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Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ?

Le vaste territoire du Grand Nord avec ses énormes réserves de terres rares riches en uranium, fer, or, nickel, pétrole et gaz fait saliver le très gourmand président américain Donald Trump dont la boulimie semble ne connaître aucune limite ces derniers temps. Ses visées sur le Groenland ne datent pas d’hier mais cette fois-ci, il est déterminé à ne pas lâcher le morceau surtout que le Danemark, propriétaire du territoire, est faible face à l’appétit d’ogre de l’Oncle Sam. Quant à la population autochtone qui ne veut ni des Danois ni des Américains mais souhaite une indépendance totale, elle n’a pas droit au chapitre. La prédation trumpienne a donc toutes ces chances d’aboutir. 

Imed Bahri

Suite à la récente intervention militaire de l’administration du président américain Donald Trump au Venezuela, les ambitions de Washington d’annexer le Groenland ne relèvent plus de la simple «fantaisie politique», comme l’ont qualifiées il n’y a pas si longtemps les autorités danoises mais sont devenues une réalité débattue dans les capitales européennes.

Dans une analyse publiée par The Times, Oliver Moody a présenté quatre options possibles pour que Washington étende son contrôle sur cette île bénéficiant d’un statut d’autonomie mais faisant partie du Royaume du Danemark. 

Selon le journal britannique, les récentes déclarations de Trump concernant la nécessité absolue de mettre la main sur le Groenland pour des raisons de sécurité nationale ne sont plus considérées comme de simples chimères politiques.

Le président américain, qui évoque la possibilité d’annexer l’île depuis 2019, a réaffirmé, après les récents événements, que les États-Unis «l’obtiendront d’une manière ou d’une autre», compte tenu de ce qu’il décrit comme la présence croissante de la Russie et de la Chine dans l’Arctique.

Ce changement de ton s’accompagne d’une position plus intransigeante au sein de l’administration américaine. Stephen Miller, conseiller à la sécurité intérieure et chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche chargé des politiques, a remis en question la souveraineté du Danemark sur le territoire, affirmant que personne n’entrera en guerre contre les États-Unis pour l’avenir du Groenland. 

Dans ce contexte, le Times a présenté quatre scénarios principaux d’évolution de la crise…

Premier scénario : invasion militaire

Bien que les États-Unis soient militairement capables d’occuper cette île peu peuplée avec une résistance minimale, cette option comporte des risques importants.

Selon les analystes, l’occupation du territoire d’un État membre de l’Otan pourrait sonner le glas de l’alliance et inciter la Russie et la Chine à prendre des mesures d’escalade dans l’Arctique, compromettant ainsi la sécurité des États-Unis.

Second scénario : coercition et pressions économiques

Ce scénario est jugé le plus probable par le journal car Trump dispose d’un important levier d’influence, principalement financier. Bien que le Danemark rejette l’idée de «vendre» le Groenland, les habitants de l’île pourraient être tentés par les promesses américaines d’investissements de plusieurs milliards de dollars dans leur économie dépendante jusque-là de la pêche et de l’aide danoise.

Washington a déjà lancé une campagne pour gagner les faveurs de la population en ouvrant un consulat dans la capitale Nuuk et en fournissant une aide à l’éducation et au développement, ce qui converge avec les accusations selon lesquelles la Maison-Blanche tenterait d’attiser des sentiments séparatistes au sein de la société insulaire.

Troisième scénario : libre association

Des informations indiquent que l’option de signer un «accord de libre association» avec le Groenland est à l’étude à Washington, similaire aux accords conclus avec les Palaos, la Micronésie et les Îles Marshall dans le Pacifique occidental.

Aux termes d’un tel accord, le Groenland obtiendrait une indépendance nominale vis-à-vis du Danemark en échange du contrôle total de son territoire par l’armée américaine et d’importants privilèges commerciaux.

Le Times cite Elizabeth Buchanan, experte en géopolitique polaire, dans son livre intitulé ‘‘Voudriez-vous posséder le Groenland ?’’, qui affirme que cette option pourrait séduire les dirigeants locaux en quête d’indépendance mais qu’à son avis, elle nécessite l’approbation du parlement danois, ce que Copenhague tente d’éviter à tout prix.

Quatrième scénario : jouer sur les deux tableaux

Dans ce jeu complexe, le Danemark pourrait parvenir à conserver une souveraineté nominale en échange d’un renforcement de la présence militaire américaine et de la conclusion d’accords commerciaux pour l’exploitation des abondantes ressources minérales rares et stratégiques de l’île.

Selon Buchanan, la mentalité pragmatique de Trump le pousse à exiger une «acquisition totale» comme point de départ des négociations, obtenant ainsi ce qu’il souhaite, même si cela ne correspond pas à ses ambitions initiales.

La réalité sur le terrain

Selon Buchanan, le premier élément à prendre en compte pour comprendre la situation est que la logique américaine repose sur des facteurs géographiques et sécuritaires.

La capitale, Nuuk, est plus proche de la côte est des États-Unis que du Danemark et l’île constitue un emplacement idéal pour le déploiement de systèmes d’alerte avancée antimissile et une plateforme potentielle pour des installations nucléaires de «seconde frappe» en cas de futur conflit nucléaire avec la Russie.

