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Rebond inattendu de l’emploi : le chômage fléchit en Italie

Les données publiées jeudi 8 janvier par l’office statistique italien (Istat) montrent que le taux de chômage en Italie a baissé de manière inattendue en novembre.

En Italie, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières a légèrement baissé à 5,7 % en novembre, contre 5,8 % en octobre et 6,2 % en novembre 2024. Les économistes avaient prédit une hausse à 6 %.

Les données ont également montré que le taux d’emploi a chuté à 62,6 % en novembre dernier, contre 62,7 % en octobre dernier.

Le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans a chuté à son niveau le plus bas en neuf mois, s’établissant à 18,8 % en novembre dernier, contre 19,6 % en octobre.

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CNSS : fardeau salarial ou impasse structurelle, quelles sont les revalorisations?

Les cotisations CNSS représentent jusqu’à 26,5 % du salaire brut, un poids écrasant qui freine le pouvoir d’achat. Entre subventions CNSS, hausses de salaires ou intégration de l’informel ? Mustapha Mezghani, directeur général de la Technopole de Sfax et Maher Ketari optent chacun pour une solution, à partir de leur analyse sur le sujet. Débat décrypté pour sauver les retraités.

Mustapha Mezghani tranche : « Augmentons directement les salaires avant de subventionner la Caisse ! » Sans cela, les exonérations ne tariront pas la fuite des cerveaux (plus de 100 000 Tunisiens hautement qualifiés ont émigré en 2025 seul, selon l’INS.)

Paradoxe cruel : entreprises en pénurie de compétences (IT, ingénierie), malgré 16 % de chômage officiel

Mustapha Mezghani pointe l’exode vers l’Europe et le Golfe arabe, dopé par des écarts salariaux abyssaux. Par exemple, le salaire moyen tunisien se monte à 10 fois plus en France, dans certains secteurs. D’où son appel à réviser les rémunérations qui ne doit pas être une option privée. Il prône une refonte nationale, via SMIG revalorisé et incitations fiscales.

Pour débloquer les investissements (seulement 1,2 % du PIB en 2025), Mustapha Mezghani insiste sur l’importance de libérer les prix. Cela signifie avoir un marché tolérant +5-10 % sur les biens de consommation doperait les marges bénéficiaires de 15-20%, finançant embauches et R&D. Cela nous amène à la question suivante : est-ce qu’il serait utile de subventionner la CNSS (idée en débat au Parlement) dans la mesure où les prix restent figés; tout en ayant conscience des risques ? Sans oublier que l’État, déjà endetté à 90% du PIB, creuse son déficit.

Il rappelle à cet effet: « Notre modèle « pay-as-you-go » actifs payant les retraites implose ». Tout en ajoutant : « Dans les années 70-80, le ratio actifs et les retraités était à 10:1, excédents de 500 MDT annuels, détournés vers l’État ou placés (Tunisair : 15 % des parts CNSS ). Résultat en 2026 ? Tunisair  connait des pertes annuelles. Et parallèlement l’État subventionne déjà 2,5 MDT au budget 2025, un pansement.

En outre Mustapha Mezghenni alerte sur le fait que cela booste le recrutement court-termiste (+10 % d’embauches); mais sans réformes (âge de retraite à 65 ans, capitalisation partielle) et zéro emploi durable.

Startups : exonérations CNSS, un levier à rentabiliser sur 20 ans

L’exonération des cotisations patronales sur cinq ans est une aubaine pour l’écosystème startup tunisien : 1 200 immatriculations en 2025 (+30 %/an grâce au Startup Act), générant des emplois inédits. Prenons une scale-up typique : de cinq à 50 salariés, ses cotisations futures (26,5% x 50 x 2 000 TND = 2,6 MDT/an) rentabilisent rapidement les 500 kTND subventionnés.

Les chiffres parlent : l’API recense 15 000 jobs créés de 2020 à 2025, dont 40 % exonérés, pour 80 MDT de retours CNSS. Un taux de mortalité de 70 % ? Inévitable dans ce secteur. Mais les succès comme GoMyCode (500 employés) ou InstaDeep (rachetée 1 milliard USD) embauchent en masse.

Mustapha Mezghenni insiste sur un bilan à 15-20 ans, mesurant croissance (CA x10), export (50 % des revenus) et valorisation.  L’objectif étant d’absorber néanmoins 100 000 chômeurs.

M. Mezghenni conclut sur une vision holistique : hausses salariales couplées à un marché flexible et une CNSS réformée créent un cercle vertueux. Sans cela, les subventions restent une pure illusion. Seul horizon : une Tunisie compétitive post-2026.

