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Le Brent au plus bas depuis 2021

Selon l’AFP, les prix du pétrole continuent de chuter. Le Brent, référence en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient, a atteint son niveau le plus bas depuis 2021. Cette chute fait suite aux annonces de mesures de riposte de Pékin face à la guerre commerciale lancée par les États-Unis.

À partir du 10 avril, la Chine appliquera de nouveaux droits de douane de 34 % sur tous les produits en provenance des États-Unis, une décision qui a précipité la chute des prix du pétrole.

À 10h50 GMT (12h50 à Paris), le prix du baril de Brent pour livraison en juin était en baisse de 5,83 %, s’élevant à 66,05 dollars, après avoir brièvement atteint 65,36 dollars, son niveau le plus bas depuis août 2021.

De son côté, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai perdait 6,24 %, se négociant à 62,77 dollars.

Selon l’analyste chez Global Risk Management, Arne Lohmann Rasmussen, les tarifs douaniers agressifs de l’administration Trump font craindre une récession imminente pour les États-Unis, et potentiellement à l’échelle mondiale.

A noter toutefois que les produits énergétiques sont exempts de ces nouvelles taxes, mais leur prix reste sensible aux risques de ralentissement économique. Ce qui explique la chute des cours du pétrole face aux inquiétudes grandissantes concernant une dépression.

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Hausse des droits de douane américains : Menace ou opportunité pour la Tunisie ?

“Je pense que la décision du président américain, Donald Trump, relative à l’augmentation des droits de douane sur les importations en provenance de divers pays du monde, aura un impact direct limité sur la Tunisie, contrairement aux impacts indirects, qui seront à la fois positifs et négatifs”, a déclaré l’économiste et ancien ministre du Commerce, Mohsen Hassan, jeudi, dans une interview accordée à l’Agence TAP.

Hassan a estimé que ces mesures protectionnistes, annoncées mercredi par Trump, stipulant l’accroissement des droits de douane, pour atteindre 28% sur les marchandises importées de la Tunisie, s’inscrivent dans le cadre d’une guerre commerciale qui aura un impact négatif sur l’économie à l’échelle mondiale et aussi sur l’économie nationale, au vu que la Tunisie se trouvera dans l’obligation de limiter ses exportations vers les Etats-Unis, notamment les dattes, l’huile d’olive et le textile. Il n’a pas manqué de noter, en outre, que «le marché américain a accaparé 17,2% du total des exportations tunisiennes d’huile d’olive, au cours de la période novembre 2024- janvier 2025 ».

«La compétitivité de ces produits régressera, en raison de la hausse de leurs prix sur le marché américain », a-t-il expliqué.

Toutefois, il a considéré que l’impact direct de ces mesures protectionnistes sur l’économie et la balance commerciale tunisiennes sera minime, étant donné que le niveau des échanges commerciaux entre les deux pays est faible, en comparaison avec d’autres pays.

«La balance commerciale avec les Etats-Unis a enregistré, au cours de l’exercice 2024, un excédent en faveur de la Tunisie, s’élevant à 215,8 millions de dinars (MD) », a précisé l’économiste, ajoutant que la valeur des exportations tunisiennes vers les Etats-Unis s’est élevée à 360 MD, alors que la valeur des importations avoisine les 480 MD, à fin février 2025.

Les mesures protectionnistes de Trump auront des impacts positifs indirects sur la Tunisie

Hassan a souligné, par ailleurs, que l’augmentation des droits de douane américains sur les marchandises importées, aura des effets positifs indirects sur la Tunisie. Il a évoqué, dans ce cadre, la baisse du prix du pétrole Brent à 70 dollars/ le baril actuellement, contre 80 dollars début janvier 2025, ce qui aura un impact positif sur les finances publiques, compte tenu de l’hypothèse adoptée lors de l’élaboration de la Loi de Finances 2025, laquelle prévoit un prix de 74 dollars/ le baril.

