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Nous avons lu pour vous – Boire de l’huile d’olive avant de dormir : ce que cela apporte vraiment

Boire une petite quantité d’huile d’olive avant de dormir peut avoir des effets bénéfiques modestes sur la digestion et le confort nocturne, à condition de respecter les bonnes doses et de tenir compte de son état de santé. Cette pratique, de plus en plus populaire, n’a rien de miraculeux et ne convient pas à tout le monde, mais elle peut s’inscrire dans une démarche globale d’alimentation équilibrée, c’est ce que nous apprend le site lacdelagimone.fr. Cependant, ce n’est pas aux Soussiens, Sfaxiens et autres Gabésiens qu’on apprendra ce b.a-ba! Mais passons!

Des bénéfices possibles, mais limités

L’huile d’olive vierge extra est riche en acides gras mono-insaturés et en antioxydants, qui soutiennent la production de bile par le foie. Consommée en petite quantité le soir, elle peut faciliter la digestion, réduire la sensation de lourdeur après un dîner riche et favoriser un transit intestinal plus régulier, notamment chez les personnes sujettes à une digestion lente ou à une constipation légère.

Son impact sur le sommeil est indirect. L’huile d’olive ne contient pas de substances favorisant directement l’endormissement, mais une digestion plus fluide peut limiter les inconforts abdominaux responsables de réveils nocturnes. La sensation de satiété qu’elle procure peut également éviter certaines fringales tardives.

Sur le plan métabolique, l’huile d’olive peut contribuer à stabiliser la glycémie lorsqu’elle est intégrée à un repas équilibré et renforcer la satiété. Ces effets restent toutefois modestes et ne remplacent ni une alimentation variée ni une activité physique régulière, toujours selon la même source.

Pas de “détox miracle” ni de solution minceur rapide

Contrairement à certaines promesses largement relayées en ligne, boire de l’huile d’olive le soir ne “détoxifie” pas le foie. Celui-ci se nettoie principalement grâce à l’ensemble du mode de vie : qualité de l’alimentation, hydratation, sommeil et limitation de l’alcool. L’huile d’olive peut protéger le foie sur le long terme grâce à ses antioxydants, mais elle ne constitue pas une cure de nettoyage.

Concernant la perte de poids, l’huile d’olive peut être une alliée indirecte en améliorant la qualité des graisses consommées et la satiété. Mais elle reste très calorique (environ 90 calories par cuillère à soupe). En boire le soir sans ajuster le reste des apports peut freiner, voire annuler, un objectif d’amaigrissement.

Des précautions indispensables

Cette pratique n’est pas adaptée à tout le monde. Les personnes souffrant de calculs biliaires, de reflux gastro-œsophagien sévère, de pancréatite ou de troubles digestifs chroniques peuvent voir leurs symptômes s’aggraver. En cas de diabète, de maladie hépatique ou de traitement médical, un avis professionnel est recommandé.

Les erreurs les plus fréquentes concernent le surdosage et la fréquence excessive. Plusieurs cuillères prises régulièrement peuvent provoquer diarrhées, brûlures, crampes abdominales ou prise de poids. Le mélange huile d’olive-citron, souvent présenté comme une cure détox, n’est pas validé scientifiquement et peut irriter l’estomac chez certaines personnes.

Comment l’utiliser de façon raisonnable

Pour un adulte en bonne santé, la quantité recommandée se situe entre une cuillère à café et une cuillère à soupe, intégrée au total quotidien de matières grasses. Il est conseillé de commencer par une petite dose (environ 5 ml) et d’observer la tolérance.

Dans la majorité des cas, conseillent les nutritionnistes, il est préférable d’intégrer l’huile d’olive au dîner plutôt que de la boire pure : filet sur des légumes, salade ou légumineuses. Cette forme est mieux tolérée et tout aussi bénéfique.

Ceci pour souligner que boire de l’huile d’olive avant de dormir peut améliorer légèrement la digestion et le confort nocturne, mais à condition de rester modéré et réaliste. Ce n’est ni une solution miracle ni une pratique indispensable, mais un outil complémentaire qui prend tout son sens dans une alimentation de type méditerranéen et une hygiène de vie équilibrée.

Source : Lac de la Gimone, avec l’IA.

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Important appui financier de la BM à l’emploi marocain

La Banque mondiale (BM) finalise un premier financement de 500 millions de dollars pour soutenir la nouvelle feuille de route marocaine pour l’emploi. Sollicité par le gouvernement face à la persistance du chômage, ce programme vise à accélérer la création d’emplois inclusifs, notamment pour les femmes et les jeunes, tout en accompagnant la transition vers une croissance verte, écrit Le Matin.

Malgré la résilience de l’économie nationale, le marché du travail peine à suivre : hausse du chômage, faible taux d’activité, pertes d’emplois persistantes en zones rurales et écart croissant entre une population active en hausse (+10 % en dix ans) et une création d’emplois limitée (+1,5 %), explique la Banque mondiale. « Les femmes restent pénalisées par des contraintes sociales et un accès insuffisant aux services essentiels. Tandis que les jeunes souffrent d’un décalage entre formation et besoins du marché », explique l’institution de Bretton Woods.

