❌

Lese-Ansicht

Es gibt neue verfĂŒgbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Les députés au four et au moulin

Que se passe-t-il Ă  l’AssemblĂ©e des reprĂ©sentants du peuple (ARP) et aussi au Conseil national des rĂ©gions et des districts (Cnrd) pour ce qui est de la rĂ©volution lĂ©gislative tant rĂȘvĂ©e et Ă  laquelle aspire le peuple tunisien, convaincu qu’il  est que les lĂ©gislations hĂ©ritĂ©es des Ă©poques rĂ©volues, celles des prĂ©sidents dĂ©funts Bourguiba, Ben Ali et BĂ©ji CaĂŻd Essebsi et aussi des gouvernements des TroĂŻka I et II, ne cadrent plus avec les exigences de la nouvelle Ă©poque nĂ©e du processus du 25 juillet 2021 ?

La question est posĂ©e pour rĂ©pondre Ă  ceux qui rĂ©pandent et rĂ©pĂštent, jour et nuit, Ă  l’intention de ceux qui les Ă©coutent encore que les dĂ©putĂ©s des deux hĂ©micycles du Bardo ne font qu’adopter les conventions de crĂ©dit et se contentent de dĂ©clarer, Ă  un rythme quasi quotidien, qu’ils ont soumis des dizaines d’initiatives lĂ©gislatives au bureau de l’ARP sans que ces initiatives aient eu de suite positive dans le sens de leur examen et peut-ĂȘtre de leur adoption et de leur promulgation.

Il reste, cependant, qu’il  existe un phĂ©nomĂšne dont il importe de souligner les significations et de tirer des conclusions. L’objectif est de rectifier les erreurs et les fausses informations prises par certains pour des vĂ©ritĂ©s absolues. Aussi il est question de valoriser ce que les dĂ©putĂ©s sont en  train de faire pour ce qui est de l’adoption des projets de loi qui leur sont soumis par la prĂ©sidence et par le gouvernement, sans oublier ceux qui Ă©manent des dĂ©putĂ©s eux-mĂȘmes.

Et le phĂ©nomĂšne dont il s’agit concerne essentiellement le dĂ©ficit de communication qui mine malheureusement l’action parlementaire au niveau des deux chambres et oblige les citoyens, mĂȘme les plus initiĂ©s en matiĂšre de politique, Ă  considĂ©rer l’ARP et le Cnrd comme deux chambres d’enregistrement, sans se soucier de la rĂ©alitĂ© de ce qui s’y passe, plus particuliĂšrement pour ce qui est du contenu effectif des projets de loi adoptĂ©s et aussi des domaines auxquels ces lois sont destinĂ©es.

Mardi prochain, 7 avril, l’ARP tiendra une sĂ©ance plĂ©niĂšre consacrĂ©e au projet de loi portant adoption d’une convention de crĂ©dit conclue entre la Tunisie et l’Agence française de dĂ©veloppement (AFD).

Le crĂ©dit, dont le montant s’élĂšve Ă  80 millions d’euros servira, en effet, Ă  l’ouverture d’une ligne de financement des petites et moyennes entreprises (PME).

L’objectif recherchĂ© est d’aider les PME Ă  dĂ©passer les rĂ©percussions de la crise Ă©conomique provoquĂ©e par l’épidĂ©mie de Covid-19.

Et dĂ©jĂ , les dĂ©putĂ©s se sont exprimĂ©s sur la nĂ©cessitĂ© d’assurer un contrĂŽle rigoureux des entreprises qui vont en profiter. Pour que les crĂ©dits attendus aillent aux mĂ©ritants. 

L’artisanat, un secteur à faire fructifier

En cette annĂ©e 2025 oĂč les perspectives d’une saison touristique prometteuse s’annoncent trĂšs bonnes, confirmant les chiffres positifs de la saison Ă©coulĂ©e, les autoritĂ©s compĂ©tentes mettent les bouchĂ©es doubles pour concrĂ©tiser lesdites promesses en valorisant et en boostant le secteur de l’artisanat qui va de pair avec le tourisme.

