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Israël, émanation de l’idéologie sioniste suprémaciste et génocidaire, ne recule devant aucun crime pour se débarrasser des Palestiniens et notamment des Gazaouis. Le média israélien +972 Magazine a révélé le plan du gouvernement israélien concernant l’avenir des habitants de Gaza dans l’enclave palestinienne assiégée. Alors que le transfert des Gazaouis vers l’Égypte voulu par le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’a pas abouti jusque-là, l’État hébreu a un plan encore plus radical : un camp de concentration appelé, comble du cynisme, «zone humanitaire».(Ph. Un soldat israélien gardant la clôture entourant la bande de Gaza).
Imed Bahri
Dans son enquête intitulée «La dernière vision d’Israël pour Gaza porte un nom: un camp de concentration», Meron Rapoport révèle qu’Israël a l’intention de forcer les habitants de la bande de Gaza à vivre dans une zone confinée et fermée, les laissant souffrir de faim et de désespoir, après avoir échoué dans ses tentatives pour les déplacer vers l’étranger.
Il y a deux semaines, un texte publié sur X par le journaliste israélien Yinon Magal affirmait que l’armée israélienne avait l’intention de transférer tous les habitants de la bande de Gaza vers une «nouvelle zone humanitaire» aménagée comme un lieu d’habitat fermé. Toute personne y entrant sera contrôlée pour s’assurer qu’il ne s’agit pas de «terroriste» (sic !).
Un plan d’évacuation forcée des Palestiniens
Le journaliste ajoute que l’armée israélienne ne permettrait pas à ceux qu’elle décrit comme des «renégats» de refuser l’évacuation. Rester en dehors de la nouvelle «zone humanitaire» sera considéré comme un acte criminel, précise-t-il.
Ce n’était pas le seul avertissement. Rapoport a également indiqué que le ministre de la Défense Yisrael Katz avait fait allusion à une telle possibilité dans une déclaration faite le même jour en s’adressant à la population de Gaza affirmant qu’il s’agissait du dernier avertissement et que la phase suivante serait beaucoup plus dure. Il a même menacé les Gazaouis en disant: «Vous paierez le prix fort !», ajoutant que l’évacuation des habitants des «zones de combat» reprendrait bientôt.
Dans sa déclaration, Katz disait aussi: «Suivez le conseil du président américain: libérez les otages, expulsez le Hamas et d’autres options s’ouvriront à vous y compris la réinstallation dans d’autres pays pour ceux qui le souhaitent. L’alternative est la destruction et la dévastation totales».
Les similitudes entre les déclarations de Magal et de Katz ne sont pas une coïncidence, a noté Rapoport, ajoutant que même si Magal n’a pas appris le nouveau plan de guerre d’Israël directement de Katz ou du nouveau chef d’état-major de Tsahal, Eyal Zamir, il est raisonnable de supposer qu’il l’a appris par d’autres sources militaires de haut rang.
Dans son enquête, +972 Magazine conclut qu’Israël se prépare à déplacer de force tous les habitants de Gaza par une combinaison d’ordres d’évacuation et de bombardements intensifs, les forçant ainsi à se réfugier dans une zone fermée et peut-être clôturée. Toute personne surprise en dehors de cette zone serait tuée et les bâtiments sur l’ensemble du territoire seraient probablement rasés.
Rapoport explique qu’il n’exagère pas lorsqu’il assimile la «zone humanitaire», selon l’expression de Magal, dans laquelle l’armée a l’intention de confiner les deux millions d’habitants de Gaza, à un «camp de concentration», semblable à ceux dans lesquels les Nazies allemands ont enfermé les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le projet d’établir un camp de concentration à l’intérieur de Gaza n’est pas réaliste dans les circonstances actuelles car peu de Gazaouis seraient prêts à partir même sous des bombardements continus et parce qu’aucun pays n’accepterait un afflux aussi massif de réfugiés palestiniens sur son territoire, souligne Rapoport.
Un objectif totalement irréaliste
Pour qu’un «départ volontaire» réussisse, comme le souhaitent les responsables Israéliens, et permette ainsi l’annexion des terres palestiniennes et le rétablissement des colonies juives dans la bande de Gaza, il faudrait évacuer au moins 70% de la population de Gaza, soit plus de 1,5 million de personnes. Cet objectif est totalement irréaliste compte tenu des circonstances politiques actuelles tant à Gaza que dans le monde arabe.
Israël reste donc piégé par sa propre politique à l’égard de la bande de Gaza. Jusqu’en octobre 2023, la vision des services de sécurité était de contenir les Palestiniens à Gaza où ils pourraient être surveillés et contrôlés plutôt que de les disperser dans toute la région. Cela explique pourquoi l’occupant israélien n’a pas cherché à forcer la population à quitter la bande pendant les 17 années de blocus.
En effet, jusqu’au début de la guerre, quitter Gaza était extrêmement difficile et coûteux et n’était accessible qu’aux Palestiniens riches et disposant de relations auprès des ambassades étrangères à Jérusalem ou au Caire pour obtenir un visa.
La vision israélienne concernant Gaza semble désormais passer d’un contrôle externe à un contrôle complet puis à l’expulsion et à l’annexion. Cependant, l’enquête de +972 Magazine souligne que la résolution du problème de Gaza ou de la question palestinienne dans son ensemble sur la base de l’expulsion de tous les habitants de Gaza de leurs maisons et leur transfert hors de la bande de Gaza ne peut pas être obtenue comme l’espèrent les extrémistes du gouvernement israélien tels que le ministre des Finances Bezalel Smotrich et celui de la Défense Yisrael Katz.
Leur plan semble être de confiner d’abord la population dans une ou plusieurs enclaves puis de laisser la famine et le désespoir les anéantir, en voyant Gaza complètement détruite, leurs maisons rasées et leurs enfants sans présent ni avenir. Ils espèrent voir les Palestiniens eux-mêmes chercher à émigrer et forcer les pays arabes à les accepter.
Le gouvernement et l’armée israéliens peuvent croire que le «départ volontaire» des habitants de Gaza effacera les crimes sionistes et qu’une fois que les Palestiniens auront trouvé un avenir meilleur ailleurs, ces crimes seront oubliés. Wishful Thinking que ne partage pas Rapoport, qui estime que le déplacement forcé de deux millions de personnes est pratiquement impossible et que les méthodes qu’Israël pourrait utiliser pour mettre en œuvre son plan pourraient conduire à des crimes encore plus graves.
L’économie américaine se trouve aujourd’hui à un point de rupture historique. Entre une dette fédérale vertigineuse, des taux d’intérêt élevés, un déficit budgétaire hors de contrôle et une inflation persistante, les marges de manœuvre de la première puissance mondiale s’amenuisent. Incapable de corriger ses déséquilibres par les outils budgétaires classiques, l’administration Trump serait tentée de recourir à des leviers monétaires non conventionnels : affaiblissement volontaire du dollar, restructuration sélective de la dette, voire lancement d’un crypto-dollar souverain. Mais ces choix — aux implications géopolitiques majeures — feraient peser un risque systémique inédit sur l’économie mondiale, en particulier sur celles des pays du Sud Global.
Yahya Ould Amar *
Ce basculement stratégique, inspiré de l’héritage du Plaza Accord, signale une redéfinition potentielle de l’ordre économique global, dans un climat politique américain profondément fragmenté, où la cohérence doctrinale et la discipline institutionnelle font défaut.
La conjonction d’un niveau élevé des taux d’intérêt, d’une inflation persistante et d’un endettement public historique — évalué à 36 500 milliards de dollars, dont 28 900 milliards arriveront à échéance au cours du mandat de Trump — réduit drastiquement la flexibilité budgétaire de l’administration américaine.
À ce fardeau s’ajoutent un déficit annuel de près de 1900 milliards de dollars et une charge d’intérêt estimée à près de 900 milliards de dollars par an. Or, avec un taux d’intérêt moyen actuel sur la dette fédérale de 2,7 %, la dette arrivant à maturité devra être refinancée à des conditions moins favorables, à des taux dépassant les 4%. Cette dynamique entraînera une hausse mécanique du service de la dette, qui pourrait passer de 900 milliards à plus de 1500 milliards de dollars par an dans les toutes prochaines années, exacerbant le risque d’effet boule de neige sur les finances publiques.
Economie sous contrainte, géopolitique sous pression
Dans ce contexte, les choix politiques, économiques et géostratégiques de Washington seront nécessairement subordonnés à une contrainte de soutenabilité budgétaire croissante, forçant l’administration Trump à arbitrer entre stabilité financière, ambition géopolitique et impératifs de croissance.
Certes, un ratio d’endettement public avoisinant aujourd’hui les 130% du PIB ne constitue pas, en soi, un facteur déclencheur immédiat de crise dans un monde où le dollar demeure la principale monnaie de réserve et où la demande pour les obligations du Trésor américain reste soutenue. Ce seuil ne devient véritablement critique qu’au-delà de 250%, niveau à partir duquel la confiance des marchés, à l’égard des États-Unis, pourrait vaciller, compliquant le financement des déficits et contraignant la Federal Reserve (FED) – la Banque centrale américaine – à des choix douloureux entre inflation, croissance et stabilité monétaire.
À ces vulnérabilités économiques majeures s’ajoutent des contraintes institutionnelles structurelles et une incertitude politique grandissante, nourrie par le caractère encore incertain des résultats de la politique économique menée à l’approche des élections de mi-mandat, prévues dans un an et huit mois. Ce scrutin, qui renouvellera l’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants ainsi qu’un tiers des 100 sièges du Sénat, pourrait profondément reconfigurer les équilibres du pouvoir législatif et, partant, la capacité de l’exécutif à mettre en œuvre son agenda.
Le président Trump ne dispose ni d’un contrôle effectif sur le Congrès (élection de John Thune à la tête des sénateurs républicains, au détriment de Rick Scott, le préféré de Trump), ni d’un ascendant incontesté sur l’ensemble de son parti, limitant de facto sa capacité à abroger des textes structurants tels que l’Inflation Reduction Act – IRA (de nombreux États républicains bénéficient directement des investissements de l’IRA).
Cette fragilité politique est aggravée par une équipe économique fragmentée, où coexistent sans cohérence doctrinale des profils technocratiques, des faucons protectionnistes et des représentants des intérêts financiers de Wall Street.
En l’absence de vision stratégique unifiée en raison des clivages idéologiques et d’un pilotage institutionnel stabilisateur, les orientations économiques de l’administration Trump pourraient non seulement accentuer la volatilité macroéconomique dans le monde, mais aussi perturber l’équilibre financier international, dans un contexte où la prévisibilité et la cohérence des politiques publiques deviennent des actifs critiques.
La doctrine Trump : vers un affaiblissement monétaire assumé
Face à la dérive de l’endettement, les réponses classiques – relèvement des impôts, réduction des dépenses discrétionnaires, retour à une stricte discipline budgétaire – apparaissent insuffisantes, voire inopérantes. Le total des recettes fiscales fédérales s’élève à environ 5 000 milliards de dollars par an, un niveau structurellement insuffisant au regard des besoins budgétaires actuels. Même en envisageant une hausse théorique de 50% des impôts, hypothèse économiquement irréaliste et politiquement inapplicable, le déséquilibre fondamental des finances publiques américaines ne serait pas résorbé.