Le programme conjoint avec la Banque mondiale s’inscrit dans la “Feuille de route globale pour l’emploi“, articulée autour de huit axes. Il renforcera les politiques publiques visant à stimuler la demande de main-d’œuvre : amélioration de l’environnement des affaires, simplification administrative, modernisation du droit du travail et consolidation de la justice commerciale. L’objectif est de permettre aux entreprises, en particulier les petites et moyennes, de gagner en productivité et en capacité d’embauche.

Sur le versant de l’offre, l’appui portera sur l’amélioration de l’employabilité via la formation professionnelle, les politiques actives d’emploi et le développement des services de garde d’enfants pour soutenir la participation des femmes au marché du travail.

Le programme ambitionne enfin de mobiliser davantage de capitaux privés et de lever les obstacles au développement des secteurs porteurs, dont ceux liés à la transition énergétique, afin de bâtir un marché du travail plus dynamique, inclusif et durable, ajoute la BM.

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ZLECAf : le marché unique africain au service de la croissance et de l’investissement

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ouvre un nouveau chapitre pour l’économie africaine. Avec plus de 1,3 milliard de consommateurs et un PIB combiné supérieur à 3 000 milliards de dollars, ce marché unique vise à stimuler le commerce intra-africain, attirer les investissements étrangers et renforcer la compétitivité des entreprises locales. Une opportunité historique, mais dont le succès dépend de réformes concrètes et d’infrastructures modernisées.

En ce début de 2026, une année qui s’annonce délicate pour le continent africain, nous avons voulu revenir sur la vision de ce marché unique africain considéré comme porteur d’espoir et d’opportunités économiques.

Les trois préalables : droits de douane, investisseurs étrangers et logistique

Primo, rappelons que la ZLECAf (48 des 55 pays africains l’ont ratifiée) devrait faciliter la suppression progressive des droits de douane sur 90 % des biens échangés et harmoniser les normes commerciales entre les États membres. Et vous aurez compris que par les temps qui courent avec les nouvelles donnes dans les échanges commerciaux mondiaux, l’harmonisation des droits de douane entre les pays africains pourrait s’avérer importante.

Aux dires de certains spécialistes, avec sa capacité exportatrice, la Tunisie a tout à gagner avec cet accord commercial continental. En effet, pour les entreprises africaines, cela représente une chance unique de s’étendre sur de nouveaux marchés, d’améliorer leurs chaînes d’approvisionnement et de bénéficier d’économies d’échelle.

Pour leur part, les investisseurs étrangers y voient également un environnement intégré et stable, propice à des projets dans trois secteurs en particulier : industriel, technologique et des services.

Cependant, plusieurs défis restent à relever. Les infrastructures logistiques doivent être modernisées, les barrières non tarifaires réduites et les PME locales mieux soutenues pour profiter pleinement du marché unique.

Dans ce cadre, on estime que la coordination réglementaire entre les pays africains est également un facteur clé pour garantir une intégration fluide et efficace.

Ainsi réunies, ces conditions pourraient permettre à la ZLECAf de transformer l’Afrique en pôle économique et industriel compétitif, à même de rivaliser sur la scène mondiale, tout en stimulant la croissance, l’emploi et l’innovation sur le continent.

L’ennui est cependant que le commerce intra-africain est extrêmement faible, ne dépassant pas 12%

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Mauritanie – Forte progression des exportations de minerai de fer en 2025

14,7 millions. C’est notre chiffre du jour. Et c’est le tonnage en minerai de fer vendu en 2025 par la Société nationale industrielle et minière (SNIM) de Mauritanie.

Selon le site Africa2024tv, il s’agit de la 3ème année consécutive que ladite société dépasse le seuil de 14 millions de tonnes de minerai de fer, à savoir 14,1 millions de tonnes en 2023, 14,2 millions en 2024, et donc 14,7 millions en 2025. «… Cette progression confirme la solidité de la stratégie industrielle du groupe ».

Leader du secteur, la SNIM exploite les mines de Zouerate et exporte, via le port de Nouadhibou, vers l’Europe et la Chine.

Dans ce contexte, l’entreprise pourrait atteindre voire dépasser les 15,5 millions de tonnes au cours de l’année 2026. Ce qui est à même de renforcer sa présence sur les marchés internationaux, ajoute la même source.

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Usine de lait de Sidi Bou Ali : d’“Elbene Industrie“ à “Tunisie Lait”

Elle est basée à Sidi Bou Ali. Elle s’était arrêtée de fonctionner depuis six longues années, en 2019, à cause de difficultés dans le secteur laitier. “Elle“, c’est l’entreprise “Elbene Industrie“. Elle reprendra son activité dans quelques mois sous une nouvelle appellation, “Tunisie Lait“. C’est ce que vient d’annoncer l’administrateur judiciaire, Sadok Laarif.

Ce redémarrage s’inscrit dans un plan de sauvetage mené par l’État, qui contrôle désormais la nouvelle usine à travers la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et plusieurs banques publiques, indique un média de la place. Pour ce faire, un nouveau directeur général a été nommé pour superviser la reprise.

