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Déchets ménagers en Tunisie : la Banque mondiale entre en action

Une mission d’experts de la Banque mondiale est en cours en Tunisie du 9 au 14 janvier 2026 afin de soutenir la valorisation des déchets ménagers. Cette mission a pour objectif d’engager des concertations avec l’ensemble des parties prenantes en vue de l’élaboration d’une feuille de route et d’un plan d’action opérationnel pour la mise en œuvre du programme de création d’unités de traitement et de valorisation des déchets ménagers et assimilés.

Ce programme s’inscrit dans le Plan de développement 2026-2030 et bénéficie d’une assistance technique dédiée. À ce titre, un atelier de lancement s’est tenu le 9 janvier, selon l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED).

La rencontre a réuni plusieurs acteurs institutionnels du secteur, notamment des représentants des ministères de l’Intérieur, de l’Économie et de la Planification, des Finances, ainsi que de l’Instance générale de partenariat public-privé.

La Tunisie produit chaque année environ 2,4 millions de tonnes de déchets ménagers et assimilés, auxquels s’ajoutent près de 55 000 tonnes de déchets d’emballages, d’après les données de l’ANGED.

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‘‘La voix de la braise’’ | Epopée mémorielle de la Tunisie noire

‘‘La voix de la braise’’, premier roman de l’historien Abdelhamid Largueche (à paraître aux éditions Sikelli, à Tunis) se présente comme une ambitieuse fresque romanesque qui retrace, sur près de trois siècles (1740-2020), l’histoire d’une famille noire tunisienne dont le destin s’entremêle avec celui de la nation. Bien plus qu’un simple roman historique, l’œuvre s’impose comme une méditation profonde sur la mémoire, l’identité et la transmission, explorant les strates souvent occultées de l’histoire tunisienne.

Amel Fargi *

À travers la saga de la lignée de Samba/Moussa, Largueche construit un récit polyphonique où se croisent les grandes transformations politiques (esclavage, colonisation, indépendance, révolution) et les silences individuels, les blessures intimes et les résistances discrètes. Cet article se propose d’analyser la structure narrative innovante du roman, d’examiner sa dimension mémorielle et politique, et d’évaluer son apport à la littérature maghrébine contemporaine.

Entre saga familiale et fresque historique

La structure tripartite comme cadre d’intelligibilité historique : le roman se structure selon une division tripartite qui correspond aux grands cycles de l’histoire tunisienne : «La Nuit du Désert (1740-1881)» couvre la période précoloniale et l’esclavage ; «Le Regard qui Blesse (1881-1956)» traite du Protectorat français et de la lutte indépendantiste; «Le Silence et le Retour (1956-2020)» aborde la Tunisie postcoloniale jusqu’à la révolution.

Cette architecture n’est pas seulement chronologique mais thématique : chaque partie explore une forme spécifique de domination et de résistance.

L’alternance entre récits intimes et contexte historique crée un effet de va-et-vient constant entre le personnel et le politique, montrant comment les grandes forces historiques s’incarnent dans des destins singuliers.

Le système des générations comme fil conducteur : la progression narrative s’articule autour de quatre générations successives, chacune incarnant une posture différente face à l’histoire :Samba/Moussa représente la rupture originelle et la survie dans la dépossession ; Othman incarne l’entre-deux identitaire, né libre mais marqué par l’héritage esclavagiste ; Youssef et Aïcha personnifient l’engagement politique et social dans la lutte anticoloniale ; et Rafiq matérialise la quête mémorielle dans une Tunisie désillusionnée.

Ce dispositif générationnel permet à Largueche d’explorer la dialectique complexe entre transmission et transformation, entre fidélité à l’héritage et nécessité d’inventer de nouvelles formes d’être au monde.

L’art de la transition et du montage temporel : l’auteur maîtrise remarquablement les ellipses et les transitions, passant d’une époque à l’autre avec une fluidité qui évite le didactisme. Les «sauts temporels» ne sont jamais arbitraires : ils correspondent à des moments charnières où se joue le destin collectif. La technique narrative mêle différents registres – récit historique, monologue intérieur, dialogue, description ethnographique – créant une texture romanesque riche et variée. Les «carnets» des personnages (ceux de Youssef puis de Rafiq) servent de fil rouge matériel et symbolique, matérialisant la continuité de la mémoire à travers les époques.

Mémoire, praxis politique et déconstruction des récits officiels

Contre-histoire et réhabilitation mémorielle : ‘‘La voix de la braise’’ s’inscrit dans la tradition des «romans de contre-histoire» qui donnent voix aux oubliés des grands récits nationaux.

Largueche entreprend un travail de «réhabilitation mémorielle» en mettant en lumière plusieurs dimensions occultées de l’histoire tunisienne :

1.«L’esclavage et la présence noire» : le roman restitue la réalité de la traite transsaharienne et ses prolongements dans la société tunisienne contemporaine ;

2. «Les résistances infra-politiques»: à côté du mouvement national «officiel», il montre les formes de résistance discrètes (spiritualité noire, solidarités féminines, préservation culturelle) ;

3. «Les continuités entre systèmes de domination» : l’œuvre suggère comment certaines structures hiérarchiques (raciales, sociales) survivent aux changements de régime.

