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Port en eaux profondes d’Enfidha : Un mégaprojet encore entre les commissions 

Ce qui manque le plus à la Tunisie, c’est, sans conteste, la réalisation de mégaprojets stratégiques susceptibles d’attirer de grands investissements et de contribuer concrètement à l’œuvre de développement global et durable, censé faire entrer le pays dans le concert des nations avancées et améliorer les conditions de vie de tous les citoyens.

Parmi ces mégaprojets, on cite celui du port en eaux profondes d’Enfidha qui traîne, malheureusement, dans les méandres des commissions mises en place par les divers ministères concernés.

En effet, dès le mois de janvier 2006, une première annonce a été faite, à l’époque, par le ministère tunisien du Transport quant à la construction par un concessionnaire privé d’un port en eaux profondes dans la région d’Enfidha, à 100 km au Sud de Tunis.

Le projet est ambitieux dans le sens où il évoquait la réalisation, le financement et l’exploitation d’un port en eaux profondes et d’une zone d’activité logistique sous forme de concession dans ladite région sans préciser, toutefois, la durée de la concession envisagée.

Les objectifs avoués de ce projet consistent à doter la Tunisie d’une infrastructure portuaire moderne tout en étant reliée aux autoroutes de la mer et aux principales lignes maritimes internationales, le futur port était appelé à permettre une réelle intensification du commerce maritime international en Méditerranée.

Retards et reports incompréhensibles

Une rencontre d’information a eu lieu, dans ce cadre, entre bon nombre d’investisseurs, bailleurs de fonds et opérateurs maritimes étrangers, en provenance, notamment, de France, de Grande-Bretagne, d’Italie, des Emirats arabes unis, du Koweït et des Pays-Bas,

Comme on le constate, au départ, l’engouement était réel car le projet présentait de grandes opportunités en matière de transport maritime grâce, entre autres, à la programmation d’une zone d’activité économique, industrielle et logistique qui devait être implantée sur environ trois mille hectares près du port pour des activités de commerce, d’industrie et de services avec l’étranger.

Puis, après un silence de près de 12 ans, dû à des litiges touchant à des problèmes d’expropriation foncière, à l’engagement de l’Etat à payer des compensations dépassant un million de dinars et à des difficultés rencontrées par le nouveau pouvoir issu de la révolution du 17 décembre 2010/14 janvier 2011, l’on a recommencé à parler de ce mégaprojet, en février 2018 avec l’annonce de nouvelles mesures administratives susceptibles de permettre sa renaissance en deux temps en 2022 et 2024 tout en promettant la construction d’une zone logistique sur 1.000 hectares et la création de près de 52 mille emplois.

Port en eaux profondes d’Enfidha : le nom de la société bientôt dévoilé

Dans l’attente d’investissements et d’un partenaire stratégique

Toujours est-il et abstraction faite des multiples tergiversations, le projet semble bien relancé en octobre 2024 avec l’appel d’offres pour la mise en place d’un plan directeur de la zone d’activités économiques et logistiques composantes du complexe portuaire dudit port en eaux profondes d’Enfidha.

A titre de rappel, le port en eaux profondes d’Enfidha, situé à 100 km au Sud de Tunis, est l’un des projets d’infrastructure les plus importants non seulement pour la Tunisie, mais aussi pour l’Afrique puisqu’il fournirait une réponse à la demande croissante d’une infrastructure portuaire capable d’accueillir les gros navires.

En effet, avec une profondeur prévue d’une vingtaine de mètres, ce projet pourrait accueillir de grands porte-conteneurs du monde entier, positionnant ainsi la Tunisie comme un acteur clé dans le commerce maritime régional et même international.

Un point d’interrogation s’impose concernant le refus par la Haute instance de la commande publique d’approuver le projet d’appel d’offres, expliqué par le caractère inacceptable des conditions financières proposées, d’où un éventuel recours à trois options, soit en soumettant une nouvelle demande pour des appels d’offres, soit en trouvant un investisseur stratégique, soit encore en réinventant le projet.

