Le ministre des affaires sociales Issam Lahmar a prononcé l’allocution de la Tunisie, au cours de sa participation à l’évènement arabe de haut niveau intitulé : ” Technologies, créativité et entreprenariat: Appui à l’autonomie des personnes handicapée”, organisé par la ligue des états arabes, dans le cadre du 3e sommet mondial sur le handicap qui se tient les 2 et 3 Avril 2025 à Berlin.
Dans cette allocution, Lahmar a souligné l’engagement de la Tunisie à mettre en oeuvre la convention internationale sur les droits des personnes handicapées et le 2ème pacte arabe sur les personnes porteuses de handicap, réitérant l’attachement de notre pays à développer les capacités des personnes porteuses de handicap de manière à favoriser leur inclusion socio-économique et dans le marché de l’emploi.
Le ministre a évoqué le système d’information que la Tunisie prévoit de mettre en place, en vue de renforcer la qualité des services fournies aux personnes handicapées, en fonction de leurs besoins et spécificités citant à ce titre, le projet du “centre d’appel” pour handicapés, selon un communiqué du ministère des affaires sociales.
“La Tunisie réaffirme son attachement à inscrire le thème des technologies, de la créativité et de l’ entreprenariat au profit des personnes handicapées à l’ordre du jour des travaux de la réunion arabe et régionale de haut niveau qui se tiendra le 30 juin et le 1er juillet 2025 en Tunisie, dans le cadre de la préparation du 2ème sommet mondial pour le développement social, prévu en novembre prochain au Qatar” a-t-il précisé.
A noter que l’évènement arabe de haut niveau sur “les technologies, la créativité et l’entreprenariat: Appui à l’autonomie des personnes handicapée” a été organisé en partenariat avec le conseil supérieur des droits des personnes handicapées de Jordanie, l’organisation arabe des personnes handicapées, l’alliance internationale pour les personnes handicapées et le bureau exécutif du conseil des ministres du travail et des affaires sociales dans les pays du Golf.
Le ministre des affaires sociales a indiqué que cet évènement arabe de haut niveau constitue un engagement commun entre les pays arabes en vue d’améliorer la qualité de vie des personnes handicapées et de mobiliser les dispositifs intelligents et les programmes de communication sociale, pour permettre à cette catégorie de bénéficier des différentes opportunités offertes et de l’égalité des chances.
Environ 151 alertes citoyennes liées à des problèmes d’accès à l’eau ont été recensées durant le mois de mars 2025, d’après la carte de la soif, publiée jeudi par l’Observatoire Tunisien de l’eau (OTE).
Selon l’Observatoire, 135 coupures et perturbations dans la distribution de l’eau potable non signalées par la SONEDE, ont été enregistrées au cours du mois de mars 2025, en plus de six mouvements de protestation revendiquant le droit d’accès à l’eau.
Le gouvernorat de Gafsa arrive en tête des gouvernorats concernés par ces alertes avec 39 alertes, suivi par le gouvernorat de Sfax avec 24 alertes, selon l’Observatoire.
La Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises (BFPME) tiendra le mardi 08 avril 2025 à 9 heures au siège de la Banque, une Assemblée Générale
Ordinaire et Extraordinaire.
L’Union Internationale de Banques (UIB), Société Anonyme au capital social de
172.800.000 Dinars, dont le siège social est sis au 65 avenue Habib Bourguiba – Tunis, immatriculée au Registre National des Entreprises sous le n°0002708Q, tiendra son Assemblée Générale Ordinaire le mercredi 30 avril 2025 à 10 heures à l’Hôtel « Barceló Concorde »- Les Berges du Lac.
Une dette intérieure élevée peut poser des risques pour les économies des États si elle n’est pas utilisée de manière stratégique pour stimuler la croissance et si elle n’est pas soutenable. Est-ce le cas de la Tunisie ?
En 2024, la dette intérieure s’élevait à 72,6 milliards de dinars, représentant 53,8 % de l’ensemble de l’endettement total de la Tunisie. Par conséquent, la dette extérieure constitue le reliquat, soit 46,2 %, ce qui correspond à 62,343 milliards de dinars. En 2025, la part de la dette intérieure augmentera légèrement, passant de 53,8 % à 58,3 %, soit 85,984 milliards de dinars.
Quant à la dette extérieure, elle reculera à 41,7 %, soit 61,418 milliards de dinars. L’absence d’accord avec le FMI complique le recours au marché financier international, même avec des bailleurs de fonds “amis” comme la BAD. Du coup, emprunter sur les marchés financiers internationaux, devient quasiment impossible et le recours aux autres bailleurs non institutionnels se traduirait par des prêts à des taux d’intérêts excessifs, nuisibles aux finances publiques.
Les remboursements que l’État tunisien doit effectuer d’ici la fin de l’année s’élèvent à 18 milliards de dinars en principal et 6,4 milliards de dinars en intérêts, soit un total de 24,7 milliards de dinars (environ 7 milliards de dollars US). En 2025, le financement intérieur atteindra 9,8 milliards de dinars en principal et 8,4 milliards de dinars en financement extérieur.
