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Grisé par l’opération à Caracas, Trump menace à tout va

Après l’arrestation de Nicolás Maduro au Venezuela le 3 janvier, Donald Trump menace les dirigeants de la Colombie, le Mexique ou encore Cuba du même sort. Il applique à la lettre la doctrine Monroe qui pourrait aboutir à un nouveau chaos doctrinal, diplomatique et politique en Amérique Latine. 

Cet homme n’est pas à une contradiction près. Alors que ce n’est un secret pour personne qu’il lorgne ouvertement le Prix Nobel de la Paix, une distinction qui semble lui échapper en dépit de sa lourde insistance, le 47e président des Etats-Unis, Donald Trump, démarre l’année 2026 en trombe par un coup d’État militaire ; n’hésitant pas à bombarder la capitale d’un pays souverain, le Venezuela, et à arrêter son président de manière humiliante devant les caméras, menottes aux mains, chaînes au pieds, bandeau sur les yeux. Comme un vulgaire bandit de grand chemin.

La doctrine Monroe actualisée

Ainsi, avec cette opération militaire à la canonnière, Donald Trump semble renouer avec une forme modernisée de la « doctrine Monroe », du nom du 5e président américain, James Monroe. Au XIXe siècle, ce dernier avait promu l’idée selon laquelle les Etats-Unis devaient maintenir un certain contrôle sur l’ensemble du continent américain. « Selon notre nouvelle stratégie de sécurité nationale, la domination américaine dans l’hémisphère occidental ne sera plus jamais remise en question », a fanfaronné l’actuel locataire de la Maison-Blanche dans son dernier discours après l’enlèvement spectaculaire de Nicolás Maduro.

L’hymne à la force brutale

Mais à quoi correspond cette glaçante mise en scène qui ressemble étrangement à la capture de Saddam Hussein en 2003 et son exhibition comme un trophée par les Américains ou encore l’enlèvement de l’ex-président Manuel Noriega au Panama en 1989 par les Etats-Unis ? Pour montrer au monde entier qu’aux yeux de l’administration américaine, la Chartes des nations unies n’est qu’un bout de papier, que le droit international est caduc et que désormais, c’est la loi du plus fort qui prévaut. Et que par la force brutale, rien n’empêche d’enlever un chef de l’Etat pour faire main basse sur les plus grandes réserves d’or noir du monde.

« Il devra faire gaffe à ses fesses »

Mais surtout, l’administration Trump adresse un message sans équivoque aux pays d’Amérique Latine qui osent s’opposer même verbalement au diktat américain, à l’instar de la Colombie, du Mexique et de Cuba. Lesquels ont fermement condamné l’intervention américaine.

Ainsi, le président de la Colombie Gustavo Petro- un dirigeant de gauche élu démocratiquement à la tête de ce pays vaste de 51 millions d’habitants-est désormais dans le viseur de Donald Trump qui a qualifié dimanche son homologue colombien d’« homme malade » qui « aime prendre de la cocaïne ».

« La Colombie est très malade aussi, dirigée par un homme malade, qui aime fabriquer de la cocaïne et la vendre aux Etats-Unis, et il ne va pas le faire très longtemps », a mis en garde le président américain. Avant de lui conseiller, avec le langage fleuri qui lui est coutumier « de faire gaffe à ses fesses ».

Déjà à la mi-novembre, il qualifiait sans aucune preuve son homologue colombien de « baron de la drogue qui encourage fortement la production massive de stupéfiants » dans son pays. « Petro, un dirigeant peu apprécié et très impopulaire (…) ferait mieux de fermer ces champs de la mort immédiatement, sinon les Etats-Unis les fermeront pour lui et cela ne se fera pas gentiment », lui a-t-il lancé. Sachant que dès les premiers jours de son second mandat, le républicain avait mis la pression sur Bogota pour la forcer à accepter le retour de migrants colombiens sur son sol.

Le Mexique sur la sellette

Concernant le Mexique, le milliardaire républicain a également affirmé sur Fox News que « quelque chose va devoir être fait avec le Mexique », estimant que « les cartels dirigent le pays ».

« Est-ce que je lancerais des frappes au Mexique pour mettre fin au trafic de drogue ? Ça ne me pose aucun problème », avait-il assuré mi-novembre en évoquant l’un des plus grands pays du monde, peuplé de 130 millions d’âmes et dirigé par une présidente élue massivement en 2024. Le Mexique est régulièrement injurié et déstabilisé par son voisin, mais à présent les menaces n’ont jamais été aussi précises.

Claudia Sheinbaum, une scientifique et femme politique de gauche a répliqué en affirmant avec un ton mesuré que son pays « soutient fermement que l’Amérique n’appartient à aucune doctrine ni à aucune puissance ». Tout en ajoutant que « le continent américain appartient aux peuples de chacun des pays qui le forment ».

