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Taxe de transport: un site pour le paiement en ligne est disponible pour cette catégorie de véhicules

Bonne nouvelle pour les professionnels du transport! Fini les déplacements inutiles et les longues files d’attente. Les propriétaires de véhicules dédiés au transport de personnes, taxis, bus, louages ou véhicules touristiques, ainsi que les détenteurs de camions de transport de marchandises dont la charge utile dépasse 5 tonnes peuvent désormais s’acquitter en ligne de la taxe unique de compensation du transport routier. 

Il convient de noter que les taxis s’acquittent d’un montant annuel de 60 Tnd.

L’information a été annoncée mardi par la Direction générale de la comptabilité publique et du recouvrement. Concrètement, le règlement s’effectue par voie électronique, à l’aide des cartes bancaires ou postales, via la plateforme officielle du ministère des Finances: taxe-circulation.finances.gov.tn. Un clic suffit désormais là où il fallait autrefois patience et paperasse.

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Plan de développement 2026-2030… pour une économie forte, résiliente et équitable

Un conseil ministériel consacré au projet du Plan de développement 2026-2030, s’est tenu mardi 6 janvier 2026, présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri.

Le projet du Plan de développement pour la période 2026-2030, a souligné la cheffe du gouvernement, a fait l’objet d’un suivi minutieux lors de ses différentes étapes d’élaboration. Et ce, en adoptant pour la première fois une approche ascendante, partant du niveau local, puis régional, en passant par les districts, pour atteindre le niveau national. Sa préparation synthétise les rapports élaborés à cet effet par les conseils locaux, régionaux et de districts, a-t-elle expliqué.

Cela garantit la cohérence de la politique sociale et économique de l’Etat, ainsi que des projets de développement proposés par les différents conseils élus, afin d’établir un nouveau modèle de développement qui assure la réalisation de la justice sociale et un développement équilibré et équitable, conformément à la vision du président de la République, Kaïs Saïed. En un mot, le plan répond aux aspirations et aux attentes légitimes des Tunisiens et des Tunisiennes.

Construction d’une économie forte avec l’IA en soutien

Il vise à réaliser une intégration économique et sociale globale et équitable entre les régions, et à baliser la voie pour la construction d’une économie forte, résiliente et capable de résister aux transformations et défis à l’échelle mondiale. Elle a mentionné à ce propos, au niveau de l’économie mondiale, les tensions géostratégiques et le ralentissement de la croissance mondiale.

Evoquant les transformations numériques et l’intelligence artificielle, la cheffe du gouvernement a cité l’accélération du rythme de la transformation numérique et l’utilisation de l’intelligence artificielle.

Penser aux énergies vertes

Quant aux des défis climatiques, environnementaux et de la transition énergétique, Mme Zenzri a rappelé la dépendance accrue aux énergies renouvelables, ainsi que l’orientation des investissements vers le déploiement de technologies propres dans les activités de l’économie verte et circulaire; en plus des défis environnementaux croissants dus à la pollution et au système de gestion des déchets.

Equité sociale

Pour la cheffe du gouvernement, l’élaboration de ce plan de développement vise à atteindre la justice sociale et un développement équitable et équilibré, lesquels sont au cœur de la politique économique de l’État.

Ainsi, sur le plan économique, l’objectif est d’accélérer la croissance à des niveaux plus élevés, en soutenant les secteurs à forte valeur ajoutée, en renforçant l’innovation et la recherche, et en stimulant l’investissement productif. L’objectif est de renforcer la résilience de l’économie nationale face aux chocs et d’améliorer sa compétitivité, permettant ainsi de créer des emplois décents et de réduire les taux de chômage, notamment auprès des jeunes et des diplômes du supérieur.

S’agissant du plan social, l’objectif est de renforcer l’équité sociale, en élargissant la base des bénéficiaires de la richesse créée, en vue de réduire les taux de pauvreté et de précarité, de renforcer les systèmes de protection sociale et de garantir l’égalité des chances en matière d’accès à l’éducation, à la santé et à l’emploi. Cela renforce la cohésion sociale et concrétise la confiance des citoyens dans les politiques de l’État.

Penser aux régions les moins développées

Au niveau territorial, l’objectif est d’orienter les investissements, notamment publics, vers les régions les moins développées, en accordant la priorité au développement des infrastructures et à l’amélioration de la qualité des services de base, afin de stimuler le développement local, de réduire les disparités territoriales et de renforcer l’attractivité des régions. Cette action permettra de concrétiser le processus de développement territorial équilibré et contribuera à la création de nouveaux pôles de croissance décentralisés.

Réformes…

Ainsi, la mise en œuvre des réformes nécessaires au niveau des textes juridiques- ce qui consacre l’harmonie entre les dimensions économiques, sociales et territoriales, à travers l’adoption d’une approche basée sur la mise en place d’un modèle de développement global et équitable- permettra de répondre aux aspirations et aux attentes des citoyens.

Sarra Zaafrani a également souligné que le projet du plan de développement 2026-2030 constitue une étape nationale décisive, rompant avec les politiques précédentes. Lesquelles ont entraîné des déséquilibres sociaux, économiques, environnementaux et institutionnels.

Elle a affirmé, à cette occasion, que l’amélioration des revenus et des conditions de vie des citoyens et citoyennes est un objectif stratégique de l’État visant à renforcer la justice sociale, à ouvrir des perspectives de développement plus vastes pour soutenir un développement régional équilibré et à dynamiser le cycle économique.

Cadre macroéconomique du Plan de développement

De son côté, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté, lors de ce conseil, un exposé détaillé sur le cadre macroéconomique et un bilan relatif aux rapports élaborés par les conseils locaux, régionaux et de districts.

Il a abordé, en outre, les exigences pour concrétiser les objectifs de croissance et les nouvelles perspectives de développement, tout en présentant les hypothèses et les objectifs stratégiques de performance sectorielle pour la période 2026-2030 dans les domaines de l’agriculture, des industries manufacturières, du phosphate, de l’énergie, du transport et de l’amélioration de l’effort d’exportation.

M. Abdelhafidh a, également, présenté les priorités, les orientations et les objectifs stratégiques de développement issus des attentes des conseils locaux, régionaux et de districts, ainsi que les principales réformes et mesures proposées, et la méthodologie de traitement du portefeuille de projets susceptibles d’être intégrés au plan de développement 2026-2030.

