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Expiration de la convention CNAM–pharmaciens : L’Ordre met en garde contre le maintien du tiers payant

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie a averti les propriétaires de pharmacies privées contre la poursuite du régime du « tiers payant » en l’absence de tout cadre juridique, après l’expiration de la convention sectorielle liant la profession à la CNAM. L’Ordre brandit la menace de recours judiciaires, tandis que la crise s’enlise sur fond d’arriérés de paiement massifs.

La convention sectorielle liant la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) au Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) est arrivée à expiration le 31 décembre 2025. Depuis cette date, aucun cadre contractuel ne régit officiellement la relation entre la CNAM et les pharmacies privées.

C’est dans ce contexte que le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT) est sorti de sa réserve pour alerter la profession sur les risques juridiques liés à la poursuite de l’activité sous le régime du « tiers payant », en l’absence de toute base légale.

L’Ordre brandit la menace de poursuites

Dans un communiqué, le CNOPT a mis en garde les pharmaciens contre toute continuation de ce mécanisme et a affirmé se réserver le droit de « recourir à tous les moyens juridiques » pour défendre la loi et l’éthique de la profession.

Le Conseil estime que la situation actuelle place les pharmaciens dans une zone d’insécurité juridique, susceptible d’engager leur responsabilité professionnelle et financière.

Rappel du cadre légal

Pour étayer sa position, l’Ordre rappelle les dispositions de la loi n°71 de 2004 relative à l’instauration du régime d’assurance maladie. L’article 11 de ce texte stipule que les relations entre la CNAM et les prestataires de services de santé doivent être organisées dans le cadre d’une convention-cadre et de conventions sectorielles conclues avec leurs représentants.

En l’absence de ces conventions, le CNOPT considère que la poursuite du tiers payant ne repose sur aucune base juridique solide.

Malgré la fermeté de son avertissement, le Conseil réaffirme son attachement au régime d’assurance maladie en tant qu’acquis pour le citoyen tunisien. Il appelle l’ensemble des parties concernées à rechercher des solutions « efficaces et durables » à la crise actuelle.

Parmi les priorités évoquées figurent le règlement des créances accumulées au profit des pharmacies privées et l’ouverture d’un dialogue sérieux avec les représentants de la profession, dans une logique d’intérêt général et de continuité du service public de santé.

Le SPOT alerte sur l’asphyxie financière des pharmacies

La position de l’Ordre intervient après une décision prise par la CNAM, depuis le mois d’octobre dernier, de poursuivre l’application du régime du tiers payant de manière directe avec les pharmacies privées, dans le but affiché de garantir l’approvisionnement régulier des assurés sociaux en médicaments.

Cette décision, prise en dehors de tout cadre conventionnel renouvelé, est aujourd’hui au cœur du bras de fer entre les différentes parties.

De son côté, le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie avait officiellement annoncé, le 5 janvier, la fin de la convention le liant à la CNAM. Le SPOT avait justifié cette rupture par des retards de paiement dépassant les 185 jours.

Selon le syndicat, cette situation a déjà conduit à la fermeture de plusieurs pharmacies et à l’épuisement des capacités financières de nombreuses autres, menaçant l’équilibre de tout le secteur.

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Référendum TAP : Abdi, Jaouadi, Masghouni, Tissaoui et Tlili sacrés sportifs de l’année

L’agence Tunis-Afrique-Presse a dévoilé les résultats de son référendum annuel consacrant les meilleurs sportifs tunisiens. Ali Abdi, Ahmed Jaouadi, Wafa Masghouni, Amenallah Tissaoui et Raoua Tlili ont été distingués au terme d’un vote ayant mobilisé journalistes, entraîneurs et responsables techniques.

Les résultats du référendum annuel de l’Agence Tunis-Afrique-Presse ont été annoncés lors d’une cérémonie organisée à Tunis à l’occasion de la Journée de la presse sportive. Ce rendez-vous consacre chaque année les athlètes les plus performants dans plusieurs catégories.

Le scrutin a mobilisé un large panel de votants composé de journalistes sportifs, d’entraîneurs de clubs de Ligue 1 et de directeurs techniques issus de différentes fédérations.

Ali Abdi plébiscité chez les footballeurs

Dans la catégorie du meilleur footballeur, l’international tunisien Ali Abdi s’est imposé au terme d’un duel très serré. Il devance de peu Hannibal Mejbri, tandis que Montassar Talbi complète le podium.

Cette distinction vient récompenser une saison marquée par la régularité et l’impact du joueur aussi bien en club qu’en sélection nationale, confirmant son statut parmi les cadres du football tunisien.

Ahmed Jaouadi au sommet du sport tunisien

Toutes disciplines confondues, c’est le nageur Ahmed Jaouadi qui a été désigné meilleur sportif de l’année. Il devance le taekwondoïste Khalil Jendoubi et l’escrimeur Farès Ferjani, dans un classement qui reflète la diversité des performances tunisiennes sur la scène sportive.

Cette consécration confirme la montée en puissance de la natation tunisienne et la place centrale occupée par Jaouadi dans le paysage sportif national.

Wafa Masghouni, nouvelle référence au féminin

Chez les dames, la taekwondoïste Wafa Masghouni a été élue meilleure sportive de l’année. Elle devance Mouna Béji et Khadija Krimi, au terme d’un vote qui récompense ses résultats et sa progression remarquée.

Cette distinction illustre une nouvelle fois la bonne santé du sport féminin tunisien, notamment dans les disciplines individuelles.

Le handisport à l’honneur avec Tissaoui et Tlili

Dans la catégorie masculine paralympique, Amenallah Tissaoui s’est imposé devant Walid Ktila et Yassine Gharbi. Une récompense qui vient saluer une saison riche en performances et en régularité.

Chez les dames, Raoua Tlili a, une fois encore, été sacrée meilleure sportive paralympique. Elle devance Maroua Brahmi et Raja Jebali, confirmant son statut de figure emblématique du sport paralympique tunisien.