D’ailleurs, c’est le mĂȘme dĂ©partement ministĂ©riel qui gĂšre les deux volets, en l’occurrence le ministĂšre du Tourisme et de l’Artisanat, dans la mesure oĂč les visiteurs dans notre pays s’intĂ©ressent, outre aux sites culturels, naturels, historiques et archĂ©ologiques, aux produits confectionnĂ©s par les artisans.

C’est ainsi que dans le cadre de la promotion et du marketing du patrimoine national et des produits artisanaux tunisiens, le Centre de promotion des exportations (Cepex) et le ministĂšre de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes ĂągĂ©es ont convenu de mettre en exergue ledit secteur Ă  travers la commercialisation du patrimoine national et des produits artisanaux tunisiens Ă  l’Expo 2025 d’Osaka, dans le Kansai, au Japon.

Cette participation Ă  l’Expo, durant la pĂ©riode allant du 13 avril au 13 octobre 2025, a pour objectif essentiel la promotion et le rayonnement de l’image de la Tunisie en tant que destination Ă©conomique, touristique et culturelle.

Rappelons que le secteur de l’artisanat constitue, effectivement, un puissant levier pour la dynamique socio-Ă©conomique nationale dans la mesure oĂč il emploie environ 350.000 personnes, soit un  taux de 9,7 % de la population active, sans oublier une contribution substantielle aux exportations gĂ©nĂ©rant des entrĂ©es consistantes en devises fortes.

Il faut dire que le secteur est basé sur la variété et la diversification aussi bien des produits et de leur provenance, touchant pratiquement toutes les régions du pays, de Bizerte à Tataouine.

A titre d’exemple, Kairouan, avec ses cĂ©lĂšbres tapis de diffĂ©rents types, est considĂ©rĂ© comme le premier centre de fabrication artisanale du tapis qui a une renommĂ©e internationale, sachant qu’à lui seul, il assure l’emploi de plus de vingt mille personnes, dont une majoritĂ© de jeunes femmes.

Il en est de mĂȘme pour la cĂ©ramique et la poterie dans le gouvernorat de Nabeul et autres portes cloutĂ©es, fenĂȘtres en fer forgĂ©, outre le cuivre, les bijoux en or et argent, les mosaĂŻques de l’époque romaine et exposĂ©es au musĂ©e du Bardo qui en possĂšde la collection la plus riche au monde.

En rĂ©sumĂ©, l’artisanat constitue une richesse, certes patrimoniale d’ampleur, mais Ă©galement une richesse Ă©conomique que l’État social, sous la conduite du PrĂ©sident KaĂŻs SaĂŻed, est dĂ©terminĂ© Ă  faire fructifier et Ă  exploiter Ă  bon escient pour amĂ©liorer les conditions de vie de toutes les catĂ©gories du peuple.

MalgrĂ© l’AĂŻd, l’enfer continue!

Le cycle infernal perdure, fĂȘte de l’AĂŻd ou non. L’armĂ©e de l’occupant ne connaĂźt pas de rĂ©pit, elle tire soit Ă  l’aveuglette, soit cible des objectifs prĂ©cis Ă  Gaza. Les Gazaouis et l’opinion internationale ont perdu toute illusion sur une quelconque tolĂ©rance de cette armĂ©e qui tire sur tout ce qui bouge, sans raison et en toute circonstance. Peut-on rester insensible aux images (virales) qui nous montrent des enfants tuĂ©s dans leurs habits de l’AĂŻd ? Et ce n’est qu’un exemple cruel parmi d’autres. Le motif des meurtres est le mĂȘme, prĂȘt Ă  l’emploi, rĂ©pĂ©tĂ© en toute circonstance: les «terroristes du Hamas sont infiltrĂ©s dans toutes les couches de la sociĂ©té». L’argument est banalisĂ©, Ă  force d’ĂȘtre utilisĂ©.    