Au terme des travaux du conseil, la cheffe du gouvernement a indiqué que le projet de plan de développement pour la période 2026-2030 sera prochainement soumis au conseil des ministres; après avoir pris en considération l’ensemble des observations formulées par les membres du gouvernement.

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Tunisie : Le gouvernement fixe les grandes lignes du Plan de développement 2026-2030

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé ce mardi au palais de la Kasbah un conseil ministériel consacré au projet de Plan de développement 2026-2030. Présenté comme un tournant dans la planification économique et sociale du pays, ce document entend rompre avec les politiques antérieures et poser les bases d’un nouveau modèle de développement fondé sur la justice sociale, l’équilibre territorial et la souveraineté économique.

Un plan élaboré selon une méthode inédite en Tunisie

Dès l’ouverture des travaux, la cheffe du gouvernement a souligné que ce plan a fait l’objet d’un suivi étroit à toutes les étapes de son élaboration. Pour la première fois, la Tunisie adopte une approche ascendante, partant du niveau local vers le régional, puis l’interrégional, avant d’aboutir au niveau national.

Le projet repose sur la synthèse des rapports issus des conseils locaux, régionaux et des conseils des régions, dans un cadre garantissant l’unité de l’État et la cohérence entre les politiques publiques et les projets proposés par les instances élues. L’objectif affiché est d’installer un nouveau modèle de développement conforme à la vision du président de la République, Kaïs Saïed, et répondant aux attentes sociales et économiques des Tunisiens.

Selon la cheffe du gouvernement, le Plan 2026-2030 consacre la dimension sociale comme un choix stratégique durable de l’État. Il vise à instaurer une intégration économique et sociale équitable entre les régions et à préparer le terrain pour une économie plus solide et plus résiliente face aux mutations mondiales.

Le document tient compte, notamment, des tensions géopolitiques, du ralentissement de la croissance mondiale et de la reconfiguration des chaînes de production. Il intègre également les défis liés à la transition numérique et à l’essor de l’intelligence artificielle, ainsi qu’aux transformations énergétiques, climatiques et environnementales, marquées par la montée en puissance des énergies renouvelables, la pression environnementale et la nécessité d’investir dans les technologies propres.

Croissance, emploi et compétitivité au cœur du volet économique

Sur le plan économique, le gouvernement ambitionne de relever le rythme de croissance en misant sur les secteurs à forte valeur ajoutée, le renforcement de l’innovation, la recherche et le développement, ainsi que sur la stimulation de l’investissement productif.

L’objectif est de consolider la capacité de résistance de l’économie nationale face aux chocs, d’améliorer sa compétitivité et de créer des emplois décents, tout en réduisant sensiblement le chômage, en particulier chez les jeunes et les diplômés de l’enseignement supérieur.

Sur le plan social, le plan vise à élargir la base des bénéficiaires de la croissance afin de réduire la pauvreté et la précarité. Il prévoit également le renforcement des mécanismes de protection sociale et la garantie de l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation, à la santé et à l’emploi, dans le but de consolider la cohésion sociale et de restaurer la confiance des citoyens dans les politiques publiques.

Priorité aux régions défavorisées et à l’investissement public

L’axe territorial constitue l’un des piliers du projet. Le gouvernement entend orienter en priorité les investissements, notamment publics, vers les régions les moins développées, en mettant l’accent sur les infrastructures et l’amélioration des services de base.

Cette stratégie vise à réduire les disparités régionales, à renforcer l’attractivité des territoires et à favoriser l’émergence de nouveaux pôles de croissance en dehors des centres traditionnels.

La cheffe du gouvernement a également insisté sur la nécessité d’engager les réformes législatives requises afin d’assurer la cohérence entre les dimensions économique, sociale et territoriale du plan, dans le cadre d’une approche globale fondée sur un modèle de développement équitable et inclusif.

Elle a affirmé que le Plan de développement 2026-2030 constitue une étape nationale décisive, marquant une rupture avec les politiques antérieures qui ont, selon elle, engendré des déséquilibres sociaux, économiques, environnementaux et institutionnels.

Un exposé détaillé du ministère de l’Économie et de la Planification

Lors de ce conseil, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté une communication détaillée sur le cadre macroéconomique, la synthèse des travaux des conseils locaux et régionaux, ainsi que sur les objectifs de croissance et les nouvelles perspectives sectorielles.

Il a notamment exposé les orientations prévues dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’industrie, le phosphate, l’énergie, le transport et les exportations, ainsi que la méthodologie retenue pour la sélection et l’intégration des projets dans le Plan 2026-2030.

En conclusion des travaux, la cheffe du gouvernement a annoncé que le projet de Plan de développement 2026-2030 sera prochainement soumis au Conseil des ministres, après intégration des observations formulées par les membres du gouvernement.

Ce document est appelé à devenir la feuille de route centrale de l’action économique et sociale de l’État pour les cinq prochaines années.

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Conseil ministériel restreint: ce que vise la Tunisie en matière d’investissement

La Tunisie s’engage dans une nouvelle étape de sa politique d’investissement. Réuni le 31 décembre 2025 au Palais de La Kasbah, un conseil ministériel restreint a été consacré à la révision du Code de l’investissement, un texte clé que les autorités veulent aligner sur les priorités économiques, sociales et technologiques du pays.

Présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, ce conseil marque la volonté de l’État de poser les bases d’un cadre plus attractif, plus simple et plus équitable pour les investisseurs tunisiens et étrangers. Selon la présidence du gouvernement, malgré les réformes introduites par la loi n°71 de 2016, les autorités estiment que le dispositif actuel reste insuffisant pour répondre aux défis économiques actuels. Le futur Code de l’investissement vise ainsi à créer un environnement plus favorable à la création et au développement des entreprises, tout en tenant compte des mutations économiques mondiales et des exigences technologiques. L’objectif affiché est clair: transformer l’investissement en un véritable moteur de développement durable et inclusif.

Les priorités

Le projet de loi entend orienter les investissements vers des secteurs jugés stratégiques pour l’économie nationale. Parmi les objectifs annoncés figurent l’augmentation de la valeur ajoutée produite en Tunisie, le renforcement du contenu technologique des projets et l’amélioration de la capacité exportatrice du pays.

Le texte met également l’accent sur la création d’emplois décents, en particulier au profit des jeunes, et sur le développement de leurs compétences, dans un contexte de chômage structurel élevé.

