Les mesures à caractère social ont dominé la loi de finances 2026. On y constate un très fort impact des dépenses à caractère social contre une faiblesse des mesures en faveur de l’investissement créateur de croissance, de richesses et d’emploi, a indiqué, jeudi 8 janvier 2026, à Tunis, Mohamed Louzir, secrétaire général de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF).
Intervenant lors d’une matinée d’information et d’échanges consacrée aux nouvelles dispositions de la loi de finances 2026, Louzir a précisé que les dépenses à caractère social et de subvention dépassent 19 milliards de dinars soit l’équivalent de 5 472 dinars par an pour chacune des 3 472 188 familles dénombrées en Tunisie en 2025.
«Ces aides sociales importantes sont par ailleurs, associées à un système de gestion compliqué, non efficace, à risque et présentant une complexité de chiffrage et de suivi», a-t-il ajouté, par allusion à la lourde machine bureaucratique nationale.
Louzir a, par ailleurs, évoqué le poids de la masse salariale de la fonction publique soulignant la croissance, depuis 2010, de 35% des effectifs et de 191% du salaire brut annuel moyen. «Cette augmentation des effectifs qui s’accompagne par un véritable manque de productivité, pose un vrai problème auxquelles de vraies solutions devraient être trouvées», a-t-il dit.
Le secrétaire général de la CCITF s’est en outre longuement arrêté sur la forte pression fiscale qui est des plus élevées en Afrique, précisant que celle-ci s’est établie à 33,5% du PIB en 2022. Elle devrait passer à plus de 34% à fin 2025 et se poursuivre en 2026.
«L’impôt sur les sociétés a significativement augmenté passant de 2,8 milliards en 2022 à 6 milliards en 2025, soit une augmentation de 113% en 3 ans. Cette tendance ne va pas être inversée en 2026. Trop d’impôt tue l’impôt. Cette tendance va certainement impacter négativement, les investissements», a enchaîné Louzir.
«L’autre problème en rapport avec la fiscalité en Tunisie est que le nombre de contribuables reste faible vu l’importance de l’informel qui grignote plus de 40% du PIB», a-t-il encore déploré.
Autre problème évoqué par Louzir, le poids de la dette. Face aux difficultés à lever la dette extérieure, il y a eu un asséchement du marché local par le fort financement de l’Etat au détriment de l’investissement public et privé (part de l’Etat dans le total des crédits est passé de 17% en 2020 à 33,4% en 2025), outre le financement du déficit par le recours à l’emprunt direct auprès de la Banque centrale.
S’agissant des mesures que la CCITF aurait souhaité trouver dans la LF2026, Louzir a parlé de signaux de confiance aux investisseurs publics et privés, de vraies actions de restructuration des entreprises et des administrations publiques, une orientation des fonds de la BCT vers le secteur productif plutôt que vers les dépenses de fonctionnement, une accélération de la réforme fiscale, des encouragements tangibles pour les secteurs porteurs comme l’énergie renouvelable ou l’intelligence artificielle et un maintien du dialogue avec les bailleurs de fonds internationaux.
Ali Abdi, Ahmed Jaouadi, Wafa Masghouni, Amenallah Tissaoui et Raoua Tlili ont été élus meilleurs sportifs tunisiens de l’année 2025, à l’issue du référendum annuel de l’agence Tap dont les résultats ont été annoncés ce jeudi 8 janvier 2026, au siège de l’Union des radios des Etats arabes, dans le cadre de la journée de la presse sportive organisée par l’agence.
L’international tunisien Ali Abdi a remporté le titre de meilleur footballeur de 2025 avec 466 points, devant Hannibal Mejbri, deuxième avec 458 points, tandis que Montassar Talbi s’est classé troisième avec 341 points.
Dans la catégorie de meilleur sportif de l’année, le nageur Ahmed Jaouadi a pris la première place avec 492 points, devant le taekwondoïste Khalil Jendoubi qui a récolté 435 points et l’escrimeur Farès Ferjani (328 points).
Pour sa part, la jeune taekwondo Wafa Masghouni a été plébiscitée meilleure athlète féminine en totalisant 454 points, devançant Mouna Béji (350 points) et Khadija Krimi (330 points).
Dans la catégorie de meilleur sportif paralympique en 2025, la palme est revenue à Amenallah Tissaoui grâce à ses 342 points récoltés. Walid Ktila est, pour sa part, arrivé deuxième avec 271, tandis que Yassine Gharbi est 3e avec 21 points.
Par ailleurs, Raoua Tlili a, une fois encore, été sacrée meilleure sportive paralympique en récoltant 445 points, devant Maroua Brahmi (2e, 313 points) et Raja Jebabli (3e, 246 points).
A noter que 90 journalistes sportifs, 15 entraîneurs de clubs de la Ligue 1 et 24 directeurs techniques de différentes fédérations sportives ont participé au référendum.
Selon le «Baromètre des connexions Internet fixes en Tunisie » publié par nPerf du 1er janvier au 31 décembre 2025, l’opérateur Ooredoo affiche les meilleures performances de l’Internet fixe en Tunisie.
Selon les données des connexions Internet fixe en Tunisie durant la période d’analyse (1er janvier – 31 décembre 2025), Ooredoo s’impose comme leader de l’Internet fixe en Tunisie pour l’année ernière. Cette édition du baromètre annuel nPerf révèle une forte compétition sur les débits descendants et des progressions comprises entre 8,6% et 24,2%.
Ooredoo s’impose en tête avec un score de 69 220 nPoints, devançant Orange de près de 5 000 points. Avec des débits de 27,7 Mbps en download et 21,7 Mbps en upload, l’opérateur affiche une forte progression de 24,2% en un an. «Leader en navigation web (68,4%) et streaming vidéo (77,1%), Ooredoo assure une expérience utilisateur équilibrée sur l’ensemble des usages», souligne le baromètre.
Orange suit de près avec 64 505 nPoints et partage la première place ex-aequo avec Ooredoo sur le débit descendant (27,0 Mbps). Les débits atteignent 19,9 Mbps en upload, en progression de 8,6%. La latence bien maîtrisée de 42,2 ms garantit une bonne réactivité pour les communications interactives.
Topnet complète le podium avec 56 802 nPoints et affiche la meilleure latence du marché (37,8 ms), idéale pour les jeux en ligne et les communications en temps réel. L’opérateur progresse de 8,9% sur un an et obtient de solides résultats en navigation web (64,8%, 2e place).
GlobalNet se classe quatrième avec 55 518 nPoints et enregistre une nette progression de 11,3%. L’opérateur se distingue par sa latence compétitive (41,4 ms, 2e place), favorable aux communications interactives.
Mesures basées sur 193 362 tests réalisés via le site web nPerf et l’application nPerf sur Android et iOS.
«Le marché tunisien de l’Internet fixe affiche une dynamique positive avec des progressions généralisées sur l’ensemble des opérateurs, reflétant une amélioration continue de la qualité de service», déclare Sébastien de Rosbo, Directeur général de nPerf.
En WiFi, Ooredoo s’impose également en Tunisie.
nPerf est une plateforme indépendante de mesure de la performance Internet, alimentée par l’expérience utilisateur réelle. En transformant des millions de tests de connexion en informations sur la connectivité, nPerf aide les opérateurs à améliorer leurs réseaux et contribue à bâtir un Internet plus rapide et plus fiable pour tous.
L’Algérie est souvent en bisbille avec la France et leurs disputes ne sont pas sans nous rappeler celles des vieux couples. La dernière sortie de Donald Trump devant les élus de son parti a été humiliante pour les deux pays, aussi bien pour la France que pour l’Algérie. En revanche, face à Trump, aucun des deux ne semble vouloir faire le fier. Les dirigeants algériens ont laissé leur «nif» au vestiaire et la France a vu diluer toute sa glorieuse histoire dans la marée du larbinisme.
Mohamed Sadok Lejri *
Abdelmajid Tebboune et Emmanuel Macron ont silencieusement reconnu leur infériorité et leur grande servilité devant le plus fort. Finalement, la lâcheté de certains dirigeants se révèle dès que le danger apparaît et à la première attitude provocatrice de Trump.
Vladimir Poutine et Xi Jinping ne sont pas des dirigeants en carton, c’est pourquoi Trump n’ose pas les humilier. Le Russe et le Chinois reçoivent de sa part tous le respect et les égards qui leur sont dus.
Le régime algérien, frère et grand ami du Venezuela bolivarien devant l’Eternel, symbole de l’anticolonialisme et engagé depuis toujours dans la lutte contre l’impérialisme, observe un silence assourdissant depuis l’arrestation de l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro.
Les médias algériens à la botte du pouvoir en place traitent, depuis quelques jours, ce sujet d’actualité avec beaucoup de pusillanimité. Une chose est sûre, le pouvoir ne veut pas se mouiller et protège ses arrières.
Tebboune et la docilité de vassal
Mardi 6 janvier 2026, la boxeuse algérienne Imane Khelif, championne olympique à Paris et cible d’accusations sur son genre, a de nouveau fait l’objet de moqueries de la part de Trump. Ce dernier, très hostile à l’idée de voir des athlètes transgenres participer à des compétitions féminines, avait déjà déclaré que lors des Jeux Olympiques qui se dérouleront à Los Angeles, en 2028 «il ne restera pas les bras croisés à regarder des hommes battre des athlètes féminines».
