Le taux moyen du marché monétaire poursuit sa phase de stabilité. En décembre, l’indicateur clé du coût de la liquidité bancaire est resté inchangé, confirmant l’effet progressif de l’assouplissement monétaire engagé par la Banque centrale de Tunisie.
Le Taux moyen du Marché Monétaire (TMM) s’est établi à 7,49% en décembre 2025, conservant exactement le même niveau pour le quatrième mois d’affilée, selon les dernières données monétaires publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Cette évolution confirme une phase d’accalmie sur le marché de la liquidité, après une période prolongée de tensions.
Un reflux amorcé depuis l’été 2024
L’indicateur avait entamé un mouvement baissier marqué à partir d’août 2024, après avoir évolué autour de 7,99% durant plusieurs mois. Ce repli s’est poursuivi progressivement au début de 2025, avec un passage à 7,91% en mars, avant de s’installer à 7,50% entre avril et août. Depuis septembre, le TMM s’est quasi figé, glissant légèrement à 7,49% jusqu’à la fin de l’année.
L’impact direct de la politique monétaire
Cette stabilisation s’inscrit dans le sillage des décisions de politique monétaire de la BCT. Le TMM demeure étroitement corrélé au taux directeur, principal instrument de régulation du marché monétaire. Lors de sa dernière réunion, le Conseil d’administration de la Banque centrale a décidé d’abaisser ce taux de 50 points de base, le ramenant à 7%.
Cette décision, qui entrera en vigueur à partir du 7 janvier, devrait progressivement se répercuter sur les conditions de financement interbancaire et, à terme, sur le coût du crédit dans l’économie. La stabilité actuelle du TMM traduit ainsi une phase de transition, en attendant les premiers effets concrets de cet assouplissement monétaire.
La Banque centrale de Tunisie a décidé d’assouplir sa politique monétaire en abaissant son taux directeur de 50 points de base, le ramenant à 7%. Cette mesure, qui entrera en vigueur début janvier, s’accompagne d’un ajustement des taux du corridor monétaire et de la rémunération minimale de l’épargne.
Un signal d’assouplissement monétaire
Réuni en fin d’année, le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie a tranché en faveur d’une baisse du taux directeur, désormais fixé à 7% à compter du 7 janvier 2026. Il s’agit d’une réduction de 50 points de base, traduisant une volonté d’adapter l’orientation monétaire aux évolutions économiques et financières récentes.
Dans le même mouvement, la BCT a procédé à un réajustement des taux des facilités permanentes afin de préserver la cohérence du corridor monétaire. Le taux de la facilité de prêt à 24 heures est ainsi porté à 8%, tandis que celui de la facilité de dépôt à 24 heures est fixé à 6%. Ces ajustements visent à garantir une transmission efficace des décisions de politique monétaire vers le marché interbancaire.
Révision du rendement de l’épargne
Outre les taux directeurs et interbancaires, la Banque centrale a également revu à la baisse le taux minimum de rémunération de l’épargne. Celui-ci est désormais établi à 6%, une décision qui s’inscrit dans la logique globale de détente monétaire et qui aura un impact direct sur les produits d’épargne réglementés.
Cette mesure pourrait contribuer à réduire le coût de financement pour les banques et, à terme, soutenir l’investissement et la consommation, tout en modifiant l’attractivité relative de l’épargne bancaire.
Réactions attendues du secteur financier
La décision de la BCT est scrutée de près par les acteurs économiques et financiers. Les établissements bancaires devront ajuster leurs grilles de taux, tandis que les entreprises et les ménages pourraient bénéficier progressivement de conditions de financement plus favorables.
Les analystes s’attendent à ce que cette inflexion monétaire ouvre un nouveau cycle, à condition que les équilibres macroéconomiques et l’évolution de l’inflation le permettent.
Cette baisse intervient dans un contexte marqué par la nécessité de soutenir l’activité économique tout en préservant la stabilité financière. Après une période prolongée de resserrement monétaire destinée à contenir les pressions inflationnistes, la Banque centrale semble amorcer une phase plus accommodante, tout en maintenant une vigilance accrue sur les indicateurs macroéconomiques.