Autre axe central: la réduction des disparités régionales. Le futur cadre légal vise à encourager les projets à fort impact de développement dans les régions, tout en intégrant la protection de l’environnement et l’équilibre territorial dans les choix d’investissement.

Sur le plan opérationnel, le gouvernement promet une rupture avec les lourdeurs administratives. Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a indiqué que le projet s’inspire des meilleures pratiques internationales.

Parmi les mesures prévues figurent l’unification du cadre juridique de l’investissement, la simplification des procédures et une digitalisation complète du parcours de l’investisseur. Une plateforme nationale dédiée à l’investissement devrait être mise en place, afin de centraliser les démarches et améliorer la transparence.

Le texte prévoit également la création d’un guichet unique pour les investisseurs, ainsi que des conditions assouplies pour les jeunes promoteurs et les nouveaux entrepreneurs, dans l’objectif de faciliter le lancement des projets.

Restaurer la confiance entre l’État et les investisseurs

Au-delà des textes, le gouvernement insiste sur la nécessité d’un changement de pratiques au sein de l’administration. La cheffe du gouvernement a appelé l’ensemble des structures publiques, aux niveaux central, régional et local, à interagir rapidement et positivement avec les investisseurs, à résoudre les blocages et à proposer des solutions concrètes.

Dans ce cadre, la présidence du gouvernement a mis à disposition une adresse électronique dédiée, investissement@pm.gov.tn, permettant aux investisseurs de signaler tout retard, blocage administratif ou dépassement des délais légaux.

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Tunisie : de nouvelles lois pour booster le commerce euro-méditerranéen

Sur instructions du président de la République, Kaïs Saïed, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé, jeudi soir au Palais de la Kasbah, une réunion du Conseil des ministres consacrée à l’examen de plusieurs projets de loi organique à caractère économique.

Selon un communiqué officiel, ces textes portent sur l’approbation d’amendements et de modifications d’accords régissant les relations commerciales de la Tunisie avec ses partenaires euro-méditerranéens et européens.

Trois textes liés aux accords commerciaux

Le Conseil a examiné un projet de loi organique portant approbation des amendements à la convention régionale sur les règles d’origine préférentielles paneuro-méditerranéennes (convention PEM). Il s’agit également d’un projet de loi approuvant la modification du protocole B de l’accord de libre-échange entre la Tunisie et les États de l’Association européenne de libre-échange (AELE).

Un troisième projet concerne l’approbation de la modification de l’accord euro-méditerranéen d’association liant la Tunisie à la Communauté européenne et à ses États membres.

Un cadre stratégique pour les exportations tunisiennes

Le communiqué précise que ces projets de loi s’inscrivent dans la poursuite de la politique de la Tunisie visant à honorer ses engagements internationaux et à consolider les acquis existants. Le tissu industriel tunisien s’est déjà intégré à l’espace euro-méditerranéen et a développé de multiples partenariats.

La région euro-méditerranéenne constitue un espace stratégique pour les exportations tunisiennes en raison de la proximité géographique, de la complémentarité économique et de l’interconnexion des chaînes de valeur. Elle représente la première destination des produits tunisiens, notamment industriels, agricoles et agroalimentaires, grâce aux accords de partenariat et de libre-échange.

80 % des exportations orientées vers la région

Les marchés euro-méditerranéens absorbent environ 80 % de l’ensemble des exportations tunisiennes. L’adoption de ces projets de loi vise à raffermir la présence de la Tunisie sur ces marchés et à faciliter une meilleure intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de production européennes et mondiales.

Les secteurs des composants automobiles, des industries électriques et électroniques, ainsi que du textile et de l’habillement figurent parmi les domaines concernés.

Réformes, simplification et investissements

La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’une cohérence accrue de l’action gouvernementale afin d’améliorer le fonctionnement des services publics, la qualité des prestations et le rythme des réformes structurelles. L’objectif affiché consiste à stimuler l’investissement et la création d’emplois.

Elle a également appelé à une approche globale fondée sur la simplification des procédures et le traitement rapide des dossiers aux niveaux central, régional et local.

En clôture, Sarra Zaâfrani Zenzri a réaffirmé le choix de la Tunisie d’élargir ses partenariats internationaux sur la base du respect mutuel, de l’égalité et de l’intérêt commun, conformément aux orientations du président de la République.

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Tunisie : Le Conseil des ministres acte un virage économique euro-méditerranéen

Réuni à la Kasbah sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, le Conseil des ministres a examiné plusieurs projets de lois organiques à forte portée économique. Ces textes visent à actualiser les accords de libre-échange liant la Tunisie à ses partenaires euro-méditerranéens. L’objectif affiché est de consolider l’ancrage du pays dans les chaînes de valeur régionales et internationales.

Sur instruction du président de la République Kaïs Saïed, le Conseil des ministres s’est penché sur une série de projets de lois organiques touchant aux accords commerciaux stratégiques de la Tunisie. La réunion s’est tenue au Palais du gouvernement à la Kasbah, sous la direction de Sarra Zaâfrani Zenzri. Ces textes s’inscrivent dans une dynamique de renforcement de l’intégration économique du pays et de respect de ses engagements internationaux.

Accords commerciaux : des textes clés pour l’ouverture économique

Le Conseil a examiné trois projets de lois organiques portant sur la mise à jour d’accords structurants. Le premier concerne l’approbation des amendements apportés à la convention paneuro-méditerranéenne sur les règles d’origine préférentielles. Le deuxième vise la modification du protocole B de l’accord de libre-échange entre la Tunisie et les États de l’Association européenne de libre-échange. Le troisième porte sur l’actualisation de l’accord euro-méditerranéen d’association liant la Tunisie à l’Union européenne et à ses États membres.

Selon le communiqué officiel, ces projets traduisent la volonté de l’État de préserver les acquis obtenus au fil des années, alors que le tissu industriel tunisien est déjà profondément imbriqué dans l’espace euro-méditerranéen à travers de multiples partenariats.

Un espace stratégique pour les exportations tunisiennes

La région euro-méditerranéenne demeure la principale destination des exportations tunisiennes, notamment dans les secteurs industriel, agricole et agroalimentaire. Sa proximité géographique, la complémentarité des économies et l’interconnexion des chaînes de valeur en font un marché stratégique de premier plan.