Un retour à la fiche technique fait ressortir que ledit complexe du Port d’Enfidha, sis à 100 km de Tunis, à 40 km de Sousse et à 170 km de Sfax, sera réalisé en partenariat public (60%) et privé (40%), sachant qu’il s’étend sur une superficie globale de 3.000 hectares dont 1.000 ha pour le seul port et le reste pour la zone économique et logistique avec une profondeur de 20 mètres.

Il prévoit également, selon la même fiche technique, un quai spécialisé dans le traitement des conteneurs. La longueur de ce quai est de 3.600 m, et un quai spécialisé pour les vracs d’une longueur de 1.400 m sans oublier que la capacité du port, à la fin de la construction du projet, sera de 5 millions de conteneurs EVP, et 4 millions de tonnes pour le trafic de vrac, le tout pour un coût global devant atteindre 1,04 milliards de dollars.

Pour le moment, le constat qui s’impose est le freinage du mégaprojet d’Enfidha alors que son homologue de Tanger au Maroc connaît une situation à l’opposé sur la pointe de la Méditerranée occidentale dans le sens où il a déjà vu le jour avant de grandir jusqu’à supplanter tous ses semblables en Afrique.

Pourtant, les experts sont unanimes quant aux avantages offerts par un tel port, donc à la nécessité de concrétiser ledit projet. Pour s’en convaincre, il suffit de voir de près une carte de la planète constellée de ports de cette envergure et leur apport hautement positif pour le transport et le commerce internationaux.

A titre d’exemple, on citera le dernier en date qui a été inauguré au Pérou le 15 novembre 2024 par le président chinois Xi Jinping lors de sa visite dans ce pays après avoir été construit par un consortium conduit par l’armateur chinois Cosco, à 60 km de la capitale Lima, plus précisément dans la ville de Chancay ; sachant que les caractéristiques ainsi que les coûts de ce port sont à peu près les mêmes que celles et ceux d’Enfidha.

D’ailleurs, l’écrivain spécialiste tunisien des villes, Aissa Baccouche, indique que dans l’optique des gouvernants de Pékin, «les deux pourraient s’inscrire dans la fameuse route de la soie. Tant il est vrai que si le port péruvien constitue une plateforme pour l’Amérique du Sud pour l’acheminement des marchandises vers l’Asie, celui d’Enfidha devrait servir, sûrement de hub pour l’Afrique subsaharienne et raffermir les relations commerciales avec l’Est…».

Il est utile de rappeler les mérites et les avantages des ports en eaux profondes, en général. Un port en eaux profondes est construit dans des eaux plus profondes, généralement de 30 pieds ou plus, alors qu’un port ordinaire n’a qu’une profondeur de 20 pieds ou un peu plus. En termes simples, les ports en eaux profondes accueillent les plus gros navires ayant les tirants d’eau les plus profonds.

Deux différences principales peuvent être mentionnées entre les ports en eaux profondes et ceux ordinaires, en l’occurrence la profondeur des eaux et la capacité d’accueillir des navires de différentes tailles dont ceux classés post-panamax, les porte-conteneurs ultra-larges, les gros vraquiers, les pétroliers et les méthaniers.

D’autre part, les installations en eaux profondes se distinguent par des infrastructures autrement plus avancées tout en étant dotées des dernières nouveautés en matière de technologies et d’équipements, à l’instar des grues massives, le grand volume de stockage dans des zones adéquates et autres connexions intermodales perfectionnées, ce qui permet à ces ports d’enregistrer un trafic beaucoup plus dense et, par voie de conséquence, un impact économique nettement plus important en comparaison de celui des ports classiques.

Principales dates de construction des ports en eaux profondes

La construction du canal de Suez en 1869 et de celui de Panama en 1914 ont été à l’origine d’une véritable révolution en matière de navigation maritime entraînant un développement de nouvelles installations infrastructurelles pour l’accueil de navires de plus en plus gros et pour répondre aux besoins grandissants en raison de l’augmentation de la taille des gros transporteurs de pétrole brut.

Puis, la mondialisation et l’essor de nouvelles économies, aidant, ont conduit à l’expansion et la modernisation des ports, alors que l’apparition de porte-conteneurs de plus en plus grands a nécessité l’approfondissement et l’extension de plusieurs ports en eaux profondes.