Liste des lauréats 2025

Meilleur footballeur

  1. Ali Abdi 466 points
  2. Hannibal Mejbri 458 points
  3. Montassar Talbi 341 points

Meilleur sportif

  1. Ahmed Jaouadi (natation) 492 points
  2. Khalil Jendoubi (taekwondo) 435 points
  3. Farès Ferjani (escrime) 328 points

Meilleure sportive

  1. Wafa Masghouni (taekwondo) 454 points
  2. Mouna Béji (boules) 350 points
  3. Khadija Krimi (aviron) 330 points

Meilleur sportif paralympique

  1. Amenallah Tissaoui 342 points
  2. Walid Ktila 271 points
  3. Yassine Gharbi 213 points

Meilleure sportive paralympique

  1. Raoua Tlili 445 points
  2. Maroua Brahmi 313 points
  3. Raja Jebali 246 points

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Affaire de trafic de drogues : Non-lieu en faveur de Slim Chiboub

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé de prononcer un non-lieu en faveur de l’homme d’affaires Slim Chiboub dans une affaire de trafic de drogues. Dans la même procédure, l’un de ses proches a en revanche été condamné à dix ans de prison. Cette décision intervient dans un contexte judiciaire toujours chargé pour l’ancien gendre de Ben Ali.

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a tranché dans l’affaire dite de trafic de drogues impliquant l’homme d’affaires Slim Chiboub. La juridiction a décidé de prononcer un non-lieu en sa faveur, mettant ainsi fin aux poursuites engagées contre lui dans ce dossier précis.

Cette décision marque un tournant dans une affaire qui avait suscité une attention particulière en raison du profil de l’intéressé et de la nature grave des accusations initiales.

Une lourde condamnation pour un proche

Si Slim Chiboub a bénéficié d’un non-lieu, la Chambre criminelle n’a en revanche pas blanchi l’ensemble des personnes poursuivies dans cette affaire. L’un de ses proches a été reconnu coupable et condamné à dix ans de prison.

Cette peine lourde confirme que le tribunal a retenu l’existence de faits pénalement établis dans le cadre de ce dossier, tout en estimant que les éléments réunis ne permettaient pas d’engager la responsabilité pénale directe de Slim Chiboub.

Les éléments du dossier montrent que l’instruction a distingué entre les différents niveaux d’implication des personnes poursuivies. Le non-lieu prononcé en faveur de Slim Chiboub signifie, sur le plan juridique, l’absence de charges suffisantes pour justifier son renvoi devant une juridiction de jugement dans cette affaire précise.

La condamnation prononcée contre son proche confirme, en revanche, que le réseau ou les faits poursuivis ont bien été considérés comme établis par la justice.

Une situation judiciaire toujours sensible

Il convient de rappeler que Slim Chiboub, gendre de l’ancien président de la République Zine El Abidine Ben Ali, reste sous le coup d’un mandat de dépôt dans le cadre d’une autre affaire encore pendante devant la justice.

Autrement dit, le non-lieu prononcé dans ce dossier de trafic de drogues ne met pas fin à l’ensemble de ses démêlés judiciaires, plusieurs procédures distinctes restant en cours ou en attente de jugement.

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Ligue 1 | 16ème J. : Le programme de la reprise

La Ligue nationale de football professionnel a communiqué le programme de la reprise, après deux mois de trêve. La 16e journée du championnat se disputera sur trois journées consécutives, de jeudi à samedi, avec des rencontres toutes prévues à partir de 14 heures.

Tous les matchs sont programmés à 14 heures, entre jeudi et samedi, avec plusieurs affiches importantes en haut comme en bas du classement.

PROGRAMME

Jeudi 15 janvier

  • Espérance ST – AS Gabes
  • AS Soliman – JS Kairouanaise

Vendredi 16 janvier

  • Stade Tunisien – US Monastirienne
  • O. Béja – US Ben Guerdane
  • ES Zarzis – CS Sfaxien

Samedi 17 janvier

  • AS Marsa – Club Africain
  • CA Bizertin – ES Métlaoui
  • ES Sahel – JS Omrane

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Ouafa Kourdaa, nouvelle PDG de TotalEnergies Marketing Tunisie

TotalEnergies a nommé Ouafa Kourdaa Présidente-directrice générale de TotalEnergies Marketing Tunisie et Country Chair pour la Tunisie. Elle succède à Mutaz Nazzal, appelé à de nouvelles fonctions au sein du groupe, et devient la représentante officielle de la compagnie dans le pays.

TotalEnergies a officialisé la nomination d’Ouafa Kourdaa au poste de Présidente-directrice générale de TotalEnergies Marketing Tunisie et Country Chair Tunisie. Elle succède à Mutaz Nazzal, qui quitte ses fonctions pour rejoindre d’autres responsabilités au sein du groupe.

À ce poste, elle devient la principale représentante de la compagnie en Tunisie et prend la direction d’une filiale stratégique, forte de près de 300 collaborateurs et générant plus de 4000 emplois indirects dans le pays.

Cette transition s’inscrit dans une dynamique de continuité managériale, mais aussi de renforcement de la stratégie de développement de TotalEnergies sur le marché tunisien, dans un contexte de mutation profonde du secteur énergétique.

Un parcours international entre conseil, stratégie et opérations

Formée en Tunisie avant d’intégrer l’ESCP Business School, Ouafa Kourdaa débute sa carrière comme consultante en management chez Capgemini, où elle pilote des missions de transformation et d’organisation pour de grands groupes internationaux.

Elle rejoint ensuite la branche Marketing & Services de TotalEnergies, où elle enchaîne plusieurs responsabilités stratégiques. Elle commence à la Direction Afrique–Moyen-Orient, en charge du développement et de projets de croissance externe, avant de prendre la responsabilité de l’exploitation du réseau de stations-service en France.

Elle dirige ensuite le développement du réseau autoroutier, notamment le déploiement d’un maillage de près de 150 stations-service équipées de bornes de recharge électrique haute puissance, un projet qui a positionné TotalEnergies comme premier acteur de la recharge électrique sur autoroute en France.

Son parcours la conduit enfin à la Direction Stratégie et Marchés du groupe, où elle travaille sur d’importants dossiers d’investissement couvrant les périmètres Gas & Power, Trading & Shipping et Marketing & Services.

Une filiale bien implantée et en pleine expansion

En Tunisie, TotalEnergies s’appuie sur un dispositif industriel et commercial étendu : huit sites industriels, près de 160 stations-service dédiées à la distribution de carburants et une cinquantaine de centres Quartz spécialisés dans les lubrifiants.

