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Aïd al-Fitr sous la pluie : Bons plans pour profiter des festivités malgré le mauvais temps

Demain, lundi 31 mars 2025, l’Aïd al-Fitr, moment tant attendu marquant la fin du mois sacré du Ramadan, arrivera en Tunisie sous un ciel capricieux, avec des prévisions météorologiques annonçant de la pluie, du vent et des températures fraîches.

Bien que cette période soit synonyme de rassemblements familiaux, de repas festifs et de moments de partage, le mauvais temps pourrait perturber certaines célébrations, notamment lors d’un déjeuner ou d’un dîner en extérieur. Cependant, il existe de nombreuses options pour profiter de l’Aïd, tout en restant au chaud et bien à l’abri.

À Tunis, un certain nombre de restaurants et de cafés proposent des ambiances cosy pour savourer un diner ou un repas tout en se protégeant des intempéries. Par exemple, les restaurants à Sidi Bou Saïd, avec leur vue imprenable sur la mer Méditerranée, offrent un cadre parfait pour un repas raffiné à l’intérieur.

Des lieux, comme le restaurant Dar Zarrouk, permettent de goûter à la cuisine traditionnelle tunisienne dans une atmosphère à la fois chaleureuse et élégante. Pour une expérience plus intime, le Café des Nattes, situé au cœur de la médina de Tunis, propose une ambiance authentique et conviviale, idéale pour une soirée en famille ou entre amis, à l’abri de la pluie.

Si vous préférez une expérience gastronomique haut de gamme, Carthage est un choix parfait. Des restaurants de luxe, avec leurs terrasses couvertes et leur cadre chic, vous permettront de profiter d’un diner dans un décor raffiné tout en étant protégé des conditions climatiques extérieures.

Pour ceux qui souhaitent profiter de l’Aïd tout en faisant un peu de shopping, plusieurs centres commerciaux en Tunisie sont ouverts et offrent des activités festives. Le Centre Commercial Tunis City, par exemple, propose de nombreux magasins et restaurants, ainsi que des espaces où vous pouvez découvrir des produits artisanaux locaux. C’est aussi l’endroit idéal pour trouver des cadeaux de dernière minute tout en restant à l’abri. Le Mall de l’Ariana, à proximité de Tunis, est une autre option qui combine shopping et loisirs. Il propose des activités pour enfants et des animations spéciales pour l’Aïd, le tout dans un environnement couvert et confortable.

Pour ceux qui aiment combiner culture et festivités, plusieurs musées offrent des expositions intéressantes. Le Musée du Bardo à Tunis et le Musée National de Carthage sont des choix idéaux pour ceux qui souhaitent enrichir leurs connaissances tout en restant à l’abri du mauvais temps. Ces lieux emblématiques permettent de découvrir l’histoire et la culture tunisienne dans un cadre calme et abrité.

Si l’idée d’une sortie en famille vous séduit, pourquoi ne pas envisager une visite aux parcs d’attractions ? Bien que certaines attractions extérieures soient fermées à cause de la pluie, les parcs de Tunis ou Hammamet disposent de nombreux espaces couverts, ainsi que de jeux et d’activités pour les enfants. C’est une manière ludique et agréable de passer la journée en famille, tout en étant à l’abri.

Pour ceux qui souhaitent profiter de l’Aïd pour se détendre et prendre soin d’eux, plusieurs hôtels en Tunisie offrent des services de spa et de bien-être, ce qui permet au client de se ressourcer et de vivre un moment de relaxation bien mérité après un mois de jeûne. D’autres proposent un cadre paisible pour un soin revitalisant, parfait pour débuter les festivités dans une ambiance sereine.

L’Aïd dans les autres régions de la Tunisie…

Au-delà de la capitale, plusieurs régions tunisiennes offrent aussi des options intéressantes pour passer un Aïd mémorable malgré les intempéries. À Sousse par exemple, les hôtels, avec leurs infrastructures modernes et son spa, sont une excellente option pour se détendre tout en profitant des festivités. Si vous êtes dans le sud, à Tozeur, plusieurs hôtels comme le Ksar Rouge proposent des ambiances chaleureuses et des activités culturelles traditionnelles, tout en étant à l’abri du vent et du froid.

Dans l’ouest, à Kairouan, vous pourrez découvrir la riche histoire et la culture locale dans un cadre couvert, notamment au Musée des Arts et Traditions Populaires. Ce musée offre un aperçu fascinant de l’histoire de la ville et constitue un excellent lieu pour échapper à la pluie tout en enrichissant votre expérience de l’Aïd.

