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Everyday Tunisians : Mondher en l’antre du sellier

Les ateliers de selliers ressemblent souvent à des capharnaüms où chaque objet serait paradoxalement à sa place. L’antre de Mondher Boughariou ne déroge pas à cette tradition qui hésite entre désordre savant et pittoresque.

On y arrive en empruntant d’étroits escaliers qui débouchent sur une vaste salle, aussi sombre que regorgeant de matériaux et d’instruments. Mondher travaille ici, dans les venelles de la médina de Sfax, au lieu-dit Sabbat el bradaiya.

Il y cultive une tradition de haute mémoire, modelant le cuir et créant objets utilitaires et œuvres artisanales. Comptant parmi les derniers selliers de Sfax, Mondher s’inscrit dans la lignée des sarrajines et des sakkajines de la tradition.

Depuis les années soixante, Mondher Boughariou poursuit sa vocation et honore un métier qui lui a été transmis depuis l’enfance. Aujourd’hui, ce que ses mains font naître maintient un art de faire qui s’estompe mais demeure un héritage vivant.

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Everyday Tunisians : Myriam, vestale de Sidi Mahrez

En arrivant au mausolée de Soltan El Medina, Myriam est toujours à l’accueil des visiteurs. Distribuant de l’eau, recevant les offrandes ou orientant les fidèles, elle est au service des centaines de personnes qui, chaque jour, affluent vers le sanctuaire du saint-patron de Tunis.

Le cérémonial de la ziara occupe les journées de Myriam qui observe la noria de pélerins qui viennent se prosterner sur la tombe de Sidi Mahrez.

Attentive et serviable, Myriam est au service de toutes celles et ceux qui viennent s’imprégner de la baraka du saint.

Comme une vestale des temps modernes, sa vie se confond avec sa vocation et ses jours sont vécus à l’unisson des vœux subreptices.

Inséparable de la zaouia, Myriam veille sur la sépulture de Sidi Mahrez et dans la modestie silencieuse qui sied aux serviteurs de la grâce, elle partage horizons de ferveur et joie de chaque instant.

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Everyday Tunisians : Akram et les tambours de Kerkennah

Au fond d’une impasse de la médina de Sfax, Akram Trigui est plongé dans sa tâche. Entouré de tamis, de cuir et d’outils, il met la dernière main à la confection d’un tambour.

Chaque geste précis est le fruit d’un héritage séculaire le gage d’un savoir-faire dans la permanence. Fignolant la finition, éliminant les scories, Akram sacrifie aux rites ancestraux du travail bien fait et du respect des canons de l’art.

Dans quelques jours, de nouveaux tambours, les couleurs vives, jailliront de ses mains puis probablement, prendront le large, la route des îles Kerkennah, là où les attendent les musiciens de la tradition populaire et la liesse des fêtes familiales.

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Everyday Tunisians : Francesco Lorito entre Bab Souika et Petite Sicile

Francesco Lorito est né à Bab Souika où il a grandi et continue à vivre aujourd’hui. De Sidi Mahrez à Halfaouine, les quartiers environnants n’ont aucun secret pour lui. De même, il possède l’art de diriger une entreprise et une équipe de mécanos.

À sa manière, Francesco fait perdurer la vocation qu’ont eu beaucoup d’Italiens de Tunisie. Dans le sillage de Sauveur Galia, il gère un atelier en plein cœur de la Petite Sicile. Le lieu a tout d’un capharnaüm mais en réalité chaque pièce est à sa place et chaque ouvrier à son poste.

Installé dans un cagibi où sont classés de nombreux dossiers, assis derrière un bureau encombré d’objets hétéroclites, Francesco donne le tempo à son équipe et veille au bon déroulement du travail.

Parlant arabe à la perfection, il connaît toutes les nuances de la langue et de la culture de son pays d’adoption. Né dans une famille sicilienne ancrée dans le pays, Francesco a fait ses classes au lycée Carnot puis s’est investi dans une vie de travail.

Affable, bon vivant et d’un sérieux à toute épreuve quand il s’agit de travail, Francesco est le témoin des générations de mécanos et de garagistes qui ont longtemps vécu et travaillé à la Petite Sicile, sur les marges du port de Tunis.

