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L’AmCham s’inquiĂšte des rĂ©percussions des nouveaux tarifs douaniers de Trump sur la Tunisie

Au lendemain de l’annonce par l’administration Trump de porter Ă  28 % le taux des tarifs douaniers sur les produits tunisiens exportĂ©s sur le marchĂ© amĂ©ricain, le prĂ©sident de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-amĂ©ricaine (AmCham), Marouane Ben Jomaa, a tenu Ă  faire le point sur les Ă©changes entre les deux pays. C’est en tout cas ce qu’indique un site de la place.

Tout d’abord, il a soulignĂ© que les exportations tunisiennes vers les États-Unis s’élĂšvent Ă  1,935 milliard de dinars, contre 1,992 milliard de dinars pour les importations en provenance des États-Unis.

Et parmi les produits qui risquent d’ĂȘtre impactĂ©s par les nouvelles taxes amĂ©ricaines figurent l’huile d’olive, les dattes et l’artisanat. Lesquels pourraient voir leur compĂ©titivitĂ© compromise. A noter qu’à l’inverse, d’autres pays concurrents de la Tunisie – dans ces mĂȘmes produits – vont subir des taux d’imposition nettement plus lĂ©gers.

Cependant, la Chambre, par la voix de son prĂ©sident, serait en discussion avec l’administration amĂ©ricaine dans l’objectif de trouver un compromis ou une issue favorable Ă  la Tunisie, toujours selon la mĂȘme source.

C’est son rĂŽle, Ă©tant donnĂ© qu’elle constitue un pilier important dans le partenariat Ă©conomique entre la Tunisie et les Etats-Unis. Et ce, mĂȘme si le 47Ăšme prĂ©sident amĂ©ricain semble ignorer ce que « partenariat Â» veut dire.

D’ailleurs, il est intĂ©ressant de souligner que Donald Trump n’a pas complĂštement fermĂ© la porte Ă  des nĂ©gociations avec les pays dĂ©sireux d’amĂ©liorer leurs relations commerciales avec les États-Unis.

A suivre donc !

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La Tunisie demeure le 1er investisseur africain en France

Dans son rapport 2024 sur les « Investissements internationaux en France », Business France confirme la place de la Tunisie parmi les pays contribuant Ă  l’attractivitĂ© Ă©conomique française.

Ainsi, avec une vingtaine de projets d’investissement recensĂ©s en 2024 (plus exactement au nombre de 18), la Tunisie occupe la premiĂšre place de premier pays africain investisseur en France. Et ce, pour la deuxiĂšme annĂ©e de suite.

Principalement axés sur la création de centres de décision européens, ces projets ont contribué à la création de 240 emplois en Hexagone.

On peut citer entre autres de ces projets l’implantation de Medpackinter, spĂ©cialisĂ©e dans la fabrication d’étuis en carton compact haut de gamme et l’impression de notices mĂ©dicales Ă  Nice.

FondĂ©e en 2012, cette filiale du groupe Medpack – leader tunisien de l’emballage pharmaceutique en MĂ©diterranĂ©e – a choisi la CĂŽte d’Azur pour Ă©tendre ses activitĂ©s en Europe et ainsi rĂ©pondre Ă  la demande croissante, comme le confirme le site reseau-euromed.com.

Le pays de Carthage est Ă©galement le 1er pays investisseur Ă  Marseille entre 2021 et 2023, mais aussi 3Ăšme investisseur Ă©tranger dans le sud de la France.

Par ailleurs, la Tunisie est le premier partenaire Business France en Afrique, affirme son directeur général, Jérémie Pellet.

De façon globale, le rapport de Business France fait Ă©tat d’un ralentissement global des investissements Ă©trangers en 2024, avec une baisse de 7 % des projets en France par rapport Ă  2023. Toutefois, l’Hexagone maintient son attractivitĂ©, en ce sens qu’il enregistre un nombre de projets supĂ©rieur de 40 % Ă  la moyenne des annĂ©es 2014-2019.

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« Wifidari Â», la nouvelle Box Wifi de Mattel en Mauritanie

Selon les mĂ©dias locaux, l’entreprise tuniso-mauritanienne de tĂ©lĂ©communications, Mattel, vient d’enrichir son offre Internet en lançant “Wifidari« , une nouvelle Box fixe haut dĂ©bit qui donne « un accĂšs Wifi illimitĂ© Ă  des tarifs accessibles ».

Wifidari constitue une alternative pratique aux solutions cĂąblĂ©es, et est « adaptĂ©e Ă  tous les usages – navigation, rĂ©seaux sociaux, streaming HD, jeux en ligne et tĂ©lĂ©travail Â», souligne le site saharmedias.net.

En effet, « facile Ă  installer et sans engagement, cette Box permet une connexion immĂ©diate sans attente de raccordement. Elle est Ă©galement Ă©quipĂ©e d’une batterie intĂ©grĂ©e, assurant une connexion continue mĂȘme en cas de coupure d’électricitĂ© Â», explique Mattel.

Dans une premiĂšre Ă©tape, Wifidari ne sera disponible que dans certains quartiers de la capitale Nouakchott, avant d’ĂȘtre dĂ©ployĂ©e progressivement sur l’ensemble du pays.

VoilĂ  qui confirme l’engagement de Mattel Ă  offrir des solutions performantes pour accompagner la stratĂ©gie nationale d’extension de l’Internet Haut DĂ©bit en Mauritanie.

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Donald Trump impose 28 % de droits de douane Ă  la Tunisie

On le redoutait, malheureusement on n’y a pas Ă©chappĂ©. A l’instar de 179 autres pays, la Tunisie « Ă©cope Â» de 28 % d’imposition de droits de douane sur ses produits exportĂ©s sur le marchĂ© amĂ©ricain.

Donald Trump, le président américain, a décrété, mercredi 2 avril, une nouvelle batterie de tarifs douaniers, applicables en partie dÚs le week-end (du 5 avril).

En effet, dans une premiĂšre phase, tous les produits entrant aux Etats Unis seront taxĂ©s Ă  hauteur d’au moins 10 % Ă  partir du 5 avril. Et dans une deuxiĂšme phase, des droits de douanes entreront en vigueur sur les produits chinois Ă  hauteur de 34 %. Les produits taiwanais subiront, eux, une taxe de 32 %. Ceux indiens seront taxĂ©s de 26 % de droits de douanes. Contre 24 % pour les japonais, et 20 % ceux venant l’Union europĂ©enne.

Bien Ă©videment, le chef de la La Maison Blanche n’a pas Ă©pargnĂ© les importations de la Tunisie aux Etats-Unis qui subiront 28 % de droits de douane. A noter au passage que la Tunisie exporte principalement de l’huile de l’olive aux USA, nĂ©anmoins la balance commerciale est excĂ©dentaire en faveur de la Tunisie.

En revanche, le  Maroc ne supportera qu’une taxe de 10 % seulement, a priori Ă  cause de l’accord de libre-Ă©change liant les deux pays. Tiens, Trump a des amis « pays Â»!

On y reviendra

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Droits de douane
 protecteurs des emplois, pas des frontiùres!

Dans une interview publiĂ©e par le site des Nations unies (news.un.org), la directrice de la Division du commerce international Ă  ONU Commerce et dĂ©veloppement (ou ConfĂ©rence des Nations unies pour le commerce et le dĂ©veloppement – CNUCED), Luz Maria de la Mora, se demande si les droits de douane sont « protecteurs d’emplois ou destructeurs de commerce Â».

En guise d’introduction, on lit ceci : « Le terme “droits de douane“ a Ă©tĂ© propulsĂ© des pages Ă©conomiques Ă  la une des journaux ces derniers mois, des grandes Ă©conomies les augmentant ou menaçant d’autres nations de le faire. Mais les droits de douane ne sont pas seulement une arme utilisĂ©e dans des manƓuvres gĂ©opolitiques : utilisĂ©s efficacement, ils peuvent aider les pays les plus pauvres Ă  dĂ©velopper leur Ă©conomie Â».

On apprend que la CNUCED fait le point, chaque mois, sur l’actualitĂ© du commerce mondial. C’est ainsi qu’en mars dernier – actualitĂ© oblige –, l’accent Ă©tait mis sur les droits de douane.

Un rapport Ă©tabli sur le sujet rĂ©vĂšle que «  si le commerce mondial a atteint le chiffre record de 33 000 milliards de dollars l’an dernier, les perspectives pour 2025 restent incertaines, la montĂ©e des tensions, les politiques protectionnistes et les conflits commerciaux annonçant de probables perturbations dans les mois Ă  venir Â».