Cet espace économique regroupe plus de 500 millions de consommateurs et absorbe près de 80% des exportations tunisiennes. Les accords de partenariat et de libre-échange offrent aux produits tunisiens un accès préférentiel à ces marchés, renforçant ainsi la compétitivité des entreprises nationales.

L’adoption des projets de lois examinés devrait permettre aux entreprises tunisiennes de mieux s’insérer dans les chaînes de production européennes et mondiales. Les secteurs des composants automobiles, des industries électriques et électroniques, ainsi que du textile et de l’habillement sont particulièrement concernés.

Au-delà du commerce, la région euro-méditerranéenne constitue également un pôle attractif pour l’investissement, le transfert de technologies et le développement du savoir-faire. Une dynamique appelée à diversifier les exportations tunisiennes et à en améliorer la qualité.

Réformes structurelles et nouvelle approche gouvernementale

Lors de la clôture des travaux, la cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’une cohérence accrue de l’action publique afin d’améliorer le fonctionnement des services de l’État et la qualité des prestations destinées aux citoyens. Elle a appelé à accélérer les grandes réformes structurelles au sein des organismes publics et à respecter les délais de réalisation des projets, dans le but de stimuler l’investissement et de créer de nouveaux emplois.

Sarra Zaâfrani Zenzri a également plaidé pour une approche globale rompant avec les méthodes jugées obsolètes, fondée sur la simplification des procédures et la recherche de solutions immédiates aux dossiers, à tous les niveaux de gouvernance.

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Après le 17 décembre, Kais Saïed promet des décisions concrètes face aux responsables défaillants

Le président de la République, Kais Saïed, s’est entretenu, mercredi, après-midi, 24 décembre courant, au palais de Carthage, avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri.

Lors de cette réunion, le chef de l’Etat a mis l’accent sur la nécessité de “passer à la vitesse supérieure dans les différents domaines”, notamment, après le plébiscite populaire du 17 décembre courant, à travers lequel les Tunisiens, toutes franges confondues, sont descendus dans la rue pour adresser “un message historique” à l’endroit des conspirateurs qui n’ont de cesse de viser la Tunisie.

Cité dans un communiqué, le président Saïed a souligné qu’il n’est plus question de faire désespérer le peuple tunisien, promettant d’appréhender les préoccupations des citoyens dans le cadre d’une vision globale qui rompt frontalement avec les solutions du cas par cas.

Pour ce faire, le président de la République a tenu à rappeler qu’un bon responsable en poste est celui qui s’évertue à faire prévaloir l’intérêt de la patrie sur toute autre considération et  qui veille scrupuleusement à porter haut sa souveraineté.

C’est aussi, a-t-il poursuivi, le responsable qui n’a de cesse de preuve d’intégrité et de loyauté et qui ne ménage aucun effort  pour aplanir les difficultés auxquelles fait face le simple citoyen.

Face aux responsables défaillants en mal de pouvoir servir loyalement le citoyen, le chef de l’Etat a promis une réplique autre qu’une “allocution” ou un simple “communiqué”.

Une réplique, a-t-il encore expliqué, qui aura nécessairement un écho dans la réalité afin de concrétiser les objectifs de la révolution en matière d’emploi, de liberté et de dignité nationale.

Il a, dans ce contexte, rendu hommage au peuple tunisien pour sa conscience élevée, estimant que la maturité dont il ne cesse de faire preuve constitue un “rempart inexpugnable” face aux manœuvres fusant de tous bords, colportées par des parties ayant convenu à tort de jouer le jeu de la duplicité.

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Tunisie : Kaïs Saïed exhorte l’exécutif à passer à « la vitesse supérieure »

En recevant la cheffe du gouvernement au palais de Carthage, le président Kaïs Saïed a exhorté l’exécutif à changer de rythme. Fort du soutien populaire exprimé récemment, il a insisté sur une action globale, rompant avec les solutions fragmentées, et averti que les responsables défaillants feront face à des réponses concrètes. Le chef de l’État a réaffirmé que l’intérêt national, la souveraineté et l’intégrité doivent primer à tous les niveaux de décision.

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est entretenu avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, au palais de Carthage. Au cœur des échanges : l’impératif d’accélérer l’action publique dans l’ensemble des secteurs. Le chef de l’État a relié cette exigence au soutien populaire récemment exprimé, qu’il a qualifié de message politique fort, indique un communiqué de la Présidence de la République.

Mise en garde contre les approches au cas par cas

Le président Saïed a plaidé pour un passage à « la vitesse supérieure » dans tous les domaines, estimant que le contexte impose des décisions rapides et cohérentes. Il a mis en garde contre les approches au cas par cas, appelant à une vision d’ensemble capable de répondre durablement aux préoccupations des citoyens. L’objectif affiché est de restaurer la confiance par des politiques lisibles et des résultats tangibles.

Insistant sur les critères d’un bon responsable public, le chef de l’État a souligné la primauté de l’intérêt national et la défense de la souveraineté. Il a également rappelé l’exigence d’intégrité et de loyauté, ainsi que l’obligation d’agir pour lever les obstacles qui pèsent sur la vie quotidienne des Tunisiens. Pour Kaïs Saïed, la fonction publique ne saurait se réduire à la communication, mais doit produire des effets concrets.

Des réponses concrètes aux défaillances

Face aux responsables jugés incapables de servir loyalement le citoyen, le président a averti que la réponse ne se limitera ni à des discours ni à des communiqués. Il a promis des mesures ayant un impact réel, destinées à matérialiser les objectifs de la révolution, notamment en matière d’emploi, de liberté et de dignité nationale.

Kaïs Saïed a rendu hommage à la conscience civique du peuple tunisien, qu’il considère comme un rempart face aux manœuvres et aux tentatives de déstabilisation. Il a salué la maturité politique des citoyens, estimant qu’elle protège le pays contre la duplicité et les agendas contraires à l’intérêt national.

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Loi de finances 2026 : Fiscalité et douanes à l’ère numérique, la réforme silencieuse

Moins visible que les mesures budgétaires ou sociales, la digitalisation de l’administration constitue l’un des axes les plus structurants de la Loi de finances 2026. À travers une série de dispositions techniques, le texte pose les bases juridiques d’une transformation profonde de la relation entre l’État, le contribuable et l’opérateur économique, en généralisant progressivement les procédures dématérialisées dans les domaines fiscal, douanier et de la fiscalité locale.