C’est là dans les replis de son atelier qu’il se souvient du temps où ce quartier parlait surtout italien.

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Everyday Tunisians : Un café au Mrabet avec Karim

Karim a la chance d’avoir pour lieu de travail, le plus ancien café de Tunis : le fameux Mrabet dont la dokkana séculaire et l’atmosphère orientale font le bonheur de ses clients.

Car à Tunis, le café Mrabet est une légende et y savourer un mazagran ou un thé aux pignons relève d’un rituel ancestral.

Fondé par Ali Thabet au début du dix-septième siècle, le Mrabet était le lieu de rendez-vous des janissaires ottomans à Tunis et compte de toute évidence parmi les plus anciens cafés de la médina de Tunis.

C’est dans ces allées chargées d’histoire que Karim s’active pour accueillir les amoureux du Mrabet.

Avec son costume impeccable et son maintien sportif, il se souvient de sa carrière de basketteur et des nombreuses équipes au sein desquelles il a milité.

Après avoir fait ses classes à la Zitouna Sports, Karim s’est entraîné et a joué au Stade Tunisien, à l’Espérance Sportive, à la Jeunesse Athlétique de Bougatfa et au Tunis Air Club. En catégorie juniors, il a aussi participé à une Coupe d’Afrique et une Coupe arabe, sous le maillot national.

Depuis 2019, devenu maître d’hôtel au Mrabet, Karim fait toujours de son mieux pour satisfaire une clientèle exigeante. Ponctuel, affable et efficace, il conjugue bonnes manières et célérité sans jamais perdre de vue le label et les singularités du Mrabet, un lieu de vie doublé d’un lieu de mémoire.

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Everyday Tunisians : Les trois derniers jours de Mokhtar au Boléro

Quand arrive le jour de la retraite après une longue carrière, la vie change d’horizon dans un moment où se mêlent joie et mélancolie. Pour Mokhtar Rhimi, ce jour est arrivé puisque samedi 20 décembre, il assurera ses deux derniers services au Boléro.

Les habitués du Boléro se souviennent encore de Salah Dahmani, Fathi Matmati ou Mokhtar Hamdi qui sont quelques uns des maîtres d’hôtel ayant fait les beaux jours de ce restaurant du centre-ville.

Aujourd’hui, c’est Mokhtar Rhimi qui officie pour quelques jours encore dans les deux salles de ce restaurant dirigé par les frères Abderrazak et Rafik Ben Ayada.

Ayant fait ses classes au Strasbourg de la belle époque, Mokhtar en a gardé un sens de l’accueil inséparable de son humour bon enfant. Entre grillades de poisson et plats traditionnels, Mokhtar, des assiettes plein les mains, passe allègrement des cuisines à la salle.

Il a toujours un plat du jour ou une spécialité maison à proposer et parfois, dans un chuchotement complice, il met ses clients dans la confidence et annonce subrepticement les poissons frais de Bizerte ou la viande qui vient d’arriver de Grombalia.

Régnant sur ses deux salles, attentif à chaque demande, Mokhtar assure les deux services de la journée et à sa manière, cultive la longue tradition du Boléro, une enseigne fondée par Diego Perez, un Espagnol, et reprise il y a soixante ans par le regretté Béchir Ben Ayada.

Toujours impeccable, veillant imperturbablement à la qualité du service, chaque jour, Mokhtar instille son savoir-faire, faisant d’un restaurant populaire, la plus accueillante des tables de Tunis.

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Everyday Tunisians : Paysanne dans la ville tentaculaire

Paysanne, sur les marges de la ville, Zohra Abdelli prend chaque matin le chemin des champs.

Elle sème, cultive et moissonne, partage son temps entre les blettes, les radis et aussi la fameuse « gnaouia », ces gombos dont se délectent les gourmets.

Zohra Abdelli est une travailleuse agricole, généralement embauchée à la journée, contre un maigre salaire. Femme-courage, elle passe de longues journées sur les parcelles dont elle a la charge.

Appréciée de tous, Zohra Abdelli est à l’image de nombreuses Tunisiennes vivant à Bhar Lazreg, entre la ville tentaculaire et quelques oasis potagères.