Vers une refonte globale : salaires, prix et investissements

De son côté, Maher Ketari, député et membre de la commission des finances n’opte pas pour un élargissement de l’assiette ni une augmentation des taux de cotisation. Mais il tranche pour une solution d’intégration des 40 % d’économie informelle (30 % de la masse salariale estimée). Ces travailleurs – ni déclarés, ni salariés fixes – ne cotisent rien. Les formaliser, rendrait la CNSS excédentaire, comme en 2009-2010, époque où elle générait des placements bancaires rentables.

Même pour les personnes physiques : « Pensez à votre vieillesse ! À 20, 30, 40 ou 50 ans, cotisez pour vous-mêmes. Garantissez retraite et couverture médicale. » Convaincre ces acteurs ? Cela est essentiel pour assainir les caisses.

Solution bis : cotisations complémentaires privées

Si l’intégration traîne, il faut instaurer une cotisation complémentaire, comme ailleurs. La CNSS/CNRPS reste de base; chacun cotisant en parallèle dans un fonds privé pour combler l’écart retraite. Il estime qu’il est « inacceptable qu’un cadre à 4 000-5 000 TND finisse à 1 500-2 000 TND mensuels. »

Cela demande un effort individuel, mais est vital face à l’inversion démographique (plus de retraités que d’actifs d’ici 2035). Il relève que la Tunisie regrette ne dispose pas d’un fonds souverain comme dans les pays nordiques, une provision pour les générations futures.

Inciter l’informel : confiance avant tout, sans contrôle fiscal

Alors, comment motiver ? « C’est dans ton intérêt : cotise et pas de contrôle fiscal ensuite ! » Il recommande de séparer la déclaration CNSS du fisc. Et ce, afin d’installer un climat de confiance, pilier subjectif de l’économie. Sans confiance politique-économique, il y a zéro investissement. Avec elle, tout décolle.

En somme, Maher Ketari conclut : « L’économie saine naît de la confiance. C’est la solution immédiate et logique. »

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États-Unis : coup de froid sur l’emploi privé

L’emploi dans le secteur privé américain a progressé en décembre, mais à un rythme inférieur aux prévisions, selon les données publiées mercredi 7 janvier par ADP.

Plus précisément, les entreprises américaines ont créé 41 000 emplois le mois en décembre 2025, après une baisse de 29 000 en novembre. Selon les estimations médianes des analystes interrogés par Reuters, la création d’emplois devrait atteindre 47 000, après une baisse de 32 000 en novembre.

Ces données interviennent avant la publication, vendredi 9 janvier, d’un rapport gouvernemental sur l’évolution de l’emploi dans les secteurs privé et public, qui devrait indiquer que l’économie américaine a créé 60 000 emplois le mois dernier.

L’attention devrait toutefois se porter sur le taux de chômage, qui a atteint son plus haut niveau en quatre ans en novembre. Les analystes prévoient toutefois un ralentissement de sa progression à 4,5 %, contre 4,6 % en novembre.

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La Tunisie et sa souveraineté vestimentaire

La question du plein emploi en Tunisie est trop souvent abordée par le haut : chiffres macroéconomiques, réformes financières, plans d’austérité ou promesses d’investissements étrangers. Elle est rarement pensée à partir du quotidien, de ce qui touche chaque citoyen dans ses gestes les plus simples. Or, s’habiller est l’un de ces gestes universels, répétitifs, constants, et pourtant profondément politiques. Et si s’habiller tunisien pourrait aider à retrouver le plein emploi, la dignité économique et l’empreinte culturelle ?

Zouhaïr Ben Amor *

Pendant plusieurs décennies, la Tunisie a su se vêtir elle-même. Cette réalité, aujourd’hui presque oubliée, n’était ni marginale ni archaïque : elle constituait un véritable système économique intégré, capable de faire travailler des dizaines de milliers de personnes, de structurer les villes et les villages, et d’ancrer la production dans la culture locale. La mémoire de cette époque n’est pas une nostalgie : elle est un gisement de solutions.

La thèse défendue dans cet article est simple mais exigeante : la souveraineté vestimentaire peut devenir un levier central du plein emploi en Tunisie, tout en restaurant une dignité économique, une cohérence culturelle et une ambition africaine.

Quand la Tunisie s’habillait elle-même

Il fut un temps où la Tunisie produisait l’essentiel de ce qu’elle portait. Les tissus sortaient d’usines nationales, parmi lesquelles la célèbre Sogitex, symbole d’une industrie textile publique protégée et structurante. Ces tissus étaient ensuite transformés localement : robes, jupes, costumes, draps, manteaux. Dans chaque quartier, dans chaque rue presque, travaillaient des couturières et des tailleurs.