L’administrateur judiciaire explique que le passage sous contrôle public est à même de garantir la continuité de l’activité et de permettre de répondre aux besoins du pays en produits laitiers, considéré comme un secteur important pour la sécurité alimentaire. Et pour la région de Sidi Bou Ali, cette relance pourrait également soutenir l’économie locale et l’emploi, souligne la même source.

D’ici là, il va falloir effectuer des travaux de rénovation, de modernisation des équipements et des investissements en vue d’améliorer l’outil de production.

Toujours selon Sadok Laarif, le gouvernement est à la recherche également d’un partenaire stratégique pour aider au développement futur de “Tunisie Lait“.

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Insolite : Deux et deux feraient cinq!

« Il suffit parfois de changer d’angle ou de domaine pour voir les fondations de l’arithmétique classique se troubler. Qu’il s’agisse de mesurer un volume, d’attribuer une note ou d’interpréter des données, le résultat peut glisser sans qu’aucune erreur ne soit commise. Une réalité méconnue aux conséquences très concrètes, c’est ce qu’indique le site éminemment  spécialisé « Science et Vie ».

Additionner 2 à 2 semble le comble de la simplicité. Pourtant, cette opération, si évidente dans un manuel scolaire, devient étonnamment instable dès qu’on la confronte à la complexité du réel. Entre phénomènes physiques, arrondis statistiques et constructions politiques, le résultat n’est plus toujours quatre. Et si 2+2 égalait parfois 5, sans pour autant trahir les mathématiques ?

Quand les mathématiques quittent le papier pour entrer dans le réel

Dans un monde parfaitement abstrait, deux objets plus deux autres donnent systématiquement quatre. Mais dès que l’on sort du cadre scolaire, ce postulat se fissure. Prenons l’exemple d’un mélange. Deux verres de 200 ml d’eau ne donnent pas toujours 400 ml une fois réunis. Si l’un est à 20 °C et l’autre à 40 °C, le volume total peut varier sous l’effet des changements de température et de densité. Même en cuisine, la logique additive s’efface. Deux cuillères de farine et deux d’huile ne donnent pas une pâte de quatre cuillères. Il faut compter les interactions.

Kareem Carr, biostatisticien de Harvard, est l’un des premiers à avoir popularisé ce paradoxe en 2020 sur les réseaux sociaux. En réaction à ceux qui dénonçaient une dérive de la pensée scientifique, il rappelait que les nombres entiers ne sont que des abstractions de phénomènes réels, souvent bien plus flous qu’ils n’y paraissent. Quand deux machines sont assemblées à partir de pièces détachées d’autres, le total peut dépasser le simple comptage initial. Le problème ne vient pas du calcul, mais des prémisses.

Source : Science Et Vie

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Suisse – Nuit du Nouvel An : la tragédie !

Un incendie d’origine encore inconnue s’est déclaré dans la nuit du Nouvel An dans le bar Le Constellation, à Crans-Montana, en Suisse. Le bilan provisoire fait état d’une quarantaine de morts et quelques 115 blessés.

Selon le député des Français de Suisse, Marc Ferracci, les propriétaires de l’établissement sont de nationalité française. Il s’agirait de Jacques et Jessica Moretti, un couple originaire de Corse, qui a vécu sur la Côte d’Azur, selon le site francebeu.fr.

D’après ses réseaux sociaux, Jessica Moretti est originaire de Cannes et dirigeait le bar depuis près de dix ans. Le couple serait également à la tête d’un autre établissement à Lens, en Suisse.

Interrogé par Nice Matin, un employé affirme que les deux propriétaires sont choqués mais pas grièvement blessés.

Bien évidemment, une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes du sinistre.

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Réforme du Code des changes : ce qui va changer pour les étudiants et travailleurs à l’étranger

La réforme du Code des changes permettra aux étudiants tunisiens à l’étranger et aux travailleurs ayant exercé hors du pays de rapatrier légalement leurs revenus et d’ouvrir des comptes en devises ou en dinars en Tunisie. L’annonce a été faite mardi 30 décembre 2025 par Maher Kettari, membre de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Le député du bloc des Ahrar, qui intervenait sur les ondes de la radio nationale, a indiqué que cette révision vise à faciliter les paiements internationaux, à encourager l’investissement et à instaurer une meilleure répartition de la richesse, tout en renforçant le rôle social de l’État.

Selon Maher Kettari, l’article 6 de la proposition de loi redéfinit clairement les notions de résident et de non-résident. Cette clarification permettra de simplifier les transferts financiers entre la Tunisie et l’étranger, tout en maintenant un contrôle a posteriori assuré par la Banque centrale de Tunisie.

La réforme inclut également une loi relative à la régularisation des infractions au change. Celle-ci permettra aux Tunisiens ayant étudié ou travaillé plusieurs années à l’étranger de déclarer leurs avoirs, de les rapatrier légalement et de les intégrer au système financier national.

Le député a toutefois précisé que ces dispositions ne s’appliquent pas aux infractions liées au terrorisme ou au blanchiment d’argent, qui restent strictement encadrées par la législation en vigueur.

Présentée comme un tournant dans la politique financière du pays, cette réforme entend offrir davantage de flexibilité aux citoyens et aux investisseurs, tout en préservant les garanties légales nécessaires à la sécurité des transactions.