Réuni le 30 décembre 2025, le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé d’abaisser le taux directeur de 50 points de base, le ramenant à 7%, à compter du 7 janvier 2026.
Les taux des facilités de prêt et de dépôt à 24 heures seront ajustés en conséquence, à 8% et 6% respectivement afin d’assurer la cohérence du corridor des taux et la bonne transmission de l’orientation monétaire au marché.
Également, le Conseil a décidé d’abaisser à 6% le taux minimum de rémunération de l’épargne.
Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a tenu une réunion le 30 décembre 2025, au cours de laquelle il a examiné l’évolution récente de la conjoncture économique et financière, tant à l’échelle internationale que nationale, ainsi que l’évolution et les perspectives de l’inflation.
Sur le plan international, l’économie mondiale a fait preuve, en 2025, d’une résilience notable face à divers chocs, notamment ceux induits par le durcissement des politiques protectionnistes et la persistance des tensions géopolitiques. Cette résilience a été soutenue par un apaisement marqué des pressions sur les prix internationaux des produits de base, en particulier de l’énergie, ainsi que par un assouplissement significatif des conditions financières internationales.
Au niveau national, la croissance économique s’est établie à 2,4% au troisième trimestre 2025 contre 3,2% un trimestre auparavant. Hors agriculture, la croissance s’est limitée à 1,5% contre 2,6% le trimestre précédent. Cette évolution porte la marque de la contreperformance des secteurs clés, notamment l’énergie ainsi que les industries du textile, habillement et cuir.
En ce qui concerne le secteur extérieur, le déficit commercial (FOB-CAF) s’est aggravé pour s’établir à 20.168 MDT au terme des onze premiers mois de 2025, contre 16.758 MDT sur la même période de l’année précédente, sous l’effet de la progression notable des importations. La bonne tenue des revenus du travail et des recettes touristiques a permis de contenir le déficit courant à 4.188 MDT, représentant 2,4 % du PIB à fin novembre 2025, contre 1.841 MDT et 1,2 % du PIB, un an auparavant.
Les avoirs nets en devises se sont établis à 25,5 milliards de dinars, couvrant 108 jours d’importations, au 29 décembre 2025, contre 25,8 milliards de dinars et 116 jours d’importations une année auparavant. Par ailleurs, le dinar continue à faire preuve de résilience sur le marché des changes, se caractérisant par une appréciation vis-à-vis du dollar américain, contre un ajustement modéré face à l’euro.
S’agissant des prix à la consommation, le processus désinflationniste s’est poursuivi au cours des derniers mois, quoiqu’à un rythme relativement lent. Le taux d’inflation s’est maintenu à 4,9% en novembre 2025. Cette évolution résulte, principalement, d’un net ralentissement de l’inflation des produits à prix administrés, dans un contexte marqué par le maintien du gel de la majorité des produits et services concernés, conjuguée à une détente modérée de l’inflation des produits alimentaires frais, laquelle est revenue à 11,1 % en novembre 2025 contre 12 % le mois précédent. En revanche, l’inflation sous-jacente « hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés », a poursuivi sa progression graduelle, atteignant 4,7% en novembre 2025, contre 4,5% un mois auparavant.
Au vu des réalisations, l’inflation devrait s’établir à 5,4%, en moyenne, pour toute l’année 2025 contre 7% en 2024.
Au regard de l’ensemble de ces évolutions, le Conseil d’Administration décide d’abaisser le taux directeur de 50 points de base le ramenant à 7%.
Le Conseil d’Administration indique qu’il continuera de suivre avec attention l’évolution des perspectives d’inflation et des risques entourant la stabilité macroéconomique, et demeure disposé à ajuster, de manière appropriée, l’orientation de la politique monétaire.
« La priorité pour nous est de continuer à investir en Tunisie », déclare Henri Hourcade, directeur général Air France (France, Afrique du Nord, Ouest et centrale, Caraïbes et Océan Indien). Interview.