Ce modèle reposait sur plusieurs piliers solides : une industrie textile nationale protégée ; un artisanat de confection dense et diffus; un commerce de proximité; et une culture du sur-mesure et de la réparation.

Même les chaussures, souvent peu confortables mais accessibles, étaient tunisiennes. Les espadrilles, imparfaites mais bon marché, permettaient à chacun de se chausser dignement. Les importations étaient limitées aux accessoires : boutons, fermetures éclair, mercerie. La valeur ajoutée, elle, restait locale.

Ce choix n’était pas accidentel. Il relevait d’une politique économique consciente, fondée sur la protection des industries naissantes, comme l’ont fait avant nous l’Europe, les États-Unis ou le Japon (Chang, 2002).

Le rôle structurant du protectionnisme intelligent

Contrairement au discours dominant actuel, le protectionnisme n’est pas un gros mot. Il devient nocif lorsqu’il est aveugle et permanent. Mais lorsqu’il est temporaire, ciblé et stratégique, il constitue un outil de développement essentiel (Rodrik, 2011).

Dans le cas tunisien, la protection du textile a permis : la montée en compétence de la main-d’œuvre ; la stabilisation de l’emploi urbain et féminin ; et la constitution d’un tissu industriel et artisanal cohérent.

Le textile est un secteur intensif en main-d’œuvre, particulièrement adapté à un pays à forte démographie active et à faible capital. En abandonnant cette protection sans stratégie de substitution, la Tunisie a exposé son industrie à une concurrence internationale écrasante, souvent fondée sur des coûts sociaux et environnementaux insoutenables.

La double destruction : malls et friperies

Aujourd’hui, deux modèles dominent l’habillement en Tunisie, et tous deux sont destructeurs de souveraineté.

Les malls ou l’importation du prestige :les centres commerciaux proposent des produits importés, souvent haut de gamme, inaccessibles à la majorité. Ils drainent les devises, créent peu d’emplois qualifiés et participent à une dépendance culturelle, où l’élégance est perçue comme nécessairement étrangère.

Les friperies ou l’illusion de l’accessibilité : à l’autre extrême, les friperies offrent des vêtements à bas prix, mais au coût caché immense. Elles détruisent la production locale, inondent le marché de vêtements usagés venus du Nord et transforment la Tunisie en décharge textile mondiale (Niinimäki et al., 2020).

Entre le luxe importé et la seconde main massive, l’industrie nationale n’a plus d’espace pour respirer.

Définition et portée de la souveraineté vestimentaire

Par analogie avec la souveraineté alimentaire (Patel, 2009), la souveraineté vestimentaire peut se définir comme la capacité d’un pays à produire majoritairement, sur son territoire, des vêtements accessibles, adaptés culturellement, socialement et économiquement à sa population.

Il ne s’agit ni d’autarcie ni de repli identitaire. Il s’agit de maîtrise : maîtrise des chaînes de valeur, des emplois, des savoir-faire, des normes.

La dépendance vestimentaire est une fragilité stratégique. Un pays incapable d’habiller sa population dépend entièrement de flux extérieurs, soumis aux crises, aux ruptures logistiques et aux rapports de force internationaux.

Gandhi et le vêtement comme acte politique

L’exemple de Mahatma Gandhi est ici central. En promouvant le khadi, tissu filé et tissé localement, Gandhi ne prônait pas le retour au passé, mais un acte de désobéissance économique face à l’industrie textile britannique. Le vêtement devenait un symbole de dignité, d’autonomie et de résistance (Roy, 1999).

La leçon est universelle : se vêtir n’est jamais neutre. C’est choisir un système économique plutôt qu’un autre.

Le textile comme moteur du plein emploi

Relancer une filière textile intégrée permettrait  d’absorber une partie massive du chômage, de créer des emplois féminins stables, de revitaliser les régions, et de réhabiliter les métiers manuels.

Chaque dinar investi dans le textile crée plus d’emplois que dans les secteurs capitalistiques. Le plein emploi ne viendra pas des technologies importées seules, mais de secteurs à forte intensité humaine, enracinés localement (ILO, 2018).

Habiller l’Afrique : une ambition réaliste

La Tunisie ne doit pas penser petit. L’Afrique est le continent de demain : croissance démographique, urbanisation, émergence d’une classe moyenne. La demande en vêtements adaptés, abordables et de qualité y est immense.