La baisse du prix du pétrole brut contribuera, également, à réduire la facture d’importation énergétique de l’État.

Parmi les impacts positifs de la nouvelle politique protectionniste américaine, l’expert a évoqué la baisse du dollar face à l’euro, et partant l’appréciation du taux de change du dinar face au dollar et par conséquent la réduction du coût d’importation des matières premières et des produits énergétiques et de base. Et d’ajouter que la chute du dollar face à l’euro et au dinar, se répercutera positivement sur les avoirs en devises et contribuera, ainsi, à ajuster les finances publiques de la Tunisie.

La politique protectionniste de Trump aura des impacts négatifs indirects sur la Tunisie

Selon Hassan, la guerre commerciale déclarée par le président américain, Donal Trump, au monde entier aura des impacts négatifs mais indirects sur la Tunisie. Etayant ses propos, l’économiste a expliqué que cette politique entraînera une récession économique et une tendance inflationniste en Europe.

Par conséquent, a-t-il dit, la demande européenne sur les produits tunisiens va baisser, ajoutant que cela va exacerber le déficit commercial de la Tunisie et porter atteinte aux entreprises nationales.

Face à cette situation, il a appelé les autorités à réviser certaines politiques commerciales dont l’accord de libre échange avec l’Union européenne, précisant qu’une telle mesure permettra de booster les exportations, de lutter contre la submersion du marché par des produits de consommation superflus et de préserver les secteurs fragiles.

Il a, dans ce contexte, souligné qu’il est impératif de réviser les tarifs douaniers imposés aux produits de consommation non essentiels et de revoir les accords commerciaux avec certains pays qui ne profitent pas à la Tunisie et font d’elle un pays déficitaire.

Il a ajouté qu’il est, aussi, primordial de diversifier les partenaires commerciaux, d’explorer de nouveaux marchés à l’instar de l’Amérique Latine et de l’Afrique et de développer la coopération avec la partie européenne.

Et d’insister que la Tunisie doit absolument tirer profit des effets de la nouvelle politique américaine car elle poussera l’Europe et la Chine ainsi que certains pays asiatiques à conquérir de nouveaux marchés en Afrique et au Moyen-Orient. Dans ce contexte, l’amélioration du climat des affaires et l’activation de la diplomatie économique restent des priorités pour l’expert.

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La Tunisie face à la tempête commerciale, selon Ridha Chkoundali

Les exportations de la Tunisie vers les États-Unis, bien que modestes, représentent un enjeu crucial dans un contexte économique mondial en mutation. Alors que la Tunisie lutte pour mobiliser des ressources financières en devise forte, l’imposition de droits de douane par les États-Unis sur ses produits pourrait avoir des conséquences dévastatrices sur ses secteurs clés, tels que l’agroalimentaire et le textile. La question essentielle est donc : quels sont les défis que la Tunisie doit relever pour maintenir son équilibre économique face à ces obstacles mondiaux?

A cet effet, l’économiste Ridha Chkoundali a dressé une analyse sur les droits de douane américains. Il estime que cette guerre commerciale risque de déstabiliser non seulement l’économie tunisienne; mais aussi de provoquer une inflation mondiale, poussant les banques centrales à revoir leurs politiques monétaires.

Il part du constat que sur le plan économique global, les exportations de la Tunisie vers les États-Unis ne représentent pas un chiffre important, car elles ne dépassent pas 10 % du total des exportations. Cependant, dans un contexte où la Tunisie connaît de grandes difficultés pour mobiliser des ressources financières en devise forte, cela affecte les équilibres financiers extérieurs et les avoirs en devise forte de la Banque centrale.

En outre, il rappelle que sur le plan sectoriel,  la Tunisie exporte principalement des dattes, de l’huile d’olive, ainsi qu’une partie du textile et des vêtements en cuir vers les États-Unis. Avec l’imposition de droits de douane, il estime que cela réduira la compétitivité de ces secteurs et les rendra incapables d’exporter. Ce qui poussera, en l’occurrence,  certains investisseurs étrangers dans le secteur textile à chercher des espaces plus compétitifs. Et le Maroc, qui a été soumis à des droits de douane de seulement 10 %, pourrait devenir un refuge pour ces investisseurs.