Faute de marges budgétaires et conscient de la position centrale du dollar dans l’ordre monétaire international offrant une latitude unique dont aucun autre pays ne dispose, l’attention de l’équipe économique de Trump se déplace alors vers les leviers monétaires et commerciaux.
Dans la vision qui semble se dessiner, Trump attribue l’érosion de l’économie américaine à un dollar structurellement surévalué, conséquence directe de son statut de monnaie de réserve mondiale, qui attire les capitaux internationaux mais pénalise la compétitivité industrielle des États-Unis. Ce déséquilibre, amplifié selon lui par les subventions injustes accordées à l’industrie dans des pays comme la Chine, aurait conduit à la désindustrialisation, à l’explosion des importations et à la perte d’emplois — un diagnostic qu’il conviendrait toutefois de nuancer : le taux de chômage américain demeure proche de 4%, soit un quasi plein emploi, et l’économie regorge d’emplois de qualité dans les secteurs non industriels à haute valeur ajoutée notamment les technologies de pointe.
À cela s’ajoute, dans sa lecture, le rôle stratégique des États-Unis en tant que garant de la sécurité mondiale, qui engendre un fardeau militaire croissant, financé par une dette publique soutenable uniquement grâce à la primauté du dollar.
Dans ce cadre, Trump considère qu’un affaiblissement volontaire du dollar, combiné à une limitation des importations et à un rééquilibrage du partage des dépenses de défense avec les alliés, permettrait de restaurer l’appareil productif national. Ceux qui refuseraient ces nouvelles règles du jeu seraient, selon cette doctrine, privés de la protection sécuritaire américaine.
Cependant, cette analyse fondée sur la seule appréciation du dollar apparaît aujourd’hui discutable. Si le billet vert a connu d’importantes fluctuations, l’indice du dollar (DXY), mesuré face à un panier de six grandes devises, se situe actuellement autour de 104, un niveau déprécié par rapport à celui de janvier 1971, où il culminait à 120.
Dévaluer pour dominer : l’héritage du Plaza
Cette vision n’est pas sans rappeler l’Accord du Plaza de 1985, lorsque les États-Unis, rejoints par la France, le Japon, l’Allemagne de l’Ouest et le Royaume-Uni, avaient coordonné leurs efforts pour provoquer une dépréciation du dollar, jugé alors excessivement fort. Ce précédent historique résonne aujourd’hui avec une acuité particulière, tant il semble offrir une grille de lecture intellectuelle aux orientations actuelles de la politique économique et stratégique américaine. L’affaiblissement délibéré du dollar, loin d’être une simple tactique conjoncturelle, s’inscrit de plus en plus clairement dans une doctrine cohérente visant à restaurer la compétitivité industrielle, rééquilibrer les charges géopolitiques et redéfinir les rapports de force commerciaux et sécuritaires.
Dans le contexte actuel de marchés financiers hautement interconnectés et dominés par des acteurs privés, tenter de piloter le niveau du dollar via une intervention concertée ou unilatérale serait infiniment plus complexe qu’à l’époque du Plaza Accord où la majorité des monnaies étaient encore administrées par les banques centrales et les marchés financiers jouaient un rôle beaucoup plus marginal dans les économies.
Pour mémoire, le volume des transactions sur le seul marché des changes équivaut, en à peine deux semaines, à l’intégralité du produit intérieur brut mondial annuel. Ce simple ordre de grandeur illustre à quel point les États ou banques centrales, malgré leur puissance nominale, pèsent peu face à la profondeur, la vitesse et la masse de feu des marchés financiers internationaux. Toute tentative de manipulation monétaire ou d’intervention unilatérale s’y heurte à des dynamiques systémiques largement hors de portée du contrôle public.
Les droits de douane
Les droits de douane instaurés par l’administration Trump apparaissent vraisemblablement comme le prélude à une stratégie plus large visant à refaçonner l’économie par le biais d’une dévaluation progressive du dollar, amorcée dès son arrivée au pouvoir. En combinant un retrait méthodique des engagements multilatéraux, des pressions accrues sur les partenaires traditionnels — notamment européens, canadiens, mexicains — ainsi que des incitations fiscales ciblées en faveur de l’investissement productif domestique, Trump initie une dynamique de désaffection relative envers le dollar.
Vers une restructuration de la dette américaine?
Dans ce contexte, une mesure encore hypothétique mais de plus en plus discutée à Washington serait une restructuration explicite de la dette publique américaine. Celle-ci pourrait prendre la forme, entre autres, d’une taxation des coupons obligataires perçus par les non-résidents, d’une réduction unilatérale des taux faciaux des obligations du Trésor américain. Une telle évolution remettrait en cause l’intégrité perçue d’un pilier central de l’architecture financière mondiale : la dette souveraine américaine, dont moins d’un tiers est actuellement détenue par des entités étrangères, mais qui demeure le principal actif de réserve à l’échelle planétaire. Le risque majeur réside dans le reflux des capitaux étrangers hors des Titres du Trésor qui provoquerait une hausse brutale des taux d’intérêt américains, se répercutant instantanément sur les taux de référence internationaux.
Dans la logique doctrinale de l’équipe Trump, une telle restructuration de la dette publique ne pourrait qu’être suivie d’une intervention massive sur les marchés des changes. Faute de consensus international, notamment avec les alliés et partenaires des Etats-Unis, la stratégie américaine pourrait alors basculer vers des mesures unilatérales coercitives, visant à restreindre les flux de capitaux entrants ou à taxer les achats étrangers de titres du Trésor américain. Si de telles actions contribueraient mécaniquement à affaiblir le dollar, elles exerceraient en revanche une pression haussière sur les taux d’intérêt américains, allant à rebours des objectifs de relance économique et de soutenabilité budgétaire.
Une autre option envisagée serait d’imposer aux détenteurs étrangers une conversion forcée de leurs titres en obligations du Trésor à très longue maturité — 50 ou 100 ans —, peu liquides, mais adossées à des lignes de swap de court terme mises en place par la Réserve fédérale (FED). Ce mécanisme, reposant sur des accords bilatéraux entre la FED et d’autres banques centrales, permettrait à ces dernières d’obtenir des dollars contre leur propre monnaie, avec engagement de rachat à une échéance convenue, au même taux de change, majoré d’un intérêt. Cette architecture viserait à lisser les tensions de liquidité, tout en forçant une extension de la duration de la dette détenue par les non-résidents.
Un fonds souverain pour peser sur la valeur du dollar
Parallèlement, l’administration pourrait également envisager la création d’un fonds souverain américain, financé par endettement ou réallocation budgétaire, dont l’objectif serait de procéder à des achats massifs d’actifs étrangers pour peser structurellement sur la valeur du dollar. Ce levier financier pourrait être combiné à des instruments de pression géopolitique — notamment tarifaires ou militaires — pour inciter, voire contraindre, des partenaires stratégiques tels que l’Europe, le Canada, le Japon, Taïwan, la Corée du Sud ou l’Arabie Saoudite à souscrire à des titres de dette à très long terme – 50 ou 100 ans.
L’inflation comme outil d’érosion discrète
Moins visible mais historiquement redoutablement efficace, l’approche qui consisterait à laisser l’inflation autour de 4% éroder progressivement la valeur réelle des dettes. Cette stratégie peut être pilotée de manière indirecte par des choix politiques : en exerçant une pression sur la Réserve fédérale pour qu’elle baisse ou limite les relèvements de taux, en nommant des gouverneurs favorables à une politique monétaire accommodante, et en façonnant un discours public centré sur la croissance et l’emploi. Trump a déjà demandé à la FED de faire baisser son taux directeur (Federal Funds Rate).
Monnaie digitale adossée aux titres du Trésor à échéance
Plus audacieuse, mais porteuse d’un potentiel stratégique considérable, l’introduction d’une monnaie digitale souveraine américaine adossée aux titres du Trésor à maturités longues : 50 ou 100 ans – un crypto-dollar officiel – représenterait une véritable innovation de rupture dans l’ordre monétaire international.
Conçue comme un instrument exclusivement garanti par la dette fédérale à très long terme, et accessible aux banques centrales étrangères via un réseau sécurisé, cette devise numérique consoliderait le rôle des obligations du Trésor sur 50 ou 100 ans en tant que collatéral de référence à l’échelle mondiale. Un tel dispositif constituerait un levier inédit de projection de la puissance monétaire américaine à l’ère numérique.
Dollar faible entre soulagement géopolitique et risque systémique
Toutefois, affaiblir significativement le dollar reviendrait sans doute à un renchérissement des prix à l’importation aux Etats-Unis mais aussi à une remontée brutale des taux d’intérêt domestiques avec un risque systémique de panique des marchés financiers s’ils venaient à douter de la solvabilité ou de la fiabilité du Trésor américain. Une telle rupture de confiance dégraderait profondément la crédibilité du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale et rendrait à terme insoutenable le service de la dette fédérale.
Certes, ces scénarios comportent des risques majeurs mais l’histoire économique est sans appel : les grandes crises systémiques surviennent non parce qu’aucune solution n’existe, mais parce que les dirigeants refusent d’embrasser la complexité et d’agir à temps. L’inaction équivaudrait à exposer l’économie mondiale à une crise évitable, dont le fardeau pèserait de manière disproportionnée sur les pays les plus vulnérables. Mais comment espérer bâtir un consensus international équilibré lorsque l’administration américaine actuelle récuse les principes mêmes du multilatéralisme?
Enfin, une politique américaine visant à affaiblir le dollar s’accompagnerait vraisemblablement d’un apaisement des tensions géostratégiques, notamment en mer de Chine ou au Moyen-Orient, afin de maintenir un climat de faible risque systémique.
En évitant de déclencher un effet refuge vers leurs propres actifs, les États-Unis chercheraient à limiter l’appréciation involontaire de leur monnaie. Si le coût d’une telle stratégie est porté à l’échelle globale, ses retombées, dans cette perspective, pourraient paradoxalement favoriser la stabilité internationale et contribuer à une forme de paix systémique, au moins temporairement.
Choc pour les économies du Sud Global
Si la vision de Trump, stratégiquement plausible, venait à concrétiser une politique américaine d’affaiblissement coordonné ou pas du dollar, les économies du Sud Global seraient en première ligne. Loin d’être un simple ajustement monétaire, ce projet représenterait une rupture majeure dans l’architecture économique mondiale, dont les conséquences se feraient sentir bien au-delà des frontières américaines.
La dépendance structurelle des économies du Sud au dollar — en tant que monnaie de facturation, d’endettement et de réserve — les rend particulièrement vulnérables à toute dévaluation du billet vert. Une telle évolution provoquerait une appréciation artificielle de nombreuses monnaies locales, détériorant leur compétitivité à l’export et réduisant la valeur réelle des réserves en dollars des pays. Dans les pays fortement dollarisés, cela se traduirait par une instabilité monétaire aiguë, une pression accrue sur les taux de change et des sorties de capitaux déstabilisatrices.
