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Tunis | Manifestation contre l’injustice et pour les libertés (Photos)

Ce samedi 10 janvier 2026, les rues de Tunis ont vibré au rythme d’une nouvelle manifestation sous le slogan «l’injustice est un appel à la révolte ».

Cette marche a rassemblé des centaines de personnes, citoyens, activistes, dirigeants et militants de différents partis de l’opposition, qui dénoncent « le recul des libertés publiques » et qui ont réaffirmé leur détermination à défendre la justice, les droits et les libertés en Tunisie.

Exprimant ainsi leur ras-le-bol face à ce qu’ils qualifient de dérives autoritaires, les manifestants ont également exigé «l’arrêt des poursuites judiciaires contre les voix dissidentes et une justice indépendante».

Lors de cette marche des appels à s’unir ont été lancés par les différentes parties et une volonté de poursuivre la lutte pour faire entendre leurs voix.

Y. N.

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Tunisie : l’opposition manifeste contre la criminalisation de l’action civile

Tunisie : l’opposition manifeste contre la criminalisation de l’action civile

Une manifestation a eu lieu ce samedi après-midi, organisée par des partis politiques de l’opposition, tels que le Parti des travailleurs, le Parti Al Jomhouri et Ettakattol, ainsi que la Ligue tunisienne des droits de l’homme. La marche a démarré du siège du Syndicat national des journalistes tunisiens en direction de la place de l’Indépendance. […]

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17 décembre : Les pro-Saied préparent une démonstration de rue !

Les partisans du président Kaïs Saïed préparent une large mobilisation le 17 décembre, date porteuse d’une forte charge symbolique puisqu’elle marque le déclenchement de la révolution tunisienne. L’objectif annoncé est de dénoncer « l’ingérence étrangère » dans les affaires du pays, un thème devenu central dans le discours des soutiens du chef de l’État. Mais au-delà de l’affichage souverainiste, cette initiative s’inscrit dans un moment politique tendu où les dynamiques de rue commencent à peser.

Depuis plusieurs semaines, des manifestations importantes ont été organisées dans la capitale et dans plusieurs régions pour dénoncer la détérioration des libertés publiques, les arrestations d’opposants, l’usage du système judiciaire contre des voix critiques. Les slogans en faveur de la liberté d’expression, de l’indépendance de la justice et de la libération des détenus politiques se sont multipliés.

Face à cette dynamique, les partisans du président cherchent à occuper à leur tour l’espace public. Plusieurs marches de soutien ont été observées ces derniers mois, affirmant la nécessité de défendre la souveraineté nationale et de s’opposer à toute pression extérieure. Le 17 décembre s’inscrit dans la continuité de cette logique.

Un contre-récit politique

La manifestation annoncée est perçue comme un contre-rassemblement destiné à répondre à la montée des protestations anti-régime. Le choix du 17 décembre ajoute une dimension symbolique forte. En convoquant la mémoire du déclenchement de la révolution, les organisateurs cherchent à inscrire le soutien à Kaïs Saïed dans la continuité historique du soulèvement populaire de 2010, en redéfinissant son sens autour de la souveraineté et de la rupture avec les anciennes élites.

Entre, d’un côté, des mobilisations appelant au respect des libertés fondamentales et, de l’autre, des rassemblements soutenant la fermeté en matière de souveraineté nationale, la scène tunisienne se retrouve structurée par deux visions opposées.

La coïncidence de ces mobilisations, parfois organisées à quelques jours d’intervalle, crée un climat où chaque camp tente d’imposer son récit et de peser sur le rapport de force politique.

Lire aussi : À Tunis, la marche ‘L’opposition n’est pas un crime’ s’inscrit dans une séquence protestataire croissante

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À Tunis, la marche ‘L’opposition n’est pas un crime’ s’inscrit dans une séquence protestataire croissante

La marche organisée samedi 6 décembre dans le centre de Tunis pour dénoncer la criminalisation de l’opposition a rassemblé entre 1 000 et 2 000 personnes. Modeste dans sa taille mais notable dans son contexte, cette mobilisation – la troisième en deux semaines – confirme que la contestation continue de s’exprimer malgré les arrestations liées à l’affaire du « complot ».