“Une dette intérieure excessive n’est pas seulement un fardeau financier, elle tue la croissance et asphyxie les entrepreneurs.”
Les intérêts de la dette extérieure ne représenteront que 1,9 milliard de dinars, tandis que ceux de la dette intérieure s’élèveront à 4,5 milliards de dinars, soit près de la moitié du principal. Cela s’explique par le fait que les prêts extérieurs contractés auparavant étaient à des taux raisonnables, contrairement à ceux des dernières années.
De plus, le taux élevé du marché monétaire tunisien justifie les intérêts excessifs que l’État doit payer à ses emprunteurs nationaux. Le cas tunisien illustre bien les effets néfastes d’un endettement excessif à l’échelle nationale. Nous le répétons sans cesse, mais les décideurs publics persistent à ignorer l’urgence de réformes structurelles profondes pour créer de la richesse et de l’emploi, préférant la facilité de l’endettement.
L’effet d’éviction est également manifeste : les emprunts de l’État assèchent le marché intérieur, rendant le crédit plus cher et moins accessible aux entreprises et aux ménages, ce qui freine l’investissement privé. Par ailleurs, l’inflation, bien réelle malgré les discours officiels, touche en priorité les produits de consommation courante et en prime ceux alimentaires.
“Il est urgent de réorienter les emprunts publics vers des investissements productifs, et non vers la facilité de l’endettement.”
Parmi les conséquences d’une dette intérieure excessive et des taux d’intérêt élevés la capacité réduite de l’État, acculé au remboursement même avec rééchelonnement, à financer des dépenses essentielles telles que la santé, l’éducation, les subventions et les infrastructures.
Autre conséquence : la perte de confiance des investisseurs nationaux. Certains pourraient geler leurs investissements ou choisir de fuir un environnement devenu hostile à la création de richesses et où ils ne sont pas en odeur de sainteté.
Les décideurs publics accordent-ils encore une place aux investissements productifs dans les infrastructures, l’éducation, l’innovation et les nouvelles industries ? Car pour financer le social, il faut d’abord générer des ressources, et ce n’est pas en accablant les entrepreneurs qu’on y parviendra, c’est une litanie que nous ne cessons de répéter mais qui ne semble pas émouvoir ceux qui détiennent entre leurs mains le destin de la Tunisie. Pendant ce temps, faute de créer des richesses, on s’endette, on emprunte !
Pourquoi l’emprunt public n’a-t-il toujours pas été lancé ?
Pourquoi, jusqu’à la fin du premier trimestre 2025, l’emprunt national prévu dans la loi de finances n’a-t-il pas vu le jour ? Celui-ci devrait s’élever à 4,8 milliards de dinars avec un taux d’intérêt de plus de 9%
Trop cher ? Peut-être. Mais le fait est que les finances publiques ne sont pas au mieux de leur forme. Ce qui expliquerait que certaines recettes fiscales ont demandé à certaines entreprises d’anticiper le dépôt de leurs déclarations, signe de tensions sur la trésorerie nationale.
“Si l’État tunisien continue à ignorer l’urgence des réformes, il court à sa perte, en poursuivant une politique de dettes infinies.”
La question est : si l’État renonce à cet emprunt, comment trouvera-t-il les ressources prévues dans la loi de finances ? Forcera-t-on de nouveau la Banque centrale à financer le budget ?
Une telle décision, si prise, serait catastrophique pour le pays, d’autant plus que la BCT a déjà injecté des montants faramineux dans le budget de l’État ces dernières années.
Si un emprunt national permet d’éviter une création monétaire excessive, dans le cas de la Tunisie, ne peut pas contracter des prêts sur le marché intérieur ou à l’international signifierait inévitablement un recours à l’impression monétaire.
Or, une telle politique entraînerait des conséquences désastreuses sur une économie en récession, aggravant l’inflation et affaiblissant encore le dinar, ce qui renchérirait les importations.
“L’économie de la Tunisie ne peut pas supporter une politique d’emprunt sans fin sans conséquences dramatiques pour la monnaie et la vie quotidienne.”
La capacité productive de la Tunisie correspond-elle au volume de monnaie en circulation et à la richesse produite ?
Dans des pays comme le Zimbabwe ou le Venezuela, l’inflation galopante a conduit à des situations extrêmes où la monnaie a perdu toute valeur.
Il faut oser espérer, dans notre cas, que la BCT assure son rôle de gardienne des équilibres monétaires du pays et pourra freiner les dérives car les solutions existent !
Tous les observateurs avisés, perspicaces et intelligents de la scène économique nationale savent qu’il y a des solutions. Encore faut-il reconnaître et admettre les vrais problèmes économiques du pays, plutôt que de se focaliser sur des de fausses problématiques très accessoires et des débats stériles relayés par des médias peu avertis des réalités économiques. Pour affronter les défis de la Tunisie, il faut de la vision, du savoir, de l’expertise, de l’humilité, la négation de soi et, plus que tout, un amour indéfectible pour la patrie.