Dans un numéro digne d’un one-man-show fait de railleries et de critiques acerbes visant la sportive algérienne sans la nommer, il a d’abord mimé une scène d’haltérophilie pour expliquer qu’un transgenre soulèvera toujours les kilos avec une aisance nettement supérieure à celle d’une femme avant de créer un vrai spectacle autour de la personne d’Imane Khelif et du combat qui l’avait opposée à l’italienne Angela Carini lors des derniers Jeux olympiques de Paris. Je vous reproduis la traduction publiée par le journal électronique algérien TSA : «𝑉𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑠𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑒𝑧𝑑𝑒𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒𝑏𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑏𝑜𝑥𝑒𝑢𝑠𝑒𝑐ℎ𝑎𝑚𝑝𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑑’𝐼𝑡𝑎𝑙𝑖𝑒? 𝑃𝑢𝑖𝑠𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣𝑒 𝑐𝑒𝑡 ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒𝑞𝑢𝑖 𝑎 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔é 𝑑𝑒𝑠𝑒𝑥𝑒. 𝐶’é𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑢𝑛 𝑏𝑜𝑛 𝑏𝑜𝑥𝑒𝑢𝑟, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑖𝑙 𝑎 𝑑é𝑐𝑖𝑑é 𝑑𝑒 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑜𝑛 𝑎ff𝑎𝑖𝑟𝑒 […]. 𝐴𝑢 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑟𝑜𝑢𝑛𝑑, 𝑖𝑙 𝑙𝑢𝑖 𝑎 𝑎𝑠𝑠é𝑛é 𝑢𝑛𝑒 𝑔𝑎𝑢𝑐ℎ𝑒. 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑠’𝑒𝑠𝑡 𝑟é𝑓𝑢𝑔𝑖é𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑖𝑛 𝑑𝑢 𝑟𝑖𝑛𝑔, 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑒𝑧? 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑡𝑜𝑚𝑏é𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑙𝑒𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒𝑠, 𝑑𝑢 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑜𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑢 𝑐ℎ𝑜𝑐. 𝐼𝑙𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑒𝑠𝑠𝑎𝑦é 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒𝑟, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑝𝑟é𝑓é𝑟é 𝑎𝑏𝑎𝑛𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟. 𝐸𝑡, à 𝑙𝑎𝑓𝑖𝑛, 𝑐𝑒𝑡 ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒-f𝑒𝑚𝑚𝑒 𝑎 𝑔𝑎𝑔𝑛é 𝑙𝑎 𝑚é𝑑𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑑’𝑜𝑟 […]. 𝑇𝑜𝑢𝑡 𝑐𝑒𝑙𝑎 𝑒𝑠𝑡 𝑟𝑖𝑑𝑖𝑐𝑢𝑙𝑒.»
Je pense que l’enseignement qu’on peut tirer de tout cela, c’est que le régime algérien bombe le torse et devient hystérique quand il s’agit de la France ; il joue aux gros bras en se surexcitant régulièrement sur le Maroc ; il rugit dans ses frontières et déploie une poigne de fer contre ses propres citoyens, mais, face aux Américains… gargouillis intestinaux et prout ! Ce régime s’incline avec une docilité de vassal devant les grands de ce monde et puise sa survie dans l’obséquiosité qu’il leur témoigne.
L’Algérie, notamment la frange la plus éclairée de la population algérienne, mérite mieux que ça.
Macron déshonore la France
Deux jours après, le 8 janvier, Trump a raconté une conversation avec Macron durant laquelle il l’aurait forcé à accepter ses exigences sur le prix des médicaments, en le menaçant d’une taxe sur les produits français. Il a imité le chef d’Etat français : «Emmanuel, si lundi tu n’as pas accepté tout ce qu’on demande, j’imposerai une taxe de 25 % sur tous les produits qui viennent de France.» Puis, toujours en l’imitant, il a joué la phrase que Macron aurait répondue : «Non, non, non, tu ne peux pas faire ça». Avant de répliquer : «Si, je peux le faire, et je le ferai». Et le président américain de continuer son imitation. «Emmanuel m’a dit : “Marché conclu Donald, j’adorerais augmenter le prix de mes médicaments sur ordonnance de 200%. Cela serait un honneur Donald, tout ce que tu veux. Ne le dis pas à la population, Donald, je t’en supplie”».
L’oligarchie mondialiste et dépourvue de patriotisme qui gouverne en France, et dont Macron est un simple pion, a déshonoré la France de la manière la plus humiliante qui soit !
Il faut dire que les dirigeants européens tels que Merz, Starmer et Von der Leyen ne valent pas mieux et ne sont guère mieux lotis que les élites françaises. Ce n’est donc pas à Trump qu’il faut s’en prendre, mais aux dirigeants européens et aux imbéciles qui votent encore pour eux. Trump n’a fait que mettre ces larbins émasculés du mondialisme Made in USA devant leur lâcheté et leur avilissement.
La France ne rayonnera de nouveau qu’avec une bonne dose de testostérone et une fois qu’elle aura retrouvé la mémoire et le sens de l’honneur. Et elle ne pourra jamais recouvrer sa dignité et rétablir son honneur avec un Raphaël Glucksmann, un Gabriel Attal, un Edouard Philippe ou un Jordan Bardella à l’Elysée !
L’Algérie a bouclé un premier tour satisfaisant à la CAN Maroc. Les Fennecs joueront demain, samedi 10 janvier 2026, à 17 heures, contre les solides Nigérians en quart de finale de la compétition. En pouvant compter sur l’expérience du très bon joueur qu’est Riyad Mahrez. À présent des interrogations qui subsistaient se sont évaporées. N’empêchant toutefois pas quelques nouveaux questionnements de pointer à l’horizon, notamment dans le domaine médiatique où le staff algérien devra faire plus attention, en espérant que les joueurs se surveillent eux-mêmes dans le même temps.(Ph. Luca Zidane et les « Fennecs« affichent leur piété sur les réseaux sociaux. Ali Belhadj et le Front islamique du salut apprécieront beaucoup).
Jean-Guillaume Lozato
Des buts marqués. Très peu de buts concédés. Quelques belles séquences de jeu. Quelques autres plus moyennes. Une première occupée dans son groupe et un accès en huitième de finale qui s’est soldé par un passage au tour suivant.
L’Algérie peut-elle nous offrir quelque chose de grandiose pour la suite des événements ?
Si l’on adopte une posture attachée strictement aux statistiques, alors il revient à constater que la candidature algérienne au titre possède un très bon dossier. Avec trois victoires en trois matches, l’équipe nationale algérienne a impressionné tout de suite en infligeant un cinglant 3-0 au Soudan. Un score qui aurait pu être encore plus lourd au vu de la physionomie de cette opposition.
Des résultats très probants
Après cet épisode de domination quasi complète est arrivé le test contre le Burkina Faso : victoire algérienne 1-0. Pour ensuite gagner 3-1 contre la Guinée Équatoriale. L’équipe au maillot vert a donc terminé première de son groupe au premier tour. Avec l’avantage psychologique de compter 7 buts marqués pour seulement un petit but encaissé. Avec des auteurs réguliers (Riyad Mahrez et Ibrahim Maza, et d’autres intervenants plus ponctuels).
Cette différence de buts officialise le vrai tournant de cette sélection qui a réappris à se discipliner sous le commandement d’un entraîneur national venant de l’ex-Yougoslavie comme un certain Vahid Halilhodzic…
Les débats ont ensuite gagné en intensité, surtout physiquement et athlétiquement en huitièmes. Le genre de situation où l’apport du défenseur Ramy Bensebaini est indispensable. Ce qui n’a pas empêché un nouveau résultat positif sous forme d’un 1-0 en faveur des Verts. Avec un changement de configuration puisque cette fois ils ont dû attendre la toute dernière minute de prolongations pour marquer. Eux qui avaient toujours réussi à inscrire des buts en première mi-temps.
La manière et le mental
Depuis le match amical perdu de justesse 3-4 en Suède il y a quelques mois, il semblerait que les hommes coachés par le Suisso-Croate Vladimir Petkovic aient gagné en cohésion défensive. Cherchant même, et y parvenant, à joindre l’utile à l’agréable en proposant un jeu mieux construit tout en divertissant le public.
Avec sa facilité à passer du 4-2-3-1 au 4-3-3 d’un match à l’autre, parfois d’une mi-temps à l’autre, cette formation est en train de consolider les acquis d’une culture tactique qu’elle maîtrisait peu il y a encore un an. Sa force s’est bâtie à partir de l’astuce de Petkovic à mettre en place le réflexe de mettre le jeu technique au service de la tactique et non l’inverse. Avec une question qui se pose : comment traiter les aspects physiques en match, en les gérant à part ou bien en les faisant interférer avec le schéma tactique au risque d’une confusion ?
C’est ici qu’intervient le rôle capital de la star Riyad Mahrez dépositaire du jeu de par ses gestes techniques répétés, et grâce à sa vision de jeu qui lui permet d’orienter comme de relayer les transmissions de ballon. Ceci est dû à sa fonction de meneur se basant sur un poste compris entre milieu offensif et ailier droit. Ce tout dernier détail est à prendre en considération puisque l’intéressé est gaucher et sait justement très bien induire en erreur ses vis-à-vis lorsqu’il part en accélérant vers le flanc droit de la ligne offensive.