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Coopération tuniso-italienne : investir ensemble dans les compétences

La Tunisie et l’Italie renforcent leur partenariat stratégique à travers le lancement opérationnel du projet « Tunisie professionnelle », officiellement amorcé lors de la première réunion de son comité de pilotage tenue récemment à Tunis.

À cette occasion, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a souligné l’importance d’accélérer l’élaboration du plan d’action et du calendrier de mise en œuvre du projet, insistant sur la nécessité de traduire les engagements de la coopération internationale en résultats concrets et durables.

Financé dans le cadre de la coopération tuniso-italienne et mis en œuvre en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), le projet « Tunisie professionnelle » s’inscrit dans une dynamique de soutien aux réformes structurelles du système national de formation professionnelle. Il vise à renforcer l’adéquation entre l’offre de formation et les besoins du marché du travail, à améliorer l’employabilité des jeunes et à accompagner le développement socioéconomique du pays.

Le programme cible des secteurs stratégiques à fort potentiel d’emploi, notamment le tourisme, le bâtiment et les travaux publics, ainsi que la conduite et la maintenance des engins. Il prévoit la modernisation des équipements pédagogiques, l’introduction de technologies avancées telles que les simulateurs, et la réhabilitation des infrastructures de formation.

Transfert d’expertise et le partage de bonnes pratiques

Au-delà des investissements matériels, le projet met l’accent sur le transfert d’expertise et le partage de bonnes pratiques entre partenaires tunisiens et italiens. Il comprend la mise à jour des curricula, le renforcement des compétences des formateurs et le développement de partenariats étroits avec les acteurs économiques, afin d’anticiper l’évolution des besoins en qualifications.

Dans son intervention, le ministre a rappelé que les projets issus de la coopération internationale doivent s’inscrire dans une vision stratégique globale, visant à consolider le rôle régulateur de la formation professionnelle, à renouveler les approches pédagogiques et à approfondir les liens avec le tissu productif.

La réunion du Comité de pilotage a rassemblé les représentants des institutions nationales concernées ainsi que les partenaires de la coopération, notamment le ministère de l’Économie et de la Planification, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), l’Agence de formation dans les métiers du tourisme (AFMT) et l’Agence italienne de coopération au développement (AICS), illustrant la dimension multipartite et internationale de ce programme structurant.

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La solitude, un fléau silencieux qui met en péril les personnes âgées

Selon la gériatre Afef Hammami, la solitude et l’isolement social sont considérés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme un facteur de risque majeur qui affecte négativement la santé mentale et physique des personnes âgées, car ils contribuent à l’augmentation des taux de dépression, au déclin cognitif et à la mortalité prématurée.

Mme Hammami a indiqué qu’un senior sur trois en Tunisie vit dans un isolement réel, et que 30 % des personnes âgées de plus de 60 ans dans le monde souffrent de solitude.

Elle a souligné qu’une étude mondiale a révélé que l’isolement augmente de 40 % le risque de dépression chez les personnes âgées et de 50 % le risque de démence. Tout en précisant que l’effet de l’isolement sur la santé équivaut à fumer entre 10 et 15 cigarettes par jour.

Elle a ajouté qu’une grande partie des personnes âgées en Tunisie souffrent de dépression non diagnostiquée.

Toujours selon Mme Hammami, l’isolement peut engendrer plusieurs troubles tels que l’insomnie, la perte d’appétit, la fatigue chronique, la perte de mémoire et le repli sur soi.

« Le manque d’activité physique chez les personnes âgées est l’un des principaux facteurs qui augmentent le risque de chute de 30 à 40 % », poursuit-elle. Elle explique que l’activité physique régulière est essentielle pour maintenir l’équilibre et la force musculaire à mesure que l’on vieillit.

En effet, l’activité physique dirigée joue un rôle préventif important, car elle contribue à limiter le déclin cognitif et à réduire le taux de chutes. Etant donné que les exercices améliorent la force musculaire, la souplesse et les réflexes.

Par ailleurs, une étude scientifique internationale a montré que plus de 60 % des personnes âgées de plus de 65 ans ne pratiquent pas le minimum d’activité physique recommandé. Ce qui double les risques de faiblesse musculaire et de blessures liées à la perte d’équilibre.

Elle a souligné que la plupart des hospitalisations de personnes âgées en Tunisie sont principalement dues à des chutes, aggravées par le manque d’activité physique et l’absence d’activités sportives adaptées.

Plusieurs études scientifiques internationales ont démontré qu’une exposition brève et contrôlée à des températures basses peut contribuer à stimuler le système immunitaire et à réduire légèrement les inflammations dans l’organisme. Cependant, cet effet reste limité et ne constitue pas un moyen de prévention absolu, selon la gériatre Afef Hammami.

Elle a précisé que ces résultats concernent généralement des personnes en bonne santé. Mais que le danger réside dans certaines catégories vulnérables, où l’exposition au froid peut entraîner un rétrécissement des vaisseaux sanguins. Ce qui est un facteur contribuant à l’hypertension artérielle (HTA) et aux troubles du rythme cardiaque, en plus de la possibilité d’une baisse de l’immunité chez certaines personnes.