D’ailleurs, les exemples de ports en eaux profondes sont aussi nombreux que célèbres dont principalement le port de Sines au Portugal considéré comme étant le plus profond du monde, avec une profondeur maximale de 28 mètres et une extension sur 2.200 hectares.

Quant au port de Yanghshan en Chine, il est connu comme étant le plus grand port automatisé au monde, grâce à sa capacité d’accueillir les plus gros porte-conteneurs avec une profondeur maximale de 27 m.

On citera, en troisième lieu, le port de Rotterdam aux Pays-Bas avec une profondeur de 24 m, sachant qu’il est passé d’un simple port de pêche à un centre commercial majeur, grâce à sa situation sur le Rhin et à la connexion avec la Mer du Nord.

Le port de Tanger Med au Maroc arrive au quatrième rang avec une profondeur maximale de 22 mètres et tire son importance grâce à son positionnement à la croisée de routes maritimes vitales reliant l’Europe, l’Afrique et les Amériques.

A la cinquième place, se trouve le port de Hedland en Australie avec une profondeur maximale de 20 m et un port de mouillage naturellement profond, ce qui lui a permis de devenir l’un des plus grands ports au monde assurant le chargement de nombreuses matières dont notamment le fer, le sel, le manganèse et l’élevage.

On ne peut conclure sans un retour sur le projet du port en eaux profondes à Enfidha en Tunisie dont la majorité des experts sont convaincus de la nécessité de sa finition susceptible de métamorphoser la dynamique économique nationale du pays tout en ayant un rayonnement à l’échelle régionale, voire  internationale au vu de la position stratégique d’Enfidha et de la Tunisie qui assure une connexion privilégiée avec l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe.

L’artisanat, un secteur à faire fructifier

En cette année 2025 où les perspectives d’une saison touristique prometteuse s’annoncent très bonnes, confirmant les chiffres positifs de la saison écoulée, les autorités compétentes mettent les bouchées doubles pour concrétiser lesdites promesses en valorisant et en boostant le secteur de l’artisanat qui va de pair avec le tourisme.

D’ailleurs, c’est le même département ministériel qui gère les deux volets, en l’occurrence le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, dans la mesure où les visiteurs dans notre pays s’intéressent, outre aux sites culturels, naturels, historiques et archéologiques, aux produits confectionnés par les artisans.

C’est ainsi que dans le cadre de la promotion et du marketing du patrimoine national et des produits artisanaux tunisiens, le Centre de promotion des exportations (Cepex) et le ministère de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées ont convenu de mettre en exergue ledit secteur à travers la commercialisation du patrimoine national et des produits artisanaux tunisiens à l’Expo 2025 d’Osaka, dans le Kansai, au Japon.

Cette participation à l’Expo, durant la période allant du 13 avril au 13 octobre 2025, a pour objectif essentiel la promotion et le rayonnement de l’image de la Tunisie en tant que destination économique, touristique et culturelle.

Rappelons que le secteur de l’artisanat constitue, effectivement, un puissant levier pour la dynamique socio-économique nationale dans la mesure où il emploie environ 350.000 personnes, soit un  taux de 9,7 % de la population active, sans oublier une contribution substantielle aux exportations générant des entrées consistantes en devises fortes.

Il faut dire que le secteur est basé sur la variété et la diversification aussi bien des produits et de leur provenance, touchant pratiquement toutes les régions du pays, de Bizerte à Tataouine.

A titre d’exemple, Kairouan, avec ses célèbres tapis de différents types, est considéré comme le premier centre de fabrication artisanale du tapis qui a une renommée internationale, sachant qu’à lui seul, il assure l’emploi de plus de vingt mille personnes, dont une majorité de jeunes femmes.

Il en est de même pour la céramique et la poterie dans le gouvernorat de Nabeul et autres portes cloutées, fenêtres en fer forgé, outre le cuivre, les bijoux en or et argent, les mosaïques de l’époque romaine et exposées au musée du Bardo qui en possède la collection la plus riche au monde.