Au cours des trois dernières années, le groupe a investi près de 100 millions de dinars dans ses activités tunisiennes, confirmant l’importance stratégique du marché local dans sa feuille de route régionale.

Un groupe engagé dans la transition énergétique

À l’échelle mondiale, la branche Marketing & Services de TotalEnergies dessert quotidiennement plus de 8 millions de clients à travers près de 16 000 stations-service dans le monde. Présente dans 107 pays, elle s’appuie sur plus de 31 000 collaborateurs pour proposer une offre multi-énergies couvrant carburants, biocarburants, recharge électrique, gaz et services associés.

Maison-mère du groupe, TotalEnergies revendique plus de 105.000 collaborateurs et une présence dans plus de 130 pays, avec une stratégie axée sur la diversification énergétique, la transition bas carbone et la sécurité d’approvisionnement.

Avec la nomination d’Ouafa Kourdaa, la filiale tunisienne s’inscrit clairement dans cette dynamique de transformation, combinant développement commercial, modernisation des infrastructures et adaptation progressive aux nouveaux usages énergétiques.

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Gabès : La justice renvoie encore le dossier du GCT

Le tribunal de Gabès a décidé de repousser une nouvelle fois l’examen en référé de la procédure visant à suspendre les activités polluantes du Groupe chimique tunisien. L’audience est désormais fixée au 22 janvier. Ce nouveau report, le cinquième, intervient dans un contexte de forte tension sociale marqué par des incidents sanitaires répétés et une exaspération croissante de la population.

Un cinquième report qui prolonge l’attente

L’affaire judiciaire visant l’arrêt des unités industrielles les plus polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT) continue de s’enliser. Le tribunal de Gabès a décidé de renvoyer l’examen du dossier en référé au 22 janvier, selon les déclarations de Mounir Adouni, président de l’Ordre régional des avocats, sur les ondes de Mosaique FM.

Il s’agit du cinquième report consécutif dans cette procédure introduite pour obtenir la suspension d’installations accusées de porter gravement atteinte à la santé publique et à l’environnement dans la région.

La juridiction a choisi d’élargir le champ de l’affaire en y intégrant le ministère de l’Environnement, l’Agence nationale de protection de l’environnement ainsi que le ministère de la Santé. Elle a également exigé la production de nouveaux documents et éléments techniques.

Une décision qui, si elle vise officiellement à compléter l’instruction du dossier, est perçue par de nombreux observateurs comme un facteur supplémentaire de ralentissement dans une affaire déjà marquée par une succession de renvois.

Une région sous pression sanitaire

Ce nouvel épisode judiciaire intervient alors que la population de Gabès fait face à une recrudescence d’incidents sanitaires attribués aux émanations industrielles du complexe chimique. Ces dernières semaines, plusieurs établissements scolaires ont été touchés par des cas de malaise, d’asphyxie et de troubles respiratoires, parfois accompagnés de maux de tête et de nausées, nécessitant des interventions médicales.

Pour les habitants, ces épisodes ne sont que la partie visible d’une crise environnementale chronique qui dure depuis des années.

À chaque audience, des citoyens, des militants associatifs et des avocats se mobilisent pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une lenteur excessive de la justice face à une situation jugée urgente. Lors de précédentes séances, des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le tribunal pour réclamer des décisions concrètes et immédiates.

Au-delà de l’arrêt des unités incriminées, les revendications portent désormais sur le démantèlement des installations les plus polluantes et sur la reconnaissance du droit de la population à un environnement sain.

Pour de nombreux acteurs locaux, le dossier du GCT dépasse aujourd’hui le cadre d’un simple contentieux judiciaire. Il est devenu le symbole d’un bras de fer entre une région sinistrée sur le plan environnemental et un système accusé d’atermoiements, alors même que la pollution industrielle à Gabès est documentée depuis des décennies et que les solutions structurelles tardent à se concrétiser.

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Fédération de l’enseignement secondaire : Maintien du boycott des évaluations du deuxième trimestre

Le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Mohamed Safi, a confirmé l’entrée en vigueur d’un boycott global des évaluations à partir du deuxième trimestre. Cette décision, annoncée mercredi 7 janvier 2026, s’inscrit dans un bras de fer avec le ministère de l’Education autour d’accords salariaux et administratifs jugés non respectés. Le syndicat assure rester fermement attaché à l’exécution de ses décisions.

Boycott total des évaluations dès le deuxième trimestre

La Fédération générale de l’enseignement secondaire a tranché : aucune forme d’évaluation ne sera assurée à partir du deuxième trimestre. Intervenant sur les ondes de Diwan fm, son secrétaire général, Mohamed Safi, a réaffirmé l’engagement de la structure syndicale à appliquer strictement la décision de l’instance administrative sectorielle.

Le mot d’ordre concerne l’ensemble des formes d’évaluation : interrogations orales, devoirs pratiques, devoirs surveillés et compositions. Une mesure que la fédération présente comme un levier de pression face à ce qu’elle qualifie de non-respect d’engagements contractuels de la part des autorités.

Des accords salariaux au cœur du conflit

Au centre du différend figure l’accord du 23 mai 2023, qui prévoit l’octroi d’augmentations salariales échelonnées sur trois ans. Selon Mohamed Safi, cet accord devait permettre aux enseignants de bénéficier de revalorisations annuelles successives à partir de janvier 2026 jusqu’à janvier 2028, à raison de 100 dinars par tranche.

Or, d’après la fédération, cet engagement n’a pas été appliqué comme prévu, ce qui a ravivé la colère du corps enseignant et renforcé la détermination syndicale à maintenir la pression.

Le responsable syndical a également dénoncé un second manquement, lié cette fois au dossier des promotions. Un accord prévoyait que leur effet rétroactif prenne cours à partir du mois de juillet. Cependant, le ministère aurait fixé leur application à partir du mois de mai, ce qui, selon lui, entraîne un préjudice financier et administratif pour les enseignants concernés.

Pour la fédération, cette modification unilatérale constitue un précédent inacceptable et s’ajoute à une série de décisions qui fragilisent la confiance entre les deux parties.