Est-ce trop demander ? Il semble bien que ce soit le cas !
Amel Belhadj Ali
EN BREF
Dette intérieure de la Tunisie (2024) : 72,6 milliards de dinars (53,8 % de l’endettement total).
Prévisions pour 2025 : Dette intérieure à 85,98 milliards de dinars (58,3 %), dette extérieure à 61,42 milliards de dinars (41,7 %).
Remboursements 2024 : 24,7 milliards de dinars (7 milliards USD).
Problématique : Taux d’intérêt élevés nuisent à la croissance, freinant l’investissement privé.
Impact sur les finances publiques : Réduite capacité à financer la santé, l’éducation, et les infrastructures.
Question clé : Pourquoi l’emprunt national prévu à 4,8 milliards de dinars n’a-t-il pas été lancé ?
Le Conseil d’Administration de la société Hannibal Lease a décidé de convoquer une Assemblée Générale Ordinaire pour le Mercredi 30 Avril 2025 à 15H à l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprise –IACE- et de proposer un dividende de 0,450 DT.
La Société Hannibal Lease informe ses actionnaires que son Conseil d’Administration réuni le mercredi 27 Mars 2025 a passé en revue l’activité de la société relative à l’exercice 2024 et a arrêté les états financiers individuels et consolidés au 31 Décembre 2024.
Les états financiers individuels font apparaitre un résultat net bénéficiaire au 31/12/2024 de 10 222 498 DT.
Les états financiers consolidés font apparaitre un résultat net bénéficiaire au 31/12/2024 de 12 638 444 DT.
Le Forum Tunisien pour les Droits Économiques et Sociaux (FTDES) a appelé, à la divulgation de toutes les données et des accords non déclarés relatifs aux expulsions forcées des migrants tunisiens depuis l’Italie, la France et l’Allemagne, ainsi qu’à leur arrêt immédiat et à assurer un soutien juridique, psychologique et social aux personnes concernées.
Dans un communiqué publié jeudi, le forum a réaffirmé son engagement à “continuer à défendre les droits et la dignité des migrants en Tunisie et à l’étranger, ainsi qu’à dénoncer les violations et les politiques discriminatoires dont ils sont victimes, par tous les moyens de lutte et de recours légaux”, selon le texte du communiqué.
Le FTDES a précisé avoir tenté de collecter des données quantitatives sur les expulsions depuis l’Italie et l’Allemagne afin d’informer l’opinion publique nationale à ce sujet. Il a souligné que les témoignages des migrants tunisiens expulsés de force de ces pays ont “brisé” le silence entourant ces pratiques, qui, depuis des années, portent atteinte aux droits et à la dignité des migrants tunisiens.
Le communiqué a souligné que, depuis les années 1990, l’Union européenne cherche à mettre en place un système de refoulement délégué dans la gestion des flux migratoires, en imputant cette responsabilité aux pays voisins et de transit. Les accords dits de “réadmission” ont constitué une composante essentielle de cette stratégie européenne, permettant à l’Europe d’expulser les migrants jugés excédentaires vers leur pays d’origine ou de transit.
Le forum a passé en revue l’ensemble des accords conclus avec la partie européenne sur les expulsions forcées des migrants tunisiens, depuis 1998 jusqu’en 2023, qu’ils soient officiels ou secrets. Il a également mis en avant ses diverses interventions en la matière pour défendre la dignité des migrants tunisiens et s’opposer aux violations qu’ils subissent.
Les travaux de réalisation de l’échangeur reliant la route radiale “X 20” à la route de Chenoua, au niveau de la délégation de Douar Hicher (gouvernorat de Manouba), ont avancé de plus de 40 %, selon le directeur régional de l’équipement à Manouba, Fethi Hamed.
Ce projet, lancé en juillet 2024, a nécessité des fonds de l’ordre de 11,7 millions de dinars, a-t-il précisé à l’Agence TAP.
Les composantes du projet comprennent l’aménagement d’un pont en béton armé, des ouvrages techniques de gestion des eaux pluviales, ainsi que des routes et deux ronds-points destinés à fluidifier le trafic.
Il inclut également l’installation de l’éclairage public et de la signalisation verticale et horizontale.
Les autorités poursuivent le dossier des expropriations pour cause d’utilité publique. De plus, des ajustements sont en cours pour déplacer certains réseaux de services publics, notamment ceux relevant de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Toutes ces démarches visent à garantir le parachèvement du projet dans les délais contractuels, fixés à 15 mois, a-t-il ajouté.
Le directeur régional de l’équipement a souligné l’importance de cet échangeur pour désengorger la circulation dans cette zone, notamment aux carrefours de la route radiale “X 20”, qui relie la route régionale n°31 (Mnihla) à la sortie ouest de la capitale. Un premier échangeur avait déjà été construit dans la région, à El-Maazia (Oued Ellil), à l’intersection avec la route nationale n°7, dont les travaux avaient démarré en 2021 moyennant une enveloppe de 25 MD.
