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La solitude, un fléau silencieux qui met en péril les personnes âgées

Selon la gériatre Afef Hammami, la solitude et l’isolement social sont considérés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme un facteur de risque majeur qui affecte négativement la santé mentale et physique des personnes âgées, car ils contribuent à l’augmentation des taux de dépression, au déclin cognitif et à la mortalité prématurée.

Mme Hammami a indiqué qu’un senior sur trois en Tunisie vit dans un isolement réel, et que 30 % des personnes âgées de plus de 60 ans dans le monde souffrent de solitude.

Elle a souligné qu’une étude mondiale a révélé que l’isolement augmente de 40 % le risque de dépression chez les personnes âgées et de 50 % le risque de démence. Tout en précisant que l’effet de l’isolement sur la santé équivaut à fumer entre 10 et 15 cigarettes par jour.

Elle a ajouté qu’une grande partie des personnes âgées en Tunisie souffrent de dépression non diagnostiquée.

Toujours selon Mme Hammami, l’isolement peut engendrer plusieurs troubles tels que l’insomnie, la perte d’appétit, la fatigue chronique, la perte de mémoire et le repli sur soi.

« Le manque d’activité physique chez les personnes âgées est l’un des principaux facteurs qui augmentent le risque de chute de 30 à 40 % », poursuit-elle. Elle explique que l’activité physique régulière est essentielle pour maintenir l’équilibre et la force musculaire à mesure que l’on vieillit.

En effet, l’activité physique dirigée joue un rôle préventif important, car elle contribue à limiter le déclin cognitif et à réduire le taux de chutes. Etant donné que les exercices améliorent la force musculaire, la souplesse et les réflexes.

Par ailleurs, une étude scientifique internationale a montré que plus de 60 % des personnes âgées de plus de 65 ans ne pratiquent pas le minimum d’activité physique recommandé. Ce qui double les risques de faiblesse musculaire et de blessures liées à la perte d’équilibre.

Elle a souligné que la plupart des hospitalisations de personnes âgées en Tunisie sont principalement dues à des chutes, aggravées par le manque d’activité physique et l’absence d’activités sportives adaptées.

Plusieurs études scientifiques internationales ont démontré qu’une exposition brève et contrôlée à des températures basses peut contribuer à stimuler le système immunitaire et à réduire légèrement les inflammations dans l’organisme. Cependant, cet effet reste limité et ne constitue pas un moyen de prévention absolu, selon la gériatre Afef Hammami.

Elle a précisé que ces résultats concernent généralement des personnes en bonne santé. Mais que le danger réside dans certaines catégories vulnérables, où l’exposition au froid peut entraîner un rétrécissement des vaisseaux sanguins. Ce qui est un facteur contribuant à l’hypertension artérielle (HTA) et aux troubles du rythme cardiaque, en plus de la possibilité d’une baisse de l’immunité chez certaines personnes.

Elle a ajouté que la natation hivernale peut être bénéfique pour certaines personnes en bonne santé, car elle stimule la circulation sanguine et améliore la sensation d’énergie. Cependant les études scientifiques n’ont pas prouvé que la natation en eau froide prévient les infections ou les maladies respiratoires, ni qu’elle renforce directement l’immunité.

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