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Depuis le 28 août 1797 : La Tunisie et les USA sont deux pays amis

Selon les termes du premier traité de paix entre la Tunisie et les États-Unis d’Amérique, l’amitié entre les deux pays est  » permanente et qui progresse encore et toujours « .

Ainsi, la coutume voudrait que cette amitié soit célébrée chaque 28 août en référence à ce traité signé il y a 228 ans. Pour saluer cet anniversaire, nous vous invitons à découvrir les premiers pas des relations historiques et diplomatiques entre nos deux pays.

Les premiers diplomates tunisiens se sont rendus aux USA en 1805 pour confirmer le traité d’août 1797, entre nos deux pays. En 1805, Slimane Malameli a ainsi conduit la première ambassade tunisienne aux USA. C’était le 30 novembre 1805, cette ambassade tunisienne faisait son arrivée sur le Nouveau continent, porteuse d’un message de paix des beys de Tunis.

Menée par Slimane Malameli, envoyé plénipotentiaire de la Régence de Tunis, cette ambassade itinérante se déplaça pendant six mois et confirma les relations entre la Tunisie et les Etats-Unis.

Ces relations avaient commencé avec la désignation d’un consul américain à Tunis. Nommé le 28 mars 1795, Joseph Donaldson Junior fut ainsi le premier consul américain pour la Tunisie de cette époque.

Résidant à Alger, ce consul se fit représenter par un négociant français installé à Tunis. C’est ce dernier qui répondait au nom de Joseph-Etienne Famin, qui négociera un traité d’amitié entre les deux pays. Ce traité sera signé le 28 août 1797 puis confirmé le 26 mars 1799.

Entretemps, William Eaton sera le premier consul américain avec résidence à Tunis dans le Quartier franc, précisément à la rue de l’Ancienne douane. C’est par les soins de Eaton que l’ambassade de Slimane Malameli se rendra aux USA en novembre 1805.

De cette ambassade, il nous reste bien entendu l’impact politique et diplomatique sur les relations entre les deux pays. Il nous reste également un portrait de Georges Washington qui a été remis à Mamameli comme présent au bey de Tunis. Cette oeuvre symbolique se trouve au palais de Ksar Said, au Bardo. Il nous reste aussi une rue à Bab El Fellah qui porte le nom de Malameli.

Aujourd’hui, l’ambassade de Tunisie à Washington et l’ambassade américaine à Tunis s’inscrivent dans le sillage de cette longue tradition et continuent à promouvoir les relations entre nos deux pays.

Le premier traité entre la Tunisie et les USA remonte donc à l’an 1797. Négocié et rédigé le 28 août 1797, ce premier traité de paix et d’amitié entre la Tunisie et les Etats-Unis d’Amérique a été ratifié le 26 mars 1799.

L’article premier de ce traité exprime le vœu de « paix perpétuelle et constante entre les Etats-Unis et le magnifique Pacha Bey de Tunis ». Ce même article stipule qu’il existera aussi entre les deux pays « une amitié permanente qui progressera encore et toujours ».

Rédigé en osmanli, la langue turque d’usage à cette époque, ce traité est ainsi à la base des relations politiques et diplomatiques de la Tunisie et des USA. Il ouvrira la voie à l’échange d’ambassades et l’ouverture de consulats.

A ce titre, le premier consul américain en Tunisie, William Eaton, s’est installé dans le quartier franc de Tunis le 15 mars 1798. C’est beaucoup plus tard, le 22 mai 1946, que ce consulat sera rehaussé au niveau de consulat général.

Les Etats-Unis reconnaitront ensuite l’indépendance de la Tunisie dès le 22 mars 1956 par le biais d’un message de félicitations du consul Morris Hugues. La reconnaissance formelle et officielle aura lieu un peu plus tard, le 17 mai 1956.

Enfin, l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie indépendante et les USA date du 6 juin 1956 lorsque, devenu chargé d’affaires, Moris Hugues présentera ses lettres de créance au souverain tunisien Lamine Bey.

Le premier ambassadeur américain en Tunisie, Lewis Jones, prendra son poste le 27 juillet 1956. Côté tunisien, c’est Habib Bourguiba Junior qui sera nommé chargé d’affaires aux USA en août 1956. Ensuite, ce sera Mongi Slim qui occupera cette fonction.

Lui succéderont Bourguiba Junior puis Rachid Driss et Slaheddine El Goulli qui comptèrent parmi les premiers ambassadeurs tunisiens aux USA. Ainsi, l’année 2026 coïncidera avec le soixante-dixième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et les USA.

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Pourquoi les retraités italiens quittent le Portugal pour Hammamet

Face à la fin du régime portugais et à la hausse du coût de la vie, Hammamet séduit une nouvelle génération de retraités italiens autonomes et bien dotés.