Et que dire et quoi ajouter Ă  ce massacre rĂ©cent Ă  Rafah, oĂč 14 membres d’une Ă©quipe de secouristes de la Protection civile et du Croissant-Rouge ont Ă©tĂ© «exĂ©cutĂ©s». Certains d’entre eux ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s les mains ligotĂ©es, d’autres ont reçu des balles dans la tĂȘte et la poitrine, et ont Ă©tĂ© enterrĂ©s dans des trous profonds pour Ă©viter qu’ils ne soient retrouvĂ©s (dit un communiquĂ© de la DĂ©fense civile). Faut-il rappeler que les Ă©quipes de secouristes bĂ©nĂ©ficient de l’immunitĂ© internationale et sont protĂ©gĂ©es par le droit international humanitaire. Cela dĂ©montre, une fois de plus, que l’occupant sioniste ne connaĂźt pas de ligne rouge et ne respecte ni le droit international ni le droit humanitaire. AĂŻd ou non, pas de sursis : Gaza reste le thĂ©Ăątre de la barbarie et de l’inhumanitĂ©.

AprĂšs cette agression, l’armĂ©e sioniste a reconnu son forfait, elle a jugĂ© ces vĂ©hicules «suspects», nĂ©gligeant que le fait de tirer sur des ambulances, tuant des victimes et leurs sauveteurs est un crime. Ces derniers sont, de l’avis de l’occupant, des terroristes, des soldats du Hamas et des jihadistes ou encore des suspects. Disons-le sans ambages : pour l’Etat sioniste, le peuple palestinien, oĂč qu’il soit, Ă  Gaza ou en Cisjordanie, s’il n’est pas terroriste, il est suspect et
il est avant tout un ennemi Ă  faire disparaĂźtre. Secouristes, ambulanciers, humanitaires, tous coupables, simplement parce qu’ils sont palestiniens. Mais, hĂ©las, il faut avouer que l’entitĂ© sioniste a peu de considĂ©ration et de respect pour le droit international. Elle l’a bafouĂ© des dizaines de fois, dans l’impunitĂ© totale.

AprĂšs ce massacre, Mahmoud Basel, porte-parole de la DĂ©fense civile dans la bande de Gaza, dĂ©clare : Â«Cela a de graves rĂ©percussions, et le monde doit comprendre que ce qui s’est passĂ© Ă  Gaza constitue une violation flagrante du droit international humanitaire». La rĂ©action du boucher de Gaza n’a pas tardĂ©, stimulĂ© par ses carnages de civils qu’il estime comme des victoires militaires, il claironne que «la pression sur le Hamas fonctionne Ă  merveille».  N’en jetez plus !

Légitimité administrative

Encore une fois, le Chef de l’Etat monte au crĂ©neau pour rĂ©affirmer que dans le nouvel esprit de la Constitution, l’utilitĂ© est et restera le seul baromĂštre de la lĂ©gitimitĂ©. Tout doit ĂȘtre mĂ©ritĂ©. C’est dire que dans notre politique actuelle de dĂ©veloppement national, il n’y a plus de place Ă  l’oisivetĂ©, au superflu ou encore Ă  l’inanitĂ©, seuls priment l’engagement, l’efficacitĂ© et la conformitĂ©.

Autant de principes qui doivent impliquer aussi bien les personnes que les instances, structures et autres administrations publiques.

Et c’est bien lĂ  le fond mĂȘme du message du PrĂ©sident de la RĂ©publique lors de son entretien, le 24 mars, avec la Cheffe du gouvernement. Un message qui rappelle que les enjeux de la prochaine Ă©tape sont trop importants pour se laisser aller. La crĂ©ation de richesses, le soutien Ă  la croissance et la garantie d’un dĂ©veloppement durable sont, plutĂŽt et avant tout, une responsabilitĂ© collective.

Ce rappel intervient au moment oĂč certaines structures administratives, tout comme certains responsables, sont devenus, depuis quelque temps, beaucoup plus des charges lourdes pour les finances publiques qu’un appui Ă  notre politique socioĂ©conomique,

La rupture avec cette catĂ©gorie doit ĂȘtre donc, comme le recommande le Chef de l’Etat, non seulement immĂ©diate, mais surtout catĂ©gorique. La prioritĂ© est dĂ©sormais Ă  la mobilisation totale pour servir efficacement les intĂ©rĂȘts stratĂ©giques du pays.

