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Minnesota : L’opération migratoire qui a fauché une Américaine et ravivé le spectre des abus fédéraux

Déployée pour traquer des migrants en situation irrégulière, l’opération fédérale menée lundi à Minneapolis n’aurait jamais dû croiser la route de Renee Nicole Good. Pourtant, c’est bien cette citoyenne américaine de 37 ans, mère et artiste, qui a été abattue par un agent de l’immigration. Une morte qui interroge sur l’utilité, la méthode et même la légitimité d’une intervention devenue symbole.

Au lendemain du tir mortel, le récit officiel peine à convaincre. L’agence ICE assure que la victime a tenté de foncer sur ses agents, justifiant des tirs « en légitime défense ». Mais les images circulant en ligne montrent un autre tableau : une voiture avançant lentement, encerclée par des silhouettes armées, avant que les projectiles ne la transpercent.

Dans cette friction entre deux réalités – celle de l’État fédéral et celle du terrain – s’engouffre une colère familière.

Un mandat, un message, un cadavre

L’opération de Minneapolis s’inscrit dans la stratégie actuelle de Washington : multiplier les raids, frapper fort et afficher une réponse “zéro tolérance” à la migration irrégulière.

Mais la mort d’une femme non armée, qui n’avait aucun lien avec les personnes recherchées, casse la narration triomphale. La tragédie suscite un constat glaçant : dans les spectacles de force destinés à rassurer les Américains, ce sont parfois des Américains eux-mêmes qui tombent.

Pour les autorités démocrates du Minnesota, ce dérapage n’est pas un accident isolé, mais la conséquence logique d’un pouvoir fédéral qui s’affranchit des garde-fous locaux. « Mensonges » et « propagande » ont même été évoqués par plusieurs élus face aux premières explications du gouvernement.

La ville qui refuse d’oublier George Floyd

Minneapolis n’est pas un décor neutre. Depuis George Floyd, chaque intervention armée des forces publiques est passée au crible. Le tir de lundi réactive une mémoire douloureuse : celle d’une ville où la vie civile, surtout lorsqu’elle affronte un uniforme, peut basculer en un instant.

Les premières veillées ont rassemblé militants pro-immigration, défenseurs des libertés civiles et simples habitants scandalisés. Tous posent la même question : comment une opération censée faire respecter la loi finit-elle par violer la frontière la plus sacrée – celle qui sépare la force légitime de la brutalité inutile ?

Une enquête, des doutes, et une bataille politique déjà engagée

Une investigation a été ouverte. Mais l’intervention ayant été menée par une agence fédérale, c’est encore l’État fédéral qui tire les premiers fils.
Dans un pays où l’impunité policière reste un spectre bien vivant, beaucoup doutent déjà que la procédure débouche sur autre chose qu’un rapport administratif soigneusement rédigé.

Pendant ce temps, la Maison-Blanche se pose en défenseur des agents « confrontés au danger », tandis que le Gouverneur du Minnesota,
Tim Walz et maire de Minneapolis, Jacob Frey, exigent une restitution de vérité et une redéfinition des rapports de force avec Washington.

Her name was —
RENEE NICOLE GOOD! SAY HER NAME!!!! — She really was a GOOD person. #Rip #Minneapolis #Minnesota #ICE #DefundICE pic.twitter.com/TTWWzKsafG

— Mannwell D. Glenn ♏ (@theclassixjawn) January 7, 2026

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De la menace militaire au tapis rouge : Trump invite le président colombien à Washington

Washington et Bogota ont basculé en quelques jours d’une tension maximale à une ouverture diplomatique inattendue. Après avoir accusé la Colombie d’être complice du trafic de drogue et évoqué la possibilité d’une intervention militaire, Donald Trump annonce désormais vouloir recevoir le président colombien Gustavo Petro à la Maison-Blanche.

D’escalade verbale à rapprochement express

La semaine dernière, Trump s’en était pris frontalement au gouvernement colombien, affirmant que son homologue serait lié au narcotrafic — des accusations formulées sans preuves. Le président américain avait même évoqué qu’une action militaire pourrait être envisagée si Bogota « ne reprenait pas le contrôle » de certaines zones du pays.

Ces déclarations ont provoqué une onde de choc dans la région, déjà éprouvée par l’opération militaire américaine au Venezuela qui s’est soldée par la capture de Nicolás Maduro. En Colombie, des rassemblements de protestation ont eu lieu, dénonçant un retour aux logiques d’ingérence du passé et mettant en garde contre une escalade régionale.

Mais la tension est soudainement retombée lundi, lorsque Trump a annoncé avoir eu sa première conversation téléphonique avec Gustavo Petro depuis son arrivée au pouvoir. Le président américain a salué sur les réseaux sociaux un échange « respectueux » au cours duquel le dirigeant colombien aurait expliqué « la situation des drogues et d’autres différends ».

À Bogota, Petro a confirmé l’appel devant ses partisans, affirmant avoir demandé la reprise du dialogue bilatéral, suspendu depuis plusieurs mois, tout en rappelant que la souveraineté nationale « n’est pas négociable ».

Lire aussi: Après le Venezuela, Trump brandit la menace d’une opération militaire contre la Colombie

Une invitation stratégique dans un contexte régional explosif

À la Maison-Blanche, on affirme désormais que des « arrangements sont en cours » pour organiser une visite officielle du président colombien à Washington. Aucune date n’a encore été annoncée, mais les deux chancelleries ont rouvert les canaux diplomatiques.