Grâce à sa position géographique, son savoir-faire et son histoire textile, la Tunisie peut devenir une plateforme vestimentaire africaine, à condition de reconstruire d’abord son marché intérieur.

Azzedine Alaïa et le génie tunisien du vêtement

La preuve que la Tunisie possède un talent exceptionnel dans l’art d’habiller est incarnée par Azzedine Alaïa. Parti de Tunisie, devenu l’un des plus grands couturiers à Paris, Alaïa n’a jamais renié son rapport charnel au tissu, à la coupe, au corps.

Son parcours démontre que l’excellence tunisienne peut être universelle sans être déracinée. Il est l’illustration parfaite de ce que pourrait devenir une filière nationale ambitieuse : une alliance entre artisanat, créativité et modernité.

Se vêtir pour se redresser

La souveraineté vestimentaire n’est ni un slogan ni une utopie. Elle est un choix de société. Elle engage l’emploi, la culture, l’environnement, la dignité.

S’habiller tunisien, ce n’est pas seulement consommer autrement. C’est produire autrement, penser autrement, transmettre autrement. C’est redonner un sens au travail, une valeur au geste, une cohérence à l’économie.

Comme hier, dans les rues d’Ez-Zahra et d’ailleurs, la Tunisie peut à nouveau se vêtir elle-même – et, ce faisant, se remettre debout.

Bibliographie indicative

Chang, H.-J. (2002). Kicking Away the Ladder. Anthem Press.

Rodrik, D. (2011). The Globalization Paradox. Oxford University Press.

Patel, R. (2009). Food Sovereignty. Journal of Peasant Studies.

Niinimäki, K. et al. (2020). The Environmental Price of Fast Fashion. Nature Reviews Earth & Environment.

Roy, A. (1999). The Politics of the Spinning Wheel. Oxford India.

International Labour Organization (2018). Employment-intensive industries and development.

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Important appui financier de la BM à l’emploi marocain

La Banque mondiale (BM) finalise un premier financement de 500 millions de dollars pour soutenir la nouvelle feuille de route marocaine pour l’emploi. Sollicité par le gouvernement face à la persistance du chômage, ce programme vise à accélérer la création d’emplois inclusifs, notamment pour les femmes et les jeunes, tout en accompagnant la transition vers une croissance verte, écrit Le Matin.

Malgré la résilience de l’économie nationale, le marché du travail peine à suivre : hausse du chômage, faible taux d’activité, pertes d’emplois persistantes en zones rurales et écart croissant entre une population active en hausse (+10 % en dix ans) et une création d’emplois limitée (+1,5 %), explique la Banque mondiale. « Les femmes restent pénalisées par des contraintes sociales et un accès insuffisant aux services essentiels. Tandis que les jeunes souffrent d’un décalage entre formation et besoins du marché », explique l’institution de Bretton Woods.

Le programme conjoint avec la Banque mondiale s’inscrit dans la “Feuille de route globale pour l’emploi“, articulée autour de huit axes. Il renforcera les politiques publiques visant à stimuler la demande de main-d’œuvre : amélioration de l’environnement des affaires, simplification administrative, modernisation du droit du travail et consolidation de la justice commerciale. L’objectif est de permettre aux entreprises, en particulier les petites et moyennes, de gagner en productivité et en capacité d’embauche.

Sur le versant de l’offre, l’appui portera sur l’amélioration de l’employabilité via la formation professionnelle, les politiques actives d’emploi et le développement des services de garde d’enfants pour soutenir la participation des femmes au marché du travail.

Le programme ambitionne enfin de mobiliser davantage de capitaux privés et de lever les obstacles au développement des secteurs porteurs, dont ceux liés à la transition énergétique, afin de bâtir un marché du travail plus dynamique, inclusif et durable, ajoute la BM.

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Coopération tuniso-italienne : investir ensemble dans les compétences

La Tunisie et l’Italie renforcent leur partenariat stratégique à travers le lancement opérationnel du projet « Tunisie professionnelle », officiellement amorcé lors de la première réunion de son comité de pilotage tenue récemment à Tunis.

À cette occasion, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a souligné l’importance d’accélérer l’élaboration du plan d’action et du calendrier de mise en œuvre du projet, insistant sur la nécessité de traduire les engagements de la coopération internationale en résultats concrets et durables.

Financé dans le cadre de la coopération tuniso-italienne et mis en œuvre en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), le projet « Tunisie professionnelle » s’inscrit dans une dynamique de soutien aux réformes structurelles du système national de formation professionnelle. Il vise à renforcer l’adéquation entre l’offre de formation et les besoins du marché du travail, à améliorer l’employabilité des jeunes et à accompagner le développement socioéconomique du pays.