Autre aspect : le mental. Là encore le capitanat de Mahrez est précieux. Avec son expérience très convaincante dans des championnats étrangers, le natif de Clichy en banlieue parisienne sait faire preuve autant de spécialisation que de polyvalence. Son intelligence de jeu a pour effet de rassurer ses compères. Il a fait partie de la très bonne équipe nationale du Mondial 2014 et un retour gagnant parmi les figures marquantes de l’été 2026 n’est pas à exclure si l’international gaucher se concentre et fait preuve de détachement par rapport aux réseaux sociaux où son ex-femme Rita Johal récite davantage le rôle d’influenceuse toxique que celui d’épouse divorcée abasourdie.
C’est précisément le domaine médiatique que le staff algérien devra relativiser, en espérant que les joueurs se surveillent eux-mêmes dans le même temps.
L’arrivée de Luca Zidane et sa titularisation en tant que goal se sont effectivement déroulées dans une ambiance à la limite de la presse «people» qui fait honte à la vraie presse sportive.
«C’est une mascarade et tout le monde le sait», s’esclaffe un client originaire du Kef dans un salon de thé tunisien d’une banlieue parisienne lorsque l’on évoque la sélection du fils Zidane et, plus curieusement, celle de Maza pourtant moins médiatisé. «Je supporte avant tout la Tunisie. En deuxième position, je supporte beaucoup plus le Maroc que l’Algérie. Et même la Colombie ou le Brésil je les préfère. Je ne suis pas le seul à penser comme ça et c’est tant mieux» dixit un étudiant né en France mais aux racines familiales établies à Zarzis. Étant donné l’opacité qui règne dans l’espace médiatique algérien d’après beaucoup d’observateurs, pour ne pas dire la désinformation, les propos recueillis en France servent d’indicateur précieux. Car dans l’Hexagone où réside une très importante communauté algérienne, l’absence ou du moins l’atténuation de ce que l’on peut nommer une «omerta» a permis le lancement de débats comme sur la chaîne d’informations en continu CNews suite aux dégradations faites par les supporters des Fennecs. Ou bien l’intensification d’échanges informels qui traduisent peu d’empathie des autres Maghrébins envers les Algériens. Ou entre les Algériens eux-mêmes pour peu qu’ils soient arabophones ou kabylophones. Un émiettement auparavant signalé par nos confrères de Tamurt, dans des articles en date du 13 juin 2014 et du 27 mars 2016 (“Coupe du monde : Ces Kabyles qui refusent de supporter l’équipe nationale algérienne” et “Les Kabyles ne supportent plus l’équipe nationale algérienne”).
Préserver les plus jeunes de l’équipe est prioritaire. Pour leur équilibre et pour celui de l’équipe. La récupération a eu lieu avec la publication de photos relatives à Luca Zidane et Ibrahim Maza publiées sur le site Oumma.com. Le premier pour son départ à La Mecque afin d’accomplir la ômra. Le second sur un cliché aux côtés de sa mère ostensiblement porteuse d’un long voile islamique. Une mère pourtant vietnamienne. Comme celle d’Ali Belhadj, un des leaders du Front Islamique du Salut (FIS) les plus influents lors de la décennie noire. Mauvais présage ?
N’oublions pas que l’islamisme radical avait caractérisé une célébrité comme l’attaquant Salah Assad et qu’une vague terroriste avait submergé le pays à partir de 1991. Précédée par des troubles majeurs en Kabylie – le berceau de la famille Zidane! – en 1988, sur fond de sécessionnisme régionaliste réactivé récemment par le MAK indépendantiste depuis Paris.
Ramy K., supporter algérien né en France et tout fier de porter un prénom identique à Bensebaini, y voit de la récupération généralisée : «Il y a quelques années ça me faisait bien rigoler de voir des joueurs de l’Algérie se prénommer Karl (Medjani) ou Cédric (Si Mohammed). Et maintenant les nouveaux qui arrivent et qui ont le moins de lien avec le pays se forcent à jouer la comédie en prenant des attitudes caricaturales comme pour se racheter une conduite». Le slogan rassembleur “One, two, three…Viva l’Algérie!” ne sera pas de trop.
Pour l’instant, l’Algérie attend patiemment son match de quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations contre le Nigeria. Une très grosse épreuve où les Fennecs devront afficher l’image d’un ensemble animé par un jeu complet. Pour un match où des garçons comme Ramy Bensebaini ou Mohamed-Amine Tougaï pourraient se comporter en leaders face à des joueurs ayant agi depuis des décennies avec une philosophie de bulldozer.
L’Algérie a déjà tenu en sa possession les armes nécessaires pour devenir le premier pays afro-arabe quart-de-finaliste ou demi-finaliste d’une Coupe du Monde. En 2014 au Brésil, et surtout si l’on remonte plus loin avec la génération du Mundial espagnol de 1982.
Pour surmonter les épreuves du temps, les Algériens devront bâtir ou fortifier un vrai effectif de joueurs solidaires pendant cette CAN. Une CAN qui servira à s’armer pour aller au Mondial au Canada et aux Etats-Unis. Ainsi qu’au Mexique où il y a exactement quarante ans des luttes intestines avaient commencé à poindre au sein de l’équipe et du staff à partir du clivage entre autochtones et étiquetés «immigrés de France».
Le Tech Diplomacy Global Institute a nommé le Dr Tawfik Jelassi comme l’une des 50 personnalités influentes du secteur technologique mondial en 2026 (Tech Diplomacy Global 50 – 2026).
«En tant qu’assistantau directeur général pour la communication et l’information à l’Unesco, le Dr Jelassi a joué un rôle déterminant dans la promotion de sociétés du savoir inclusives, la transformation numérique et la liberté d’expression à travers le monde. Son leadership à l’intersection de la technologie, de la gouvernance et de la coopération multilatérale illustre parfaitement l’essence même de la diplomatie technologique à l’ère du numérique», lit-on dans le communiqué présentant le récipiendaire.
Fort d’une carrière qui l’a mené des milieux universitaires, gouvernementaux et industriels en Europe, aux États-Unis et en Tunisie, le Dr Jelassi a toujours défendu une utilisation responsable et stratégique des technologies numériques au service du bien commun.
De son poste de ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des Technologies de l’information et de la communication au sein du gouvernement de transition démocratique (2014-2015), à son rôle de dirigeant académique en tant que doyen de l’École des Ponts Business School à Paris et à ses fonctions de- direction à l’IMD et à l’Institut européen d’administration des affaires (Insead), «il apporte sur la scène mondiale une combinaison rare de vision stratégique, d’expérience politique et d’expertise technologique.»
Dr Jelassi a déclaré dans un post sur X : «C’est un honneur et un privilège d’être reconnu comme l’un des 50 leaders mondiaux de la diplomatie technologique. Je suis profondément touché et reconnaissant de cette reconnaissance, qui m’encourage à poursuivre mes efforts. Alors que la technologie et l’IA occupent une place prépondérante dans la géopolitique, la diplomatie et les relations internationales, il est de notre devoir commun de veiller à ce que le numérique soit véritablement une force positive pour l’humanité, et non un danger ou une menace. Redoublons d’efforts ensemble pour atteindre ce noble objectif !»
Sur le chemin de l’école, une fillette de sept ans tombe sur deux tombes silencieuses. Sa question innocente déclenche un dialogue avec sa grand-mère, gardienne des mémoires et des histoires familiales.
Djamal Guettala
Dans ‘‘L’exil de l’amour’’, publié par les éditions Ecovie (Ouagadougou, Burkina Faso), Maiga Assetou Wendyam transforme ce moment simple en une exploration de l’intime et du social, où l’enfance et la mémoire deviennent matière à fiction, et où l’Afrique se révèle dans ses couleurs, ses sons et ses odeurs.
Le roman dépasse le cadre familial. Patrice et Nadège, amis et amoureux contrariés par la société et le destin, incarnent les tensions entre traditions et modernité. À travers eux, Wendyam aborde la fragilité des relations, l’instabilité des couples, la maltraitance des enfants et l’impact des normes venues d’ailleurs sur les vies individuelles. Le Burkina Faso contemporain se dessine comme un espace en mutation, où les élans du cœur doivent composer avec les obligations sociales et les contraintes institutionnelles.
Un Burkina Faso tangible et vivant
Le style de Wendyam Assetou est clair, musical et immersif. Les dialogues résonnent comme les conversations sur les places publiques, et les détails du quotidien — la terre humide après la pluie, le bruissement des feuilles de karité, le goût sucré des mangues, la chaleur du soleil sur la peau — plongent le lecteur dans un Burkina Faso tangible et vivant. Chaque geste, chaque parole, chaque silence devient un élément poétique du récit, transformant la lecture en expérience sensorielle et émotionnelle.
‘‘L’exil de l’amour’’ explore également la transmission familiale et la force de la mémoire. La fillette questionne, la grand-mère raconte, et à travers elles se dessine un regard sur l’Afrique contemporaine, où les jeunes générations naviguent entre traditions, désirs et influences extérieures. Les personnages deviennent des témoins universels : ils portent la fragilité et la résilience humaines, montrant que l’amour et la tendresse peuvent perdurer malgré les obstacles et les épreuves de la vie.
