tout en garantissant la maîtrise des données stratégiques.

Durant le forum, ses représentants ont insisté sur la nécessité d’infrastructures robustes, d’une énergie propre et d’une connectivité internationale de haut niveau afin de bâtir un écosystème capable d’accompagner les usages massifs de l’IA dans les années à venir.

Des infrastructures numériques certifiées au service d’une IA de confiance

L’entreprise a mis en avant son réseau national de Data Centers labellisés N-Cloud et éligibles G-Cloud, distribué sur plusieurs régions du pays pour assurer résilience et continuité de service.

Le Data Center Carthage, vitrine technologique du groupe, est certifié ISO 27001, ISO 27701 et ISO 9001, ce qui garantit une gouvernance stricte des données, une protection renforcée de la vie privée et des standards élevés de qualité opérationnelle.

Grâce à ces plateformes souveraines, la Tunisie dispose de capacités d’hébergement capables de supporter des applications d’IA exigeantes, tout en sécurisant les flux critiques et en assurant une continuité de fonctionnement alignée sur les meilleures pratiques internationales.

Une transition énergétique massive pour alimenter les infrastructures IA

L’opérateur a également rappelé son virage énergétique engagé depuis plusieurs années, notamment par le déploiement d’une capacité solaire de 3,5 MWc sur plus de 150 sites techniques. Ces installations permettent de réduire la dépendance au réseau électrique national et d’anticiper l’impact de la croissance des usages numériques et de l’IA.

Cette politique s’inscrit dans un programme stratégique 2026–2029 qui prévoit l’extension continue des énergies renouvelables, afin de faire de Tunisie Telecom l’un des premiers opérateurs régionaux dotés d’infrastructures télécom entièrement compatibles avec les exigences d’une IA durable.

Le câble Medusa : un tournant pour la souveraineté et l’essor régional de l’IA

Parmi les avancées présentées, l’atterrissement du câble sous-marin Medusa à Bizerte le 1ᵉʳ novembre 2025 constitue un jalon déterminant. Avec une capacité de 22 Tbps, cette dorsale internationale relie la Tunisie directement à l’Europe via une technologie de dernière génération, renforçant considérablement la position du pays comme hub numérique méditerranéen.

Cette connectivité souveraine permet désormais de gérer, stocker et distribuer des volumes massifs de données et de calcul IA, offrant aux acteurs économiques tunisiens et régionaux une infrastructure stable, sécurisée et compétitive à l’échelle du bassin méditerranéen.

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Pour la création d’un ministère dédié à l’Intelligence Artificielle

Face à l’accélération mondiale du développement de l’intelligence artificielle et à ses implications croissantes sur l’économie, la gouvernance et les services publics, plusieurs voix s’élèvent en Tunisie pour appeler à une vision plus structurée et ambitieuse. Dans ce contexte, l’ingénieur Mustapha Stambouli adresse une lettre ouverte au Président de la République afin de plaider pour la création d’un ministère spécifiquement dédié à l’Intelligence Artificielle. Cette proposition vise à positionner la Tunisie dans la compétition technologique internationale tout en assurant un encadrement éthique, stratégique et efficace des usages de l’IA. Voici la lettre dans son intégralité :

Tribune | Par Mustapha STAMBOULI, ingénieur ENIT/EPFL à la retraite et ancien expert auprès des agences des Nations Unies

Lettre ouverte au Président de la République

Monsieur le Président,

Face à l’essor rapide de l’intelligence artificielle (IA) et à son impact considérable sur les différents secteurs de la société, il est impératif de prendre des mesures concrètes pour orienter son développement en Tunisie. Nous proposons ainsi la création d’un ministère exclusivement dédié à l’Intelligence Artificielle, tout en maintenant le ministère des Technologies, chargé de la transformation numérique et de la supervision des entreprises publiques opérant dans le secteur technologique.

Pourquoi cette proposition est-elle nécessaire ?