L’appel d’ailleurs Ă  la rĂ©organisation de certaines structures, et mĂȘme Ă  la suppression d’autres, atteste d’un nouveau code de conduite qui, une fois assimilĂ© et bien gĂ©rĂ©, ne manquera pas de permettre Ă  notre Ă©conomie de retrouver rapidement son Ă©quilibre et Ă  notre systĂšme social sa soliditĂ© et son assurance.

Cela est d’autant plus vrai que la nĂ©gligence, l’immobilisme et le manquement aux responsabilitĂ©s ont beaucoup coĂ»tĂ© Ă  l’Etat aussi bien en temps, en qualitĂ© des services qu’en budget. Les multiples et importants projets et autres programmes mis en instance, mal conçus ou carrĂ©ment bloquĂ©s confirment ce diagnostic.

Cette nouvelle orientation retenue est, de ce fait, tout Ă  fait irrĂ©versible pour que l’administration retrouve son sens moral, sa vocation et surtout sa crĂ©dibilitĂ©. Et ce n’est certainement pas un hasard si le PrĂ©sident de la RĂ©publique rappelle que des dizaines de milliers de diplĂŽmĂ©s universitaires et de titulaires de doctorat sont pleinement motivĂ©s et dĂ©terminĂ©s Ă  «contribuer Ă  la libĂ©ration et au dĂ©veloppement de la Nation». Cela laisse entendre, de toute Ă©vidence, que la purge administrative serait imminente et globale, surtout que les exigences, actuelles et futures, sont tellement critiques qu’elles ne permettent plus de gĂąchis.   

L’Etat uni pour une Ă©conomie sociale et harmonieuse

LE volet Ă©conomique, en plus de celui politique, continue Ă  accaparer l’attention et l’intĂ©rĂȘt de l’Etat, tout en privilĂ©giant l’aspect social qui demeure une constante dans toute approche pour le dĂ©veloppement global et durable.

Ces donnĂ©es viennent d’ĂȘtre confirmĂ©es par le PrĂ©sident de la RĂ©publique en rĂ©itĂ©rant, lors de sa rencontre avec la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, la nĂ©cessitĂ© et l’impĂ©ratif de dĂ©passer rapidement toutes les entraves dans l’objectif de concilier, Ă  la fois, crĂ©ation de richesses et justice sociale.

Et dans le cadre de l’unitĂ© de l’Etat et de la synchronisation au sein du pouvoir exĂ©cutif, un Conseil ministĂ©riel restreint (CMR) a Ă©tĂ© tenu Ă  La Kasbah pour mettre au point une sorte de feuille de route destinĂ©e Ă  booster l’économie et Ă  crĂ©er des emplois pour les diplĂŽmĂ©s chĂŽmeurs afin d’amĂ©liorer les conditions de vie des citoyens en gĂ©nĂ©ral.

Le CMR a Ă©tĂ©, par consĂ©quent, consacrĂ© Ă  l’élaboration des grands axes stratĂ©giques en arrĂȘtant certaines mesures, dont notamment le soutien aux entreprises communautaires, la promotion de l’investissement en tant que facteur essentiel de croissance, la concrĂ©tisation de la souverainetĂ© alimentaire et de la sĂ©curitĂ© hydrique, sans oublier l’obligation de rĂ©ussir la transition numĂ©rique et Ă©nergĂ©tique.

Ce vĂ©ritable plan d’action en faveur du dĂ©veloppement Ă©conomique et social est appelĂ© Ă  consolider une situation Ă©conomique marquĂ©e par la rĂ©silience et la pĂ©rennitĂ©, surtout au vu des derniers indicateurs qui virent au vert comme cela est indiquĂ© et confirmĂ© par des chiffres qui ne mentent pas.