Ce retournement de situation illustre à quel point la relation entre les deux pays est devenue instable, oscillant entre confrontation verbale et coopération pragmatique. La Colombie demeure un partenaire clé des États-Unis en Amérique latine, notamment dans la lutte contre les cartels transnationaux et dans la gestion des conséquences de la crise vénézuélienne.

Pour Trump, ce changement de ton pourrait s’inscrire dans une méthode désormais assumée : la pression maximale avant l’ouverture diplomatique — une stratégie qu’il a déjà utilisée avec le Mexique, la Corée du Nord ou l’Europe. Pour Petro, la visite représente l’opportunité de transformer un bras de fer risqué en tête-à-tête politique de haut niveau.

Reste une inconnue : cette détente survivra-t-elle au prochain tweet ?
La relation entre Washington et Bogota reste volatile, mais l’invitation à Washington marque un rare moment d’apaisement dans une région sous tension.

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Tunisie : Près de 9.000 migrants rapatriés en 2025, un niveau inédit

Près de 9.000 migrants originaires d’Afrique subsaharienne ont été rapatriés en 2025 depuis la Tunisie dans le cadre du programme de “retours volontaires” coordonné par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a annoncé mercredi l’agence onusienne.

Dans un communiqué, l’OIM affirme avoir “franchi un cap record” dans son dispositif d’aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR), avec 8.853 retours assistés en 2025, soit une hausse de 28% par rapport à 2024.

L’organisation souligne également une augmentation des situations de vulnérabilité aiguë, comprenant notamment des enfants non accompagnés, des personnes séparées de leurs familles et des victimes de traite.

Un soutien logistique et financier

Selon l’OIM, chaque retour, appuyé dans le cadre du programme financé par plusieurs partenaires européens, s’accompagne d’un accompagnement individualisé, incluant aides financières, organisation du voyage et orientation vers des mécanismes de réintégration.

L’agence précise que les migrants ont été rapatriés vers 27 pays d’origine, à travers des vols commerciaux et des charters mis en place avec l’appui logistique des autorités tunisiennes.

En parallèle, 103 réfugiés et demandeurs d’asile ont pu être réinstallés dans cinq pays tiers.

Depuis le début de 2025, les autorités ont renforcé la lutte contre les départs irréguliers et procédé au démantèlement de campements informels, principalement dans la région de Sfax, avec le soutien de financements européens.

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Pétrolier saisi : Moscou accuse Washington de franchir une ligne rouge

La Russie a vivement réagi mercredi à la saisie en haute mer d’un pétrolier battant pavillon russe par les forces américaines, dénonçant une « violation flagrante du droit maritime » et un geste « hostile » de Washington.
L’épisode survient quelques jours après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, alimentant un climat diplomatique explosif entre les deux puissances.

Moscou dénonce une “piraterie d’État”

Dans un communiqué publié, le ministère russe des Affaires étrangères a accusé les États-Unis d’avoir mené « un acte illégal et provocateur » contre le Marinera, intercepté dans l’Atlantique Nord alors qu’il transportait du brut lié au Venezuela.

Des responsables politiques russes ont adopté un ton encore plus ferme, qualifiant l’arraisonnement de « piraterie moderne » et accusant Washington de « franchir une ligne rouge » en s’en prenant à un navire légalement immatriculé.

Selon plusieurs médias russes, la marine avait dépêché un sous-marin et des unités de soutien dans la zone où évoluait le pétrolier afin de dissuader toute intervention.
La présence navale n’a pas empêché les garde-côtes américains d’agir avec mandat d’un tribunal fédéral.

Le Kremlin affirme se réserver le droit de répondre, sans préciser la nature des mesures envisagées, et exige la libération immédiate de l’équipage.

Washington justifie l’opération, Caracas s’insurge

Les autorités américaines confirment que le Marinera faisait partie d’un réseau clandestin d’exportation destiné à financer le gouvernement Maduro en contournement des sanctions.

Washington a annoncé vouloir saisir et écouler jusqu’à 50 millions de barils de pétrole vénézuélien, dont les recettes seraient « redistribuées au peuple vénézuélien ».

À Caracas, les responsables loyalistes dénoncent une « confiscation illégale des ressources nationales » et un contrôle étranger accru.

Au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, plusieurs pays — y compris des alliés américains — ont exprimé leurs préoccupations face au risque d’escalade après la capture de Maduro, désormais suivie d’opérations américaines sur mer visant des partenaires du Venezuela.

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Huile d’olive : Le Financial Times annonce la Tunisie deuxième producteur mondial

La Tunisie pourrait devenir, lors de la campagne 2025-2026, le deuxième producteur mondial d’huile d’olive, derrière l’Espagne et devant l’Italie. C’est ce qu’indique le Financial Times dans un article publié début janvier 2026, évoquant l’une des saisons les plus prometteuses de ces dernières années pour le pays nord-africain.

Selon le quotidien britannique, la production tunisienne est attendue entre 380.000 et 400.000 tonnes, avec des projections sectorielles pouvant atteindre 500.000 tonnes, un volume qui permettrait à la Tunisie de dépasser l’Italie, affectée par plusieurs campagnes marquées par la sécheresse et le stress climatique.

Le Financial Times souligne que cette performance repose sur des conditions climatiques favorables, notamment des précipitations mieux réparties, ainsi que sur l’ampleur du verger oléicole tunisien, qui compte près de 107 millions d’oliviers répartis sur environ 2 millions d’hectares.