Resserrement financier au détriment du développement
En parallèle, l’un des axes clés de cette vision reposerait sur l’éviction des investisseurs étrangers des obligations du Trésor américain pour faire baisser la demande en dollar, via des mesures fiscales ou réglementaires. Ce retrait forcé ferait mécaniquement grimper les taux d’intérêt américains, avec un effet domino immédiat sur les taux mondiaux. Pour les pays en développement, cela signifierait un accès plus coûteux et plus restreint aux marchés internationaux de capitaux, une contrainte budgétaire renforcée, et des arbitrages douloureux entre service de la dette et investissement dans les priorités nationales.
À cela s’ajouteraient les retombées d’un climat commercial globalement plus conflictuel, caractérisé par le retour aux logiques bilatérales, les mesures de rétorsion et la fragmentation des chaînes d’approvisionnement — autant de facteurs qui affaibliraient l’intégration des pays du Sud dans le commerce mondial.
Fragmentation monétaire et recul du multilatéralisme
Enfin, au-delà de l’impact financier immédiat, la vision de Trump remettrait profondément en question les fondements du multilatéralisme économique. En substituant aux règles collectives une logique de rapports de force, les États-Unis fragiliseraient davantage encore des institutions déjà sous tension, comme l’OMC, le FMI ou la Banque mondiale — précisément celles où les pays du Sud peuvent encore faire entendre leur voix. Sur le plan monétaire, la perte de confiance dans le dollar pourrait contraindre ces pays à diversifier leurs ancrages, sans qu’aucune alternative crédible (euro, yuan, monnaies régionales) ne soit véritablement prête. Ce processus, s’il est précipité, risque d’aboutir à une fragmentation monétaire désordonnée, propice aux crises de change et à l’érosion des régulations financières nationales.
Stratégie de positionnement
Au-delà de la sphère diplomatique, la réponse du Sud Global doit être financièrement structurante. Il s’agit d’accélérer la diversification des ancrages monétaires par la mise en place de mécanismes régionaux robustes : paniers de devises pour le commerce intra-Sud, fonds de réserves multilatéraux, et accords de swap entre banques centrales du Sud.
Simultanément, le développement de marchés de capitaux régionaux devient un levier indispensable pour réduire la dépendance au dollar : cela implique le renforcement des bourses régionales, la création ou la consolidation d’agences de notation indépendantes, et un soutien accru aux banques publiques de développement. Cette stratégie vise à accroître la souveraineté financière, à amortir les chocs liés à la hausse des taux internationaux, et à offrir aux économies du Sud une capacité de financement endogène, plus prévisible et mieux adaptée à leurs priorités structurelles. Il s’agit de bâtir une architecture économique plus résiliente, fondée sur la coopération Sud-Sud, l’innovation monétaire et la réduction des asymétries systémiques.
En somme, la doctrine émergente autour d’un dollar affaibli, d’un repli fiscal et d’un désengagement multilatéral marque une rupture avec l’ordre économique qui a prévalu depuis l’après-guerre. Si cette stratégie offre, à court terme, une illusion de réindustrialisation et de souveraineté budgétaire, elle ouvre en réalité la voie à une instabilité financière accrue, à une fragmentation monétaire mondiale et à une remise en cause des équilibres multilatéraux.
Pour les économies du Sud Global, l’enjeu est vital : il ne s’agit plus seulement de s’adapter, mais de construire une réponse proactive et coordonnée, afin de préserver leur souveraineté économique et d’éviter d’être les victimes collatérales d’une nouvelle ère de désordre financier international.
L’ICT Africa Summit 2025 se tiendra du 21 au 23 avril 2025 au Palais des Expositions d’Alger, Pavillon A, Safex, Algérie. Cette édition du salon marque la convergence historique de trois événements majeurs : le Digital Africa Summit, ICT Maghreb et Alvetic.
Cette synergie crée une plateforme pour l’innovation, la collaboration et la transformation numérique en Afrique. Les participants découvrent les dernières innovations technologiques, rencontrent des leaders de l’industrie et des startups prometteuses, explorent les opportunités de partenariat et d’investissement et prennent part à des conférences de haut niveau, des ateliers et des sessions de réseautage.
Cette année, grâce au B2B Lab, la plateforme intelligente de matchmaking B2B, ils peuvent avoir des rencontres professionnelles intéressantes, trouver des partenaires pour développer leur business, planifier des rendez-vous d’affaires qualifiés avant et pendant l’événement, rencontrer d’autres participants dans l’espace B2B dédié pour maximiser leur présence et leurs opportunités commerciales.
L’ambassade des États-Unis en Tunisie a publié un communiqué ce mercredi 2 avril 2025, adressé aux demandeurs de visa, leur recommandant d’éviter de recourir à des intermédiaires et de payer des frais supplémentaires.
Dans le cas où les informations figurant sur la demande de visa s’avèrent fausses (comme le numéro de téléphone du demandeur ou son adresse e-mail), l’ambassade se réserve le droit d’annuler le rendez-vous en question.
Les demandeurs de visas sont responsables de l’exactitude et de la véracité des informations figurant dans leur demande, souligne l’ambassade.
L’auteur de cet article, un économiste spécialiste en théorie monétaire et expert international, considère que la dernière décision prise par la Banque centrale de Tunisie (BCT) de réduire son taux directeur de 50%, va certes dans le bon sens, mais est de loin trop timide pour provoquer une reprise de confiance des investisseurs et une véritable bouffée d’oxygène pour les opérateurs économiques. L’article se termine par la proposition de mesures monétaires choc afin de relancer la croissance économique et sortir l’économie du marasme qu’elle connaît depuis plusieurs années. Son analyse, objective et basée sur les enseignements de la science économique, ne présage rien de bon si un tel électrochoc d’ordre monétaire n’est pas décidé dans les plus brefs délais, y compris s’il le faut par un décret présidentiel, pour remettre l’économie tunisienne sur les rails de la croissance économique et de la création d empois et de richesses.
Dr. Sadok Zerelli
Tous les opérateurs économiques, mêmes des observateurs et experts comme moi-même, attendaient avec impatience que la BCT se décide enfin à desserrer l’étau qu’elle maintenait sur les opérateurs économiques avec un taux directeur qu’elle a augmenté à huit reprises depuis la promulgation de la loi de 2016 qui lui accorde l’autonomie de décision, et l’a porté jusqu’à 8%, niveau auquel il se situe depuis deux ans. Ni la nomination d’un nouveau gouverneur, qui n’a fait que reconduire la politique de son prédécesseur, ni les pressions exercées par le Président de la République lui-même qui, bien que juriste de formation, a bien compris le caractère nocif d’un taux directeur aussi élevé et l’inefficacité de la politique monétaire menée par la BCT, sous le prétexte de lutter contre l’inflation, n’y ont rien fait
Finalement, la montagne a accouché d’une souris et la BCT a bien voulu baisser son taux directeur de 50%, le ramenant de 8% à 7,5%, comme si cette baisse infime va changer grand-chose dans le comportement des agents économiques et permettre de relancer les investissements, la création d’emplois et la croissance économique qui stagne depuis plusieurs années entre 1% et 2%, justement depuis que la BCT mène cette politique monétaire très restrictive basée sur une spirale d’accroissement de son taux directeur, dans l’espoir d’arriver à maîtriser l’inflation, objectif qu’elle a lamentablement échoué à atteindre puisque celle-ci avait plafonné à 11,3% et qu’elle demeure encore aujourd’hui relativement élevée (7% en 2024, pour un taux de croissance du PIB qui n’a pas dépassé 1,4% pour la même année, soit une baisse du pouvoir d’achat général et du niveau de vie de la population de 5,6% pour cette seule année).
Plus décevant encore est le fait que la BCT a baissé par le même communiqué le taux de rémunération de l’épargne de 50% aussi, le ramenant de 7% à 6,5% et annihilant ainsi du même coup le peu d’effet que pourrait avoir la baisse de 50% de son taux directeur.
En tant qu’économiste universitaire ayant enseigné pendant des années la théorie monétaire et expert international ayant plus de vingt ans d’expérience dans une trentaine de pays africains pour le compte de grands bailleurs de fonds (BAD, BEI, Banque Mondiale, UE…), je dénonce dans le présent article la timidité voire l’inefficacité de cette décision pour relancer les investissements et sortir l’économie nationale de sa torpeur et je propose à la fin de mon analyse les mesures choc d’ordre monétaire qu’il faudrait prendre, à mon avis, pour provoquer un véritable soubresaut et remettre notre économie sur le chemin de la croissance et de la création d’emplois et de richesses.
En introduction, je voudrais faire remarquer à l’attention de mes fidèles lecteurs et lectrices qui ont déjà lu un ou plusieurs de mes précédents articles sur ce même sujet (au moins une bonne quinzaine publiés depuis trois ou quatre ans dans Kapitalis) que la plupart des idées et arguments que je présente dans le présent article ne sont pas vraiment nouveaux, mais quitte à me répéter, j’en reprends un certain nombre pour argumenter le présent article et convaincre les plus sceptiques et les plus hauts responsables du pays de l’inefficacité et de la nuisance de la politique monétaire que la BCT mène depuis 2016, et de la pertinence des mesures que je propose à la place.
Pour la facilité de compréhension de mon analyse, je vais la présenter, dans le langage le plus simple et accessible au grand public, idée par idée ou argument par argument.
Argument 1 / La première fonction d’un Institut d’Emission est de financer l’activité économique
Fixer et inscrire dans le statut même de la BCT que sa première mission est la lutte contre l’inflation comme l’ont fait les députés qui ont élaboré et voté cette loi de 2016 est une preuve de leur ignorance totale des enseignements de la science économique et des mécanismes de base de financement d’une économie. Je leur rappelle que la théorie monétaire est une discipline universitaire qui s’enseigne dans toutes les facultés de sciences économiques du monde et dont certains spécialistes ont obtenu le prix Nobel en économie pour leurs travaux de recherche dans ce domaine. Ne s’improvise pas économiste qui veut, surtout spécialiste en économie monétaire, une des disciplines parmi les plus complexes et difficiles de la science économique, en particulier nos ex-législateurs en herbe.
Ces ex-députés amateurs en politique auraient dû savoir que la première responsabilité de la BCT est d’abord de veiller à la solvabilité de l’ensemble du système bancaire (en imposant à chaque banque de détenir un minimum de réserves obligatoires pour faire face à des demandes de retraits de dépôts), ensuite de mettre à la disposition de l’ensemble des agents économiques, y compris l’Etat, assez de liquidités pour leur permettre de financer leurs activités à travers ce qu’on appelle le processus de refinancement des banques commerciales (achat et vente de titres de créance publics et privés sur le marché monétaire, ce qu’on appelle des opérations d’open market). Sa responsabilité dans la lutte contre l’inflation n’arrive qu’en troisième position et se limite au contrôle de la masse monétaire en circulation et la fixation du taux directeur qui sert de base de calcul du taux du marché monétaire (TMM) qui lui-même sert de base de calcul des taux d’intérêt débiteurs que les banques appliquent à leurs clients (TMM + une marge bénéficiaire de 4 à 5 points selon les banques, soir 12 à 13% pour un taux directeur de 8%).