Ils sont discrets, mais bien là. Plus d’un millier de retraités italiens ont choisi, entre 2019 et 2023, de transférer leur résidence fiscale en Tunisie, selon un rapport de l’INPS publié hier par Corriere della Sera. Une migration silencieuse, mais révélatrice, dans un paysage post-retraite européen en recomposition.

Le profil de ces migrants de l’âge mûr a changé : plus jeunes, majoritairement des hommes (61 % en 2023), anciens fonctionnaires ou cadres, ils partent non plus pour des raisons familiales ou historiques, mais par arbitrage économique et climatique. La Tunisie, et plus particulièrement Hammamet, coche plusieurs cases : coût de la vie modéré, climat stable, proximité géographique et fiscalité avantageuse.

Depuis la suppression du régime portugais en 2024, la Tunisie a gagné en attractivité. À Hammamet, près de 4 000 retraités italiens vivraient désormais à l’année, selon des estimations croisées, représentant une part non négligeable des quelque 6 000 Italiens présents dans la ville.

L’impact est visible mais mesuré. Pas de “Little Italy” fermée sur elle-même : les retraités italiens s’intègrent, rénovent des maisons anciennes, fréquentent médecins privés, commerces de proximité, ou clubs bilingues. La fiscalité tunisienne, quant à elle, reste avantageuse : 80 % des pensions exonérées, imposition effective pouvant descendre à 5 % dans certains cas.

Pour la Tunisie, cette présence est source de devises stables, dans un contexte où l’euro reste précieux. Mais le pays ne semble pas encore structurer de politique claire d’accueil. Contrairement au Maroc, aucune agence nationale ne supervise ce flux, ni n’anticipe ses effets secondaires sur le logement ou les services de santé.

Si Hammamet n’est pas (encore) la nouvelle capitale des retraités européens, elle en incarne les prémices. Une géographie douce du vieillissement, portée par des choix individuels, des ajustements fiscaux, et une mer qui reste à portée de regard.

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Les retraités italiens à Hammamet : Un exil fiscal devenu réalité

Le basculement est désormais chiffré. Selon de nouveaux chiffres publiés hier par Il Messaggero, la Tunisie s’impose comme la deuxième destination préférée des retraités italiens à l’étranger, derrière l’Espagne. Une tendance amorcée il y a quelques années, mais qui prend aujourd’hui une dimension structurelle, notamment dans la ville côtière de Hammamet.

Entre 2019 et 2023, près de 1 000 retraités italiens ont transféré leur résidence fiscale en Tunisie. Mais c’est surtout le chiffre de 2023 qui interpelle : l’INPS (caisse italienne de retraite) y a versé 87 millions d’euros, avec un montant moyen mensuel de 3 564 euros par pensionné, un record absolu dans la région.

Hammamet concentre une part significative de cette communauté, avec plus de 4 000 retraités italiens recensés – soit environ 8 % de la population locale. Un chiffre qui confirme l’attractivité fiscale de cette ville et la consolidation d’une forme de migration grise, ni économique ni humanitaire, mais fiscale.

Une fiscalité taillée sur mesure

La législation tunisienne autorise une exonération de 80 % du revenu de pension perçu de l’étranger. Seuls 20 % sont imposables, selon un barème progressif dont l’impôt maximal ne dépasse pas 35 %. Le chef de famille bénéficie également d’une déduction supplémentaire.

Mais l’atout le plus stratégique de la Tunisie reste l’exception qu’elle constitue pour les anciens fonctionnaires italiens. Alors que ces derniers ne peuvent généralement pas bénéficier de la défiscalisation dans d’autres pays européens (Portugal, Espagne, etc.), ils en bénéficient en Tunisie. Résultat : 63 % des retraités italiens installés à Hammamet en 2023 sont issus de la fonction publique.

La chute du Portugal, la montée de la Tunisie

Le phénomène s’inscrit dans un rééquilibrage régional. Longtemps en tête, le Portugal a supprimé son régime fiscal spécial en 2024, entraînant une chute de plus de 80 % des nouveaux arrivants italiens. Le pays reste encore premier en valeur totale de pensions versées (157,4 M€), mais c’est un effet d’inertie.

Désormais, ce sont la Tunisie, l’Espagne, la Roumanie et l’Albanie qui se partagent les nouveaux flux. Ces deux derniers pays proposent des systèmes très attractifs : exonération totale en Albanie, et forfait de 10 % sur les pensions étrangères en Roumanie.

L’installation croissante des retraités étrangers en Tunisie – concentrée sur des zones comme Hammamet, Sousse ou Monastir – alimente la demande immobilière et stimule certains segments de l’économie locale, notamment les services médicaux, paramédicaux et touristiques à l’année.

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