Le quatrième producteur mondial, selon l’APIA

Quelques jours plus tôt, le 22 décembre 2025, Inji Doggui Hanini, directrice générale de l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), avait rappelé que la Tunisie est le quatrième producteur mondial d’huile d’olive, en se référant aux classements établis sur la base des moyennes pluriannuelles.

S’exprimant lors du Forum d’affaires saoudo-tunisien, elle avait également indiqué que 40% des terres cultivées en Tunisie sont consacrées aux oliviers et que le pays est le deuxième exportateur mondial d’olives, tout en mettant en avant les opportunités d’investissement dans l’embouteillage de l’huile d’olive, l’huile biologique et la valorisation des sous-produits agricoles.

Une possible évolution ponctuelle du classement

Les projections publiées par le Financial Times concernent exclusivement la campagne 2025-2026 et traduisent une performance conjoncturelle exceptionnelle, sans modifier à ce stade le classement mondial établi sur le long terme. Elles illustrent toutefois la capacité de la Tunisie à changer de rang lors d’une saison favorable, dans un contexte de fragilisation des productions européennes.

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Venezuela : Pékin se pose en « force de stabilité » face à Washington

La Chine a dénoncé l’intervention militaire américaine au Venezuela tout en réaffirmant sa volonté de protéger ses intérêts économiques dans le pays, une posture qui lui permet de se présenter comme une « force de stabilité » face à l’unilatéralisme de Washington, estiment des analystes.

Pékin a réagi rapidement à l’attaque, exprimant sa « vive préoccupation » et appelant au respect de la souveraineté vénézuélienne. Les autorités chinoises ont exhorté les États-Unis à privilégier le dialogue pour résoudre la crise.

Lors d’un point presse lundi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a affirmé que la Chine maintenait une « communication et une coopération positives » avec le Venezuela. Il a ajouté que la volonté de Pékin de renforcer cette coopération, notamment dans le secteur pétrolier, « ne changera pas, quelle que soit l’évolution de la situation ».

Une opportunité diplomatique, mais des risques économiques

L’intervention américaine permet à la Chine de renforcer son image internationale, explique Zichen Wang, chercheur au Center for China and Globalization. « Cette crise aide la Chine à consolider sa position de force de stabilité dans le monde », a-t-il déclaré, cité par Reuters.

Mais cette posture s’accompagne de préoccupations. « La suite des événements est très inquiétante, car la Chine a beaucoup d’intérêts commerciaux au Venezuela », a ajouté Zichen Wang, soulignant le risque d’un impact plus large sur les activités chinoises en Amérique latine.

Selon les données du cabinet américain Rhodium Group, les entreprises chinoises — majoritairement publiques — ont investi environ 4,8 milliards de dollars au Venezuela au cours des deux dernières décennies, principalement dans des projets énergétiques. La majorité de ces investissements ont été réalisés dans la décennie ayant suivi la crise financière mondiale de 2008, principalement au cours des années 2010.

Un enjeu limité pour Pékin, Taïwan inchangé

Malgré cet engagement, le poids du Venezuela reste modeste pour l’économie chinoise. Le pays ne représentait que 2% des importations chinoises de pétrole et de condensats en 2024, selon les chiffres de l’Agence américaine d’information sur l’énergie.

Cette réalité explique la prudence de Pékin, analyse Yue Su, économiste principale pour la Chine à l’Economist Intelligence Unit.
« La Chine cherche avant tout à protéger ses intérêts sans être entraînée dans le conflit », explique-t-elle, estimant que le Venezuela revêt une importance économique et géopolitique limitée pour Pékin.

Les analystes soulignent enfin que la crise vénézuélienne ne modifie pas la position chinoise sur Taïwan, considérée comme un enjeu stratégique central.

« C’est une crise majeure, mais elle ne change pas le mode opératoire de la Chine ni les attentes concernant ses relations avec les États-Unis », a déclaré Dan Wang, directrice au cabinet Eurasia Group, sur CNBC.

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L’arrestation de Maduro par Washington secoue l’ordre international

La scène marque une rupture brutale dans les relations internationales contemporaines. Après plusieurs mois de menaces et de pressions diplomatiques, les États-Unis ont frappé le Venezuela, capturé son président Nicolás Maduro et l’ont transféré vers un centre de détention à New York, où il doit être jugé par la justice américaine. Une opération inédite, immédiatement qualifiée de « kidnapping » par Caracas, et qui provoque une onde de choc diplomatique mondiale.

Selon les autorités américaines, Maduro est arrivé samedi soir sur une base militaire des États-Unis après avoir été saisi à Caracas par des forces américaines. Washington affirme vouloir traduire le dirigeant vénézuélien en justice pour des accusations liées à la corruption et au narcotrafic, sans toutefois préciser le cadre juridique exact ayant permis cette arrestation.

Caracas dénonce un “enlèvement”

La vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez a dénoncé une « violation flagrante de la souveraineté nationale », affirmant que Nicolás Maduro reste « le seul président légitime du Venezuela ». Le gouvernement vénézuélien accuse Washington d’avoir mené un changement de régime par la force, au mépris du droit international.

Dans le pays, les premières réactions oscillent entre stupeur, colère et crainte d’une escalade militaire durable. Les autorités locales parlent d’une agression étrangère tandis que des appels à la mobilisation ont été lancés par les cercles chavistes.