La marche est partie de Bab El Khadhra pour rejoindre les abords de l’avenue Habib-Bourguiba, sous un important encadrement sécuritaire. Les participants ont scandé « L’opposition n’est pas un crime » et brandi les portraits d’Ahmed Néjib Chebbi, Ayachi Hammami et Chaïma Issa, récemment incarcérés après la confirmation de leur condamnation dans l’affaire du « complot contre la sûreté de l’État ».
Même si la participation est restée limitée, cette mobilisation demeure significative dans un climat où les manifestations publiques sont étroitement surveillées.

Un mouvement qui s’inscrit dans une séquence plus large

La marche d’hier fait suite à deux autres rassemblements organisés fin novembre, notamment le 29 sur la place Pasteur et le 22 dans le centre-ville de Tunis. Ces trois mobilisations rapprochées s’inscrivent dans une dynamique protestataire croissante : selon l’Observatoire Social Tunisien (OST), 4 838 actions collectives ont été recensées depuis janvier 2025, contre 2 638 sur la même période en 2024.
La multiplication de ces rassemblements montre que la société civile, malgré ses divisions et la prudence des partis, continue de se mobiliser sur les questions de libertés publiques.

Le cortège a réuni des militants associatifs, des avocats, des étudiants et des familles de détenus. La présence de nombreux jeunes a été l’un des traits marquants de la journée. Plusieurs participants affirment avoir défilé pour défendre des principes – justice, droits civils, libertés – plus que des personnalités politiques.
Cette tendance confirme que la mobilisation dépasse les structures partisanes traditionnelles, souvent affaiblies, et repose de plus en plus sur des collectifs citoyens et des initiatives locales.

Un contexte tendu à l’approche de la grève du 21 janvier

La manifestation survient alors que le climat politique reste marqué par les arrestations dans le dossier du « complot ». Les condamnations définitives prononcées contre des figures connues ont ravivé les inquiétudes concernant l’usage politique des procédures judiciaires.
Parallèlement, un autre rendez-vous social se profile : l’UGTT a appelé à une grève générale le 21 janvier prochain, un mouvement qui pourrait prendre une dimension particulière après la séquence de mobilisations observées ces dernières semaines. Plusieurs observateurs estiment que les rassemblements actuels rappellent que la rue reste un espace d’expression politique, même lorsqu’elle n’est pas massivement remplie.
La prudence affichée par l’UGTT dans les marches de décembre contraste avec la portée potentiellement large de son prochain mouvement, ce qui ajoute une tension supplémentaire à la période.

Les organisateurs estiment que la mobilisation adresse un message clair : une partie de la société civile refuse la criminalisation de l’action politique et souhaite préserver l’ouverture de l’espace public.
La succession des rassemblements observés en novembre et en décembre confirme qu’un noyau de contestation demeure actif et que la question des libertés publiques continue de mobiliser.
Dans un contexte marqué par des tensions politiques et sociales, cette marche rappelle que la contestation n’a pas disparu du paysage tunisien.

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A Tunis, une foule défile sous le slogan « Contre l’injustice »

Une marche citoyenne a rassemblé, ce samedi 22 novembre, plusieurs centaines de manifestants dans les rues de Tunis sous le mot d’ordre « Contre l’injustice ». La mobilisation, partie du centre-ville, a réuni des militants, des organisations civiles et de jeunes activistes dénonçant les arrestations jugées arbitraires et la restriction des libertés publiques.

Une mobilisation sans étiquette

La marche s’est formée aux abords de la place des Droits de l’Homme avant de s’engager sur l’avenue Mohamed V, puis vers plusieurs artères symboliques de la capitale. Les slogans fusaient : « Libérez les détenus », « La justice sociale n’est pas une faveur ».

Les participants, vêtus majoritairement de noir, ont voulu donner à la mobilisation un caractère solennel, affirmant que la couleur évoquait le refus des arrestations politiques et des tentatives de réduire au silence les voix dissidentes.

Sur le trajet, le cortège a marqué une halte devant le siège du Groupe chimique tunisien, un passage qui n’avait rien d’anodin : la question environnementale à Gabès est devenue un élément transversal dans les mobilisations pour les droits et les libertés. Les protestataires ont exigé l’arrêt des unités polluantes et une intervention rapide pour protéger les habitants victimes de contamination et de maladies liées aux rejets industriels.

Devant le Syndicat national des journalistes tunisiens, d’autres slogans ont mis en avant la défense de la liberté d’expression, au moment où plusieurs militants, avocats, élus locaux et journalistes sont poursuivis, souvent sur la base du décret-loi 54.

