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Pourquoi la Tunisie entre dans le Top 50 mondial du tourisme… et pourquoi elle reste en bas du classement

En intégrant le Top 50 mondial des destinations à visiter en 2026 selon Travel and Tour World, la Tunisie signe un retour symbolique sur la carte touristique internationale. Une reconnaissance fondée sur une dynamique de reprise, un changement des attentes des voyageurs et un positionnement géographique stratégique, mais qui révèle aussi les limites structurelles du secteur.

Le premier facteur expliquant l’entrée de la Tunisie dans le classement de Travel and Tour World tient à la dynamique de reprise progressive du secteur touristique. Après des années marquées par l’instabilité politique, les crises sanitaires et le recul des marchés traditionnels, la destination tunisienne renoue peu à peu avec les flux internationaux.

Ce type de classement ne récompense pas uniquement les destinations déjà saturées, mais aussi celles qui affichent un potentiel de rebond crédible. La Tunisie apparaît aujourd’hui comme une destination « en reconstruction », qui retrouve une fréquentation plus stable, regagne la confiance de certains marchés européens et réintègre progressivement les catalogues de plusieurs tour-opérateurs internationaux.

Cette trajectoire de redressement pèse lourd dans l’appréciation de plateformes spécialisées comme Travel and Tour World, qui valorisent autant la dynamique que le niveau absolu de performance.

Une offre en phase avec les nouvelles attentes des voyageurs

Le second élément déterminant réside dans l’évolution du comportement des touristes internationaux. Les voyageurs recherchent de plus en plus des expériences, de l’authenticité, du dépaysement et des destinations moins saturées que les grands pôles européens classiques.

Sur ce terrain, la Tunisie dispose d’un avantage comparatif réel. Le pays offre encore une expérience perçue comme accessible, relativement abordable et culturellement dépaysante. Le rapport qualité-prix, la proximité humaine, la diversité des expériences et le sentiment de « destination à découvrir » correspondent pleinement aux nouvelles tendances du tourisme mondial.

Dans un marché mondial de plus en plus standardisé, cet argument pèse désormais presque autant que les performances chiffrées.

Un positionnement géographique et logistique toujours stratégique

Le troisième facteur tient au positionnement structurel du pays. La Tunisie bénéficie d’une proximité immédiate avec l’Europe, d’un réseau d’infrastructures touristiques déjà existant et d’une capacité d’accueil importante.

Contrairement à de nombreuses destinations émergentes, elle n’a pas besoin de bâtir un secteur touristique à partir de zéro : hôtels, aéroports, stations balnéaires et circuits sont déjà en place. Cette capacité de redémarrage rapide constitue un atout majeur aux yeux des analystes internationaux, notamment dans un contexte où les flux touristiques se recomposent rapidement après chaque crise.

Une richesse touristique exceptionnelle sur un espace réduit

Ce n’est qu’ensuite qu’intervient l’argument le plus évident, mais pas forcément le plus décisif : la diversité de l’offre touristique. Sur un territoire relativement restreint, la Tunisie concentre un patrimoine archéologique majeur, des sites historiques de premier plan, un littoral méditerranéen étendu, un désert saharien, des oasis, des médinas classées et une forte identité culturelle.

Peu de destinations peuvent proposer, dans un même voyage, ruines romaines, villes historiques, plages, désert et circuits culturels. Cette densité d’expériences reste l’un des principaux atouts structurels du pays et justifie sa présence dans un classement mondial.

Un classement qui révèle aussi de sérieuses faiblesses

Si la Tunisie apparaît dans le Top 50, elle n’en occupe que la dernière marche. Cette position traduit autant une reconnaissance qu’une limite. Plusieurs handicaps continuent de peser lourdement sur son image et sa compétitivité : instabilité de la communication internationale, faiblesse du marketing touristique, qualité de services inégale, lenteur de la modernisation des infrastructures et persistance d’une perception de risque chez certains marchés.