Ainsi, la décision des États-Unis d’imposer des droits de douane sur toutes les nations pourrait entraîner un changement global de la carte de l’investissement étranger direct et inciter les investisseurs américains à revenir dans leur pays, où ils sont plus compétitifs sur les marchés mondiaux.

En somme, cette guerre commerciale poussera l’inflation financière vers une trajectoire ascendante, non seulement aux États-Unis mais aussi en Europe et dans d’autres pays. 

Et de conclure : « Cela poussera les banques centrales à adopter à nouveau une politique monétaire prudente après l’avoir abandonnée au cours des deux dernières années. Ce qui pourrait avoir des conséquences inflationnistes en Tunisie et inciter la Banque centrale de Tunisie à relever de nouveau le taux d’intérêt directeur. Il y aura également des répercussions sur les finances publiques tunisiennes. Car l’augmentation des taux d’intérêt dans les banques centrales mondiales entraînera un coût supplémentaire pour le remboursement des dettes extérieures. »

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Le pétrole et le gaz exemptés des nouveaux droits de douane de Trump

La Maison Blanche précise que les importations de pétrole, de gaz et de produits raffinés seraient exemptées des nouveaux tarifs douaniers globaux imposés par le président américain, Donald Trump.

L’exemption est un soulagement pour l’industrie pétrolière américaine, qui avait exprimé des inquiétudes quant au fait que les nouveaux tarifs pourraient perturber les flux et augmenter les coûts pour tout. Et ce, du pétrole brut canadien qui alimente les raffineries du Midwest aux expéditions européennes d’essence et de diesel vers la côte est américaine.

En effet, notons que Trump a annoncé mercredi soir qu’il imposerait un tarif de base de 10 % sur toutes les importations aux États-Unis. De même que des tarifs plus élevés sur des dizaines des plus grands partenaires commerciaux du pays s’appliqueront. Intensifiant ainsi une guerre commerciale qu’il a commencée à son retour à la Maison Blanche.

Cependant, un responsable de la Maison Blanche a déclaré que la protection commerciale ne s’applique pas aux importations d’énergie en provenance du Canada ou du Mexique – qui sont déjà exemptés en vertu de l’Accord de libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada (ALENA) – ni aux importations d’énergie en provenance de tout autre pays.

Le Canada et le Mexique sont les plus grandes sources de pétrole brut importé aux États-Unis. Tandis que l’Europe est une source importante de carburant importé sur la côte est des États-Unis, où les raffineries de pétrole sont peu nombreuses.

Les prix du pétrole chutent de plus de 2 dollars à cause des tarifs douaniers de Trump

Dans ce contexte, les contrats à terme sur le brut Brent ont chuté jeudi 3 avril de plus de 2 dollars le baril à 72,89 dollars le baril, affectés par les répercussions des nouveaux tarifs douaniers imposés par Donald Trump.

Le brut West Texas Intermediate (WTI) est quant à lui tombé à 69,71 dollars le baril, soit une perte de 2 dollars et de 2,79 en pourcentage.

Cette baisse des prix du pétrole intervient dans un contexte d’inquiétudes quant à la possibilité d’une guerre commerciale à grande échelle, qui pourrait affaiblir le commerce mondial et réduire la consommation d’énergie industrielle.

Les investisseurs attendent l’évolution de la situation pour déterminer si les conflits commerciaux entraîneront des mesures de rétorsion de la part des pays concernés. Ce qui pourrait exacerber les défis auxquels sont confrontés les marchés de l’énergie.