La Loi de finances 2026 consacre ainsi un tournant majeur, quoique discret, dans le fonctionnement de l’administration tunisienne. Le législateur instaure un cadre juridique destiné à rendre les procédures plus rapides, plus traçables et potentiellement plus efficaces, tout en adaptant les règles existantes aux usages numériques.

La facturation électronique comme pierre angulaire

Premier pilier de cette réforme : la facturation électronique. Le texte prévoit son instauration progressive pour les opérations réalisées entre assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée. Si les modalités pratiques, le calendrier de déploiement et le régime de sanctions sont renvoyés à des textes réglementaires [à vérifier], le principe est désormais acté.

L’objectif est double. D’une part, renforcer la traçabilité des transactions économiques afin de limiter les pratiques frauduleuses. D’autre part, améliorer le rendement fiscal en automatisant la collecte et l’exploitation des données, tout en réduisant les coûts de gestion pour l’administration et les entreprises.

Un cycle fiscal entièrement dématérialisé

Au-delà de la facturation, la digitalisation couvre l’ensemble du cycle fiscal. Déclarations, paiements, notifications, réclamations et recours pourront être effectués par voie électronique. Les notifications numériques acquièrent une valeur juridique pleine, les délais légaux pouvant désormais être calculés à partir de leur date d’émission.

Cette évolution modifie en profondeur les pratiques administratives. Elle impose une nouvelle discipline aux contribuables, tenus de suivre leurs obligations via les plateformes numériques, tout en engageant l’administration à garantir la fiabilité, la sécurité et l’accessibilité des systèmes mis en place.

Un contrôle fiscal modernisé

Le contrôle fiscal est également concerné. La Loi de finances 2026 autorise le recours partiel ou total aux moyens électroniques pour les opérations de vérification. Cette évolution vise à optimiser l’allocation des ressources de l’administration, à mieux cibler les contrôles et à réduire les délais de traitement, tout en maintenant les garanties procédurales prévues par la législation en vigueur.

Douanes et fiscalité locale à l’ère numérique

Sur le plan douanier, la réforme est tout aussi structurante. Déclarations en douane, paiements des droits et taxes, notifications des décisions, sanctions et recours pourront être traités par des plateformes numériques. Cette dématérialisation ambitionne de fluidifier les échanges, de réduire les délais de dédouanement et d’améliorer la transparence des opérations.

La fiscalité locale n’est pas en reste. La Loi de finances 2026 ouvre la voie à la digitalisation des procédures relatives aux taxes locales, de l’assiette au recouvrement, tout en rappelant le respect des droits et garanties des contribuables.

L’ensemble de ces réformes sera mis en œuvre de manière progressive, selon un calendrier fixé par décrets, en fonction de l’état d’avancement des systèmes d’information. Plus qu’une modernisation technique, la digitalisation inscrite dans la Loi de finances 2026 marque un changement de paradigme : une administration orientée vers la donnée, la traçabilité et l’efficacité.

EN BREF

  • La Loi de finances 2026 pose les bases juridiques de la digitalisation administrative.
  • Instauration progressive de la facturation électronique.
  • Dématérialisation complète du cycle fiscal.
  • Recours aux moyens électroniques pour le contrôle fiscal.
  • Digitalisation des procédures douanières et de fiscalité locale.

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Le gouvernement lance officiellement la fusion Dar Assabah–SNIPE La Presse

Le gouvernement a autorisé le transfert de l’ensemble des actions de Dar Assabah au profit de la SNIPE La Presse, ouvrant officiellement la voie à la fusion des deux institutions et à la création d’un pôle public unifié de la presse écrite.

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé samedi matin, au palais de la Kasbah, une séance de travail ministérielle consacrée au dossier de la fusion entre la Société tunisienne de presse, d’impression, d’édition, de distribution et de publicité « Dar Assabah » et la Société nouvelle d’impression, de presse et d’édition « SNIPE La Presse ».

À l’issue de la réunion, il a été décidé, selon un communiqué de la présidence du gouvernement, d’autoriser la SNIPE La Presse à acquérir l’intégralité des actions de Dar Assabah pour le dinar symbolique. Cette opération s’inscrit dans le cadre juridique du processus de fusion entre les deux entreprises publiques de presse.

Un second feu vert a également été accordé à la SNIPE La Presse pour engager formellement la procédure de fusion par absorption de Dar Assabah, conformément à la législation et aux réglementations en vigueur.

Vers une institution médiatique nationale unifiée


La cheffe du gouvernement a souligné que ce processus de fusion constitue une étape décisive vers la reconstruction d’une institution médiatique nationale unifiée, plus solide et plus apte à assurer sa pérennité. Elle a appelé à l’élaboration d’un programme global de restructuration visant la réforme de la nouvelle entité, l’amélioration de ses performances et la garantie de la continuité de ses publications.

Ce programme devra notamment porter sur le renforcement de la gouvernance interne, la mise en place de mécanismes organisationnels adaptés, le développement des activités et des moyens de production, ainsi que sur la modernisation et la transformation numérique, y compris la numérisation des archives. Un plan d’affaires prospectif, assorti d’un calendrier précis de mise en œuvre, devra également être élaboré.

Lors de l’ouverture de la séance, Sarra Zaâfrani Zenzri a rappelé les orientations du président de la République, Kaïs Saïed, concernant le secteur des médias publics, en particulier la presse écrite. Elle a fait référence aux deux visites effectuées par le chef de l’État aux sièges de la SNIPE La Presse et de Dar Assabah, les 11 mars et 16 juin 2023, au cours desquelles il avait insisté sur la nécessité de sauver les deux institutions par leur fusion et leur restructuration.

Lire aussi : Tunisie : Kais Saied met l’accent sur le rôle qui incombe aux médias publics

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Impayés de la Cnam : Les pharmaciens se tournent vers la Kasbah

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens appelle le gouvernement à une intervention urgente pour désamorcer la crise qui secoue la chaîne d’approvisionnement en médicaments. Dans un communiqué publié jeudi, l’instance a annoncé avoir saisi la cheffe du gouvernement afin d’accélérer le versement des montants dus par la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) au profit des pharmaciens.

Selon le Conseil, l’accumulation de ces impayés depuis plusieurs mois a plongé les officines privées dans une situation financière critique, poussant la Chambre syndicale des pharmaciens d’officine à suspendre la formule du “tiers payant”. Une décision jugée douloureuse mais devenue “inévitable”, au regard des retards persistants de remboursement.