  • Coordination stratégique et cohérence des politiques publiques : La création d’un ministère dédié permettrait de centraliser les politiques publiques liées à l’IA et de garantir une articulation fluide des axes d’innovation, d’éducation, de santé, de sécurité et de protection sociale, en évitant les duplications et les frictions entre différents ministères.
  • Leadership national sur l’innovation : Placer l’IA au cœur des politiques publiques soutiendrait la compétitivité économique du pays, stimulerait l’investissement privé, favoriserait la formation de talents locaux et encouragerait une adoption responsable des technologies émergentes.
  • Régulation éthique et responsabilité sociale : Un cadre réglementaire clair et stable est indispensable pour protéger les droits fondamentaux des citoyens, tels que la vie privée, la transparence et la sécurité, tout en régulant les usages potentiellement néfastes de l’IA (biais algorithmiques, surveillance excessive, automatisation destructrice).

Exemples et leçons tirées de l’expérience internationale

  • Royaume-Uni – Centre national de l’IA et cadre éthique : Le Royaume-Uni a mis en place des initiatives publiques coordonnées par des organismes dédiés qui intègrent recherche, réglementation, données et compétences numériques, avec une attention particulière portée sur l’éthique et la transparence. Cette expérience montre l’efficacité d’une structure ministérielle dédiée pour coordonner les actions publiques et faciliter la coopération entre secteurs public et privé.
  • Canada – Stratégie nationale et conseil fédéral sur l’IA : Le Canada a adopté une approche holistique combinant recherche, éducation et cadre réglementaire, tout en protégeant les données personnelles et en garantissant l’équité dans l’accès à l’innovation. Cette approche fédérale nécessitant une coordination précise illustre l’importance d’un ministère central pour éviter les zones grises.
  • Chine – Plan d’intégration et supervision sectorielle : L’État chinois a déployé un cadre global pour l’IA, couvrant la production, le déploiement industriel et la sécurité nationale. Cette expérience met en évidence la nécessité d’un cadre fort pour encadrer les applications de l’IA tout en veillant à la souveraineté numérique et à la sécurité.
  • États-Unis – Coordination interagences et initiatives public-privé : Bien que les États-Unis ne disposent pas d’un ministère unique pour l’IA, les initiatives fédérales et les partenariats public-privé témoignent de l’efficacité d’une coordination centrale, notamment sur les enjeux de l’éthique, de la sécurité et de la protection des données.
  • Union européenne – Réglementation et gouvernance : L’UE s’attelle à établir des cadres harmonisés sur l’IA et les données, avec des exigences de transparence et de traçabilité des modèles. Une coordination renforcée entre l’échelle nationale et européenne permettra d’optimiser les bénéfices de l’IA tout en protégeant les droits des citoyens.

Qu’apporterait concrètement un ministère dédié à l’IA et à la numérisation ?

  • Stratégie nationale et feuille de route des investissements : La définition d’objectifs clairs et mesurables en matière de formation, de recherche, d’infrastructures et d’adoption numérique permettrait de guider efficacement les investissements publics et privés tout en maximisant leur impact.
  • Cadre réglementaire clair et évolutif : Le ministère proposerait des règles précises concernant la protection des données, la transparence des algorithmes et la responsabilité des prestataires, tout en intégrant des mécanismes d’évaluation d’impact social et environnemental.
  • Excellence en recherche et formation : Le financement de laboratoires pluridisciplinaires et des programmes de formation continue pour les travailleurs permettront d’accompagner l’émergence d’une innovation utile et éthique. Des partenariats solides entre les universités, l’industrie et les pouvoirs publics seraient essentiels pour accélérer cette dynamique.
  • Gouvernance et éthique opérationnalisée : L’instauration de comités d’éthique dédiés à l’IA, d’audits d’algorithmes et de mécanismes de reddition de comptes garantirait une supervision rigoureuse des technologies utilisées dans les services publics et dans les secteurs sensibles.

Inclusion numérique et équité sociale : Des programmes ciblés pour réduire la fracture numérique et améliorer l’accès à l’IA, notamment pour les petites et moyennes entreprises et les régions moins connectées, permettraient de garantir une inclusion numérique plus large.

  • Sécurité, résilience et souveraineté : Le ministère mettrait en place une stratégie de cybersécurité et de gestion de la chaîne d’approvisionnement en données et en composants critiques, assurant la résilience du pays face aux risques technologiques.