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Guerre commerciale : L’Union Européenne riposte face aux décisions économiques de Trump

Donald TRUMPLes récentes décisions économiques prises par l’administration Trump ont provoqué de vives réactions à travers le monde, notamment en Europe, où la mise en place de nouveaux droits de douane a engendré une division sur la manière de répondre. Alors que certains plaident pour des négociations, d’autres optent pour des mesures de représailles. L’Union Européenne, par exemple, semble avoir trouvé un consensus politique pour répondre à ces nouvelles mesures, qui visent à renforcer l’économie américaine mais qui, selon les experts, risquent de perturber l’équilibre du commerce mondial.

Du côté européen, des discussions sont en cours sur l’impact de ces mesures sur les secteurs économiques, notamment les entreprises et les consommateurs européens, mais aussi américains. En conséquence, l’UE prévoit des contre-mesures, notamment un ensemble de taxes de l’ordre de 26 milliards d’euros sur les produits américains. Ces sanctions devraient entrer en vigueur d’ici la mi-avril, avec des ajustements supplémentaires possibles dans les mois à venir.

En Allemagne, le secteur automobile est particulièrement préoccupé. L’augmentation des droits de douane sur les voitures importées des États-Unis affecte non seulement les entreprises allemandes, mais également les ouvriers américains. En effet, des usines automobiles américaines, telles que celles des grandes marques allemandes, emploient des milliers de travailleurs sur le sol américain, et les nouvelles mesures pourraient faire grimper les prix des véhicules et perturber la production.

La France, quant à elle, se prépare à riposter en augmentant les taxes sur des services numériques américains, incluant des géants comme Google et Facebook. L’objectif est d’adopter une position coordonnée au sein de l’Union Européenne pour répondre aux augmentations de tarifs, tout en évitant d’aggraver la situation économique.

Trump, pour sa part, défend ses décisions en arguant que les nouvelles taxes sont un moyen de renforcer l’économie américaine et de rétablir un équilibre commercial. Cependant, les experts économiques soulignent les risques d’une inflation accrue, de la hausse des coûts de la vie, et d’un possible ralentissement économique mondial. Les relations avec des alliés traditionnels comme le Japon et la Corée du Sud sont également menacées, exacerbant la tension sur le commerce international.

Les conséquences de ces décisions pourraient redéfinir le système économique mondial tel qu’il existe depuis la Seconde Guerre mondiale, notamment en modifiant les dynamiques des échanges commerciaux entre les États-Unis et leurs partenaires historiques.

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Tarifs douaniers de Trump : la Chine promet des contremesures 

La Chine demande aux Etats-Unis d’annuler immédiatement leurs derniers droits de douane. Promettant, dans le cas contraire, des contre-mesures pour protéger ses propres intérêts. Et ce, après que le président Donald Trump a déclaré des taxes radicales sur tous les partenaires commerciaux des Etats-Unis dans le monde.

La décision des États-Unis ne tient pas compte de l’équilibre des intérêts atteint dans les négociations commerciales multilatérales au fil des ans et du fait qu’ils ont longtemps grandement bénéficié du commerce international. C’est ce qu’a déclaré le ministère chinois du Commerce dans un communiqué publié jeudi 3 avril 2025.

« La Chine s’oppose fermement à cela et prendra des contre-mesures pour protéger ses propres droits et intérêts », a déclaré le ministère. Alors que les plus grandes économies du monde semblent prêtes à s’enfoncer davantage dans une guerre commerciale. Laquelle risque de bouleverser les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Rappelons que Trump a annoncé dans la soirée de mercredi 2 courant que la Chine serait frappée d’un tarif douanier de 34 %; et ce, en plus des 20 % qu’il avait déjà imposés plus tôt cette année. Ce qui porte le total des nouveaux prélèvements à 54 % et proche du chiffre de 60 % qu’il avait menacé d’imposer pendant sa campagne électorale.