Métaphore de la braise ou épistémologie de la mémoire : la «braise» fonctionne comme métaphore centrale d’une mémoire qui ne s’éteint jamais complètement mais peut se raviver à tout moment. Cette image guide toute l’épistémologie mémorielle du roman :

– «Mémoire-chaleur» : elle préserve une énergie potentielle, une virtualité de sens ;

– «Mémoire-fragilité» : elle menace toujours de s’éteindre si on ne l’entretient pas ;

– «Mémoire-transmission» : elle passe d’une génération à l’autre comme un feu qui se communique.

Les «sanctuaires noirs» représentent les lieux où cette mémoire se conserve hors des institutions officielles, dans des espaces de spiritualité et de communauté qui échappent au contrôle des pouvoirs successifs (beylical, colonial, national).

Archives du silence ou méthodologie de la remémoration : le personnage de Rafiq incarne une «méthodologie spécifique de la remémoration» :

– Collecte des témoignages oraux : il parcourt le pays pour recueillir les récits des anciens ;

– Attention aux non-dits : il écoute autant les silences que les paroles ;

– Reconstruction fragmentaire : il assemble patiemment les pièces d’un puzzle mémoriel ;

– Transmission créative : il adapte les formes de transmission aux nouvelles générations.

Cette démarche constitue une critique implicite des historiographies officielles qui privilégient les archives écrites et les grands événements au détriment des mémoires intimes et des expériences marginalisées.

Intersectionnalité des luttes : race, genre et classe

La question raciale comme fracture persistante : le roman explore avec subtilité la persistance des hiérarchies raciales à travers les régimes politiques :

– Sous le «Protectorat», la racialisation devient bureaucratique avec la catégorie «indigène» ;

– Après «l’indépendance», le discours d’égalité masque mal la permanence des préjugés ;

– Sous Ben Ali, la question raciale est doublement occultée : par le discours modernisateur et par le contrôle politique.

L’expérience des personnages noirs montre comment la «couleur de peau» fonctionne comme un marqueur social qui traverse les classes et les époques, créant une forme spécifique d’«altérité».

‘‘La voix de la braise’’ est une contribution majeure à la littérature maghrébine contemporaine par son ampleur historique, sa profondeur anthropologique et son inventivité formelle. Plus qu’un roman sur la mémoire, c’est un roman par et avec la mémoire, qui fait de l’acte de remémoration une pratique éthique et politique. En suivant le destin d’une famille noire tunisienne sur trois siècles, Largueche nous offre non seulement une fresque historique impressionnante mais aussi une réflexion profonde sur les conditions de possibilité d’un vivre-ensemble véritablement inclusif.

L’œuvre résiste aux catégorisations faciles : à la fois saga familiale et essai historique, récit initiatique et traité politique, elle témoigne de la vitalité de la forme romanesque pour penser les questions les plus urgentes de notre temps. Sa publication en 2026, quinze ans après la révolution tunisienne, lui donne une résonance particulière : elle rappelle que toute révolution politique doit s’accompagner d’une révolution mémorielle qui donne voix à ceux que l’histoire a trop longtemps réduits au silence.

La dernière phrase du roman – «La braise continue à brûler» – résume cet optimisme têtu qui parcourt l’œuvre : malgré les tentatives d’effacement, malgré les désillusions, malgré le temps qui passe, quelque chose persiste, quelque chose résiste, quelque chose attend son heure pour se raviver et éclairer à nouveau le chemin. C’est peut-être là le message le plus précieux de ce roman remarquable : la mémoire n’est pas derrière nous, elle est devant nous, et c’est en marchant vers elle que nous inventons notre avenir.

* Comédienne et professeur d’art dramatique.

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Tunisie-Algérie: et si l’espace frontalier devenait un hub pour la jeunesse?

À l’heure où l’intelligence artificielle et la donnée redessinent le monde, la frontière entre la Tunisie et l’Algérie pourrait ne plus être seulement une ligne sur une carte. Les deux pays, par leur proximité et leurs complémentarités, pourraient transformer leur espace frontalier en un pôle de souveraineté technologique et commerciale d’ici 2040.

En 2050, l’Afrique comptera près de 2,5 milliards d’habitants. Elle sera le continent le plus jeune et le plus dynamique, mais aussi l’un des plus exposés aux crises géopolitiques et économiques. Dans ce contexte, considérer les frontières comme de simples lignes de démarcation relève d’une stratégie obsolète. Pourquoi ne pas en faire plutôt un moteur d’innovation partagée?

L’Algérie et la Tunisie disposent d’un atout rarement exploité: leur jeunesse. Plus de la moitié de la population algérienne a moins de 30 ans. Quant à la Tunisie, cette proportion atteint environ 45 %. Cette génération, née ultra-connectée et familiarisée avec l’IA, les réseaux sociaux et les jeux vidéo, façonne l’avenir dans des parcours hybrides et agiles. Elle constitue la matière première stratégique du monde de demain.

Et quel terrain mieux qu’une frontière pour inventer ce futur? Imaginez des data centers souverains conjoints dédiés à l’IA et à la cybersécurité, des hubs industriels 4.0 (robots, drones…) développées en partenariat avec des puissances technologiques asiatiques, des campus formant aux métiers de demain. Plutôt que de marquer la fin d’un territoire, ces zones pourraient devenir des cœurs battants de l’innovation, attirant talents et idées, et transformant chaque kilomètre carré en un laboratoire économique et technologique.

Bon! La souveraineté ne se limitera plus aux armées ou aux finances, mais à la maîtrise de l’algorithme et de la donnée. Aucun État ne peut déléguer ces leviers à des acteurs étrangers sans compromettre son autonomie.