Outre son titre de directrice de la Division du commerce international Ă  la CNUCED, Luz Maria de la Mora est responsable de la publication Point sur le commerce mondial. Elle faisait partie de l’équipe de nĂ©gociation mexicaine qui a nĂ©gociĂ© l’Accord de libre-Ă©change nord-amĂ©ricain (ALENA) en 1992.

A ONU Info, elle assure que « les droits de douane en eux-mĂȘmes ne constituent pas nĂ©cessairement un problĂšme : le problĂšme rĂ©side dans l’incertitude rĂ©sultant de la remise en cause des rĂšgles du commerce international par les grands acteurs Ă©conomiques Â».

L’importance des avantages des droits de douane

Pour de la Mora, « les droits de douane, qui sont essentiellement une taxe sur les importations, font partie intĂ©grante d’un systĂšme commercial international en place depuis prĂšs de huit dĂ©cennies Â», explique-t-elle.

Elle poursuit en rappelant que tout d’abord il y a eu « l’Accord gĂ©nĂ©ral sur les tarifs douaniers et le commerce, Ă©galement connu sous le nom de GATT, en 1948, remplacĂ© par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995. Ces organisations ont essentiellement crĂ©Ă© un ensemble de rĂšgles, garantissant aux producteurs, aux investisseurs et aux exportateurs que les droits de douane ne changeraient pas chaque annĂ©e Â».

Lire aussi : OMC : appels à une réforme du systÚme commercial mondial

À la question “pourquoi les droits de douane les plus importants sont appliquĂ©s entre pays en dĂ©veloppement ?“, Luz Maria de la Mora a rĂ©pondu : « Les pays en dĂ©veloppement ont gĂ©nĂ©ralement tendance Ă  appliquer des niveaux de protection plus Ă©levĂ©s, et ce, pour plusieurs raisons. L’une d’elles est par exemple la volontĂ© de dĂ©velopper une industrie particuliĂšre comme les secteurs de l’automobile ou de la chimie. Une façon de favoriser le dĂ©veloppement et la croissance d’une industrie est de la protĂ©ger – par des droits de douane – de la concurrence Ă©trangĂšre. L’inconvĂ©nient est que la production de ces biens pour le marchĂ© intĂ©rieur est plus coĂ»teuse, ce qui peut Ă©galement dĂ©courager la concurrence ».

Elle avance une deuxiĂšme raison pour laquelle les pays en dĂ©veloppement appliquent des droits de douane : «  dans certains cas, les gouvernements ont besoin de recettes. Les droits de douane sont une taxe, et une taxe est un revenu qu’un gouvernement peut consacrer aux dĂ©penses sociales, Ă  la santĂ©, Ă  l’éducation ou aux infrastructures. Mais lĂ  encore, cela se traduit par des coĂ»ts plus Ă©levĂ©s pour les consommateurs sur les biens importĂ©s Â».

Les avantages de l’ALENA pour le Mexique

Une autre question concerne la controverse autour de l’ALENA. De la Mora explique que «  l’ALENA Ă©tait une proposition trĂšs audacieuse Ă  l’époque, et ce, pour plusieurs raisons. Il s’agissait du premier accord de libre-Ă©change entre pays en dĂ©veloppement et pays dĂ©veloppĂ©s, une expĂ©rience inĂ©dite. La quasi-totalitĂ© des droits de douane entre les trois pays ont Ă©tĂ© supprimĂ©s ».

Selon elle, cet accord de libre-Ă©change a totalement transformĂ© l’économie mexicaine, notamment avec l’augmentation des investissements dans le secteur manufacturier, ce qui a permis la crĂ©ation de nombreux emplois.

ConsĂ©quence : le Mexique est devenu un acteur majeur dans le secteur automobile, occupant mĂȘme la 4e position mondiale en la matiĂšre. « Il a prouvĂ© que l’intĂ©gration peut amĂ©liorer l’efficacitĂ© de l’économie et crĂ©er davantage d’opportunitĂ©s Â», dit-elle.

Des perdants et des gagnants

Et ONU Info d’insister : “Ceux qui critiquent l’ALENA affirment que la rĂ©duction des droits de douane a entraĂźnĂ© une baisse de la protection pour certains secteurs et que des travailleurs en ont Ă©tĂ© pĂ©nalisĂ©s. Êtes-vous en train de dire qu’en fin de compte, les travailleurs de chaque pays en ont bĂ©nĂ©ficiĂ© ?“.

La directrice de la Division du commerce international Ă  la CNUCED rĂ©pond en disant : « Bien sĂ»r, dans toute zone de libre-Ă©change, il y a toujours des gagnants et des perdants. Je ne dis pas que tout Ă©tait rose et que certains secteurs et entreprises ont disparu. Mais la transformation observĂ©e dans les rĂ©gions et les zones du pays qui ont rĂ©ussi Ă  s’intĂ©grer Ă  la chaĂźne d’approvisionnement nord-amĂ©ricaine est vraiment trĂšs encourageante. Globalement, on constate un effet positif ».

Elle estime toutefois que «  la politique commerciale doit aller de pair avec des politiques garantissant la formation des perdants. Une intervention gouvernementale est nĂ©cessaire pour maintenir les travailleurs sur le marchĂ© du travail Â».

Les dĂ©cisions unilatĂ©rales crĂ©ent de l’incertitude

Poursuivant sur la mĂȘme lancĂ©e, le site se demande, vu que de nombreux accords commerciaux internationaux sont remis en question, si nous nous ne nous dirigeons pas vers “une guerre commerciale mondiale“.

Dans sa rĂ©ponse, Luz Maria de la Mora admet le fait que « de nombreux acteurs importants du commerce mondial, comme les États-Unis, l’Union europĂ©enne et la Chine, imposent des droits de douane ou des mesures qui ne sont pas toujours conformes Ă  leurs engagements envers l’OMC. Cela crĂ©e de l’incertitude et un malaise au sein du secteur privĂ© Â».

Plus loin, elle ajoute : « Lorsque les États membres prennent des dĂ©cisions unilatĂ©rales, sans passer par l’OMC ou le systĂšme des Nations unies, cela peut crĂ©er de l’incertitude, ce qui peut entraĂźner un ralentissement des dĂ©cisions d’investissement dans le secteur privĂ©, du commerce, de la croissance Ă©conomique et de la crĂ©ation d’emplois
 ».

Appel au maintien du multilatéralisme

Dans ces conditions, “si l’économie mondiale connaĂźt un ralentissement, qui risque d’en souffrir le plus ?“, interroge ONU Info. Et la rĂ©ponse de Luz Maria de la Mora ne souffre aucune hĂ©sitation : « Les pays en dĂ©veloppement ». En ce sens que « quatre-vingt-quinze pays en dĂ©veloppement dĂ©pendent de leurs exportations. Ce qui les rend Ă  la merci des fluctuations des prix internationaux et de la croissance de l’économie mondiale ».

Pour la directrice de la Division du commerce international Ă  la CNUCED, « ces pays ont besoin d’un systĂšme commercial international efficace, offrant des certitudes, oĂč ils savent Ă  quelles rĂ©glementations ils sont soumis et oĂč les rĂšgles ne sont pas modifiĂ©es sans prĂ©avis, sans nĂ©gociation, sans avertissement prĂ©alable. C’est pourquoi il est si important que le multilatĂ©ralisme reste en place ».

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 protecteurs des emplois, pas des frontiùres! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’UE prĂ©pare ses habitants Ă  une crise majeure!

Y aura-t-il ou non une “grande“ guerre en Europe ou une crise majeure ? Si oui, comment s’y prendre ? L’Union europĂ©enne n’en doute pas trop. Et au cas oĂč, elle prĂ©pare dĂ©jĂ  les habitants europĂ©ens Ă  y faire face en prodiguant des conseils de quoi tenir ne serait-ce que 72 heures.

La liste proposĂ©e par l’UE comprend entre autres « eau, nourriture, mĂ©dicaments, Ă©nergie
 en cas d’incident grave Â», rapporte le site web Slate. Qui s’interroge cependant si c’est rĂ©ellement suffisant face aux risques actuels.

« Si vous avez le sentiment que l’atmosphĂšre ces derniers temps est particuliĂšrement anxiogĂšne
 vous avez sĂ»rement raison. Il n’est pas simple de slalomer entre les menaces climatiques, politiques et sociales qui se dressent devant nous. À tel point que l’Union europĂ©enne (UE) a formulĂ© officiellement quelques conseils destinĂ©s Ă  ses citoyens concernant la gestion des crises. Dans ses recommandations, elle invite notamment la population Ă  constituer des rĂ©serves pour 72 heures en cas de “menaces de crises“ Â», Ă©crit notre source.

