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Tunisie | Louzir plaide pour des mesures en faveur de l’investissement

Les mesures à caractère social ont dominé la loi de finances 2026. On y constate un très fort impact des dépenses à caractère social contre une faiblesse des mesures en faveur de l’investissement créateur de croissance, de richesses et d’emploi, a indiqué, jeudi 8 janvier 2026, à Tunis, Mohamed Louzir, secrétaire général de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF).

Intervenant lors d’une matinée d’information et d’échanges consacrée aux nouvelles dispositions de la loi de finances 2026, Louzir a précisé que les dépenses à caractère social et de subvention dépassent 19 milliards de dinars soit l’équivalent de 5 472 dinars par an pour chacune des 3 472 188 familles dénombrées en Tunisie en 2025.

«Ces aides sociales importantes sont par ailleurs, associées à un système de gestion compliqué, non efficace, à risque et présentant une complexité de chiffrage et de suivi», a-t-il ajouté, par allusion à la lourde machine bureaucratique nationale.

Louzir a, par ailleurs, évoqué le poids de la masse salariale de la fonction publique soulignant la croissance, depuis 2010, de 35% des effectifs et de 191% du salaire brut annuel moyen. «Cette augmentation des effectifs qui s’accompagne par un véritable manque de productivité, pose un vrai problème auxquelles de vraies solutions devraient être trouvées», a-t-il dit.

Le secrétaire général de la CCITF s’est en outre longuement arrêté sur la forte pression fiscale qui est des plus élevées en Afrique, précisant que celle-ci s’est établie à 33,5% du PIB en 2022. Elle devrait passer à plus de 34% à fin 2025 et se poursuivre en 2026.

«L’impôt sur les sociétés a significativement augmenté passant de 2,8 milliards en 2022 à 6 milliards en 2025, soit une augmentation de 113% en 3 ans. Cette tendance ne va pas être inversée en 2026. Trop d’impôt tue l’impôt. Cette tendance va certainement impacter négativement, les investissements», a enchaîné Louzir.

«L’autre problème en rapport avec la fiscalité en Tunisie est que le nombre de contribuables reste faible vu l’importance de l’informel qui grignote plus de 40% du PIB», a-t-il encore déploré.

Autre problème évoqué par Louzir, le poids de la dette. Face aux difficultés à lever la dette extérieure, il y a eu un asséchement du marché local par le fort financement de l’Etat au détriment de l’investissement public et privé (part de l’Etat dans le total des crédits est passé de 17% en 2020 à 33,4% en 2025), outre le financement du déficit par le recours à l’emprunt direct auprès de la Banque centrale.

S’agissant des mesures que la CCITF aurait souhaité trouver dans la LF2026, Louzir a parlé de signaux de confiance aux investisseurs publics et privés, de vraies actions de restructuration des entreprises et des administrations publiques, une orientation des fonds de la BCT vers le secteur productif plutôt que vers les dépenses de fonctionnement, une accélération de la réforme fiscale, des encouragements tangibles pour les secteurs porteurs comme l’énergie renouvelable ou l’intelligence artificielle et un maintien du dialogue avec les bailleurs de fonds internationaux.

D’après Tap.

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Tunisie : Un budget 2026 en hausse à 79,6 milliards de dinars

Le budget de l’État tunisien pour l’exercice 2026 a été fixé à 79 624 millions de dinars (MD), soit une hausse de 3,9% par rapport aux résultats attendus en 2025, selon le document du projet de loi de finances examiné ce mercredi en plénière conjointe au Parlement. Cette progression modérée s’inscrit dans le cadre du Plan de développement 2026-2030, centré sur la justice sociale, la croissance et la relance de l’investissement public.

Une répartition marquée par le poids de la masse salariale

Les charges budgétaires devraient augmenter de 6,3%, atteignant 63 575 MD. La structure du budget reste dominée par les dépenses courantes :

  • Masse salariale : 25 267 MD (40% du total),
  • Dépenses d’intervention : 19 835 MD (32%), dont 9 772 MD consacrés aux subventions,
  • Dépenses d’investissement : 6 463 MD (10%),
  • Dépenses de gestion : 2 939 MD (4,6%).

Cette composition reflète la priorité donnée au rôle social de l’État, mais aussi la contrainte persistante du financement des salaires et des compensations, au détriment de l’investissement productif.

Des ressources majoritairement fiscales

Les ressources budgétaires sont estimées à 52 560 MD, en hausse de 7,1% par rapport à 2025. Les recettes fiscales en représenteront près de 90,9%, confirmant la dépendance du budget à la pression fiscale et à la performance économique intérieure.

Le document budgétaire repose sur plusieurs hypothèses macroéconomiques :

  • Taux de croissance : 3,3% sur l’ensemble de 2026,
  • Stabilité du dinar face aux principales devises,
  • Hausse des importations estimée à 4%,
  • Prix de référence du baril de Brent : 63,3 dollars (contre un prix moyen observé de 64,44 dollars au 4 novembre).

Un budget adossé au Plan de développement 2026-2030

Le projet de loi de finances 2026 est aligné sur les orientations stratégiques du Plan de développement 2026-2030, qui vise à concilier justice sociale et croissance économique. Il met l’accent sur la promotion de l’emploi, la hausse des salaires dans les secteurs public et privé, le renforcement du développement régional équitable, et le soutien à l’investissement public.

Cette planification quinquennale traduit la volonté du gouvernement de rompre avec les politiques antérieures jugées inefficaces, en plaçant la solidarité nationale et la soutenabilité budgétaire au cœur des priorités économiques.

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