La dimension commerciale n’est pas en reste. Dans un monde marqué par l’instabilité monétaire, ces zones pourraient accueillir des plateformes numériques de compensation et de troc intelligent, supervisées par les banques centrales des deux pays. Il s’agirait de permettre des échanges directs, énergie contre services de santé, capacités logistiques contre ingénierie, sans nécessairement recourir aux devises fortes. En parallèle, des places de marché numériques régionales stimuleraient les échanges de biens et services, libérant un potentiel intra-maghrébin aujourd’hui largement sous-exploité.

Et pour ne pas oublier l’histoire, pourquoi ne pas baptiser ces infrastructures avec des noms qui font rêver? Jugurtha, maître de l’adaptation face aux empires; Hannibal, génie de la logistique et de la vision à long terme; l’Émir Abdelkader, figure de l’État moderne et de l’éthique… autant de figures qui rappellent que le Maghreb a toujours eu le sens de la stratégie, et que sa jeunesse connectée pourrait bien en être l’héritière, version 2.0.

À l’horizon 2040, la sécurité des frontières, la souveraineté économique et l’insertion de la jeunesse ne sauraient être pensées séparément. Elles forment une seule et même équation. 

En faisant de leur limite commune un laboratoire d’avenir, l’Algérie et la Tunisie pourraient jeter les bases d’un nouveau modèle de coopération régionale, fondé non pas sur la défiance, mais sur la production partagée d’intelligence, de technologie et de prospérité. 

Dans un monde de plus en plus instable, penser ensemble, produire ensemble et échanger autrement pourrait bien être la forme la plus aboutie, et la plus nécessaire, de la souveraineté.

Par Karim Ahres, membre du B.E. de la Conect

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Tunisie Valeurs pour 2026: comment investir sans se prendre la tête?

La Bourse tunisienne peut parfois ressembler à un grand huit, avec ses montées fulgurantes et ses descentes vertigineuses. Pourtant, Tunisie Valeurs semble avoir trouvé le mode d’emploi pour garder l’équilibre et même prendre un peu d’avance. Dans son rapport pour le premier trimestre 2026, la société d’intermédiation dévoile sa stratégie avec un message clair. Il ne suffit pas d’acheter toutes les actions du marché, il faut choisir ses champions avec discernement.

Les chiffres des 2 dernières années parlent d’eux-mêmes. Alors que l’indice général Tunindex affichait une progression de 35,1 %, le portefeuille classique de Tunisie Valeurs grimpait à 42,1 %, et le portefeuille islamique culminait à 46,4 %. Autrement dit, leur méthode de sélection, que les spécialistes appellent le stock picking, fonctionne mieux que la simple “bataille du marché”.

Mais qu’est-ce que le stock picking exactement? Imaginez que vous alliez au marché et que vous deviez remplir votre panier de légumes. Vous pourriez tout prendre au hasard, ou bien choisir les produits les plus frais, les plus savoureux et les mieux conservés. C’est exactement la philosophie de Tunisie Valeurs. Les analystes examinent la santé financière des entreprises, la compétence de leurs dirigeants, leur capacité à résister aux crises et la visibilité de leurs bénéfices. Bref, ils ne laissent rien au hasard.

Pour 2026, le rapport met en lumière quatre types d’entreprises qui, selon eux, méritent l’attention. Les premières sont les cash-cows sous-évaluées, des sociétés solides qui génèrent beaucoup de trésorerie et versent régulièrement des dividendes. Elles ne font peut-être pas le buzz, mais elles offrent une stabilité bienvenue quand le marché tangue. Parmi elles, SFBT et Délice Holding sont citées comme des valeurs sûres.

Ensuite, les valeurs exportatrices de croissance sont les aventurières du portefeuille. Ces entreprises tirent l’essentiel de leurs revenus de l’étranger, ce qui les protège des turbulences locales et leur permet de profiter de la dépréciation du dinar. Elles sont aussi prêtes à relever le défi des nouvelles normes environnementales européennes, un petit bonus pour les investisseurs soucieux de durabilité. SAH Lilas, TPR, Sotuver ou One Tech Holding font partie de cette catégorie.

Les Blue Chips financières constituent le socle plus classique de la stratégie. Les grandes banques et compagnies d’assurances sélectionnées par Tunisie Valeurs offrent stabilité et visibilité, même si elles restent exposées aux contraintes réglementaires et fiscales. Enfin, les valeurs de rendement attirent l’œil par leurs dividendes réguliers et élevés. City Cars, distributeur national de KIA, est l’exemple parfait d’une entreprise qui combine solidité opérationnelle et revenus prévisibles pour l’investisseur.

Le message final est clair! La Bourse restera volatile et les opportunités apparaîtront surtout grâce aux résultats financiers des entreprises et aux décisions de la Banque Centrale de Tunisie.

La recommandation est simple mais efficace; rester sélectif, diversifier ses investissements et suivre de près l’évolution économique et réglementaire.

 

 

 

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Hiver 2026 | Date des soldes en Tunisie

Selon Mohsen Ben Sassi, président de la Chambre nationale des commerçants de prêt-à-porter, la date probable du lancement des soldes d’hiver  est fixée au samedi 31 janvier 2026.