En effet, le dernier rapport de la Banque mondiale (BM) relĂšve que la conjoncture Ă©conomique tunisienne connaĂźt, depuis le premier trimestre de 2024, une amĂ©lioration sensible concernant le solde extĂ©rieur, en mĂȘme temps qu’une rĂ©duction de l’inflation, sans oublier les signes Ă©vidents de reprise au sein du secteur agricole ainsi que dans d’autres secteurs clĂ©s, en l’occurrence l’habillement et la construction.

Tout en mettant l’accent sur la nĂ©cessitĂ© d’augmenter les investissements pour soutenir la croissance et renforcer la concurrence, le mĂȘme rapport met en relief l’importance des Ă©nergies renouvelables en tant que secteur dynamique avec des signes clairs de progression grĂące Ă  la mise en Ɠuvre d’un ambitieux programme consistant Ă  rĂ©aliser de sĂ©rieux projets misant sur l’énergie solaire et Ă©lectrique.

Ainsi, en dĂ©pit des dĂ©fis persistants, l’économie tunisienne fait, de plus en plus, preuve de rĂ©silience grĂące Ă  l’émergence de nouvelles opportunitĂ©s offertes par le compter-sur-soi et l’annonce par la BM de sa dĂ©termination Ă  soutenir la Tunisie Ă  gagner les paris en boostant la croissance, l’emploi et la rĂ©alisation d’un dĂ©veloppement harmonieux des secteurs aussi bien public que privĂ©.

Pour un nouveau profil de nos ambassadeurs

Le profil de l’ambassadeur n’est plus ce qu’il Ă©tait et pour cause !Le monde a subi d’incroyables mutations sur tous les plans. L’humanitĂ© elle-mĂȘme a changĂ© de profil ,façonnĂ©e qu’elle est par le numĂ©rique qui a manipulĂ© ses valeurs, ses attentes et ses besoins.

Et les  ambassadeurs dans tout ça ?  Lors de sa rencontre avec le ministre des Affaires Ă©trangĂšres, de la Migration et des Tunisiens Ă  l’étranger le 25 mars, le Chef de l’État a rĂ©affirmĂ© le rĂŽle essentiel des ambassadeurs tunisiens dans la dĂ©fense des intĂ©rĂȘts du pays, soulignant l’importance d’une Ă©valuation continue de leurs performances.

Il a insistĂ© sur le fait que la «bataille de libĂ©ration» menĂ©e Ă  l’échelle nationale doit s’accompagner d’une dynamique similaire sur le plan diplomatique. Une dĂ©cision prĂ©sidentielle ĂŽ combien nĂ©cessaire et qui vise Ă  sortir l’action diplomatique de sa lĂ©thargie. Force est de croire que nos ambassadeurs n’ont pas suivi cette mutation que le monde a subie.

D’autant plus que leurs nominations pendant la dĂ©cennie noire (et c’est un secret de Polichinelle) dĂ©pendait de leurs accointances plutĂŽt que de leurs compĂ©tences. KaĂŻs SaĂŻed a Ă©galement prĂ©cisĂ© que «la crĂ©ation de nouvelles ambassades et la nomination d’ambassadeurs ne sont pas une fin en soi, mais que l’essentiel rĂ©side dans l’impact concret de leur action entre la remise de leurs lettres de crĂ©ance et la fin de leur mission».

Or, la mission de l’ambassadeur n’est pas seulement de veiller au renouvellement des passeports  des Tunisiens Ă  l’étranger. Il s’agit aussi de mettre en valeur notre production culturelle et audiovisuelle, de valoriser le tourisme, de prĂ©parer un terrain favorable pour que les Tunisiens puissent exporter le  «Made in Tunisia» partout dans le monde.

Un producteur français, allemand ou turc  a derriĂšre lui toute une machine dont son ambassade qui lui prĂ©pare le terrain dans tel ou tel pays, et tout se fait dans les bureaux de ces ambassades qui lancent et encouragent leurs produits nationaux.  Ce n’est qu’un  exemple parmi  tant d’autres.  Dans nos rĂ©dactions, nous sommes parfois submergĂ©s par les communiquĂ©s des ambassades Ă©trangĂšres qui participent Ă  l’animation culturelle, Ă  des actions sociales ou Ă©conomiques.