Mais ce roman n’est pas seulement un récit d’émotions. Il reflète la société burkinabè dans toute sa complexité : familles et couples confrontés aux transformations sociales, enfants qui cherchent leur place entre normes et libertés, et adultes qui tentent de préserver des liens malgré la fragilité des structures traditionnelles. Wendyam Assetou réussit à peindre cette réalité avec finesse, sans lourdeur ni jugement, laissant transparaître l’espoir et la beauté des relations humaines.
L’Afrique dans sa fragilité et sa force
‘‘L’exil de l’amour’’ confirme la voix singulière de Maiga Assetou Wendyam. Plus qu’une simple histoire d’amour ou un récit familial, le roman est un voyage dans l’intime et le social, un mélange de sensibilité, de poésie et de critique sociale. Chaque page invite à ressentir l’Afrique dans sa chaleur, sa fragilité et sa force, tout en offrant une réflexion sur les transformations du Burkina Faso contemporain.
‘‘L’exil de l’amour’’ est une ode à l’Afrique et à ses émotions : aux joies simples, aux épreuves, aux traditions et aux changements. Il rappelle que l’amour, même en exil, trouve toujours le chemin pour revenir et s’ancrer dans les vies et les mémoires. Wendyam Assetou y affirme sa maîtrise du récit sensoriel et social, démontrant que la littérature africaine peut être à la fois tendre, lucide et profondément humaine. Pour le lecteur, c’est un voyage à travers les couleurs, les parfums, les voix et les silences d’un pays où la mémoire et l’amour continuent de se transmettre de génération en génération.
Ahmed El Karm, membre dirigeant de l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), a affirmé que la loi de finances 2026 a pris de nombreuses mesures sociales, comme les augmentations salariales, mais n’a pas pensé à en assurer la pérennité. Celle-ci ne saurait être garantie que par la croissance et la productivité, car l’État ne peut fournir un service sans production, a-t-il expliqué.
Le déséquilibre entre les politiques sociales et économiques pourrait contraindre l’État à recourir davantage à l’emprunt extérieur, ce dont il se serait volontiers passé dans la situation actuelle des finances publiques.
Aussi faudrait-il accorder la priorité aux mesures visant à promouvoir l’investissement et l’emploi dans l’élaboration du projet de loi de finances 2027, a-t-il souligné dans une déclaration de presse, ce jeudi 8 janvier 2026, à Tunis, en marge d’une réunion organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI) sur la loi de finances 2026 et ses répercussions sur l’économie et les entreprises.
Ahmed El Karm a souligné la nécessité de soutenir la productivité afin de renforcer le budget de l’État, garant de la stabilité sociale et du financement des services sociaux.
Il a exhorté l’État à adopter, dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement, d’autres mesures incitant les investisseurs et les exportateurs, afin que ces derniers puissent accroître leurs ressources en devises étrangères.
Il est encore possible de modifier et de réformer la politique fiscale afin de donner à l’investissement et au développement économique les mêmes chances qui ont été données aux mesures sociales dans la loi de finances de 2026.
Ahmed Karm estime, par ailleurs, que la mise en œuvre de la loi de finances de 2026 incombe à la Chambre des représentants, car toute imperfection dans sa mise en œuvre aggraverait le déséquilibre entre les mesures sociales et les mesures économiques approuvées, même si celles-ci sont relativement limitées et très en-deçà des attentes des acteurs économiques, selon ses termes.
L’Italie et la Tunisie renforcent leur coopération scientifique dans le domaine des énergies renouvelables avec Flottant, un projet de recherche cofinancé par l’Union européenne dans le cadre du programme Interreg Next Italie-Tunisie. Ce projet vise à développer des technologies de récupération d’énergie permettant d’exploiter et d’intégrer l’énergie issue de diverses sources marines, tout en réduisant l’impact environnemental.
Selon l’Université de Catane, chef de file du projet, l’objectif est de concevoir et de valider un dispositif hybride de nouvelle génération capable d’extraire efficacement l’énergie des phénomènes physiques, biologiques et thermiques du milieu marin, faisant ainsi de la mer une ressource stratégique pour la transition énergétique en Méditerranée.
La réunion de lancement s’est tenue récemment à Sfax, en présence des universités partenaires et des représentants du programme.
Ce partenariat réunit les universités de Catane et de Palerme pour l’Italie, ainsi que celles de Sfax et de Gabès pour la Tunisie.
La présentation du projet, incluant le calendrier et la gestion budgétaire, a estimé le coût total à environ un million d’euros, avec une date d’achèvement prévue en mai 2028.
Sur le plan technologique, Flottant envisage des solutions novatrices, telles que des piles à combustible microbiologiques installées sur les fonds marins, des transducteurs capacitifs capables de convertir le mouvement de la masse d’eau en électricité, des câbles piézoélectriques non résonants pour la génération et la transmission de signaux, et des transducteurs thermoélectriques flottants exploitant les marées et les gradients thermiques entre l’eau et le rayonnement solaire.
Les résultats attendus comprennent également des solutions de stockage d’énergie et des applications comme l’éclairage côtier et l’alimentation de dispositifs de surveillance environnementale.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme Interreg Next Italie-Tunisie, qui vise à renforcer la coopération entre neuf provinces siciliennes et seize gouvernorats tunisiens. Ses priorités incluent la recherche et l’innovation, la transition écologique, la résilience climatique, l’inclusion sociale et le renforcement de la gouvernance. Intitulé «Chaînes énergétiques optimisées avec transducteurs et technologies avancées – Flottant», il a pour objectif de générer des applications concrètes dans les secteurs côtier et maritime, en associant recherche fondamentale, transfert de technologies et implication des bénéficiaires, notamment les communautés côtières, le secteur de l’énergie et les institutions.
‘‘Nawwar Achiya’’ ou ‘‘Belles de Nuit’’, le premier long métrage de la réalisatrice Khedija Lemkecher, est sorti cette semaine dans les salles tunisiennes. Il raconte une histoire qui entremêle sport, marginalisation urbaine et obsession de l’émigration clandestine vers l’Italie chez les jeunes.
Située à Hay Helal, un quartier populaire de la périphérie de Tunis, l’histoire suit Djo, gérant d’une salle de boxe, usé par la maladie et la désillusion, qui croise le chemin de Yahia, un jeune espoir de la boxe.
Alors que l’entraînement semble lui offrir une lueur d’espoir, le garçon nourrit un tout autre projet : rejoindre illégalement l’Italie en traversant la Méditerranée, à l’instar de nombreux jeunes de son quartier qui rêvent d’une telle évasion.
Le titre fait référence aux fleurs nocturnes qui poussent dans des conditions difficiles et que Yahia aime observer près du lac Séjoumi, un lieu d’attente qui donne au réalisme social du film une dimension plus humaine et plus intime.
‘‘Belles de Nuit’’ est sorti en salles après un parcours en festivals qui a débuté en 2024, lors duquel le film a été présenté en compétition dans des festivals internationaux au Caire, à Agadir, où il a remporté le prix de la meilleure réalisation et celui du meilleur acteur, décerné à Illiès Kadri (Yahia), selon l’agence tunisienne TAP.
La distribution comprend également Younes Megri, Illiès Kadri et Fatma Ben Saïdane.
Née le 16 Janvier 1972 à Tunis, Khedija Lemkecher a étudié le violon au Conservatoire de musique de Tunis avant d’obtenir un diplôme de réalisateur concepteur audiovisuel – section cinéma de l’Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle (Esra, Paris). Elle a commencé sa carrière comme assistante sur plusieurs films, avant de fonder, en 2007, Cercina Films Peoductions avec le cinéaste Moslah Kraïem.
Les Émirats arabes unis mènent une politique étrangère offensive et sont parvenus à se constituer une sphère d’influence au Moyen-Orient et en Afrique, une stratégie mise en lumière après une rare escalade militaire avec l’Arabie saoudite au Yémen la semaine dernière. Le «rôle» des Émirats suscite interrogations et inquiétudes.(Photo : Fumée s’élevant à la suite d’une frappe aérienne menée par l’Arabie saoudite et qui visait ce qu’elle décrivait comme des séparatistes du sud soutenus par les Émirats arabes unis, dans le port de Mukalla, au sud du Yémen).
Imed Bahri
Abou Dhabi a eu recours à des alliances avec des États ou des groupes interposés, à des interventions militaires et à un soutien financier, principalement pour contrer ce qu’il perçoit comme la menace déstabilisatrice de l’islam politique, et plus particulièrement des groupes liés aux Frères musulmans.
De hauts responsables émiratis ont présenté cette stratégie comme un moyen de renforcer les États face aux extrémistes mais des experts de l’Onu et des responsables occidentaux affirment que cette approche a parfois exacerbé les conflits et renforcé le pouvoir des dirigeants autoritaires, une allégation que les Émirats démentent.
Reuters a fait un tour d’horizon sur l’implication des Émirats dans des pays clés.