Washington assume et revendique

Le président américain Donald Trump a revendiqué l’opération, affirmant que les États-Unis allaient désormais « gérer » le Venezuela et exploiter ses vastes réserves pétrolières. Peu de détails ont cependant été fournis sur la nature exacte de l’administration envisagée, laissant planer une forte incertitude sur l’avenir institutionnel du pays.

Cette déclaration alimente les accusations de motivations économiques, dans un pays qui détient l’une des plus importantes réserves de pétrole au monde.

L’ONU s’inquiète d’un précédent

Face à la gravité de la situation, le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir en urgence lundi. Le secrétaire général Antonio Guterres a déjà averti que l’arrestation d’un chef d’État en exercice par une puissance étrangère « établit un précédent dangereux » susceptible d’affaiblir les fondements du droit international.

La Russie et la Chine ont condamné une action unilatérale et dénoncé une atteinte à la souveraineté d’un État membre de l’ONU, tandis que plusieurs pays d’Amérique latine expriment leur inquiétude face à un possible retour des interventions directes américaines sur le continent.

Un basculement géopolitique

Au-delà du sort personnel de Nicolás Maduro, l’opération américaine pose une question centrale : jusqu’où une grande puissance peut-elle aller au nom de la justice ou de la sécurité nationale ? La capture et le jugement d’un président étranger ouvrent une zone grise juridique et politique, susceptible de redéfinir les règles du jeu international.

À Caracas comme dans les capitales du monde, une même interrogation domine : le droit international sortira-t-il indemne de cet épisode, ou assiste-t-on à l’entrée dans une nouvelle ère de rapports de force assumés ?

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La Tunisie éliminée par le Mali aux tirs au but

La Tunisie quitte la Coupe d’Afrique des nations au terme d’un scénario aussi frustrant que douloureux. Les Aigles de Carthage ont été éliminés par le Mali aux tirs au but, après un match nul (1-1) à l’issue du temps réglementaire et des prolongations.

La Tunisie pensait pourtant tenir sa qualification. Sérieuse, disciplinée et longtemps maîtresse du jeu, elle avait fini par être récompensée à la 88e minute. Entré en jeu, Feras Chaouat surgissait au second poteau pour reprendre de la tête un centre millimétré d’Elias Saad et faire exploser le banc tunisien.

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Un penalty dans le temps additionnel qui fait basculer le match

Mais le sort en a décidé autrement. Dans le temps additionnel, une main de Yassine Meriah dans la surface offrait au Mali une ultime opportunité. Lassine Sinayoko transformait le penalty à la 90e+7, relançant une rencontre qui semblait acquise.

Les prolongations, fermées et tendues, n’ont pas permis à la Tunisie de reprendre l’avantage, malgré une supériorité numérique acquise dès la 26e minute après l’expulsion de Woyo Coulibaly pour une faute dangereuse sur Hannibal Mejbri. Un avantage que les Tunisiens n’ont jamais réellement su exploiter.

Aux tirs au but, le Mali s’est montré plus lucide. La Tunisie, elle, a laissé filer une qualification qui lui tendait les bras.

Le premier acte avait pourtant été encourageant, avec une domination territoriale et un bon contrôle du rythme, même si les occasions nettes ont manqué. La sortie prématurée de Dylan Bronn, touché musculairement dès la 12e minute, a également perturbé l’équilibre défensif.

Le Mali affrontera en quart de finale le Sénégal, vainqueur du Soudan (3-1). Pour la Tunisie, cette élimination laisse un sentiment d’inachevé, celui d’un match globalement maîtrisé, mais perdu dans les toutes dernières minutes.

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Fériana : L’Intérieur rend hommage à l’agent Marouane Kadri, tombé en service

Le Ministère de l’Intérieur tunisien a rendu hommage, samedi, à l’agent de sécurité Marouane Kadri, décédé des suites de graves blessures subies lors de l’opération antiterroriste menée le matin même à Feriana, dans le gouvernorat de Kasserine.

Dans un communiqué, le ministère a salué le sacrifice de l’agent, soulignant qu’il avait choisi, aux côtés de ses collègues, de défendre la patrie et la sécurité des Tunisiens afin qu’ils puissent vivre « dans la paix et la sérénité ». Le texte officiel affirme que l’intervention a permis de déjouer un crime terroriste prémédité visant à semer le trouble et le chaos, réitérant que la Tunisie restera invulnérable.

Une opération préventive aux abords du marché hebdomadaire

Selon les autorités, les unités sécuritaires sont intervenues samedi matin dans le cadre d’une action préventive, après la traque d’un groupe d’éléments extrémistes. L’opération s’est déroulée aux abords du marché hebdomadaire de Feriana. Elle a conduit à la neutralisation de Seddik Laabidi, présenté comme un élément terroriste dangereux, ainsi qu’à l’arrestation de son complice.

Un agent de sécurité a été grièvement blessé lors de l’intervention et évacué vers un établissement hospitalier pour y recevoir les soins nécessaires. Le ministère a ensuite annoncé son décès, rendant hommage à son engagement et à celui de l’ensemble des forces mobilisées.

Les investigations se poursuivent

Le ministère de l’Intérieur a indiqué que l’opération sécuritaire se poursuit afin d’élucider toutes les circonstances de cette tentative d’attentat et d’identifier d’éventuelles ramifications. Les autorités réaffirment leur vigilance face à la menace terroriste, notamment dans les zones frontalières et les régions sensibles du pays.

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Tunisie : Une opération terroriste déjouée à Fériana, un agent blessé

Les forces de sécurité tunisiennes ont déjoué, samedi matin, une tentative d’opération terroriste lors d’une intervention menée à Fériana, dans le gouvernorat de Kasserine, a annoncé le Ministère de l’Intérieur.