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Gabès : Un bus scolaire vieux de 25 ans part en flammes, aucun blessé

Un incendie s’est déclaré jeudi matin dans une navette affectée au transport scolaire sur la route reliant Bouchamma au sud de Gabès. Aucun blessé n’est à déplorer, le véhicule étant vide au moment du sinistre. L’incident relance cependant les interrogations sur l’état du parc de transport régional.

Une colonne de fumée a été aperçue vers 7h30 sur l’axe reliant Bouchamma à la ville de Gabès. Une navette destinée habituellement au transport des élèves a été ravagée par les flammes, dans des circonstances encore indéterminées.

Alertée, une unité de la Protection civile est intervenue rapidement pour maîtriser l’incendie et empêcher la propagation aux zones voisines. Le feu a été circonscrit sans difficulté majeure, mais la navette a été presque totalement détruite.

Selon les autorités locales, le véhicule ne transportait aucun écolier au moment des faits. Un soulagement, alors que cette ligne est empruntée quotidiennement par des dizaines d’élèves se rendant en classe.

La circulation sur la route a été brièvement perturbée pendant l’intervention des secours.

Un bus en circulation depuis près de 25 ans

Contactée par Mosaique FM, une source de la Société régionale de transport de Gabès a confirmé que le véhicule était en exploitation depuis près d’un quart de siècle.
Cette longévité ravive le débat sur la vétusté des bus affectés aux régions intérieures, souvent exploités au-delà de leur durée de vie optimale.

Des précédents ailleurs en Tunisie

Ce n’est pas la première fois qu’un véhicule scolaire s’embrase.
En janvier 2019, un bus de ramassage scolaire a pris feu dans la délégation de Siliana-Sud en raison d’une défectuosité électrique. Là encore, aucun blessé n’avait été enregistré, mais l’incident avait déjà alerté sur l’état du matériel roulant dans les zones rurales et semi-rurales.

Si les causes exactes de l’incendie restent à déterminer, l’hypothèse d’une défaillance mécanique liée à l’âge du véhicule n’est pas exclue.

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Crise de la CNAM : Les pharmaciens alertent sur un risque de paralysie du système de santé

La rupture de la convention entre les pharmacies privées et la Caisse nationale d’assurance maladie est l’aboutissement d’un bras de fer de plusieurs mois. Face à l’asphyxie financière du secteur, le président du syndicat des pharmaciens appelle l’État à intervenir en urgence pour éviter un effondrement de l’accès aux soins.

La décision de mettre fin à la convention liant les pharmacies privées à la CNAM à partir du 31 décembre 2025 n’a rien d’improvisé. Dans une déclaration à Mosaïque FM, Mohamed Zoubeir Guiga explique qu’il s’agit du résultat d’une longue série d’alertes restées sans suite, alors que la situation financière de la Caisse ne cesse de se détériorer.

Les pharmaciens en première ligne

Le responsable syndical rappelle que la convention avec les pharmaciens s’inscrivait dans la continuité d’accords déjà rompus avec les médecins du secteur privé. Face aux retards de remboursement, de nombreuses officines assurent aujourd’hui sur leurs propres fonds une part croissante de la prise en charge des patients, fragilisant l’équilibre financier du secteur.

Pour Mohamed Zoubeir Guiga, le problème dépasse désormais le cadre technique ou administratif. Il appelle à une intervention directe de la présidence du gouvernement et à la convocation d’une réunion d’urgence regroupant quatre ministères : Santé, Affaires sociales, Finances et Commerce. Selon lui, sans coordination étroite, aucune réforme crédible de l’assurance maladie ou du secteur du médicament ne pourra aboutir.

Avertissement sur les conséquences pour les patients

Le président du syndicat met en garde contre les risques d’une poursuite de l’inaction : ruptures d’approvisionnement, désorganisation du circuit du médicament et dégradation de l’accès aux soins. Les patients seraient, selon lui, les premières victimes. Il appelle à une décision politique forte et rapide pour éviter que la filière du médicament ne bascule dans une crise majeure.

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Vignette automobile 2026 : Tarifs et délais de paiement

Comme chaque année, la taxe de circulation (vignette automobile) s’applique selon une grille tarifaire fixée en fonction de la puissance fiscale et du type de carburant. Les autorités ont rappelé le calendrier officiel de paiement et les montants dus par catégorie de véhicules, dans un contexte de renforcement du suivi fiscal.

Pour éviter toute amende ou majoration, les propriétaires de véhicules sont appelés à respecter les délais suivants pour s’acquitter de la taxe de circulation 2026 :

  • 5 février 2026 : établissements publics administratifs, collectivités locales, organismes assimilés et personnes morales, y compris l’État.
  • 5 mars 2026 : particuliers possédant des véhicules aux numéros d’immatriculation pairs.
  • 5 avril 2026 : particuliers possédant des véhicules aux numéros d’immatriculation impairs.
  • 5 mai 2026 : véhicules destinés à la location ou acquis dans le cadre de contrats de leasing.

Les autorités fiscales rappellent que tout retard de paiement expose le propriétaire à des pénalités financières et à des sanctions administratives.

Tarifs

Le montant de la vignette automobile varie en fonction de deux critères : la puissance fiscale du véhicule et le type de carburant utilisé (essence, diesel ou GPL).

  • Véhicules de 1 à 4 CV : Essence : 65 DT / Diesel : 215 DT / GPL : 390 DT
  • Véhicules de 5 à 7 CV : Essence : 130 DT / Diesel : 280 DT / GPL : 455 DT
  • Véhicules de 8 CV : Essence : 180 DT / Diesel : 330 DT / GPL : 505 DT
  • Véhicules de 9 CV : Essence : 180 DT / Diesel : 405 DT / GPL : 580 DT
  • Véhicules de 10 à 11 CV : Essence : 230 DT / Diesel : 455 DT / GPL : 630 DT
  • Véhicules de 12 à 13 CV : Essence : 1050 DT / Diesel : 1275 DT / GPL : 1450 DT
  • Véhicules de 14 à 15 CV : Essence : 1400 DT / Diesel : 1625 DT / GPL : 1800 DT
  • Véhicules de 16 CV et plus (y compris véhicules sportifs) : Essence : 2100 DT / Diesel : 2325 DT / GPL : 2500 DT

Pression fiscale plus forte sur les grosses cylindrées

La grille 2026 confirme une progressivité très marquée de la taxe, avec un écart considérable entre les petites cylindrées et les véhicules puissants. À titre d’exemple, un véhicule de 16 CV essence paie plus de 30 fois la vignette d’une voiture de 4 CV.