Selon un communiquĂ© du bloc, « cette mesure s’inscrit dans une vaste stratĂ©gie visant Ă  accroĂźtre la capacitĂ© de l’Europe Ă  anticiper et contrer les menaces urgentes Â», faisant indirectement rĂ©fĂ©rence Ă  la Russie et Ă  la guerre hybride qu’elle mĂšne contre l’Europe.

Kaja Kallas, D’ailleurs, la vice-prĂ©sidente de l’UE et haute reprĂ©sentante de l’Union pour les Affaires Ă©trangĂšres et la Politique de sĂ©curitĂ©, Kaja Kallas, va dans le mĂȘme sens. « Nous sommes confrontĂ©s Ă  un nombre croissant de dĂ©fis en matiĂšre de sĂ©curitĂ© extĂ©rieure et Ă  un nombre croissant d’attaques hybrides dans notre espace europĂ©en commun», rapporte Slate.

Si l’UE prodigue ces conseils, c’est parce que les EuropĂ©ens n’étaient plus habituĂ©s Ă  des graves menaces depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le professeur de catastrophes et de santĂ© Ă  l’University College de Londres, Ilan Kelman, abonde dans le mĂȘme sens et conseille mĂȘme de faire des rĂ©serves pour au moins deux semaines : Â« Si nous nous retrouvons dans un conflit militaire rĂ©gional ou mĂȘme Ă  grande Ă©chelle, il n’y a aucune chance que 72 heures de provisions suffisent Ă  qui que ce soit ».

Selon Swrajit Sarkar, expert en nutrition d’urgence Ă  l’UniversitĂ© de Londres, conseille de prĂ©voir environ un gallon d’eau par personne et par jour (4,5 litres environ), des produits non pĂ©rissables (lentilles, fruits secs et haricots en conserve), des barres de granola ou de protĂ©ines, du lait en poudre pour remplacer les produits laitiers. Il faut y ajouter du papier-toilettes, des serviettes hygiĂ©niques, du savon, des couches, des trousses de premiers secours et des mĂ©dicaments essentiels


Et chez nous en Tunisie, la population est-elle en train d’ĂȘtre prĂ©parĂ©e en cas de crise mondiale majeure, comme ce fut le cas lors de la pandĂ©mie de la Covid-19? Si oui, laquelle? Sinon, qu’attend-on?

Mieux vaut prévenir que guérir, dit-on.

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Cette start-up tunisienne a de l’énergie Ă  revendre !

Tous les mĂ©dias ou presque en parlent, avec plus ou moins ce titre : « Alternative au bois, une start-up tunisienne transforme les grignons d’olives en Ă©nergie Â». D’oĂč notre le titre de leconomistemaghrebin.com « Cette start-up tunisienne a de l’énergie Ă  revendre Â».

 

Il est ingĂ©nieur, Ă  peine ĂągĂ© de 36 ans. Il a fondĂ© une start-up dĂ©nommĂ©e Bioheat en 2022 dans le village de Sanhaja, prĂšs de Manouba. Il, c’est Yassine Khelifi. Sa trouvaille ? « Transformer des grignons d’olives en briquettes de chauffage, alternative au bois et source Ă©nergĂ©tique vitale dans un pays fortement dĂ©pendant de ses importations de gaz et pĂ©trole Â», lit-on sur le site de tv5monde.com.

« Fitoura Â», dites-vous?

DĂ©but d’explication de sa dĂ©couverte : « Nous extrayons de l’énergie et gagnons de l’argent Ă  partir de dĂ©chets organiques mis au rebut Â», rapporte l’AFP. Il montre des restes de « fitoura« , une pĂąte compressĂ©e de grignons d’olives (peaux, rĂ©sidus de pulpe, fragments de noyaux), il est fier de « transformer une chose sans valeur en une source de richesse Â», ajoute l’agence française.

Pour rappeler, « la « fitoura Â» est utilisĂ©e depuis la nuit des temps en Tunisie pour allumer des feux (hammams et boulangeries), dans la cuisine (comme complĂ©ment alimentaire) ou nourrir les animaux. Mais ces dĂ©chets du pressage des olives finissent en majoritĂ© dans la nature, polluant les sols Â», ajoute l’Agence France Presse (AFP).

Du coup, avec plus de 340 000 tonnes d’huile d’olive pour l’actuelle saison (2024-2025), faisant de la Tunisie l’un des principaux pays producteurs de cette huile au monde, cela va occasionner environ 600 000 tonnes de fitoura cette annĂ©e.

Curiosité

Ne dit-on pas que « la curiositĂ© est mĂšre de connaissance et fille de savoir Â» ! Vous avez devinĂ©, notre jeune ingĂ©nieur aurait Ă©tĂ© curieux et fascinĂ© par les ouvriers du pressoir voisin qu’il voyait utiliser la fitoura: « je me demandais comment ce matĂ©riau pouvait brĂ»ler si longtemps sans s’éteindre Â».

VoilĂ  donc comment, quelques annĂ©es plus tard, Yassine Khelifi a eu l’idĂ©e de « le transformer en Ă©nergie afin de rĂ©duire l’utilisation de bois de chauffage dans un pays victime de la dĂ©forestation et du changement climatique Â». Une trouvaille qui, selon nous, devrait lui valoir une reconnaissance du ministĂšre de l’Environnement en Tunisie, mais aussi celle de l’Organisation mondiale de l’environnement (OME) – qui « se donne justement pour mission de contribuer Ă  la prĂ©servation mondiale de l’environnement et de la biodiversitĂ© par la rĂ©flexion et la mise en Ɠuvre de projets technologiques innovants, pour un mieux vivre ensemble et pour assurer la pĂ©rennitĂ© de l’humanitĂ© et de la planĂšte ! Â».

Selon notre source, « cet ingĂ©nieur, analyste d’images satellitaires, s’est mis Ă  son compte en 2015 pour vendre des poĂȘles, mais a constatĂ© une pĂ©nurie de bois. DĂšs 2018, il a cherchĂ© en Tunisie et en Europe une machine capable de transformer les grignons en briquettes. En vain Â».

Ténacité

C’est alors qu’il dĂ©cida d’en construire une lui-mĂȘme, testant pendant quatre ans tous types de moteurs et de piĂšces dĂ©tachĂ©es, assure-t-il. « Jusqu’à l’élaboration d’une briquette avec un taux d’humiditĂ© rĂ©siduel de 8%, soit environ la moitiĂ© de celui du bois de chauffage et produisant des Ă©missions de CO2 bien infĂ©rieures Â», rapporte l’AFP.

ConcrĂštement, on nous apprend que sa start-up Bioheat, qui compte aujourd’hui une dizaine de salariĂ©s, a trouvĂ© des dĂ©bouchĂ©s pour sa trouvaille en Tunisie, Ă  savoir des restaurateurs, des hĂŽteliers, sans oublier certaines Ă©coles mal chauffĂ©es des rĂ©gions dĂ©shĂ©ritĂ©es du nord-ouest, aux tempĂ©ratures rigoureuses l’hiver.

Opportunité pour la Tunisie?

Et ce n’est pas tout. Car elle exporte 60% de sa production vers les marchĂ©s français et canadien


CitĂ© par l’AFP, Noureddine Nasr, ancien expert de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en dĂ©veloppement agricole et rural, pense que qu’une meilleure valorisation des grignons aiderait Ă  sauvegarder l’environnement, et crĂ©erait de l’emploi et de la richesse.

L’expert poursuit en appelant Ă  encourager ce type de projets, « car cette invention contribue Ă  rĂ©duire les achats Ă©nergĂ©tiques d’un pays fortement dĂ©ficitaire Â». Il le dit en connaissance de cause, Ă©tant donnĂ© que la Tunisie dĂ©pend pour plus de 60% de ses besoins des importations de carburant et de gaz, selon des statistiques officielles. Et les approvisionnements en Ă©nergie pĂšsent sur le budget du pays


Pour « la crĂ©ation de sa start-up, nous dit-on, Yassine Khelifi a dĂ» affronter un parcours semĂ© d’embuches : il a notamment rencontrĂ© des difficultĂ©s Ă  rĂ©unir des fonds, Ă  cause des taux bancaires Ă©levĂ©s, prĂ©fĂ©rant solliciter son entourage Â».

En dĂ©pit ce ses obstacles, il a rĂ©alisĂ© une partie de ses rĂȘves. « Mais ses ambitions restent intactes. Il rĂȘve de devenir un acteur clĂ© de la transition vers les Ă©nergies propres en Tunisie et pourquoi pas, Ă  l’échelle mondiale Â».

Et on espĂšre qu’il trouvera des bailleurs de fonds Ă  mĂȘme de lui permettre d’accomplir ce rĂȘve, ce qui, Ă  notre sens, serait bĂ©nĂ©fique pour tout le pays.