Yémen
Les Émirats ont annoncé le retrait de leurs forces du Yémen en 2019 mais ils ont conservé leur influence par le biais du Conseil de transition du Sud (CTS), une entité sécessioniste qu’Abou Dhabi a formé et armé.
Les Émirats considèrent le CTS comme un partenaire essentiel pour garantir l’accès maritime et un rempart contre le parti Islah, composante clé du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite, que les Émirats perçoivent comme une émanation des Frères musulmans.
Égypte
Depuis que les Frères musulmans ont été renversés en 2013, Abou Dhabi est le principal bailleur de fonds du Caire et voit en l’Égypte séculariste un rempart contre le retour des islamistes.
En 2024, le fonds souverain des Émirats, ADQ Holding, a signé un accord de 35 milliards de dollars pour l’aménagement d’une importante portion du littoral méditerranéen égyptien, un apport crucial de devises à un moment où le Caire était confronté à des difficultés financières.
Leur méfiance commune envers les Frères musulmans sous-tend leur alliance politique qui les a vus coordonner leur boycott du Qatar en 2017 et leur opposition à l’influence turque en Libye, sachant que le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir en Turquie, entretient des liens étroits avec les Frères musulmans.
Soudan
Le comité des sanctions de l’Onu a décrit les allégations selon lesquelles les Émirats ont fourni un soutien militaire aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan comme crédibles.
Selon des analystes, les Émirats se méfient du commandant des forces armées soudanaises (armée régulière), le général Abdel Fattah Al-Burhan, en raison de la présence, dans ses rangs, d’islamistes issus du régime de l’ancien homme fort soudanais Omar El-Béchir. Les Émirats considèrent Hemedti Degalo comme un contrepoids à Burhan.
Des protagonistes, dont les États-Unis et des organisations de défense des droits humains, ont accusé les FSR de crimes contre l’humanité et de massacres à caractère ethnique dans la région du Darfour.
Les Émirats ont nié catégoriquement avoir fourni des armes aux FSR, déclarant dans des lettres adressées à l’Onu que ces accusations manquaient de preuves et affirmant que leur rôle était purement humanitaire.
Tchad
Les Émirats ont renforcé leurs liens sécuritaires et économiques avec le président tchadien Mahamat Idriss Déby en signant un accord de coopération militaire en 2023 et en fournissant des véhicules blindés à cet État du Sahel qu’ils considèrent comme un rempart contre les insurgés islamistes.
L’attention s’est portée sur l’aéroport isolé d’Amdjarass, près de la frontière soudanaise, où Reuters a signalé une forte augmentation du trafic de vols cargo.
Alors que les Émirats affirment y gérer un hôpital de campagne et acheminer de l’aide aux réfugiés soudanais, le comité des sanctions de l’Onu et des responsables occidentaux allèguent que la piste d’atterrissage sert de plaque tournante logistique essentielle pour l’approvisionnement en armes des FSR.
Bien entendu, les Émirats démentent ces accusations, affirmant que leurs opérations sont purement humanitaires.
Libye
Selon des experts de l’Onu, les Émirats ont été le principal soutien étranger du commandant de l’est libyen, Khalifa Haftar, en fournissant un appui aérien et du matériel à l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée lors de son offensive de 2019 sur Tripoli.
L’objectif était de renverser le Gouvernement d’union nationale (GNA), internationalement reconnu et basé à Tripoli, qui comprenait des factions liées aux Frères musulmans et bénéficiait du soutien militaire de la Turquie.
Alors que la guerre civile demeure dans une impasse fragile, les Émirats continuent de jouer un rôle de médiation clé en maintenant des liens étroits avec les factions de l’est et la famille Haftar et en poursuivant des efforts diplomatiques pour former un gouvernement exempt de ce qu’ils qualifient de «milices extrémistes». Cependant, l’alliance de Haftar comprend des groupes salafistes radicaux.
Israël
En 2020, les Émirats ont rompu avec des décennies de consensus arabe en normalisant leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham négociés par les États-Unis, une démarche que l’Arabie saoudite a jusqu’à présent refusée sans une perspective d’État palestinien.
L’accord a officialisé une alliance stratégique contre des adversaires communs, notamment l’Iran et les groupes islamistes comme le Mouvement de résistance islamique palestinien (Hamas).
Bien que la guerre de Gaza ait entraîné une baisse du soutien populaire, les responsables émiratis ont critiqué à plusieurs reprises la conduite militaire israélienne mais ont maintenu leurs relations diplomatiques avec Israël, considérant cette relation comme un outil important d’influence régionale et un canal privilégié vers Washington.
Somaliland
Les Émirats se sont efforcés de tisser des liens économiques et sécuritaires étroits avec la république autoproclamée du Somaliland, Abou Dhabi ayant souvent perçu le gouvernement fédéral somalien de Mogadiscio comme étant étroitement lié au Qatar et à la Turquie.
Un élément central de cette stratégie est l’investissement de 442 millions de dollars de DP World pour développer et exploiter le port de Berbera, créant ainsi une alternative stratégique à Djibouti sur le golfe d’Aden.
En 2017, le parlement du Somaliland a voté en faveur de l’autorisation pour les Émirats de construire une base militaire à Berbera. Bien que la base ait été ultérieurement désignée à des fins civiles, les Émirats continuent d’y former des forces de sécurité tout en maintenant une présence consulaire à Hargeisa.
La semaine dernière, Israël est devenu le premier pays à reconnaître officiellement l’indépendance du Somaliland, une avancée diplomatique facilitée par Abou Dhabi, selon Axios, qui cite des responsables israéliens.
Il est également à signer que les Émirats sont le seul État arabe à s’être abstenu concernant la déclaration de la Ligue arabe condamnant l’initiative israélienne de reconnaître le Somaliland.
L’auteur de l’ouvrage sur ‘‘L’histoire de l’urologie en Tunisie-1889-2023’’, Dr Lamine Smida, avait été, en 1976, le 9e urologue tunisien inscrit au Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom). Depuis, le nombre des urologues a atteint 273 en 2023. Ce qui démontre les progrès fulgurants de la médecine et de la santé en Tunisie.
La remarquable courbe d’ascension des urologues, surtout à partir des années 1980, traduit l’engouement des jeunes pour cette spécialité médico-chirurgicale.
L’ouvrage du Dr Smida nous apprend beaucoup sur cette spécialité et son histoire. Ainsi, entre les IIIe et IVe siècles, la plupart des auteurs de textes médicaux étaient Africains. L’urologie est née à Carthage à la fin du IVe siècle. Il a fallu attendre 1974 pour qu’elle soit reconnue par l’Université tunisienne comme une spécialité indépendante lors de l’inauguration du premier Service d’enseignement et de soins urologiques au CHU Charles-Nicolle de Tunis.
De nouveaux centres universitaires d’urologie ont été créés en 1982 à Sousse et Sfax, à Monastir et à Kairouan… Ceci avait permis de couvrir le pays en médecins urologues et de hisser l’urologie tunisienne au niveau international.
La Société tunisienne d’urologie (STU) est née en 1992 et est à l’origine de la fondation de la Société tunisienne de recherche sur la sexualité et l’impotence, ainsi que de la création de l’Arab Association of Urology.
Au Maghreb, le Dr Saadeddine Zmerli était le pionnier de la discipline. Le Maroc a suivi cinq années plus tard avec le premier service d’urologie au CHU de Rabat.
L’auteur rend hommage aux pionniers de l’urologie tunisienne : les docteurs Jean Cuenant, Tahar Bouker, Mokhtar Sghaier et Mohamed Meziou, ainsi qu’au Pr Saadeddine Zmerli qui réalisa en 1986 la première greffe rénale en Tunisie.
L’ouvrage donne la liste complète des urologues tunisiens avec l’année de leur inscription au Cnom, ainsi que leur lieu et mode d’exercice par ordre alphabétique. Plusieurs annexes, photos et documents d’archives enrichissent cet ouvrage qui fait découvrir l’histoire passionnante de la médecine en Tunisie. C’est l’un des secteurs, comme celui des ingénieurs ou des informaticiens où notre petit pays est encore en avance sur beaucoup d’autres grâce à héritage des pères fondateurs.
L’enlèvement de Nicolás Maduro par les forces américaines, survenue le 3 janvier 2026 lors de l’opération dite «Absolute Resolve» (Détermination absolue), a provoqué une onde de choc mondiale, probablement en raison de son caractère spectaculaire et aventureux. Car il s’agit bien d’une extraction forcée d’un dirigeant en exercice par une puissance étrangère, en dehors de tout cadre légal international classique.
Ridha Ben Slama *
Cet évènement est entouré de fortes suspicions de trahisons internes au sein de l’élite dirigeante et militaire vénézuélienne. Le fils du président enlevé, Nicolás Maduro Guerra, a ouvertement dénoncé une trahison au sein du cercle rapproché de son père. Des rapports suggèrent que la localisation précise de Maduro dans une maison sécurisée a pu être livrée par des membres de sa propre garde ou de son entourage direct.
Pourtant, avant sa chute, Maduro avait multiplié les mesures (en vain) pour prévenir toute défection, notamment en renforçant la surveillance des généraux par des agents de contre-espionnage cubains. Malgré cela, l’efficacité de l’opération américaine laisse supposer un effondrement ou une passivité suspecte d’une partie de la hiérarchie militaire au moment de l’assaut.