Des messages convergents pour la défense des libertés

Pour Saeb Souab, militant et fils de l’ancien juge et avocat Ahmed Souab, lui-même emprisonné, la marche est une tentative de rassembler autour d’une revendication unique : garantir à tous les Tunisiens une liberté politique authentique, sans crainte d’être interpellé pour une opinion ou une publication.

Il a souligné que l’initiative repose sur une idée simple mais fondamentale : refuser l’injustice, réclamer la libération des prisonniers d’opinion et protéger l’action civile pacifique, rapporte l’Agence TAP.

De son côté, Ayoub Amara, activiste engagé dans les questions sociales et environnementales, a décrit la marche comme un double hommage : aux victimes de la pollution industrielle à Gabès et à celles des arrestations menées sous le décret-loi 54.

Il a rappelé que l’exercice des libertés est un droit constitutionnel qui ne peut être conditionné, négocié ou intimidé, ajoutant que « vivre sans peur » fait partie des exigences minimales d’une société démocratique.

Une capitale traversée par un message d’unité

Au fil du parcours, du Belvédère jusqu’à la place Pasteur, l’ambiance est restée pacifique mais déterminée. Aucun slogan partisan n’a été brandi, conformément au souhait des organisateurs d’inscrire cette mobilisation dans un cadre purement citoyen.

La pluralité des participants – militants de terrain, collectifs locaux, défenseurs de l’environnement, représentants de sensibilités politiques variées – a donné à la marche un visage transversal, celui d’une contestation qui dépasse les clivages traditionnels.

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Tunis se lève pour Gabès : Marche citoyenne contre la pollution industrielle

Des centaines de citoyens ont battu le pavé, samedi 25 octobre à Tunis, pour faire entendre la voix d’un Sud oublié. À l’appel du mouvement « Stop Pollution », une marche organisée dans le quartier Lafayette, en soutien aux habitants de Gabès, étranglés depuis des décennies par la pollution industrielle du Groupement Chimique Tunisien (GCT).

La colère de Gabès monte jusqu’à Tunis

Partie du siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), la marche s’est achevée devant le siège du GCT, symbole d’un système industriel jugé « toxique ». Banderoles à la main, les manifestants ont réclamé le démantèlement des unités chimiques installées à Gabès et la garantie du droit fondamental à un environnement sain.

« Nous sommes ici parce que Gabès étouffe », a lancé Saber Ammar, membre du mouvement Stop Pollution. Selon lui, les récents cas d’asphyxie parmi les habitants, y compris des élèves, témoignent d’une urgence sanitaire ignorée. « Cette mobilisation, c’est un cri pour le droit de vivre, tout simplement », a-t-il ajouté.

« Gabès n’est pas un sacrifice »

Devant le siège du GCT, les slogans ont fusé : « Gabès veut respirer », « Stop aux crimes environnementaux », « La santé n’est pas négociable ». Les orateurs ont dénoncé un système où les promesses politiques se succèdent sans effet, et où la dégradation écologique continue de menacer la faune, les cultures et les habitants.

Les associations locales exigent une solution structurelle, loin des mesures cosmétiques telles que les simples recrutements ou l’extension du complexe chimique. À leurs yeux, seule la délocalisation des unités polluantes peut mettre fin à cette catastrophe lente.

Cette marche est la deuxième en une semaine, preuve d’une mobilisation grandissante autour du drame environnemental de Gabès. Depuis plus de dix ans, le mouvement Stop Pollution, né en 2012, se bat contre les atteintes à la santé publique et la destruction des écosystèmes, non seulement à Gabès mais aussi à Gafsa et dans d’autres régions minières du pays.

Le message, aujourd’hui, est clair : Gabès ne veut plus être le prix à payer du développement industriel.

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Gabès : Des habitants manifestent pour une ville sans pollution

Des dizaines d’habitants se sont rassemblés devant le siège du gouvernorat pour exiger des mesures urgentes contre la pollution industrielle qui empoisonne leur quotidien. Ce mouvement s’inscrit dans une mobilisation citoyenne croissante, alors que la justice a reporté au 13 novembre l’examen du recours visant à suspendre l’activité du Groupe chimique tunisien (GCT), principal accusé de la dégradation environnementale de la région.

Une colère populaire persistante

Les manifestants, venus de différents quartiers de Gabès et des zones voisines, ont brandi des pancartes proclamant : « Sauvez Gabès ! », « Non au phosphogypse ! » et « Nous voulons respirer ! ». Ils dénoncent le rejet continu dans la mer de substances toxiques issues du traitement du phosphate par le GCT, notamment le phosphogypse, un déchet industriel lourdement chargé en produits chimiques.