Elle a ajouté que la natation hivernale peut être bénéfique pour certaines personnes en bonne santé, car elle stimule la circulation sanguine et améliore la sensation d’énergie. Cependant les études scientifiques n’ont pas prouvé que la natation en eau froide prévient les infections ou les maladies respiratoires, ni qu’elle renforce directement l’immunité.

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Tunisie : 7ᵉ pays d’Afrique le plus endetté à l’extérieur en 2024

La Tunisie se classe 7ᵉ parmi les pays africains les plus endettés vis-à-vis de l’extérieur en 2024. C’est ce qu’il ressort des données de la Banque mondiale relayées par Le360 Afrique. L’encours atteint 41,61 milliards de dollars, un niveau qui place le pays juste derrière le Maroc et le Mozambique, mais devant le Kenya, le Ghana et l’Éthiopie.

Voici le Top 10 africain en 2024

  1. Afrique du Sud — 170,01 Mds $
  2. Égypte — 143,25 Mds $
  3. Nigeria — 76,21 Mds $
  4. Angola — 67,28 Mds $
  5. Maroc — 65,41 Mds $
  6. Mozambique — 62,82 Mds $
  7. Tunisie — 41,61 Mds $
  8. Kenya — 41,20 Mds $
  9. Ghana — 36,18 Mds $
  10. Éthiopie — 30,02 Mds $.

En 2024, la dette extérieure tunisienne s’est stabilisée. Le ratio dette/PIB a reculé à 39,1 % en 2024 contre 44,7 % en 2023. La Banque mondiale explique cette amélioration par une baisse des nouveaux emprunts, des remboursements anticipés et une gestion plus prudente du financement extérieur.

Mais en dépit de cette accalmie, l’endettement extérieur continue de peser sur la politique budgétaire, le service de la dette et la capacité d’investissement. Sachant que la Tunisie reste exposée aux fluctuations économiques et à ses besoins de financement futurs.

Pour renforcer la soutenabilité financière du pays, souligne l’institution de Bretton Woods, la poursuite des réformes structurelles et une gestion rigoureuse de la dette restent indispensables.

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Tunisie – Les médecins interdits de « médias » sans autorisation

Il est désormais obligatoire pour les médecins tunisiens d’obtenir une autorisation préalable du Conseil national de l’Ordre des médecins avant de s’exprimer dans les médias. C’est ce qu’a indiqué Rim Ghachem Attia, la présidente du Conseil, citée dans un communiqué publié mardi 30 décembre 2025.

Ainsi, explique-t-elle, toute participation à une émission doit faire l’objet d’une demande officielle via l’espace dédié aux médecins sur le site du Conseil. Cette procédure permet d’examiner les sollicitations avant de délivrer l’autorisation requise, dont le numéro devra être mentionné dans tout contenu diffusé sur les réseaux sociaux, rapporte un site de la place.

Elle a fait cette déclaration à la suite de la diffusion, dimanche 21 décembre, d’une émission sur une chaîne privée abordant la profession de psychiatre d’une manière jugée contraire aux valeurs professionnelles et éthiques. Mme Attia a insisté sur la nécessité de préserver la qualité de l’information médicale et le respect des règles déontologiques.

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Tunisie – Prolongation de l’état d’urgence jusqu’au 30 janvier 2026

Le décret n°485 du 29 décembre 2025,  portant prolongation de l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire national du 1er au 30 janvier 2026 a été publié, mardi, au Journal officiel de la République tunisienne.

La dernière prorogation de l’état d’urgence remonte au 29 janvier 2025 et portait sur une durée de 11 mois du 31 janvier au 31 décembre 2025.

Il convient de rappeler que l’état d’urgence est en vigueur depuis le 24 novembre 2015, à la suite de l’attentat terroriste ayant visé un bus de la sécurité présidentielle en plein cœur de la capitale.

Cette attaque avait causé la mort de 12 agents de sécurité et blessé 16 autres personnes, parmi lesquelles des membres des forces de l’ordre et des civils.

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Le Maroc parmi les meilleurs environnements d’affaires en Afrique et dans le monde arabe

Le Maroc progresse dans le classement « Business Ready » de la Banque mondiale et se hisse au 2ᵉ rang en Afrique et dans le monde arabe. Avec un score supérieur aux moyennes mondiale et régionale, le Royaume chérifien confirme l’amélioration de son climat des affaires malgré quelques marges de progression.

Le Maroc consolide son positionnement parmi les économies les plus attractives de la région en matière de climat des affaires. La deuxième édition du rapport Business Ready de la Banque mondiale, publiée lundi 29 décembre à Washington, confirme que le Royaume se hisse au 2ᵉ rang en Afrique et dans le monde arabe, avec un score global de 63,44 points. Une performance en progression par rapport à l’édition précédente (62,41 points), et qui dépasse largement les moyennes mondiale (60,11), africaine (50,87) et arabe (58,31), rapporte le site marocain H24Info.

Cette nouvelle édition du rapport élargit son périmètre d’analyse à 101 économies, contre 50 auparavant, dont 60 % affichent des niveaux de revenu supérieurs à celui du Maroc. À l’échelle mondiale, la Corée du Sud occupe la première place avec 78,24 points.