L’IA au service de l’Administration fiscale

Par ailleurs, l’Intelligence Artificielle pourrait jouer un rôle clé dans l’optimisation des services fiscaux. Grâce à des algorithmes avancés, l’IA permettrait d’améliorer l’efficacité de la collecte des impôts, en identifiant plus rapidement les fraudes et en simplifiant les démarches administratives.

En automatisant certaines tâches, l’IA pourrait alléger les charges des citoyens tout en garantissant une plus grande équité dans la répartition des ressources. Cela contribuerait à une collecte de fonds plus juste et transparente, soutenant ainsi les efforts de l’État pour financer des politiques publiques au service du bien-être de tous.

Axes d’action prioritaires

  • Développement de compétences et reconversion professionnelle : Des cursus adaptés dès le secondaire et des programmes de reconversion pour les métiers impactés par l’automatisation permettront de préparer la main-d’œuvre aux défis futurs.
  • Gouvernance des données et infrastructure : La mise en place de cadres d’accès et de normes sur l’interopérabilité et la qualité des données facilitera la recherche et l’innovation.
  • Transitions industrielles responsables : Des aides à l’adoption de l’IA dans les PME et les secteurs stratégiques (santé, énergie, agriculture) permettront d’assurer une transformation numérique durable et inclusive.
  • Santé et bien-être : L’IA pourrait être utilisée pour améliorer le diagnostic médical, la gestion des soins et l’efficacité des systèmes de santé, tout en garantissant la protection des données sensibles.
  • Services publics améliorés : L’IA permettrait de moderniser les administrations publiques, de simplifier les démarches administratives et de rendre les services plus accessibles et plus efficaces.

Monsieur le Président, la création d’un ministère dédié à l’Intelligence Artificielle serait un levier stratégique pour positionner la Tunisie à la pointe de l’innovation tout en assurant une gestion responsable des enjeux technologiques. Cette initiative permettrait de renforcer la cohérence des politiques publiques, de préparer notre pays aux mutations économiques et sociales à venir et de garantir un avenir numérique inclusif et équitable

Il est temps de prendre les devants pour bâtir un avenir numérique prospère, sécurisé et durable.

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La Tunisie en première ligne pour une régulation internationale de l’intelligence artificielle

La Tunisie a pris part au Sommet mondial de l’Internet, tenu du 6 au 10 novembre à Wuzhen, en Chine. Le ministre des Technologies de la Communication, Sofiène Hemissi, y a représenté le pays lors d’un événement d’envergure internationale consacré à la régulation de l’intelligence artificielle (IA) et à la cybersécurité mondiale.

La Tunisie prône un cadre global pour l’IA

Dans ses interventions, le ministre tunisien a insisté sur l’urgence d’un mécanisme international cohérent pour encadrer les usages de l’intelligence artificielle, dont les impacts économiques et éthiques dépassent désormais les frontières nationales.

Il a mis en avant l’expérience tunisienne en matière de régulation numérique, citant les efforts du pays pour concilier innovation technologique et protection des données.

Hemissi a également proposé la création d’un cadre de collaboration entre la Chine et les pays arabes, afin de renforcer la gouvernance numérique régionale et de garantir un partage équitable des bénéfices technologiques entre les nations.

La sécurité numérique au cœur du sommet

Accompagnée par l’ambassade de Tunisie à Pékin, la délégation tunisienne a participé à la cérémonie d’ouverture présidée par Wang Jintao, vice-ministre de l’Administration chinoise du cyberespace (CAC).

Le sommet a réuni des hauts responsables gouvernementaux, des experts internationaux et des représentants d’organisations multilatérales, tous engagés dans la recherche de solutions communes face aux risques croissants liés à l’IA et à la cybersécurité.

Les débats ont porté sur la nécessité de développer des cadres de régulation efficaces pour prévenir les usages abusifs de l’intelligence artificielle et garantir la sécurité des données. Les participants ont unanimement affirmé que le progrès numérique doit servir le bien-être humain et les objectifs du développement durable.

En marge des sessions plénières, plusieurs ateliers thématiques ont réuni des universités, centres de recherche et experts du secteur technologique, favorisant l’échange d’expériences autour d’une gouvernance responsable et inclusive de l’Internet.

Pour la Tunisie, cette participation marque une nouvelle étape dans sa diplomatie numérique, axée sur la coopération internationale et la promotion d’un modèle technologique éthique et équitable.