En matière de politique monétaire, ce qui est fondamental de savoir et que les responsables de notre banque centrale semblent ignorer, est que le taux directeur d’une banque centrale est LA variable de base qui détermine l’équilibre macroéconomique général dans une économie, en assurant l’équilibre simultané sur le marché des biens et services (tel que l’épargne est égale à l’investissement) et l’équilibre sur le marché monétaire (tel que l’offre de monnaie est égale à la demande de monnaie). Selon le niveau du taux directeur de la banque centrale, cet équilibre général peut correspondre à un équilibre de plein emploi sans chômage ou un équilibre de sous-emploi avec chômage involontaire, comme c’est le cas en Tunisie où la croissance économique n’a jamais été aussi faible et le chômage aussi élevé que depuis que la BCT a enclenché cette spirale infernale et stupide d’accroissement de son taux directeur (Je renvoie à ce sujet les responsables de notre BCT aux travaux de recherche et au modèle du type keynésien IS/LM développé par Hicks et pour lesquels il a reçu le Prix Nobel en économie).
Argument 2 / L’inflation n’est pas seulement un phénomène monétaire
Il n’est pas nécessaire d’être un éminent économiste ni l’un de ces «professeurs des universités» en sciences économiques qui n’ont que le titre et qui ne publient jamais aucun article, pour savoir qu’il existe quatre causes principales d’inflation, sur trois desquelles le taux directeur de la BCT ne peut avoir aucun effet. Cette réalité explique pourquoi, malgré les huit accroissements successifs auxquels la BCT a procédé depuis sept à huit ans jusqu’à le porter 8% depuis deux ans, celle-ci n’a jamais réussi à la ramener au niveau où elle était avant l’adoption de la loi de 2016 (4%) et l’inflation reste élevée encore aujourd’hui (7% pour 2024, après avoir atteint même 11,3% en 2022/2023).
Je dois faire remarquer à ce sujet que la baisse relative de l’inflation qu’on enregistre depuis deux ans n’est pas due au succès de la politique monétaire du taux directeur, comme les responsables de la BCT s’en vantent, mais à baisse de la demande intérieure en raison du blocage des salaires et de la baisse du pouvoir d’achat d’un côté, et de la détente des cours du pétrole et des matières premières sur le marché international de l’autre.
La première cause de l’inflation en Tunisie est le déséquilibre entre l’offre et la demande sur chacun des marchés de biens ou services. Lorsque l’offre globale (production locale plus importations,) diminue ou reste stable, alors que la demande globale (consommation intérieure plus exportation) augmente, les prix s’élèvent pour ajuster l’offre à la demande.
Ce phénomène est aggravé par l’opacité des circuits de distribution et les spéculateurs qui y sévissent à tous les niveaux.
Compte tenu du stress hydrique en Tunisie, de la baisse de la production agricole et des contraintes d’importations posées par la BCT pour préserver les réserves en devises pour pouvoir payer les échéances de la dette extérieure, on peut considérer que cette première cause est responsable d’au moins 30% ou 40% de l’inflation globale, sur laquelle le niveau du taux directeur ne peut avoir aucun effet.
Pire, en rendant le crédit plus cher pour les entreprises qui veulent investir et accroître leur production pour satisfaire la demande, on peut accuser cette politique du taux directeur élevé de générer et alimenter l’inflation au lieu de la combattre.
La deuxième cause de l’inflation est celle importée à travers notre commerce extérieur et qui est dû à l’accroissement des cours du pétrole et certaines matières premières et produits agricoles sur le marché international, aggravé par la dépréciation lente et continue du taux de change du dinar, qui est une résultante directe du déficit de notre balance des paiements.
Il est évident que le taux directeur de la BCT est impuissant pour lutter contre cette deuxième source de l’inflation qui est loin d’être négligeable compte de tenu de la grande ouverture de notre économie
La troisième cause est l’accroissement des coûts de production des entreprises, salaires, matières premières, taxes, etc. Là encore, en augmentant les taux d’intérêt et les charges de financement des entreprises les obligeant à les répercuter sur leurs prix de vente si elles ne veulent pas faire faillite, on peut accuser la politique du taux directeur élevé de la BCT de contribuer à créer de l’inflation au lieu de la combattre.
Il ne reste donc plus à mon sens que 10 ou 20% d’inflation qui est d’origine strictement monétaire que la BCT pourrait combattre en augmentant son taux directeur dans l’espoir que cela va réduire les crédits accordés par les banques et donc la masse monétaire en circulation, si les conditions de réussite de cette politique sont remplies, ce qui est loin d’être le cas comme je vais l’expliquer par la suite.
Argument 3 / Les conditions de réussite d’une politique de type monétariste ne sont pas réunies en Tunisie
L’ex-Gouverneur, qui est à l’origine de la loi d’indépendance de la BCT et qui l’a dirigée jusqu’à son remplacement il y moins d’un an, a appliqué sur recommandation du FMI (selon ses dires) et probablement sans le savoir (encore moins pour le nouveau qui n’est même pas un économiste spécialiste en économie monétaire mais en économie de l’énergie) une politique monétaire de type monétariste basée sur les enseignements de la théorie quantitative de la monnaie dont le chef de file est l’Américain Milton Friedmann.
Cette théorie repose sur une fameuse «Equation de Cambridge» qui stipule que lorsque la masse monétaire en circulation baisse suite à une augmentation du taux directeur (ou des réserves obligatoires imposées aux banques, une autre politique monétaire alternative), le niveau général des prix baisse automatiquement pour le même niveau de la production (PIB) si la vitesse de circulation de la monnaie reste constante à court terme (nombre de fois où un dinar change de mains durant une période de temps donnée,)
Or, en Tunisie cette condition fondamentale pour la réussite d’une politique monétaire de type monétariste n’est pas remplie à cause de l’importance du secteur informel ou de ce qu’on appelle l’économie souterraine (54% du PIB selon certains experts) où le volume et le nombre de transactions s’accroît à chaque fois que la BCT élève son taux directeur, obligeant davantage d’opérateurs économiques à recourir à des financements hors des circuits bancaires classiques. Les économistes appellent cela les mécanismes de transmission entre l’économie réelle et l’économie monétaire, qui sont d’autant plus faibles en Tunisie que, selon une étude de Fich Solutions, seuls 35% des Tunisiens disposent d’un compte courant bancaire ou postal.
Argument 4 | L’inefficacité de la politique d’«ajouter de l’eau, ajouter de la semoule»
Ce proverbe tunisien illustre bien à mon sens la politique monétaire appliquée par la BCT depuis qu’elle est indépendante, qui consiste à lutter contre l’inflation par un accroissement de son taux directeur qui lui-même contribue à créer davantage d’inflation (en rendant plus cher les crédits pour les entreprises qui veulent investir ou accroître leur production et en les obligeant à répercuter l’accroissement de leurs charges de financement sur leurs prix de vente si elles ne veulent pas faire faillite), ce qui engendre un autre accroissement du taux directeur…
Argument 5 | La baisse simultanée du taux de rémunération de l’épargne de 50% annule les effets possibles de la baisse de 50% du taux directeur
Dans l’un de mes articles, j’avais expliqué, analyse des agrégats macro-économiques à l’appui, que le problème numéro un de l’économie tunisienne, à l’origine de tous les autres (faiblesse des investissements, de la croissance économique, accroissement du chômage, de l’inflation, déficit de la balance des paiements, dépréciation du dinar, baisse du niveau de vie, etc.) est la faiblesse de l’épargne nationale qui est passée de 27% du PIB en 2010 à 6% actuellement. Une des causes principales est que depuis que l’inflation s’est emballée, soit pratiquement depuis 2017, le taux de rémunération de l’épargne est resté presque le même réduisant ainsi le taux de rémunération réel de l’épargne.
Or, les ménages ne sont pas dupes et même ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans une école, comprennent instinctivement qu’ils n’ont pas intérêt à épargner parce qu’ils seront perdants en termes de pouvoir d’achat.
Pire, dans un contexte inflationniste comme celui que nous connaissons depuis plusieurs années, lorsque les opérateurs économiques n’ont pas confiance dans la capacité des autorités monétaires pour maîtriser l’inflation, ils ont tendance à accélérer leurs consommations à court terme parce qu’ils anticipent une inflation plus grande dans le futur (d’après la théorie des anticipations rationnelles de Lucas).
C’est exactement ce qui se passe en Tunisie où la consommation intérieure ne diminue pas malgré l’augmentation continue du taux directeur de la BCT et en conséquence des taux d’intérêt débiteurs appliqués par les banques commerciales à leurs clients. La seule résultante certaine de cette politique monétaire est une baisse de l’épargne et un accroissement de l’endettement des ménages et des entreprises.
Dans ce sens, je peux l’affirmer sans me tromper que la décision de baisser de 50% le taux de rémunération de l’épargne va à contre sens et annule les effets possibles sur le comportement des agents économiques de sa décision de réduire son taux directeur de 50% aussi.
La seule explication que personnellement je trouve (il y a toujours une explication derrière chaque décision, il suffit de bien chercher) est que la BCT tient à garder intacte la marge bénéficiaire des banques qui provient de la différence entre le taux de rémunération des dépôts d’épargne qu’elles reçoivent et le taux d’intérêt débiteur qu’elles appliquent à leurs clients. A partir du moment où elles seront obligées de répercuter la baisse de 50% du taux directeur sur leurs taux d’intérêts débiteurs, la baisse de 50% du taux de rémunération de l’épargne leur permet de préserver leurs marges bénéficiaires. Pour moi, c’est une preuve de plus que notre banque centrale est au service des lobbies bancaires avant d’être au service de l’économie nationale
Argument 6 | La politique monétaire alternative
A supposer que l’école de pensée monétariste à laquelle semblent adhérer consciemment ou pas l’ex comme le nouveau gouverneur de notre BCT soit juste (beaucoup d’économistes, comme moi-même, n’en sont pas convaincus – voir mon article où je présente les différentes écoles de pensées économiques et intitulé «Quel modèle de développement économique pour la Tunisie de Kais Saïed ?»), à savoir qu’il suffit de contrôler la masse monétaire en circulation pour contrôler l’inflation, les économistes monétaristes eux-mêmes, Friedmann en premier lieu, mentionnent clairement qu’il existe un autre moyen pour arriver à contrôler la masse monétaire en circulation : le taux de réserves obligatoires que les banques commerciales sont tenues de détenir, par des circulaires de la banque centrale
Il faut savoir à ce sujet qu’en Tunisie, environ 80% de la masse monétaire en circulation est sous forme de monnaie scripturale, c’est-à-dire de monnaie créée par les banques commerciales à l’occasion des crédits qu’elles accordent à leurs clients. Or, on démontre mathématiquement, que le processus de création monétaire par les banques commerciales est une suite algébrique qui converge vers l’inverse du taux de réserves obligatoires. Cela veut dire qu’augmentant par circulaire le taux moyen des réserves obligatoires des banques commerciales par exemple de 5% seulement, réduit automatiquement de 20 fois leur capacité de créer de la monnaie scripturale et gonfler ainsi la masse monétaire en circulation.