Selon le communiqué officiel, l’opération, qualifiée de préventive, a permis de neutraliser un élément terroriste jugé dangereux, identifié comme Saddik Abidi, et d’arrêter un second individu qui l’accompagnait. L’intervention s’est déroulée aux abords du marché hebdomadaire de Fériana, une zone habituellement très fréquentée.

Un agent de sécurité a été grièvement blessé au cours de l’opération et a dû être transporté à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires, précise le ministère.

Les autorités ont indiqué que l’opération sécuritaire se poursuivait afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette tentative et d’identifier d’éventuelles ramifications.

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Donald Trump annonce la capture de Nicolás Maduro après des frappes américaines

Dans la nuit de vendredi à samedi, le Venezuela a basculé dans une séquence d’une gravité inédite. Après plusieurs heures d’explosions à Caracas et dans d’autres régions du pays, le président américain Donald Trump a affirmé que les forces américaines avaient capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro, confirmant ainsi une opération militaire directe menée sur le sol vénézuélien.

Selon des témoins cités par Reuters, des détonations, des survols d’aéronefs à basse altitude et d’épais panaches de fumée noire ont été observés à Caracas à partir de 2 heures du matin (06h00 GMT), pendant près de quatre-vingt-dix minutes. Des coupures d’électricité ont touché le sud de la capitale, à proximité d’une importante base militaire. Le gouvernement vénézuélien affirme que des frappes ont également visé les États de Miranda, Aragua et La Guaira.

Une annonce spectaculaire, encore sans confirmation indépendante

Dans une déclaration officielle, Donald Trump a assuré que Nicolás Maduro avait été « capturé et exfiltré » à l’issue de ces frappes, présentées comme une opération de grande ampleur. À ce stade, aucune confirmation indépendante n’est venue corroborer cette annonce, et les autorités vénézuéliennes n’ont pas reconnu la capture du chef de l’État.

Quelques heures plus tôt, Caracas avait pourtant décrété l’état d’urgence et annoncé la mobilisation des forces armées, dénonçant une « agression impérialiste » et accusant Washington de vouloir s’emparer des ressources stratégiques du pays, notamment le pétrole et les minerais. Le pouvoir chaviste a assuré que les États-Unis « n’atteindraient pas leurs objectifs », sans préciser la situation du président Maduro.

De la pression maximale à l’intervention directe

Si elle venait à être confirmée, la capture du président vénézuélien marquerait un tournant historique dans les relations entre Washington et Caracas. Depuis plusieurs mois, l’administration Trump multipliait sanctions économiques, menaces publiques et opérations militaires ciblées, principalement en mer, contre des navires accusés de trafic de drogue.

Les États-Unis contestent la légitimité de Nicolás Maduro, qu’ils accusent d’avoir truqué l’élection présidentielle de l’an dernier pour se maintenir au pouvoir. Donald Trump, revenu à la Maison-Blanche avec une ligne dure sur l’Amérique latine, avait récemment estimé qu’il serait « intelligent » pour le dirigeant vénézuélien de quitter le pouvoir.

Washington a parallèlement renforcé de manière significative son dispositif militaire dans la région, avec le déploiement d’un porte-avions, de navires de guerre et d’avions de combat dans les Caraïbes, tout en évoquant un possible blocus du pétrole vénézuélien.

Un choc régional aux conséquences incertaines

Dans les rues de Caracas, la stupeur domine. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos montrent des habitants filmant les explosions depuis leurs fenêtres, parfois entre cris de peur et silence incrédule. Aucun bilan humain n’a été communiqué à ce stade.

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Des explosions secouent Caracas, le Venezuela accuse les États-Unis

Plusieurs explosions ont été entendues samedi 3 janvier 2026 dans la capitale vénézuélienne, Caracas, suivies du passage d’un avion volant à basse altitude, selon des informations rapportées par The Associated Press (AP). Les autorités vénézuéliennes accusent les États-Unis d’avoir ciblé des installations civiles et militaires, une accusation à laquelle Washington n’a pas réagi dans l’immédiat.

D’après l’AP, au moins sept explosions ont été entendues dans le sud de la capitale, à proximité d’une importante base militaire. Un épais nuage de fumée s’élevait notamment près de La Carlota, base aérienne stratégique située à l’est de Caracas. Des coupures d’électricité ont également été signalées dans plusieurs quartiers avoisinants.

Dans un communiqué publié peu après les explosions, le gouvernement vénézuélien a affirmé que des attaques coordonnées avaient visé des sites civils et militaires dans plusieurs États du pays. Aucune confirmation indépendante n’était disponible dans l’immédiat.

Un contexte de tensions croissantes

Ces événements surviennent dans un contexte de fortes tensions entre Caracas et Washington. Les États-Unis accusent depuis plusieurs mois le président vénézuélien Nicolás Maduro d’être impliqué dans des réseaux internationaux de trafic de drogue, des accusations rejetées par les autorités vénézuéliennes.

Jeudi, Nicolás Maduro s’était toutefois déclaré ouvert à des négociations avec Washington en vue d’un accord de coopération dans la lutte contre le narcotrafic, laissant entrevoir une possible reprise du dialogue après des années de relations conflictuelles.

Pressions militaires et sanctions

Depuis le mois de septembre, les États-Unis ont mené plus de vingt opérations aériennes dans les eaux proches du Venezuela, parallèlement à un renforcement des sanctions économiques et de la pression militaire sur Caracas. Washington présente ces actions comme relevant de la lutte contre le trafic de drogue et de la sécurité régionale.