Les exportateurs chinois, comme ceux de toutes les autres économies, seront confrontés à un tarif de base de 10 %, dans le cadre du nouveau prélèvement de 34 %, sur presque toutes les marchandises expédiées vers la plus grande économie de consommation du monde à partir de samedi 5 avril; avant que les « tarifs réciproques » restants, plus élevés, n’entrent en vigueur à partir du 9 avril.

L’avenir du système « minimis » et de l’accord commercial « Phase 1 »

Trump a signé également un décret exécutif fermant une faille commerciale connue sous le nom de « minimis ». Celle-ci a permis aux colis de faible valeur en provenance de Chine et de Hong Kong d’entrer aux États-Unis en franchise de droits.

Trump avait ordonné au représentant américain au Commerce de déterminer si la Chine respectait ses engagements dans le cadre de l’accord commercial « Phase 1 » de 2020 entre les États-Unis et la Chine d’ici le 1er avril.

L’accord obligeait la Chine à augmenter ses achats d’exportations américaines de 200 milliards de dollars sur une période de deux ans. Mais Pékin n’a pas réussi à atteindre ses objectifs lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé.

La Chine a acheté pour 153 milliards de dollars de biens américains en 2017, avant le début de la guerre commerciale, selon les données des douanes chinoises. Et ce chiffre est passé à 164 milliards de dollars l’année dernière.

Tarifs mondiaux

« On peut dire que les tarifs douaniers imposés par le président Trump ailleurs sont ceux qui causeront le plus de maux de tête », a déclaré Ruby Osman, experte de la Chine au Tony Blair Institute for Global Change.

« Les entreprises chinoises ont réorienté leurs échanges commerciaux vers des pays comme le Vietnam et le Mexique pour éviter les sanctions américaines. Mais ces marchés sont désormais frappés par des droits de douane importants ».

Lire aussi : Les tarifs douaniers de Trump accentuent la pression sur l’économie mondiale

Les stratégies « Chine + 1 » ont été adoptées par les exportateurs chinois et les multinationales qui avaient fait de cette puissance de production le cœur de leurs chaînes d’approvisionnement durant le premier mandat de Trump.

Mais avec l’Inde, le Mexique, le Vietnam et la Malaisie – les pays qui ont le plus bénéficié de ce changement – confrontés à des droits de douane compris entre 24 % et 46 %, l’avantage de coût de la délocalisation de la production hors de Chine est considérablement réduit.

Les tarifs douaniers de Trump pourraient encourager la Chine à intensifier ses échanges commerciaux avec des marchés alternatifs. Mais aucun autre pays ne se rapproche actuellement de la puissance de consommation des États-Unis, où les producteurs chinois vendent pour plus de 400 milliards de dollars de marchandises chaque année.

« Les tarifs douaniers de Trump n’aideront certainement pas les entreprises chinoises et causeront de réelles difficultés dans certains secteurs. Mais ils n’auront pas d’impact définitif sur l’économie chinoise ». C’est ce qu’a déclaré William Hurst, professeur Chong Hua de développement chinois à l’Université de Cambridge.

« Les exportations américaines sont de moins en moins importantes pour la Chine. Les droits de douane américains stimuleront les échanges commerciaux chinois avec d’autres pays, de l’Europe à l’Asie du Sud-Est et à l’Afrique », a-t-il ajouté.

Objectif « 5% » de croissance maintenu

D’ailleurs, la Chine a maintenu son objectif économique pour cette année inchangé à « environ 5 % ». Malgré les salves de tarifs douaniers de Trump qui pourraient stopper une reprise largement tirée par les exportations en cours depuis la fin de la pandémie de COVID-19.

En outre, le gouvernement s’est engagé à : mettre en place davantage de mesures de relance budgétaire; augmenter l’émission de dette; assouplir davantage la politique monétaire; et à mettre davantage l’accent sur la stimulation de la demande intérieure pour amortir l’impact de la guerre commerciale.