En résumé, l’artisanat constitue une richesse, certes patrimoniale d’ampleur, mais également une richesse économique que l’État social, sous la conduite du Président Kaïs Saïed, est déterminé à faire fructifier et à exploiter à bon escient pour améliorer les conditions de vie de toutes les catégories du peuple.

Intérêt présidentiel au secteur sportif : Le cadre juridique et les infrastructures de base vont de pair

Le sport est un secteur qui a permis de procurer à la Tunisie de nombreuses satisfactions à l’échelle aussi bien régionale qu’internationale grâce à l’émergence, régulièrement, de champions ayant réalisé des performances remarquables et hissé haut le drapeau national.

La Presse — Convaincu des bienfaits des différentes disciplines sportives avec des répercussions hautement positives aux divers niveaux, le Président de la République ne cesse d’accorder un intérêt majeur au sport en multipliant les annonces destinées à remettre ce domaine sur les rails afin qu’il avance résolument vers le progrès.

Il ne faut pas oublier, en effet, que ce domaine offre de nombreux créneaux vers le développement dont, bien évidemment, celui d’ordre purement sportif, mais aussi sur le plan sanitaire, social et économique sans oublier le rayonnement et le sentiment de fierté que cela procure aux citoyens, toutes catégories sociales confondues, et dans toutes les régions du pays.

C’est dans cet esprit que le Chef de l’Etat a montré, en recevant, tout récemment, le ministre de la Jeunesse et du Sport, Sadok Mourali, qu’il est déterminé à rectifier le tir à propos des différents volets, en l’occurrence les infrastructures de base et le cadre juridique des structures sportives.

C’est qu’il a mis à l’index le caractère bâtard de ce cadre qui se caractérise par le flou et l’opacité dans le sens où il n’est ni professionnel ni amateur ce qui le rend plein d’ambiguïtés ouvrant la porte à tous les abus, dépassements et aux diverses formes de corruption, d’où l’insistance du Président Kaïs Saïed à dépasser le système actuel, qui n’est plus acceptable, et à ce que les nouvelles législations en la matière soient marquées par une transparence totale.

C’est dire qu’il est impératif de revoir certaines lois régissant le déroulement des activités de certaines disciplines dont notamment le football, qualifié de sport-roi, en vue de mettre fin au grand nombre de litiges dus à des textes, parfois contradictoires, sans oublier les menaces de recours à l’arbitrage étranger avec tout ce que cela implique comme entrave au déroulement normal et fluide des compétitions nationales.

D’ailleurs, lors d’une sortie précédente, il y a, à peine une année, le Président de la République avait évoqué ce point en indiquant que celui qui «se cache et tente d’influencer, même en dehors des structures officielles, les choix des fédérations et de leurs présidents en concluant des alliances suspectes, ne peut se dérober à ses responsabilités». 

Passant au volet des infrastructures sportives, le Chef de l’Etat a déploré la dégradation de bon nombre d’installations sportives dont notamment la cité olympique d’El Menzah et  le stade Zouiten, pour ne citer que ces deux cas flagrants, ce qu’il a imputé, non uniquement au manque d’entretien et de sauvegarde mais, également, à une planification préalable visant à mettre la main sur ces espaces.

Puis, exprimant sa volonté de mettre un terme à ces anomalies, le Président de la République a précisé en substance que «ceux qui ont organisé cela doivent être tenus pour responsables sans oublier d’exiger des redditions de comptes à ceux qui retardent le lancement des projets et qui doivent, par conséquent, subir les sanctions prévues par la loi».

En tout état de cause, il  convient de rappeler que la Tunisie regorge de champions capables de hisser haut le drapeau national lors des grandes manifestations sportives internationales et régionales pour peu qu’on les dote des infrastructures de base et autres législations appropriées adéquates.

L’Etat uni pour une économie sociale et harmonieuse

LE volet économique, en plus de celui politique, continue à accaparer l’attention et l’intérêt de l’Etat, tout en privilégiant l’aspect social qui demeure une constante dans toute approche pour le développement global et durable.

Ces données viennent d’être confirmées par le Président de la République en réitérant, lors de sa rencontre avec la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, la nécessité et l’impératif de dépasser rapidement toutes les entraves dans l’objectif de concilier, à la fois, création de richesses et justice sociale.