À ce stade, aucun lien direct n’a été établi entre ces opérations et les explosions survenues à Caracas. Les autorités vénézuéliennes ont annoncé l’ouverture d’une enquête et appelé la population au calme.

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Douz ne fait pas le plein par hasard

Avec un taux d’occupation de 86 % et près de 2 000 touristes ayant passé la nuit du Nouvel An administratif dans ses hôtels, campements et unités d’animation, Douz confirme une dynamique touristique hivernale qui dépasse l’effet ponctuel des fêtes. Derrière ces chiffres, se dessine un positionnement saharien de plus en plus structuré dans le Sud tunisien.

86 % d’occupation et 1 980 touristes pour la nuit du Nouvel An

Les chiffres ont été communiqués par Yasser Souf, commissaire régional au tourisme à Kébili, lors de plusieurs interventions sur des radios nationales et régionales consacrées au bilan de la nuit du Nouvel An administratif. Selon ce bilan consolidé, la zone touristique de Douz a enregistré un taux d’occupation de 86 %, avec 1 980 touristes ayant passé la nuit dans les différentes unités touristiques, incluant hôtels, campements et structures d’animation réparties dans l’espace saharien.

Cette fréquentation s’inscrit dans un contexte organisationnel encadré. Des équipes de contrôle relevant de la délégation régionale du tourisme ont assuré plusieurs visites de terrain durant la période afin de vérifier la qualité des services proposés, lesquels ont été jugés globalement satisfaisants.

Une clientèle majoritairement européenne et une activité soutenue en 2025

La majorité des touristes accueillis à Douz durant cette période étaient de nationalité italienne et française, aux côtés de touristes tunisiens. Ce profil confirme l’attractivité du produit saharien auprès des marchés européens, notamment en période hivernale.

Sur l’ensemble de l’année 2025, la région de Kébili a enregistré près de 176 000 arrivées touristiques jusqu’au 10 décembre, contre un peu plus de 171 000 sur la même période de 2024, soit une progression d’environ 1 %. Le nombre de nuitées a suivi la même tendance, passant d’environ 189 000 à près de 193 000. Par ailleurs, plus de 2 500 excursions vers l’espace désertique ont été recensées durant l’année, confirmant le rôle central du désert dans l’activité touristique locale.

Comparée à certaines années antérieures marquées par des afflux plus importants lors des fêtes, la fréquentation actuelle traduit moins une contraction qu’une évolution du modèle, fondée sur la régularité, la spécialisation de l’offre et la valorisation de l’expérience saharienne.

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Huile d’olive : Le stockage au cœur du message présidentiel

En recevant, lundi 29 décembre au Palais de Carthage, les responsables du secteur agricole, le président Kaïs Saïed a livré un discours à la tonalité plus concrète qu’à l’accoutumée. Si l’agriculture reste, selon lui, un pilier de la sécurité nationale, l’accent a été mis sur une faiblesse précise : l’insuffisance persistante des capacités de stockage de l’huile d’olive, malgré une récolte annoncée comme exceptionnelle après plusieurs années de sécheresse.

Le chef de l’État a estimé que l’augmentation enregistrée entre la saison précédente et la saison en cours demeure « limitée » et ne répond pas aux besoins réels du marché. Une reconnaissance rare, qui déplace le débat du terrain politique vers celui des contraintes logistiques et structurelles, alors que les petits producteurs peinent à écouler leur production dans des conditions jugées équitables.

Un soutien affiché aux petits producteurs

Kaïs Saïed a appelé à lever rapidement les obstacles auxquels font face les petits agriculteurs, depuis la récolte et la trituration jusqu’à la commercialisation, en Tunisie comme à l’export. Il a rappelé le rôle central des offices publics, notamment l’Office national de l’huile, dans la régulation du marché, tout en dénonçant les pratiques spéculatives et les tentatives d’accaparement.

Dans le même esprit, le président a évoqué la nécessité de renouveler le cheptel national et de préserver les semences tunisiennes, afin de limiter toute dépendance extérieure. Une manière d’élargir la notion de souveraineté agricole au-delà de la seule question des volumes produits, pour l’inscrire dans une réflexion plus globale sur les moyens et les choix structurels de l’État.

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Gaza : Trump menace le Hamas pendant que les frappes se poursuivent

Le président américain Donald Trump a durci le ton contre le Hamas, exigeant son désarmement sous peine de représailles, à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. L’entretien s’est tenu lundi 29 décembre 2025, à Mar-a-Lago en Floride, alors que les frappes israéliennes se poursuivent à Gaza et que la trêve reste fragile sur le terrain.

Un ultimatum américain dans un contexte de violences persistantes

À l’issue de cette rencontre en Floride, Donald Trump a affirmé que le Hamas disposerait d’un délai très court pour déposer les armes, faute de quoi il y aurait, selon ses termes, « l’enfer à payer ». Le président américain a présenté cette exigence comme une condition indispensable à la poursuite du cessez-le-feu, estimant qu’Israël respectait ses engagements.

Pourtant, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 11 octobre 2025, au moins 410 Palestiniens ont été tués dans des frappes et incidents violents à Gaza, selon des bilans locaux. Ces pertes humaines s’ajoutent aux plus de 70 000 morts depuis le début de la guerre, qui a éclaté après l’attaque du 7 octobre 2023.