Cette politique vise à la fois à renforcer les recettes fiscales, à dissuader l’utilisation de véhicules fortement consommateurs de carburant, et à orienter progressivement le parc automobile vers des motorisations moins énergivores.

Les services fiscaux annoncent un durcissement des contrôles en 2026 pour lutter contre la fraude et les retards de paiement. Les automobilistes sont donc appelés à respecter strictement le calendrier afin d’éviter sanctions, blocages administratifs ou pénalités financières.

Dans ce contexte, le ministère des Finances a mis en service une plateforme numérique permettant de payer la taxe de circulation automobile pour l’année 2026, constituant une nouvelle étape dans la dématérialisation des services fiscaux en Tunisie.

Mais, dans l’immédiat, seuls les véhicules dont le tonnage dépasse cinq tonnes, en particulier les camions, autocars et autres véhicules lourds utilisés dans le transport professionnel, sont concernés par cette procédure en ligne. Les automobilistes ordinaires devront encore patienter.

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Tunisie : Vingt gouvernorats placés en vigilance jaune

L’Institut national de la météorologie (INM) a placé ce mercredi 7 janvier 2026 vingt gouvernorats du pays sous vigilance jaune, en raison de conditions météorologiques instables associant pluies, orages, grêle et chute des températures. Le dispositif d’alerte, actualisé régulièrement, appelle à la prudence pour les activités sensibles au risque.

Ce mercredi, l’Institut national de la météorologie (INM) a actualisé sa carte de vigilance météorologique, plaçant 20 gouvernorats en vigilance jaune. Ce niveau d’alerte indique des phénomènes météo susceptibles de présenter des dangers potentiels, tels que des précipitations localement intenses et des perturbations qui pourraient affecter diverses activités sensibles.

La carte de vigilance est actualisée au moins deux fois par jour, permettant de signaler l’évolution des risques dans les prochaines 24 heures et d’alerter les autorités et le public en temps réel.

Pluie, orages, grêle… une instabilité marquée

L’épisode météorologique en cours s’inscrit dans une situation instable généralisée sur une grande partie du pays. Une perturbation hivernale traverse la Tunisie, apportant des pluies soutenues, parfois accompagnées d’orages, notamment dans le nord et le centre ; des cellules orageuses favorables à des précipitations localement importantes ; des risques de chutes de grêle par endroits ; une baisse sensible des températures, avec un temps plus froid que la normale pour la saison.

Ce contexte est le résultat d’une masse d’air froid qui s’est installée sur le pays, renforçant l’instabilité atmosphérique et rendant les conditions météorologiques plus rigoureuses que d’habitude.

Froid marqué et neige sur les hauteurs

Au-delà des simples pluies, cette perturbation s’accompagne de chutes de neige sur les reliefs occidentaux, notamment dans les régions montagneuses, où les températures ont chuté de manière significative.

Face à ces alertes, l’INM et les services de sécurité civile recommandent d’éviter les activités sensibles au risque (travaux en hauteur, sorties en montagne) ; de suivre régulièrement les bulletins météo officiels ; d’adapter ses déplacements en fonction de l’évolution des conditions.

La vigilance jaune ne signifie pas un danger imminent extrême, mais une attention renforcée pour prévenir tout incident lié aux phénomènes annoncés.

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Intempéries en France : Des vols Tunisair vers Paris perturbés

Les conditions météorologiques exceptionnelles en France entraînent mercredi 7 janvier 2026 des réductions importantes des programmes de vols sur les aéroports parisiens. Plusieurs vols de plusieurs compagnies sont perturbés. Tunisair appelle, dans un communiqué, ses passagers à suivre l’évolution des horaires pour éviter tout désagrément.

Réduction des vols sur Paris

Les autorités aéroportuaires françaises ont décidé de réduire de 25 à 40% le programme de vols sur les principaux aéroports parisiens, Paris-Orly (ORY) et Paris-Charles de Gaulle (CDG). Cette mesure vise à limiter les impacts des conditions météorologiques exceptionnelles sur la sécurité des opérations.

Certaines rotations opérées par Tunisair pourraient donc être reportées, annulées ou retardées. Tunisair recommande vigilance et suivi et conseille à ses passagers de vérifier régulièrement le statut de leur vol sur le site officiel de Tunisair ou via l’application mobile et de suivre les canaux d’information officiels pour les mises à jour concernant les horaires et changements éventuels.

Cette vigilance permettra de réduire les désagréments liés aux perturbations et de mieux organiser les déplacements.

Conditions exceptionnelles en Europe

Ces mesures interviennent dans un contexte de météo exceptionnelle en Europe, avec des intempéries particulièrement marquées en France. Les autorités locales ajustent régulièrement le trafic aérien pour garantir la sécurité des passagers et du personnel aéronautique.

Pour toute information concernant les vols un centre d’appel a été mis à la disposition des passagers par Tunisair : Depuis la Tunisie : 81 10 77 77 / De l’étranger : +216 70 019 180 / France : +33 1 85 15 07 81.

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Tourisme en Tunisie : Recettes record de plus de 8 milliards de dinars en 2025

Le secteur touristique tunisien a dépassé les 8 milliards de dinars de recettes en 2025, grâce à l’accueil de plus de 11 millions de visiteurs, un nouveau record historique. La stratégie de diversification et de montée en gamme de l’offre touristique commence à porter ses fruits.

Selon les indicateurs de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), les recettes touristiques 2025 ont atteint 8096,9 millions de dinars (MD), contre 7599,7 MD en 2024, soit une progression annuelle de 6,5%.

Cette augmentation correspond à près de 500 MD supplémentaires, un signe clair que le secteur retrouve sa dynamique d’avant-pandémie et que la demande touristique pour la Tunisie est robuste.

Plus de 11 millions de touristes accueillis

Jusqu’au 22 décembre 2025, la Tunisie a accueilli plus de 11 millions de touristes, dépassant le précédent record de 2019 qui était de 9,4 millions.