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Un dossier désormais entre les mains de la justice

Le bras de fer entre la société civile et le Groupe chimique tunisien a pris une tournure judiciaire. Le tribunal de première instance de Gabès devait examiner un recours en référé demandant la suspension immédiate de l’activité du complexe industriel, mais l’audience a été reportée au 13 novembre à la demande des avocats des plaignants.

Ce report, perçu par certains militants comme une « manœuvre dilatoire », retarde encore l’espoir d’une décision contraignante pour l’entreprise. « Chaque jour de plus, c’est des tonnes de déchets supplémentaires déversées dans notre mer », dénonce un membre de l’association Stop Pollution.

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Les derniers rassemblements n’ont pas été sans heurts. Six manifestants interpellés lors des protestations précédentes ont comparu devant la chambre correctionnelle : deux ont écopé d’une amende de 500 dinars, tandis que les dossiers des quatre autres ont été reportés au 3 décembre. D’autres affaires impliquant des jeunes, dont des mineurs, restent pendantes.

Malgré ces poursuites, la mobilisation ne faiblit pas. Les habitants affirment qu’ils continueront à descendre dans la rue jusqu’à obtenir la fermeture des unités les plus polluantes du GCT.

Une lutte pour la survie environnementale

Gabès est la seule ville au monde où une oasis côtoie un complexe industriel chimique. Ce paradoxe symbolise l’urgence écologique que vivent ses habitants : une biodiversité menacée, une mer étouffée par les déchets et une santé publique fragilisée.

Les associations locales et plusieurs experts en environnement appellent à une transition vers un modèle de développement durable, reposant sur la dépollution, la valorisation des ressources naturelles et la création d’emplois verts.

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Depuis Carthage, Kaïs Saïed salue « la conscience exemplaire » du peuple de Gabès

Devant la cheffe du gouvernement, le président fait de la mobilisation du Sud un signal de responsabilité nationale

Le palais de Carthage a servi lundi 21 octobre de cadre à une réunion entre le président Kaïs Saïed et la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri. Au centre des échanges : la situation à Gabès. Le chef de l’État a rendu hommage aux habitants qui se mobilisent pour « vivre dans un environnement sain », qualifiant la période actuelle de « moment de tri historique » pour le pays.

La veille, des dizaines de milliers de citoyens avaient défilé à Gabès à l’appel de l’UGTT et de la société civile pour dénoncer la pollution industrielle et exiger des solutions durables. Selon plusieurs estimations locales, entre 40 000 et 45 000 personnes ont participé à cette marche pacifique, qui a paralysé la région dans le cadre d’une grève générale largement suivie.
Pour Kaïs Saïed, cette mobilisation traduit « un sens élevé de responsabilité et de patriotisme ». Il a assuré suivre la situation « de jour comme de nuit » et exprimé sa solidarité avec les manifestants.

Daghbaji, symbole d’une résistance qui se prolonge

Le président a cité Mohamed Daghbaji, figure historique de la résistance nationale, évoquant « le courage et la fidélité » qui, selon lui, caractérisent aujourd’hui encore la population de Gabès. Par cette référence, il a voulu relier la lutte environnementale contemporaine à une tradition de résilience collective et d’attachement à la souveraineté.

Kaïs Saïed a rappelé que dès 2013, un plan avait été élaboré localement pour tenter de remédier à la pollution, soutenu par des travaux scientifiques. Il a insisté sur la nécessité d’appliquer ces solutions : « Le droit à un environnement sain est un droit naturel de chaque citoyen ».

Le chef de l’État a également dénoncé toute tentative d’instrumentaliser la colère des habitants à des fins politiques, tout en réaffirmant la primauté de la loi et de l’intérêt général. « La Tunisie n’est ni à vendre ni à louer », a-t-il lancé, dans une formule qu’il affectionne pour rappeler le caractère inaliénable de la souveraineté nationale.
Il a enfin salué la coopération entre citoyens et forces de sécurité, la qualifiant de « rempart contre toute déstabilisation ». Citant le poète Jarir, il a conclu sur une note d’optimisme :

« Ils ont prétendu tuer la volonté du peuple… mais réjouis-toi, ô Tunisie, de la longévité de ta résistance. »

Lire aussi: Gabès en colère : marée humaine contre la pollution du complexe chimique

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Gabès en colère : marée humaine contre la pollution du complexe chimique

C’est une foule dense et déterminée qui a envahi, mardi 21 octobre 2025, les rues de Gabès. Partie de la place Aïn Salam, au cœur de la ville, une marche pacifique a rassemblé des dizaines de milliers d’habitants, militants écologistes et membres d’associations civiles pour dénoncer la pollution chronique provoquée par les activités du complexe chimique tunisien (CGT).