Ces composantes s’inscrivent dans un plan plus large visant à compléter la rocade X 20, notamment en ouvrant la deuxième section entre Mnihla et Oued Ellil, après le parachèvement de la première section, entre Oued Ellil et la sortie ouest de Tunis, en mai 2018.
Par ailleurs, la direction régionale de l’équipement poursuit la construction de deux ponts au niveau du canal de la Medjerda, destinés à relier Manouba à Sanhaja et à la route radiale X 20. Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du doublement de la route locale n°525, dont le coût a dépassé 948 mille dinars et a atteint un taux d’avancement de plus de 80 %, selon la même source.
L’Institut du Monde Arabe (IMA) a annoncé l’ouverture de l’appel à projets pour la troisième édition de son Prix du design qui a pour ambition de mettre en lumière les designers émergents et confirmés du monde arabe dans une optique de démonstration des savoir-faire, du génie productif et de la création de nouveaux matériaux. Les projets doivent avoir été créés entre le 1er septembre 2022 et le 20 mai 2025. Les candidats doivent être ressortissants de la Ligue arabe ou développer leur production dans la géographie de l’un des pays de la Ligue arabe. La date limite d’envoi des dossiers est fixée pour le 20 mai prochain.
Les projets pour le Prix du design du monde arabe, lancé en 2023, seront distingués lors de cette édition dans quatre catégories. Le Prix Talent émergent (étudiant ou designer dont la pratique professionnelle a moins de 10 ans) porte une attention particulière sur les solutions apportées aux problématiques propres aux pays arabes, les procédés de fabrication et le potentiel de développement. Le Prix Impact Arab Bank Switzerland distingue l’impact social (éducation et transmission, sauvegarde des territoires, protection des populations), l’impact environnemental (solution écologique, production locale, valorisation de matériaux à faible émission carbone) et l’impact économique (développement de procédé opérants, des technologies, modernisation des traditions, développement de l’emploi). Quant au Grand prix (architecte ou designer dont la pratique professionnelle est supérieure à 10 ans), il récompense une réalisation concrète, objet ou réalisation d’architecture intérieure, révélant le talent du créateur ou créatrice, développé tout au long d’une carrière reconnue. Le Prix de l’artisanat contemporain est un nouveau Prix qui couronne un artisanat revisitant les traditions (y compris par l’utilisation des innovations technologiques) pour répondre aux enjeux contemporains, tels que la durabilité, la personnalisation et la valorisation des patrimoines locaux.
Les projets finalistes pour chaque catégorie seront annoncés au mois de mai. Les projets retenus seront soumis aux membres du jury, composé d’éminentes personnalités du monde du Design. Les lauréats recevront leur prix lors d’une cérémonie à l’Institut du monde arabe à Paris en septembre 2025 (en partenariat avec Paris Design Week).
Le ministère des Domaines de l’Etat et des affaires foncières a indiqué, dans un communiqué publié, jeudi à Tunis, avoir entamé, la régularisation de la situation foncière du groupement résidentiel « Cité El Mahatta » situé à Niber, du gouvernorat du Kef.
Ainsi, les résidents de cette cité qui remplissent les conditions de régularisation stipulées dans le décret gouvernemental n°2018-504 du 7 juin 2018, sont tenus de présenter, à la Direction régional des Domaines de l’Etat et des affaires foncières du Kef, les demandes de régularisation de la situation foncière de leurs bâtiments résidentiels bâtis sur le domaine privé de l’Etat.
Le ministère a rappelé que cette régularisation est conformément aux dispositions du décret gouvernemental n°2018-504 du 7 juin 2018, fixant les conditions et modalités de la régularisation de la situation des anciens regroupements résidentiels bâtis sur le domaine privé de l’Etat.
Les demandes de régularisation doivent être accompagnées des pièces nécessaires. Il s’agit d’une copie de la carte d’identité nationale des concernés par la régularisation, certificat de décès, procuration en cas de besoin, des pièces justificatives de l’occupation du bien domanial (contrat, désistement, don…), d’une pièce justificative de la construction du logement avant l’année 2000.
Pour plus de renseignement, les personnes intéressées peuvent contacter la Direction régional des Domaines de l’Etat et des affaires foncières du kef par le numéro 78204253 ou par Email: dr.kef@domainetat.state.tn, ou la contacter directement à son siège sis à 5 avenue Hédi Chaker Le Kef 7100( Place des martyrs à coté de siège du gouvernorat elkef).
Le ministre des Transports, Rachid Amri, a visité, mercredi, les ateliers de maintenance relevant de l’entrepôt de la Société des Transports de Tunis (TRANSTU), à Charguia, rappelant que la réception d’un nouveau lot d’autobus est prévue au cours de ce mois d’avril.
Amri a souligné, lors de cette visite, la nécessité d’assurer un meilleur entretien des nouveaux autobus selon les normes techniques et en rompant avec les méthodes de travail qui ont conduit à la détérioration de l’état du parc actuel, indique un communiqué publié jeudi par le ministère.
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations adoptées lors de la réunion tenue le 13 mars 2025 concernant l’aménagement de différents espaces en préparation de la réception des nouveaux bus en ce mois d’avril.