« La Chine savait que ce jour arriverait bien à l’avance. Les annonces de relance relativement modérées lors des deux sessions de mars étaient un calcul, pas un oubli ». Ainsi a ajouté Mme Osman, faisant référence aux réunions parlementaires annuelles de la Chine.

« Pékin a délibérément gardé davantage de réserves, tant en termes de mesures de relance intérieures que de mesures de rétorsion, au cas où il devrait réagir plus énergiquement », a-t-elle poursuivi.

Enfin, le président chinois Xi Jinping pourrait entrer dans la mêlée, suite aux informations selon lesquelles les deux dirigeants pourraient se rencontrer en juin aux États-Unis.

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ECLAIRAGES – Le dollar et la guerre commerciale de Trump, une stratégie à double tranchant et ses implications pour l’économie tunisienne

La guerre commerciale lancée par l’administration Trump contre le reste du monde a suscité des débats passionnés sur les conséquences d’une telle politique. Le dollar américain, en tant que monnaie de référence mondiale, joue un rôle central dans cette dynamique.

Toutefois, la stratégie adoptée par le président américain pourrait créer des effets boomerangs, nuisant non seulement aux partenaires commerciaux, mais également aux États-Unis eux-mêmes.

Et les implications de cette guerre commerciale sur l’économie tunisienne méritent une attention particulière.

La guerre des changes : un contexte historique

La guerre des changes est une dynamique où les pays s’efforcent de dévaluer leur monnaie pour rendre leurs exportations plus compétitives. Cette pratique, bien que tentante, a souvent des côtés sombres.

Dans les années 1930, des dépréciations successives ont engendré une spirale de récessions économiques, où aucun pays n’est réellement sorti gagnant. En ce sens, la guerre commerciale de Trump pourrait être vue comme un retour à des pratiques économiques désuètes, où l’absence de coopération internationale peut mener à un isolement économique.

Dans le contexte actuel, la Chine a souvent été accusée de manipuler sa monnaie pour favoriser ses exportations. Cela a conduit à des tensions croissantes, où les États-Unis, sous la direction de Trump, semblent vouloir appliquer des mesures de réciprocité, augmentant les droits de douane tout en appelant à une dépréciation significative du dollar.

 

L’idée est claire : en rendant le dollar moins fort, les exportations américaines gagneraient en compétitivité. Cependant, cette approche présente des risques considérables.

 

Le dollar, arme monétaire

Sous l’influence de Stephen Miran, conseiller économique clé, Trump a fait le choix d’utiliser le dollar non seulement comme une monnaie d’échange, mais comme une arme dans la guerre commerciale.

L’idée est claire : en rendant le dollar moins fort, les exportations américaines gagneraient en compétitivité. Cependant, cette approche présente des risques considérables.

La dépréciation du dollar, couplée à des droits de douane élevés, pourrait provoquer une augmentation des prix à la consommation. Les produits importés deviendraient plus coûteux, ce qui générerait une inflation qui pourrait rapidement se transformer en une crise économique.

La crainte d’une inflation galopante pourrait également susciter des tensions sociales croissantes, notamment dans un climat politique déjà polarisé.

En outre, l’anticipation d’une dépréciation du dollar pourrait dissuader les investisseurs étrangers d’acheter des actifs libellés en dollars, mettant ainsi en péril la capacité des États-Unis à financer leurs déficits.

Une stratégie autodestructrice ?

L’approche protectionniste de Trump pourrait donc s’avérer contre-productive, tant sur le plan économique que politique. En effet, la hausse des prix due à l’inflation pourrait nuire à la classe moyenne américaine, réduisant ainsi le pouvoir d’achat et provoquant une montée des tensions sociales.

 

De plus, les déficits jumeaux des États-Unis – le déficit commercial et le déficit budgétaire – posent un défi majeur. Le financement des déficits dépend largement des investissements étrangers.

 

Cette situation pourrait se retourner contre l’administration, surtout à l’approche des élections de mi-mandat de 2026, où l’insatisfaction populaire pourrait se traduire par des pertes électorales.