Le rendez-vous tant attendu par les consommateurs et les commerçants pourrait voir une prolongation exceptionnelle pour couvrir l’intégralité du mois de Ramadan, annonce Mohsen Ben Sassi cité, ce mercredi 7 janvier 2026 par l’agence Tap.

Cette extension vise à faire coïncider les réductions avec le mois de Ramadan, période où la consommation des ménages atteint traditionnellement son sommet en préparation de la fête de l’Aïd, souligne la même source affirme que cette annonce fait suite à une réunion de concertation avec le ministère du Commerce et du Développement des Exportations.

Mohsen Ben Sassi a précisé que le secteur est prêt à proposer des remises attractives dès les premiers jours afin de dynamiser les ventes et d’écouler les stocks hivernaux.

Quant aux autorités, elles rappellent que les commerçants participants doivent respecter les taux de réduction affichés et garantir la transparence des prix pour assurer le succès de cette saison commerciale.

Y. N.

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Le cabinet InFirst Auditors décortique la loi de finances 2026

InFirst Auditors, cabinet d’expertise comptable inscrit à l’Ordre des Experts Comptables, revient sur la loi de finances 2026 (LF 2026), promulguée le 12 décembre 2025.

Ce cabinet d’expertise souligne que cette loi de finances n’est autre que la succession des budgets précédents, qui s’est focalisée sur l’aide aux ménages. Il en va de même de la mise en place de fonds spécialisés et des crédits bonifiés.

Il convient de noter que l’Assemblée des représentants du peuple a intégré l’impôt sur la fortune aux avoirs mobiliers (véhicules, portefeuilles boursiers, etc.) dès 3 millions de dinars de patrimoine net, à 0,5 % jusqu’à 5 millions et 1% au-delà, nets des emprunts et de la résidence principale.

Selon ce cabinet, cette mesure cible les fortunes élevées; mais elle heurte la classe moyenne aisée par son ampleur.

Un autre élément a été soulevé : à savoir la possibilité pour les résidents tunisiens d’ouvrir des comptes en devises, en dépit des contraintes du change, pour encourager les retours de fonds et les placements.​

En parlant du privilège fiscal automobile !

En outre, le privilège fiscal automobile a été évoqué. En effet, les familles tunisiennes à revenus modestes (inférieurs à 10-14 SMIG selon le nombre de personnes à charge) bénéficient d’un avantage exceptionnel : achat d’un véhicule d’occasion de moins de 8 ans ou neuf, importé ou local, avec droits de consommation à 10 % et TVA à 7 %, calqués sur le régime des « voitures populaires ».

Lire aussi: Maher Ketari : « Suppression des quotas de voitures populaires, un bond de 10 % à 100 % pour répondre aux besoins des familles tunisiennes »

Inspirée des facilités pour la diaspora, cette ouverture démocratise la mobilité, mais soulève des inquiétudes sur sa charge pour les finances publiques et les possibles dérives.​

Fidèle à la lignée des LF passées, 2026 institue des fonds dédiés : justice environnementale (financé par 1 % des profits miniers), cinéma et audiovisuel (1,75 % du chiffre d’affaires des opérateurs internet et télécoms), santé animale, orphelins démunis, insertion des handicapés…

De plus, des lignes de crédit à taux zéro arrosent les PME, les agriculteurs touchés par la sécheresse, les startups et les zones enclavées, pour un volume supérieur à 100 millions de dinars.

Le budget grimpe à 79,6 milliards, avec un trou de 11 milliards comblé sans intérêt par la Banque centrale de Tunisie.​

Ce mix relance l’embauches de diplômés, les dons fiscalement déductibles et les rentrées fiscales (contribution de 4 % sur les gains des banques et des télécoms), mais attise les débats.

Par ailleurs, le cabinet souligne dans son rapport que les décrets d’application, escomptés au printemps 2026, apporteront les détails. Toutefois, les sociétés doivent dès à présent préparer l’impôt sur fortune et la facturation électronique imposée. Au total, la LF 2026 renforce l’État providence dans un contexte de crise.

Lire aussi : Skander Sallemi : « La facturation électronique est une évolution logique, mais mal préparée »

La loi de finances 2026 vise à équilibrer le budget tout en soutenant l’économie face aux défis, en l’occurrence climatique, notamment la sécheresse, et économique comme l’inflation.

Au final, l’analyse d’InFirst Auditors, met l’accent sur les hausses fiscales ciblées, les allègements pour les PME et les secteurs vulnérables, et des mesures sociales. Le budget prévoit un déficit de 11 milliards de dinars, financé en partie par la Banque centrale.

A cet égard, notons que le budget de l’État pour 2026 est de 79,6 milliards de dinars, soit une hausse de 2 % par rapport à 2025. Ce qui fait que les recettes fiscales directes passent de 19,4 à 20,5 milliards. Quant aux dépenses de rémunération, elles augmentent à 25,3 milliards de dinars. Il en va de même de l’investissement qui s’élève à 6,4 milliards de dinars.

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CTN | Report de traversées en raison des conditions météorologiques

La Compagnie tunisienne de navigation (CTN) a annoncé que suite aux mauvaises conditions météorologiques dans le bassin méditerranéen du 07 au 10 janvier 2026,

Les voyages programmés durant cette période ont été modifiés comme suit :

  • Les voyages du « C/F CARTHAGE » à destination de Marseille (Tunis – Marseille – Tunis) prévus du 07 au 09 janvier et du 10 au 12 janvier 2026, sont reportés au 12 janvier 2026 et seront assurés à bord du « C/F TANIT ».
  • Le voyage du « C/F TANIT » à destination de Gênes, prévu du 08 au 10 janvier 2026, est reporté au 12 janvier 2026 et sera assuré à bord du « C/F CARTHAGE ».