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Everyday Tunisians : Jalel et la mercerie où on trouve tout

Rue Zarkoun, Jalel est un personnage incontournable. Dans l’une des rares merceries de cette artère proche de Bab Bhar, il règne sur des rayons qui regorgent de boutons, de pièces et d’accessoires qu’utilisent les couturières.

Entre la mercerie de la rue de Rome où il a longtemps travaillé et la rue Zarkoun, Jalel a soixante ans de métier. Il connaît les arcanes de la couture et mieux que quiconque sait conseiller ses clientes et enrichir son fonds.

Né dans une famille à cheval entre Tunis et Djerba, Jalel marie à la perfection les usages des beldis de Tunis et la bosse commerçante des enfants de l’île de Djerba. Son sens de l’accueil et sa connaissance de la mercerie font le reste et aussi son inégalable succès.

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Everyday Tunisians : La grâce incomparable d’Hélène Catzaras

Comédienne réputée, Hélène Catzaras a été révélée au grand public grâce au film « Soleil des hyènes » de Ridha Behi. Cette œuvre forte et iconoclaste est restée un classique du cinéma tunisien.

Ce film fera d’ailleurs le tour du monde, suscitant aussi un lien insécable entre Hélène et Ahmed Senoussi, son premier partenaire à l’écran et l’homme de sa vie.

Hélène poursuivra sa carrière au cinéma et aussi à la télévision, interprétant plusieurs rôles qui lui vaudront l’estime et la reconnaissance du public.

Tunisienne d’origine grecque, elle affirme qu’elle a deux pays qu’elle aime et qui l’aiment. Et c’est tout dire de son lien lumineux et charnel aussi bien à la Grèce de ses ancêtres qu’à la terre qui l’a vue naître.

Aujourd’hui, outre ses responsabilités professionnelles, Hélène anime le chœur des chants grecs de Tunis et participe à des lectures à haute voix. Elle maintient ainsi son engagement culturel et apporte son savoir-faire à plusieurs initiatives.

Toujours engagée pour l’art, elle dégage une énergie rayonnante, celle-là même qui faisait dire au cinéaste Ridha Behi que la beauté d’Hélène Catzaras avait donné à son premier film, une humanité et une force inouïes.

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Everyday Tunisians : Rita Bannino au bon cœur de tous les bienveillants

Depuis de nombreuses années, Rita Mangogna Bannino est la dévouée présidente bénévole du foyer familial Delarue-Langlois à Rades.

Avec les membres du comité directeur, elle veille à la pérennité de cette institution née en 1944 et qu’elle aime décrire comme la Maison du cœur, celle où le seul drapeau est le cœur.

Installé à La Terrasse, une villa centenaire sur les hauteurs de Rades, ce foyer familial rassemble une quarantaine de pensionnaires français, italiens et tunisiens qui y passent leur retraite et dont certains ont vécu centenaires.

Rita met toute son énergie au service de ce foyer avec une devise remarquable qui a pour ambition de rajouter de la vie aux années. À la Terrasse, on célèbre toutes les fêtes sur le mode œcuménique et on partage toutes les traditions culinaires tunisiennes : couscous de Ras El Am, pâtes aux sardines pour la Saint-Joseph ou dinde de Noël.

Née à Tunis dans une famille sicilienne, Rita Mangogna Bannino est issue du lycée Carnot où elle a croisé toutes les communautés tunisiennes. Forte de ses convictions, engagée avec ardeur, son combat a valeur de modèle et ses journées souvent interminables mais si inspirantes.

Car Rita le sait : c’est avec le cœur que l’on peut remuer les montagnes. Avec un souffle profond et un enthousiasme intact, elle poursuit sa mission et ses efforts dans la communion des bienfaisants.

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Everyday Tunisians : Malika, reine du mlaoui

Dans le vestibule de sa maison de la médina de Tunis, Malika profite du courant d’air. Plongée dans la préparation de la pâte qui servira à confectionner des pains mlaoui, elle ne voit pas les heures passer.

Malika vend des sandwichs qu’elle prépare avec des œufs, du fromage fondu et de l’harissa. Ses recettes lui permettent d’apporter un précieux appoint à sa famille.

Comme beaucoup de femmes de la médina, Malika parvient à engager une activité génératrice de revenus. Avec peu de moyens et beaucoup de courage, elle partage le pain et la bonne humeur à partir de la skifa de sa demeure.