Amri a appelé à la nécessité de faire preuve de vigilance et de suivi immédiat afin d’intervenir en urgence pour assurer un entretien adéquat.
Le film tunisien “Les Enfants Rouges” de Lotfi Achour sera en lice dans la compétition des longs métrages de fiction de la 41ème édition du Festival international de cinéma “Vues d’Afrique”, qui sera ouverte ce jeudi 3 avril 2025 au cinéma du Parc à Montréal (Canada) par le film français “Ici et là-bas” de Ludovic Bernard, mettant en vedette notamment l’humoriste et acteur franco-tunisien Hakim Jemili. La soirée inaugurale se déroulera en présence de grandes figures de la culture africaine et créole ainsi que du parrain et de la marraine de l’édition 2025, Dédy Bilamba et la tuniso-canadienne Souad Siala, qui incarnent, selon le festival, l’innovation au service de la créativité et partagent une passion pour le septième art et l’engagement en faveur du dialogue interculturel.
Se poursuivant jusqu’au 13 avril, le festival proposera cette année plus de 120 films et séries TV au programme, en provenance de 32 pays. “Les Enfants Rouges”, co-production Tunisie-France-Belgique-Pologne, qui fera sa première québécoise, figure dans une sélection de films de cinéastes de renom : Merzak Allouache avec “Première ligne” (Algérie), Chloé Aïcha Boro avec “Les Invertueuses” (Burkina Faso), Fidèle Koffi avec “Gazoua doit mourir” (Côte d’Ivoire/Sénégal/Guinée/Cameroun), Jihane El Bahhar avec “Triple A” (Maroc), Mamadou Dia avec “Demba” (Sénégal/Allemagne/Qatar) et Michelle Diane Tankoua avec “Le fabuleux destin de Djalifa” (Togo).
Parlant du festival, Souad Siala s’est dite honorée d’être la marraine du plus grand rendez-vous cinématographique africain et créole en Amérique, notant que le festival “Vues d’Afrique” qui magnifie, depuis plus de quatre décennies, la voix des créateurs africains, créoles et de leurs diasporas, incarne une mission essentielle : tisser des liens entre les continents par la magie du cinéma. “Je porte en moi les richesses de multiples horizons.
Cette identité plurielle, je souhaite l’insuffler à ce festival, en conjuguant mon engagement entrepreneurial et ma passion pour le dialogue interculturel” a écrit Souad Siala qui incarne, mentionne l’équipe du festival “l’esprit entrepreneurial et un leadership visionnaire. Dotée d’une créativité audacieuse, d’une énergie rayonnante et d’une remarquable capacité à transformer les défis en opportunités, elle a durant sa mission de présidente à la Chambre de commerce canado-tunisienne, démontré son aptitude à rassembler, à inspirer et à conclure des partenariats à l’international”.
L’Institut National de la Statistique (INS) publie mensuellement le solde de la balance commerciale, révélant ainsi le taux de couverture. Ce taux est essentiel pour évaluer l’attractivité des biens d’un pays vis-à-vis du reste du monde et de réévaluer ses politiques commerciales en fonction de ses intérêts.
Ce qui est étrange ces derniers temps est que dans les publications de l’INS, nous n’avons pas les chiffres sur les biens de consommation importés en valeur et en quantités tout comme il est surprenant qu’à ce jour, nous n’avons pas encore le taux de chômage enregistré au dernier trimestre de l’année 2024.
Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant le mois de janvier 2025* montrent que les exportations ont atteint le niveau de 5025,8 MD contre 5148,5 MD durant le mois de janvier 2024.
Quant aux importations, elles ont atteint le niveau de 6791,3 MD contre 5726,1 MD en janvier 2024. La hausse des importations de +18,6% provient de l’augmentation enregistrée au niveau des importations des produits énergétiques de +24% à la suite de l’augmentation des achats des produits raffinés de l’ordre de 1219,2MD contre 623,2MD l’année dernière, de même, les importations sont en hausse pour les biens d’équipement de +14,1%, les matières premières et demi-produits de +13,2%, les biens de consommation de +18,5% et les produits alimentaires de +37,9%. Nous l’avons compris, la hausse des importations des produits alimentaires est éventuellement due à l’approche du mois de ramadan 2025.
Au site de l’ONAGRI (Observatoire National de l’Agriculture) on parle d’une balance commerciale alimentaire qui a enregistré au cours du mois de janvier 2025 un excédent de 174,4 MD contre un excédent de 469,2 MD durant le même mois de l’année précédente ; enregistrant ainsi, un taux de couverture de 125,0% à fin janvier 2025 contre 192,8% à fin janvier 2024.
En termes de valeur et c’est le plus important, les exportations alimentaires ont enregistré une baisse de 10,6% alors que les importations ont augmenté de 37,9%. La régression enregistrée est essentiellement le résultat d’une part de la baisse des exportations de l’huile d’olive de -14,7%, des dattes de -2,7% et des produits de la pêche de -54,4%. D’autre part, précise-t-on à l’ONAGRI, il y a eu une hausse des importations du sucre de +65,1% et des céréales de +32,2%.