Dans les montagnes du Kef, les températures sont encore plus fraîches, et les chances de neige existent. Cependant, il existe de nombreux hôtels traditionnels et maisons d’hôtes qui vous accueillent dans des espaces confortables et chauffés pour un séjour en toute tranquillité.

Pour ceux qui préfèrent rester à la maison, il existe aussi de nombreuses façons de rendre cette fête inoubliable. Vous pouvez organiser un repas spécial avec vos proches, en préparant des plats traditionnels, tout en écoutant de la musique tunisienne et en échangeant des souvenirs autour d’un bon thé à la menthe. 

En somme, que ce soit dans les grandes villes ou dans des régions, la Tunisie offre une multitude d’options pour profiter de l’Aïd malgré les conditions météorologiques difficiles. Et pour ceux qui préfèrent la chaleur de leur foyer, l’essentiel est de célébrer cette fête dans la joie, entourés des êtres chers.

Le taux directeur abaissé à 7,5% : Un levier suffisant pour relancer l’économie tunisienne ?

Mohsen Hassan, économiste et ancien ministre du Commerce, a commenté, vendredi 28 mars, la récente réduction du taux directeur par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Le taux a été abaissé de 50 points de base, passant de 8 % à 7,5 %. Pour Hassan, cette décision représente un signal positif susceptible de stimuler le retour des investissements en Tunisie.

Lors de son passage sur les ondes de la radio nationale, l’ex-ministre a expliqué que cette baisse s’inscrit dans une double volonté de la BCT : d’une part, favoriser la relance économique et la création de croissance, et d’autre part, répondre à la baisse du taux d’inflation. Selon lui, cette mesure devrait alléger les charges financières des entreprises emprunteuses, ce qui pourrait améliorer leur rentabilité et avoir un impact positif sur les particuliers.

“Cette décision de la Banque centrale vise à atténuer la pression sur les entreprises, particulièrement celles ayant recours à des crédits. Cela pourrait améliorer leur situation financière et, par conséquent, renforcer la compétitivité de l’économie”, a déclaré Hassan.

Toutefois, l’économiste a souligné que bien que cette réduction ne soit pas drastique, elle doit être perçue dans le contexte de la prudence de la Banque centrale. Celle-ci reste préoccupée par les effets inflationnistes persistants. Il a notamment évoqué les augmentations salariales prévues pour 2025 et la révision du barème fiscal, qui pourraient engendrer une demande supplémentaire, risquant ainsi d’entraîner une hausse des prix. Cela constitue, selon lui, l’un des risques majeurs qui pourraient raviver l’inflation, tout comme les tensions géopolitiques mondiales.

Sur un autre plan, Mohsen Hassan a indiqué qu’une réduction supplémentaire du taux directeur pourrait être envisagée si l’inflation continue de ralentir. Cependant, il a précisé que le retour des investissements ne dépend pas uniquement de la politique monétaire, mais aussi d’une série de réformes structurelles. Parmi celles-ci, il a mentionné la nécessité d’améliorer le climat des affaires, de lutter contre l’évasion fiscale, de restreindre le marché parallèle et de réduire la pression fiscale. De plus, des réformes dans les infrastructures et la logistique seraient cruciales pour renforcer la compétitivité et attirer davantage d’investissements étrangers.

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La BFPME annonce l’acquisition d’un système bancaire intégré : les détails du projet

La Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises (BFPME) a annoncé aujourd’hui avoir signé un accord de coopération technique en janvier dernier, sous forme de subvention, avec le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), d’un montant de 400 000 dollars américains. Cette aide permettra de financer une partie de l’acquisition d’un nouveau système bancaire intégré.

La BFPME a précisé que cette somme servira à couvrir une partie de la mise en place de ce nouveau système, qui vise à répondre aux besoins croissants des opérations bancaires et à améliorer la qualité des services offerts. Le projet s’inscrit dans une démarche de transformation numérique, visant à adopter des technologies modernes et à optimiser les systèmes existants pour renforcer l’efficacité des opérations bancaires.

Lancement d’un appel d’offres pour le système bancaire intégré

La BFPME a indiqué qu’un appel d’offres pour l’acquisition de ce nouveau système bancaire sera lancé au mois d’avril 2025. Parallèlement, des travaux de rénovation de l’infrastructure des réseaux et de la sécurité informatique seront entrepris, ainsi que la réhabilitation des systèmes de planification des ressources de l’entreprise (ERP). L’acquisition de logiciels complémentaires est également prévue pour soutenir ce projet.