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Lancement à Tunis du premier Club IA Tunisie–France

L’Ambassade de France en Tunisie a accueilli, mercredi 22 octobre, le lancement officiel du Club IA France–Tunisie, première structure du genre à voir le jour au sein du réseau diplomatique français. Cette initiative, portée par Business France, la French Tech Tunis et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), ambitionne de renforcer la coopération technologique entre Paris et Tunis dans le domaine de l’intelligence artificielle.

En présence de S.E. Anne Guéguen, ambassadrice de France en Tunisie, Philippe Garcia, directeur Afrique du Nord de Business France, Neila Benzina, présidente de la French Tech Tunis, et Nejija Gharbi, directrice générale de la CDC, le Club IA a réuni une trentaine d’acteurs du numérique issus des deux pays : startups, entreprises industrielles et grands groupes internationaux.

L’objectif est clair : favoriser la création de passerelles technologiques et économiques entre les deux rives de la Méditerranée. Ce club se veut un espace d’échanges, de networking et de coopération où les acteurs de l’IA pourront partager expériences, projets et opportunités. Il s’inscrit dans la volonté commune de bâtir une relation d’innovation durable, en phase avec les transformations industrielles et sociétales à venir.

Vers un écosystème méditerranéen de l’IA

Le lancement du Club IA constitue également une étape préparatoire au Forum Méditerranéen de l’Intelligence Artificielle (FMIA), prévu en novembre à Tunis, après une première édition réussie à Marseille. Ce grand rendez-vous rassemblera près de 600 acteurs du numérique venus des deux rives. Business France y pilotera un programme dédié aux rencontres B2B et à la valorisation des innovations franco-tunisiennes.

Enfin, le Club IA France–Tunisie a vocation à s’élargir à d’autres pays du Maghreb et du bassin méditerranéen, avec pour ambition de créer une communauté régionale de l’intelligence artificielle, capable de répondre collectivement aux défis économiques, éthiques et technologiques de demain.

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Agriculture : À La Manouba, l’intelligence artificielle pour préserver l’eau

Une ferme de la région de Hanna, dans la délégation de El-Jedida (gouvernorat de Manouba), a accueilli le lancement officiel du projet pilote « Préservation de l’eau » basé sur l’intelligence artificielle, les systèmes d’information géographique et la télédétection. Ce programme s’inscrit dans le cadre de l’initiative internationale PRIMA, dédiée aux pays euro-méditerranéens, avec un financement annuel de 45 000 euros, sur un budget global de 2,6 millions d’euros alloué aux différents pays partenaires.

Le projet, initié et dirigé par la chercheuse universitaire Salwa Saidi, vise à comparer l’application de méthodes innovantes de suivi et d’analyse des ressources hydriques dans deux zones pilotes : Manouba au nord et Gabès au sud. L’objectif est d’évaluer l’impact des changements climatiques entre ces deux régions contrastées et de proposer des solutions adaptées aux réalités locales.

Concrètement, l’expérimentation repose sur l’installation d’équipements de pointe dans des puits artésiens afin de mesurer en temps réel plusieurs paramètres de l’eau, notamment la salinité. Ces données, traitées à l’aide de l’intelligence artificielle et des systèmes d’information géographique, seront mises à la disposition des agriculteurs pour améliorer la gestion de l’irrigation et réduire les effets négatifs sur les sols et la production agricole.

Un projet au service des agriculteurs

L’expérience, soutenue par le ministère de l’Agriculture, l’administration générale des eaux et l’Université de Tunis El Manar, devrait être élargie à un plus grand nombre d’exploitants agricoles. Elle concerne en particulier des zones où les rendements de l’eau d’irrigation sont en baisse, où la salinité progresse et où les sols argileux (souvent engorgés) compliquent la production.

Pour Jamel Jaouadi, expert en pédologie et membre de l’équipe technique à la délégation régionale de développement agricole de Manouba, ce projet s’inscrit dans une stratégie de lutte contre la salinisation, la baisse des précipitations et le risque accru d’inondations. Il souligne également la dimension collaborative et scientifique de l’initiative, qui mobilise chercheurs, institutions publiques et partenaires socio-économiques pour renforcer la résilience de l’agriculture et contribuer à la sécurité alimentaire.

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