Le second élément est la faiblesse du Danemark : ni l’Otan ni l’Union européenne ne devraient mobiliser un soutien militaire concret pour Copenhague si Washington décide d’imposer un fait accompli par la force, compte tenu des répercussions qui pourraient pratiquement signifier la fin de l’Otan sous sa forme actuelle.

Le troisième élément essentiel pour comprendre la situation sur le terrain est que, selon Buchanan, l’objectif principal du peuple groenlandais est l’indépendance totale.

D’après des sondages cités par le Times, 85% des Groenlandais s’opposent à une adhésion directe aux États-Unis. Cependant, leurs opinions sur les ambitions de Trump sont partagées : 43% y voient une opportunité économique, tandis que 45% les perçoivent comme une menace. 

Buchanan estime, comme le rapporte le Times, que l’issue des négociations dépendra de la capacité des dirigeants groenlandais à tirer profit de la situation, en exploitant l’intérêt de Trump pour l’île afin de faire pression sur Copenhague et de la retourner contre Washington, dans le but d’obtenir des concessions plus importantes qui ouvriraient la voie à l’indépendance.

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Trump lorgne sur la compagnie pétrolière vénézuélienne

Le Wall Street Journal rapporte que l’administration américaine planifie une stratégie visant à dominer l’industrie pétrolière vénézuélienne pour les années à venir. Dans ce cadre, Donald Trump aurait déclaré à ses collaborateurs qu’il pense que ses efforts pourraient contribuer à faire baisser les prix du pétrole à 50 dollars le baril, souligne pour sa part Reuters.

Le rapport cite des sources bien informées selon lesquelles un plan à l’étude prévoit que les États-Unis exercent un certain contrôle sur la compagnie pétrolière d’État vénézuélienne (Petróleos de Venezuela,  SA), notamment en acquérant la majeure partie de sa production et de sa commercialisation pétrolières.

De hauts responsables américains estiment que les États-Unis devaient contrôler indéfiniment les ventes et les recettes pétrolières du Venezuela afin de stabiliser l’économie du pays, de reconstruire son secteur pétrolier et de s’assurer qu’il agisse dans l’intérêt de l’Amérique.

Dans cette optique, le producteur pétrolier Chevron est en pourparlers avec le gouvernement américain afin d’étendre une licence d’exploitation clé au Venezuela. Ce qui lui permettrait d’accroître ses exportations de pétrole brut vers ses propres raffineries et de vendre à d’autres acheteurs.

Par ailleurs, les États-Unis ont arraisonné, mercredi 7 janvier, deux pétroliers liés au Venezuela dans l’océan Atlantique, dont l’un naviguait sous pavillon russe.

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Pétrole : des prix sous 70 $ en 2026 malgré les tensions

Les perspectives du marché pétrolier pour 2026 retiennent l’attention des analystes, après une année 2025 marquée par une forte volatilité. Les prix du baril ont évolué entre 58 et 83 dollars le baril, sous l’effet combiné de facteurs économiques et géopolitiques majeurs.

Après avoir franchi le seuil des 80 dollars début 2025, les cours du baril ont rapidement reculé à la mi-janvier à la suite de nouvelles sanctions américaines contre la Russie. En avril, l’annonce par Washington de droits de douane visant la majorité des pays du monde a accentué la pression sur les prix, avant une nouvelle phase de baisse en juin, alimentée par les craintes de perturbations de l’approvisionnement liées à la guerre israélo-iranienne.

Malgré ces chocs successifs, les prix du pétrole se sont globalement maintenus au-dessus des 60 dollars le baril en 2025, contredisant les scénarios d’un excédent massif, dans un contexte d’estimations parfois divergentes de l’offre et de la demande émanant des grandes institutions internationales.

Des prix globalement proches de 2025

La plupart des experts interrogés estiment que les prix du pétrole en 2026 devraient rester proches de leurs niveaux de 2025, même si plusieurs facteurs pourraient infléchir la tendance.

Ali bin Abdallah Al-Riyami, conseiller énergétique au Sultanat d’Oman et ancien directeur général du marketing au ministère de l’Énergie et des Minéraux, prévoit un prix moyen annuel inférieur à 70 dollars. Selon lui, les cours devraient évoluer entre 55 et 65 dollars au premier et au deuxième trimestre de 2026, contre 65 à 70 dollars sur la même période en 2025. Une amélioration est envisageable au second semestre, à la faveur d’une conjoncture économique plus favorable et d’un apaisement des tensions géopolitiques, notamment avec une possible fin de la guerre commerciale. En l’absence d’intervention spécifique des huit pays de l’alliance OPEP+, les prix resteraient toutefois cantonnés entre 60 et 65 dollars.

Paul Heikin, rédacteur en chef de Petroleum Economist, partage une analyse similaire. Il anticipe des prix compris entre 55 et 60 dollars à court terme en 2026, avant une remontée vers 70 à 75 dollars au second semestre. Il souligne néanmoins le rôle de facteurs imprévisibles, comme la Russie, le Venezuela ou l’Iran, ainsi que l’éventuel ralentissement des achats stratégiques chinois à des niveaux de prix plus élevés. Selon lui, ces éléments devraient instaurer un plafond de fait autour de 75 à 80 dollars le baril.