Les passagers concernés ont la possibilité de modifier leurs billets sans frais pour une date ultérieure au cours du mois de janvier 2026.

La CTN s’excuse pour ce désagrément indépendant de sa bonne volonté et reste à la disposition de sa clientèle pour toute information complémentaire.

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Les avoirs nets en devises couvrent 106 jours d’importation au 2 janvier 2026 (BCT)

Les avoirs nets en devises ont atteint 25 164,4 millions de dinars (MDT), à la date du 2 janvier 2026, ce qui représente 106 jours d’importation, selon des données provisoires publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

En comparaison avec la même période de l’année 2025, les réserves en devises ont toutefois régressé de 2 029,4 MDT, passant de 27 193,8 MDT à la même date de 2025 à 25 164,4 MDT en 2026.

Toujours à la date du 2 janvier 2026, les indicateurs monétaires et financiers ont fait ressortir un recul de 58,4 MDT du total des transactions interbancaires, passant de 3 700,2 MDT au 2 janvier 2025, à 3 641,8 MDT à la même date de 2026.

Au 31 décembre 2025, les billets et monnaies en circulation ont poursuivi  leur tendance haussière, pour atteindre 26 877 MDT, contre 22 595 MDT au 31 décembre 2024, soit un accroissement de 4 282 MDT.

Pour ce qui est des recettes touristiques cumulées, elles ont été de l’ordre de 7 886,8 MDT, à la date du 20 décembre 2025, enregistrant une hausse de 467 MDT par rapport à la même date de 2024, toujours selon les derniers indicateurs publiés par la BCT.

En ce qui concerne les revenus du travail cumulés, ils ont atteint, au 20 décembre 2025, une valeur de 8 466,8 MDT, marquant ainsi une augmentation de 475,9 MDT par rapport à l’année 2024 (à la même date) .

Et à la date du 20 décembre 2025, le service de la dette extérieure cumulé a baissé de 1 925,9 MDT, pour s’établir à 11 998,6 millions de dinars.

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USA-Venezuela | Le Parti des Travailleurs dénonce un terrorisme d’État

Dans un communiqué publié ce samedi 3 janvier 2026, le Parti des Travailleurs de Tunisie a exprimé sa vive indignation suite à l’offensive militaire américaine lancée contre le Venezuela, en dénonçant l’enlèvement du président Nicolás Maduro par l’administration Trump.

Le parti dénonce un acte de « terrorisme d’État ». Solidaires du peuple vénézuélien, les camarades de Hamma Hammami appellent à une mobilisation internationale des forces progressistes contre ce qu’ils qualifient de retour à la « loi de la jungle » à l’échelle mondiale :

Non à l’agression américaine contre le Venezuela
L’attaque américaine contre le Venezuela est un acte de banditisme et de terrorisme d’État
À l’aube d’aujourd’hui, le criminel Trump a mis à exécution sa menace de frapper le Venezuela. L’aviation militaire américaine a mené des frappes aériennes contre des sites stratégiques dans la capitale Caracas ainsi que dans d’autres régions du pays, tandis que le maître de la Maison Blanche annonçait l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse.

Cette agression intervient après une série de menaces proférées par Trump au cours de ces dernières semaines contre l’État vénézuélien. Sous couvert de justifications fallacieuses qui ne dupent plus personne, Trump veut en réalité s’emparer des richesses pétrolières et minières du Venezuela et renverser le gouvernement du président Maduro, opposé à l’hégémonie américaine.

Cette attaque s’inscrit dans un plan visant l’ensemble de l’Amérique du Sud, que l’administration Trump considère comme son arrière-cour qu’il convient de soumettre à sa domination et à ses politiques colonialistes.

Le Parti des Travailleurs (Tunisie) :-

Condamne cette agression contre le Venezuela, qui n’est rien d’autre qu’un acte de banditisme et de terrorisme d’État, ainsi qu’une violation flagrante de la souveraineté d’un État indépendant. Elle confirme la nature impérialiste, militariste et expansionniste du gouvernement Trump, qui piétine sans scrupule le droit et les conventions et ne respecte en rien la souveraineté des peuples ;


– Alerte sur la gravité de ce comportement, qui ouvre largement la porte à l’arbitraire sur le plan international et constitue, en réalité, le prolongement des politiques et des agressions qui se sont produites et se produisent encore à Gaza en Palestine et dans la région du Moyen-Orient en général. Ces agressions et guerres d’extermination qui visent à restaurer un contrôle total sur cette région et à briser l’unité de ses pays et de ses peuples au profit du projet impérialiste sioniste ;

– Réaffirme sa solidarité avec le peuple vénézuélien en ces moments difficiles et confirme son soutien à l’ensemble des peuples d’Amérique du Sud dans leur résistance à la logique d’hégémonie, d’asservissement et d’ingérence qui tente d’imposer des politiques et des gouvernements soumis et dépendants ;

– Appelle toutes les forces progressistes -en Tunisie, dans le monde arabe et à travers le monde- à rejeter l’agression contre le Venezuela et à unir leurs forces pour contrer les politiques de domination, d’intimidation et de répression qui ruinent les aspirations émancipatrices des peuples par le recours à la loi de la jungle, ce qui menace la paix mondiale plus que jamais.