Parallèlement, l’acheminement de l’aide humanitaire reste limité et l’ouverture complète du point de passage de Rafah avec l’Égypte continue d’être retardée, alimentant les inquiétudes sur la viabilité réelle de la trêve.

Gaza sous pression, l’Iran dans le viseur

Au-delà du dossier palestinien, Donald Trump a également adressé de nouvelles menaces à l’Iran, évoquant d’éventuelles frappes supplémentaires si Téhéran tentait de relancer son programme nucléaire ou de renforcer ses capacités balistiques. Aucune preuve publique n’a toutefois été avancée pour étayer ces accusations.

Ces avertissements confirment l’alignement stratégique entre Washington et Tel-Aviv, dans une lecture sécuritaire qui relègue au second plan les dimensions politiques et humanitaires du conflit à Gaza. Ils illustrent aussi la fragilité d’un cessez-le-feu présenté comme un succès diplomatique, mais dont les conditions restent largement asymétriques, faisant peser l’essentiel des exigences sur le camp palestinien.

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La Tunisie dominée, puis réveillée trop tard contre le Nigeria

La Tunisie a laissé filer une occasion précieuse, samedi au Grand Stade de Fès. Opposés aux Super Eagles du Nigeria, les Aigles de Carthage se sont inclinés (2-3) au terme d’un match à deux visages, lors de la Coupe d’Afrique des nations 2025.

Une domination nigériane sans partage

Pendant plus de 70 minutes, le Nigeria a dicté le tempo. Très haut, très intense, ultra-efficace dans les duels, le favori du groupe a étouffé une sélection tunisienne trop prudente, pénalisée par un choix tactique résolument défensif. La sanction est tombée juste avant la pause : oublié dans la surface, Victor Osimhen a ouvert le score de la tête (44e).

Au retour des vestiaires, la même scène s’est répétée. Sur coup de pied arrêté, Wilfred Ndidi a doublé la mise (50e), avant que Ademola Lookman ne donne de l’ampleur au score, en profitant des largesses défensives tunisiennes (67e).

Le réveil tunisien, trop tardif

Menée 0-3, la Tunisie a enfin changé de visage. Les choix offensifs ont libéré le jeu et redonné de l’allant à une équipe longtemps muselée. Montassar Talbi a réduit l’écart de la tête (74e), puis Ali Abdi a transformé un penalty (87e), relançant totalement la rencontre.

Dans les dernières minutes, les partenaires de Hannibal Mejbri ont poussé, fait douter le Nigeria et montré qu’ils avaient les moyens de rivaliser. Mais le sursaut est arrivé trop tard pour inverser le résultat.

Une qualification encore à aller chercher

Grâce à ce succès, le Nigeria assure la tête du groupe et valide son billet pour les huitièmes de finale. La Tunisie, elle, recule à la deuxième place, avec trois points de retard sur son adversaire du jour. Les hommes de Sami Trabelsi joueront leur avenir mardi prochain, à 17h00, face à la Tanzanie : une victoire sera impérative pour poursuivre l’aventure continentale.

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Protéines d’insectes : La Tunisie à l’épreuve du passage à l’échelle

La réception, le 22 décembre 2025, du fondateur de nextProtein au siège de la FIPA-Tunisia intervient dans un contexte de montée en puissance des investissements liés aux protéines alternatives en Afrique du Nord.

Cette rencontre fait suite à l’annonce, le 14 décembre 2025, de la clôture par nextProtein d’une levée de fonds de 18 millions d’euros, destinée notamment à l’extension de ses capacités industrielles en Tunisie. L’entreprise prévoit l’ouverture d’un second site de production début 2026, portant sa capacité à 12 000 tonnes par an d’ingrédients à base d’insectes.

Une filière encore embryonnaire à l’échelle africaine

À l’échelle mondiale, la production de protéines d’insectes est estimée entre 80 000 et 220 000 tonnes par an, essentiellement destinées à l’alimentation animale. En Afrique, la filière reste encore largement émergente, malgré un potentiel identifié lié à la disponibilité de déchets organiques et à la croissance des besoins en alimentation animale, notamment dans l’aquaculture.

Les projections sectorielles anticipent une capacité mondiale comprise entre 500 000 et 700 000 tonnes annuelles à l’horizon 2030, ouvrant des perspectives pour des plateformes industrielles situées à proximité des marchés européens et africains.

La Tunisie comme point d’entrée régional

Selon la FIPA-Tunisia, ce type de projet s’inscrit dans une stratégie visant à positionner le pays comme plateforme industrielle régionale pour des activités à forte valeur ajoutée. La Tunisie met en avant ses coûts de production, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et sa situation géographique entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne.

Le marché domestique restant limité, les débouchés du secteur sont principalement orientés vers l’export. La conformité aux normes sanitaires internationales et la traçabilité des intrants figurent parmi les conditions nécessaires pour accéder aux marchés européens et régionaux.

Fondée en 2015, nextProtein développe un modèle fondé sur la valorisation de déchets organiques transformés en protéines d’insectes, destinées principalement à l’aquaculture et à l’alimentation animale.

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Libye : Disparition d’un chef militaire au moment le plus sensible

La mort du lieutenant-général Mohammed Ali Ahmed al-Haddad, chef d’état-major de l’armée libyenne, dans un crash aérien survenu près d’Ankara, dépasse le cadre d’un simple accident. Elle intervient dans une Libye toujours fragmentée, où chaque choc au sommet de l’appareil militaire produit des effets politiques et stratégiques durables.