Ahmed Chawki, directeur de l’unité de recherche énergétique, estime pour sa part que les prix resteront sous pression en raison d’un excédent attendu, sauf retournement majeur, tel qu’un accord de paix entre l’Ukraine et la Russie ou des décisions politiques inattendues des États-Unis. Il prévoit des cours autour de 60 à 65 dollars au premier semestre 2026, suivis d’une légère hausse au second semestre, soutenue par une reprise économique progressive et un nouvel assouplissement monétaire des banques centrales.

Giovanni Stanovo, analyste matières premières chez UBS, table sur un Brent à 62 dollars à la fin du premier trimestre 2026, 65 dollars à la mi-année et 67 dollars en fin d’exercice.

Des moyennes annuelles sous pression

La fondation Vanda Insights EnergyMarkets anticipe un prix moyen annuel du Brent compris entre 60 et 64 dollars le baril, dans un contexte d’excédent estimé entre un et 1,5 million de barils par jour.

Pour Nader Etim, analyste du marché pétrolier au Moyen-Orient chez Argus Media, l’évolution des prix dépendra largement des décisions des huit pays de l’OPEP+. Bien qu’un surplus d’offre soit attendu et que l’alliance poursuive ses hausses de production, il estime que l’OPEP+ pourrait ajuster sa stratégie en cas de baisse marquée des prix afin de soutenir le marché. Il prévoit ainsi un prix moyen proche de celui de 2025, voire légèrement inférieur, entre 66 et 68 dollars.

À l’inverse, Omod Choukri, conseiller principal en géopolitique énergétique, se montre plus pessimiste, avec une moyenne attendue entre 50 et 58 dollars, contre 66 à 69 dollars en 2025. Selon lui, seuls un durcissement des sanctions contre l’Iran ou la Russie, ou une reprise chinoise plus vigoureuse que prévu, pourraient pousser les prix vers 60 à 65 dollars. Le scénario de base reste néanmoins inférieur à 60 dollars, en raison de la forte hausse de l’offre hors OPEP.

Christine Guerrero, spécialiste du secteur pétrolier et gazier, prévoit pour sa part un Brent moyen entre 55 et 60 dollars, certains analystes n’excluant pas une chute vers 40 à 50 dollars en cas de surplus marqué.

Le Brent peut-il atteindre 80 dollars ?

Selon Christine Guerrero, des perturbations inattendues pourraient resserrer l’équilibre du marché, générer une prime de risque et propulser les prix vers 70 à 80 dollars, voire davantage lors de pics temporaires.

Bob McNally, président de RapidanEnergy, reste toutefois pessimiste. Il estime que le scénario central, avec une probabilité de 60 %, voit le Brent converger vers le milieu des 50 dollars, à mesure que l’excédent pétrolier se déplace du transport maritime vers les capacités de stockage terrestres de l’OCDE.

Enfin, Carole Nakhle, PDG de CristolEnergy, souligne que le principal risque haussier pour 2026 demeure géopolitique. Une escalade des tensions ou des perturbations imprévues dans les grandes zones de production pourraient temporairement réduire l’offre et provoquer une flambée des prix.

En conclusion, la plupart des experts s’accordent à prévoir un prix du Brent compris entre 55 et 65 dollars sur l’ensemble de l’année 2026, avec un potentiel de hausse vers 75 dollars en cas d’amélioration économique ou de choc géopolitique majeur :

  • 1er et 2e trimestres : 55 à 65 dollars le baril.
  • 3e et 4e trimestres : 68 à 75 dollars le baril.

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Etats-Unis – Venezuela : une histoire de pétrole lourd

Ce qui s’est produit au Venezuela est, avant tout, une problématique économique. Le pays, qui s’est enfoncé dans le chaos, abrite pourtant 17 % des réserves mondiales de pétrole. L’oncle Sam, qui se focalise depuis quelques temps sur la sécurisation des différentes ressources naturelles pour se développer, ne peut pas rater une telle opportunité.

 

Un gisement encore peu exploité

Actuellement, le Venezuela possède les plus grandes réserves pétrolières au monde, avec 303 milliards de barils, constituées majoritairement de pétrole extra-lourd non conventionnel provenant de la ceinture pétrolifère de l’Orénoque. Étant donné que les perspectives de croissance de la production du Venezuela sont supérieures à celles de sa demande intérieure, le potentiel d’exportation du pays sera encore plus important à l’avenir.

 

Les données de production récentes révèlent la volatilité caractérisant les schémas de perturbation de l’approvisionnement en pétrole brut vénézuélien. Selon les estimations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la production est tombée au-dessous de 1 million de barils par jour fin 2025.

 

Du brut extra-lourd à volonté

Tout tourne effectivement autour de ce qui est appelé des ressources pétrolières non conventionnelles qui sont nécessaires pour compléter l’approvisionnement mondial en pétrole au cours des prochaines décennies.

