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Droits de douane de Trump : Pourquoi la Tunisie a-t-elle été taxée à 28 % par les États-Unis ?

USA - TunisieL’approche par le déficit commercial, bien qu’appliquée de manière générale dans le cadre des politiques commerciales de l’administration Trump, n’a pas nécessairement été utilisée de façon uniforme pour tous les pays. Plusieurs autres critères et considérations ont pu influencer la décision finale sur les taux de droits de douane appliqués. Voici une explication détaillée de cette situation, en particulier dans le cas de la Tunisie, pour laquelle le taux de 28 % a été annoncé.

1. Critères du déficit commercial

Dans l’exemple de la Chine, le calcul des droits de douane reposait sur le déficit commercial entre les États-Unis et la Chine. Cependant, pour de nombreux autres pays, des ajustements ont été effectués en fonction de plusieurs autres facteurs :

Partenariats commerciaux stratégiques : Certains pays, bien qu’ayant un déficit commercial avec les États-Unis, ont été exemptés de certains droits de douane en raison de leur importance géopolitique ou de partenariats stratégiques.

Accords bilatéraux ou régionaux : Les pays ayant signé des accords commerciaux, comme l’USMCA (anciennement NAFTA) avec le Mexique et le Canada, ont souvent été exemptés des nouvelles taxes, malgré des déficits commerciaux avec les États-Unis.

Industries spécifiques : L’administration Trump a également pris en compte des secteurs industriels spécifiques dans la formulation des tarifs. Par exemple, certains pays ont été taxés plus sévèrement pour des produits comme l’acier ou l’aluminium en raison de préoccupations concernant la concurrence déloyale ou les pratiques de dumping.

2. Le cas de la Tunisie : un taux de 28%

Dans le cas de la Tunisie, le taux de 28 % de droits de douane ne peut pas être directement expliqué par le simple calcul du déficit commercial, car plusieurs éléments autres que les chiffres du commerce bilatéral entrent en jeu. Voici quelques hypothèses qui peuvent expliquer cette décision :

L’importance relative du commerce bilatéral : Le volume du commerce entre la Tunisie et les États-Unis est relativement faible comparé à d’autres pays, donc un taux élevé pourrait être une manière de compenser un commerce insuffisamment favorable pour les États-Unis. Ce taux pourrait aussi résulter d’une stratégie visant à protéger certaines industries américaines, comme l’agriculture ou les produits manufacturés.

Équilibre des relations commerciales : L’administration Trump pourrait également avoir appliqué un taux élevé pour forcer des négociations commerciales avec des pays qu’elle considérait comme moins coopératifs dans les négociations commerciales globales. Dans ce cas, la Tunisie pourrait avoir été vue comme un levier dans des discussions plus larges avec d’autres partenaires commerciaux.

Questions géopolitiques et diplomatiques : Les taux de droits de douane peuvent aussi être utilisés comme un outil de pression diplomatique, notamment dans des contextes où les relations politiques sont en jeu. La Tunisie, bien que n’étant pas un acteur majeur sur le plan commercial, pourrait avoir été affectée par une dynamique géopolitique régionale, dans laquelle les États-Unis ont utilisé les droits de douane comme levier dans un contexte plus vaste.

3. Les ajustements et l’exception à la règle

Il est clair que pour la Tunisie, l’application d’un taux de 28 % a probablement été influencée par des critères autres que le simple déficit commercial. Cette décision pourrait avoir été motivée par :

Une approche de réciprocité : L’administration Trump pouvait appliquer des droits de douane en fonction de la politique de réciprocité. Si la Tunisie imposait des droits élevés sur certains produits américains, les États-Unis pourraient avoir réagi par une augmentation de leurs propres droits.

Protection des industries locales : Dans le cadre de la guerre commerciale plus large, des tarifs pourraient avoir été imposés à certains produits importés de Tunisie afin de protéger les industries locales américaines.