Quelles sont aujourd’hui les ambitions d’Air France pour le marché tunisien et comment voyez-vous l’évolution de la présence de la compagnie dans le pays ?
La priorité pour nous est de continuer à investir en Tunisie, un marché important pour Air France. Afin de consolider notre présence sur Tunis, nous avons déployé un nouvel avion depuis le 27 octobre dernier. Il s’agit de l’Airbus A220 qui va monter en charge d’ici l’été prochain pour arriver à une desserte uniquement en Airbus A220 qui représente le fer de lance de la modernité des produits d’Air France. Sa capacité est de 148 sièges et il dispose d’une configuration de 2-3 sièges par rangée. Parmi les cinq sièges par rangée 4 sont soit du côté du couloir ou du hublot. C’est un avion extrêmement apprécié par les clients.
Sur Tunis, nous avons déployé un nouvel avion depuis le 27 octobre dernier
Cet avion est également écologique puisqu’il consomme moins de carburant et avec des émissions de CO2 de moins de 20% en comparaison avec la génération précédente de la famille Airbus, d’autant plus que le confort en cabine est plébiscité par nos clients. Il y a en outre moins de nuisances sonores à bord jusqu’à 50% en moins toujours par rapport aux Airbus de la génération précédente.
C’est vraiment l’avion moyen-courrier sur lequel Air France parie. Il représente le premier levier de décarbonation du groupe reposant sur le renouvellement de la flotte pour le moyen-courrier et l’Airbus A350 dans la flotte long-courrier. Nous le déployons sur Tunis avec beaucoup de fierté et pour le plus grand bonheur de nos clients, sachant que l’avion moyen-courrier est aujourd’hui le plus apprécié en termes de confort cabine.
L’A220 est vraiment l’avion moyen-courrier sur lequel Air France parie
Un autre service qui va avec la modernité est le Wifi à bord. Air France est la première compagnie aérienne à avoir un contrat avec Starlink qui permet une meilleure qualité d’accès pour une compagnie aérienne au monde et de couverture de connexion sur toute la planète. Nous aurons 30% des avions équipés de Wifi d’ici la fin de l’année en cours, sachant que nous sommes actuellement à une vingtaine d’avions déjà équipés de Wifi entre moyen et long-courriers. La flotte en sera équipée en totalité à la fin de 2026.
Nous sommes actuellement à une vingtaine d’avions déjà équipés de Wifi
L’accès sera gratuit pour tout le monde, quelle que soit la classe. Il suffit d’être adhérent au programme Flying Blue pour en bénéficier. Ce service, très attendu par les clients, est majeur parmi les innovations des compagnies aériennes.
Peut-on s’attendre à de nouveaux services ou à des évolutions majeures dans l’offre de produits d’Air France à destination ou au départ de la Tunisie ?
Outre le Wifi à bord que je viens de mentionner, Air France continue sa montée en gamme. 2025 est l’année de déploiement des nouvelles cabines et suites La Première avec les destinations Los Angeles, New York, Miami et Tokyo-Haneda. Cette nouvelle offre est accompagnée par une gastronomie exceptionnelle et un parcours sol complètement privatif et unique pour lequel depuis plusieurs années nous avons été régulièrement récompensés par le prix du Meilleur salon « La Première » au monde.
A Tunis, Henri Hourcade (au centre) avec Nadia Azale (DG pour l’Afrique du Nord, Sahel et Côte Ouest) et Olivier Dubus, directeur pays (Tunisie-Algérie) d’Air France.
Sur la cabine affaires long-courrier, nous mettons en place le surmatelas en association avec Sofitel avec la porte coulissante pour plus d’espace privatif. De plus, nous continuons à investir sur les salons. Après celui de Charles de Gaulle au Terminal 2E Hall K qui était un investissement très important pour Air France au début de l’année, nous avons également investi dans deux salons américains à Chicago et à Boston.
Nous sommes, par ailleurs, avec la décarbonation dont nous consacrons chaque année un milliard d’euros pour le renouvellement de la flotte.