De plus, les déficits jumeaux des États-Unis – le déficit commercial et le déficit budgétaire – posent un défi majeur. Le financement des déficits dépend largement des investissements étrangers.

Les investisseurs craignent une dépréciation du dollar, ils pourraient choisir de diversifier leurs portefeuilles en se tournant vers d’autres devises, comme l’euro ou le yuan. Cela pourrait entraîner une hausse des taux d’intérêt pour compenser le risque accru, annihilant ainsi les gains de compétitivité escomptés par la dépréciation du dollar.

L’impact sur l’économie tunisienne?

Les répercussions de cette stratégie ne se limitent pas aux frontières américaines. Pour la Tunisie qui dépend fortement des exportations et des investissements étrangers, les implications pourraient être significatives.

Théoriquement, une dépréciation du dollar pourrait offrir une opportunité pour les exportations tunisiennes, rendant les produits tunisiens plus attractifs sur le marché américain. Cependant, la réalité est plus nuancée.

Une inflation accrue aux États-Unis pourrait entraîner une réduction de la demande pour les biens importés, y compris ceux en provenance de Tunisie. Les consommateurs américains, confrontés à des prix en hausse, pourraient réduire leurs dépenses, affectant ainsi les exportations tunisiennes.

De plus, l’incertitude économique liée à la guerre commerciale pourrait rendre les investisseurs étrangers plus prudents, entraînant une baisse des investissements directs étrangers en Tunisie, ce qui pourrait freiner la croissance économique du pays.

En outre, la nécessité de diversifier les marchés d’exportation devient encore plus pressante pour la Tunisie. En réponse à la guerre commerciale américaine, le pays pourrait envisager de renforcer ses liens commerciaux avec d’autres régions, notamment l’Union européenne et les pays d’Afrique, afin de réduire sa dépendance à l’égard du marché américain.

 

Pour la Tunisie, ces développements soulignent la nécessité d’une stratégie économique adaptative et résiliente. Face à une instabilité mondiale croissante, les décideurs tunisiens doivent naviguer avec précaution, en cherchant à diversifier les partenariats commerciaux et en renforçant la position du pays dans un environnement économique incertain.

 

En définitive, la guerre commerciale menée par l’administration Trump, centrée sur une dépréciation stratégique du dollar, soulève des questions sur la viabilité de cette approche à court et à long terme.

Tandis que les États-Unis tentent de protéger leur marché intérieur, ils s’exposent à des conséquences économiques indésirables qui pourraient nuire à leur position sur la scène mondiale.

Pour la Tunisie, ces développements soulignent la nécessité d’une stratégie économique adaptative et résiliente. Face à une instabilité mondiale croissante, les décideurs tunisiens doivent naviguer avec précaution, en cherchant à diversifier les partenariats commerciaux et en renforçant la position du pays dans un environnement économique incertain.

La coopération internationale et la planification stratégique seront essentielles pour atténuer les impacts négatifs de la guerre commerciale sur l’économie du pays.

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Guerre commerciale: Trump impose des droits de douane sur ces produits

Donald Trump a confirmé l’imposition de droits de douane de 25% sur toutes les importations d’acier et d’aluminium, touchant l’ensemble des pays, y compris ceux de l’Union européenne. Cette décision marque une nouvelle étape dans sa guerre commerciale, après l’annonce de la mesure un mois plus tôt.

Le président américain avait initialement menacé d’imposer ces droits de douane supplémentaires sur les importations canadiennes, et selon plusieurs sources, Trump a finalement étendu la mesure à tous les pays, renforçant ainsi sa politique protectionniste. Cela constitue la deuxième action concrète de Trump après l’imposition de 20% de droits de douane sur les produits chinois.

La prochaine étape dans cette guerre commerciale est prévue pour le 2 avril, où Trump devrait imposer des tarifs «réciproques», visant à répliquer les droits de douane que les autres pays appliquent sur les produits américains.

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