La question que tout un chacun(e) se pose est : puisque c’est si facile et plus efficace, pourquoi la BCT n’applique-t-elle pas cette politique des réserves obligatoires? La seule réponse que j’ai est que si elle le fait, les banques commerciales vont pouvoir accorder beaucoup moins de crédit et donc gagner beaucoup moins de bénéfices alors qu’en augmentant son taux directeur, les banques commerciales vont faire beaucoup plus de bénéfices, surtout à cause de cet article 25 de la loi de 2016 qui interdit au Trésor d’emprunter directement auprès de la banque centrale et l’oblige à émettre des bons du Trésor dont le taux de rémunération est d’autant plus élevé que le taux directeur de la BCT est élevé. C’est aussi simple et aussi choquant que cela. Un économiste qui enseigne et vit au Canada, Moktar Lamari pour ne pas le nommer, dont les analyses et conclusions rejoignent totalement les miennes, parle de «vampirisation» de l’économie nationale par le lobby bancaire avec la BCT à sa tête, un terme que je n’ai jamais entendu ou lu mais que je reprends à mon compte.
Aujourd’hui, la mode parmi les hauts responsables de l’Etat est de se cacher derrière telle ou telle commission, tel ou tel conseil d’administration ou structure administrative pour échapper à leurs responsabilités et ne pas subir les conséquences de leurs décisions. Cela permet aussi de donner l’impression au public que c’était la bonne décision à prendre puisqu’elle a été débattue et votée souvent à l’unanimité des membres de cette structure administrative ou CA.
Dans le cas de la BCT, aussi bien l’ex que le nouveau gouverneur excellent dans cet art dilatoire de responsabilité et commencent toujours la moindre déclaration par : le CA a décidé… comme s’ils ne sont eux-mêmes que les porte-paroles de leur CA et non pas des Gouverneurs payés 120 000 dinars par an avec Mercedes, chauffeur, etc., pour tracer et assumer la responsabilité de la politique monétaire à mener dans le pays.
A propos de ce mystérieux CA de la BCT, il faut savoir que la liste, les CV, et l’expérience de ses membres n’est jamais été publiée. C’est déjà une entorse de taille à la transparence des décisions prises par ce fameux CA. Tout ce qu’on sait est qu’ils sont une vingtaine, souvent des directeurs généraux d’administration nommés par leur ministre de tutelle pour représenter leurs départements ministériels au sein du CA de la BCT, en plus de trois économistes universitaires nommés par le Gouverneur lui-même ou sur sa proposition. A ce sujet, deux remarques s’imposent.
La première est que les différents directeurs généraux d’administration, membres du CA de la BCT, peuvent être très compétents dans leurs domaines respectifs (agriculture, industrie, commerce, transport, etc.) mais n’ont certainement pas une formation en économie monétaire suffisante pour savoir quelles sont les fondements théoriques de la politique monétaire qu’ils ont en train d’appliquer, quelles autres politiques monétaires possibles pour maîtriser l’inflation, quel est le rôle et l’impact du taux directeur non seulement sur l’inflation mais aussi sur le niveau auquel s’établit l’équilibre macroéconomique général, à quelles conditions l’équation de Cambridge, qu’ils sont en train d’appliquer et dont ils n’ont certainement jamais entendu parler, pourrait-elle réussir…
La deuxième remarque est que les trois économistes universitaires qui sont censés éclairer leur collègues non économistes sur les enseignements de la théorie monétaire et les différentes politiques monétaires possibles pour lutter contre l’inflation selon les différentes écoles de pensée économique (monétariste, keynésienne, néolibérale), sont nommés d’une façon opaque par le gouverneur sur la base d’affinités d’idées quand ce n’est pas de relations personnelles. Personnellement, cela m’intéresse beaucoup de savoir à travers la lecture de leurs publications scientifiques (au cas où ils en ont, ce qui n’est souvent pas le cas), s’ils appartiennent bien chacun à l’une de ces trois écoles et procèdent bien à des débats contradictoires avant de proposer à leurs collègues ou au gouverneur de prendre telle ou telle décision. Le philosophe allemand Hegel ne disait-il pas que c’est seulement de la contradiction que naît la vérité?
Argument 8 / Benchmark
Admettons que je ne comprends rien à l’économie monétaire et que Hicks ne méritait pas le Prix Nobel en économie qui lui a été décerné pour ses travaux de recherche sur lesquels je me base dans mes analyses, montrant sans équivoque le lien entre le taux directeur d’une banque centrale et le niveau auquel s’établit le niveau du PIB et donc le taux de croissance économique d’un pays, il y a quand même des comparaisons internationales (benchmark) qui parlent d’elles-mêmes.
Je ne vais pas citer des pays développés comme la Grande-Bretagne ou le Japon ou les Etats-Unis… des pays desquels des années lumières nous séparent tant en termes de transparence de leurs politiques monétaires que de compétence des gouverneurs de leurs banques centrales et des résultats qu’ils arrivent à obtenir, mais de pays proches et de taille et niveau de développement proches de la Tunisie.
Au Maroc, un pays où l’économie est basée essentiellement sur les phosphates, l’agriculture et le tourisme, comme la nôtre, le taux directeur de la banque centrale est de 2,25%, le taux d’inflation annuelle pour l’année 2024 est de 0,8% (ce n’est pas une erreur de frappe, je dis bien 0,8% par an et non pas par mois comme chez nous) et le taux de croissance économique est de 3,5% avec 3,9% attendu pour 2025 selon le FMI (contre, je le rappelle, un taux directeur de 7,5% selon la dernière décision de la BCT, un taux d’inflation officiel en 2024 de 7% et un taux de croissance de 1,4% en Tunisie).
Dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui partagent une monnaie commune, le «franc CFA» et une politique monétaire gérée par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), le taux directeur actuel est de 3,5%, le taux d’inflation en glissement annuel s’est établi à 2,6% en décembre 2024 et le taux de croissance du PIB réel pour la même année 2024 s’est établit à 6,2%.
Est-ce que ces dirigeants des banques centrales africaines, auxquels on a tendance à se croire supérieurs parce qu’on a la peau plus claire, sont plus compétents que les nôtres? Il y a lieu de le croire. En tout cas, moi je le crois sur la base de leurs performances en matière de bonne gouvernance économique par rapport à celles de nos responsables.
Conclusion
Pour cet article, j’ai deux conclusions, l’une est sérieuse et professionnelle et l’autre est humoristique.
Sur le plan professionnel, je considère d’après ma formation d’économiste, mon suivi régulier de tous les indicateurs et agrégats macro-économiques et mon expérience internationale, que notre économie est non seulement malade mais elle est même mourante (je ne lui donne pas plus de trois ou quatre ans de survie, avant la banqueroute de l’Etat, le défaut de paiement et le passage devant les créanciers des clubs de Paris pour négocier le rééchelonnement la dette publique et celui de Londres pour la dette privée, avec à la clé une explosion sociale à côté e laquelle la révolté du pain de1980 et la révolution de 2011 apparaîtront comme des incidents mineurs).
Or, quand quelqu’un est mourant, le seul espoir de le sauver est un électrochoc. Dans le cas de notre économie, cet électrochoc doit consister à mon avis en une baisse de 4 points du taux directeur pour le ramener à 3,5%, simultanément qu’une augmentation de 4 points du taux moyen de réserves obligatoires des banques pour limiter drastiquement leur capacité à créer de la monnaie et une augmentation de 2 points du taux de rémunération de l’épargne pour le porter à 8,5% et encourager l’épargne, source de l’investissement, de la création d’emplois et de croissance économique.
Je parie publiquement tous mes diplômes obtenus de trois des meilleurs universités du monde (Sorbonne, et Dauphine en France et MIT aux Etats-Unis) et mes vingt ans d’expérience internationale dans une trentaine de pays, que dans délai six mois au maximum, les opérateurs économiques reprendront confiance, les investissements et la croissance économique seront relancés et le sang recommencera à couler dans les veines de notre économie. Si le Gouverneur de la BCT et son CA ne veulent pas prendre ces mesures, c’est au président Kaïs Saïed, premier responsable du pays et du sort de son économie, de le faire par décret présidentiel s’il le faut.
Ma conclusion d’ordre humoristique est basée sur un article que j’avais publié il y a deux ans environ dans cette même magazine Kapitalis intitulé «La politique monétaire de la BCT jugée par l’IA». Dans cet article, j’avais reproduit la réponse intégrale de ChatGPT 4 à la question que je lui avais posée d’évaluer la politique monétaire suivie par notre banque centrale. J’avais été frappé et même impressionné par la pertinence de sa réponse, la profondeur de son analyse et la perspicacité de ses conclusions qui rejoignaient totalement les miennes. Il a reconnu que la politique monétaire suivie par la BCT est d’ordre monétariste, basée sur la théorie quantitative de la monnaie et l’équation de Cambridge dont il a reproduit la formule exacte et expliqué la signification de chacun des paramètres ainsi que les hypothèses sous-jacentes pour son succès. Il a identifié que ces hypothèses ne se vérifient pas en Tunisie à cause de l’importance du secteur informel qui affaiblit le mécanisme de transmission entre l’économie réelle et l’économie monétaire… Ainsi, sans avoir jamais mis les pieds en Tunisie (puisqu’il n’en a pas !), il semble connaître la structure de l’économie tunisienne et la sociologie de sa population mieux que les responsables de notre BCT qui y vivent!
D’où m’est venue l’idée de proposer au Président Kais Saïed de nommer comme Gouverneur de la BCT Monsieur ChatGPT (ou Mme l’IA, pour ne pas être accusé de sexisme). Lui au moins, il n’aurait pas besoin d’un salaire annuel de 120 000 dinars, d’une Mercedes avec chauffeur, d’une autre voiture pour sa femme et ses enfants (puisqu’ il n’en a pas) et de billets en classe affaires pour ses allers et retours à Washington ou Davos. Les opérateurs économiques seront contents puisqu’ ils auront moins d’intérêt à payer sur leur crédit, la croissance économique reprendra, les chômeurs trouveront du travail et le budget de l’Etat fera l’économie du salaire et avantages du Gouverneur. Que demande le peuple ?
PS : Ceux et celles que la morosité de l’actualité économique, politique et culturelle dans notre pays déprime comme elle me déprime, peuvent visiter mon blog «Poèmes de la vie» pour y lire des poèmes d’ordre métaphysique où je laisse mon esprit voyager dans le temps et l’espace à la recherche de sérénité et de sens de notre passage éphémère sur cette belle planète qu’on appelle la Terre, un grain de sable dans l’immensité de l’univers…
L’organisation Alarm Phone a alerté, mardi 1er avril 2025, sur une petite embarcation avec à son bord environ 34 migrants, expliquant que les naufragés ont quitté la Tunisie dimanche soir en direction des côtes italiennes.
«Nous avons prévenu les autorités, nous nous inquiétons pour elles car les conditions météorologiques sont terribles», a-t-elle écrit sur X. Et d’ajouter : «Les autorités tunisiennes affirment ne pas avoir pu les retrouver.»
Lundi, toute la journée, l’avion de reconnaissance Sea Watch, a également recherché le petit bateau, mais sans succès. «La recherche doit se poursuivre», conclut Alarm Phone.
Les revenus touristiques en Tunisie ont enregistré une hausse de 5% au premier trimestre 2025 par rapport à la même période de l’année dernière, révèlent les statistiques publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT).
Au 20 mars 2025, les recettes touristiques se sont chiffrées à environ 1 210,6 millions de dinars (366,84 millions d’euros), contre 1 152,8 millions de dinars (349 33 millions d’euros) à la même période de 2024.
Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a récemment annoncé que le nombre de touristes attendus pour la saison 2025 devrait dépasser les 11 millions, contre 10,25 millions en 2024.