Pour accompagner ce projet stratégique, la banque a décidé de s’associer à un cabinet de conseil spécialisé dans la gestion de projets. Cela permettra de renforcer ses capacités dans la gestion des projets technologiques et d’atteindre les objectifs de transformation numérique.

Dans le même sillage, la BFPME a souligné que ces projets technologiques s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à améliorer sa conformité aux normes bancaires internationales et aux standards des technologies modernes. Cette évolution permettra à la banque d’offrir des services bancaires numériques de pointe et de faciliter l’octroi de crédits aux petites et moyennes entreprises (PME). Elle améliorera également l’efficacité dans la gestion des ressources financières récemment allouées à la banque.

Toujours dans le cadre de sa modernisation, la banque prévoit de lancer un nouveau produit bancaire destiné à financer les investissements des entreprises émergentes, avec des conditions avantageuses adaptées à leurs besoins spécifiques. Ce produit s’inscrit dans le cadre d’un programme de financement mis en place par l’État, d’un montant de 3 millions de dinars, pour soutenir les start-ups tunisiennes.

La BFPME a, par ailleurs, présenté récemment une demande officielle au ministère de l’Économie et de la Planification, pour étudier la possibilité de rediriger les fonds alloués au programme de soutien aux PME, dans le cadre d’un accord signé en mars 2023, vers un nouveau programme. Ce programme vise à renforcer le soutien aux PME, avec une attention particulière pour les régions intérieures, et à allouer une partie de ces fonds au financement de la phase d’exploitation des entreprises.

Cette demande a reçu l’approbation du Fonds arabe pour le développement économique, le 19 février 2025. Actuellement, les procédures nécessaires à la mise en œuvre de ce projet sont en cours, en coordination avec les autorités compétentes.

Il est à rappeler que depuis sa création en 2005 jusqu’à la fin décembre 2024, la banque a validé un total de 1 667 projets, pour un montant total de 381,85 millions de dinars, soit une moyenne de 229 000 dinars par projet. Le coût total des investissements des projets financés est estimé à 1,293 milliard de dinars, avec une moyenne de 776 000 dinars par projet. Ces initiatives ont permis la création de 30 871 emplois, soit en moyenne 19 emplois par projet.

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Tunisie : les réserves en devises chutent à 22,9 milliards de dinars au 25 mars 2025

Les avoirs nets en devises de la Tunisie s’établissaient à 22,9 milliards de dinars au 25 mars 2025, couvrant 100 jours d’importation, contre 27,3 milliards de dinars (121 jours) à la même période en 2024, a annoncé ce jeudi le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion, le Conseil a relevé que l’inflation poursuit son ralentissement, atteignant 5,7 % en février 2025, après 6 % en janvier. Cette baisse s’explique principalement par le recul de l’inflation des produits à prix administrés, qui est passée de 3,8 % en janvier à 2,2 % en février, soutenue par la réduction de la TVA sur la consommation d’électricité et la stabilité des prix des services.

Toutefois, l’inflation sous-jacente (hors produits alimentaires frais et prix administrés) a légèrement progressé, atteignant 5,1 % en février contre 5 % en janvier. Par ailleurs, les prix des produits alimentaires frais continuent d’augmenter à un rythme soutenu, avec une hausse de 13,3 % en février contre 13,2 % en janvier.

Des perspectives d’inflation incertaines

Le Conseil a souligné que ces évolutions ont conduit à une révision à la baisse des prévisions d’inflation, qui devrait passer de 7 % en 2024 à 5,3 % en 2025 en moyenne annuelle. Cependant, il met en garde contre les risques de pressions inflationnistes liés notamment aux augmentations salariales dans les secteurs public et privé, susceptibles de stimuler la demande et d’accroître les coûts de production dans un contexte de capacités limitées.

D’autres incertitudes pèsent sur l’évolution des prix, notamment les fluctuations des cours des matières premières et du pétrole à l’international, la demande intérieure et la mise en œuvre des réformes économiques. Par ailleurs, le stress hydrique persistant pourrait affecter l’offre agricole et accentuer les tensions sur certains produits de base.