Cette performance illustre une reprise complète après la crise Covid-19 (2020-2022), période pendant laquelle le secteur avait connu un recul sévère, avec des pertes importantes en termes de fréquentation et de revenus.

En moyenne, chaque touriste a dépensé environ 735 dinars en 2025. Ce chiffre reflète une orientation vers un tourisme plus haut de gamme, qui mise sur la qualité de l’expérience, le confort et la diversification des offres régionales.

Si les chiffres de 2025 sont encourageants, le secteur devra continuer à développer les infrastructures pour accueillir un nombre croissant de touristes ; diversifier encore plus l’offre touristique pour attirer des segments premium et internationaux ; renforcer la promotion à l’international pour maintenir la dynamique et dépasser les 11 millions de visiteurs

Le tourisme tunisien semble donc sur la voie d’une reprise solide, mais la consolidation de ces résultats dépendra de la qualité de l’expérience offerte et de la stabilité de l’environnement touristique.

Évolution des recettes depuis 2020

Après une chute brutale liée à la pandémie de Covid-19, les recettes touristiques tunisiennes ont suivi une trajectoire ascendante quasi continue depuis 2020. Passées d’environ 2 milliards de dinars en 2020 (-64% par rapport à 2019), elles ont progressé à près de 3 milliards en 2021, avant d’accélérer nettement à 4,2 milliards en 2022, marquant le retour massif des touristes.

En 2023, la dynamique s’est confirmée avec un rebond soutenu, ouvrant la voie à un record historique en 2024 à près de 7,6 milliards de dinars. Cette tendance culmina enfin en 2025, où les recettes dépassent les 8 milliards de dinars, effaçant les séquelles de la crise sanitaire et plaçant le secteur sur une nouvelle trajectoire de croissance.

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Administrations publiques : Aide de 10.000 DT par véhicule électrique acquis

Le programme national de promotion des véhicules électriques dans les structures publiques entre officiellement en vigueur. Si cette initiative concrétise un objectif ancien, le projet reste confronté à des défis historiques et structurels liés à la mise en œuvre de la mobilité électrique en Tunisie.

Entré en vigueur le 31 décembre 2025, le programme national vise à promouvoir l’usage des véhicules électriques au sein des établissements publics et des collectivités locales. Doté d’un budget d’un million de dinars, il prévoit une prime de 10.000 dinars pour chaque véhicule acquis, versée par le Fonds de transition énergétique (FTE).

La mise en œuvre est confiée à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), qui s’occupera de la sélection des structures bénéficiaires, de la détermination du nombre de véhicules attribués et de l’accompagnement dans les procédures d’appel d’offres et d’exécution des contrats. Le programme s’étend sur deux ans, prorogeables si nécessaire.

L’objectif officiel est clair : renforcer la maîtrise de l’énergie et accélérer la transition vers une mobilité plus propre dans le secteur public.

Une ambition déjà ancienne, avec des limites historiques

Cependant, cette initiative n’est pas totalement nouvelle. Dès 2019, le directeur général des énergies renouvelables annonçait l’importation de 1000 voitures électriques pour les structures publiques, suivie, dans un second temps, par un projet plus ambitieux de 70.000 véhicules.

À l’époque, des acteurs publics et privés, dont la STEG, la SNDP, des syndicats et plusieurs ministères, avaient discuté de réglementation, fiscalité, infrastructure de recharge et bénéficiaires. Des tests pilotes avaient été lancés avec quelques véhicules pour évaluer rentabilité, consommation et adaptation technologique.

Malgré ces annonces, plusieurs défis subsistent :

  • Cadre législatif incomplet pour soutenir la commercialisation et l’usage des véhicules électriques.
  • Infrastructure de recharge limitée, freinant l’adoption massive.
  • Projets pilotes restés modestes, montrant la lenteur de l’exécution.

En ce sens, le programme 2026 concrétise une ambition vieille de plusieurs années, mais la Tunisie devra dépasser les étapes expérimentales et budgétaires pour réellement transformer la mobilité publique.

Un pas en avant mais beaucoup reste à faire

Si le budget et les primes annoncés constituent une avancée concrète, le succès dépendra de la capacité des structures publiques à gérer les appels d’offres, l’acquisition et l’entretien des véhicules.

Le programme ne couvre pour l’instant que le secteur public, alors que le parc privé représente une part importante de la consommation énergétique nationale. Pour une transition énergétique efficace, il faudra élargir les incitations, développer les infrastructures de recharge et créer un cadre juridique durable pour le secteur privé.

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Blanchiment, conspiration… Khayam Turki toujours au cœur de la tourmente judiciaire

Le procès de l’activiste politique Khayam Turki pour blanchiment d’argent et infractions financières a été reporté à février par la chambre criminelle spécialisée. Déjà condamné dans l’affaire de conspiration contre la sécurité intérieure de l’État, Turki reste au cœur de plusieurs dossiers judiciaires sensibles.

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière auprès du tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter le procès de Khayam Turki au mois de février prochain.

La décision de renvoi a été confirmée, hier, par la chambre d’accusation spécialisée de la cour d’appel de Tunis, qui avait préalablement renvoyé l’activiste devant la juridiction spécialisée pour être jugé sur des faits de blanchiment d’argent et d’autres infractions financières.

Poursuivi pour blanchiment d’argent

Khayam Turki est poursuivi dans ce dossier pour blanchiment d’argent et diverses infractions financières, qui seraient liées à l’exploitation de ses activités sociales et professionnelles. Ces accusations s’ajoutent à son dossier déjà très lourd et posent de nouvelles questions sur la gestion de ses biens et ressources dans le cadre de ses engagements politiques et associatifs.

Selon des sources judiciaires, Turki bénéficie actuellement de la liberté dans cette affaire financière, mais son statut reste compliqué par les autres procédures en cours.

Khayam Turki est actuellement incarcéré pour l’affaire dite de conspiration contre la sécurité intérieure de l’État, un dossier majeur qui avait conduit à sa condamnation à 35 ans de prison avec confiscation de ses biens. Cette condamnation fait de lui une figure centrale dans les dossiers judiciaires et politiques sensibles du pays.

Le cumul des procédures – à la fois pour des infractions financières et des accusations liées à la sécurité de l’État – illustre l’ampleur des enquêtes dont il fait l’objet et le maintient au centre de débats.