À cela s’ajoutent des problèmes structurels bien connus : dépendance excessive au tourisme balnéaire, faible valorisation du tourisme culturel et saharien, gouvernance fragmentée du secteur et manque de vision stratégique lisible à l’international.

En clair, la Tunisie est perçue comme une destination à fort potentiel, mais encore incomplètement exploitée et insuffisamment transformée.

L’entrée dans le Top 50 mondial constitue moins une consécration qu’un signal. Celui d’un pays qui revient progressivement dans le radar touristique international, mais qui reste encore loin des destinations de tête. Pour transformer cette reconnaissance en véritable succès durable, la Tunisie devra dépasser la logique du simple redémarrage et engager une refonte profonde de son modèle touristique.

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Trois universités tunisiennes de 3 régions différentes au palmarès mondial des écoles de sport

Le dernier classement mondial 2025 des écoles et départements de sciences du sport, publié par Shanghai Ranking, révèle de belles surprises.

En tête du palmarès, l’australienne Deakin University devance l’University of Southern Denmark et la Norwegian School of Sport Sciences. Ce classement, initié en 2016, scrute plus de 300 universités à travers le monde, en se basant sur la qualité des publications scientifiques, les citations, la présence dans les revues prestigieuses et les collaborations internationales. Parmi elles, 15 établissements sont exclusivement dédiés aux sciences du sport.

Quid de la Tunisie? 

Notre pays n’est pas en reste. Trois universités tunisiennes figurent dans ce classement mondial. L’Université de Sfax, via l’Institut supérieur du sport et de l’éducation physique de Sfax (Issep Sfax), se distingue en se situant dans la tranche 51-100. L’Université de Jendouba, à travers l’Institut supérieur du sport et de l’éducation physique du Kef (Issep Kef), se positionne dans la catégorie 151-200, tandis que l’Université de La Manouba, grâce à l’Institut supérieur du sport et de l’éducation physique de Ksar-Saïd (Issep Ksar-Saïd), se classe dans la tranche 201-300.

Cette progression confirme l’amélioration constante de la recherche tunisienne en sciences du sport. Pour certains instituts, comme celui de La Manouba, il s’agit même d’un retour dans le top mondial après des années de présence stable dans la tranche 201-300. Les efforts en matière de publications académiques et de rayonnement international portent donc leurs fruits.

Le classement 2025 souligne ainsi la montée en puissance de la Tunisie sur la scène mondiale des sciences du sport, tout en mettant en lumière des leaders mondiaux encore largement dominés par l’Australie et l’Europe du Nord. Pour découvrir la liste complète, rendez-vous sur ShanghaiRanking.

 

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Le Maroc parmi les meilleurs environnements d’affaires en Afrique et dans le monde arabe

Le Maroc progresse dans le classement « Business Ready » de la Banque mondiale et se hisse au 2ᵉ rang en Afrique et dans le monde arabe. Avec un score supérieur aux moyennes mondiale et régionale, le Royaume chérifien confirme l’amélioration de son climat des affaires malgré quelques marges de progression.

Le Maroc consolide son positionnement parmi les économies les plus attractives de la région en matière de climat des affaires. La deuxième édition du rapport Business Ready de la Banque mondiale, publiée lundi 29 décembre à Washington, confirme que le Royaume se hisse au 2ᵉ rang en Afrique et dans le monde arabe, avec un score global de 63,44 points. Une performance en progression par rapport à l’édition précédente (62,41 points), et qui dépasse largement les moyennes mondiale (60,11), africaine (50,87) et arabe (58,31), rapporte le site marocain H24Info.

Cette nouvelle édition du rapport élargit son périmètre d’analyse à 101 économies, contre 50 auparavant, dont 60 % affichent des niveaux de revenu supérieurs à celui du Maroc. À l’échelle mondiale, la Corée du Sud occupe la première place avec 78,24 points.

A noter que l’évaluation de la Banque mondiale repose sur dix thématiques couvrant l’ensemble du cycle de vie de l’entreprise, mesurées à travers près de 1 200 indicateurs. Trois piliers structurent cette analyse; en l’occurrence : le cadre réglementaire: la qualité des services publics; et l’efficacité opérationnelle.