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France-AlgĂ©rie : vers la fin de la brouille entre Paris et Alger ?

DĂ©cidemment, le mois saint de Ramadan et l’AĂŻd el-Fitr apportent leur lot de bonheur. MĂȘme entre musulman et non musulman. C’est en tout ce qu’on pourrait retenir de l’appel entre les prĂ©sidents français et algĂ©rien, Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune, lundi 31 mars 2025, comme l’atteste l’ElysĂ©e dans un communiquĂ©.

On y lit entre autres que « le prĂ©sident de la RĂ©publique française et le prĂ©sident de la RĂ©publique algĂ©rienne dĂ©mocratique et populaire se sont entretenus par tĂ©lĂ©phone le lundi 31 mars. Le prĂ©sident de la RĂ©publique (française, ndlr) a tenu Ă  adresser au prĂ©sident Tebboune et au peuple algĂ©rien ses meilleurs vƓux de succĂšs et de prospĂ©ritĂ© Ă  l’occasion de la fĂȘte de l’AĂŻd Â».

Le communiquĂ© de l’ElysĂ©e prĂ©cise que « les deux prĂ©sidents ont eu un long Ă©change franc et amical sur l’état de la relation bilatĂ©rale et sur les tensions qui se sont accumulĂ©es ces derniers mois Â».

Volonté de renouer le dialogue

Macron et Tebboune ont aussi rĂ©itĂ©rĂ© « leur volontĂ© de renouer le dialogue fructueux qu’ils avaient consacrĂ© avec la DĂ©claration d’Alger d’aoĂ»t 2022 et qui s’était traduit par des gestes forts en matiĂšre mĂ©morielle, notamment la crĂ©ation de la commission mixte des historiens franco-algĂ©riens, la restitution de restes humains, la reconnaissance de la responsabilitĂ© dans la mort d’Ali Boumendjel et de Larbi Ben M’hidi Â».

Lire aussi : France-AlgĂ©rie, une nouvelle page d’histoire ?

Les deux prĂ©sidents n’ont pas manquĂ© de rappeler la force des liens – en particulier humains – qui unit la France et l’AlgĂ©rie, « les intĂ©rĂȘts stratĂ©giques et de sĂ©curitĂ© respectifs des deux pays, les dĂ©fis et crises auxquels l’Europe, la MĂ©diterranĂ©e et l’Afrique Ă©taient confrontĂ©es exigeaient le retour Ă  ce dialogue d’égal Ă  Ă©gal entre deux partenaires qui constituent des acteurs europĂ©en et africain de premier plan et qui sont attachĂ©s Ă  la lĂ©galitĂ© internationale, ainsi qu’aux buts et principes Ă©dictĂ©s par la Charte des Nations unies Â».

Pour ce faire, ils ont promis de travailler Ă©troitement ensemble pour donner Ă  cette relation une nouvelle ambition dans cet esprit d’amitiĂ©, permettant de traiter l’ensemble des aspects de la relation bilatĂ©rale dans un souci d’efficacitĂ© et de rĂ©sultats, explique le communiquĂ©.

Reprise de la coopération sécuritaire et de mobilité

Dans cette optique, les chefs d’Etat français et algĂ©rien conviennent «  de la reprise sans dĂ©lai de la coopĂ©ration sĂ©curitaire Â». Mais pas seulement. Ils estiment «  qu’une coopĂ©ration migratoire confiante, fluide et efficace permettant de traiter de toutes les dimensions de la mobilitĂ© entre les deux pays devait ĂȘtre immĂ©diatement rĂ©initiĂ©e, dans une logique de rĂ©sultats rĂ©pondant aux prĂ©occupations des deux pays Â».

Poursuite du travail de la commission mixte des historiens

Par ailleurs, Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune, tout en saluant l’Ɠuvre dĂ©jĂ  accomplie par la commission mixte des historiens crĂ©Ă©e Ă  leur initiative, se sont dits dĂ©terminĂ©s Ă  poursuivre et finaliser ce travail de mĂ©moire, dans l’esprit d’apaisement, de rĂ©conciliation et de refondation de la relation Ă  laquelle ils sont attachĂ©s.

Ainsi, les deux prĂ©sidents ont dĂ©cidĂ© de faire reprendre les travaux de la commission mixte des historiens sans dĂ©lai, et devrait d’ailleurs se rĂ©unir prochainement en France ; « les conclusions de ses travaux et ses propositions concrĂštes seront remises aux deux chefs d’Etat avant l’étĂ© 2025 Â».

GĂ©rald Darmanin Ă  Alger

Autre signe de dĂ©crispation entre la France et l’AlgĂ©rie, Macron et Tebboune ont soulignĂ© l’importance de la coopĂ©ration judiciaire entre les deux pays. C’est ainsi qu’ils sont convenus de la reprise des Ă©changes et des coopĂ©rations dans ce domaine, ce qui se concrĂ©tiser avec la visite, dans les prochains jours Ă  Alger, du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, GĂ©rald Darmanin.

Coopération économique

La coopĂ©ration Ă©conomique n’est pas en reste entre les deux pays dans les domaines d’avenir. C’est pourquoi « â€Š ils se sont engagĂ©s Ă  Ɠuvrer au renforcement des Ă©changes et des investissements dans le respect des intĂ©rĂȘts des deux pays Â». Le prĂ©sident français a fait part Ă  son homologue algĂ©rien «  de l’appui de la France Ă  la rĂ©vision de l’accord d’association Union europĂ©enne – AlgĂ©rie Â».

Pour finir, les deux prĂ©sidents français et algĂ©rien ont Ă©voquĂ© le sujet trĂšs sensible de l’écrivain franco-algĂ©rien, Boualem Sansal. Macron « a appelĂ© Ă  un geste de clĂ©mence et d’humanitĂ© Ă  l’égard de l’écrivain, Ă  raison de son Ăąge et de son Ă©tat de santĂ©.

Jean-Noël Barrot à Alger le 6 avril

Enfin, la diplomatie va jouer, au grand jour, son rĂŽle. Le texte du communiquĂ© souligne : « Afin de donner rapidement Ă  la relation entre la France et l’AlgĂ©rie l’ambition que les deux chefs d’Etat souhaitent lui confĂ©rer, le ministre de l’Europe et des Affaires Ă©trangĂšres, Jean-NoĂ«l Barrot, se rendra Ă  Alger le 6 avril Ă  l’invitation de son homologue algĂ©rien, Ahmed Attaf. Cette visite permettra de dĂ©tailler ce programme de travail ambitieux, d’en dĂ©cliner les modalitĂ©s opĂ©rationnelles et le calendrier de mise en Ɠuvre. Il sera ainsi actĂ© que l’ambition commune d’une relation ambitieuse, sereine et respectueuse des intĂ©rĂȘts de chacun dĂ©bouchera sur des rĂ©sultats concrets Â».

Les deux chefs d’Etat devraient normalement se rencontrer dans les prochains mois, pour ainsi remettre sur les rails les relations franco-algĂ©riennes.

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Echange des vƓux les prĂ©sidents tunisien et algĂ©rien Ă  l’occasion de l’AĂŻd El-Fitr

Les prĂ©sidents algĂ©rien et tunisien, respectivement Abdelmadjid Tebboune et KaĂŻs SaĂŻed, ont Ă©changĂ© les vƓux Ă  l’occasion de l’AĂŻd El-Fitr, lundi 31 mars, indique un communiquĂ© de la prĂ©sidence de la RĂ©publique algĂ©rienne.

« Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Abdelmadjid Tebboune, et son frĂšre son excellence le prĂ©sident de la RĂ©publique tunisienne, pays frĂšre, ont Ă©changĂ© les vƓux Ă  l’occasion de l’AĂŻd El-Fitr Â», lit-on dans le communiquĂ© citĂ© par le site algĂ©rien ennaharonline.com.

« A cette occasion, ils ont exprimĂ© leurs souhaits de prospĂ©ritĂ©, de progrĂšs, de paix et de sĂ©curitĂ© aux deux peuples frĂšres algĂ©rien et tunisien Â», indique le communiquĂ©, qui ajoute que « les deux prĂ©sidents ont convenu de tenir une rencontre prĂ©sidentielle dans les meilleurs dĂ©lais Â».

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Syrie : un gouvernement de 23 ministres, dont une seule femme

En Syrie, la transition aprĂšs la fin de l’ùre Bachar Al-Assad se met petit Ă  petit en place. Avec la formation du nouveau gouvernement du prĂ©sident par intĂ©rim, Ahmad al-Charah.

