Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Mobilité et croissance : le modèle Cedeao face aux vents contraires

La libre circulation des personnes au sein de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) constitue l’un des leviers économiques majeurs de l’intégration régionale. En permettant aux citoyens de circuler, s’installer et travailler sans visa dans un espace de 15 pays (ou 12 après le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger en 2025, et de la Mauritanie dans les années 90), elle favorise le commerce intra-régional, la mobilité de la main-d’œuvre et la résilience des économies.

Pourtant, ce modèle, souvent cité comme une réussite en Afrique, est aujourd’hui fragilisé par des obstacles structurels, sécuritaires et politiques, comme l’écrivent nos confrères de RFI.

L’Afrique de l’Ouest se caractérise par une forte mobilité intra-régionale, essentielle au fonctionnement de ses économies. Les migrations permettent de répondre aux besoins de main-d’œuvre, soutiennent les secteurs agricoles, commerciaux et informels, et contribuent à la redistribution des revenus via les transferts financiers. Pour les pays de la Cedeao, cette mobilité constitue un facteur de croissance, de réduction de la pauvreté et d’intégration des marchés, ajoute la source.

Cependant, les bénéfices économiques de la libre circulation sont parfois freinés par des tracasseries administratives et routières, la corruption aux frontières, le coût élevé du transport aérien et l’insuffisance des infrastructures. « Ces obstacles augmentent les coûts des échanges, ralentissent la circulation des biens et des travailleurs et réduisent la compétitivité régionale ». Mais ce n’est pas tout, car il faut ajouter à cela «… une insécurité juridique, liée à la méconnaissance ou à l’application inégale du droit communautaire, notamment sur le droit de résidence et l’accès à l’emploi ».

Et pour ne rien arranger, l’organisation sous-régionale est confrontée au retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger en 2025, ce qui accentue ces incertitudes. « Bien que des engagements politiques aient été pris pour maintenir la libre circulation avec l’Alliance des États du Sahel (AES), l’absence d’un cadre juridique stable crée un risque pour les travailleurs, les investisseurs et les entreprises transfrontalières ».

Rappelons que les pays membres de la Cedeao ont l’avantage de posséder un passeport commun. C’est déjà ça !

Dans un contexte de montée des nationalismes et de pressions extérieures pour restreindre les mobilités, préserver la libre circulation apparaît pourtant crucial. Pour les pays de la Cedeao, elle reste un atout économique stratégique, indispensable à la construction d’un marché régional intégré, attractif et capable de soutenir une croissance endogène et inclusive.

Il va falloir activer ou réactiver tous les leviers de la coopération entre les pays de la région, en vue de créer les ressorts de la croissance économique.

L’article Mobilité et croissance : le modèle Cedeao face aux vents contraires est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Mobilité électrique : une borne de recharge 22 kW inaugurée à l’ISGI de Sfax dans le cadre d’un programme pilote

Le premier établissement universitaire public tunisien, l’Institut supérieur de gestion industrielle de Sfax, a installé une borne de recharge de 22 kW pour véhicules électriques, alimentée par une unité de production d’énergie solaire.

Cette réalisation s’inscrit dans le cadre d’un programme pilote supervisé par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), qui vise à installer 60 bornes dans les différentes régions du pays. Elle renforce l’ancrage de l’établissement dans une logique de développement durable et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Cette initiative, estime l’ANME sur sa page Facebook, marque une avancée significative dans la promotion de la mobilité propre au sein des campus universitaires et illustre l’engagement croissant des institutions publiques en faveur de la transition énergétique.

Le programme pilote, qui implique plusieurs municipalités et institutions publiques, a pour objectif d’établir un réseau national de recharge capable de soutenir l’adoption croissante des véhicules électriques en Tunisie. Les travaux se poursuivent pour installer les bornes restantes, en cohérence avec la stratégie nationale en faveur d’une économie verte et d’une mobilité durable.

L’article Mobilité électrique : une borne de recharge 22 kW inaugurée à l’ISGI de Sfax dans le cadre d’un programme pilote est apparu en premier sur WMC.

La Chine est le premier risque pour les startups africaines d’e-mobilité

En Tunisie, le nombre de startups évoluant dans le secteur de l’e-mobilité reste limité comparativement au dynamisme observé ailleurs sur le continent. Si le pays compte déjà quelques pépites qui visent même les marchés africains, leur développement doit toutefois composer avec des défis spécifiques.

La forte demande sur l’e-mobilité dans le continent s’explique par la rencontre entre un besoin massif de transport abordable et une équation économique convaincante. Les motos électriques réduisent radicalement les coûts de carburant et d’entretien pour les chauffeurs. Ce potentiel est amplifié par des modèles d’innovation locale comme l’échange de batteries, un soutien réglementaire croissant, et des investissements ciblés.

Le plus grand risque pour les startups opérant dans l’écosystème africain est l’afflux de fabricants chinois. En termes de coût, un élément clé dans la décision d’achat pour un consommateur local, personne ne peut rivaliser avec le géant asiatique. 

Les startups africaines sont dans l’obligation de se repositionner avec agilité, en se concentrant non pas sur la fabrication directe, mais sur la création de valeur via les infrastructures, les logiciels et les services, inventant ainsi un modèle de mobilité propre adapté aux réalités du continent.

Parallèlement, il est crucial de convaincre les gouvernements africains que l’octroi d’avantages fiscaux aux fabricants locaux est une mesure bien plus efficace que l’imposition de droits de douane supplémentaires sur les importations. Ce raisonnement constitue même un puissant argument pour inciter les acteurs chinois à nouer des partenariats avec ces startups, ce qui garantirait des investissements étrangers directs et un précieux transfert de technologies.

 

L’article La Chine est le premier risque pour les startups africaines d’e-mobilité est apparu en premier sur Managers.

❌