Et dans le cadre de l’unité de l’Etat et de la synchronisation au sein du pouvoir exécutif, un Conseil ministériel restreint (CMR) a été tenu à La Kasbah pour mettre au point une sorte de feuille de route destinée à booster l’économie et à créer des emplois pour les diplômés chômeurs afin d’améliorer les conditions de vie des citoyens en général.

Le CMR a été, par conséquent, consacré à l’élaboration des grands axes stratégiques en arrêtant certaines mesures, dont notamment le soutien aux entreprises communautaires, la promotion de l’investissement en tant que facteur essentiel de croissance, la concrétisation de la souveraineté alimentaire et de la sécurité hydrique, sans oublier l’obligation de réussir la transition numérique et énergétique.

Ce véritable plan d’action en faveur du développement économique et social est appelé à consolider une situation économique marquée par la résilience et la pérennité, surtout au vu des derniers indicateurs qui virent au vert comme cela est indiqué et confirmé par des chiffres qui ne mentent pas.

En effet, le dernier rapport de la Banque mondiale (BM) relève que la conjoncture économique tunisienne connaît, depuis le premier trimestre de 2024, une amélioration sensible concernant le solde extérieur, en même temps qu’une réduction de l’inflation, sans oublier les signes évidents de reprise au sein du secteur agricole ainsi que dans d’autres secteurs clés, en l’occurrence l’habillement et la construction.

Tout en mettant l’accent sur la nécessité d’augmenter les investissements pour soutenir la croissance et renforcer la concurrence, le même rapport met en relief l’importance des énergies renouvelables en tant que secteur dynamique avec des signes clairs de progression grâce à la mise en œuvre d’un ambitieux programme consistant à réaliser de sérieux projets misant sur l’énergie solaire et électrique.

Ainsi, en dépit des défis persistants, l’économie tunisienne fait, de plus en plus, preuve de résilience grâce à l’émergence de nouvelles opportunités offertes par le compter-sur-soi et l’annonce par la BM de sa détermination à soutenir la Tunisie à gagner les paris en boostant la croissance, l’emploi et la réalisation d’un développement harmonieux des secteurs aussi bien public que privé.

Kaïs Saïed persiste et signe : La récupération des biens mal acquis, une priorité

La nécessité de récupérer l’argent et autres biens mal acquis continue à accaparer l’intérêt de l’Etat au plus haut sommet, à savoir la présidence de la République et celle du gouvernement . 

En effet, recevant, mercredi, la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, et la ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, le Président Kaïs Saïed a déploré le fait que la question des biens confisqués demeure sans solution concrète tout en étant dispersée entre plusieurs parties, sans oublier les violations qui ont entouré ce dossier, ce qui engendre une situation inacceptable.

Le Chef de l’État a réitéré la nécessité d’opter pour une nouvelle approche destinée à mettre un terme définitif afin que le peuple récupère ses biens qui, en fin de compte, lui appartiennent.

Prouvant la symbiose entre les différents mécanismes de l’Etat, la Cheffe du gouvernement a, illico presto, présidé un Conseil ministériel restreint consacré au suivi de ce dossier dans ses différentes phases, en l’occurrence les procédures de confiscation, de récupération et de gestion des fonds mal acquis et issus de la corruption.

S’inspirant des consignes données par le Président de la République, la Cheffe du gouvernement a mis l’accent sur la détermination à accélérer les procédures entamées par les commissions en charge de cette question dans le but évident de garantir la restitution des propriétés appartenant à l’Etat et au peuple tout en veillant à en assurer une gestion efficace des avoirs saisis.

Et tout en précisant que le suivi de ce dossier sera, désormais, permanent, il devrait impliquer tous les départements ministériels concernés et autres institutions compétentes, la Cheffe du gouvernement a indiqué que la mobilisation sera généralisée pour aboutir à une solution structurelle qui consiste à obtenir la restitution des fonds spoliés et à en garantir une exploitation positive.