Le programme cible des secteurs stratégiques à fort potentiel d’emploi, notamment le tourisme, le bâtiment et les travaux publics, ainsi que la conduite et la maintenance des engins. Il prévoit la modernisation des équipements pédagogiques, l’introduction de technologies avancées telles que les simulateurs, et la réhabilitation des infrastructures de formation.

Transfert d’expertise et le partage de bonnes pratiques

Au-delà des investissements matériels, le projet met l’accent sur le transfert d’expertise et le partage de bonnes pratiques entre partenaires tunisiens et italiens. Il comprend la mise à jour des curricula, le renforcement des compétences des formateurs et le développement de partenariats étroits avec les acteurs économiques, afin d’anticiper l’évolution des besoins en qualifications.

Dans son intervention, le ministre a rappelé que les projets issus de la coopération internationale doivent s’inscrire dans une vision stratégique globale, visant à consolider le rôle régulateur de la formation professionnelle, à renouveler les approches pédagogiques et à approfondir les liens avec le tissu productif.

La réunion du Comité de pilotage a rassemblé les représentants des institutions nationales concernées ainsi que les partenaires de la coopération, notamment le ministère de l’Économie et de la Planification, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), l’Agence de formation dans les métiers du tourisme (AFMT) et l’Agence italienne de coopération au développement (AICS), illustrant la dimension multipartite et internationale de ce programme structurant.

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La prospérité ne se décrète pas, elle se construit

Depuis la révolution de 2011, la Tunisie a traversé des phases politiques variées, d’un régime parlementaire avec le bricolage des consensus à celui présidentiel. Les Tunisiens ont expérimenté plusieurs modèles, sans que l’un d’eux ne réussisse à répondre pleinement aux attentes sociales et économiques. Cette succession de gouvernances a souvent entretenu un espoir de changement rapide, avant de laisser place aux désillusions.

 

Entre attentes élevées et réalités décevantes

Au fil des années, les Tunisiens ont vu de toutes les couleurs, de l’espoir au désenchantement, de la mobilisation à la passivité. Chaque transition politique a suscité l’espoir d’une amélioration immédiate des conditions de vie; mais les problèmes structurels sont restés tenaces.

 

Ces attentes, souvent placées dans des solutions politiques ou des slogans salvateurs, n’ont pas permis de transformations durables, révélant ainsi l’écart entre les promesses et la réalité socio-économique.

 

Un enseignement doit aujourd’hui être tiré de cette trajectoire. Il n’existe pas de remède miracle, ni de programme politique capable, seul, de régénérer l’économie et la société. Les formules simplistes, qu’elles viennent de la scène nationale ou des recommandations externes (FMI), se sont montrées insuffisantes pour répondre aux défis structurels du pays. C’est désormais vers une prise de conscience collective qu’il faut tendre, une conscience que la prospérité ne se décrète pas, mais se construit.

 

Les formules simplistes, qu’elles viennent de la scène nationale ou des recommandations externes (FMI), se sont montrées insuffisantes pour répondre aux défis structurels du pays.

 

Le travail et la productivité comme piliers de la relance

La seule voie réaliste vers la croissance et la richesse collective passe par une valorisation du travail et une hausse durable de la productivité. Cela implique des réformes en profondeur du système éducatif, de la formation professionnelle, de l’environnement des entreprises et des incitations à l’innovation. Une économie ne peut prospérer sans une main-d’œuvre qualifiée, un secteur privé dynamique et une administration efficace. Tous ces facteurs reposent sur l’effort, la compétence et la persévérance.

 

Le véritable défi pour la Tunisie aujourd’hui est de générer cette prise de conscience et de l’ancrer en un projet national partagé. Il s’agit de dépasser les clivages politiques et de placer le travail, l’investissement et la création de valeur au cœur du modèle de développement. Les Tunisiens, forts de leur expérience des quinze dernières années, ont la capacité de bâtir une prospérité sur des bases solides. Seul l’engagement productif de tous dans l’édification d’un avenir économique viable et juste est capable de changer la donne.

 

Les Tunisiens, forts de leur expérience des quinze dernières années, ont la capacité de bâtir une prospérité sur des bases solides. Seul l’engagement productif de tous dans l’édification d’un avenir économique viable et juste est capable de changer la donne.

 

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Comment faire revenir les talents tunisiens de l’étranger ?

L’Association tunisienne des diplômés des écoles supérieures (Atuge) a organisé, le mardi 23 décembre 2025, à l’hôtel Paris-Les Berges du Lac, un atelier pour présenter les résultats d’une étude sur l’attractivité de la Tunisie pour les talents tunisiens résidant à l’étranger. Cette étude, qui s’inscrit dans le cadre du projet Thamm-Ofii, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), est réalisée par le bureau d’études Emrhod Consulting.