Le prix moyen à l’exportation de l’huile d’olive a chuté à 12,33 DT/kg, enregistrant une diminution de 54,4% par rapport à l’année précédente. Les prix à l’importation des produits céréaliers ont diminué de 1% à 17%, à l’exception du maïs dont le prix a augmenté de 10,3%.
Des éclairages que l’INS apportait, traditionnellement chaque mois, par produit et par chapitre. A titre d’exemple : “Cette année, nous avons importé et exporté des céréales, du sucre, du café, des parfums, des pièces de rechange, des intrants et ainsi de suite”.
Les chiffres publiés, les quantités les valeurs pour chaque chapitre sont importants à savoir, parce que le coût du commerce a un impact sur les flux commerciaux, détermine qui échange quoi et avec qui, quels biens et services sont proposés aux consommateurs et à quel prix.
Les coûts du commerce interagissent avec les fondamentaux économiques, tels que la technologie et la dotation en facteurs de production, façonnent la structure des échanges et de la production observée à travers le monde et par conséquent peuvent grandement influencer la trajectoire de développement économique d’un pays.
Mais nous n’en sommes pas encore là dans notre pays où la gestion de la chose économique est soumise à la règle de “sauve moi aujourd’hui, demain est un autre jour”. (sic).
Une autre raison possible qui pourrait expliquer l’absence de précisions dans la publication de l’INS pourrait être la baisse des exportations, notamment celles d’huile d’olive. Le déficit commercial a considérablement augmenté par rapport à l’année 2020. Fin janvier 2025, il a enregistré plus de trois fois le déficit commercial de janvier 2024, faisant de ce déficit le plus élevé depuis 2020. Ce déficit est principalement dû à une augmentation des importations d’une valeur d’un milliard de dinars et à une baisse des exportations.
Le taux de couverture actuel est de 74 %, le plus bas depuis 2020, où il était de 89,9 % en 2024. Cette baisse significative indique une détérioration de la santé économique du pays mais ce n’est pas en jouant aux autruches que nous sauverions la Tunisie et donnerons de l’espoir au peuple.
Au regard des multiples opportunités festives et décompressives qui lui sont offertes tout le long de l’année (festivals d’été, fêtes religieuses, mois de ramadhan, animation urbaine quotidienne, congés divers…) et au regard du climat de paix et de dolce vita qui prévaut en Tunisie, les tunisiens sont sensés être, en principe, de bon vivants, voire des gens heureux.
Ce n’est pas, toutefois, l’avis de tout le monde. Le rapport sur l’indice du bonheur pour l’année 2025 « World Happiness Report 2025 », publié le 20 mars 2025, à l’occasion de la Journée internationale du bonheur, a dévoilé le classement des pays selon le bien-être de leurs populations.
L’évaluation, le plus souvent subjective d’après les experts, repose sur plusieurs critères, notamment le soutien social, le niveau de revenu, la liberté individuelle, la santé et la perception de la corruption.
Le World Happiness Report 2025 » a classé la Tunisie à la 113ème sur un total de 147 pays listés. Ce qui est loin d’être un classement positif.
Plus grave, en dépit de leur effort soutenu pour se préparer à des menaces d’éventuels conflits (guerre civile en Libye, problème du sahara occidental entre l’Algérie et la Maroc), les pays voisins, la Libye, l’Algérie et le Maroc sont mieux classés que la Tunisie.
Conséquence : les tunisiens qu’on voit à l’oeil nu chanter, danser et consommer à gogo toute l’année seraient, ainsi, moins heureux que leurs voisins libyens, algériens et marocains.
Avec un score de 4,8 sur 10, la Tunisie arrive derrière ses voisins maghrébins. Elle est devancée par la Libye 2ème , l’Algérie (84ème) et le Maroc (112ème).
Comprendre : la Tunisie, qui peut se targuer d’avoir fait mieux que l’Egypte classée 135ème, n’aurait pas fourni assez d’efforts pour améliorer la qualité de vie de ses citoyens, notamment sur les plans économique et social..
Classement dans le monde
Dans le monde arabe, les pays du golfe sont bien classés: les Émirats arabes unis occupent la 21e place, le Koweït la 30e et l’Arabie saoudite la 32e.
Au plan africain, l’île Maurice est devenue la nation la plus heureuse d’Afrique, détrônant la Libye, qui occupait la première place sur le continent l’année dernière.
La Libye occupe la 2ème position à l’échelle africaine (79ème rang mondial) devant l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Mozambique, le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Congo et la Guinée.
La Finlande conserve son titre du pays le plus heureux du monde, pour la huitième année consécutive, tandis que les États-Unis chutent au 24ᵉ rang, leur classement le plus jamais enregistré depuis la création de ce rapport en 2012, où ils avaient figuré à la 11ᵉ place.
Les pays nordiques arrivent dans le top 10. En effet, le Danemark, l’Islande et la Suède talonnent la Finlande sur le podium. Pendant ce temps, le Costa Rica et le Mexique sont entrés pour la première fois dans le top 10 des pays les plus heureux dans le monde.