Parti des Travailleurs (Tunisie)

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Everyday Tunisians : Akram et les tambours de Kerkennah

Au fond d’une impasse de la médina de Sfax, Akram Trigui est plongé dans sa tâche. Entouré de tamis, de cuir et d’outils, il met la dernière main à la confection d’un tambour.

Chaque geste précis est le fruit d’un héritage séculaire le gage d’un savoir-faire dans la permanence. Fignolant la finition, éliminant les scories, Akram sacrifie aux rites ancestraux du travail bien fait et du respect des canons de l’art.

Dans quelques jours, de nouveaux tambours, les couleurs vives, jailliront de ses mains puis probablement, prendront le large, la route des îles Kerkennah, là où les attendent les musiciens de la tradition populaire et la liesse des fêtes familiales.

Lire aussi :

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Conseil ministériel restreint: ce que vise la Tunisie en matière d’investissement

La Tunisie s’engage dans une nouvelle étape de sa politique d’investissement. Réuni le 31 décembre 2025 au Palais de La Kasbah, un conseil ministériel restreint a été consacré à la révision du Code de l’investissement, un texte clé que les autorités veulent aligner sur les priorités économiques, sociales et technologiques du pays.

Présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, ce conseil marque la volonté de l’État de poser les bases d’un cadre plus attractif, plus simple et plus équitable pour les investisseurs tunisiens et étrangers. Selon la présidence du gouvernement, malgré les réformes introduites par la loi n°71 de 2016, les autorités estiment que le dispositif actuel reste insuffisant pour répondre aux défis économiques actuels. Le futur Code de l’investissement vise ainsi à créer un environnement plus favorable à la création et au développement des entreprises, tout en tenant compte des mutations économiques mondiales et des exigences technologiques. L’objectif affiché est clair: transformer l’investissement en un véritable moteur de développement durable et inclusif.

Les priorités

Le projet de loi entend orienter les investissements vers des secteurs jugés stratégiques pour l’économie nationale. Parmi les objectifs annoncés figurent l’augmentation de la valeur ajoutée produite en Tunisie, le renforcement du contenu technologique des projets et l’amélioration de la capacité exportatrice du pays.

Le texte met également l’accent sur la création d’emplois décents, en particulier au profit des jeunes, et sur le développement de leurs compétences, dans un contexte de chômage structurel élevé.

Autre axe central: la réduction des disparités régionales. Le futur cadre légal vise à encourager les projets à fort impact de développement dans les régions, tout en intégrant la protection de l’environnement et l’équilibre territorial dans les choix d’investissement.

Sur le plan opérationnel, le gouvernement promet une rupture avec les lourdeurs administratives. Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a indiqué que le projet s’inspire des meilleures pratiques internationales.

Parmi les mesures prévues figurent l’unification du cadre juridique de l’investissement, la simplification des procédures et une digitalisation complète du parcours de l’investisseur. Une plateforme nationale dédiée à l’investissement devrait être mise en place, afin de centraliser les démarches et améliorer la transparence.

Le texte prévoit également la création d’un guichet unique pour les investisseurs, ainsi que des conditions assouplies pour les jeunes promoteurs et les nouveaux entrepreneurs, dans l’objectif de faciliter le lancement des projets.

Restaurer la confiance entre l’État et les investisseurs

Au-delà des textes, le gouvernement insiste sur la nécessité d’un changement de pratiques au sein de l’administration. La cheffe du gouvernement a appelé l’ensemble des structures publiques, aux niveaux central, régional et local, à interagir rapidement et positivement avec les investisseurs, à résoudre les blocages et à proposer des solutions concrètes.

Dans ce cadre, la présidence du gouvernement a mis à disposition une adresse électronique dédiée, investissement@pm.gov.tn, permettant aux investisseurs de signaler tout retard, blocage administratif ou dépassement des délais légaux.

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Tunisie : un guichet unique pour lever les blocages des investisseurs

Le gouvernement a annoncé, mercredi 31 décembre, la création d’une adresse électronique unique (investissement@pm.gov.tn) dédiée au traitement rapide des dossiers des investisseurs et à la levée de tout blocage ou manquement administratif.

Lors d’un conseil ministériel restreint (CMR) consacré au projet de loi sur l’investissement, la présidence du gouvernement a indiqué que cette initiative de création d’un guichet unique vise à assurer un traitement rapide et efficace des plaintes liées aux retards ou dysfonctionnements des structures publiques, qu’elles soient centrales, régionales ou locales.

Les investisseurs sont invités à transmettre à cette adresse leurs requêtes, accompagnées de leur numéro de téléphone et de tous les documents déjà fournis à l’administration concernée.

Présidant ce conseil, la cheffe du gouvernement, Sarah Zaâfrani Zenzri, a insisté sur l’obligation pour toutes les structures publiques d’assister les investisseurs, de résoudre leurs difficultés en temps réel et de proposer des solutions concrètes dans l’intérêt national.

Elle a rappelé que l’investissement reste un pilier essentiel de la croissance, de la création d’emplois et de la compétitivité économique.

Malgré les réformes introduites par la loi n°2016-71, le dispositif actuel est jugé insuffisant, a-t-elle estimé, soulignant que le nouveau projet de loi de création d’un guichet unique vise à moderniser le cadre juridique tunisien et à le renforcer pour mieux répondre aux défis économiques contemporains et aux exigences d’une économie ouverte.