Latif Belhedi

L’objectif principal de cette enquête intitulée «Attractivité : une feuille de route pour attirer des projets de la communauté tunisienne à l’étranger», consiste à mieux comprendre les motivations, les freins, et les conditions de retour des Tunisiens du monde. Et à identifier les profils socio-économiques de ces derniers, leurs liens avec la Tunisie, leurs perspectives de retour, les obstacles rencontrés ou anticipés, ainsi que les leviers qui pourraient rendre le retour plus attractif.

L’étude, qui a porté sur plus de 1 000 membres de la diaspora tunisienne, a montré que 59 % d’entre eux n’ont pas l’intention de rentrer, tandis que 20 % ont exprimé un désir clair de rentrer et 21 % envisagent un possible retour sans plan précis pour le moment.

Parmi ceux qui souhaitent rentrer, 24 % aspirent à créer des projets entrepreneuriaux en Tunisie, 21 % envisagent d’y passer leur retraite, tandis que 34 % citent des raisons familiales comme principale motivation de leur retour.

Les obstacles identifiés comprennent le manque d’opportunités d’emploi, des niveaux de salaire insatisfaisants, de nombreuses difficultés liées au climat entrepreneurial, des problèmes d’accès au financement, un manque d’information et des procédures administratives complexes.

Sur la base de ces constats, l’étude propose une feuille de route pratique visant à renforcer l’attractivité de la Tunisie pour la diaspora, à faciliter la participation économique et sociale de ses membres et à encourager un retour durable, qu’il soit partiel ou permanent.

L’atelier a été l’occasion de présenter cette feuille de route et d’échanger des points de vue avec les institutions et structures publiques et privées sur l’efficacité des mesures proposées et sur les moyens de les mettre en œuvre concrètement afin de faire de la communauté tunisienne à l’étranger un élément central du développement économique et social du pays.

Pour revenir à l’enquête, on en citera ici les principales recommandations :

1- renforcer l’attractivité économique, en facilitant l’accès aux opportunités économiques et aux marchés porteurs ; en dynamisant l’écosystème entrepreneurial, en simplifiant l’accès au financement, en créant des fonds dédiés et en réduisant les barrières à la création d’entreprise ; mais aussi en encouragent et en attirant les investisseurs par l’amélioration de l’environnement fiscal et réglementaire.

2- améliorer les conditions de vie, en investissant dans les infrastructures sanitaires, éducatives, de transport et de sécurité, en développant des services adaptés aux retraités (santé, qualité de vie, sécurité sociale), et en assouplissant le marché du travail pour une meilleure insertion professionnelle des Tunisiens du monde ;

3- simplifier l’environnement administratif et financier, en digitalisant les procédures pour alléger les démarches administratives et réduire les délais, et en simplifiant les règles bancaires et de change pour faciliter les transferts de capitaux et les opérations financières;

4- renforcer la protection sociale, en négociant des accords bilatéraux avec les pays de résidence pour garantir le transfert des pensions de retraite sans exigence de présence physique régulière (en instaurant un contrôle et un suivi en ligne par exemple), et en mettant en place un système de sécurité sociale transférable, accessible aux Tunisiens du monde.

5- Garantir un cadre stable et prévisible, en renforçant la transparence des institutions et la stabilité des politiques économiques pour restaurer la confiance des Tunisiens du monde dans le pays.

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Baromètre EY 2025 : la fonction RH face au défi des compétences

Ressources Humaines - RH - EmploiLe baromètre EY du capital humain en Tunisie 2025 dévoilé vendredi 12 décembre à l’occasion de la 12ème édition des HR Awards, organisée par l’Arforghe et la KAS, brosse le portrait d’une fonction RH qui évolue sans avoir atteint les niveaux ambitionnés pour être plus efficiente et plus performante.

Si les pratiques administratives se digitalisent progressivement — 67 % des entreprises ont automatisé certains processus — la fonction demeure largement cantonnée à un rôle opérationnel classique qui reste limité à la planification annuelle des effectifs, les formations réactives et une gestion de courts termes.

La situation qui révèle une tension profonde estime Ernest and Young. Les RH perçoivent clairement l’accélération des mutations du travail, mais n’arrivent pas encore à concevoir une vision stratégique capable d’anticiper les compétences, les métiers et les modèles organisationnels de demain.

Résultat : la fonction reste souvent en retrait des décisions structurantes, alors même que le capital humain devient le principal levier de compétitivité.