Conclusion

Le taux de 28 % appliqué à la Tunisie n’est donc pas le résultat d’une simple application du modèle du déficit commercial. D’autres facteurs comme des considérations géopolitiques, des ajustements stratégiques basés sur les relations bilatérales, ou des préoccupations liées à des secteurs spécifiques pourraient expliquer cette décision. Il est probable que ce taux ait été utilisé dans le cadre d’une stratégie plus large visant à rééquilibrer les relations commerciales ou à influencer les négociations avec d’autres pays.

(Sources avec recherches ChatGPT)

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Tunisie | La baisse du taux d’intérêt est un coup d’épée dans l’eau

 «La décision du Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie d’abaisser son taux directeur de 50 points de base s’apparente, dans le contexte actuel, à un coup d’épée dans l’eau», estime l’économiste Hachemi Alaya dans sa lettre d’information hebdomadaire EcoWeek du 30 mars 2025.   

Selon lui, cette décision ne va pas relancer l’investissement, en berne depuis 2011, comme colporté par certains analystes pour le moins complaisants. Et pour cause : l’inflation n’est pas en train de désarmer et rien ne laisse présager que l’accès au financement va être facilité.

En effet, ce n’est pas tant le coût de l’investissement qui refroidit les ardeurs des investisseurs, mais le climat général dans le pays, «qui est loin d’être Business friendly», selon les termes de l’économiste, qui explique : «C’est un fait d’évidence d’observer que l’environnement de l’investissement en Tunisie souffre le manque de stabilité politique et les changements fréquents de gouvernement, l’inefficacité des institutions publiques, les incertitudes juridiques pour les investisseurs, la médiocre qualité des infrastructures, les risques sociaux portés par la recrudescence du chômage des jeunes et des diplômés de l’enseignement supérieur, la productivité du travailleur tunisien qui s’amenuise, les restrictions importantes sur les investissements directs étrangers (de nombreux secteurs leur restent fermés), l’administration directe de certains prix, le brigandage syndical dans maints secteurs, etc.»

A cette liste à la Prévert, on pourrait ajouter, de notre part, les procès en cours contre de nombreux hommes d’affaires et le climat de suspicion régnant dans le pays notamment à l’égard des opérateurs économiques.

Cette décision aura, en revanche, des retombées négatives sur les équilibres économiques du pays, estime Hachemi Alaya, car «elle va entretenir une dynamique de la consommation mise à mal par la mort du chèque. Une dynamique qui va amplifier le creusement du déficit commercial, aggraver l’érosion des avoirs en devises du pays et condamner à plus ou moins brève échéance, le dinar.»

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Le déficit commercial s’établit à 3517,9 Mtnd en février 2025

Selon les dernières données provenant de l’INS, les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant les deux premiers mois de 2025 montrent que les exportations ont atteint le niveau de 10169,2 Mtnd contre 10637,6 Mtnd durant les deux premiers mois de 2024.

Quant aux importations, elles ont atteint 13687,1 Mtnd contre 12417,5 Mtnd durant la même période de 2024.

À la suite de cette évolution au niveau des exportations (-4,4%) et des importations (10,2%), le déficit commercial s’établit à un niveau de 3517,9 Mtnd contre 1779,9 Mtnd durant les deux premiers mois de 2024. Le taux de couverture s’est établi à un niveau de 74,3% contre 85,7% durant la même période en 2024.

Les exportations tunisiennes vers l’Union européenne (69,7% du total des exportations) ont diminué de 6,9%. Cette évolution est expliquée, d’une part, par la baisse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que la France  (7,9%), l’Italie (3%) et l’Espagne (43,9%), et, d’autre part, par la hausse observée avec l’Allemagne (10,7%) et les Pays-Bas (34%). 

Avec les pays voisins, les exportations ont augmenté avec la Libye (51,6%), le Maroc (40,6%), l’Algérie (11,8%) et l’Égypte (149,1%).

 

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