Douz ne fait pas le plein par hasard
Avec un taux d’occupation de 86 % et près de 2 000 touristes ayant passé la nuit du Nouvel An administratif dans ses hôtels, campements et unités d’animation, Douz confirme une dynamique touristique hivernale qui dépasse l’effet ponctuel des fêtes. Derrière ces chiffres, se dessine un positionnement saharien de plus en plus structuré dans le Sud tunisien.
86 % d’occupation et 1 980 touristes pour la nuit du Nouvel An
Les chiffres ont été communiqués par Yasser Souf, commissaire régional au tourisme à Kébili, lors de plusieurs interventions sur des radios nationales et régionales consacrées au bilan de la nuit du Nouvel An administratif. Selon ce bilan consolidé, la zone touristique de Douz a enregistré un taux d’occupation de 86 %, avec 1 980 touristes ayant passé la nuit dans les différentes unités touristiques, incluant hôtels, campements et structures d’animation réparties dans l’espace saharien.
Cette fréquentation s’inscrit dans un contexte organisationnel encadré. Des équipes de contrôle relevant de la délégation régionale du tourisme ont assuré plusieurs visites de terrain durant la période afin de vérifier la qualité des services proposés, lesquels ont été jugés globalement satisfaisants.
Une clientèle majoritairement européenne et une activité soutenue en 2025
La majorité des touristes accueillis à Douz durant cette période étaient de nationalité italienne et française, aux côtés de touristes tunisiens. Ce profil confirme l’attractivité du produit saharien auprès des marchés européens, notamment en période hivernale.
Sur l’ensemble de l’année 2025, la région de Kébili a enregistré près de 176 000 arrivées touristiques jusqu’au 10 décembre, contre un peu plus de 171 000 sur la même période de 2024, soit une progression d’environ 1 %. Le nombre de nuitées a suivi la même tendance, passant d’environ 189 000 à près de 193 000. Par ailleurs, plus de 2 500 excursions vers l’espace désertique ont été recensées durant l’année, confirmant le rôle central du désert dans l’activité touristique locale.
Comparée à certaines années antérieures marquées par des afflux plus importants lors des fêtes, la fréquentation actuelle traduit moins une contraction qu’une évolution du modèle, fondée sur la régularité, la spécialisation de l’offre et la valorisation de l’expérience saharienne.
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