Retour de la politique de la canonnière
L’histoire et la géopolitique contemporaine, particulièrement au regard de ce qui se manifeste actuellement, confirment que la cohésion nationale d’un pays demeure le facteur déterminant de la souveraineté d’un État. Lorsqu’un «front intérieur» se fissure, à cause des erreurs et des abus du pouvoir en place, il cesse d’être un bouclier, ce qui favorise toutes sortes d’interventions extérieures.
Néanmoins, cette approche néo-colonialiste, parfois appelée «politique de la canonnière», a suscité une condamnation internationale quasi générale. Les arguments avancés pour justifier cet enlèvement font effectivement l’objet de vives critiques, de nombreux observateurs les qualifiant de prétextes juridiques fragiles ou de motivations cachées. Des points de contestation majeurs sont soulevés par les commentateurs et les juristes. Les griefs avancés de «narcoterrorisme» ne sont pasprouvés. Le président Trump a affirmé que Maduro utilisait des gangs criminels (comme le Tren de Aragua) pour terroriser les communautés américaines. Or, des rapports de renseignement américains d’avril 2025 indiquaient que le régime de Maduro ne dirigeait pas ces opérations vers les États-Unis.Des élus américains ont souligné que si la lutte contre le narcotrafic était le seul motif, des actions similaires auraient dû être menées contre les cartels mexicains, ce qui n’est pas le cas.
Les États-Unis invoquent l’auto-défense contre le trafic de drogue, mais le droit international (malmené sans cesse) ne reconnaît ce droit que face à une attaque armée cinétique. Sans mandat du Conseil de sécurité de l’Onu, l’opération est largement considérée comme une violation de la souveraineté vénézuélienne.
Par ailleurs, bien que Maduro soit contesté dans son pays, il restait le chef d’État de facto et sa destitution concerne les Vénézuéliens seuls. L’idée que cet enlèvement restaurerait la démocratie est fallacieuse, ce qui risque de se passer c’est une fragmentation du pays et une perte de souveraineté.
En fait, l’argument du narcotrafic masque l’objectif réel : reprendre le contrôle des plus grandes réserves pétrolières au monde. Alors que les administrations précédentes cherchaient souvent un consensus (même minimal) avec le Congrès ou les alliés régionaux, l’opération de 2026 a été menée dans le secret total. Le Secrétaire d’État Marco Rubio (dont la famille est d’origine cubaine) a d’ailleurs justifié l’absence d’information préalable du Congrès par le caractère de «maintien de l’ordre» (law enforcement) plutôt que d’acte de guerre.
Ce mode d’intervention directe pour enlever un dirigeant étranger sur son propre sol n’est pas une action inédite, elle s’inscrit dans une lignée historique d’actions américaines. Le cas de Nicolás Maduro présente des similitudes frappantes, tout au moins, avec des cas précédents.
Au cours de l’opération «Just Cause», 26 000 soldats américains ont envahi le Panama (1989). Les États-Unis avaient inculpé aussi le général Manuel Noriega pour «narcoterrorisme», il a été jugé et condamné par un tribunal de Miami à 40 ans de prison.
Les prédécesseurs de Trump (comme Bush ou Obama) avaient utilisé des méthodes similaires par l’usage d’opérations extralégales ou secrètes (assassinats ciblés/opérations secrètes) face à des cibles. L’opération en Irak sous la présidence de George W. Bush visait à renverser le régime de Saddam Hussein dans son ensemble, pas seulement à l’éliminer par une frappe ciblée ponctuelle.
L’invasion a débuté en mars 2003 dans le but déclaré de désarmer l’Irak de ses prétendues armes de destruction massive, qui se sont avérées inexistantes. La détention de Saddam Hussein a eu lieu plus tard, lors d’une opération terrestre, suite à une trahison.
Volonté d’expansion et d’intervention directe
L’appétence de Donald Trump charrie avec elle des perspectives inquiétantes, marquée par une volonté d’expansion et d’intervention directe à travers des menaces lancées concernant d’autres pays :
1. Intensification des revendications de Trump sur le Groenland, affirmant le 4 janvier 2026 que les États-Unis en ont «absolument besoin» pour leur sécurité nationale et l’accès aux minéraux critiques. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a exigé l’arrêt de ces «fantasmes d’annexion», rappelant que le territoire n’est pas à vendre.
2. Pressions sur le président colombien Gustavo Petro que Trump a qualifié d’«homme malade» impliqué dans la production de cocaïne. Il a déclaré qu’une opération militaire en Colombie lui «semblait une bonne idée» si le flux de stupéfiants vers les États-Unis ne s’arrêtait pas.
3. Guerre commerciale contre le Canada qui fait face à des menaces principalement économiques, mais la rhétorique de Trump touche également à la souveraineté : il a imposé ou menacé d’imposer des tarifs de 25% (voire plus) sur les produits canadiens pour forcer le Canada à durcir le contrôle de sa frontière contre le fentanyl (un analgésique qui interagit principalement sur les récepteurs du cerveau). Des observateurs s’inquiètent de ses références répétées au Canada comme le «51e État» de l’Amérique, suggérant une remise en cause des normes internationales de souveraineté.
4. Il a prédit aussi que le gouvernement cubain était «prêt à tomber» suite à l’action au Vénézuéla.
5. Des frappes militaires ciblées contre les cartels de la drogue sur le sol mexicain restent une option sérieusement envisagée par son administration.
Un goût démesuré pour le spectacle
Le personnage de Trump, homme d’affaires médiatique devenu un homme politique atypique, témoigne d’un goût démesuré pour le spectacle, les rodomontades, une communication grandiloquente et souvent controversée, s’appuyant sur une image d’anti-establishment, tout en cultivant des positions conservatrices qui divergent parfois du parti républicain classique. Son slogan politique populiste «Make América Great Again» prône un retour à un passé idéalisé.
Outre cet aspect, il ne faut pas omettre qu’il y a des plans déjà «programmés», par les administrations précédentes et les services de renseignements, qui reposent sur une part de réalité institutionnelle de longue date, tout en marquant une rupture radicale dans l’exécution. L’administration Biden avait augmenté la prime pour la capture de Maduro à 25 millions de dollars début janvier 2025. Trump a doublé cette mise à 50 millions en août 2025 après avoir désigné le régime comme organisation terroriste. Le refus de reconnaître la légitimité de Maduro après l’élection de 2024 était une position partagée par l’administration Biden.
Certains analystes notent que la chute de Maduro était «conceptualisée» dans les documents de sécurité nationale de la Maison Blanche depuis des années, prévoyant une reprise en main du continent.
La nature du système américain est donc fondamentalement le même. Malgré les alternances politiques et les crises apparentes, ses fondements restent constants. Cette approche s’appuie sur plusieurs piliers structurels, les agences fédérales et l’appareil militaire (le «Deep State» pour certains, la «bureaucratie permanente» pour d’autres) assurent une continuité dans les dossiers de sécurité nationale et de politique étrangère. Les simulacres ou les changements d’hommes et de styles, le système américain (politique, militaire, économique ou culturel) demeure constant, souvent lié au pragmatisme, à l’action, au capitalisme libéral, même si des tensions et des conflits internes existent.
Ce qu’il ne faut pas négliger aussi, concernant cet évènement et d’autres à venir, c’est que l’action présidentielle est souvent pré-configurée par des cercles d’influence extérieurs au gouvernement. En 2026, le rôle des think tanks (comme l’Heritage Foundation ou le Center for American Progress) reste central pour rédiger les programmes politiques et fournir les cadres administratifs prêts à l’emploi dès l’entrée en fonction d’une administration. Sans oublier le rôle du lobby pro-israélien aux États-Unis qui reste un pilier central de la politique étrangère américaine. Une constellation d’organisations aux sensibilités diverses s’active, dont l’American Israel Public Affairs Committee, les chrétiens évangéliques, et la Zionist Organization of America qui adopte des positions plus radicales et proches de la droite israélienne.
En résumé, si les motifs juridiques (narcoterrorisme) étaient effectivement prêts et «programmés» par l’État profond américain depuis des années, le passage à l’acte militaire et l’enlèvement physique de Maduro sont des décisions propres à la doctrine de 2026 «Trump Corollary», à travers un recentrage hémisphérique et une Europe reléguée au rang de zone secondaire.
L’horizon politique aux États-Unis est dominé par la préparation des élections de novembre 2026. Trump utiliserait des dossiers internationaux pour détourner l’attention des affaires intérieures ou des tensions sociales. Les prochains mois de 2026 s’annoncent marqués par une accélération de la «rupture» trumpiste, tant par des actions unilatérales à l’étranger que par une refonte profonde de la bureaucratie américaine.
Jusqu’à présent, le Maroc a tenu son rang à la CAN. Comme pays organisateur en raison d’une grande maîtrise logistique et d’enceintes sportives de rêve. En tant que grande puissance footballistique demi-finaliste de la dernière Coupe du Monde 2022 au Qatar. Avec les projecteurs postés sur sa grande star Achraf Hakimi. Et les exploits d’Ayoub El Kaabi.