Avec la nouvelle loi sur les chèques, introduite en février, qui interdit les chèques postdatés pour régler les achats en échelonnant les paiements sur plusieurs mois, les Tunisiens se sentent frustrés de ne plus pouvoir procéder à des achats avec des paiements fractionnés, dans ce qui ressemble à une forme de crédit souvent tolérée par les commerçants.
La réforme a instauré un plafond sur le montant des chèques, basé sur les revenus et le patrimoine de l’acheteur. Elle permet également au commerçant de vérifier si le payeur dispose de suffisamment de fonds à chaque transaction en scannant un code QR sur son chèque. Mais ses effets sur les transactions commerciales sont dévastateurs et risquent d’aggraver la récession que vit le pays depuis 2011.
Dans un pays en crise, la nouvelle loi censée «lutter contre les chèques sans provision», «réduire l’endettement des consommateurs» et «améliorer le climat des affaires», la nouvelle loi a perturbé les budgets de beaucoup de ménages et porté un coup aux activités des petites entreprises, dont beaucoup ont vu leur chiffre d’affaires chuter de moitié. Ce qui, ne manquera pas de rejaillir négativement sur la consommation et la croissance économique, qui a été de 1,4% en 2024 et qui ne devrait pas dépasser 1,6% en 2025, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI).
Autre effet prévisible, et qui n’a pas manqué de se confirmer les deux premiers mois de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi : le recours systématique au cash qui alimente davantage les circuits parallèles, assèche les liquidités et aggrave les pressions inflationnistes. Au grand dam des banques qui sont les plus affectées par ce changement qui a été mal préparé et mis en œuvre à la hâte sans études préalables. L’objectif y ayant présidé étant surtout d’ordre politique : cette réforme était au programme du président Kaïs Saïed depuis la présidentielle de 2019.
Au regard du conflit israélo-palestinien dominant l’actualité depuis 76 ans, l’opinion publique israélienne pourrait tirer une grande inspiration de l’Histoire, en l’occurrence de la cohabitation millénaire entre juifs et musulmans en Afrique du Nord. Ces derniers ont fait preuve de tolérance envers les juifs alors qu’en Europe, ils n’ont eu de cesse d’être persécutés, puis exterminés par les Nazis durant la Seconde Guerre mondiale. (Ph. Pèlerinage des juifs à la synagogue de la Ghriba, à Djerba, Tunisie).
Samia Ladgham *
Dans un article du New York Times du 16 mai 2024 intitulé «The view within Israël turns bleak», l’auteur, Megan K. Stack, soulignait que l’opinion israélienne envers les Palestiniens s’était durcie bien avant le 7 octobre 2023. Ces dernières années, l’attitude de nombreux Israéliens envers leurs voisins, considérés comme menaçants, s’est traduite par de l’indifférence ou encore par cette conviction : les chasser de leur terre et les soumettre sont la volonté de Dieu. Les évènements du 7 octobre ont accéléré ce sentiment. À l’appui de cette affirmation, Megan K. Stack cite un sondage conduit en janvier 2024 par l’Université de Tel Aviv : 94% des juifs israéliens estiment que l’emploi de l’usage de la force à Gaza est approprié, sinon insuffisant. Un sondage subséquent montre que la plupart des juifs israéliens s’opposent à ce que nourriture et médicaments entrent à Gaza.
En tant que ressortissante d’un pays du Maghreb qui a recueilli les juifs fuyant la persécution en Espagne et ailleurs en Europe dès le 14e siècle, j’ai été choquée de lire cela, tout comme d’apprendre les crimes commis par le Hamas envers les civils israéliens (et autres nationalités) le 7 octobre 2023. Quant à la réponse militaire israélienne, faisant fi des civils palestiniens, elle m’a atterrée. Lors d’un récent sommet sur la crise humanitaire à Gaza tenu en Jordanie, le Secrétaire général des Nations Unies a déclaré à ce sujet que le rythme et l’ampleur des tueries à Gaza dépassaient tout ce qu’il a connu depuis qu’il a pris ses fonctions.
Une présence très ancienne
Mon propos ici est de montrer qu’au regard du conflit israélo-palestinien dominant l’actualité depuis 76 ans, l’opinion publique israélienne pourrait tirer une grande inspiration de l’Histoire, en l’occurrence de la cohabitation millénaire entre juifs et musulmans en Afrique du Nord. Ces derniers ont fait preuve de tolérance envers les juifs alors qu’en Europe, ils n’ont eu de cesse d’être persécutés, puis exterminés par les Nazis durant la Seconde Guerre mondiale.
Bien sûr les relations entre juifs et musulmans au Maghreb n’ont pas été qu’un long fleuve tranquille. La coexistence entre les deux communautés a connu des soubresauts et des périodes de tension au fil des siècles et des évènements. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les Arabes musulmans au Maghreb ont également connu l’oppression du colonisateur.
Un peu d’Histoire s’impose. La présence juive est attestée en Afrique du Nord et sur le pourtour de la Méditerranée dès l’Antiquité. L’Afrique du Nord est à ce moment-là peuplée par les Berbères. À l’arrivée de la religion chrétienne, à la fin du 2e siècle, la religion juive est donc largement représentée en Afrique du Nord. Toutefois, les conversions massives au christianisme des tribus berbères indigènes puis l’arrivée de l’islam au 7e siècle (après Jésus Christ) vont diminuer l’influence du judaïsme.
Les juifs considérés comme gens du livre en Islam se voient alors attribuer un statut particulier. En échange de la garantie d’un certain nombre de droits (liberté de culte, droit de propriété notamment), ceux que l’on nommera les dhimmis devaient se soumettre à l’autorité protectrice et payer un impôt.
S’ajoutent à cela une série de dispositions définies dans les ouvrages juridiques, dont l’interdiction de monter à cheval ou de porter une arme (par conséquent d’accéder à des fonctions militaires), l’obligation de porter des marques vestimentaires distinctives, l’interdiction de construire de nouveaux édifices religieux, etc. Ces dispositions furent diversement appliquées selon les époques et les lieux.
Quand l’autorité musulmane censée protéger les juifs était éclairée, les juifs vécurent en paix, ce qui fut notamment le cas dans l’Espagne musulmane (7e – 15e siècles). Les communautés juives et arabes y vécurent en bonne intelligence, sauf lors du règne des Almoravides, suivi des Almohades venus du Maroc au 12e siècle, dont la conception de l’islam était plus rigoureuse. De nombreux juifs atteignirent une haute position économique et sociale, et leur culture, fortement influencée par la culture arabe, connut un véritable âge d’or, plus particulièrement à partir de l’instauration du califat de Cordoue en 929.
Le refuge maghrébin
À la prise de Grenade en 1492 (qui correspond à la fin de la reconquête espagnole devant les musulmans), et à la suite d’un décret royal du 31 mars 1492, la plupart des juifs quittent l’Espagne, suivis, en 1496, par ceux du Portugal. Fuyant l’inquisition et son lot de persécutions, bon nombre d’entre eux se dirigent vers l’empire ottoman, qui domine l’Afrique du Nord du 16e et 17e siècles (à l’exception du Maroc), et le Maroc. En effet, la Turquie est déjà un pays d’accueil pour les juifs ashkénazes. Le sultan veille à ce qu’ils soient bien reçus.
Mais bien avant la chute de Grenade, des tensions intercommunautaires entre juifs et chrétiens d’Espagne avaient provoqué des exodes de juifs d’Espagne dit séfarades, dont une partie s’installa en Afrique du Nord. Selon l’historien français Robert Brunschvig, ces nouveaux venus furent considérés d’un œil favorable par les pouvoirs publics et la population musulmane. Leur afflux, précise-t-il, loin de passer pour inquiétant, était prometteur de réalisations économiques nouvelles utiles à tous.
Cet afflux se poursuivit avec l’arrivée des juifs livournais à partir du 17e siècle, notamment en Tunisie. Aux 18e et 19e siècles, Tunis devint une place juive importante. Ce qui frappe, souligne Robert Brunschvig, c’est la continuité du mouvement migratoire qui s’effectue par vagues successives. Cette constance prouve que les immigrés, comme le reste de la population juive, jouissaient d’une relative sécurité. Les juifs, précise-t-il, eurent néanmoins à souffrir de l’occupation espagnole de 1535 à 1574, de même que des luttes entre le dey d’Alger et le bey de Tunis. Le Pacte fondamental, promulgué en septembre 1857 par le bey de Tunis, marque une étape importante dans 1’évolution de la condition des Juifs : il va les émanciper.
La colonisation divise pour régner
La colonisation française va venir bouleverser la coexistence entre ces communautés. Le 24 octobre 1870, le décret Crémieux accorde la nationalité française à tous les juifs d’Algérie. Divisant pour mieux régner, la France sépare ainsi les juifs des musulmans qui, eux, seront soumis au code de l’indigénat en 1881. Ce code, qui sévira plus tard dans toutes les colonies françaises, instaure un régime juridique d’exception pour les populations autochtones, les privant de leurs droits individuels. Le décret Crémieux conduira à l’assimilation des juifs algériens à la culture et la langue français et génèrera du ressentiment avant tout français mais aussi arabe à l’égard des juifs d’Algérie.
Le Maroc et la Tunisie, des protectorats, échappent au décret Crémieux. Celui-ci est abrogé en 1940 (puis rétabli en 1943) ramenant les juifs d’Algérie au statut d’indigènes.
Sous le régime de Vichy (10 juillet 1940-9 août 1944), un statut spécial pour les juifs de France est édicté. Il s’appliquera dans les colonies et protectorats français avec des décalages dans le temps et des différences dans leur rigueur. Un but à cette législation discriminatoire : empêcher les juifs d’exercer toute fonction ou influence dans le domaine éducatif ou économique.
En Tunisie, les lois discriminatoires devaient être soumises au bey pour ratification. Cela a permis à des gouverneurs comme Moncef Bey de ralentir leur mise en application. Le Bey avait toutefois des pouvoirs limités sous le protectorat. Certains écrits affirment que c’est le Résident General Esteva représentant la France qui ralentit l’application des lois discriminatoires en Tunisie invoquant le fait que le Bey s’opposerait à ce que ses sujets (les juifs étaient sujets du Bey au même titre que les musulmans) soient traités de cette façon. Arrivé au pouvoir en juin 1942, Moncef Bey évite aussi aux juifs de Tunis le port de l’étoile. Lorsque les Allemands – ils occupent la Tunisie durant six mois – veulent imposer, à leur profit, un enrôlement généralisé pour le travail obligatoire, le bey refuse de signer l’ordonnance.
Le roi Mohamed V du Maroc aurait également pris fait et cause contre les lois discriminatoires de Vichy. En 1942, en Algérie, le débarquement des alliés américains arrête le processus de déportation des juifs. En Libye, colonie italienne (1911-1943), les juifs sont arrêtés et déportés après l’adoption par l’Italie des lois raciales de 1938.