Comment l’introduction du NDC va-t-elle transformer l’expérience de réservation pour vos clients et partenaires locaux ?
Ce sujet est essentiel pour Air France. Il s’agit, en réalité, d’une évolution de toute l’industrie aérienne et pas uniquement pour notre compagnie. En fait, NDC est un moyen pour mettre à disposition de nos partenaires agences de voyage les innovations tarifaires qui, sans NDC, ne seraient disponibles que sur le web étant donné qu’elles ne sont pas compatibles avec les anciennes technologies de GDS.
La solution NDC est aussi une technologie de partenariat permettant d’accéder aux tarifs qui ne traversent pas les écrans verts de GDS comme la tarification dynamique. Celle-ci est un moyen d’avoir accès à des tarifs plus compétitifs sur Air France. C’est seulement sur NDC et grâce à cette solution que les agences de voyage partenaires peuvent les vendre à leurs clients.
Il s’agit également d’accéder aux promotions qui sont disponibles uniquement sur le canal web et NDC. C’est un mouvement qui avance bien. Nous sommes sur des niveaux de pénétration qui avancent vite en Europe et également en Tunisie. Nous continuerons en permanence à avancer sur les fonctionnalités pour que les produits soient disponibles et faciles à vendre. Nous travaillons aussi avec nos partenaires agrégateurs de contenu de GDS ou des interfaces tierce pour que les agences aient accès à des systèmes d’agrégation de contenu NDC qui fonctionnent bien.
Air France œuvre à renforcer son offre long-courrier. Quelles sont les perspectives pour les passagers tunisiens souhaitant voyager vers l’Asie, l’Amérique ou vers d’autres destinations lointaines ?
Nous enregistrons cet hiver une progression d’offre sur le long-courrier de 3% grâce notamment aux nouvelles ouvertures du réseau d’Air France. Les nouveautés de l’été 2025 sont maintenues comme Orlando et Riyad, deux destinations qui marchent très bien. Elles sont donc maintenues en hiver et pour les prochaines saisons.
Nous ouvrons aussi cet hiver en Thaïlande Phuket qui démarre sur les chapeaux de roue, puis Punta Cana en janvier en desserte saisonnière sur trois mois. Et pour l’été 2026, nous ouvrirons une autre destination aux Etats-Unis. Il s’agira de Las Vegas.
Flying Blue célèbre cette année ses 20 ans d’existence. Pouvez-vous nous rappeler l’importance de ce programme et les actions prévues pour marquer cet anniversaire auprès de vos clients africains ?
Il s’agit d’un programme qui rassemble maintenant beaucoup d’adhérents, près de 30 millions à travers le monde avec 40 compagnies aériennes partenaires. Il est important également de rappeler que ce programme a été pour la deuxième année consécutive primé par le prix du meilleur programme de fidélisation au monde par le site américain « Point.me ». Celui-ci est la référence mondiale de comparaison des systèmes et des programmes de fidélité. Il est basé sur les votes des clients qui sanctionnent la qualité des programmes de fidélisation, la facilité de cumuler les Miles et la prise de primes, et évaluent le large choix de primes sur l’ensemble des produits tarifaires. Nous en sommes donc très fiers.
Changement à la tête de l’ONTT avec le départ de son actuel directeur général, Helmi Hassine.
Il était en poste depuis le 20 octobre 2023: Helmi Hassine quitte la direction générale de l’Office national du tourisme tunisien après 17 mois à la tête de ce département principal du ministère du Tourisme et de l’Artisanat.
Pour rappel, Helmi Hassine a effectué toute sa carrière au sein de Tunisair où il avait occupé divers postes en Tunisie et à l’étranger.
Mohamed Mehdi Haloui succède à HelmiHassine à la tête de l’ONTT.
Mehdi Haloui a été nommé directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT). Sa nomination a été officialisée dans l’édition du 10 avril 2025 du JORT.
Il remplace Helmi Hassine qui avait été nommé en octobre 2023 à ce poste.