Par ailleurs, la France n’arrive qu’au 33ᵉ rang, largement devancée par la Suisse (13ᵉ), la Belgique (14ᵉ) et le Canada (18ᵉ).
L’Afghanistan reste le pays le plus malheureux du monde, occupant la 147e place avec un score alarmant de 1,364. Les autres pays en bas de l’échelle incluent la Sierra Leone (146e), le Liban (145e), le Malawi (144e) et le Zimbabwe (143e), tous confrontés à des crises humanitaires, économiques ou politiques majeures.
EN BREF
Bonheur en Tunisie : le paradoxe du classement 2025
Tunisie classée 113e sur 147 pays dans le World Happiness Report 2025
Score : 4,8/10, derrière la Libye (79e), l’Algérie (84e) et le Maroc (112e)
Malgré les fêtes, la paix et le climat agréable, les Tunisiens se sentent moins heureux
« La Tunisie chante, mais pleure dans les classements internationaux »
Les critères évalués : revenu, santé, liberté, soutien social, corruption
La Finlande reste le pays le plus heureux pour la 8e année consécutive.
“Murmures d’un jardin féerique des Aghlabides” est l’intitulé d’une exposition qui se tiendra du 5 au 20 avril 2025 à la galerie Alain Nadaud-Espace Sadika à Gammarth (banlieue nord de Tunis), offrant une immersion dans l’atmosphère mystique et historique des jardins des Aghlabides à Kairouan.
Dans ce voyage hors du temps, dans l’âme d’un jardin qui porte en lui des siècles d’histoire, de culture et de spiritualité, les jardins de Kairouan, cœur verdoyant de cette ville millénaire, sont bien plus que de simples espaces de repos et de contemplation : ils sont le reflet d’une civilisation, d’une quête de beauté et de perfection, où l’homme dialogue avec la nature.
Fondée au VIIème siècle, Kairouan est l’une des plus anciennes et des plus importantes villes de l’Islam. Ses jardins, véritables joyaux cachés, ont longtemps été des lieux d’échanges intellectuels et spirituels, abritant poètes, penseurs et savants. Loin de l’agitation du monde, ils murmuraient les secrets des temps anciens, révélant, à ceux qui savent écouter, les mystères de la nature et les subtilités de l’âme humaine.
L’exposition met en lumière la splendeur de ces jardins, où la rigueur géométrique se marie à la luxuriance des plantes, symbolisant l’harmonie entre ordre divin et profusion terrestre. A travers des œuvres contemporaines inspirées de ce patrimoine, des installations végétales et des reconstructions immersives, les visiteurs pourront redécouvrir les ambiances paisibles, les senteurs environnantes et les jeux d’ombres et de lumière qui faisaient de ces jardins des lieux à la fois sacrés et enchanteurs.
L’exposition rendra hommage à deux illustres artistes de Kairouan, le peintre Hammadi Skik ainsi que le poète Houssine Kahouagi.
Les jardins de Kairouan, avec leur symbolisme d’oasis et leur rôle dans l’histoire de la région, sont ici présentés non seulement comme des lieux physiques, mais aussi comme des témoins silencieux d’un riche passé culturel et architectural, informe la galerie.
L’exposition, qu’elle soit composée de sculptures ou de peintures, offre une interprétation artistique de ces murmures. A travers les œuvres, les artistes capturent l’essence des jardins, traduisant en formes et en couleurs ces “murmures” : le bruissement des feuilles, le clapotis de l’eau des bassins, le souffle du vent à travers les allées. Les sculptures pourraient évoquer la force et la sérénité de la nature, tandis que les peintures capturent la lumière et les nuances verdoyantes de ce paysage unique.
Le Centre Méditerranéen de la Communication Audiovisuelle (CMCA) a lancé l’appel à candidatures pour la 29ème édition du Festival de la Méditerranée en Images, PriMed, qui se tiendra du 29 novembre au 6 décembre 2025 à Marseille. La date limite d’inscription des films est fixée au 27 avril 2025.
La compétition internationale annuelle pour le Prix International du Documentaire et du Reportage Méditerranéen, met en lumière les documentaires et reportages qui explorent les enjeux, la culture, le patrimoine et l’histoire des pays du bassin méditerranéen. Elle a pour objectif de promouvoir et de récompenser des œuvres se distinguant par la qualité de leur contenu et leur créativité artistique en offrant une plateforme d’échange pour les professionnels de l’audiovisuel, favorisant ainsi le dialogue et la coopération entre les pays du bassin méditerranéen.
Le Primed est ouvert à tous les auteurs, réalisateurs, producteurs et diffuseurs dont les œuvres contribuent à une meilleure compréhension des réalités méditerranéennes. Les documentaires, reportages et films d’enquête soumis doivent aborder des thématiques en lien avec les sociétés et les vies des hommes et des femmes de cette région.