En est-il de mĂȘme pour les ambassades tunisiennes Ă  l’étranger ? Nos ambassades sont restĂ©es hĂ©las des administrations tandis que les mutations actuelles exigent qu’elle soient des «boĂźtes de communication». C’est le point faible sur lequel  le PrĂ©sident  SaĂŻed a mis le doigt lors de sa rencontre avec le ministre des Affaires Ă©trangĂšres en  soulignant qu’il s’agit  de «diversifier des partenariats au service des intĂ©rĂȘts du pays», le tout dans l’indĂ©pendance de la dĂ©cision nationale.   

L’article Pour un nouveau profil de nos ambassadeurs est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Confiance face aux dĂ©fis posĂ©s par le marchĂ© de l’emploi

L’Etat tunisien accorde une importance capitale Ă  l’emploi, notamment des diplĂŽmĂ©s et des jeunes, dans le but Ă©vident de sauvegarder les structures Ă©conomiques et de prĂ©server la paix sociale, tout en consolidant l’option sociale dans la dynamique nationale du pays.

Les autoritĂ©s compĂ©tentes assurent qu’elles tiennent compte de la nouvelle configuration du secteur avec des changements structurels de l’ordre de 20%, soit un taux proche de celui international qui est de prĂšs de 22%, avec une mention spĂ©ciale pour les spĂ©cialistes de l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage automatique qui se trouvent aux premiĂšres loges en matiĂšre d’emplois Ă  forte croissance.

En effet, selon le dernier rapport sur l’avenir l’emploi du Forum Ă©conomique mondial, intitulĂ© “L’avenir de l’emploi, focus sur la Tunisie”, Ă©ditĂ© par l’Institut arabe des chefs d’entreprise (Iace), il ressort que les emplois appelĂ©s Ă  enregistrer une croissance substantielle sont Ă©troitement liĂ©s aux domaines des nouvelles technologies et de la gestion environnementale. Autrement dit, les ingĂ©nieurs spĂ©cialistes du big data, de l’IA, de la cyber-sĂ©curitĂ© et autre robotique.

En outre, la Tunisie se lance, dans le cadre d’une action concertĂ©e avec la Banque africaine de dĂ©veloppement et plusieurs partenaires, dans un vaste programme CAP Emploi en vue de crĂ©er bon nombre d’emplois durables.

Il s’agit, en fait, d’une initiative de financement visant la transformation du paysage de l’emploi dans le pays grĂące Ă  la mise en place d’un workshop de haut niveau regroupant, cĂŽte Ă  cĂŽte, acteurs publics et privĂ©s de l’écosystĂšme de l’entrepreneuriat et des secteurs de l’emploi et de la formation professionnelle.

Il s’agit du premier programme en Tunisie Ă  ĂȘtre axĂ© sur les rĂ©sultats et en vertu duquel les dĂ©caissements ne sont effectuĂ©s que lorsque les rĂ©sultats convenus au prĂ©alable sont atteints. Ce qui revient Ă  dire que tout sera basĂ© sur l’encouragement et le renforcement de la performance.

En plus clair, l’avenir consiste Ă  ce que l’emploi ne soit plus une contrainte, mais plutĂŽt une opportunitĂ© pour tous grĂące Ă  ce CAP Emploi qui ambitionne de libĂ©rer le potentiel et le talent de milliers d’entrepreneurs, en particulier des femmes, comme l’ont assurĂ© les responsables de l’Aneti et le Groupe de la BAD pour l’Afrique du Nord.

Avec ce plan CAP Emploi, l’Etat fournit ainsi une rĂ©ponse concrĂšte aux dĂ©fis structurels auxquels est confrontĂ© le marchĂ© du travail tunisien tout en contribuant Ă  l’émergence de rĂ©elles opportunitĂ©s d’emploi avec des conditions prĂ©servant la pĂ©rennitĂ© et la dignitĂ©, comme ne cesse de l’affirmer le PrĂ©sident de la RĂ©publique.