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Everyday Tunisians : Antar de Testour

A Testour, tous connaissent Alaeddine et son atelier sur la grand-rue de la ville. Installé devant son métier, taillant et modelant des manches pour les outils agricoles, Alaeddine met tout son cœur à l’ouvrage et, au quotidien, honore la mémoire de son père.

Ce dernier, prénommé Antar, est demeuré dans toutes les mémoires. Sa présence est tellement ancrée que son fils est désigné par le prénom paternel. Qu’à cela ne tienne ! Alaeddine sait que le plus important réside dans la qualité du travail accompli.

Travaillant le bois, égalisant les volumes, le fils d’Antar ne jure que par la qualité. Et à Testour, on vient de plusieurs lieues à la ronde pour les objets qui, conçus par ses mains, sortent de son atelier intemporel.

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Everyday Tunisians : Béchir et la grande mosquée de Sousse

Originaire de Msaken, Béchir est le curateur de la Grande Mosquée de Sousse. Il y accueille les visiteurs et, parfois, les initie aux secrets qui se nichent entre les colonnes du sanctuaire.

Depuis plus de trente-cinq ans, Béchir travaille ici et maîtrise tous les arcanes de cette mosquée fondée en 851 et comptant, avec le Ribat et l’oratoire Bouftata, parmi les trois plus anciens monuments historiques et religieux de la Perle du Sahel.

Désignant les inscriptions épigraphiques, dévoilant le complexe des citernes celées sous l’impluvium de la cour, Béchir relève chaque détail et même les strates aghlabides et ottomanes des restaurations connues par la mosquée.

Au dessus du porche central, une inscription en caractères coufiques mentionne les travaux initiés en 1965 par Bourguiba. Tout autour, les citations coraniques sont calligraphiées depuis les premiers temps de la mosquée, havre de sérénité, au seuil de la médina de Sousse.

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Everyday Tunisians : Habib, le cuivre et les canaris

Entouré de plusieurs canaris, Habib les écoute se répondre en modulant leurs trilles. Assis devant son établi, il martèle le cuivre et, avec de fins poinçons, cisèle les pièces qui se succèdent entre ses mains.

Le travail de Habib est tout en finesse et prendra le temps qu’il faut. Chaque pièce ne devra souffrir aucun défaut et il veillera à sa qualité. Il y va de la réputation de son atelier de la rue Al Karchani.

Habib a été longtemps apprenti puis employé, avant de s’installer à son propre compte avec les responsabilités que cela implique. Toujours prompt à la tâche, il passe de longues heures dans son atelier.

Plongé dans son travail, seul l’accompagnent le chant du canari et celui de son burin qui court sur les objets en cuivre qui seront bientôt dans les étalages des souks.

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Everyday Tunisians : Noureddine entre effluves et senteurs fruitées

Lui seul peut expliquer l’origine de tel fruit ou les métissages de tel autre. Au Marché central, Noureddine est le plus fin connaisseur de tout ce qui concerne les agrumes et les autres fruits de saison.

Partageant un cédrat ou désignant la spécificité d’une variété de coings, il surprend ses interlocuteurs grâce à son savoir terrien, sa science du fruit et sa capacité à faire parler une orange sanguine ou un raisin muscat.

Assis derrière son étalage, lissant sa moustache ou relisant un recueil de poésie, Noureddine se revendique esthète et sait partager son histoire avec les fruits.

Avec des gestes précis, il pèse chaque commande et ne manque jamais de faire goûter aux habitués, la primeur du jour.

Entre effluves et senteurs fruitées, Noureddine semble tout droit sorti d’une esquisse de Zoubeir Turki, à la croisée de naguère et aujourd’hui, là où l’art de vivre se vit à la tunisienne, encore et toujours.

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Everyday Tunisians : Dina, en la quiétude de l’église grecque

Avec dévouement, Dina sert l’église Saint-Georges depuis plusieurs années. Grecque de naissance, elle vit en Tunisie auprès de son époux et ses quatre enfants.

Entre deux cultures, elle remonte jusqu’à ses sources dès qu’elle dépasse le seuil de l’église grecque-orthodoxe. Entre les luminaires et les merveilleuses icônes, elle y retrouver une oasis de grécité au cœur de Tunis.