A noter que l’évaluation de la Banque mondiale repose sur dix thématiques couvrant l’ensemble du cycle de vie de l’entreprise, mesurées à travers près de 1 200 indicateurs. Trois piliers structurent cette analyse; en l’occurrence : le cadre réglementaire: la qualité des services publics; et l’efficacité opérationnelle.

Dans ce cadre, le Royaume chérifien enregistre des progrès notables sur les deux premiers piliers, avec 70,06 points pour le cadre réglementaire et 64,55 points pour la qualité des services publics. Cinq domaines affichent des performances particulièrement élevées :

  • Les services d’utilité publique (80,05);
  • Le commerce international (74,5);
  • La création d’entreprise (73,95);
  • L’implantation des entreprises (73,82);
  • Les services financiers (68,24).

En revanche, le pays accuse un repli sur le pilier de l’efficacité opérationnelle, qui recule à 55,7 points. Un résultat qui s’expliquerait par l’élargissement significatif de l’échantillon étudié et par la réutilisation des données de l’enquête « Enterprise Survey » conduite en 2023.

Mais en dépit de ce recul ponctuel, le Maroc demeure au-dessus de la moyenne mondiale dans plusieurs domaines clés, tels que la création et l’implantation des entreprises, les services d’utilité publique et le commerce international. Le rapport met également en exergue des avancées en matière de concurrence et de règlement des litiges, renforçant ainsi la sécurité juridique des investisseurs.

La Banque mondiale souligne toutefois des axes de progression prioritaires, en particulier le marché du travail et le traitement des difficultés des entreprises, deux leviers essentiels pour stimuler davantage l’investissement privé.

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ARP: une plénière le 31 décembre

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) tiendra, mercredi 31 décembre 2025 une séance plénière consacrée à l’examen de trois projets de loi organique à caractère économique.

Un communiqué du Parlement indique que les députés vont examiner :

  • un projet de loi organique portant approbation des amendements apportés à la convention régionale sur les règles d’origine préférentielles paneuro-méditerranéennes (convention PEM);
  • un projet de loi organique portant approbation de la modification du protocole (B) de l’accord de libre-échange entre la République tunisienne et les États de l’Association européenne de libre-échange (AELE);
  • un projet de loi organique portant approbation de la modification de l’accord euro-méditerranéen d’association entre la République Tunisienne, d’une part, et la Communauté européenne et ses États membres, d’autre part.

Ce dernier point risque de faire glisser quelques grains de sable dans les relations tuniso-européennes. Affaire à suivre donc.

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Afrique : la nouvelle dynamique des infrastructures peut profiter aux entreprises tunisiennes

Alors que plusieurs économies africaines accélèrent la modernisation de leurs infrastructures — transports, énergie, numérique, industrie et urbanisme — le continent ouvre un cycle d’investissements sans précédent. Une dynamique qui redéfinit les chaînes de valeur régionales et crée de nouvelles opportunités pour les entreprises tunisiennes, appelées à renforcer leur présence sur ces marchés en pleine expansion.

L’Afrique connaît une phase d’accélération sans précédent dans la modernisation de ses infrastructures. Ports, énergie, numérique, zones industrielles : plusieurs économies du continent déploient des programmes ambitieux, créant un marché régional en pleine expansion. Pour les chefs entreprise tunisiens comme maghrébins, cette dynamique représente à la fois des opportunités d’investissement et de nouveaux espaces de coopération stratégique. Avec courage, vision lucide et ambition, les entreprises tunisiennes, dont certaines regorgent d’expertises souvent pointues, sont à même de remporter un certain nombre de marchés.

Selon les spécialistes, le premier moteur de cette transformation reste le transport au sens large du terme, désormais au cœur des stratégies de compétitivité. En effet, en Afrique de l’Est, le Kenya poursuit la consolidation de son corridor régional avec la ligne SGR (Standard Gauge Railway) et la modernisation du port de Mombasa. L’Éthiopie renforce sa plateforme d’accès maritime grâce au corridor Addis-Djibouti.

En Afrique de l’Ouest, le Sénégal avance sur le TER de Dakar et de nouvelles autoroutes. La Côte d’Ivoire mise sur le métro d’Abidjan et l’extension de son port. Quant au Nigeria, il accélère la rénovation de son réseau (Lagos-Ibadan).

 

Lire aussi: Afrique : la nouvelle course aux infrastructures

 

Focus sur le secteur énergétique et le numérique

Le secteur énergétique n’est pas en reste, il vit également une mutation profonde, portée par la montée en puissance des renouvelables, comme on pourrait s’en douter. C’est ainsi que le Kenya renforce sa place de leader géothermique, alors que l’Éthiopie, pour sa part, compte sur le Grand Barrage de la Renaissance pour transformer son mix énergétique.

L’Afrique du Sud et le Ghana modernisent leurs réseaux, pendant que la Tunisie multiplie, justement, les partenariats internationaux pour développer son potentiel solaire/éolien, et que la Namibie devient un acteur prometteur de l’hydrogène vert. Pour les opérateurs tunisiens – ingénierie, EPC (pour Engineering, Procurement, and Construction), câblerie, énergies renouvelables – ce marché représente un relais de croissance considérable.

