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Huile d’olive | La Tunisie veut exporter 100 000 tonnes vers l’UE

La Tunisie se prépare à entamer des négociations avec l’Union européenne (UE) concernant le renforcement du cadre juridique bilatéral et un quota d’exportation d’huile d’olive de 100 000 tonnes. Des négociations sont également en cours avec les États-Unis sur les droits de douane fixés par Washington à 20%, et des canaux de distribution ont été ouverts avec le Brésil et l’Indonésie.

C’est le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti qui a fait cette annonce, lors de la séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), qui s’est tenue mercredi 31 décembre 2025, au palais du Bardo, et consacrée à l’examen de trois projets de loi importants relatifs à l’accord d’association entre la Tunisie et l’UE, en particulier les dispositions liées aux règles d’origine.

M. Nafti a indiqué que des négociations étaient également en cours avec l’Indonésie pour faciliter l’accès de l’huile d’olive tunisienne au marché indonésien, ainsi que pour promouvoir ce produit en Inde, au Japon et en Corée du Sud, tout en intensifiant les efforts de prospection de nouveaux marchés.

Le dossier européen s’inscrit dans un contexte réglementaire où l’accès à l’exemption de droits de douane a toujours été lié à un système de quotas : une analyse de l’Observatoire économique tunisien (OET) souligne que le mécanisme de quotas pour le commerce en franchise de droits avec l’UE est établi par le règlement (UE) 2016/1918 de la Commission européenne, avec un plafond annuel de 57 600 tonnes et des quotas mensuels variables.

Suite aux attentats terroristes de 2015, Bruxelles a également approuvé des mesures temporaires supplémentaires pour soutenir l’économie tunisienne durant la période 2016-2017. La Tunisie espère bénéficier encore de ce type de mesures dans un contexte de crise économique et financière et de fortes pressions budgétaires.

En Amérique latine, la Tunisie considère le Brésil comme un marché à fort potentiel : en mars 2025, le gouvernement brésilien a approuvé une exemption totale de droits d’importation sur l’huile d’olive extra vierge, auparavant taxée à 9 %. Cette mesure, entrée en vigueur le 14 mars 2025, a été présentée comme une opportunité de consolider la présence tunisienne sur un marché en pleine croissance. Selon les mêmes sources, en 2024, le Brésil aurait importé environ 250 000 tonnes d’huile d’olive, d’une valeur proche de 695 millions de dollars.

Les données les plus récentes disponibles sur le cycle de l’huile d’olive indiquent une tendance favorable en volume, mais plus faible en valeur.

Selon l’Observateur national de l’agriculture (Onagri), au cours des onze premiers mois de la campagne oléicole 2024-2025 (novembre 2024-septembre 2025), les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint 288 600 tonnes, soit une hausse de 41,3 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cependant, à fin septembre 2025, les recettes avaient chuté de 28,4 %, dans un contexte de forte baisse des prix moyens.

L’UE demeure le principal marché de destination, représentant 58 % des exportations, suivie de l’Amérique du Nord (26,3 %). Parmi les principaux importateurs figurent l’Espagne et l’Italie, ainsi que les États-Unis.

Par ailleurs, la question de la valorisation demeure structurelle : la majorité des produits continuent d’être exportés en vrac, surpassant largement les produits conditionnés. Cela limite la création de valeur tout au long de la chaîne d’approvisionnement et facilite les opérations de rebranding sur les marchés de destination.

Dans une perspective d’avenir, cette intensification des négociations intervient alors que la Tunisie ambitionne de tirer profit d’une saison 2025-2026 qui s’annonce prometteuse, avec des retombées positives sur ses recettes en devises et sa balance des paiements. Elle doit toutefois réduire sa vulnérabilité aux fluctuations des prix et accroître la part des exportations à plus forte valeur ajoutée.

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Perspectives prometteuses de l’agriculture biologique en Tunisie  

On observe actuellement en Tunisie une forte tendance au soutien de l’agriculture biologique, et pas seulement dans les filières des olives et des dattes, et ce en raison du potentiel d’exportation important que ce secteur a démontré et des opportunités d’emploi qu’il crée, en particulier pour les jeunes entrepreneurs.

Pour soutenir ce secteur prometteur, l’État a élaboré une stratégie nationale visant à atteindre 2 millions d’hectares de surfaces biologiques dans le pays d’ici 2030, tout en mettant l’accent sur le développement durable et la protection de l’environnement.

D’après les chiffres de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), les exportations tunisiennes de produits agricoles biologiques, entre le 1er janvier et fin mai 2025, ont été estimées à environ 34 152 tonnes, générant des recettes de 420,4 millions de dinars. Ces exportations étaient destinées à 38 pays, témoignant de la diversité des marchés où sont déployés aujourd’hui les produits biologiques tunisiens.

L’huile d’olive et les dattes biologiques occupent les premières places, représentant respectivement 87,8 % et 11,7 % du volume total des exportations nationales dans ce secteur, et figurent parmi les principaux produits biologiques tunisiens avec la figue de barbarie, les plantes médicinales et aromatiques, le miel, les céréales, les légumes et la viande (vaches, moutons, lapins).

La Tunisie a connu une croissance progressive des surfaces cultivées en agriculture biologique, estimées à environ 300 hectares, ainsi qu’une augmentation du nombre d’agriculteurs ayant adopté cette filière, d’autant plus que la demande internationale de produits biologiques est en pleine expansion.

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le secteur de l’agriculture biologique en Tunisie compte actuellement environ 9 000 acteurs, parmi lesquels des agriculteurs, des producteurs et des négociants. Ces acteurs ont besoin d’un soutien et d’un accompagnement accrus pour renforcer leur compétitivité et se conformer aux nouvelles normes internationales.

D’après un rapport de la Direction générale de l’agriculture biologique de septembre 2025, la superficie consacrée à l’agriculture biologique est estimée entre 235 000 à 400 000 hectares en 2024, soit environ 2 % de la superficie agricole totale. Sa contribution aux exportations est estimée entre 14 % et 17,7 % des exportations agricoles, pour une valeur dépassant 1,13 milliard de dollars en 2024.

Il est à noter que la Tunisie se classe première en Afrique en termes de superficies consacrées à l’agriculture biologique et 23e au niveau mondial. Elle est également devenue l’un des principaux exportateurs mondiaux d’huile biologique.

Cependant, ce secteur est confronté à plusieurs défis, tels que le coût élevé des intrants et des équipements, les difficultés d’obtention des certificats de conformité, de commercialisation et d’accès aux marchés et la forte concurrence sur certains produits. Autres enjeux : la sensibilisation les consommateurs locaux à l’importance d’exiger la certification bio et les autorités publiques à la nécessité d’accorder des exemptions douanières et des subventions aux projets biologiques.

I. B.

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