L’Ordre des pharmaciens exprime un profond regret quant à cette suspension, estimant qu’elle risque d’entraver l’accès aux traitements pour une large partie des assurés sociaux, en particulier les ménages modestes qui dépendent de ce mécanisme pour se soigner sans avance de frais.

L’instance avertit que la prolongation de cette crise pourrait avoir des “répercussions graves” sur l’ensemble du système pharmaceutique national. Elle évoque notamment des menaces pesant sur la continuité de la distribution des médicaments, un modèle reconnu pour son efficacité et reposant sur une articulation étroite entre pharmacies privées, distributeurs en gros, Pharmacie centrale et industriels locaux. Un déséquilibre prolongé mettrait, selon elle, en péril la souveraineté médicamenteuse du pays.

Mécanismes durables

Le Conseil appelle à la mise en place de mécanismes durables garantissant le respect des délais de paiement, ainsi qu’à l’ouverture d’un dialogue responsable réunissant toutes les parties prenantes, afin d’assurer à la fois la continuité du service aux patients et la stabilité économique du secteur.

Il réitère par ailleurs sa disponibilité à contribuer activement à la recherche de solutions structurelles permettant de préserver les intérêts des patients et la pérennité de la chaîne pharmaceutique.

Pour rappel, la Cnam avait annoncé mercredi une mesure exceptionnelle consistant à rembourser directement, à partir du 8 décembre, les médicaments achetés en officine par les assurés relevant du régime de soins privés. Une décision prise à la suite de la suspension du “tiers payant” décidée unilatéralement par la Chambre syndicale des pharmaciens d’officine.

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Tunisie : L’UGTT enclenche la grève générale

L’UGTT décrète la grève générale fixée à mercredi 21 janvier 2026, décision entérinée par sa commission administrative. Malgré une ouverture affichée au dialogue, la centrale syndicale dénonce un gel des négociations sociales et une décision unilatérale du gouvernement sur les hausses salariales.

Réunie ce vendredi au siège de l’Union générale tunisienne du travail, la commission administrative a arrêté la date du 21 janvier 2026 pour la grève générale. Cette confirmation réactive un bras de fer social latent entre la centrale syndicale et le gouvernement, dans un contexte économique et politique déjà tendu.

Une ouverture au dialogue… mais un terrain miné

Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, a réaffirmé l’ouverture de l’organisation au dialogue, lors de la marche commémorant le 73e anniversaire de l’assassinat de Farhat Hached.

Il a toutefois souligné que cette ouverture ne signifiait ni renoncement au droit syndical, ni abandon des mécanismes de négociation collective, ni remise en cause des acquis nationaux.

Selon lui, l’UGTT reste déterminée à défendre ses prérogatives et celles des travailleurs.

La rupture des négociations au cœur du conflit

Taboubi a aussi dénoncé le blocage du dialogue social, imputé au gouvernement. L’élément déclencheur : l’adoption de la loi de finances 2026, qui introduit une augmentation salariale dans les secteurs public et privé sans les négociations tripartites habituelles entre l’UGTT, l’UTICA et l’exécutif.

Pour la centrale syndicale, cette démarche unilatérale constitue un précédent dangereux et une mise à l’écart de ses partenaires sociaux.

La grève générale du 21 janvier pourrait marquer un tournant dans les relations sociales du pays. Entre appel au dialogue et accusations de marginalisation, le bras de fer s’installe dans la durée.

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UGTT – Gouvernement : La grève générale en ligne de mire

La centrale syndicale hausse le ton : demain, vendredi 5 décembre, l’UGTT fixera la date d’une grève générale nationale, dénonçant un pouvoir qui refuse toute négociation et confirmant la montée du bras de fer avec le gouvernement, portée par des revendications sociales et syndicales jugées urgentes.

Sami Tahri, secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail, a indiqué que l’instance administrative se réunira le 5 décembre pour arrêter officiellement la date de la grève générale. L’annonce, relayée par les canaux officiels de la centrale, confirme l’escalade du conflit entre l’UGTT et le gouvernement.

L’UGTT dénonce un dialogue absent et une hausse « fantaisiste »

Selon Tahri, le mouvement de grève portera sur trois axes majeurs : l’exigence d’un véritable dialogue social, la défense du droit de négociation collective et du droit syndical, ainsi que le rejet de l’augmentation prévue dans le projet de loi de finances 2026 pour les secteurs public et privé. Il a qualifié cette hausse (3,8%) de « fantaisiste » et « inacceptable ».

Il précise que l’UGTT a adressé plus de 17 correspondances à plusieurs gouvernements, depuis celui de Najla Bouden, sans obtenir la moindre réponse. Pour lui, cette absence totale d’interaction n’est pas un simple blocage administratif mais le signe d’une stratégie assumée d’escalade.

Accusation de blocage institutionnel

Sami Tahri a vivement critiqué ce qu’il décrit comme un refus persistant du dialogue de la part des autorités. Selon lui, le pouvoir exécutif cherche à marginaliser les organisations sociales et syndicales, traduisant une crise profonde dans les relations entre l’État, la société civile et les acteurs du monde du travail.

La marche organisée le 4 décembre s’inscrira dans un parcours symbolique : rassemblement à la place Mohamed Ali, puis déplacement vers plusieurs quartiers avant d’atteindre le mausolée du martyr. Le secrétaire général Noureddine Taboubi y prononcera un discours, suivi d’une cérémonie de recueillement et de la lecture de la Fatiha. Cette commémoration rappelle chaque année le transfert de la dépouille du martyr de Kerkennah vers Tunis.

Une tension sociale qui s’aggrave

Dans un climat marqué par un dialogue institutionnel quasi inexistant, l’UGTT estime que la gouvernance actuelle glisse vers l’unilatéralisme et l’exclusion. La centrale syndicale affirme que seule une négociation réelle, respectueuse des droits et des revendications populaires, peut éviter que le pays ne s’enfonce davantage dans une crise politique et sociale durable.

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Tunisie : Le gouvernement se penche sur ces projets

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, a présidé mardi 18 novembre au palais de la Kasbah la sixième réunion de la Commission des grands projets, consacrée à deux volets stratégiques : la relance du complexe industriel de Mazouna à Sidi Bouzid et l’accélération de plusieurs chantiers hospitaliers dans les gouvernorats de Sfax et de Kasserine.