Et comme il s’agit de récupérer tous les biens aussi bien en Tunisie que ceux se trouvant à l’étranger, la diplomatie se trouve au premier rang des parties mobilisées, d’où l’appel récent de notre pays à briser les blocages internationaux à cause de nombreux obstacles juridiques et procéduraux.

N’oublions pas l’autre appel du Président de la République à trouver d’autres créneaux que ceux à caractère uniquement judiciaire qui a prouvé, jusque-là, ses limites à cause des longues procédures trop complexes, sans oublier le manque, voire parfois l’absence de toute volonté de coopération de la part de certains Etats en vue d’exécuter les commissions rogatoires et répondre aux demandes d’entraide judiciaire.

Pourtant, la responsabilité juridique et morale est indéniable pour les pays détenant ces fonds et qui doivent les restituer sans couvrir la corruption, comme le stipulent, clairement, les traités internationaux.

Par ailleurs, en dépit de l’absence de chiffres officiels sur le montant des avoirs  tunisiens évadés et placés  à l’étranger, certaines estimations évoquent le montant de dizaines de milliards de dollars, alors que la valeur des fonds récupérés reste très faible.

Ainsi et au vu de l’ampleur des sommes spoliées, le dossier fait partie des priorités de l’action diplomatique pour le ministère des Affaires étrangères qui souligne la nécessité d’écarter l’approche traditionnelle suivie jusqu’ici pour réduire la prédominance des aspects juridique et judiciaire.

Ces chiffres confirment les dires du Chef de l’Etat lorsqu’il assure qu’une fois récupéré, cet argent contribuerait à créer de la richesse dans le pays et contribuer et l’émergence de la justice pour le peuple.

En résumé, la conviction est bien établie quant à la détermination à en finir avec cette question afin que l’Etat et le peuple, à qui appartiennent cet argent et ces biens, obtiennent gain de cause.

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Intérêt présidentiel constant à Tunisair : La compagnie aérienne nationale ne sera jamais cédée

Le dossier de la compagnie aérienne nationale Tunisair revient, périodiquement, sur la table du Président de la République au vu de la situation financière et sociale qui y prévaut, dans le but d’établir un vrai plan de sauvetage pour que cette société joue son rôle dans la dynamique économique nationale.

Dans ce cadre, le Chef de l’Etat a reçu, mardi, Rachid Amri, ministre du Transport, et Halima Khouaja, chargée de la direction générale de la compagnie aérienne Tunisair pour évoquer essentiellement la situation prévalant actuellement au sein de Tunisair,  marquée, malheureusement, par des conditions inacceptables à plusieurs égards.

Outre les conditions à bord des appareils avec des prestations de service exigeant des améliorations à tous les niveaux, le Président Kaïs Saïed a fait un constat carrément négatif à propos du respect des horaires des vols, au départ et à l’arrivée, ce qui est dû en grande partie au nombre de plus en plus réduit des avions en service, lequel nombre s’est amenuisé comme peau de chagrin, passant de 24, il n’y a pas si longtemps, à 10 aujourd’hui.

A cela, il faut ajouter, précise encore le Président de la République, d’autres anomalies relatives au contrôle technique des avions qui s’étale en Tunisie sur pas moins de 123 jours, alors qu’il ne dure que dix jours chez l’un des grands constructeurs mondiaux, ce qui cause «des pertes financières énormes pour la compagnie nationale se chiffrant par des dizaines de milliards de dinars», des sommes qui auraient pu être exploitées pour l’acquisition de nouveaux appareils.

Il ne faut pas oublier la question des recrutements effectués selon le principe condamnable du clientélisme, du favoritisme et du népotisme, loin de toute légalité et de transparence entraînant un surplus de personnel sans aucun besoin réel pour la bonne marche des rouages de la compagnie.