Sous un soleil de fin d’après-midi, les manifestants ont défilé dans le calme, scandant des slogans devenus emblématiques : « الشعب يريد تفكيك الوحدات » (« le peuple veut le démantèlement des unités »).
Le cortège a traversé les artères principales de la ville de Aïn Salam (Jara), avant d’atteindre Bab El Bahr puis le corniche, point de rassemblement final.
Les organisateurs ont insisté sur le caractère pacifique et citoyen de la manifestation, malgré une présence policière visible.

Une grève générale suivie massivement

Cette marche s’inscrivait dans le cadre d’une grève générale régionale massivement suivie.
Selon Ahmed Chelbi, président de la section régionale de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), la mobilisation a été « réussie à 100 % ».

« Tous les commerces, cafés et restaurants ont fermé leurs portes. Même les chauffeurs de taxi ont mené une action symbolique de soutien avant de reprendre le travail », a-t-il déclaré sur les ondes de Jawhara FM.

Les bureaux administratifs et la majorité des établissements publics ont également suspendu leurs activités, illustrant l’ampleur de la colère populaire.

Appels à un traitement politique et non sécuritaire

Dans des communiqués distincts, la LTDH, ainsi que les partis du Travail et du Courant démocratique social (Al Massar), ont exprimé leur soutien aux habitants de Gabès et leur rejet de la répression sécuritaire observée lors de précédents rassemblements.
Ces organisations appellent à un « traitement politique, environnemental et social » du dossier, et non à une gestion répressive.
Elles demandent en outre la libération immédiate des manifestants arrêtés et la mise en place d’un plan de dépollution durable pour la région.

Depuis des années, la région de Gabès — seule oasis littorale de Méditerranée — vit au rythme d’une pollution industrielle extrême, issue principalement des activités du complexe chimique.
Les rejets dans la mer et l’air ont profondément altéré les écosystèmes et la santé publique, faisant de la ville un symbole national de la crise environnementale tunisienne.

Lire aussi: Gabès paralysée par une grève générale contre la pollution industrielle

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Tunis : Mobilisation samedi pour la Palestine et les militants d’Al Soumoud

La Commission nationale de soutien à la résistance en Palestine a appelé, vendredi, les Tunisiens à participer à une marche nationale samedi 4 octobre à Tunis. Cette mobilisation vise à exprimer la solidarité avec le peuple palestinien et à réclamer la libération des activistes tunisiens détenus après l’interception de la Flottille Al Soumoud.

Le départ est prévu à 15h à la Place du Passage, avant de rejoindre l’avenue Habib Bourguiba, lieu traditionnel des grandes manifestations dans la capitale. La marche entend dénoncer le génocide en cours à Gaza et interpeller la communauté internationale pour qu’elle agisse en faveur de la protection des civils palestiniens.

Soutien aux activistes détenus

Selon la Commission, 28 Tunisiennes et Tunisiens figurent parmi les personnes arrêtées par les forces israéliennes à bord des bateaux de la Flottille Al Soumoud, qui tentait de briser le blocus imposé à Gaza. Leur libération figure au centre des revendications de cette mobilisation.

La Commission nationale insiste sur le fait que cette marche s’inscrit dans une démarche plus large et durable de soutien à la cause palestinienne, mais aussi dans la défense universelle des droits, de la liberté et de la dignité humaine.

Détenus dans le désert

La flottille pour Gaza, composée de plus de 40 navires et d’environ 500 activistes, a été interceptée, mercredi soir par la marine israélienne dans les eaux internationales au large de Gaza. Au total, 473 membres de la Flottille mondiale Sumud ont été interpellés par les autorités israéliennes, dont 28 citoyens tunisiens.

Selon Maître Sami Ben Ghazi, membre du Comité juridique de soutien à la Flottille Soumoud, les Tunisiens détenus par l’entité sioniste sont en bonne santé. Ils ont été transférés avec les autres militants à la prison de Kesdiout, située dans le désert du Néguev en attendant leur expulsion vers leurs pays d’origine.

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