Qui est Khayem Turki ?

Né en 1969 à Paris (56 ans en 2025), Khayem Turki est un homme politique, économiste et ancien chef d’entreprise tunisien.

Il rejoint le parti Ettakatol (Forum démocratique pour le travail et les libertés) après la révolution de 2011, où il occupe plusieurs responsabilités, dont secrétaire général adjoint et conseiller politique. Après une période d’activité interne marquée par les élections post-révolution, il quitte le parti en 2015.

En mai 2015, il cofonde le think tank Al-Joussour, dédié à la réflexion sur les politiques publiques, le dialogue démocratique et la gouvernance.

Proche de plusieurs cercles d’experts et de négociations politiques, il est pressenti en 2020, à la suite des législatives et des consultations de Carthage, comme possible chef de gouvernement, sans être officiellement nommé.

Depuis février 2023, Khayem Turki est incarcéré dans le cadre d’un dossier qualifié par les autorités de « complot contre la sûreté de l’État », aux côtés d’autres figures publiques.

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Affaire de la « chambre noire » : La justice confirme les condamnations

La justice tunisienne a confirmé en appel les condamnations visant d’anciens cadres sécuritaires dans le dossier de la « chambre noire ». Une affaire emblématique des zones d’ombre de l’appareil sécuritaire et des archives sensibles de l’État.

La Cour d’appel verrouille le verdict

La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a confirmé, mardi soir, le jugement rendu en première instance dans l’affaire dite de la « chambre noire » du ministère de l’Intérieur. L’ensemble des accusés écope de peines de huit ans de prison, consacrant ainsi la position ferme de la justice dans ce dossier aux ramifications politiques et sécuritaires sensibles.

Cette décision intervient après l’audition, mardi 6 janvier 2026, des principaux accusés dans le cadre de la procédure d’appel. Les débats ont porté sur un dossier remontant à la découverte de documents sensibles dissimulés dans un bureau fermé au sein du ministère.

D’anciens hauts cadres sécuritaires au cœur du dossier

Plusieurs anciens responsables du ministère de l’Intérieur, ainsi que l’ex-chef de la brigade de lutte contre le terrorisme, ont comparu devant la juridiction. Le dossier vise huit personnes : Atef Omrani, Boubaker Laabidi, Mohamed Friji, Kais Bessifi, Sami Waz, ainsi que trois accusés actuellement en fuite, Mustapha Khedher, Abdelaziz Daghssni et Ridha Barouni.

Parmi les condamnés figurent d’anciens cadres de premier plan, dont un ex-directeur de l’unité de lutte antiterroriste et un ancien responsable des services spécialisés, ce qui confère à l’affaire une portée institutionnelle et politique majeure.

En mai dernier, la chambre criminelle du tribunal de première instance de l’Ariana avait déjà condamné les huit accusés à huit ans de prison chacun. La confirmation du verdict en appel vient clore, sur le plan judiciaire, un dossier qui a longtemps alimenté les controverses et les soupçons autour de la gestion de certains fichiers sensibles au sein du ministère.

Des documents sensibles au centre de l’enquête

L’affaire trouve son origine dans la découverte de nombreux documents dissimulés dans un bureau fermé du ministère de l’Intérieur. La défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi avait rapidement réclamé la levée du secret sur ces pièces, estimant qu’elles pourraient contenir des éléments déterminants en lien avec les dossiers des deux assassinats politiques.

Le « Comité de défense des deux martyrs » avait, de son côté, présenté des documents mettant en cause Mustapha Khedher, affirmant qu’il entretenait des liens avec le mouvement Ennahdha et menait des activités à caractère renseignement.

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La Tunisie saisie par un froid hivernal

Une perturbation hivernale traverse le pays ce mercredi, apportant pluies soutenues, chute brutale des températures et épisodes neigeux sur les reliefs de l’Ouest. Plusieurs régions font face à des conditions météorologiques difficiles, annonçant une journée sous haute vigilance.

Une masse d’air froid s’est installée sur la Tunisie ce mercredi, provoquant une dégradation sensible des conditions météorologiques sur une large partie du pays.

Le nord et le centre du pays sont concernés par des pluies parfois soutenues et accompagnées d’orages, tandis que certaines régions du sud sont également touchées par des précipitations éparses. Selon les prévisions, l’intensité de ces pluies devrait toutefois diminuer progressivement au fil de la journée.

La neige sur les hauteurs de l’Ouest

Le phénomène le plus marquant reste l’apparition de la neige sur les hauteurs ouest. Les régions de Thala et de Kasserine ont enregistré des chutes de neige, offrant un paysage hivernal inhabituel et confirmant la vigueur de cette vague de froid.

Ces conditions pourraient compliquer la circulation dans les zones montagneuses et nécessitent une prudence particulière.

Une chute marquée des températures

La chute des températures accentue encore le caractère rigoureux de cet épisode. Les maximales affichent une nette baisse et se situent entre 9 et 14 degrés dans la plupart des régions. Sur les hauteurs, le mercure descend jusqu’à 5 degrés, tandis que l’extrême sud-est ne dépasse pas les 16 degrés, malgré une situation généralement plus clémente.

Cet épisode hivernal rappelle la vulnérabilité de plusieurs régions face aux brusques changements climatiques de saison. Les autorités appellent à la vigilance, notamment pour les déplacements et les activités en plein air.

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Pénurie de médicaments : Le CNRD ouvre le dossier

Le Conseil national des régions et des districts (CNRD) s’est saisi, ce mardi, du dossier sensible de la pénurie de médicaments en Tunisie. La question a été au cœur d’une réunion de la Commission des services et du développement social, dans un contexte marqué par des ruptures récurrentes de stocks, notamment pour les traitements des maladies chroniques et des cancers.

Lors de cette séance, les membres de la commission ont convenu de la nécessité de sortir du cadre théorique et d’aller vérifier la situation sur le terrain. Des visites sont prévues dans plusieurs établissements de santé, en particulier dans les régions de l’intérieur du pays, afin d’identifier précisément les dysfonctionnements à l’origine de la pénurie.

Les députés ont insisté sur le fait que le problème ne se limite pas à un simple déficit d’approvisionnement, mais qu’il pourrait être lié à des failles structurelles dans la gestion, la planification et la distribution des médicaments.