Après avoir procédé à ce constat-diagnostic, le Chef de l’Etat a affirmé que cette situation dégradée rappelle celle observée dans d’autres structure, à l’instar de la Cité olympique d’El Menzah, du stade Chedly-Zouiten, de la piscine municipale de la Place Pasteur, du parc du Belvédère, et bien d’autres sites dans la capitale et dans les différentes régions du pays, qui sont délibérément négligés

Et de préciser encore que ces structures et entreprises sont convoitées par certains lobbies bien connus et qui veulent mettre la main dessus après avoir mené, d’une manière machiavélique, au bradage de leur valeur, d’où la nécessité de stopper l’hémorragie tout en criant, haut et fort, que ni Tunisair, ni l’aéroport international de Tunis-Carthage ne seront cédés, tout en assurant que l’aéroport dispose d’avantages stratégiques appréciables lui permettant de jouer pleinement son rôle dans le transport aérien.

Lors de rencontres précédentes avec les responsables concernés, le Chef de l’Etat a, souvent, évoqué cet aspect relatif aux convoitises desdits lobbies afin de s’approprier cette compagnie nationale et qui ont commis des actes, qualifiés de “criminels”, ce qui nécessite une guerre contre ces pratiques 

Le cas de Tunisair illustre parfaitement, selon le Président Saïed, la course menée par certains groupes d’intérêts pour entraîner son abandon par l’Etat, et y exercer une mainmise ainsi que sur d’autres entreprises publiques, mais c’était compter sans la détermination du Président Saïed, fermement engagé dans un combat sans répit contre ce phénomène.

D’ailleurs, confirmant d’une manière éclatante et originale cette volonté, on citera la célèbre déclaration du Président de la République en assurant, en substance, que Tunisair ne sera jamais cédée «ni sur terre ni dans les airs» et qu’il œuvrera pour que notre compagnie aérienne nationale puisse voler, encore et toujour, plus haut.

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Confiance face aux défis posés par le marché de l’emploi

L’Etat tunisien accorde une importance capitale à l’emploi, notamment des diplômés et des jeunes, dans le but évident de sauvegarder les structures économiques et de préserver la paix sociale, tout en consolidant l’option sociale dans la dynamique nationale du pays.

Les autorités compétentes assurent qu’elles tiennent compte de la nouvelle configuration du secteur avec des changements structurels de l’ordre de 20%, soit un taux proche de celui international qui est de près de 22%, avec une mention spéciale pour les spécialistes de l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage automatique qui se trouvent aux premières loges en matière d’emplois à forte croissance.

En effet, selon le dernier rapport sur l’avenir l’emploi du Forum économique mondial, intitulé “L’avenir de l’emploi, focus sur la Tunisie”, édité par l’Institut arabe des chefs d’entreprise (Iace), il ressort que les emplois appelés à enregistrer une croissance substantielle sont étroitement liés aux domaines des nouvelles technologies et de la gestion environnementale. Autrement dit, les ingénieurs spécialistes du big data, de l’IA, de la cyber-sécurité et autre robotique.

En outre, la Tunisie se lance, dans le cadre d’une action concertée avec la Banque africaine de développement et plusieurs partenaires, dans un vaste programme CAP Emploi en vue de créer bon nombre d’emplois durables.

Il s’agit, en fait, d’une initiative de financement visant la transformation du paysage de l’emploi dans le pays grâce à la mise en place d’un workshop de haut niveau regroupant, côte à côte, acteurs publics et privés de l’écosystème de l’entrepreneuriat et des secteurs de l’emploi et de la formation professionnelle.

Il s’agit du premier programme en Tunisie à être axé sur les résultats et en vertu duquel les décaissements ne sont effectués que lorsque les résultats convenus au préalable sont atteints. Ce qui revient à dire que tout sera basé sur l’encouragement et le renforcement de la performance.

En plus clair, l’avenir consiste à ce que l’emploi ne soit plus une contrainte, mais plutôt une opportunité pour tous grâce à ce CAP Emploi qui ambitionne de libérer le potentiel et le talent de milliers d’entrepreneurs, en particulier des femmes, comme l’ont assuré les responsables de l’Aneti et le Groupe de la BAD pour l’Afrique du Nord.

Avec ce plan CAP Emploi, l’Etat fournit ainsi une réponse concrète aux défis structurels auxquels est confronté le marché du travail tunisien tout en contribuant à l’émergence de réelles opportunités d’emploi avec des conditions préservant la pérennité et la dignité, comme ne cesse de l’affirmer le Président de la République.

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