L’IA, catalyseur d’un changement de posture

Dans pareil contexte, l’intelligence artificielle devient un accélérateur potentiel de maturité RH. Elle permettrait de transformer en profondeur la manière de gérer les talents par l’automatisation des tâches répétitives à faible valeur ajoutée, l’optimisation du recrutement grâce à l’analyse de données et la personnalisation des parcours de formation et de carrière via l’anticipation des besoins en compétences.

Mais l’IA est jusqu’à présent un outil, elle ne crée de valeur que si elle est intégrée dans une vision RH claire, alignée sur les priorités business. Sans gouvernance ni cap, elle risque de rester un instrument technologique isolé, incapable de faire évoluer le rôle des RH vers celui de véritable partenaire stratégique.

« Les responsables RH identifient les transformations à l’œuvre, mais peinent encore à construire une vision stratégique capable d’anticiper les compétences et les métiers de demain. »

Préserver l’emploi en le réinventant et en l’adaptant

Les chiffres sont sans appel : 70 % des employeurs déclarent un besoin urgent de nouvelles compétences, et le déficit mondial de talents pourrait atteindre 85 millions de personnes d’ici 2030. Cette tension sur les compétences redéfinit le débat autour de l’IA.

L’enjeu n’est pas la disparition de l’emploi, mais sa transformation. Les algorithmes absorbent les tâches standardisées ; les femmes et les hommes se recentrent sur ce qui fait la valeur durable du travail : créativité, intelligence émotionnelle, leadership, capacité à donner du sens et à fédérer.

Préserver l’emploi, dans ce contexte, signifie investir massivement dans la montée en compétences, encourager la mobilité interne et installer une logique d’apprentissage continu. La RH devient alors l’architecte des trajectoires professionnelles, plutôt que la simple gestionnaire des effectifs.

Dans son ouvrage 21 leçons pour le 21ème siècle Noah Harari parle de machines qui remplacerait la force physique, mécanique, de l’homme. Avec l’Intelligence Artificielle (IA), c’est la force cognitive qui est également remplacée.

Pour lui, échapper aux algorithmes artificiels serait difficile, dans la mesure où il suffit aux ingénieurs de comprendre et copier les propres comportements des hommes, qui sont eux-mêmes considérés par la science comme des algorithmes biochimiques.

C’est ainsi que les IA peuvent désormais faire preuve “d’intuition » et prédire les comportements d’autrui. Mais il y a plus. Les IA se connectent plus facilement et sont régulièrement mises à jour. Cela leur offre un avantage sur les humains”.

« Sans gouvernance ni alignement stratégique, l’intelligence artificielle reste un outil isolé, incapable de transformer durablement la fonction RH. »

Les risques à ne pas sous-estimer

L’étude EY met toutefois en garde contre plusieurs dérives potentielles dont l’usage des biais algorithmiques dans le recrutement, susceptibles de renforcer les inégalités existantes, la tentation d’une surveillance excessive des collaborateurs au nom de la performance, la perte de confiance lorsque les décisions RH apparaissent déshumanisées,

Ces risques sonnent comme un signal d’alarme : l’IA n’est jamais neutre. Elle reflète les choix, les valeurs et les biais de ceux qui la conçoivent et l’utilisent. D’où la nécessité de garde-fous éthiques, juridiques et managériaux, et du maintien d’une gouvernance humaine sur toutes les décisions sensibles.

Œuvrer pour une fonction RH stratégique et responsable

Pour 89 % des dirigeants interrogés par EY, une fonction RH stratégique sera déterminante pour le succès des entreprises dans les cinq prochaines années. Cette ambition suppose un changement de posture clair pour formaliser une stratégie RH alignée sur la vision de la direction générale, passer à une organisation centrée sur les compétences plutôt que sur les postes, développer une culture inclusive et diversifiée, encore insuffisamment concrétisée en Tunisie et assumer un rôle de leader technologique, capable d’orchestrer l’intégration de l’IA avec discernement et responsabilité.

« Les algorithmes absorbent les tâches standardisées, tandis que l’humain se recentre sur la créativité et le leadership. »

Quand l’atout RH vacille

Les enquêtes de l’ITCEQ ont longtemps identifié les ressources humaines comme un pilier majeur du climat des affaires en Tunisie, perçu positivement par les chefs d’entreprise.

Mais le constat de 2022 marque un tournant préoccupant : l’indice RH chute à 68,7/100, son plus bas niveau depuis sa création. Ce recul traduit une fragilisation de la fonction RH, qui peine à maintenir son rôle d’atout stratégique dans un environnement de plus en plus exigeant.