L’article Confiance face aux dĂ©fis posĂ©s par le marchĂ© de l’emploi est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Le massacre reprend dans l’indiffĂ©rence

Peu de jours aprĂšs la trĂȘve, l’agression a repris de plus belle, les pilonnages intensifs sur Gaza ont repris, alors que la plupart des Palestiniens dormaient ou prĂ©paraient le repas du soir. L’Etat sioniste ne compte pas cesser ses attaques maintenant, mĂȘme si les otages restants sont libĂ©rĂ©s — raison invoquĂ©e par l’occupant pour justifier la reprise des bombardements.

Les dĂ©clarations de Netanyahou n’augurent rien de bon. EmpĂȘtrĂ© dans des scandales de corruption et de malversation, il a menacĂ© la population gazaouie de Â«l’enfer» et ce n’est que le dĂ©but, ajoute-t-il, comme s’il voulait renforcer les mots de son patron, le prĂ©sident Trump. Les derniĂšres frappes ont laissĂ© plus de 700 morts, le chiffre de 50 mille morts est atteint et mĂȘme dĂ©passĂ© (source du ministĂšre de la SantĂ© du Hamas).

L’armĂ©e d’occupation n’épargne ni bĂątiments ni abris. Le dernier bombardement  a visĂ© l’hĂŽpital Nasser Ă  Khan YounĂšs. L’armĂ©e parle «d’une frappe de prĂ©cision», mais la destruction est monumentale, tout un Ă©tage de l’hĂŽpital a Ă©tĂ© dĂ©truit; un bĂątiment de l’ONU est frappĂ© Ă  Gaza, les Nations unies accusent un char de l’armĂ©e occupante. Les bombardements sont «automatiquement» renforcĂ©s et «justifiĂ©s» par le fameux mensonge sioniste: «dĂ©truire des hĂŽpitaux et des Ă©coles uniquement parce qu’ils servent de bases arriĂšre au Hamas», une fabulation devenue ridicule Ă  force d’ĂȘtre ressassĂ©e et plusieurs fois dĂ©mentie. 

Frappes et destructions ont transformĂ© Gaza en un Ă©norme champ de ruines; sa population erre dans les dĂ©combres, sans nourriture, ni mĂ©dicaments, mĂȘme les abris de fortune sont visĂ©s. Il n’y a plus d’eau potable, plus d’électricitĂ©. Gaza, un chaudron infernal de misĂšre humaine oĂč les Palestiniens sont tuĂ©s par centaines, et bientĂŽt par milliers, ou bien contraints de partir pour ne jamais revenir. L’enfer promis par le bourreau n’est pas loin d’ĂȘtre dressĂ©.

La Maison-Blanche a approuvĂ© et encouragĂ© le massacre et le prĂ©sident amĂ©ricain dĂ©nigre les critiques venant de la sociĂ©tĂ© civile et des opposants en les qualifiant d’«antisĂ©mites» qui devraient ĂȘtre criminalisĂ©s et rĂ©duits au silence. Dans le mĂȘme temps, des milliards de dollars d’armes sont envoyĂ©s vers l’Etat sioniste.

Mais les forces sionistes ont des visĂ©es plus grandes pour occuper la Palestine, la Cisjordanie est sous les feux de l’armĂ©e qui, depuis quelques jours, a pris le contrĂŽle de plusieurs maisons et les ont utilisĂ©es comme positions militaires pendant des heures, forçant des familles palestiniennes Ă  quitter leurs foyers. Lundi, Hamdan Ballal, l’un des rĂ©alisateurs palestiniens de No Other Land, Oscar 2025 du meilleur documentaire, a Ă©tĂ© «blessĂ© et ensanglanté» aprĂšs l’attaque d’un «groupe de colons» contre sa maison dans le sud de la Cisjordanie occupĂ©e, rapporte Yuval Abraham, autre rĂ©alisateur du film. Hamdan Ballal a Ă©tĂ© emmenĂ© par les soldats de l’armĂ©e sioniste.  Les agressions exercĂ©es en Cisjordanie le sont aussi dans le Sud-Liban et dans le centre de la Syrie (malgrĂ© une mise en garde de l’Union europĂ©enne). Ces frappes tous azimuts sont impunies (depuis toujours), le maĂźtre de Washington et son bras armĂ© dans la rĂ©gion en ont dĂ©cidĂ© ainsi. Quelles forces institutionnelles les arrĂȘteront ? 