Jean-Guillaume Lozato
D’ordinaire, les spécialistes comme les simples amateurs prononcent immédiatement le nom de Hakimi s’il leur arrive d’évoquer l’équipe nationale de football du Maroc. Pourtant, c’est un autre patronyme qui est venu peupler les esprits et les conversations ces derniers jours. Celui de son partenaire El Kaabi, lequel s’est mis en lumière très rapidement dans cette CAN.
Un premier tour rugueux et logique
Très attendu au premier tour, le Maroc confronté à de multiples pressions a justement produit un jeu multidirectionnel pour terminer premier de sa poule. Ceci en dépit d’assauts constants des équipes adverses. Réguliers comme irréguliers ! Le frêle (seulement 62 kilos pour 1,82 mètre) Azzedine Ounahi, gravement blessé et se retrouvant convalescent, en sait quelque chose. Certes, le match nul 1-1 contre des Maliens extrêmement portés sur le jeu physique a atténué certaines ardeurs des supporters du Royaume. Pourtant les rencontres gagnées contre les Comores (2-0) et la Zambie (3-0) ont été rassurantes et ont prouvé que même tendue par l’enjeu la sélection marocaine a gagné en maturité avec des garçons expérimentés comme Sofyane Amrabat et Noussaïr Mazraoui pour encadrer les nouveaux venus qui n’ont pas vécu la grande aventure de 2022.
Puis, de rugueux le chemin emprunté par le Maroc est devenu fougueux. En grande partie au travail constant d’un Brahim Diaz en très grande forme, à l’aise tant dans ses tâches de couverture défensive que dans le renfort offensif (deux buts marqués et à l’origine d’une action de but et de plusieurs autres actions dangereuses), en très grande partie grâce à l’œuvre de Ayoub El Kaabi.
Ce joueur âgé de trente-deux ans ne nous avait pas encore dévoilé toutes les surprises dont il est capable, et les deux buts qu’il a signés sur une prouesse simultanément très technique et très athlétique qu’est le but acrobatique en ciseau ou en retourné ont été un régal pour les yeux.
Percée d’El Kaabi et retour de Hakimi
A partir des huitièmes de finale, deux événements se sont alors combinés sans se concurrencer vraiment. Car c’est ça l’esprit de groupe sur lequel veille jalousement coach Walid Regragui. Le retour de blessure de «Captain Hakimi» est une excellente chose pour son équipe nationale et pour le football en général. Le célèbre numéro 2 a repris ses marques, et cela s’est ressenti à travers le plaisir de contempler ses enchaînements contrôle/passe ainsi que sa facilité déconcertante.
Et El Kaabi ? Cette fois-ci l’avant-centre natif de Casablanca n’a pas marqué mais a tout mis en œuvre pour peser sur le jeu adverse, soit sur sa défense soit sur sa construction en brisant les lignes. Son abnégation s’est exprimée sous la forme d’un pressing constant et efficace contre des Tanzaniens défaits 1-0 au cours d’un match épuisant. Au niveau de son apparence, El Kaabi apparaît comme une synthèse entre trois anciennes idoles : le visage général de l’ancien international français Patrick Vieira, le regard de Merry Krimau dont il mesure exactement la même taille (1,82 mètre) et les buts en bicyclette du Franco-guinéen Amara Simba, un nom qui appelle au rugissement pour ce «lion de l’Atlas» qui ne demande qu’à dévorer les filets adverses.
Quelle programmation pour les Lions ?
Vendredi soir, les Lions de l’Atlas rencontreront d’autres lions. Les Lions indomptables du Cameroun les défieront à Rabat. La ville du Roi accueillera donc ce sommet du lion, le roi des animaux. Ce duel au sommet entre lions attribuera une place très convoitée de demi-finaliste. Se limitera-t-il à une bataille physico-tactique autour du rond central ? À un combat offensif, à sens unique ou box to box ?
Les deux hypothèses sont plausibles de par la variété de jeu que peuvent proposer les deux équipes. Le Maroc devra se passer d’Ounahi, bien utile auteur de deux passes décisives. En face, le Cameroun détient une arme en la personne de Bryan Mbeumo capable d’évoluer en vrai neuf et demi.
Une troisième hypothèse existe cependant. Celle d’un duel de couloir entre l’arrière droit Hakimi et son vis-à-vis direct l’arrière gauche Mahamadou Nagida. Avec El Kaabi en arbitre qui pourrait bien se tailler la part… du lion d’une passe décisive, d’une action provoquant un penalty ou d’une tête sur centre tendu de son capitaine ? Non, sur une bicyclette. Ce serait plus logique.
Le Maroc en tant que nation profite d’un dynamisme régional et continental pour asseoir une autorité nationale qui est en train de dépasser les frontières. Cette phase ascensionnelle déteint sur son équipe nationale de football.
Pour exploiter cette dynamique au maximum, les Lions de l’Atlas pourront compter sur leur excellent gardien Yassine Bounou, devant lequel Nayef Aguerd devra se montrer plus concentré, comme ce qu’il avait démontré aux côtés d’Adam Masina. Ce dernier étant peut-être plus adapté pour un travail d’interception que de relance contre le Cameroun mais qui serait plus efficace contre des adversaires comme l’Algérie ou l’Égypte. Un joker existe aussi avec l’intéressant Eliesse Ben Seghir.
Quant à Ayoub El Kaabi, lui qui a été confronté à moult styles de jeu en championnat marocain, chinois, qatari et grec ainsi que dans le très complet championnat turc, il a le profil pour trouver le chemin des filets à tous les matchs.
En 2025, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Tunisie a franchi un cap record en matière d’assistance aux migrants en facilitant le retour de 8 853 migrants vers leurs pays d’origine, dans le cadre de son programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration.
C4est ce qu’indique l’OIM dans un communiqué publié le 7 janvier 2026 à Tunis, ajoutant qu’à ce chiffre s’ajoutent 103 demandeurs d’asile et refugies qui ont bénéficié de la réinstallation dans 5 pays tiers.
Ces retours ont été accompagnés d’un appui individualisé, basé sur l’identification des besoins des migrants en Tunisie et à l’arrivée, allant des opérations de sensibilisation aux procédures, jusqu’á l’organisation logistique du voyage par vols commerciaux et charters.
Le nombre de bénéficiaires au programme a enregistré une hausse de 28% par rapport à l’année 2024. Une hausse du nombre de migrants présentant des vulnérabilités aiguës a également été enregistrée, y compris des enfants non accompagnés ou séparés, ainsi que des victimes de traite.
Le programme d’aide au retour volontaire de l’OIM propose une approche intégrée pour garantir une réintégration durable des bénéficiaires. Cette dernière est fournie directement aux migrants de retour sous forme d’une assistance adaptée, conçue sur la base des besoins spécifiques de chaque personne, en tenant compte de son parcours, capacités, vulnérabilités et des circonstances du retour. Cet appui personnalisé vise à renforcer l’autonomisation des migrants de retour, en leur permettant de s’approprier pleinement leur processus de réintégration et de décider de l’utilisation la plus appropriée de l’aide reçue.
En 2025, les opérations de retour ont concerné 27 pays de destination et ont été organisées à travers 22 vols charters et 368 vols commerciaux. Elles sont le résultat d’une étroite collaboration avec les autorités tunisiennes compétentes, les ambassades et consulats, et les autorités des pays d’origine, ainsi qu’avec les missions de l’OIM qui ont travaillé de manière coordonnée afin d’accompagner les migrants tout au long de leur parcours de retour et réintégration.
«Cette collaboration multipartite avec nos différents partenaires constitue un pilier fondamental de l’approche de l’OIM pour une gouvernance migratoire efficace et respectueuse des droits humains», souligne Azzouz Samri, chef de mission de l’OIM en Tunisie.
Le programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration est soutenu par l’Union européenne, ainsi que les gouvernements de l’Autriche, France, de l’Italie, des Pays-Bas, de la République tchèque, de la Suède et du Royaume-Uni.
Selon le cabinet mondial du conseil financier deVere Group, les valeurs de la défense représentent aujourd’hui l’une des «opportunités stratégiques les plus importantes» pour les investisseurs. Cette analyse intervient alors que les pressions géopolitiques contraignent les gouvernements à maintenir leurs dépenses militaires et à prendre des engagements de sécurité à long terme, remodelant ainsi les marchés mondiaux.
Nigel Green, PDG de deVere Group, a déclaré : «En Europe, au Moyen-Orient, en Asie de l’Est, en Amérique et dans l’Arctique, les décisions politiques se traduisent directement par des augmentations des budgets de défense et des procédures d’acquisition.»
Le Royaume-Uni et la France ont confirmé leur disponibilité à déployer des forces en Ukraine dès qu’un cessez-le-feu sera conclu, signe que la sécurité d’après-guerre reposera sur des cadres militaires permanents plutôt que sur des garanties temporaires.
Au Moyen-Orient, le conflit israélo-palestinien continue d’accroître les risques régionaux, renforçant la demande en matière de défense aérienne, de renseignement et de protection navale.
En Asie de l’Est, la montée des tensions entre la Chine et Taïwan accélère les investissements de défense dans la région indo-pacifique, tandis que Washington, sous la présidence de Donald Trump, renforce la dissuasion des alliés.