 

Lire aussi: Venezuela – Adnen Limam : « L’intervention US enterre l’ordre mondial post-1945 »

 

Sont considérés comme conventionnels les pétroles bruts qui peuvent être produits dans les conditions économiques et technologiques actuelles et dans celles attendues dans un avenir proche. Le pétrole non conventionnel comprend les gisements de densité supérieure à celle de l’eau, ou le pétrole lourd.

 

Compte tenu des contraintes liées à la production de ces ressources, le Venezuela peut constituer une source fiable de pétrole extra-lourd non conventionnel pour bien longtemps.

 

Pourquoi les Etats-Unis en ont besoin ?

Les États-Unis ont besoin de pétrole brut lourd car leur infrastructure de raffinage, en particulier le long de la côte du Golfe, a été spécifiquement conçue pour traiter le pétrole dense et à haute teneur en soufre.

 

Des milliards de dollars ont été investis dans des machines complexes conçues pour traiter les importations en provenance du Canada, du Mexique et du Venezuela. Le remplacement ou la réaffectation de ces installations pour traiter le pétrole brut léger produit par la fracturation hydraulique nationale n’est pas réalisable sur le plan économique, car cela coûterait cher et prendrait des années à se concrétiser.

 

De plus, le pétrole brut lourd est essentiel pour produire des produits industriels très demandés comme le diesel, le kérosène et l’asphalte, qui ne sont pas aussi facilement dérivés du pétrole léger. Cela garantit que les États-Unis peuvent produire le mélange spécifique de produits raffinés nécessaire à leurs secteurs du transport et de la construction.

 

Cela crée un équilibre commercial stratégique. Les États-Unis exporteront leur pétrole brut léger de qualité supérieure vers les marchés internationaux à un prix plus élevé tout en important du pétrole brut lourd moins cher pour maximiser les marges bénéficiaires des raffineries et répondre aux besoins nationaux en carburant.

 

C’est pour cette raison que le Groenland, convoité publiquement par le président américain pour ses importantes ressources minières et son emplacement stratégique, doit sérieusement s’inquiéter.

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Pétrole : l’Algérie appelle à la vigilance

L’Algérie a souligné dimanche 4 janvier l’importance d’une vigilance accrue et d’une coordination plus étroite, tant au sein du groupe de l’alliance OPEP+ qu’avec tous les pays participant à la Déclaration de coopération.

L’invitation de l’Algérie est intervenue lors de la participation, dimanche par vidéoconférence, le ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, à la réunion de coordination des huit pays dans le cadre de l’« OPEP+ », qui comprend l’Algérie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et la Russie.

Un communiqué du ministère algérien des Hydrocarbures et des Mines indique que cette réunion, qui s’est tenue en présence du PDG du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, du directeur de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures, Samir Bekhti, et de représentants du ministère, s’inscrivait dans le cadre du suivi régulier de la situation du marché pétrolier mondial et du renforcement de la coordination entre les huit pays participant à la Déclaration de coopération (OPEP+), qui procèdent à des ajustements volontaires de leurs niveaux de production.

Lors de cette réunion, les ministres ont examiné en détail les perspectives à court terme du marché pétrolier, dans un contexte d’incertitude économique internationale et de demande modérée et saisonnière. Les discussions ont également porté sur l’évolution récente des fondamentaux du marché, ainsi que sur les perspectives pour les mois à venir.

À cette occasion, le ministre d’État et ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines a souligné l’importance d’une vigilance accrue et d’une coordination renforcée, tant au sein du G8 qu’avec tous les pays signataires de la Déclaration de coopération. Mohamed Arkab a également réaffirmé l’engagement de l’Algérie envers les décisions collectives prises, qu’il a jugées conformes et appropriées à la conjoncture actuelle, tout en insistant sur la nécessité de préserver l’efficacité et la crédibilité du mécanisme de coopération.

À l’issue de la réunion, les participants ont renouvelé leur engagement à poursuivre des consultations régulières et à œuvrer de manière responsable et proactive afin de contribuer à la stabilité du marché pétrolier mondial.

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L’Amérique de Trump nous ramène deux siècles en arrière

L’attaque-surprise a duré 45 minutes. Entre 2.00 et 2.45 du matin, des dizaines d’hélicoptères ‘’Blackhawk’’ ont bombardé Caracas, tué de nombreux militaires et civils, endommagé d’importantes infrastructures et réussi à enlever le président Maduro et sa femme, tirés de leur lit. Le président vénézuélien devrait comparaitre devant un tribunal new yorkais pour faire face aux charges dont l’accuse Donald Trump : « trafic de drogue et terrorisme ».

La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a été chargée des fonctions de présidente par intérim. Sa première déclaration fut d’insister que Maduro est toujours le président légitime du Venezuela, et d’exiger sa libération et son retour dans son pays. Déclaration qui n’a pas plu au président kidnappeur qui, dans une rencontre avec la presse, l’a menacée en ces termes : « Si elle ne se comporte pas correctement, elle payera un prix très lourd, probablement plus lourd que Maduro. »

Il va sans dire que, dans l’esprit de Trump, « se comporter correctement », signifie faire ce qu’exige Washington; non ce qui est dans l’intérêt du peuple vénézuélien.

Ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis kidnappent un président en exercice et le jugent par un tribunal américain. En 1989, Bush père avait envoyé les forces spéciales de l’US Army au Panama pour enlever le président Manuel Noriega qui fut jugé et jeté en prison où il mourut.

Mais ce qu’a fait Trump le 3 janvier au Venezuela est autrement plus grave et plus complexe. Le kidnapping du président légitime d’un Etat souverain, que beaucoup qualifient d’ « acte de brigandage d’un pays fort contre un pays faible », s’explique pour deux raisons principales.

La première a trait au pétrole et aux richesses minières du Venezuela. Trump n’a pas fait mystère de sa volonté et de sa détermination de s’en emparer en renversant le régime de Maduro et de le remplacer par un autre qui servirait les intérêts de l’empire plutôt que ceux du peuple vénézuélien.

La seconde raison est de barrer la route de l’Amérique latine aux « pays ennemis », c’est-à-dire la Chine, la Russie et l’Iran qui ont établi des relations économiques et politiques très développées avec le Venezuela. En d’autres termes, « l’acte de brigandage » perpétré par Trump à Caracas est aussi un message à tous les pays d’Amérique latine : tout président latino-américain qui ose défier Washington en mettant les intérêts de son peuple au-dessus de ceux de l’empire, pourrait subir le même sort que Nicolas Maduro.

Les plus pessimistes n’ont pas imaginé pire début de l’année 2026 dont l’humanité entière a souhaité qu’elle soit un peu moins désastreuse que sa précédente. Que peut-on attendre d’une année qui commence par le coup de grâce au droit international, déjà fortement malmené par les prédécesseurs de Trump et leurs alliés fanatiques en Israël.

Ce qu’a fait Trump au Venezuela le 3 janvier nous ramène deux siècles en arrière quand les empires coloniaux pratiquaient la politique de la canonnière pour piller les richesses des pays qui n’avaient pas la capacité de se défendre.

Il n’y a pas beaucoup de différence entre ce que faisaient il y a deux siècles la France en Algérie et la Grande Bretagne en Inde et ce que fait aujourd’hui l’Amérique de Trump. Celles-là avaient occupé militairement et dominé politiquement les pays à piller, et celle-ci, échaudée par ses aventures catastrophiques au Vietnam, en Irak et ailleurs, cherche à imposer un régime local qui tournerait le dos à son peuple et ouvrirait le Venezuela au pillage.

Le drame est que, face à des développements de grande gravité pour la stabilité mondiale, les réactions se limitent à des condamnations verbales ou, comme en Europe, à un silence embarrassant. Sans parler de la presse des deux côtés de l’Atlantique qui traite un événement majeur comme un simple fait divers.

Imaginons un instant que Poutine a envoyé ses hélicoptères à Kiev et a ramené Zelensky pour le juger à Moscou pour terrorisme, ou la Chine a kidnappé le président taiwanais, Lai Ching-Te, pour le juger à Pékin pour trahison. Dans quel degré d’ébullition serait le monde aujourd’hui ? L’Amérique et l’Europe auraient mis la planète sens dessus-dessous, brandissant évidemment les grands principes de la morale, de la démocratie, de la liberté, de la souveraineté et autres balivernes qui sonnent comme de sinistres plaisanteries au vu de l’état dans lequel se trouve le droit international aujourd’hui.

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Ce que l’affaire du Venezuela nous dit

Hier matin, samedi 3 janvier 2026, le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a été capturé avec son épouse à Caracas et exfiltré par des unités spéciales américaines. Ces événements sont intervenus 36 ans, jour pour jour, après la capitulation de l’ancien président du Panama, Manuel Noriega, qui s’est rendu, le 3 janvier 1990, aux troupes américaines ayant envahi son pays deux semaines auparavant. Aussi répréhensibles moralement et du point de vue du droit international qu’ils puissent paraître, ces événements ne font que refléter la réalité brute et sans fard de notre monde et des véritables rapports de force sur la scène internationale.

Elyes Kasri *

De nombreux idéalistes et idéologues gauchistes vont crier au scandale et au banditisme international en feignant d’ignorer que ce qui est arrivé à Caracas pourrait bien être répliqué dans d’autres régions, y compris la nôtre, car si l’Amérique du Sud tombe sous le coup de la fameuse doctrine Monroe [qui établit le continent américain comme sphère d’influence des États-Unis, les positionnant comme protecteurs face aux autres puissances, doctrine qui évoluera vers un interventionnisme pour défendre les intérêts de Washington, Ndlr], l’Afrique du Nord fait partie, qu’on le veuille ou non, de la ceinture sécuritaire de l’Alliance Atlantique avec un dénominateur commun pétrolier.

Caracas pourrait n’être en fin de compte que le prélude d’une tragédie qui pourrait frapper bientôt Téhéran et probablement l’Afrique du nord.