Un jury international, composé de professionnels de la télévision et du cinéma (réalisateurs, producteurs, journalistes, diffuseurs) ainsi que de personnalités spécialistes du monde méditerranéen, attribuera six prix répartis en six catégories. Le Grand Prix du documentaire “Enjeux Méditerranéens” récompense un documentaire ou un reportage de plus de 30 minutes traitant d’un sujet d’actualité en Méditerranée, mettant en perspective les événements et donnant la parole aux protagonistes. Quant au Prix “Mémoire de la Méditerranée”, il distingue un film de plus de 30 minutes qui, avec ou sans archives, fait revivre des faits du passé, des histoires individuelles ou collectives, ainsi que des lieux de mémoire en Méditerranée. Le Prix “Première Oeuvre Documentaire” valorise le talent d’un réalisateur n’ayant pas réalisé plus de trois films, y compris ceux produits dans un cadre scolaire ou de formation (durée supérieure à 30 minutes).
En ce qui concerne le Prix “Art, Patrimoine et Cultures de la Méditerranée”, il récompense un documentaire de plus de 30 minutes valorisant l’expression artistique (musique, arts plastiques, spectacles vivants, arts visuels), le patrimoine (sites, monuments, œuvres d’art, archéologie, architecture) ou toute autre forme d’expression culturelle en Méditerranée (folklore, traditions).
Pour le Prix “Jeunes de la Méditerranée”, il est décerné par un jury de lycéens de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et de pays euro-méditerranéens, récompensant une œuvre sélectionnée par le CMCA.
Enfin, le Prix du Meilleur Court Méditerranéen (Prix du Public) est attribué à un documentaire ou un reportage de moins de 30 minutes, abordant un sujet lié à la Méditerranée.
L’association TunSea pour la Science Participative a appelé à interdire la circulation des véhicules tout-terrain dans les espaces naturels, estimant qu’il s’agit d’un fléau écologique à stopper d’urgence.
Dans une correspondance adressée au gouverneur de Bizerte, l’association engagée depuis plusieurs années dans la recherche citoyenne, la sensibilisation environnementale et la protection de la biodiversité marine en Tunisie, a tenu à alerter sur “une situation extrêmement préoccupante touchant le littoral de la région de Bizerte, notamment les plages de Cap Serrat et Ain Damous”.
“Depuis quelques semaines, nos équipes et nos partenaires sur le terrain constatent une recrudescence d’activités motorisées anarchiques sur les plages et les dunes côtières: 4×4, quads, motos et autres véhicules tout-terrain saccagent sans vergogne un milieu naturel d’une grande fragilité, pourtant classé parmi les zones les plus riches en biodiversité de la côte nord de la Tunisie. Ces actes ne sont pas de simples écarts isolés, ils sont organisés, revendiqués sur les réseaux sociaux, parfois même filmės fièrement comme des « exploits, à l’image du récent rassemblement relayé par la page « The Eagle – Bizerta Off Road » le 16 mars 2025” lit-on dans le communiqué publié par l’association.
“Le spectacle est choquant: des dizaines de véhicules ravageant des dunes où, dans quelques semaines à peine, des tortues marines viendront pondre, comme elles le font depuis des années. Nos observations et données collectées montrent déjà des signes de perturbation préoccupants: traces profondes sur les plages, végétation endommagée, dérangement aviaire, sans parler de l’impact sonore sur la faune Terrestre et Marine” a encore souligné TunSea.
L’association a considéré que “tout cela va à l’encontre des engagements de la Tunisie dans le cadre des conventions internationales notamment : Convention de Barcelone (1976) et ses Protocoles, Convention de Ramsar, Convention sur la diversité biologique (CDB, 1992) etc…, des lois nationales de protection du littoral et de la biodiversité, mais aussi du simple bon sens écologique”.
“Nous posons alors publiquement les questions suivantes: Qui a autorisé ou laissé faire ces incursions motorisées dans des zones naturelles sensibles? Quelles mesures sont prévues pour encadrer ces pratiques destructrices? Que prévoit l’État pour faire respecter le droit à un environnement sain, au nom des générations futures ? ” s’est-elle interrogée.
“La côte de Bizerte est un trésor naturel, un patrimoine partagé, non un terrain de jeu pour les adeptes d’adrénaline sans conscience. En Tunisie, le Code de la route ne contient pas de disposition explicite interdisant la circulation des véhicules en dehors des voies ouvertes à la circulation. Cependant, l’article 8 du Code de la route stipule que tout conducteur doit s’assurer en permanence que sa conduite ne cause pas de dommages aux routes, ouvrages d’art, plantations aux superstructures, ni ne représente un danger pour les autres usagers de la route”.
TunSea a ainsi demandé l’arrêt immédiat de ces activités sur les plages et dunes, l’ouverture d’une enquête sur les événements récents, et la mise en place de mesures concrètes : interdictions, signalisation, surveillance, sanctions, et campagnes de sensibilisation à destination des clubs et particuliers concernés.
Elle a, par ailleurs, exprimé sa disposition à collaborer avec les autorités, les citoyens et les associations locales pour œuvrer à une gestion durable du littoral, dans le respect de l’environnement, de la loi et du vivre-ensemble.