L’article Le massacre reprend dans l’indiffĂ©rence est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

Tourisme : Cap sur le haut de gamme

Le tourisme tunisien, comme on a souvent tendance Ă  le rappeler, continue Ă  apporter un soutien considĂ©rable Ă  l’économie nationale. Il a constituĂ© parfois un bon amortisseur aux chocs conjoncturels en compensant les contre- performances de certains secteurs. En 2024, avec un volume d’environ 10 millions de touristes, notre activitĂ© phare, malgrĂ© une conjoncture toujours complexe, a Ă©tĂ© encore une fois d’un apport considĂ©rable.

Reste que pour la prochaine étape, cette performance, quantitative, ne serait plus suffisante pour répondre aux nouvelles exigences du marché international. Il faut plutÎt chercher des réponses positives au niveau qualitatif, encore timide et loin de la capacité réelle de notre secteur stratégique.

Et ce n’est certainement pas un hasard si la nouvelle dĂ©marche de dĂ©veloppement prĂŽnĂ©e par le PrĂ©sident de la RĂ©publique a fait de la bonne capitalisation du potentiel de nos secteurs Ă©conomiques et de la maximisation de leur valeur ajoutĂ©e une prioritĂ© absolue. Cela dĂ©note, de toute Ă©vidence, une prise de conscience de l’importance de l’enjeu qualitatif dans la garantie d’une performance globale et durable.

Notre tourisme est en mesure de relever un tel enjeu pour peu qu’il s’extirpe, intelligemment, de cette vocation d’ĂȘtre un tourisme de masse, globalement Ă  bas coĂ»ts, et propose une offre alternative plus attractive.

Certes, on assiste depuis quelque temps Ă  une volontĂ© certaine de transiter vers de nouvelles niches, comme l’écologique, mais le rythme est encore assez lent et donc peu consĂ©quent. Une dĂ©faillance Ă  corriger rapidement si l’on ambitionne de maintenir notre rĂ©silience, notamment face Ă  nos concurrents directs.

 Notre secteur touristique a besoin Ă©galement de se doter d’une approche anticipative qui lui permettrait de se rĂ©inventer, de s’aligner sur les nouvelles tendances qui conditionnent, de plus en plus, le marchĂ© international et d’apporter ainsi un changement profond Ă  sa physionomie. 

On pense surtout au tourisme haut de gamme (de luxe) qui ne cesse non seulement de dessiner ses contours mais Ă©galement de les Ă©largir Ă  grande vitesse.

D’ailleurs, selon une Ă©tude internationale, le tourisme de luxe, qui repose sur l’authenticitĂ©, l’exclusivitĂ© de l’offre, la richesse culturelle et le potentiel naturel, est en train de transformer l’Europe avec des recettes annuelles qui oscillent entre 130 Ă  170 milliards d’euros. D’ici 2030 – 2035, ce montant serait de plus de 520 milliards.

Il faut reconnaĂźtre toutefois que la Tunisie n’est pas restĂ©e totalement insensible Ă  ce produit. Il y a eu quelques expĂ©riences, bien rĂ©ussies d’ailleurs, mais elles sont malheureusement isolĂ©es. Or, une offre de cette importance doit absolument ĂȘtre adossĂ©e Ă  une stratĂ©gie bien Ă©laborĂ©e.

Ce qui est certain, c’est que notre pays, qui joue depuis quelque temps la carte de la performance totale, ne tardera pas Ă  accorder Ă  ce produit de prestige l’intĂ©rĂȘt qu’il mĂ©rite pour en faire ainsi son principal atout Ă©conomique.

L’article Tourisme : Cap sur le haut de gamme est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

❌