L’Amérique latine et l’Arctique occupent désormais une place centrale dans l’équation de la sécurité mondiale. L’intervention militaire américaine récente au Venezuela a souligné la volonté de Washington de projeter sa puissance dans son propre hémisphère, tandis que le regain d’intérêt stratégique pour le Groenland a placé la sécurité arctique au premier plan des plans de défense, dans un contexte d’intensification de la concurrence pour les routes maritimes du Nord, les infrastructures de surveillance et les systèmes de détection de missiles.
Les facteurs qui détermineront la performance de la défense en 2026 sont structurels plutôt que conjoncturels. La sécurité nationale est désormais au cœur de la planification économique, et cette réalité redéfinit la manière dont les risques et les opportunités sont évalués.
Les conséquences pour les entreprises de défense sont considérables. Les cycles d’acquisition s’allongent, les carnets de commandes s’étoffent et les investissements s’accélèrent dans la défense antimissile, la cyberguerre, la surveillance spatiale, les systèmes autonomes et les plateformes de commandement intégrées.
Plusieurs grands fabricants d’armement augmentent leurs capacités de production pour répondre à la demande mondiale croissante d’intercepteurs de défense aérienne, de technologies de surveillance et de systèmes de combat, ce qui renforce les perspectives de croissance soutenue des revenus.
Les meurtres de femmes se poursuivent en Tunisie, avec deux crimes enregistrés durant les premiers jours de l’année 2026 : le 1er janvier, Ikhlas a été assassinée à Mahdia, et le 5 janvier, Olfa a été tuée à Menzel Bourguiba.
Ces deux meurtres s’inscrivent dans la continuité d’une année 2025 qui a enregistré30 meurtres de femmes, indique l’association féministe Aswat Nissa sur s page Facebook, estimant que le nombre réel est probablement plus élevé en raison du manque de transparence, de la sous-déclaration et des difficultés d’accès à l’information.
A titre de comparaison, seulement 6 féminicides avaient été recensés en 2018, ce qui signifie que les violences faites aux femmes ont quintuplé en moins de 7 ans.
Ces chiffres ne sont pas le fruit du hasard, ni de simples statistiques ; ils sont plutôt la conséquence directe de politiques étatiques défaillantes en matière de prévention de la violence, d’un manque persistant de protection des femmes, d’un laxisme dangereux des forces de l’ordre et d’une normalisation officielle de la violence et de l’impunité, estime l’association.
«Cette dangereuse escalade témoigne d’un manque de protection des femmes et d’une insuffisance dans l’application des lois, et confirme que le meurtre de femmes n’est plus un incident isolé, mais un phénomène qui exige une intervention urgente», note Aswat Nissa, qui Nous condamne fermement ces crimes et exige que «l’État assume ses responsabilités, assure la protection des femmes, traduise les auteurs en justice et mette fin à l’impunité.»
La présence des oiseaux d’eau en Tunisie a connu de légères fluctuations, entre 2019 et 2023, avec un minimum de 376 691 individus en 2019 et un maximum de 543 095 en 2023. Au total, 105 espèces différentes ont été recensées sur cette période. La tendance générale observée au niveau national est globalement légèrement positive, c’est ce qui ressort du rapport sur le Dénombrement des oiseaux d’eau en Tunisie pour la période 2019-2023 publié, fin 2025, par l’association « Les Amis des Oiseaux ».
D’après le rapport, au cours de ces cinq années, les effectifs ont fluctué, mais la moyenne nationale annuelle s’établit à 477 768 individus, soit une augmentation moyenne de 29 878 oiseaux d’eau par rapport à la période 2009-2018.
La richesse spécifique a atteint 105 espèces d’oiseaux d’eau, avec quelques observations remarquables : une cigogne noire et un héron pourpré, davantage migrateurs qu’hivernants, ainsi qu’une bécassine sourde, un flamant nain et une mouette tridactyle, toutes trois très rares en Tunisie.
Espèces en déclin
Selon la même source, neuf espèces présentent une tendance significativement négative. Parmi elles, deux, la tadorne casarca et le goéland leucophée, ont un statut phénologique de nicheur sédentaire (NS), tandis que les sept autres sont des hivernants ou des visiteurs de passage (HI, VP). Certaines, comme le canard pilet et la grèbe à cou noir, sont à la fois hivernantes et nicheuses occasionnelles.
PhotosAssociation « Les Amis des Oiseaux ».
Ces tendances pourraient refléter des changements au sein des populations biogéographiques, certaines espèces migratrices, comme la grue cendrée, ne traversant plus la Méditerranée en raison des effets du changement climatique. D’autres, comme le goéland leucophée, dont la population a auparavant augmenté grâce à l’abondance de nourriture dans les décharges, affichent désormais une tendance négative encore inexpliquée.
En hiver 2014, la Tunisie comptait 36 095 fuligules milouins. Entre 2019 et 2023, les effectifs de cette espèce vulnérable ont chuté drastiquement, de 4 835 individus en 2019 à seulement 399 en 2023. Ce déclin alarmant s’explique par plusieurs menaces : urbanisation et aménagement des zones humides, perturbations humaines, chasse et braconnage. En Tunisie, l’espèce est protégée par la loi, mais elle continue d’être victime d’actes de braconnage.
Espèces en augmentation
Six espèces montrent une tendance positive, dont le petit gravelot, l’avocette élégante et l’ibis falcinelle. L’essor de cette dernière pourrait être lié à sa nidification récente en Tunisie, observée entre 2018 et 2023.
En 2023, le llamant rose (Phoenicopetus roseus) était l’espèce d’oiseau d’eau la plus abondante, représentant 18 % des effectifs avec 83 108 individus recensés dans 55 zones humides. En 2018, ils étaient 79 616, répartis sur 83 sites. Le bécasseau variable arrive en deuxième position en 2023 avec 68 080 individus observés dans 49 zones, soit 15 % du total annuel, contre 38 388 individus en 2018 dans 78 sites.
PhotosAssociation « Les Amis des Oiseaux ».
Parmi les espèces globalement menacées, l’érismature à tête blanche (Oxyura leucocephala) a enregistré des effectifs remarquables : 1 064 individus en janvier 2021 et 2 415 en janvier 2022, dont 2 200 à Sebkhet Sejoumi. Malgré ces pics, une surveillance continue reste essentielle pour détecter tout changement.
L’AAO est une Ong à but non lucratif qui œuvre pour une meilleure connaissance, le suivi et la protection de la biodiversité en Tunisie et plus particulièrement des oiseaux et leurs habitats.
Ecoutez bien ! Laissons de côté les vaines fanfaronnades et les discours clivants. On peut s’accorder à dire que les États-Unis sont un État voyou, et en parler comme on veut, mais force est de constater que cela ne changera rien, du moins pas pour l’instant. La seule solution pour contrer la logique de la force réside dans une nation forte et unie.
Sami Jallouli *
Qu’on le veuille ou non, nous sommes confrontés à une force irrésistible une fois qu’elle a pris une décision. Qu’on l’appelle arrogance ou démonstration de force, elle n’en demeure pas moins une réalité tangible. Nous avons vu des banques et des multinationales capituler et débourser des centaines de millions de dollars pour se sauver.
Par exemple, la société française Alstom, dont le directeur avait d’abord raillé une amende américaine d’environ 770 millions de dollars, a finalement cédé et payé. Qui plus est, les Américains ont pris le contrôle de l’entreprise.
Pire encore, une équipe du FBI a pénétré dans le siège de l’entreprise, en plein cœur de Paris, et a confisqué tous les documents qu’elle souhaitait sans que personne n’ose l’arrêter, alors même qu’elle se trouvait sur le territoire d’un pays aussi puissant que la France.
Une autorité transnationale
Cette influence s’étend jusqu’à vous, même si vous n’avez jamais mis les pieds en Amérique. Le simple fait d’utiliser le dollar pour une transaction financière, ou Gmail pour vos communications, suffit à vous placer sous leur juridiction, qui exerce une autorité internationale et transnationale.
Vous pourriez dire que c’est illégal, et je serais d’accord, mais une fois entré sur leur territoire, vous ne pouvez rien y faire…
Le problème, c’est que certaines personnes continuent d’aborder les questions cruciales et stratégiques sous un angle émotionnel, oubliant que diriger des pays est totalement différent de diriger des organisations de défense des droits de l’homme.
Oui, nous rejetons toute ingérence étrangère, mais la souveraineté se consolide en renforçant le front intérieur, et non par des slogans. Ce renforcement ne peut être réalisé que par un véritable dialogue national, une ouverture à tous ceux qui croient en un État civil et démocratique, et en offrant aux jeunes la possibilité d’innover et de travailler sans contraintes juridiques obsolètes.
Il y a quelques mois, dans un article paru dans la revue L’Économiste Maghrébin, j’appelais à la nécessité de s’asseoir à la table du dialogue et à l’avènement d’un examen approfondi des politiques publiques… Je crois que cette opportunité demeure, malgré son retard…
L’édification d’un système économique et politique cohérent, la maîtrise des sciences et la formation d’un front national pour défendre nos intérêts supérieurs constituent le seul rempart imprenable. Autrement, notre rhétorique actuelle ne fera qu’engendrer un populisme fallacieux et opportuniste aux conséquences désastreuses pour tous.