Dès l’ouverture de la séance, elle a insisté sur l’obligation d’avancer rapidement et de respecter les délais de réalisation des projets publics dans toutes les régions.

Le ministre de la Santé, Mostafa Ferjani, a détaillé l’état d’avancement des travaux de reconstruction du bâtiment principal de l’hôpital universitaire Hédi Chaker à Sfax, ainsi que les efforts de réhabilitation de l’hôpital de Bîr Ali Ben Khalifa et la finalisation du chantier du nouvel hôpital régional de Talla (catégorie B) dans le gouvernorat de Kasserine. Ces projets touchent directement l’accès aux soins dans des régions où la demande est forte et les infrastructures souvent vieillissantes.

La ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a pour sa part présenté les composantes du projet de remise en activité du complexe industriel de Mazouna. Au cœur du programme, la création d’une unité de fabrication et d’impression de sacs plastiques de différents formats, ainsi qu’une unité d’emballage d’engrais. Ce redémarrage vise deux objectifs : remplacer l’importation de ces produits par une production locale, réduisant ainsi les délais d’approvisionnement et les coûts pour les entreprises tunisiennes, et relancer l’activité économique dans une zone où l’emploi est rare et la dynamique industrielle limitée.

Selon les projections présentées, le complexe rénové permettra de recréer un écosystème productif à Mazouna et d’offrir des emplois stables aux jeunes de la région et des localités voisines, renforçant ainsi le tissu industriel national tout en contribuant à réduire les importations dans un secteur à forte demande.

À l’issue des discussions, la Commission a annoncé deux décisions majeures : le lancement immédiat des procédures relatives aux projets hospitaliers à Sfax, Bîr Ali et Talla, et l’intégration officielle du projet industriel de Mazouna dans la liste des grands projets nationaux.

Sarra Zaafrani Zenzeri a conclu en appelant les responsables centraux et régionaux à lever les obstacles administratifs, à intensifier les visites de terrain et à assurer un suivi continu afin de livrer ces infrastructures dans les délais et avec la qualité attendue par les citoyens. Pour le gouvernement, ces chantiers représentent autant de leviers pour renforcer la présence de l’État, répondre aux besoins des populations et dynamiser les régions longtemps en attente d’investissements structurants.

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Saïed recadre son gouvernement : « Beaucoup n’ont toujours rien compris aux enjeux du pays »

Kaïs Saïed a reçu, vendredi 14 novembre au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri. Le président a pointé une série de défaillances au sein de l’appareil administratif, estimant que plusieurs responsables n’ont toujours pas pris la mesure des défis nationaux. L’entretien a également porté sur les services publics, les réformes et le rôle de la jeunesse.

Responsables défaillants : Saïed dénonce un manque de compréhension des enjeux

Au cours de la réunion, le président de la République a reproché à de nombreux responsables – qu’ils soient en poste au niveau central, régional ou local – de ne pas avoir saisi l’ampleur des défis auxquels la Tunisie est confrontée. Il a insisté sur la nécessité d’une action gouvernementale cohérente, dénonçant « des agissements » qui, selon lui, aggravent volontairement la situation du pays.

Saïed a affirmé qu’il ne tolérera plus les comportements qu’il juge défaillants. Il a mis en garde contre ceux qui invoquent de prétendues instructions présidentielles pour justifier leurs décisions, rappelant qu’il intervient lui-même, parfois pour régler des questions locales simples relevant normalement des autorités administratives.

Le chef de l’État a tenu à préciser que l’État « ne veut persécuter personne », tout en assurant que jamais un citoyen ne devait être maltraité. Il a indiqué que des efforts sont en cours pour permettre aux jeunes de s’engager davantage dans ce qu’il qualifie de « bataille de la libération nationale ».

Martelant que « la Tunisie n’a plus besoin d’une compétence sans patriotisme », Kaïs Saïed a estimé que le moment est venu d’accélérer le rythme des réformes dans les différents secteurs afin de répondre aux attentes populaires.

Fonction publique et neutralité : une priorité réaffirmée

L’entretien a également porté sur la situation des services publics. Le président a insisté sur l’impératif de garantir leur neutralité totale et a demandé à chaque responsable de veiller à ce que ces services servent exclusivement l’intérêt général.

Selon lui, l’efficacité de l’administration et la crédibilité de l’État passent par une gestion stricte, transparente et débarrassée de toute influence extérieure ou partisane.

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Tunisie : Kais Saïed appelle à plus de cohérence dans l’action gouvernementale

Le président de la République, Kais Saïed, a reçu lundi au palais de Carthage la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri. Cette rencontre a été l’occasion pour le chef de l’État d’insister sur la nécessité de renforcer la cohérence de l’action publique et de rappeler que les services de l’État sont « au service du citoyen ».

Un appel à la cohérence de l’État

Kais Saïed a souligné que la Tunisie traverse une étape décisive de son histoire, annonçant des mesures « à la hauteur des attentes du peuple tunisien ». Il a réaffirmé son attachement au rôle social de l’État, qu’il considère comme un choix irréversible, et promis d’ouvrir de nouvelles perspectives pour les citoyens qu’il qualifie de « victimes d’un système qui a appauvri le pays et semé la division ».

Le président a également réitéré son engagement à récupérer les fonds spoliés, avertissant ceux qui, selon lui, « se mettent au service des milieux colonialistes » qu’ils auront à répondre de leurs actes.

Mise en garde contre la désinformation en ligne

Saïed a dénoncé la gouvernance « à travers le cyberespace » et mis en garde contre les campagnes de désinformation visant la Tunisie. Il a salué la conscience et la solidarité du peuple tunisien face à ces attaques qu’il décrit comme prépayées et orchestrées depuis l’étranger.

Soutien aux habitants de Gabès

Abordant la situation dans les régions, le président a fait savoir qu’il suit de près les conditions locales, notamment à Gabès, où des études environnementales menées par des citoyens ont, selon lui, valeur d’exemple. Il a exprimé sa solidarité avec les habitants de la région, saluant leur dévouement et leur esprit d’initiative face aux tentatives de division.

« La Tunisie restera unie », a affirmé Kais Saïed, promettant d’œuvrer sans relâche pour garantir à chaque citoyen ses droits légitimes à la liberté, à un emploi décent, à la dignité nationale et à un environnement sain.