Ce dernier a soulignĂ© vouloir « parvenir Ă  un consensus dans la reconstruction de la Syrie aprĂšs la chute du prĂ©sident Bachar el-Assad Â». Toutefois, il n’a pas manquĂ© de prĂ©venir ne pas pouvoir satisfaire tout le monde.

Lors d’un rassemblement au palais prĂ©sidentiel retransmis Ă  la tĂ©lĂ©vision syrienne aprĂšs les priĂšres de l’AĂŻd Al-Fitr, il a dĂ©clarĂ© : « Chaque mesure que nous prenons ne fera pas consensus, c’est normal, mais nous devons parvenir Ă  un consensus autant que possible Â».

Quant au gouvernement syrien annoncĂ© le 29 mars, il est dominĂ© par les fidĂšles du prĂ©sident par M. Charah, et est composĂ© de 23 membres, sans Premier ministre. Ils sont la plupart sunnites. Il compte quatre ministres issus des minoritĂ©s de Syrie, un ChrĂ©tien – plutĂŽt une chrĂ©tienne -, un Druze, un Kurde et un Alaouite, mais aucun n’occupe de portefeuille clĂ©, rapporte le Ici Beyrouth.

Ahmad al-Charah, lui, d’aprĂšs la nouvelle Constitution, conserve les pleins pouvoirs dans les domaines lĂ©gislatif, exĂ©cutif et judiciaire.

Pour sa part, l’administration autonome kurde, qui contrĂŽle de vastes zones dans le nord et le nord-est de la Syrie, conteste la lĂ©gitimitĂ© de ce nouveau gouvernement.

Le prĂ©sident de la transition a affirmĂ© que « les ministres avaient Ă©tĂ© choisis pour leur compĂ©tence sans considĂ©ration idĂ©ologique ou politique. La diversitĂ© de la sociĂ©tĂ© syrienne a Ă©tĂ© prise en considĂ©ration. Un systĂšme de quotas a Ă©tĂ© Ă©cartĂ© pour opter pour une politique de participation Â».

Alors est-ce la fin des problĂšmes pour la Syrie? Ce n’est Ă©videmment pas. Au contraire, les dĂ©fis qui se dressent devant Ahmad al-Charah et son gouvernement sont immenses. Et si on aime les Syriens, il faut les aider Ă  reconstruire leur pays

Malgré les craintes de certains analystes, on est obligé de faire confiance à M. al-Charah.

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Condamnation de Marine Le Pen : la Russie “dĂ©mocratique“ condamne

« De quoi je me mĂȘle ? », ou « c’est le monde Ă  l’envers », ou bien encore « Le ridicule ne tue pas, mais il met mal Ă  l’aise », pourrait-on dire Ă  propos de la rĂ©action du Kremlin concernant la condamnation de Marine Le Pen Ă  de la peine de prison, reconnue coupable de dĂ©tournement de fonds publics europĂ©ens.

Tout en se dĂ©fendant d’une “volontĂ© d’ingĂ©rence“, le porte-parole de la prĂ©sidence russe, Dmitri Peskov, s’est moquĂ© (cette condamnation) en ces mots : « On ne se gĂȘne pas du tout pour dĂ©passer le cadre de la dĂ©mocratie dans les capitales europĂ©ennes », selon boursorama.com.

Mais si vous ĂȘtes Ă©tonnĂ© de cette rĂ©action venant du pays de Vladimir Poutine, on vous rappelle un Ă©lĂ©ment important.

« Le parti de Marine Le Pen (RN) avait effectuĂ© un emprunt auprĂšs d’une banque russe, ce qui avait suscitĂ© des soupçons sur la volontĂ© du Kremlin de soutenir Marine Le Pen, longtemps critique des sanctions occidentales imposĂ©es Ă  Moscou aprĂšs son annexion de la pĂ©ninsule ukrainienne de CrimĂ©e cette annĂ©e-lĂ  Â», rappelle le site.

Dans sa diatribe, Dmitri Peskov, le porte-parole de la prĂ©sidence russe, poursuit lors de son briefing quotidien : « En effet, de plus en plus de capitales europĂ©ennes empruntent la voie de la violation des normes dĂ©mocratiques
 Â».

Affaire intérieure française?

Il se dĂ©fend toutefois d’« ingĂ©rence dans les affaires intĂ©rieures de la France, nous ne l’avons jamais fait Â», et ce « malgrĂ© les affirmations de Paris de multiples campagnes de dĂ©sinformation russes menĂ©es contre la France Â».

Le porte-parole du Kremlin a visiblement les mots faciles pour tordre la vĂ©ritĂ©. «  Nos observations de ce qui se passe dans les capitales europĂ©ennes montrent qu’on ne se gĂȘne pas du tout lĂ -bas pour dĂ©passer le cadre de la dĂ©mocratie lors d’un processus politique Â», affirme-t-il.

Revenons maintenant Ă  cette condamnation de la prĂ©sidente du Rassemblement national. Ce lundi 31 mars 2025, un tribunal français a dĂ©clarĂ© « inĂ©ligible avec effet immĂ©diat Marine Le Pen, reconnue coupable de dĂ©tournement de fonds publics, compromettant sa candidature au scrutin prĂ©sidentiel de 2027 Â», Ă©crit boursorama.com.

L’extrĂȘme droite europĂ©enne accuse

Comme l’on pouvait s’y attendre, les rĂ©actions de l’extrĂȘme-droite europĂ©enne n’ont pas tardĂ©. “Je suis Marine ! Â», a lancĂ© sur X son alliĂ© hongrois, Viktor Orban. « Elle rejoint les rangs des patriotes victimes d’une cabale, Ă  l’instar du prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump ou du vice-Premier ministre italien Matteo Salvini Â».

Ce dernier a lui aussi apportĂ© son soutien Ă  Marine Le Pen. Â« Ne nous laissons pas intimider, ne nous arrĂȘtons pas : en avant toute, mon amie ! Â», a-t-il Ă©crit.

Tout ceci est venu d’un rapport parlementaire de juin 2023 soulevant un lien “ancrĂ© dans la durĂ©e Â» du Rassemblement national avec la Russie, et les « contacts frĂ©quents Â» entre des Ă©lus RN avec des responsables russes, explique notre source. Â« Le RN y Ă©tait qualifiĂ© de « courroie de transmission Â» de la Russie, Marine Le Pen dĂ©nonçant pour sa part un rapport « malhonnĂȘte Â» et « politisĂ© Â».

Les liens forts entre Marine Le Pen et Vladimir Poutine

Du reste, Marine Le Pen avait Ă©tĂ© reçue par Vladimir Poutine en personne le 24 mars 2017 au Kremlin, quelques semaines avant le premier tour de la prĂ©sidentielle française de 2017, qu’elle avait perdue face Ă  Emmanuel Macron.

Il faut Ă©galement rappeler que Mme Le Pen aurait toutefois pris ses distances avec la Russie de Vladimir Poutine aprĂšs le dĂ©clenchement de l’offensive russe contre l’Ukraine en 2022.

In fine, nous devons ĂȘtre d’accord avec le porte-parole du Kremlin quand il dit que c’est une affaire interne Ă  la France ce jugement. Et les jours Ă  venir risquent malheureusement de lui donner raison, car des coups bas contre le gouvernement Bayrou ne sont pas exclus qui pourraient lui ĂȘtre fatals.

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Mustapha Mezghani, nouveau DG de la Technopole Sfax

Le Conseil d’administration de la SociĂ©tĂ© de Gestion de la Technopole Sfax (SGTS), rĂ©uni le 27 mars 2025, a dĂ©cidĂ© la nomination de Mustapha Mezghani, comme directeur gĂ©nĂ©ral de ladite sociĂ©tĂ©.
Il faut dire que ce n’est pas un novice en matiĂšre de gestion d’entreprise. En effet, Mustapha Mezghani compte plus de 30 ans d’expĂ©rience dans le domaine du numĂ©rique et des technologies de l’information et de la communication (TIC).
Il a aussi exercĂ© au cours des 20 derniĂšres annĂ©es en tant que manager de sociĂ©tĂ©s de services informatiques, de bureaux d’études et de conseil.
Le nouveau directeur de la SGTS est Ă©galement un consultant de la Banque mondiale. D’ailleurs, il faut rappeler qu’il a conseillĂ©, pour le compte justement de la BM, l’installation des technopoles en Afrique de l’Ouest, notamment au SĂ©nĂ©gal et au BĂ©nin.
Il a occupĂ© plusieurs postes de responsabilitĂ©, notamment PDG de l’entreprise publique Tunisie Trade Net (TTN) ainsi que conseiller auprĂšs de plusieurs ministres.
Bon vent.