L’accident, qualifié de technique par les autorités turques, s’est produit alors qu’Al-Haddad rentrait d’une visite officielle en Turquie, partenaire clé du gouvernement basé à Tripoli. Aucun élément ne permet à ce stade d’évoquer une action intentionnelle. Mais dans le contexte libyen, le moment d’un événement compte parfois autant que ses causes.

Un pilier du camp de Tripoli disparaît

Chef d’état-major sous l’autorité du gouvernement d’unité nationale reconnu par l’ONU, Mohammed Al-Haddad occupait une position centrale dans l’architecture militaire de l’Ouest libyen. Il assurait à la fois la coordination des forces régulières et le maintien d’un équilibre fragile entre milices, autorités politiques et partenaires étrangers.

Il était également l’un des principaux opposants militaires au camp de l’Est, dirigé par le maréchal Khalifa Haftar, dont les forces avaient tenté par le passé de s’emparer de Tripoli. Sa disparition affaiblit donc le camp occidental au moment où celui-ci cherchait à préserver une cohérence minimale face à des rivalités internes persistantes.

Un contexte régional loin d’être neutre

Le crash intervient quelques jours après une séquence diplomatique et militaire significative, marquée par des rencontres entre le chef de l’armée pakistanaise Asim Munir et les responsables militaires de l’Est libyen, ainsi que par la finalisation d’un accord de coopération militaire d’envergure, en dépit de l’embargo onusien sur les armes.

Dans ce contexte, la disparition du principal chef militaire de Tripoli modifie objectivement le rapport de force, sans qu’il soit nécessaire d’établir un lien de causalité direct. Le camp de l’Est, solidement implanté en Cyrénaïque et dans une partie du Sud libyen, se retrouve face à un adversaire momentanément fragilisé sur le plan du commandement.

Un vide stratégique aux effets durables

Pour autant, parler de basculement immédiat serait prématuré. L’armée de Tripoli conserve ses structures, ses soutiens internationaux et sa capacité de résilience. Mais l’absence d’Al-Haddad ouvre une phase d’incertitude, marquée par la question de la succession, la recomposition des équilibres internes et le risque de rivalités au sommet de l’appareil militaire.

Ce vide stratégique profite avant tout aux acteurs qui privilégient une logique de rapport de force au détriment des processus politiques encadrés par les Nations unies. Officiellement, il s’agit d’un accident. Stratégiquement, c’est un signal. En Libye, la disparition d’un homme clé ne crée pas nécessairement un vainqueur immédiat, mais elle redessine silencieusement les marges de manœuvre des camps en présence.

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Industrie : Comment El.Com illustre la montée en puissance italienne en Tunisie

Implantée en Tunisie depuis 2015, El.Com fait partie des entreprises italiennes ayant développé des capacités de production dans le pays au cours de la dernière décennie. Selon les informations publiées par Nova News, le groupe, actif dans les faisceaux de câbles destinés principalement à l’automobile et à certaines applications industrielles, opère aujourd’hui plusieurs sites en Tunisie.

Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte où la présence étrangère est régulièrement mise en avant comme un indicateur de stabilité économique. Elle participe ainsi à un discours plus large sur l’attractivité industrielle du pays, sans pour autant en résumer la réalité.

Une implantation industrielle progressive

Fondée en 1967 à Brescia, El.Com a ouvert son premier site tunisien en 2015, dans la zone industrielle de Djebel Ouest. À l’origine, l’unité couvrait 5 000 m² et employait environ 200 personnes. Le dispositif a ensuite été élargi par étapes. À ce stade, El.Com Tunisie SA exploite trois sites industriels totalisant près de 20 000 m², pour un effectif d’environ 800 salariés.

Selon les données communiquées, près de 25 % des capacités industrielles du groupe seraient aujourd’hui localisées en Tunisie. Le pays constitue ainsi l’un des pôles de production du groupe, principalement tourné vers l’exportation, en particulier vers les marchés européens. Malgré le ralentissement du marché automobile mondial, El.Com anticipe une évolution modérée de son activité à l’horizon 2026.

Le cas El.Com s’inscrit dans un paysage plus large. La Tunisie accueille près de 1 000 entreprises italiennes, représentant plus d’un quart des entreprises étrangères implantées dans le pays. Elles sont présentes dans plusieurs secteurs industriels structurants, notamment l’automobile, le textile, la mécanique et les industries électriques. Dans ce cadre, l’Italie figure parmi les partenaires économiques majeurs de la Tunisie, aux côtés de la France, premier investisseur en volume, tandis que la présence chinoise reste plus limitée.

Un contexte marqué par la présence italienne et les IDE

À fin septembre 2025, les investissements étrangers en Tunisie atteignent près de 2,6 milliards de dinars, en hausse de 28,1 % sur un an. Les investissements directs étrangers demeurent majoritairement orientés vers l’industrie manufacturière, qui concentre environ 63 % des flux. L’Italie figure parmi les principaux investisseurs hors énergie, dans un schéma dominé par les partenaires européens traditionnels.

Dans son implantation tunisienne, El.Com a bénéficié de l’appui du Delta Center, structure d’accompagnement des entreprises italiennes sur les volets administratifs et opérationnels.

Au-delà du cas El.Com, ces éléments rappellent que la Tunisie reste intégrée aux arbitrages industriels européens comme site de production orienté vers l’export, dans une logique de coûts, de proximité géographique et de disponibilité de la main-d’œuvre, plus que dans un récit de réussite mis en scène.

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