« Cuba est prêt à tomber »

Enfin, le président Donald Trump a affirmé dimanche soir aux journalistes à bord d’Air Force One que Cuba était « prêt à tomber », après la capture samedi du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis. Soulignant qu’il serait difficile pour ce pays de « tenir le coup » sans les revenus issus du pétrole vénézuélien.

« Je ne pense pas que nous ayons besoin d’agir. Il semble que tout s’écroule », a-t-il ajouté tout en minimisant la nécessité d’une intervention militaire américaine sur l’île. Tiendra-t-il parole ? L’avenir nous le dira.

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Huile d’olive : La Tunisie accélère ses négociations commerciales avec les grandes puissances

La Tunisie avance à grands pas pour améliorer l’accès de son huile d’olive aux marchés internationaux. Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a annoncé récemment que des négociations sont à un stade avancé avec plusieurs partenaires stratégiques, notamment les États-Unis, afin d’alléger les barrières douanières pesant sur les exportations tunisiennes.

Discussions avancées avec Washington

Selon le ministre, des pourparlers approfondis sont en cours avec les autorités américaines pour revoir les droits de douane appliqués aux exportations tunisiennes. L’objectif est clair : renforcer la compétitivité de l’huile d’olive tunisienne sur le marché américain, dominé par de grands producteurs internationaux, et permettre aux exportateurs nationaux de mieux se positionner face à une concurrence intense.

Dans la même dynamique, Tunis a atteint un niveau avancé de discussions avec l’Indonésie, ouvrant la voie à une meilleure implantation de l’huile d’olive tunisienne en Asie du Sud-Est. Parallèlement, les autorités tunisiennes poursuivent leurs démarches auprès d’autres marchés clés de la région, notamment la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l’Inde, dans une stratégie visant à diversifier les débouchés et réduire la dépendance à un nombre limité de partenaires commerciaux.

L’Amérique latine, nouvel axe stratégique

Le ministre a également souligné l’intérêt croissant porté à l’Amérique latine, malgré une concurrence déjà bien installée. À ce titre, la Tunisie est en passe de finaliser les derniers ajustements techniques avec le Brésil. L’exemption totale des droits de douane sur l’huile d’olive tunisienne devrait entrer en vigueur à partir de mars 2026, une mesure présentée comme un tournant stratégique pour le secteur.

Cette mesure est présentée comme un tournant stratégique pour le secteur, dans la mesure où elle permettrait aux exportateurs tunisiens d’accéder à l’un des plus grands marchés d’Amérique latine dans des conditions tarifaires nettement plus favorables. Le Brésil, fort de sa population et de l’évolution de ses habitudes de consommation, est perçu comme un relais de croissance potentiel pour les produits agroalimentaires à forte valeur ajoutée.

Au-delà du cas brésilien, les autorités tunisiennes entendent élargir cette dynamique à d’autres pays de la région, afin de consolider la présence de l’huile d’olive tunisienne sur des marchés encore peu exploités mais stratégiques à moyen terme.

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Etats-Unis | La force au mépris du droit

«Il ne faut pas être trop ambitieux , il faut être réaliste et ne pas considérer que le droit international peut et doit triompher partout sur la planète, mais d’abord dans les zones où il rejoint l’intérêt des principales puissances», déclarait Henry Kissinger, l’ancien secrétaire d’Etat des États-Unis. Cette vieille doctrine américaine a encore été confirmée dans l’agression américaine contre le Venezuela, un Etat souverain, samedi 3 janvier 2026, au mépris des règles les plus élémentaires du droit international.

Abderrahmane Cherfouh *

Le viol du droit international par Donald Trump échappe à toute sanction et ne suscite que des réactions timides et mitigées de la part du monde soi-disant libre.

Le viol du même droit international par Israël se poursuit depuis 77 ans et il échappe à toute sanction.

De nos jours, les États-Unis sont économiquement les plus forts et militairement les plus puissants. Ils dictent le droit. Ils imposent leur loi. Mais la dernière agression américaine contre un Etat indépendant et l’enlèvement de son président a mis à nu le monde irrationnel dans lequel nous vivons où règne la loi du plus fort, ouvrant la voie à toutes les dérives et tous les abus. Les pays du monde entier sont désormais avertis : le droit international est une vieille fiction qui a fait son temps. Le droit est désormais au bout des fusils.   

Dans sa préparation de l’enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse et de leur exfiltration, Trump a mis une impressionnante machine de propagande accusant Maduro d’être un narcotrafiquant inondant les Etats-Unis de cocaïne et faisant des milliers de victimes parmi les Américains, ce qui est, bien sûr, loin d’être prouvé.

La démocratie, Trump n’en a que faire

Maduro est, également, accusé d’être un dictateur qui a écrasé et affamé son peuple alors que lui et sa bande menait une vie de luxe. Cela est certes juste et prouvé, mais est-ce la raison pour laquelle on a été le chercher jusque dans sa chambre à coucher ?