Distribution et contrebande au cœur des préoccupations

Les débats ont mis en lumière la fragilité des circuits de distribution et la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle. Plusieurs intervenants ont souligné que la mauvaise organisation du réseau de distribution, combinée à la persistance de la contrebande de médicaments, aggrave la situation et prive de nombreux patients de traitements essentiels.

La commission a appelé à intensifier la lutte contre les circuits parallèles, dont l’impact est jugé particulièrement néfaste pour la crédibilité du système de santé public et pour la sécurité des patients.

Les industriels du médicament dans le viseur

Les parlementaires se sont également interrogés sur le recul de la production nationale de certains médicaments. Ils ont évoqué les difficultés rencontrées par plusieurs entreprises pharmaceutiques, qu’elles soient d’ordre organisationnel, financier ou logistique.

Cette baisse de performance industrielle est perçue comme l’un des facteurs clés expliquant les ruptures répétées de certains produits, y compris ceux considérés comme vitaux.

La Pharmacie centrale appelée à jouer un rôle renforcé

Face à cette situation, la commission a mis l’accent sur la nécessité de redynamiser le rôle de la Pharmacie centrale et d’améliorer l’efficacité globale du dispositif d’approvisionnement. L’objectif affiché est de garantir un approvisionnement régulier et équitable des établissements de santé dans toutes les régions du pays, en quantités suffisantes et dans des délais maîtrisés.

Les députés estiment que sans une réforme en profondeur de la chaîne d’approvisionnement, les tensions sur le marché du médicament risquent de se prolonger.

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Tunisie : Le gouvernement fixe les grandes lignes du Plan de développement 2026-2030

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé ce mardi au palais de la Kasbah un conseil ministériel consacré au projet de Plan de développement 2026-2030. Présenté comme un tournant dans la planification économique et sociale du pays, ce document entend rompre avec les politiques antérieures et poser les bases d’un nouveau modèle de développement fondé sur la justice sociale, l’équilibre territorial et la souveraineté économique.

Un plan élaboré selon une méthode inédite en Tunisie

Dès l’ouverture des travaux, la cheffe du gouvernement a souligné que ce plan a fait l’objet d’un suivi étroit à toutes les étapes de son élaboration. Pour la première fois, la Tunisie adopte une approche ascendante, partant du niveau local vers le régional, puis l’interrégional, avant d’aboutir au niveau national.

Le projet repose sur la synthèse des rapports issus des conseils locaux, régionaux et des conseils des régions, dans un cadre garantissant l’unité de l’État et la cohérence entre les politiques publiques et les projets proposés par les instances élues. L’objectif affiché est d’installer un nouveau modèle de développement conforme à la vision du président de la République, Kaïs Saïed, et répondant aux attentes sociales et économiques des Tunisiens.

Selon la cheffe du gouvernement, le Plan 2026-2030 consacre la dimension sociale comme un choix stratégique durable de l’État. Il vise à instaurer une intégration économique et sociale équitable entre les régions et à préparer le terrain pour une économie plus solide et plus résiliente face aux mutations mondiales.

Le document tient compte, notamment, des tensions géopolitiques, du ralentissement de la croissance mondiale et de la reconfiguration des chaînes de production. Il intègre également les défis liés à la transition numérique et à l’essor de l’intelligence artificielle, ainsi qu’aux transformations énergétiques, climatiques et environnementales, marquées par la montée en puissance des énergies renouvelables, la pression environnementale et la nécessité d’investir dans les technologies propres.

Croissance, emploi et compétitivité au cœur du volet économique

Sur le plan économique, le gouvernement ambitionne de relever le rythme de croissance en misant sur les secteurs à forte valeur ajoutée, le renforcement de l’innovation, la recherche et le développement, ainsi que sur la stimulation de l’investissement productif.

L’objectif est de consolider la capacité de résistance de l’économie nationale face aux chocs, d’améliorer sa compétitivité et de créer des emplois décents, tout en réduisant sensiblement le chômage, en particulier chez les jeunes et les diplômés de l’enseignement supérieur.

Sur le plan social, le plan vise à élargir la base des bénéficiaires de la croissance afin de réduire la pauvreté et la précarité. Il prévoit également le renforcement des mécanismes de protection sociale et la garantie de l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation, à la santé et à l’emploi, dans le but de consolider la cohésion sociale et de restaurer la confiance des citoyens dans les politiques publiques.

Priorité aux régions défavorisées et à l’investissement public

L’axe territorial constitue l’un des piliers du projet. Le gouvernement entend orienter en priorité les investissements, notamment publics, vers les régions les moins développées, en mettant l’accent sur les infrastructures et l’amélioration des services de base.

Cette stratégie vise à réduire les disparités régionales, à renforcer l’attractivité des territoires et à favoriser l’émergence de nouveaux pôles de croissance en dehors des centres traditionnels.

La cheffe du gouvernement a également insisté sur la nécessité d’engager les réformes législatives requises afin d’assurer la cohérence entre les dimensions économique, sociale et territoriale du plan, dans le cadre d’une approche globale fondée sur un modèle de développement équitable et inclusif.

Elle a affirmé que le Plan de développement 2026-2030 constitue une étape nationale décisive, marquant une rupture avec les politiques antérieures qui ont, selon elle, engendré des déséquilibres sociaux, économiques, environnementaux et institutionnels.

Un exposé détaillé du ministère de l’Économie et de la Planification

Lors de ce conseil, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté une communication détaillée sur le cadre macroéconomique, la synthèse des travaux des conseils locaux et régionaux, ainsi que sur les objectifs de croissance et les nouvelles perspectives sectorielles.

Il a notamment exposé les orientations prévues dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’industrie, le phosphate, l’énergie, le transport et les exportations, ainsi que la méthodologie retenue pour la sélection et l’intégration des projets dans le Plan 2026-2030.

En conclusion des travaux, la cheffe du gouvernement a annoncé que le projet de Plan de développement 2026-2030 sera prochainement soumis au Conseil des ministres, après intégration des observations formulées par les membres du gouvernement.

Ce document est appelé à devenir la feuille de route centrale de l’action économique et sociale de l’État pour les cinq prochaines années.

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