Le conflit israélo-arabe
Ce sont les remous de la décolonisation et le conflit israélo-arabe qui vont faire que les juifs d’Afrique du nord émigrent vers Israël, la France et les États-Unis. En Tunisie, selon Sophie Bessis, historienne franco-tunisienne, une petite partie de cette population craignant une indépendance aux conséquences incertaines serait de toute façon partie avec les colons français. Il faut savoir qu’à l’indépendance, les juifs de Tunisie sont devenus citoyens tunisiens. La création de l’État d’Israël en 1948, affirme-t-elle, a transformé en fracture la différence communautaire, car dès sa création, l’ère de la confusion entre sionistes et juifs a commencé. La création de cet État, la crise de Suez et la guerre des six jours vont engendrer des réactions hostiles et parfois violentes envers la communauté juive.
L’agence juive, organisation sioniste originellement chargée de l’administration de la communauté juive en Palestine sous mandat britannique, va de son côté jouer un rôle actif dans l’émigration des juifs en Israël. Quoi qu’il en soit, ce départ volontaire engendre nombre de déceptions. En Israël, les juifs marocains seront longtemps maltraités et feront face à des attitudes hostiles, voire xénophobes, notamment de la part de juifs issus d’Europe centrale et de l’Est, les juifs ashkénazes. Selon Myriam Charbit, les juifs séfarades auraient été accueillis froidement par un establishment ashkénaze percevant les arabes juifs comme étant arriérés.
En 1948, on estimait le nombre de juifs au Maghreb à plus de 500 000. Ce nombre est passé à 5000 aujourd’hui.
Comme on l’a vu, les juifs furent profondément enracinés au Maghreb jusqu’à l’arrivée du colonialisme. Ils parlaient l’arabe pour la plupart, accédaient pour certains à de hautes fonctions à la cour des Beys ou au lendemain des indépendances, militaient pour d’autres au sein des mouvements de libération nationale, etc. Après leur départ, beaucoup continuèrent à garder des liens forts avec leur pays d’origine. Pourquoi alors tant d’indifférence et d’insensibilité à l’égard de la tragédie du peuple palestinien, entre autres de la part des juifs séfarades d’Israël ?
Je veux croire que les nouvelles générations ignorent tout de leur passé commun avec les berbères, les maures et les arabes du Maghreb. Elles ignorent que les portes de l’Afrique du Nord et du Maghreb se sont ouvertes à leurs ancêtres alors même que toutes les autres, au Moyen Âge, se fermaient pour eux en Europe.
Je veux croire enfin que, dans un avenir pas si lointain, ces générations se réveilleront de ce grand hiver et tendront enfin la main au peuple palestinien. Sinon, qui a-t-il à désespérer de l’humanité?
«Je tiens à assurer aux supporters des Sundowns que nous ne nous rendons pas en Tunisie pour défendre. Nous y allons pour marquer et gagner le match retour», a déclaré l’entraîneur portugais Miguel Cardoso après le match gagné à domicile par l’équipe sud-africaine, mardi 1er avril 2025, au stade Loftus Versfeld à Pretoria, contre une très prenable Espérance de Tunis (1-0).
C’est l’attaquant namibien Peter Shalulile qui a inscrit l’unique but du match à la 54e minute, trompant le gardien Bechir Ben Said à bout portant de Pretoria.
La rencontre fut à sens unique au profit des locaux qui l’ont outrageusement dominé, les Espérantistes s’étant contentés de se défendre, se montrant incapables de porter le danger dans les buts adverses.
Ce fut un match ennuyeux des deux côtés et les Tunisiens peuvent se consoler de n’avoir concédé qu’un seul but, car le score aurait pu être plus lourd au vu de leur sortie catastrophique d’hier. Les «Sang et Or» ont en effet joué leur plus mauvais match depuis le début de la saison sous la férule de leur nouveau coach Maher Kanzari, en place depuis seulement deux semaines.
Le coach portugais des Sud-africains, qui était très nerveux durant toute la première mi-temps face à l’indigence de ses protégés, a repris quelque peu confiance en constatant l’absence de répondant de la part des Espérantistes, qu’il avait connus plus saillants lorsqu’il les entraînait lui-même.
«Nous avons perdu le fil après avoir mené. Notre but m’a ravi, notamment la façon dont nous avons fait basculer le jeu d’un côté à l’autre du terrain», a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre. Et d’admettre : «Il y a beaucoup de travail devant nous», en référence au match retour à Radès, dans la banlieue de Tunis, le 8 avril ajouté, où ses adversaires du jour se montreront sans doute moins timorés et plus conquérants.
L’ambassade de Tunisie à Pretoria affirme s’être coordonnée avec les autorités sud-africaines pour assurer la sortie sécurisée des supporters de l’Espérance sportive de Tunis (EST) après le match de leur équipe contre Mamelodi Sundowns, mardi 1er avril 2025. (Ph. Phill Magakoe / AFP).
Aucun incident grave n’a été signalé et les supporters ont été escortés sous protection sécuritaire, a précisé le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger dans un communiqué publié mardi soir.
Des ambulances ont été mobilisées pour transporter les supporters blessés vers l’hôpital, où ils ont reçu les premiers soins nécessaires et leur état de santé est jugé stable, ajoute le communiqué.
Par ailleurs, l’ambassade assure un suivi continu afin de garantir le retour en toute sécurité des supporters tunisiens. Des laissez-passer seront délivrés à ceux dont les passeports ont été volés ou perdus.
Ces «assurances» n’expliquent pas ce qui s’est réellement passé : les supporters espérantistes ne se sont tout de même pas blessés tous seuls! Il y a donc bien eu des violences.
En fait, des affrontements ont eu lieu dans les tribunes entre supporters adverses pendant plusieurs minutes. Les médecins ont indiqué avoir soigné quelques supporters pour des blessures légères. «On m’a rapporté que des supporters adverses se sont jetés des bouteilles d’eau en plastique et qu’il y a eu des échauffourées. Nous avons soigné quelques coupures et contusions, mais rien de grave», a déclaré un médecin à l’AFP.
L’Espérance de Tunis s’est inclinée 1-0 face à Mamelodi Sundowns lors du match aller des quarts de finale de la Ligue des champions africaine disputé à Pretoria. Le match retour est prévu pour mardi prochain au stade de Radès.
L’EST a tenu à rassurer via ses réseaux sociaux que tous ses supporteurs étaient sains et saufs et sont retournés sans encombre à Johannesburg. Seuls trois blessés, dans un état stable, ont été hospitalisés.
Récemment, un ami m’a interrogé sur une coutume que j’ignorais totalement : «haq el-melh» ou droit du sel. Curieux, j’ai entrepris quelques recherches et découvert que cette tradition, encore vivace au Maghreb, existe également en Tunisie. Pourtant, bien que né dans ce pays, je n’en avais jamais entendu parler avant cette année 2025 – ce qui m’a amené à réfléchir sur la transmission et l’évolution des coutumes.
Khemaïs Gharbi *
Le terme «sel» dans cette expression ne fait pas référence à l’aliment en lui-même, mais plutôt à la relation de vie commune entre époux. Offrir ce présent à sa femme le jour de l’Aïd El-Fitr est une façon de reconnaître et de célébrer le lien qui unit le couple. D’ailleurs, certains récits expliquent que la coutume tire son nom du fait que l’épouse, durant le Ramadan, goûte l’assaisonnement des plats sans avaler, afin de s’assurer de leur équilibre, malgré son propre jeûne.
Un rituel de l’Aïd El-Fitr
Le jour de l’Aïd El-Fitr, la femme se pare de ses plus beaux habits, parfume sa maison avec de l’encens et la prépare pour accueillir son mari au retour de la prière. Elle lui sert alors du café accompagné des traditionnelles pâtisseries de fête. Mais la particularité de cette tradition réside dans la tasse de café : elle ne doit jamais être rendue vide. Après l’avoir bue, le mari y dépose un présent – en fonction de ses moyens.
Ce geste simple et symbolique rappelle d’autres traditions dans le monde, comme offrir des fleurs à la Saint-Valentin en Europe. Finalement, il s’agit d’un moment de gratitude et d’attention mutuelle au sein du couple, ce qui en fait une coutume plutôt charmante.
Tradition, liberté et polémiques inutiles
Libre à chacun de respecter ou non cette tradition. Ce qui est regrettable, c’est que certaines pratiques culturelles deviennent des sujets de discorde. Comme souvent, les extrémistes des deux camps en profitent pour instrumentaliser ces coutumes, mêlant religion, politique et crispations inutiles. Pourtant, nous avons déjà bien assez de divergences pour ne pas y ajouter son «grain de sel» supplémentaire.
Finalement, le droit du sel n’est ni une obligation ni un dogme. C’est juste une belle manière d’exprimer son affection, un simple geste qui, s’il est pratiqué, ne peut qu’ajouter un peu de douceur dans les foyers. Alors pourquoi pas ?
Dans un communiqué publié ce mardi 1er avril 2025, le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) «exprime sa profonde consternation face au silence suspect et indécent des autorités carcérales et du ministère de la Justice, autorité de tutelle», à la suite du décès d’Ali Ghedamsi, homme d’affaires originaire de Sousse, survenu le 30 mars dans la prison civile de Messaâdine.
Le défunt était incarcéré dans le cadre de l’affaire Instalingo et inculpé dans d’autres dossiers judiciaires. Il faisait notamment l’objet de poursuites dans l’affaire n°04/2023 ouverte le 28 octobre 2023, aux côtés de Lazhar Loungou, ancien directeur général des services spécialisés du ministère de l’Intérieur, et du frère de l’ex-député Lotfi Ali. Tous étaient accusés de constitution d’une entente criminelle, d’escroquerie et de blanchiment d’argent.
Le 18 mars 2025, la 10e chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis avait rejeté sa demande de libération provisoire, malgré son état de santé fortement dégradé, indique le CRLDHT dans son communiqué, en condamnant ce qu’il a qualifié de «négligence systématique des droits des personnes détenues, qui caractérise aujourd’hui les services pénitentiaires tunisiens», ainsi que «les conditions de détention sont fortement dégradées dans un contexte de répression et de démantèlement progressif des garanties fondamentales».
Tout en pointant «le comportement inhumain des autorités carcérales et judiciaires face aux conditions de santé des détenus», le CRLDHT cite les déclarations de la famille de Ali Ghedamsi qui «souffrait d’un cancer et n’a pas bénéficié des soins et traitements médicaux indispensables à son état», ce qui, aux yeux de l’Ong tunisienne basée en France, serait «une cause directe de sa mort».
Enfin, le CRLDHT «exige que toute la lumière soit faite sur les causes exactes du décès d’Ali Ghedamsi et que les véritables responsables soient poursuivis».
Dans quelques jours, Du 4 au 6 avril 2025, se tiendra, à l’Hôtel El Mouradi Gammarth de Tunis, le 14e congrès mondial de la Confédération des Italiens dans le monde (CIM).
Le choix de la Tunisie pour cette édition n’est pas dû au hasard, expliquent les organisateurs : «c’est un pays ami, situé dans le bassin méditerranéen et qui partage avec nous de nombreux traits culturels.» Ils ajoutent : «C’est un pays hospitalier et, ces jours-ci, nous réitérerons notre amitié aux autorités tunisiennes, ainsi qu’aux autorités italiennes. Ce sera également l’occasion de rendre hommage à l’un des derniers hommes d’État italiens, Bettino Craxi, qui a terminé ici la dernière partie de sa vie.»