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Réforme du Code des changes : ce qui va changer pour les étudiants et travailleurs à l’étranger

La réforme du Code des changes permettra aux étudiants tunisiens à l’étranger et aux travailleurs ayant exercé hors du pays de rapatrier légalement leurs revenus et d’ouvrir des comptes en devises ou en dinars en Tunisie. L’annonce a été faite mardi 30 décembre 2025 par Maher Kettari, membre de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Le député du bloc des Ahrar, qui intervenait sur les ondes de la radio nationale, a indiqué que cette révision vise à faciliter les paiements internationaux, à encourager l’investissement et à instaurer une meilleure répartition de la richesse, tout en renforçant le rôle social de l’État.

Selon Maher Kettari, l’article 6 de la proposition de loi redéfinit clairement les notions de résident et de non-résident. Cette clarification permettra de simplifier les transferts financiers entre la Tunisie et l’étranger, tout en maintenant un contrôle a posteriori assuré par la Banque centrale de Tunisie.

La réforme inclut également une loi relative à la régularisation des infractions au change. Celle-ci permettra aux Tunisiens ayant étudié ou travaillé plusieurs années à l’étranger de déclarer leurs avoirs, de les rapatrier légalement et de les intégrer au système financier national.

Le député a toutefois précisé que ces dispositions ne s’appliquent pas aux infractions liées au terrorisme ou au blanchiment d’argent, qui restent strictement encadrées par la législation en vigueur.

Présentée comme un tournant dans la politique financière du pays, cette réforme entend offrir davantage de flexibilité aux citoyens et aux investisseurs, tout en préservant les garanties légales nécessaires à la sécurité des transactions.

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Fortes pressions sur le secteur de l’huile d’olive en Tunisie

En vue de stabiliser le marché et de dynamiser les exportations d’huile d’olive conditionnée, le gouvernement tunisien a introduit un prix de référence pour les transactions d’huile d’olive au niveau des huileries, le fixant à 10 dinars le kilo (3,3 euros/kg) pendant la phase de transformation. Ce prix sera révisé chaque semaine ou en fonction des besoins du marché.

Cette mesure a été annoncée dans un communiqué conjoint des ministères de l’Agriculture et du Commerce, qui la présentent comme une mesure de suivi de la campagne de récolte et de transformation 2025-2026. L’objectif affiché est de préserver l’équilibre de la chaîne d’approvisionnement et de protéger notamment les petits producteurs en limitant les fluctuations excessives des prix.

Dans les débats sectoriels, cette décision est également interprétée comme un signe de «fixation» des prix intérieurs, à un moment où le secteur est soumis à de fortes pressions.

Dans un contexte où les produits tunisiens continuent d’être majoritairement exportés en vrac, avec un impact limité en termes de valeur ajoutée.

Selon la presse spécialisée, un prix de 10 dinars le kilo correspondrait à une valeur d’un peu plus de 3 000 € la tonne et pourrait se traduire concrètement par un prix minimum à l’exportation d’environ 3 150 € la tonne, avec des répercussions indirectes possibles sur un marché méditerranéen interconnecté, où l’Espagne, l’Italie et la Grèce demeurent les principaux centres de production et de commercialisation.

Les données les plus récentes confirment l’importance économique du secteur, mais aussi sa fragilité face à la volatilité des prix internationaux.

Hausse des exportations, baisse des recettes

Selon l’Observatoire de l’agriculture (Onagri), au cours des onze premiers mois de la campagne 2024-2025, les exportations tunisiennes ont atteint 288 600 tonnes, en hausse de 41,3 % par rapport à la même période de l’année précédente, mais les recettes ont chuté de 28,4 % pour s’établir à 3,6 milliards de dinars (un peu plus d’un milliard d’euros).

En septembre 2025, le prix moyen a baissé de 46,2 % par rapport à l’année précédente, à 9,28 dinars le kilogramme (2,81 euros).

Le 22 décembre, à l’Académie diplomatique internationale, le ministère des Affaires étrangères a organisé la première Journée diplomatique de l’huile d’olive tunisienne, présentée dans le cadre d’un plan de promotion visant à renforcer la notoriété du produit, à accroître la part des exportations conditionnées et à conquérir de nouveaux marchés.

Dans le cadre de cette initiative, le ministre Mohamed Ali Nafti a invité les ambassadeurs et les représentants accrédités en Tunisie à soutenir les efforts de promotion, en mettant l’accent sur la visibilité et l’accès à de nouveaux débouchés commerciaux.

L’objectif du gouvernement est de préserver la base de production pour la campagne 2025-2026 et, simultanément, de réduire la dépendance au vrac, qui demeure largement prédominant. L’efficacité de cette mesure sera désormais évaluée par les opérateurs à deux niveaux : sa capacité à stabiliser les zones de production et son impact sur les exportations, notamment vers l’Union européenne, qui représente la part la plus importante des volumes, l’Espagne et l’Italie figurant parmi les principaux importateurs.

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Quels sont les meilleurs pays africains où investir en 2026?