Dans ce contexte, la BCT appelle à une vigilance accrue et à une coordination renforcée des politiques économiques afin de préserver la stabilité des prix et renforcer les réserves en devises.

 

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Face aux devises étrangères, le dinar tunisien tient bon mais jusqu’à quand ?

Le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a souligné que le dinar tunisien maintient sa résilience face aux principales devises, mais a averti que les perspectives d’inflation, malgré une tendance à la baisse, restent entourées de risques de remontée des taux.

Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion du 26 mars, la BCT a passé en revue les dernières évolutions économiques et financières aux niveaux national et international, ainsi que les prévisions d’inflation.

Le Conseil a relevé que la baisse quasi généralisée des prix des matières premières et des produits de base sur le marché international a favorisé le recul de l’inflation à l’échelle mondiale en 2024. Toutefois, l’inflation sous-jacente reste élevée, maintenant l’inflation globale au-dessus des prévisions des banques centrales au cours des premiers mois de 2025.

Dans un contexte d’incertitude géopolitique et commerciale, ces tendances ont conduit à une révision à la hausse des prévisions d’inflation à court terme et poussé plusieurs banques centrales des grandes économies à maintenir leurs taux directeurs inchangés.

Par ailleurs, le Conseil a signalé une accélération de la croissance économique au quatrième trimestre de 2024, atteignant 2,4 % en glissement annuel contre 1,8 % au trimestre précédent. Cette amélioration est principalement attribuée à la bonne dynamique du secteur des services et à la performance du secteur agricole.

Sur le plan du commerce extérieur, le déficit courant s’est creusé, atteignant 1,654 milliard de dinars à fin février 2025, soit environ 0,9 % du PIB, contre 113 millions de dinars (0,1 % du PIB) un an plus tôt. Cette détérioration résulte de l’élargissement du déficit commercial, qui est passé de 1,78 milliard de dinars à fin février 2024 à 3,52 milliards de dinars en février 2025, malgré la bonne tenue des recettes touristiques et des transferts des Tunisiens à l’étranger.

 

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BOLT : Les utilisateurs tunisiens aussi devraient être sanctionnés par les autorités, pas seulement les chauffeurs, selon Mohamed Ali Arfaoui

Depuis quelque temps, le secteur du transport en Tunisie, à l’instar de nombreux autres pays, traverse une phase de transition marquée par l’essor des technologies numériques et l’absence de régulations adaptées.

Selon Houssem Saad, membre de l’association Alert, les enjeux soulevés par l’entreprise BOLT, une société estonienne présente à l’échelle mondiale et qui propose une alternative aux taxis traditionnels, sont multiples. Lors de son passage ce mardi 25 mars 2025 sur les ondes d’Express Fm, Saad a souligné que, contrairement à d’autres nations, la Tunisie n’a pas encore instauré de législation spécifique pour encadrer ce secteur en pleine croissance, ce qui crée une situation d’incertitude pour les acteurs du marché.

“Plusieurs pays avaient créé des lois et des règlements pour protéger à la fois les travailleurs et les clients dans le cadre des services de transport numérique. Cependant, la Tunisie est restée à la traîne, avec un cadre législatif obsolète qui n’a pas évolué pour s’adapter aux transformations numériques mondiales”, a-t-il expliqué, tout en ajoutant que la législation tunisienne ne répond pas aux nouvelles exigences du marché, notamment dans les secteurs des services électroniques.

Dans ce même cadre, Saad a précisé que BOLT a été lancée par une entreprise de services médiatiques, profitant de la situation en Tunisie, où le secteur du taxi est dominé par des syndicats et des fédérations. Cela a permis à BOLT de se positionner dans un secteur autrefois réservé aux taxis traditionnels, créant ainsi un modèle alternatif. En revanche, des entreprises tunisiennes, comme Intigo, ont démarré leurs activités de manière légale, contrairement à BOLT, qui opère sans autorisation formelle.

L’importance d’une régulation équilibrée

Face à cette situation, Saad a évoqué l’importance de réguler ce secteur pour éviter les dérives et garantir une concurrence loyale. Il a rappelé que les taxis traditionnels, soumis à une licence, sont pris dans un système souvent jugé lucratif, avec des prix élevés pour les clients. “Cette situation a été exacerbée par l’augmentation des tarifs des taxis utilisant les applications mobiles, qui ont multiplié par quatre les tarifs habituels tout en diminuant la qualité du service… À cet égard, la solution passe par une révision de la législation et la mise en place de règles claires et transparentes, pour garantir l’équité dans le secteur et protéger les droits des consommateurs et des travailleurs”, a-t-il encore précisé.