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Nous avons lu pour vous – « Curtis Yarvin, idĂ©ologue du trumpisme et de la fin de la dĂ©mocratie Â»

Nous avons trouvĂ© cet article d’une importance capitale pour comprendre Trump, sa vision sur le Canada, le Canal de Panama, le Groenland, mais aussi sur la Bande de Gaza. En un mot, le concept « trumpisme Â». Alors, nous avons choisi de le reproduire intĂ©gralement Ă  l’intention des lecteurs de leconomistemaghrebin.com. Lisez-le, et vous comprendrez un peu plus le monde actuel et sans doute celui des prochaines annĂ©es.

Et dĂšs maintenant, on peut poser cette question : va-t-on vers la fin de la dĂ©mocratie dans le monde? La rĂ©ponse Ă  cette question se trouve peut-ĂȘtre dans l’article ci-dessous.

Curtis Yarvin est la figure intellectuelle qui Ă©merge de la galaxie trumpiste. Son projet politique, dĂ©fini comme « nĂ©orĂ©actionnaire », propose d’en finir avec l’idĂ©e dĂ©mocratique et de structurer le gouvernement comme une entreprise dirigĂ©e par un monarque absolu.

Depuis l’investiture de Donald Trump et ses premiĂšres mesures de gouvernement, Ă©merge le nom d’un mouvement intellectuel qui serait l’inspiration secrĂšte de la nouvelle administration : la nĂ©orĂ©action, aussi dĂ©signĂ©e par l’expression « LumiĂšres sombres Â» (Dark Enlightenment).

À la tĂȘte de ce mouvement, le blogueur Curtis Yarvin, trĂšs proche de Peter Thiel, de Marc Andreessen (milliardaire et conseiller informel du prĂ©sident), mais aussi des cadres politiques comme J. D. Vance et Michael Anton. Yarvin aurait ainsi favorisĂ© l’ascension politique d’Elon Musk et serait notamment Ă  l’origine du plan Gaza.

Il semble difficile, Ă  brĂ»le-pourpoint, de dĂ©terminer avec prĂ©cision l’influence des idĂ©es nĂ©orĂ©actionnaires sur la nouvelle administration, ce qui supposerait de mener une enquĂȘte de terrain. NĂ©anmoins, nous pouvons dĂšs maintenant nous intĂ©resser Ă  la pensĂ©e nĂ©orĂ©actionnaire.

D’oĂč vient-elle? Quelles sont ses propositions normatives? En d’autres termes, en quoi consiste la thĂ©orie politique nĂ©orĂ©actionnaire qui semble inspirer les premiĂšres mesures de la nouvelle administration?

D’oĂč vient la nĂ©orĂ©action?

Pour saisir toute la spécificité du courant néoréactionnaire, il faut accepter de la voir comme une véritable contre-culture intellectuelle. La néoréaction émerge sur Internet, à travers des blogs et des forums, mais aussi à travers la rencontre virtuelle de deux figures clés : Curtis Yarvin et Nick Land. Nous pouvons isoler deux moments fondateurs dans la structuration de la constellation néoréactionnaire.

En avril 2007, Curtis Yarvin, un ingĂ©nieur amĂ©ricain, lance son blog Unqualified Reservations sous le pseudo Mencius Moldbug. Son premier texte, Â« A Formalist Manifesto Â», annonce avec grande clartĂ© son projet politique. Yarvin se prĂ©sente comme un libertarien convaincu, mais déçu. Le libertarianisme, qui vise la limitation ou la disparition de l’État au profit d’un libĂ©ralisme dĂ©rĂ©gulĂ©, est Â« une idĂ©e Ă©vidente Â» qui « n’a jamais pu ĂȘtre appliquĂ©e en pratique Â». L’erreur des libertariens est, selon lui, de voir leur idĂ©ologie comme Â« l’apogĂ©e de la dĂ©mocratie Â», alors que celle-ci est fondamentalement Â« inefficace et destructrice Â» (Yarvin reconnaĂźt Ă  ce titre sa dette Ă  l’égard de Hans-Hermann Hoppe, disciple de Rothbard).

Entre 2007 et 2008, grĂące Ă  un style provocateur et une grande productivitĂ©, Yarvin se constitue un contingent de lecteurs – principalement issu des cercles libertariens Ă©tats-uniens. Rejetant avec fermetĂ© le progressisme comme Ă©tant l’une des raisons pour lesquelles nous ne parvenons pas Ă  nous dĂ©faire de l’absurditĂ© dĂ©mocratique, Yarvin se dĂ©finit lui-mĂȘme comme rĂ©actionnaire, ou mĂȘme nĂ©o, post ou ultrarĂ©actionnaire. C’est le terme nĂ©orĂ©actionnaire qui sera repris, Ă  partir de 2010, pour dĂ©crire la nĂ©orĂ©action comme un mouvement intellectuel Ă  part entiĂšre.

Le second moment tient Ă  la dĂ©couverte de Yarvin par Nick Land. Ce dernier est un ancien philosophe de l’UniversitĂ© de Warwick, figure de proue du CCRU, un collectif intellectuel d’avant-garde. DĂ©fendant une perspective « accĂ©lĂ©rationniste Â», Land critique le Â« misĂ©rabilisme Â» d’une gauche qui essaie vainement de contenir les effets nĂ©fastes du capitalisme, il faudrait au contraire Ă©pouser son mouvement et l’accentuer. Son accĂ©lĂ©rationnisme inconditionnel le pousse Ă  adopter une position procapitaliste et Ă  s’intĂ©resser Ă  la pensĂ©e de Yarvin. À partir de mars 2012, sur son blog Urban Future (depuis supprimĂ©), il lui consacre une sĂ©rie d’articles intitulĂ©e « The Dark Enlightenment Â». Cette sĂ©rie d’articles va confĂ©rer Ă  la nĂ©orĂ©action une vĂ©ritable notoriĂ©tĂ© en ligne et lui permettre de se constituer comme une contre-culture intellectuelle.

La théorie politique néoréactionnaire

S’il est une thĂ©orie politique nĂ©orĂ©actionnaire, elle est Ă  trouver sous la plume de Yarvin qui annonce l’ambition, dĂšs son premier article, de Â« construire une nouvelle idĂ©ologie Â». Si Yarvin la prĂ©sente comme un dĂ©passement du libertarianisme, il la dĂ©crit comme formaliste et nĂ©ocamĂ©raliste. Essayons d’expliquer ces termes.

L’élĂ©ment fondamental de la pensĂ©e de Yarvin est la question de l’efficacitĂ© des systĂšmes politiques. Un modĂšle politique est bon s’il parvient Ă  Ă©viter la violence, c’est-Ă -dire l’apparition de conflits dont l’issue est incertaine. En cela, la politique est une lutte entre ordre et chaos au sein de laquelle Â« le bien, c’est l’ordre Â».

Toute autre question, comme la pauvretĂ© et le rĂ©chauffement climatique, est insignifiante. Il ne s’agit pas de rĂ©imaginer un ordre social plus juste, mais d’affermir l’ordre existant. Cette approche, que Yarvin nomme formalisme, n’a d’autre souci que de construire une ingĂ©nierie politique efficace.

C’est dans cette perspective formaliste que Yarvin analyse l’État amĂ©ricain comme une gigantesque entreprise complĂštement engluĂ©e dans son inefficacitĂ©. Parce que le personnel politique est enferrĂ© dans une mystique dĂ©mocratique et dans une obsession de justice sociale, la politique amĂ©ricaine manque de cohĂ©rence. Personne ne sait vraiment qui est aux commandes, ni dans quel but.

Afin de rĂ©gler le problĂšme, Yarvin propose d’en finir avec l’idĂ©e dĂ©mocratique et de restructurer le gouvernement sur le mode d’une entreprise souveraine (une SovCorp) dont la direction serait confiĂ©e Ă  un PDG. Celui-ci prendrait les dĂ©cisions gouvernementales les plus efficaces pour assurer la prospĂ©ritĂ© de l’État. Et si vous n’ĂȘtes pas satisfaits du service que propose ce gouvernement, vous n’avez qu’à vous en trouver un autre.

Pour Yarvin, cette rĂ©ponse formaliste revient tout simplement Ă  rĂ©tablir la monarchie absolue. En ce sens, il se dĂ©clare Â« royaliste Â», ou Â« restaurationniste Â», et considĂšre que le PDG du gouvernement-entreprise n’est rien d’autre qu’un monarque.

Selon lui, la monarchie est une forme politique extrĂȘmement stable, contrairement Ă  la dĂ©mocratie. Yarvin nomme son modĂšle « nĂ©ocamĂ©ralisme Â», en rĂ©fĂ©rence au camĂ©ralisme de FrĂ©dĂ©ric II de Prusse (thĂ©orie mercantiliste, adossĂ©e Ă  la monarchie, visant Ă  accroĂźtre la prospĂ©ritĂ© Ă©conomique de l’État).