On ne nargue pas impunément à l’Amérique

Feu Habib Bourguiba l’avait pressenti, il y a plus d’un demi-siècle, notamment en prodiguant de précieux conseils au bouillonnant colonel libyen Mouammar Kadhafi qui a fini par payer lui-même et son pays au prix cher son inconscience et sa transe révolutionnaire.

L’inoubliable discours de Bourguiba du 15 décembre 1972 au Palmarium [où il lui a expliqué qu’on ne s’attaque pas impunément à l’Amérique, quand on n’a pas les moyens économiques, technologiques et militaires pour lui faire face, Ndlr], reste plus que jamais d’actualité.

Évidemment, n’est pas Bourguiba qui veut.

Par ailleurs, et en dépit de son caractère assez inédit et surprenant, l’opération américaine de neutralisation de la direction politique du Venezuela, pays détenteur des plus grandes réserves mondiales de pétrole et pourtant mal géré et connu plutôt pour les rodomontades pseudo révolutionnaires de ses dirigeants, n’a pas suscité une grande réaction négative chez les Tunisiens car ils ont pendant des décennies entières souffert des effets pernicieux des pétrodollars dans leur voisinage immédiat avec leurs effets inflationnistes et corrupteurs et surtout des pétro-barbouzes, sorte de voyous de quartier dopés aux recettes pétrolières détournées sans vergogne parmi une clique militaire aussi corrompue qu’impopulaire et arrogante.

Les Tunisiens et les pétro-barbouzes

Depuis son indépendance, la Tunisie a payé au prix fort son voisinage plein de pétro-barbouzes et de richesses naturelles détournées et mal utilisées avec tous les effets pervers imaginables sur son économie et sa stabilité.

Si les enseignements de la fin tragique du bouillonnant colonel libyen et de l’enfer que vit son pays depuis son élimination n’ont pas été suffisamment tirés, il reste à espérer que le sort de Nicolas Maduro et de son pays donneront matière à réflexion aux pétro-barbouzes du coin.

Sinon, la 6ème flotte n’est qu’à quelques encablures. Quant à la Russie et la Chine, elles ont visiblement d’autres chats à fouetter pour le moment que de voler au secours de leurs supposés protégés.

* Ancien ambassadeur.

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Pétrole : l’Opep+ face au spectre d’un excédent d’offre 

La première réunion de l’alliance en 2026 aura lieu dimanche 4 janvier, après une baisse annuelle des prix supérieure à 18 %.

L’alliance Opep+, qui produit environ la moitié du pétrole mondial, se réunira dimanche 4 janvier pour discuter des politiques de production pétrolière, après une chute des prix du brut de plus de 18 % en 2025, la plus forte baisse depuis 2020, sur fond d’inquiétudes croissantes concernant une surabondance de l’offre.

Les huit pays de l’Opep+ – Arabie saoudite, Russie, Émirats arabes unis, Kazakhstan, Koweït, Irak, Algérie et Oman – ont relevé leurs objectifs de production pétrolière d’environ 2,9 millions de barils par jour d’avril à décembre 2025, ce qui équivaut à environ 3 % de la demande mondiale de pétrole. Ils s’étaient mis d’accord en novembre dernier pour suspendre les augmentations de production au premier trimestre 2026.

Le 30 novembre, l’Opep+ est convenue de maintenir la production pétrolière au niveau de l’alliance inchangée pour 2026, la prochaine réunion ministérielle devant se tenir le 7 juin 2026…

Les décisions récentes de l’alliance ont également consisté à réaffirmer le niveau global de production de pétrole brut pour les pays membres de l’Opep et les pays producteurs non membres participant à la Déclaration de coopération, tel que convenu lors de la 38e réunion ministérielle de l’Opep+, jusqu’au 31 décembre 2026.

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Le pétrole recule malgré les tensions russo-ukrainiennes

Les prix du pétrole ont légèrement baissé dans la matinée de mardi 30 décembre après avoir progressé de plus de 2 % lors de la séance précédente, en partie à cause du recul des prix des métaux précieux. Et ce, en dépit de la montée des tensions entre la Russie et l’Ukraine.

Le prix du Brent pour livraison en février a reculé de 21 cents, soit 0,3 %, à 61,73 dollars le baril mardi matin. Le contrat de mars, plus actif, a cédé 19 cents, soit 0,3 %, à 61,30 dollars. Le prix du WTI américain a baissé de 20 cents, soit 0,3 %, à 57,88 dollars.

Les deux cours de référence du pétrole brut ont progressé de plus de 2 % à la clôture lors de la séance précédente après que Moscou a accusé Kiev d’avoir ciblé la résidence du président Vladimir Poutine. Ce qui a suscité des inquiétudes quant aux perturbations de l’approvisionnement, relève Reuters.

Par ailleurs, les métaux précieux ont fortement chuté lundi. L’argent et le platine reculant par rapport à leurs sommets historiques, dans un contexte de prises de bénéfices après la récente hausse.

De son côté, Kiev a rejeté les accusations de la Russie selon lesquelles l’Ukraine a visé Poutine, les qualifiant de sans fondement et visant à torpiller les négociations de paix.