Serviable et dévouée, Dina a toujours les mots qu’il faut pour expliquer une tradition immémoriale ou raconter une page de l’histoire de cette église fondée en 1901.

Dans un silence serein et la clarté feutrée qui sied à un lieu de culte, elle égrène les jours comme les grains d’un chapelet et, à voix basse, psalmodie des prières et des bénédictions.

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Everyday Tunisians : Inna Bouchnak et la passion de la danse classique

Venue de Biélorussie, Inna Bouchnak a adopté la Tunisie où elle vit depuis de longues années auprès de son musicien d’époux.

Tunisienne de la diversité, elle consacre tout son temps à l’école de danse Serguei Diaghilev dont elle est la principale animatrice.

Avec la danse pour passion, Inna a contribué à l’apprentissage de nombreux jeunes talents à qui elle inculque la précision du geste, le bon maintien et un zeste de grâce aérienne dont elle a le secret.

Son violon d’Ingres, c’est bel et bien la danse et elle lui donne toute son énergie. Au service des jeunes et de la chorégraphie, cette Tunisienne d’origine biélorusse, maintient à sa manière, la longue tradition de la danse classique et moderne en Tunisie.

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Everyday Tunisians : Moudir, icône de l’Oiseau bleu

Tout le monde l’appelle « Moudir » et ce surnom vient de ses jeunes années à l’Oiseau bleu. En ce temps, Fathi arrivait vers midi et prenait directement son poste de maître d’hôtel.

Toujours tiré à quatre épingles, un quotidien francophone sous le bras, il en imposait tant à ses collègues qu’ils lui ont choisi ce surnom qui veut dire « le directeur ».

Depuis, il raconte cette anecdote avec la fierté des enfants de la balle qui ont su relever les défis de la vie. Car Fathi a fait ses premiers pas comme plongeur au Pirate à Sidi Bou Said. Il se retrouvera ensuite à l’hôtel Tour Khalef à Sousse puis posera ses valises à l’Oiseau bleu, au Kram, il y a maintenant une quarantaine d’années.

Recruté comme plongeur, on lui confia des tâches subalternes à la cuisine où il finit par s’avérer un expert ès hors d’oeuvres. Efficace, on lui assigna aussi le le plat du jour et d’autres missions.

De fil en aiguille, Fathi se retrouva barman et lorsque l’un des chefs de rang s’absenta pour une longue maladie, il le remplaça dans la salle.
Depuis, il a obtenu tous ses galons et, après son tandem avec Khemais, il fait aujourd’hui équipe avec son collègue Khaled.

Toujours élégant et roublard, il est très apprécié par la clientèle de l’Oiseau bleu qui suit ses conseils avertis et partage ses éclats de rire.

Enfant du Kram, il garde en lui, la nostalgie de ce bout de littoral, entre le Bikini, le Beau Rivage et les guinguettes de la banlieue proche.

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Everyday Tunisians : Salah et le grill de souk El Sakkajine

Au souk El Sakkagine qui se trouve entre les drapiers et les artisans selliers, Salah est connu de tous mais sous le prénom de Mourad. Il porte bien ses deux prénoms et, dans une noria de gestes, il grille à la perfection poissons et côtelettes d’agneau au célèbre restaurant El Abed.

Cette enseigne de la médina de Tunis a une longue histoire qui commence en 1953. Il y a plus de soixante-dix ans, deux compères, de véritables frères, avaient fondé ce restaurant.

Aujourd’hui, Mohamed Salah El Abed et Hassen Gharbi ne sont plus là et ce sont Fathi et Tarek, leurs fils respectifs qui entretiennent la flamme.

Imperturbable devant son grill, Salah veille à la cuisson des produits qui ont fait la réputation de cette enseigne où l’on vient de loin pour goûter les grillades.

Plusieurs heures d’affilée, Salah, le regard plongé sur l’âtre, dépose délicatement viande et poisson et les en retire toujours au bon moment.

Au milieu des crépitements du feu et des fumets qui l’entourent comme un encens gourmand, Salah ressemble autant à un Vulcain des aromates qu’à un jongleur aux côtelettes.

Immuable, au seuil de son open kitchen, devant son grill d’antan, Salah observe les braises rougeoyantes et apprête les mets du jour.

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