NĂ©anmoins, le camĂ©ralisme n’est pas le seul modĂšle auquel Yarvin se rĂ©fĂšre. Les citĂ©s-États comme DubaĂŻ ou Singapour sont, selon lui, des prototypes des futurs États nĂ©ocamĂ©ralistes.

Éviter les confusions : nĂ©orĂ©action, conservatisme, « alt-right Â», « accĂ©lĂ©rationnisme Â»

Afin de ne pas se mĂ©prendre sur la nature idĂ©ologique de la pensĂ©e nĂ©orĂ©actionnaire, il est important d’éviter certaines confusions intellectuelles.

Tout d’abord, bien que Yarvin soit un dĂ©fenseur de l’ordre, nous n’avons pas affaire Ă  une simple pensĂ©e conservatrice. Yarvin ne promeut pas la prĂ©servation de valeurs morales ou religieuses (il se prĂ©sente d’ailleurs comme athĂ©e, ou non thĂ©iste).

Il condamne violemment les conservateurs qui, en miroir des progressistes, sont incapables de penser le pouvoir tel qu’il est. Selon Yarvin, les conservateurs sont consubstantiellement arrimĂ©s Ă  la dĂ©mocratie. Le caractĂšre rĂ©actionnaire de la pensĂ©e de Yarvin se traduit dans une volontĂ© de dissoudre le politique dans une ingĂ©nierie Ă©conomique autoritaire (il loue, Ă  ce titre, la prospĂ©ritĂ© et l’« absence de politique Â» Ă  Singapour, Ă  DubaĂŻ et Ă  HongKong).

Si la nĂ©orĂ©action et l’alt-right partagent le refus du conservatisme traditionnel, ces deux courants ne nous semblent pas se confondre pour autant.

L’alt-right est populiste et Ă  tendance suprĂ©maciste, dans le sens oĂč certaines composantes affirment clairement l’idĂ©e d’une supĂ©rioritĂ© raciale blanche. La nĂ©orĂ©action est, quant Ă  elle, essentiellement formaliste et Ă©litiste. Les nĂ©orĂ©actionnaires mĂ©prisent le populisme comme Ă©tant fondamentalement dĂ©mocratique : s’il y a un changement politique, il ne pourra venir que d’en haut.

Bien entendu, ces deux constellations intellectuelles ne sont pas impermĂ©ables et peuvent converger stratĂ©giquement. Ainsi, lorsque Yarvin se dĂ©fend de compter parmi les suprĂ©macistes, il s’empresse de prĂ©ciser qu’il les lit avec attention.

La nĂ©orĂ©action est parfois assimilĂ©e Ă  l’« accĂ©lĂ©rationnisme Â» du fait de ses liens avec Nick Land. Si ces tendances convergent, il faut nĂ©anmoins ĂȘtre prĂ©cis. Land est accĂ©lĂ©rationniste avant d’ĂȘtre nĂ©orĂ©actionnaire. S’il considĂšre la nĂ©orĂ©action comme un instrument efficace de destruction du « grand mĂ©canisme de freinage Â» qu’est le progrĂšs, elle reste un « accĂ©lĂ©rationnisme avec un pneu Ă  plat Â» (« Re-Accelerationism Â», publiĂ© sur le site XenosystemNet, le 10 dĂ©cembre 2013, depuis supprimĂ©). Inversement, si Land a incontestablement contribuĂ© Ă  sa popularitĂ©, Yarvin ne le cite pas et reste permĂ©able Ă  une perspective accĂ©lĂ©rationniste. La pensĂ©e nĂ©orĂ©actionnaire est avant tout une pensĂ©e de l’ordre.

Source : The Conversation

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Vient de paraĂźtre : « La civilisation judĂ©o-chrĂ©tienne : Anatomie d’une imposture Â» de la Tunisienne Sophie Bessis 

C’est l’actualitĂ© littĂ©raire par excellence « La civilisation judĂ©o-chrĂ©tienne : Anatomie d’une imposture Â», le dernier essai de l’historienne et journaliste tunisienne Sophie Bessis.
Par ces temps troubles dans Moyen-Orient dessus-dessous et qui mĂȘlent politique et religion, ce livre de notre consƓur Sophie Bessis mĂ©rite est venu (peut-ĂȘtre) mettre un peu d’ordre, mais bizarrement dans l’esprit de l’Occident qui semble oublier les horreurs du dĂ©but du 19Ăšme et du 20Ăšme siĂšcle. On dira tout simplement, l’essai essaie de rĂ©veiller les consciences aussi bien europĂ©ennes que celles des musulmans.
Ce n’est donc pas Ă©tonnant que la plupart des mĂ©dias – papiers et internet – en parlent tant il « dĂ©monte un concept devenu central dans les discours politiques europĂ©ens Â», comme nous le rappellent nos confrĂšres de France 24. « DerriĂšre cette idĂ©e d’un socle commun judĂ©o-chrĂ©tien, elle (Sophoe Bessis, ndlr) dĂ©nonce un outil d’exclusion — vis-Ă -vis de l’islam, mais aussi des cultures judĂ©o-arabes, notamment en Afrique du Nord Â».
En attendant de le lire pour vous et d’en extraire quelques passages, la journaliste tunisienne, invitĂ©e au JTA – pour Journal tĂ©lĂ©visĂ© Afrique  de Fatimata Wane -, a expliquĂ© « les origines idĂ©ologiques de ce mythe, ses usages contemporains, et appelle Ă  une pensĂ©e diasporique issue des Suds pour repenser les identitĂ©s Â».

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PROMEDIA vous souhaite une bonne fĂȘte de l’AĂŻd El-Fitr

A l’occasion de la fin du jeĂ»ne de Ramadan et de la fĂȘte de l’AĂŻd el-Fitr, cĂ©lĂ©brĂ©e lundi 31 mars 2025, la sociĂ©tĂ© PROMEDIA et ses diffĂ©rentes composantes – L’Economiste MaghrĂ©bin et Managers ainsi que leurs sites web respectifs – souhaitent Ă  tous leurs lecteurs, au peuple tunisien mais aussi aux Ă©trangers vivant parmi nous, une trĂšs bonne fĂȘte de l’AĂŻd.

Qu’Allah Le Tout-Puissant exauce nos voeux les plus sincĂšres et accepte notre jeĂ»ne !

La RĂ©daction de leconomistemaghrebin.com

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Et le mariage entre Danielle et Fadi eut lieu contre vents et marées

(brouillon)

Danielle, militante RN de 70 ans, a pu se marier avec Fadi, un Tunisien de 30 ans sous OQTF

Comme nous l’écrivions vendredi 28 mars, Danielle Perret la Française de 70 ans et Fadi le Tunisien de 30 se sont effectivement dit « oui Â» samedi 29 mars dans la commune de Montpont-en-Bresse, en SaĂŽne-et-Loire.

Lire aussi: Danielle-Fadi : un coup de foudre, qu’importe l’écart d’ñge !

Et pour bien comprend les enjeux, il faut prĂ©ciser au passage que Danielle est une militante du RN alors le Tunisien est sous Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Par consĂ©quent, la Maire de la commune s’était opposĂ©e Ă  ce mariage, soutenue du reste par des riverains qui s’étaient rassemblĂ©s devant la mairie avec des pancartes « Soutien Ă  notre maire Â» et « ĂŠtre maire, c’est compliquĂ© », comme le rapporte France 3.

Autant d’élĂ©ments qui ont suspectĂ© un mariage blanc. « J’étais dĂ©concertĂ© et rĂ©voltĂ©. Nous parlons du mariage de deux personnes dont la diffĂ©rence d’ñge est de plus de 40 ans. Le monsieur est un jeune Tunisien sans papiers, sans travail, sans domicile fixe, et sous le coup d’une OQTF qui va bientĂŽt ĂȘtre dĂ©clenchĂ©e. Tout tend Ă  prouver que c’est un mariage blanc, trĂšs certainement pas un mariage d’amour », a ainsi dĂ©clarĂ© Éric Michoux, dĂ©putĂ© UDR de la 4e circonscription de SaĂŽne-et-Loire.

La Maire et certains de ses administrĂ©s considĂšrent qu’il s’agit d’un mariage blanc. Or, Danielle jure sur l’honneur que c’est par amour qu’elle Ă©pouse le jeune Tunisien ĂągĂ© de moins de 40 ans qu’elle.

L’avenir nous dira s’il s’agit d’un amour inconditionnel ou bien si c’est un amour intĂ©ressĂ©. Mais en attendant, accordons-leur le bĂ©nĂ©fice du doute. Car « le coeur a ses raisons que la raison ne connaĂźt point Â», selon Pascal.