Non, bien sûr. La démocratie, Trump n’en a que faire, et la liberté du peuple vénézuélien est le dernier de ses soucis. Seul le pétrole dont regorge le sol de ce pays latino-américain l’intéresse, et lui-même le crie sur tous les toits.     

Comment cette propagande américaine savamment orchestrée, utilisant des techniques ultrasophistiquées, ne fascinerait-elle pas le commun des mortels et le citoyen lambda de tous pays ? Les actes d’accusation portées contre Maduro ressemblent à s’y méprendre à ceux qui étaient formulés, il y a presque 23 ans, contre le régime de Saddam Hussein et ses soi-disant armes chimiques de destruction massive constituant une supposée menace pour la paix dans le monde.

Il n’y a aucun doute sur le fait que Maduro a toutes les caractéristiques d’un dictateur détesté par son peuple et qui exerçait un pouvoir absolu qui lui permettait de tenir le pays d’une main de fer, de museler la presse, d’emprisonner ses opposants et de s’enrichir illicitement. Débarrasser le Venezuela de ce dictateur est au cœur de la propagande de Trump pour justifier son intervention dans ce pays.

Pour des centaines de millions d’opprimés de la planète écrasés par des dictatures malveillantes et des régimes autoritaires, cela représente un fort message d’espoir qu’un jour, ils pourront se libérer, eux aussi, du joug de leurs oppresseurs. Et présentement, la question qui est sur toutes les lèvres est la suivante : à  qui le tour ? Sauf que, et cela est de notoriété publique, un grand nombre de dictateurs à travers le monde sont des alliés des Etats-Unis qui les protègent, y compris en dans cette Amérique Latine que les Américains considèrent comme leur «espace vital».   

Un homme dangereux que rien ne semble pouvoir arrêter

Par ailleurs, après sa rhétorique annexionniste voulant que le Canada devienne le 51e État des États-Unis, Trump a également réitéré sa volonté de conquérir le Groenland. «Nous avons besoin du Groenland absolument», a-t-il lancé, sans ciller. Mais pour le moment, son objectif affiché est clair : diriger le Venezuela, imposer sa mainmise sur ses richesses pétrolières, prélude au remodelage géostratégique de l’ensemble l’Amérique du Sud. Ce qui fait de la Colombie et du Cuba, les deux Etats qui résistent encore à ses élans impérialistes, des probables prochaines cibles.

On voit bien que cet homme est, dans l’incohérence même de sa démarche au regard du reste du monde, est conséquent avec lui même et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Ses déboires passés et sa grande amitié avec le pédophile Jeffrey Epstein ne semblent pas l’affecter outre mesure. Pas plus que son soutien indéfectible au criminel de guerre et génocidaire recherché par la Cour pénale international, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Cet homme est un danger pour l’humanité. Ses méthodes brutales révulsent, notamment la manière inhumaine avec laquelle il fait expulser les immigrés et les accusations racistes du genre de celles lancées contre les Haïtiens : «A Springfield, ils mangent les chiens, ils mangent les chats, ils mangent les animaux domestiques des gens qui habitent là. Voilà ce qui se passe dans notre pays et c’est une honte».

Tout indique désormais que Trump et la clique de ses conseillers restent inébranlables dans leur détermination à dominer le monde sur terre, sur mer et dans l’air. De grosses tempêtes pointent à l’horizon.

* Médecin, Canada.

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Jack Lang | «La paix du monde est gravement menacée»

Commentant «l’intervention criminelle» des Etats-Unis au Venezuela, hier, samedi 3 janvier 2025, l’ancien ministre français et ancien président de la commission des affaires étrangères, Jack Lang, a titré son post Facebook que nous reproduisons ci-dessous «Trump et Poutine, même combat !», «jumeaux sanguinaires contre la liberté des peuples».

Cette intervention américaine marque le retour à la politique américaine du Big stick et de l’impérialisme en Amérique latine.

Quoiqu’on pense du président vénézuélien, cette agression honteuse et répugnante est un nouveau crime contre le droit international.

L’agrégé de droit international et ancien président de la commission des affaires étrangères que je suis ressent douloureusement cette nouvelle agression contre la souveraineté d’un peuple.

La vérité est que Trump se contrefout de la démocratie au Venezuela et de la liberté de ses citoyens. Sa seule ambition est de s’emparer du pétrole et des richesses de ce pays, preuve d’un cynisme barbare.

Le comique s’ajoute au tragique lorsqu’on découvre la déclaration de Poutine, autre grand spécialiste en violation du droit, s’ériger contre le non-respect de la souveraineté vénézuélienne.

Trump et Poutine, jumeaux sanguinaires contre la liberté des peuples.

La paix du monde est gravement menacée.

Plus que jamais s’impose la création d’une Europe puissante capable de faire respecter la primauté du droit.

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