Dans ce cadre, le Royaume chérifien enregistre des progrès notables sur les deux premiers piliers, avec 70,06 points pour le cadre réglementaire et 64,55 points pour la qualité des services publics. Cinq domaines affichent des performances particulièrement élevées :

  • Les services d’utilité publique (80,05);
  • Le commerce international (74,5);
  • La création d’entreprise (73,95);
  • L’implantation des entreprises (73,82);
  • Les services financiers (68,24).

En revanche, le pays accuse un repli sur le pilier de l’efficacité opérationnelle, qui recule à 55,7 points. Un résultat qui s’expliquerait par l’élargissement significatif de l’échantillon étudié et par la réutilisation des données de l’enquête « Enterprise Survey » conduite en 2023.

Mais en dépit de ce recul ponctuel, le Maroc demeure au-dessus de la moyenne mondiale dans plusieurs domaines clés, tels que la création et l’implantation des entreprises, les services d’utilité publique et le commerce international. Le rapport met également en exergue des avancées en matière de concurrence et de règlement des litiges, renforçant ainsi la sécurité juridique des investisseurs.

La Banque mondiale souligne toutefois des axes de progression prioritaires, en particulier le marché du travail et le traitement des difficultés des entreprises, deux leviers essentiels pour stimuler davantage l’investissement privé.

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5 Tunisiens figurent parmi les «100 Africains les plus influents en 2025»

Le classement annuel des 100 Africains les plus influents a été publié le 19 décembre par le New African Magazine.

Ce palmarès met en lumière des leaders, innovateurs et penseurs qui ont marqué l’année 2025 par leurs contributions significatives à l’échelle du continent africain et dans le monde.

En fait, l’influence se mesure ici au-delà des titres officiels : il s’agit de personnes dont le travail transforme des secteurs entiers — de la finance à la technologie, en passant par la culture, la politique ou encore l’activisme social.

Le classement répartit ces 100 personnalités dans sept catégories clés, chacune représentant un domaine stratégique du développement africain :

  • Affaires et finances : 21 personnalités
  • Créatifs : 19 personnalités
  • Penseurs et leaders d’opinion : 15 personnalités
  • Fonction publique : 15 personnalités
  • Sports : 13 personnalités
  • Acteurs du changement social : 9 personnalités
  • Technologies : 8 personnalités

Une des grandes tendances de l’édition 2025 est l’ascension du secteur des affaires et de la technologie, avec notamment une forte représentation de chefs d’entreprise, investisseurs et innovateurs en intelligence artificielle.

Il convient de noter que la liste officielle représente 32 pays africains, avec des personnalités issues d’une grande variété de contextes socio-économiques. Parmi ces pays, le Nigeria est le plus représenté avec 21 personnalités, suivi de l’Afrique du Sud (10), du Kenya (7), du Ghana (7) et de la Tunisie (5). Cette diversité géographique reflète les dynamiques régionales en Afrique, où des hubs de leadership émergent sur différents axes — qu’il s’agisse de hubs technologiques en Afrique de l’Est, de pôles financiers en Afrique du Sud ou de centres culturels en Afrique de l’Ouest.

Zoom sur les Tunisiens présents dans le classement

La Tunisie se distingue avec cinq personnalités figurant dans le classement, une performance qui place le pays dans le top 5 des nations les plus représentées :

  • Hazem Ben Gacem – investisseur et co-fondateur de BlueFive Capital.
  • Lotfi Karoui – financier et directeur général chez PIMCO.
  • Semia Gharbi – activiste écologiste reconnue internationalement.
  • Myriam Ben Salah – conservatrice d’art et directrice artistique.
  • Fadhel Kaboub – économiste et conseiller en politique mondiale.

Leur présence illustre comment la Tunisie se positionne comme un acteur clé dans des domaines variés, de la finance mondiale à l’activisme social et à la culture.

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