Voici d’ailleurs ce qu’elle n’a cessĂ© de rĂ©pĂ©ter depuis le dĂ©but de cette affaire: « Comme je suis plus ĂągĂ©e et que j’ai moins d’annĂ©es Ă  vivre, je voulais ĂȘtre avec lui. Chaque jour sans lui est un jour perdu. Je veux finir ma vie avec lui, c’est ma vie, explique encore Danielle Perret. J’étais consciente des risques, mais j’étais tellement amoureuse de lui que ça passait au-dessus de ça ».

Mais la retraitĂ©e estime qu’on lui reproche aussi « peut-ĂȘtre Â» de s’ĂȘtre prĂ©sentĂ©e deux fois aux Ă©lections dĂ©partementales sous l’étiquette du Rassemblement national. « Je suis militante pour Marine Le Pen, mais moi, j’épouse un Tunisien sincĂšre, franc et honnĂȘte. Et lui aussi aime Marine Le Pen Â», conclut-elle.

Autrement dit, l’amour n’a pas d’ñge, n’a pas de couleur de la peau, n’a pas de nationalitĂ© ou de religion.

Laissons-les donc tranquille!

 

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Séisme en Birmanie: plus de 1 644 morts et 3 408 blessé

Le bilant du puissant sĂ©isme de magnitude 7,7, qui s’est produit en Birmanie vendredi 28 mars, s’alourdit dĂ©sormais Ă  1 644 morts et 3 408 blessĂ©s. C’est ce qu’a indiquĂ© la junte au pouvoir Ă  Naypyidaw.

Et ce n’est sans doute pas fini, puisqu’un responsable de la Croix-Rouge, citĂ© par nos confrĂšres de francetvinfo.fr, indique que quelque 90 personnes seraient piĂ©gĂ©es dans les dĂ©combres dans un immeuble d’habitation Ă  Mandalay, la deuxiĂšme ville de Birmanie.

A noter que le sĂ©isme s’est produit dans la ville birmane de Sagaing.

Fait rarissime, la junte a appelĂ©, dĂšs vendredi, Ă  l’aide internationale. Son chef, Min Aung Hlaing, a en effet invitĂ© « tout pays, toute organisation Â» Ă  apporter son secours. Aussi lancĂ© cet appel, un avion chargĂ© de produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ© a atterri Ă  Rangoun en provenance d’Inde.

Pour sa part, la Chine a annoncĂ© l’envoi d’une Ă©quipe de 82 secouristes. Idem pour la France, l’UE, les Etats-Unis et l’IndonĂ©sie qui ont eux aussi proposĂ© leur assistance. Pendant ce temps, l’OMS (Organisation mondiale de la santĂ©) a dĂ©clenchĂ© son « systĂšme de gestion des urgences Â».

D’autres pays de la rĂ©gion ont Ă©galement Ă©tĂ© touchĂ©s. C’est le cas de la ThaĂŻlande, plus prĂ©cisĂ©ment Ă  Bangkok – ville situĂ©e Ă  plus de 1 000 km – oĂč on a dĂ©nombrĂ© pour le moment une dizaine de morts suite Ă  la chute d’une tour.

Le sĂ©isme a Ă©galement Ă©tĂ© ressenti dans la province chinoise du Yunnan, dans le sud-ouest du pays, selon l’agence chinoise chargĂ©e des sĂ©ismes, qui a enregistrĂ© une secousse de magnitude 7,9.

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RĂ©silience Ă©conomique : la Tunisie 8e en Afrique et 75e au monde en 2025

Selon le « FM Resilience Index 2025 », le Botswana, Maurice, l’Afrique du Sud, le Rwanda et le Maroc occupent les cinq premiĂšres places en Afrique. Tandis que la Tunisie se classe 8e et 75e mondiale sur 130 pays Ă©tudiĂ©s.

À noter au passage que ce classement a Ă©tĂ© Ă©tabli par l’assureur amĂ©ricain FM, qui s’est basĂ© sur la capacitĂ© des pays Ă  faire face aux chocs Ă©conomiques, climatiques et institutionnels.

Pour ce faire, 18 critĂšres ont Ă©tĂ© pris en compte, de la corruption au stress hydrique, en passant par l’exposition aux cyberattaques et aux catastrophes naturelles.

DevancĂ©e par l’Égypte (74e) et le Ghana (72e), la Tunisie se classe toutefois devant la CĂŽte d’Ivoire (88e) et l’AlgĂ©rie (91e).

En effet, avec un score global de 54,2, un « macro-score » de 49,2 et un « phsyical score » de 73,7, le classement de la Tunisie reflĂšte des forces sĂ»res, notamment un tissu Ă©conomique diversifiĂ© et une stabilitĂ© relative, mais Ă©galement des fragilitĂ©s persistantes, entre autres en matiĂšre d’inflation et de risques politiques.

Les trois premiÚres positions mondiales sont occupées respectivement par le Danemark, le Luxembourg et la NorvÚge.

Selon l’étude, « les Ă©conomies les mieux classĂ©es sont celles qui parviennent Ă  se remettre plus rapidement des crises Â». Comprendre par lĂ  que « dans un environnement oĂč les entreprises scrutent chaque facteur de risque avant d’investir, la rĂ©silience devient un argument clĂ© pour attirer capitaux et projets Â».

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A Cuba, ouverture de supermarchĂ©s qui n’acceptent que les dollars !

Non, vous ne rĂȘvez pas, le Cuba est en passe de devenir la contrĂ©e du roi dollar. Et ce avec la bĂ©nĂ©diction du gouvernement du Premier ministre Manuel Marrero.

Selon la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision BFM Business, l’Etat cubain vient d’“ouvrir des supermarchĂ©s qui n’acceptent que les dollars“ – amĂ©ricains bien entendu. Et ce dans l’espoir de “rĂ©cupĂ©rer les devises qui circulent de maniĂšre informelle dans le pays“ et renflouer ainsi ses caisses, dĂ©sespĂ©rĂ©ment vides“. Ce qui pourrait accentuer les inĂ©galitĂ©s sociales. Certainement, Fidel Castro est en train de se retourner dans sa tombe.

A rappeler que cette dĂ©cision a Ă©tĂ© prise en dĂ©cembre 2024. Marrero avait expliquĂ© qu’il s’agit d’un « processus nĂ©cessaire pour que l’État puisse rĂ©cupĂ©rer les devises qui circulent de maniĂšre illĂ©gale dans le pays et alimentent un marchĂ© des changes parallĂšle“. La grande nouveautĂ© de ces magasins est d’accepter des dollars en espĂšces, ce qui n’était plus le cas Ă  Cuba depuis une vingtaine d’annĂ©es, plus exactement depuis 2004.

Il faut dire que, depuis 2020, Cuba, “üle communiste“ comme l’a voulu Castro, est soumis Ă  un renforcement de l’embargo Ă©conomique amĂ©ricain, et souffre, de ce fait, “d’un manque cruel de liquiditĂ©s et veut ainsi capter les dollars que des Cubains reçoivent de leurs familles Ă  l’étranger, deuxiĂšme source de devises du pays“, souligne notre source.

BFM rappelle que “le MLC est une monnaie Ă©lectronique crĂ©Ă©e en 2019 par le gouvernement quand il a commencĂ© Ă  dollariser le commerce de dĂ©tail, mais qui a perdu depuis beaucoup de sa valeur“.

Certes, ces supermarchĂ©s ne seront accessibles que pour une poignĂ©e de Cubains, mais au moins on y trouve tout
Alors que dans les magasins classiques Ă©tatiques – oĂč on ne paie qu’avec le MLC -, les Cubains les ont surnommĂ©s les “les magasins des pauvres“ contre ceux oĂč on ne paie qu’en dollars surnommĂ©s eux “magasins des riches“.

Cependant, « le problĂšme principal de la dollarisation, c’est qu’elle est partielle, car seules les dĂ©penses de consommation de la population, dont des produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ©, ont Ă©tĂ© dollarisĂ©es. Mais pas les revenus Â», regrette l’économiste cubain Mauricio de Miranda. « Cela entraĂźne nĂ©cessairement l’exclusion des personnes qui n’ont pas la possibilitĂ© d’avoir des dollars Â».

Tout ceci montre les ravages de plus de 70 ans de communisme qui, au lieu de crĂ©er l’égalitĂ© entre les Cubains, n’a fait que crĂ©er et amplifier les inĂ©galitĂ©s. A l’instar du reste de ce qui Ă©tait le lot dans les pays sous le joug soviĂ©tique.

Dommage !

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