Un avis partagé par Mohamed Ali Arfaoui, secrétaire général adjoint de l’Union tunisienne des taxis, qui a souligné l’incontournabilité des applications mobiles dans le secteur du transport. Arfaoui a déclaré que les applications intelligentes sont devenues essentielles pour la compétitivité du marché et qu’en supprimer l’utilisation en Tunisie nuirait directement aux clients. Selon lui, bien que certaines entreprises de transport opérant sans autorisation aient perturbé le marché, les applications intelligentes sont incontournables pour moderniser le secteur.

Arfaoui a également souligné que, malgré la présence de 17 000 taxis à Tunis, environ 5 000 à 6 000 taxis utilisent des applications mobiles pour améliorer leurs revenus. De plus, certains taxis opérant sous des applications non autorisées ont été suspendus par les autorités, créant ainsi une incertitude dans le secteur.

Ce dernier a en outre insisté sur le fait que l’accusation de responsabilité ne doit pas incomber uniquement aux chauffeurs de taxi, mais aussi aux citoyens qui utilisent ces services. “Le citoyen ne devrait pas se sentir obligé de recourir à ces applications, notamment face à la hausse des tarifs. Il a la possibilité de choisir d’autres moyens de transport”, a-t-il indiqué.

 

Réformes nécessaires pour un secteur équilibré

 

Les deux intervenants ont mis en lumière la nécessité de réformes dans le secteur des taxis. Selon Saad, il est crucial d’adapter les législations pour réguler l’utilisation des applications mobiles et garantir un service de qualité tout en protégeant les droits des chauffeurs et des passagers. Il a insisté sur le fait que le cadre législatif actuel est inadapté à l’évolution du marché et qu’il faut urgemment une législation plus souple et réactive face aux nouvelles réalités économiques.

Arfaoui, quant à lui, a fait valoir qu’il était indispensable de maintenir les applications intelligentes tout en mettant en place un tarif réglementé pour éviter les abus. Il a proposé que l’État adopte des mesures de régulation pour encadrer l’utilisation des applications tout en garantissant des conditions de travail équitables pour les chauffeurs.

Ainsi, les experts s’accordent à dire que des réformes législatives sont cruciales pour que le secteur du transport en Tunisie puisse se moderniser tout en garantissant la justice sociale

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Médicaments : La Tunisie ambitionne de devenir un pôle pharmaceutique africain

La Tunisie dispose des atouts nécessaires pour s’imposer comme un pôle pharmaceutique en Afrique, grâce à ses ressources humaines qualifiées dans plusieurs spécialités, dont l’ingénierie biomédicale. C’est ce qu’a affirmé ce lundi 24 mars 2025 Chokri Hammouda, président-directeur général de la Pharmacie centrale, lors de son passage sur les ondes de la Radio nationale.

Selon lui, l’industrie pharmaceutique tunisienne génère actuellement 12 000 emplois. Toutefois, pour que le pays puisse pleinement jouer son rôle de hub pharmaceutique, une mise à jour du cadre législatif s’avère nécessaire.

La Tunisie exporte déjà des médicaments vers plusieurs pays européens, arabes et africains. Toutefois, les expéditions vers le continent africain s’effectuent aujourd’hui via des partenariats tripartites impliquant des centres d’achat européens. Afin de renforcer la coopération Sud-Sud et de favoriser des échanges directs entre les fabricants tunisiens et les acheteurs africains, l’Ordre des pharmaciens organise un congrès continental à Tunis du 30 avril au 2 mai 2025.

Par ailleurs, la Tunisie se prépare à lancer la fabrication de médicaments biologiques génériques, après un accord récemment conclu entre le ministère de la Santé et les industriels du secteur. “Nous posons actuellement les bases de cette production en Tunisie. Pour être compétitifs, ces médicaments doivent être fabriqués en grande quantité, ce que le seul marché local ne peut absorber”, a expliqué Chokri Hammouda.

L’accord prévoit ainsi un accompagnement des autorités pour permettre aux industriels d’augmenter leur capacité de production, avec en contrepartie une facilitation des exportations vers les marchés arabes et africains, voire européens.

Finalement et non moins important, Hammouda a rappelé que la Tunisie couvre 80 % de ses besoins en médicaments par sa production locale et importe les 20 % restants à un coût élevé.

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