Dans cette mouvance, le numérique devient un second pilier majeur d’attractivité. Le Rwanda s’impose comme modèle africain de digitalisation publique; le Kenya confirme son leadership en data centers et services mobiles; le Nigeria et l’Afrique du Sud accélèrent leurs infrastructures cloud et 5G; le Ghana renforce sa plateforme e-gov et la connectivité nationale. Cette dynamique ouvre un champ naturel pour les entreprises maghrébines et potentiellement tunisiennes spécialisées dans le cloud, le paiement électronique, la cybersécurité ou l’intégration IT.

L’industrie, l’urbanisme… nouveaux filons

Dans le domaine industriel, les zones économiques spéciales (ZES) deviennent des vecteurs incontournables de création de valeur. L’Éthiopie multiplie les parcs industriels, l’Égypte s’appuie sur les ZES du Canal de Suez. Le Nigeria, la Côte d’Ivoire et le Sénégal développent également des pôles manufacturiers compétitifs. De ce fait, les entreprises tunisiennes d’ingénierie, BTP, logistique ou manufacturing disposent là d’un terrain d’expansion stratégique.

Enfin, l’urbanisme et la résilience climatique s’imposent comme priorités. L’Égypte, le Maroc, le Rwanda, le Kenya ou la Côte d’Ivoire investissent dans des smart cities. Tandis que les besoins en irrigation, dessalement et gestion de l’eau explosent – une expertise dans laquelle les opérateurs tunisiens disposent d’un savoir-faire reconnu.

Besoin d’accompagnement

Pour les chefs d’entreprise tunisiens, cette dynamique africaine annonce un changement d’échelle : la modernisation accélérée des infrastructures transforme structurellement les chaînes de valeur régionales et ouvre un champ inédit de partenariats stratégiques.

Mais vous diriez qu’il manque l’élément essentiel dans tout cela. Et je vous dirais que vous avez parfaitement raison, il manque le nerf de la guerre… commerciale, à savoir l’argent. Oui, nos entreprises, pour pouvoir accéder à ces marchés africains, dont certains sont gigantesques et nécessitent de grand moyens, ont besoin d’êtres accompagnées, et par l’Etat et par les institutions financières. Or, dans ce cadre, beaucoup de chefs d’entreprise se plaignent – et ce n’est pas nouveau – du peu d’engagement des décideurs publics et autres institutions financières à les aider.

Aujourd’hui un certain nombre sont en train de changer, politiquement et économiquement. Et nous pensons que la région ouest-africaine constitue un gisement d’opportunités pour les entreprises tunisiennes et par ricochet pour l’économie tunisienne.

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Mort de Brigitte Bardot à l’âge de 91 ans

BB. C’est deux lettres représentent l’icône du cinéma, français mais aussi mondial. Il s’agit de Brigitte Bardot, chanteuse, actrice…  qui est morte ce dimanche 28 décembre 2025 à l’âge de 91 ans, à Madrague à Saint-Tropez. Elle est née en 1934. L’annonce a été faite par la Fondation Brigitte Bardot dans un communiqué transmis aux médias.

« Elle avait les initiales les plus célèbres de l’histoire du 7e Art. Brigitte Bardot, alias BB, qui incarna dans le cinéma français des années 1950 à 1970 l’émancipation féminine et la liberté sexuelle, avant de devenir une pionnière dans la lutte contre la maltraitance animale, vient de s’éteindre », écrit la fondation qui porte son nom.

Pour leur part, nos confrères de BFM TV écrit « De Et Dieu… créa la femme au Mépris, Brigitte Bardot a été pendant une quinzaine d’années l’actrice la plus célèbre au monde, scrutée par les paparazzis, avant de tourner le dos à cette vie pour multiplier les actions caritatives et de ternir sa légende en affichant de plus en plus sa proximité avec des idées d’extrême-droite ».

Elle manquera aussi les hommes que les animaux dont la protection faisait intégrante de sa vie au cours des dernières années.

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Économie tunisienne : les signaux repassent au vert, cap sur 2026

Les progrès enregistrés par l’économie tunisienne au cours de 2024 et 2025 sont indéniables, la plupart des indicateurs sont au vert. Des belles promesses pour l’année 2026. Cependant, avec plein d’incertitudes.

Après plusieurs années de turbulences économiques, la Tunisie a enregistré en 2025 des indicateurs de redressement jugés tangibles, marquant une sortie progressive de la récession. Le taux de croissance s’est établi à 2,4% sur les neuf premiers mois de l’année, avec une projection annuelle de 2,6%, contre 1,4% en 2024, conformément aux prévisions de la Banque mondiale et du FMI. Ces améliorations se sont accompagnées d’un recul du chômage et de l’inflation, traduisant une stabilisation macroéconomique dans un environnement international pourtant incertain.

Cette dynamique est le fruit d’une stratégie de résilience fondée sur la relance des moteurs internes de croissance tout en préservant les grands équilibres financiers, selon les autorités.

Agriculture, tourisme et services : piliers du redressement

La reprise économique de 2025 repose essentiellement sur trois secteurs clés. L’agriculture a enregistré une hausse remarquable de sa valeur ajoutée (+9,8%), portée par une production abondante d’huile d’olive et de dattes, favorisée par de bonnes conditions climatiques et des prix internationaux élevés, lit-on dans une dépêche de la TAP.