Bettino Craxi était membre du Parti socialiste italien (PSI), il fut le premier socialiste à diriger le gouvernement italien. Il s’était enfui en Tunisie en 1994 pour éviter les 27 ans de prison auxquels il était condamné pour avoir été mis en cause dans l’opération «Mains propres» pour motifs de corruption et de financement illégal du PSI.
Bettino Craxi a fini sa vie comme réfugié politique à Hammamet où il possédait une villa et où est mort en 2000 suite à un arrêt cardiaque. Il y est également enterré.
Comme l’a rappelé son président, Angelo Sollazzo : «La CIM a toujours été à l’avant-garde dans la défense des intérêts des Italiens vivant à l’étranger. Je suis fier d’avoir atteint cet objectif avec tous nos représentants présents dans le monde. Ce sera un congrès de haut niveau, au cours duquel seront abordées des questions émergentes au niveau international : la centralité du développement économique, l’industrie agroalimentaire, le tourisme traditionnel, les énergies renouvelables, la valorisation des villages italiens et bien plus encore».
L’Hôtel El Mouradi Gammarth de Tunis deviendra pendant quelques jours un morceau d’Italie, avec de nombreuses tables thématiques, ateliers, interventions d’industriels et de professionnels, mais il y aura aussi des spectacles et des dîners de gala et des excursions dans la région. Puis, le dernier jour, aura lieu l’élection des organes statutaires.
Comme l’a rappelé le vice-président Salvo Iavarone, «toutes les personnes qui ont toujours travaillé sur le projet CIM, contribuant chaque jour à consolider son leadership. Je remercie spécifiquement tous ceux qui se sont dépensés, de quelque manière que ce soit et au-delà de leur rôle, dans l’organisation d’un congrès aussi complexe, qui vise à marquer une ligne de continuité avec un passé culturellement riche, qui a vu notre pays parmi les premiers au monde. Nos compatriotes, plus de quatre-vingts millions, qui vivent à l’étranger ont également contribué de manière significative à ce leadership. Cette ligne de continuité tracée ne finira jamais, car nous espérons qu’elle mènera à de nouveaux objectifs.»
L’Union européenne (UE) s’est dit «profondément préoccupée» par les «disparitions forcées» en Libye, à l’instar de Mohammed El-Gomati, frère de Husam, le militant espionné en Suède avec le logiciel Paragon.
«Nous partageons la profonde préoccupation de la Manul face aux informations alarmantes faisant état de disparitions forcées, notamment le cas de Mohammed El-Gomati», a écrit, lundi 31 mars 2025, sur X l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Libye, Nicola Orlando, faisant référence à une déclaration similaire faite la veille par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye.
Mohammed El-Gomati est un ingénieur pétrolier libyen enlevé lundi 24 mars dernier à son domicile de Tajoura, près de Tripoli, par des hommes armés qui – selon son frère Husam – sont affiliés à la Brigade des Lions de Tajoura, un groupe lié aux services de renseignement généraux libyens.
Husam vit en Suède et faisait partie des personnes espionnées via le logiciel Graphite de Paragon. C’est le même activiste qui a révélé sur X la présence controversée à Rome d’Abdul Ghani Al-Kikli, chef de la milice libyenne appelée Appareil de soutien à la stabilité.
Le militant politique et blogueur Husam El-Gomati, cité par The Libya Observer, a expliqué que les ravisseurs ont fait irruption chez son frère sous des prétextes fallacieux, devant les voisins. Ils ont fouillé ses appareils électroniques, à la recherche de tout élément susceptible de l’incriminer. Il a ajouté que Mohammed avait été enlevé simplement parce qu’il était «le frère de Husam», soulignant que Mohammed n’avait aucun lien avec la politique et souffrait d’une grave maladie et suivait un traitement, ce qui «rendait difficile pour ses ravisseurs de fabriquer de toutes pièces des accusations contre lui compte tenu de son état».
Hussam a souligné qu’il n’avait pas eu de contact avec son frère depuis un certain temps afin de lui éviter tout ennui, ainsi qu’aux autres membres de sa famille, selon une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Il a ajouté : «Ce qui se passe vise à intimider les gens, mais cela ne nous intimidera pas. Notre lutte n’a fait que s’intensifier. Même s’ils tuent mes enfants ou éliminent ma famille, nous ne céderons pas au chantage.»
Husam El-Gomati est connu pour partager sur ses comptes personnels de réseaux sociaux des informations critiquant l’élite dirigeante libyenne et les groupes armés à l’est comme à l’ouest, ainsi que pour dénoncer la corruption au sein des institutions gouvernementales et militaires, selon sa déclaration vidéo.
De son côté, Nicola Orlando a déclaré que «la délégation de l’Union européenne en Libye se joint à la Manul pour saluer les mesures positives prises par les autorités libyennes pour la libération des personnes détenues».
«Le respect des droits fondamentaux et de l’État de droit est une responsabilité fondamentale de chaque État. Nous exhortons toutes les institutions compétentes à enquêter d’urgence sur sa disparition et à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer sa libération immédiate et son retour en toute sécurité dans sa famille», conclut l’ambassadeur.
Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, a plaidé, lundi 31 mars 2025, à Londres, en faveur d’une coopération internationale renforcée pour lutter contre la migration irrégulière.Parce que ce phénomène dépasse les capacités d’un seul pays, même doté de ressources suffisantes.
Selon un communiqué publié à l’issue de sa participation au Sommet sur la sécurité frontalière consacré à la criminalité organisée liée à la migration, le ministre a souligné que ce phénomène dépasse les capacités d’un seul pays, même doté de ressources suffisantes, et qu’une approche fondée sur le partenariat et le partage des responsabilités est indispensable pour y faire face, dans le respect des droits de l’Homme et des conventions internationales.
Selon lui, cette approche doit combiner la répression des crimes liés à la migration irrégulière – tels que les flux financiers illicites – et la lutte contre ses causes structurelles, notamment les disparités de développement entre pays d’origine et pays de destination.
En marge du sommet, Khaled Nouri s’est entretenu avec les ministres de l’Intérieur du Royaume-Uni, de l’Italie, de l’Irak, de l’Autriche, de la France et du Nigeria, ainsi qu’avec le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères.
Organisé par le Royaume-Uni, ce sommet réunit 46 pays, ainsi que des organisations régionales et internationales, telles que l’Union européenne, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc), et des représentants des réseaux sociaux X, Meta et TikTok.
L’événement vise à renforcer les mécanismes de coopération contre la migration irrégulière et la criminalité
Miguel Cardoso, l’entraîneur principal des Mamelodi Sundowns, espère avoir en face, ce mardi 1er avril 2025, une équipe de l’Espérance de Tunis ayant conservé la même identité qu’il a laissée avant de rejoindre le club sud-africain.
Cardoso s’exprimait depuis le camp d’entraînement de son club à Johannesburg, avant le choc palpitant de mardi après-midi au stade Loftus, à Pretoria, en Afrique du Sud, contre son ancienne équipe en quarts de finale de la Ligue des champions CAF TotalEnergies à Pretoria.
L’entraîneur portugais était à la tête du club tunisien lorsqu’il a éliminé son équipe actuelle, la saison dernière en demi-finale de la même compétition, s’imposant 1-0 sur l’ensemble des deux matchs.
Les Espérantistes reprochaient à Cardoso son jeu trop défensif, en rupture avec l’identité du club «Sang et Or», souvent porté sur l’offensive. Avec Sundowns, il semble avoir retenu la leçon en respectant le tempérament offensif des joueurs sud-africains, qui marquent beaucoup de buts, mais en encaissent aussi souvent, les arrières latéraux ayant tendance à monter souvent en attaque.
Désormais chez les champions d’Afrique du Sud, l’ancien patron de l’Espérance espère aider son équipe actuelle à obtenir sa revanche, à l’issue des deux manches palpitantes prévues les 1er et 8 avril 2025.
«L’équipe a changé depuis notre départ. De nouveaux joueurs sont arrivés, ce qui la rend différente de celle que Sundowns a affrontée l’an dernier, tant au niveau des joueurs que du style de jeu», a averti Cardoso.
«Plusieurs mois se sont écoulés, deux entraîneurs sont arrivés après moi à l’Espérance et ce nouvel entraîneur apportera bien sûr une touche de nouveauté à l’équipe, mais nous attendons de l’Espérance qu’elle reste fidèle à son identité. C’est un club avec une identité propre, un style de jeu et un système de jeu bien définis. Nous devrons nous préparer comme pour un quart de finale, en nous positionnant correctement, tout en étant attentifs à leur capacité offensive», a déclaré Cardoso.
Commentant les chances de son club de se qualifier pour le tour suivant, l’entraîneur de 52 ans a souligné que le match de ce mardi devrait être considéré comme une première mi-temps, la phase à élimination directe se déroulant en deux matches aller-retour difficiles.
«Ces matchs ne durent pas 90 minutes. Ce n’est que la première mi-temps, et nous devons comprendre que, quoi qu’il arrive demain, il reste encore 90 minutes à jouer et que c’est l’issue de ces deux matchs qui déterminera la qualification», a conclu l’entraîneur.
L’Espérance sportive de Tunis (EST) jouera ce mardi 1er avril 2025 à 14 heures (heure tunisienne) au stade Loftus, à Pretoria, en Afrique du Sud, le match aller des quarts de finale de la Ligue des champions CAF TotalEnergies contre les Mamelodi Sundowns. Les Tunisois doivent oublier leur victoire en demi-finale de la saison dernière contre le même adversaire, estime leur entraîneur Maher Kanzari, appelé récemment à la rescousse.
Les Espérantistes ont dominé leurs adversaires sur l’ensemble des deux matchs la saison dernière. Après leur avoir concédé un match nul 0-0 à Tunis, ils sont allés les surprendre 1-0 lors de la manche retour en Afrique du Sud, validant leur ticket pour la finale, perdue contre Al-Ahly d’Egypte.
Récemment nommé à la tête du club tunisois, Kanzari sera sur le banc de l’Espérance pour la toute première fois. Il s’est exprimé en prélude à ce choc crucial face à des Sundowns déterminés à obtenir un deuxième titre continental qui leur échappe depuis leur succès de 2016.
«Chaque match et chaque saison sont différents, nous ne pouvons donc pas nous focaliser sur le passé. Nous devons nous concentrer sur le moment présent. Certes, nous les avons battus la saison dernière en demi-finale, mais c’est désormais du passé», a averti l’entraîneur.
Kanzari, qui fait son retour au club après un précédent passage en 2013, espère aider la génération actuelle à écrire sa propre histoire.
«L’accent est mis sur le présent et les joueurs actuels. Nous devons nous concentrer sur la situation actuelle et sur les Sundowns actuels. Nous ne nous attardons pas sur le passé, car le football est une affaire du présent. Nous écrirons donc notre histoire aujourd’hui», a déclaré Kanzari, serein.
L’Espérance, quadruple championne d’Afrique, aborde cette rencontre aller-retour avec un léger avantage, puisqu’ils affrontent les Sud-Africains à l’extérieur avant le match retour une semaine plus tard à Tunis.
Les Tunisiens défieront une équipe entraînée par leur ancien entraîneur, Miguel Cardoso, qui a rejoint les Sundowns après avoir offert au géant tunisien une médaille d’argent la saison dernière en Ligue des champions CAF TotalEnergies.