Les opérateurs de marché s’inquiètent également de l’évolution de la situation au Moyen-Orient. Et ce, après que le président américain Donald Trump a déclaré que son pays pourrait soutenir une nouvelle frappe majeure contre l’Iran si ce dernier reprenait le développement de son programme de missiles balistiques ou de son programme nucléaire.

De plus, Trump a mis en garde le Hamas contre de graves conséquences s’il ne déposait pas les armes. Tout en ajoutant qu’il souhaitait passer à la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, conclu en octobre après deux ans de guerre à Gaza.

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Tunisie : Recul généralisé de la production sur les principaux champs pétroliers

La production nationale de pétrole brut a reculé de 11% pour s’établir à 1006 kilotonnes, selon les dernières données publiées par l’Observatoire national de l’Énergie et des Mines. Cette évolution ressort du rapport sur la conjoncture économique arrêté à fin octobre. Le repli concerne la majorité des champs pétroliers en activité.

D’après l’Observatoire, la baisse de la production a touché la plupart des principaux champs. Les plus fortes diminutions ont été enregistrées à Barka (-82%), Nawara (-41%) et Ashtart (-28%).

D’autres sites affichent également des replis notables, notamment Adem (-17%), Gherib (-20%), El Hajeb/Guebiba (-13%), Halk El Manzel (-11%), Miskar (-7%) et El Borma (-4%), confirmant une tendance baissière étendue à l’ensemble du secteur.

Des hausses ponctuelles sur certains sites

À l’inverse, quelques champs ont enregistré une amélioration de leur production. Il s’agit notamment d’Ezzaouia (+45%), de Gremda/El Ain (+370%) et de D.S.T (+35%).

Des progressions plus modestes ont également été relevées à Bir Ben Tartar (+3%) et à Cercina (+1%), sans toutefois compenser la baisse globale observée au niveau national.

Repli de la production journalière

L’Observatoire indique par ailleurs que la moyenne journalière de la production pétrolière est passée de 29,1 mille barils par jour à 25,6 mille barils par jour sur un an.

Cette évolution confirme la contraction de la production nationale de pétrole brut et ses implications directes sur l’équilibre énergétique du pays.

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Tunisie : Le directeur général ainsi que trois agents d’une société pétrolière publique arrêtés

La justice tunisienne a décidé de placer en garde à vue le directeur général d’une société pétrolière relevant du ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines.

Cette décision a été prise par le Parquet du pôle judiciaire économique et financier, suite à des investigations pour des dérives financières et administratives présumées au sein de l’entreprise, rapporte Mosaique FM.

Selon des sources judiciaires, trois autres cadres de la société, dont un représentant syndical, ont également été placés sous le coup de la garde à vue. Les enquêtes sont menées par la Brigade centrale des recherches économiques et financières du Garde national à l’Aouina, dans le cadre d’un dossier portant sur des soupçons de corruption et de malversations administratives.

Ce dossier intervient dans un contexte où les autorités tunisiennes multiplient les contrôles dans le secteur public, en particulier dans les entreprises stratégiques, afin de lutter contre la corruption et renforcer la transparence financière.

Les investigations en cours permettront de déterminer l’ampleur des irrégularités et d’identifier les responsabilités de chacun.

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Hydrocarbures et énergies vertes : Le plan de relance du gouvernement

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a annoncé que l’État entend revitaliser le secteur des hydrocarbures en adoptant des législations favorables à l’investissement et en révisant le code des hydrocarbures. L’objectif : renforcer la souveraineté énergétique et combler le déficit croissant provoqué par la baisse de la production nationale.

Un secteur en recul et des réformes en préparation

Présentant le projet de budget de l’État et le budget économique 2026 devant une séance plénière conjointe de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts (CNRD), Sarra Zaafrani Zenzri a indiqué que la production d’hydrocarbures a chuté de près de 30% entre 2021 et 2025.

Cette baisse s’explique par la diminution de la rentabilité de plusieurs champs pétroliers, notamment ceux d’El Borma et d’Achtrat, mais aussi par le désengagement des grandes compagnies internationales. Résultat : le taux d’indépendance énergétique du pays a reculé de 93% en 2010 à seulement 41% en 2024.

Pour inverser cette tendance, le gouvernement prévoit, dès 2026, de relancer les activités de recherche, d’exploration et de développement des gisements. Des mesures seront prises pour « rétablir la confiance des investisseurs », notamment par la simplification et l’accélération des procédures d’autorisation et la mise en avant des sites les plus rentables.

Cap sur les énergies renouvelables

Parallèlement, l’exécutif compte intensifier les efforts de transition énergétique, avec l’ambition de produire 35 % de l’électricité nationale à partir des énergies renouvelables.

Selon la cheffe du gouvernement, plusieurs projets solaires, totalisant 800 mégawatts, ont été attribués au premier semestre 2025. Parmi eux figurent une centrale photovoltaïque de 100 MW à Matbasta (Kairouan), ainsi que deux stations de 50 MW à Sidi Bouzid et Tozeur, dont trois entreront en service d’ici la fin de l’année.