Le tourisme s’est imposé comme l’un des principaux moteurs de la croissance. Les recettes touristiques ont progressé de 6,3% pour frôler les deux milliards de dollars, tandis que le pays a accueilli plus de 11 millions de visiteurs, dépassant ainsi le record de 2019. En outre, le secteur hôtelier et de la restauration a bénéficié de la stabilité sécuritaire et de la diversification de l’offre, incluant l’écotourisme et le tourisme médical.

En parallèle, le secteur des services a progressé de 1,9%, et l’industrie de 3,4%, soutenue notamment par une reprise historique de la production du phosphate (+55% au premier semestre), ajoute la même source.

Inflation maîtrisée et amélioration des équilibres financiers

L’inflation a reculé à 4,9% en 2025, permettant à la Banque centrale de Tunisie d’abaisser son taux directeur à 7,5 %, après une longue phase de resserrement monétaire. Même si elle est en deçà des attentes des entreprises, cette décision a offert un nouveau souffle au financement des PME.

Les investissements étrangers ont bondi de 28,1% pour atteindre près de 2,9 milliards de dinars à fin septembre. Les réserves en devises couvrent 108 jours d’importation, tandis que le dinar s’est apprécié face au dollar et à l’euro. Ces avancées ont conduit à une révision à la hausse de la notation souveraine du pays par plusieurs agences internationales.

Lire aussi : FIPA–TIA : progression des indicateurs d’investissement

Réformes structurelles et cap sur 2026

L’État a poursuivi en 2025 des politiques correctives axées sur la réforme fiscale, la rationalisation des subventions et l’amélioration du climat des affaires. Le programme «Amen social» a été déployé pour mieux cibler les aides aux populations vulnérables, tandis que des mesures ont été prises pour accélérer la transition énergétique.

Forte de ces acquis, la Tunisie aborde 2026 avec l’objectif d’une croissance de 3,3%, portée par le lancement du Plan de développement 2026-2030, fondé sur une planification ascendante et la diversification des sources de valeur ajoutée. Le défi majeur reste toutefois la transformation de cette reprise en emplois durables, notamment pour les jeunes, afin d’ancrer la croissance dans la durée.

Alors question: cet objectif est-il atteignable? Voici la vraie question!

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Les ODD ont dix ans : entre avancées fragiles et nécessité d’un nouveau cadre global

Adoptés en 2015 par les Nations unies, les 17 Objectifs de développement durable (ODD) devaient répondre, d’ici 2030, aux grands défis mondiaux, qui ont pour nom : lutte contre la pauvreté, réduction des inégalités, climat, biodiversité, éducation ou encore paix.

Mais dix ans plus tard, le constat est mitigé. Selon un rapport de l’ONU publié en juillet dernier, rappelle l’Agence française de développement (AFD), près de la moitié des cibles évaluées (47%) enregistrent des progrès insuffisants, tandis que 18% ont même régressé par rapport à 2015. Seuls 35% des objectifs avancent de manière satisfaisante.

Si ce bilan souligne les limites du cadre actuel, il ouvre surtout le débat sur la construction d’un nouveau dispositif mondial après 2030, analyse l’Agence française de développement (AFD), sous le titre « Les Objectifs de développement durable ont 10 ans : quel cadre mondial après 2030 ? »

La fin de l’agenda 2030 ne signifiera pas la disparition des ODD, mais plutôt leur adaptation. Pour Thomas Melonio, chef économiste à l’AFD, de nouvelles cibles devront être définies : certaines parce qu’elles auront été atteintes, d’autres parce qu’elles devront être revues pour rester à la fois ambitieuses et réalistes.

Pas seulement, car plusieurs accords internationaux adoptés après 2015, à l’instar de l’Accord de Paris sur le climat (COP 15) ou le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, pourraient être davantage intégrés au futur cadre post-2030, afin de renforcer la cohérence de l’action internationale, ajoute Thomas Melonio.

Revoir l’architecture du financement du développement

L’évolution des ODD pourrait aussi passer par une transformation du financement du développement. Des responsables de l’AFD, dont Rémy Rioux (son PDG) et Thomas Melonio, plaident pour une distinction plus claire entre deux piliers : une politique de solidarité – destinée aux pays les moins avancés et les plus vulnérables -, et une politique de coopération fondée sur les intérêts mutuels et le financement des biens publics mondiaux. Cette approche vise à mieux répondre aux enjeux globaux tout en tenant compte des responsabilités et des capacités de chaque pays, souligne-t-on.

L’espoir

Malgré certaines tensions géopolitiques et le retrait récent des États-Unis de plusieurs engagements multilatéraux, la majorité des pays demeure attachée aux ODD. En tout cas, l’AFD indique que les États continuent de s’impliquer dans la lutte contre le changement climatique et le progrès social, tout en souhaitant davantage mettre en avant les bénéfices partagés de la coopération internationale.

«Cette dynamique confirme que les ODD restent un cadre de référence solide, appelé à évoluer plutôt qu’à être remplacé, afin de préparer le prochain agenda mondial du développement durable après 2030», selon l’AFD.

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