Le rapport Where to Invest in Africa 2025/26 de Rand Merchant Bank (RMB), élaboré en collaboration avec le Gordon Institute of Business Science, dresse un panorama complet de l’attractivité des pays africains pour les investisseurs étrangers et nationaux. Cette analyse couvre 31 économies qui représentent 90 % du PIB du continent, 83 % de sa population et 61 % de sa superficie — offrant une lecture robuste des fondamentaux structurels qui importent réellement pour les investisseurs à moyen et long terme.

Selon le rapport, les Seychelles et l’île Maurice restent en tête du classement, occupant respectivement les 1ᵉʳ et 2ᵉ places des destinations d’investissement du continent. Malgré leur petite taille, ces économies tirent profit d’une forte stabilité macroéconomique, d’une faible corruption et d’un développement humain élevé, trois atouts clés qui inspirent confiance aux investisseurs internationaux.

Derrière elles, les grandes économies africaines continuent de se démarquer :

  • Égypte se place 3ᵉ, grâce à un vaste marché domestique et des réformes structurelles attractives.
  • Afrique du Sud et Maroc occupent les 4ᵉ et 5ᵉ rangs, portés par des marchés sophistiqués et des infrastructures robustes.
  • Ghana, Algérie, Côte d’Ivoire, Tanzanie et Kenya complètent le top 10, chacun bénéficiant de dynamiques spécifiques comme la diversification économique ou l’essor industriel.

Comment ce classement est‑il construit ?

Le rapport ne se contente pas de classer les pays sur des impressions générales. Il s’appuie sur vingt indicateurs regroupés en quatre grands piliers, qui mesurent de façon systématique la capacité d’un pays à attirer et à conserver les investissements. Le premier pilier concerne la performance économique et le potentiel, en prenant en compte la croissance du PIB, le PIB par habitant, la taille du marché et la productivité. Le deuxième pilier porte sur l’accessibilité au marché et l’innovation, en évaluant la connectivité, l’urbanisation, la capacité d’innovation et l’adoption des nouvelles technologies. Le troisième pilier analyse la stabilité économique et le climat d’investissement, en examinant l’inflation, la stabilité monétaire, la gouvernance et l’environnement des affaires. Enfin, le quatrième pilier s’intéresse au développement social et humain, en prenant en considération le niveau d’éducation, les indicateurs de santé, les inégalités et la qualité de vie. Ces quatre dimensions permettent de dresser un classement robuste, basé sur des fondamentaux structurels plutôt que sur des perceptions ou des fluctuations temporaires.

Dans ce classement, la Tunisie se situe plutôt en milieu de tableau (généralement autour de la 12ᵉ position selon la plupart des estimations et données du rapport), reflétant une combinaison de points forts modestes et de problèmes structurels persistants.

 

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L’administration Trump rappelle 15 ambassadeurs en Afrique, dont celui en Algérie

L’administration du président américain Donald Trump procède à un véritable remaniement de son réseau diplomatique, rappelant environ 30 ambassadeurs et hauts diplomates nommés sous la présidence précédente, en particulier en Afrique, où 15 pays sont concernés, dont l’Algérie.

L’ambassadrice des États-Unis en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, fait partie des diplomates dont le mandat prendra fin dès janvier 2026, selon des informations concordantes. Ces rappels touchent aussi des postes en Égypte, au Sénégal, au Niger, au Nigeria, au Gabon, et d’autres capitales du continent.

Ce mouvement d’ampleur mondiale, qualifié par certains observateurs de changement stratégique, s’inscrit dans la volonté affichée de l’administration Trump de renforcer l’alignement de ses représentants à l’étranger sur les priorités de sa politique dite “America first”.

 

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Huile d’olive: le prix de référence relevé à 10,200 dinars le kilo

Le prix de référence de l’huile d’olive vierge extra a été revu à la hausse. Les autorités tunisiennes ont décidé de fixer ce prix à 10,200 dinars le kilogramme au niveau des huileries, afin de protéger la filière oléicole et, en particulier, les petits agriculteurs.

Cette décision a été annoncée dans un communiqué conjoint publié par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et le ministère du Commerce et du Développement des exportations, dans le cadre du suivi du déroulement de la campagne de récolte et de transformation des olives.

Selon les deux départements, cette révision du prix de référence concerne l’huile d’olive vierge extra (extra vierge) et vise principalement à encourager la qualité et à valoriser le produit national, dans un contexte marqué par la volatilité des prix sur les marchés.

Les ministères précisent que ce prix reste référentiel et mobile. Il ne s’agit donc pas d’un prix fixe. Il sera actualisé de manière hebdomadaire, ou chaque fois que l’évolution du marché l’exigera, afin de rester en phase avec l’offre, la demande et les conditions économiques du secteur.

À travers cette mesure, les autorités entendent préserver l’équilibre de la filière, qui regroupe plusieurs intervenants, des agriculteurs aux huileries, en passant par les exportateurs. L’objectif affiché est d’assurer le bon déroulement de la saison, tout en protégeant les revenus des producteurs, notamment les petits exploitants, souvent les plus exposés aux fluctuations des prix.

La Tunisie figure parmi les principaux producteurs et exportateurs mondiaux d’huile d’olive. La fixation et l’actualisation régulière d’un prix de référence constituent ainsi un outil de régulation destiné à sécuriser le marché et à renforcer la compétitivité du produit tunisien, aussi bien sur le marché local qu’à l’export.

Les deux ministères réaffirment enfin leur engagement à accompagner l’ensemble des étapes de la saison oléicole, afin d’en garantir la réussite et de protéger les droits de toutes les parties prenantes.

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