De nouvelles licences ont également été octroyées pour quatre unités solaires supplémentaires, tandis que deux centrales électriques à cycle combiné sont opérationnelles à Sfax. Ces initiatives s’ajoutent aux projets menés dans le cadre de la production sous licence et de l’autoproduction.

La cheffe du gouvernement a souligné que les énergies renouvelables représentent aujourd’hui un pôle d’attraction majeur pour les investisseurs. Entre janvier et septembre 2025, les investissements déclarés dans ce domaine ont atteint environ 1,66 milliard de dinars, soit 28% du total national.

Elle a rappelé que ces résultats s’inscrivent dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de transition énergétique, appuyée par des partenariats solides avec des opérateurs expérimentés et un cadre juridique modernisé, incluant le système de concession.

Une vision à long terme

Sarra Zaafrani Zenzri a également évoqué deux projets structurants. L’interconnexion électrique Tunisie-Italie (ELMED), qui fera du pays un hub régional des énergies propres ; et le programme national de transition énergétique, doté d’un financement de 343 millions de dinars, destiné à développer davantage la production issue de ressources renouvelables.

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Tunisie : La paralysie du secteur énergétique fait chuter les exportations de 34%

Les exportations tunisiennes d’énergie ont reculé de 34% à fin septembre 2025, selon une note de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE). L’organisation tire la sonnette d’alarme sur une crise énergétique structurelle, marquée par l’effondrement de la production nationale de pétrole et de gaz, et une dépendance croissante aux importations.

Un effondrement de la production nationale

La note intitulée « Importations : les dessous d’un trend contrasté » dresse un constat préoccupant : la production quotidienne de pétrole est passée de 77 000 barils en 2010 à seulement 27 000 barils en 2025. Cette chute drastique traduit, selon l’IACE, « une dégradation pluriannuelle et continue » du secteur.

L’institut souligne que même les espoirs placés dans le champ gazier de Nawara, longtemps présenté comme une bouffée d’oxygène pour l’économie tunisienne, se sont « bien volatilisés ». Les chiffres le confirment : la production de pétrole de Nawara a reculé de 47%, passant de 54,2 Ktep à fin août 2024 à 28,7 Ktep en août 2025. La production de gaz naturel a elle aussi chuté de 25%, pour s’établir à 169 Ktep.

Un déficit commercial énergétique toujours lourd

Cette paralysie du secteur continue de peser lourdement sur le déficit commercial, dont la part liée à l’énergie représente désormais 48%. Sans la baisse des cours mondiaux, la situation aurait été encore plus critique. En effet, le prix moyen du baril de pétrole a diminué de 84 dollars à 72 dollars entre juin 2024 et juin 2025, soit une baisse de 15%, atténuant partiellement la facture énergétique.

Grâce à cet essoufflement des prix, les importations de produits énergétiques ont légèrement reculé de 11,8% à fin septembre 2025, alors qu’elles avaient bondi de 14,5% sur la même période un an plus tôt.

Une alerte sur la dépendance énergétique du pays

Pour l’IACE, ces indicateurs traduisent une crise systémique : chute des capacités de production, sous-investissement dans la prospection, lenteur des réformes et désengagement progressif des investisseurs étrangers. L’institut estime qu’un nouveau modèle énergétique s’impose, fondé sur la diversification des sources et le développement des énergies renouvelables.

« Sans une refonte profonde de la gouvernance du secteur, la Tunisie continuera à importer la majorité de ses besoins énergétiques », avertit le rapport.

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Hydrocarbures : Dix nouveaux puits prévus à El Borma d’ici 2030 pour relancer la production

Le ministère de l’Industrie annonce un vaste programme de forages mené par la société italo-tunisienne SITEP pour réduire le déficit énergétique national.

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a annoncé la mise en œuvre d’un programme de développement et d’exploration pétrolière dans le champ d’El Borma, mené par la Société italo-tunisienne d’exploitation du pétrole (SITEP). Ce plan, qui s’étendra jusqu’en 2030, vise à renforcer la production nationale d’hydrocarbures et à réduire le déficit énergétique.

Le projet prévoit le forage de dix nouveaux puits de pétrole et de gaz, dont deux seront réalisés en 2025 et 2026, selon la réponse du ministère à une question écrite adressée par un député de l’Assemblée des représentants du peuple concernant la situation de la SITEP.

L’entreprise, à participation publique, ne relève pas du régime classique des marchés publics, mais applique des procédures validées par son conseil d’administration, précise la note. Les commissions d’ouverture des offres techniques et financières, ainsi que la commission des marchés, comprennent des représentants du ministère des Finances et du ministère de l’Industrie.

Concernant la baisse de production du champ d’El Borma, le ministère explique qu’elle résulte du déclin naturel des gisements, estimé à environ 8 % par an, mais aussi de contraintes techniques : retards dans l’approvisionnement en matériel, problèmes de maintenance des équipements de forage et difficultés financières ayant découragé certains fournisseurs de participer aux appels d’offres en raison de créances accumulées.

Malgré ces obstacles, la production d’El Borma a enregistré une hausse de 15 % à fin mars 2025, comparée à la même période de 2024. Une amélioration que le ministère attribue aux efforts soutenus de la société pour relancer la production.

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