Une alerte qui appelle la transition

Ce déclin n’est pas anodin : il signale que les pratiques RH, encore trop centrées sur l’opérationnel, ne suffisent plus à répondre aux attentes des talents et aux mutations du marché. La fonction RH doit donc amorcer une transition profonde, passant d’un rôle administratif à une autorité stratégique du capital humain. C’est là que l’intelligence artificielle entre en scène.

« Sans garde-fous éthiques, l’IA peut renforcer les inégalités existantes et fragiliser la confiance des collaborateurs. »

 L’IA, levier de redressement

L’intégration de l’IA peut contribuer à inverser la tendance baissière des hautes compétences en Tunisie en en automatisant les tâches répétitives, en redonnant du temps aux équipes pour l’accompagnement humain et en anticipant les besoins en compétences grâce à l’analyse prédictive. L’IA peut être une opportunité pour repositionner la fonction RH comme pilier stratégique du climat des affaires, capable de regagner son indice de confiance et de redevenir un moteur de croissance.

Le déclin mesuré par l’ITCEQ agit comme un signal d’alarme : sans transformation, la fonction RH risque de perdre son statut d’atout majeur. Mais en embrassant l’IA avec discernement, elle peut redevenir un levier central de compétitivité et de stabilité, en Tunisie comme ailleurs. La transition vers une RH augmentée par l’intelligence artificielle est donc moins une option qu’une nécessité stratégique.

Pour Ernest and Young, la révolution de l’intelligence artificielle n’oppose pas l’homme à la machine. Elle interroge la capacité des organisations à créer une complémentarité féconde entre efficacité technologique et intelligence humaine.

Amel Belhadj Ali

CHIFFRES CLES

  • 67 % : La digitalisation progresse, mais reste majoritairement administrative. Elle ne s’accompagne pas encore d’un repositionnement stratégique de la fonction RH.
  • 70 % : La pénurie de compétences devient structurelle. Elle impose une refonte des politiques de formation et de mobilité interne.
  • 85 millions : Ce déficit mondial accentue la concurrence entre économies pour attirer et retenir les talents.
  • 89 % : Les dirigeants placent la RH au cœur de la performance future, soulignant l’urgence du changement de posture.
  • 68,7/100 : La baisse de l’indice RH traduit une perte de confiance dans la capacité actuelle des RH à soutenir le climat des affaires.

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ATFP : début des inscriptions en ligne pour les sessions 2026 dès lundi

ATFP : début des inscriptions en ligne pour les sessions 2026 dès lundi

La Tunisie s’apprête à lancer, dès ce lundi 8 décembre, les inscriptions aux sessions de formation professionnelle de février et d’avril 2026, a annoncé l’Agence tunisienne de la formation professionnelle. Les inscriptions se feront via la plateforme numérique dédiée, dans le cadre d’une stratégie visant à moderniser les services et à les rendre plus accessibles […]

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Tunisie : Le Parlement valide le recrutement direct des chômeurs de longue durée

Les députés ont franchi un pas important, ce samedi 29 novembre 2025, en adoptant à 128 voix l’article 57 du projet de loi de finances 2026. Ce texte ouvre la voie au recrutement direct d’une première cohorte de diplômés chômeurs de longue durée, une revendication portée depuis des années par plusieurs collectifs.

La mesure vise expressément les titulaires de diplômes supérieurs dont la période de chômage s’est étirée, parfois au-delà d’une décennie. Elle s’inscrit dans le cadre d’un programme national d’intégration qui fera l’objet d’un examen plus détaillé lors de la séance plénière du 16 décembre 2025, consacrée au projet de loi dédié au recrutement des chômeurs de longue durée.

Reste toutefois la question cruciale du financement. Interpellée par les élus, la ministre des Finances a admis que le programme pourrait être financé à travers les dépenses imprévues inscrites dans le budget. Un mécanisme qui reste incertain et dépend largement des marges disponibles en cours d’exercice.

Un chantier délicat

Le vote de l’article 57 marque une avancée politique, mais ouvre aussi un chantier délicat : comment intégrer durablement des milliers de diplômés dans la fonction publique sans aggraver la pression budgétaire ? La réponse viendra peut-être le 16 décembre, lors de l’examen de la loi qui doit transformer cette promesse en dispositif opérationnel.

En attendant, pour de nombreux diplômés concernés, cette adoption représente un premier souffle d’espoir… mais encore loin d’une entrée effective dans l’administration.

Lire aussi : FMI : Une croissance modérée de 1,6% prévue pour la Tunisie en 2025

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