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Tunisie : La tension à son apogée entre le Bardo et la Kasbah

La tension politique atteint un nouveau sommet entre le Parlement et le gouvernement. Lors de la séance plénière tenue lundi au Bardo pour débattre de la situation environnementale à Gabès, le député Bilal Mechri a lancé un appel sans équivoque à ses collègues pour « assumer leurs responsabilités » et « présenter une motion de censure contre le gouvernement ».

Dans une intervention virulente, l’élu a accusé l’exécutif « de mettre en jeu le pays » et d’avoir perdu toute légitimité populaire. « Le peuple en a marre, Monsieur le Président », a-t-il lancé du perchoir, dans une atmosphère électrique où les critiques contre la Kasbah se multiplient.

Bilal Mechri est allé plus loin en évoquant un « complot interne au sein des hautes sphères de l’État », pointant du doigt « ceux qui ont vendu la récolte des dattes, des céréales et des olives à la mafia étrangère » et « ceux qui ont coupé l’eau et l’électricité aux citoyens dans les régions ».

Ces déclarations incendiaires traduisent le profond malaise qui s’installe entre le Bardo et la Kasbah. Alors que la colère sociale enfle et que plusieurs régions menacent d’entrer en grève, le fossé se creuse entre un Parlement en quête d’affirmation et un gouvernement accusé d’impuissance et de favoritisme.

La crise politique semble désormais s’inviter ouvertement dans l’hémicycle, et les appels à la rupture avec l’actuel exécutif se font de plus en plus insistants.

Lors de cette meme plénière de nombreux députés ont appelé à la démission de la ministre de l’Industrie sur fond de crise environnementale à Gabès.

Cette escalade intervient à quelques jours de l’ouverture attendue des débats sur la loi de finances, un texte crucial pour l’équilibre économique du pays. Plusieurs observateurs s’interrogent désormais : cette tension politique risque-t-elle de perturber les discussions budgétaires ? Des élus craignent que le climat conflictuel entre les deux institutions ne compromette le dialogue nécessaire pour adopter le budget dans les délais, d’autant que les priorités économiques et sociales s’annoncent particulièrement sensibles cette année.

Lire aussi : Le Parlement convoque le gouvernement au sujet de la crise de Gabès

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Augmentations salariales : Le gouvernement va-t-il snober l’UGTT et l’UTICA ?

L’annonce contenue dans le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 a surpris plus d’un : des augmentations de salaires et une revalorisation des pensions y sont prévues pour la période 2026-2028. Fait inhabituel : ces dispositions apparaissent sans qu’un accord social préalable n’ait été officiellement conclu avec l’UGTT, partenaire traditionnel des négociations salariales.

Selon les premières versions du PLF 2026, le gouvernement prévoit une montée de la masse salariale, estimée par certains experts à près de 10 % pour l’année 2026. Le texte mentionne des augmentations dont les montants seraient fixés par décret présidentiel ultérieur, sans préciser le calendrier d’application.

Or, en Tunisie, ces mesures relèvent historiquement du dialogue social tripartite entre le gouvernement, l’UGTT et l’Union Tunisienne de l’Industrie (UTICA). En les intégrant directement dans la loi de finances, l’exécutif semble envoyer un double message : assurer une certaine paix sociale… mais sans passer par la table de négociation syndicale habituelle.

En effet, traditionnellement, l’UGTT négocie les augmentations dans la fonction publique et les secteurs publics à travers des rounds de discussion, protocoles d’accord et signatures officielles. Désormais, le gouvernement introduit les hausses salariales dans le cadre budgétaire, comme une politique d’État, sans mention de concertation avec les acteurs sociaux.

UGTT et UTICA mises à l’écart ?

Face à une nette tension avec le gouvernement, L’UGTT acceptera-t-elle cette nouvelle méthode ? Exigera-t-elle l’ouverture de négociations parallèles ? Le gouvernement, lui, prend le risque d’ouvrir un précédent : inscrire des hausses salariales dans la loi sans passer par l’accord syndical pourrait redéfinir, durablement, le cadre du dialogue social tunisien.

Certains observateurs voient là une tentative de reprendre la main sur le dossier social, en contournant le pouvoir de blocage ou de pression des parties syndiclaes. D’autres y lisent une volonté de calmer les tensions sociales en anticipant les revendications.

Or, le PLF 2026 ne se limite pas à l’annonce d’augmentations. Il prévoit aussi plus de 23 000 recrutements dans la fonction publique et l’intégration de contractuels. Autant de mesures qui peuvent être interprétées comme un renforcement du role social au détriment de l’encouragement de l’initative économique.

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Le Parlement convoque le gouvernement au sujet de la crise de Gabès

Le Bureau de l’Assemblée des représentants du peuple s’est réuni ce jeudi pour examiner plusieurs dossiers majeurs, dont le projet de Loi de finances pour l’année 2026. À l’issue de la séance, le Bureau a décidé de transmettre le projet à la Commission des finances et du budget, tout en le généralisant à l’ensemble des commissions permanentes, afin qu’elles se préparent à examiner les différentes missions et budgets sectoriels qui leur seront soumis.

Sous la présidence d’Ibrahim Bouderbala, le Bureau a également procédé à la répartition des missions et missions spéciales du projet de budget de l’État 2026 entre les commissions concernées, une étape cruciale avant le lancement officiel des débats parlementaires.

Par ailleurs, les députés ont longuement discuté de la situation critique à Gabès, où les tensions et les protestations persistent en raison de la dégradation environnementale causée par les unités de production du complexe chimique. Face à l’urgence de la situation, le Bureau a décidé d’organiser une séance de dialogue avec la cheffe du gouvernement, ou son représentant, le lundi 20 octobre 2025.

Cette rencontre se veut « un geste de solidarité et de soutien aux habitants de Gabès » et vise à engager un dialogue direct avec l’exécutif pour identifier des solutions rapides et durables, mettant fin à ce que le Parlement qualifie de « catastrophes environnementales ».

Suivi des questions parlementaires et diplomatie

Le Bureau a également examiné les questions écrites adressées par les députés aux membres du gouvernement et a autorisé la transmission de 101 questions aux ministres concernés.

Enfin, il a été décidé de convoquer la Conférence des présidents le vendredi 24 octobre 2025 à partir de 10h, et d’aborder plusieurs dossiers liés à l’activité internationale du Parlement.

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