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Journée mondiale du théâtre : La Cité de la Culture célèbre les grandes figures de la scène tunisienne

Dans la nuit du jeudi 27 mars 2025, la Cité de la Culture Chedly Klibi s’est métamorphosée en un vaste temple de célébration théâtrale, à l’occasion de la Journée Mondiale du Théâtre, célébrée par le Pôle Théâtre et Arts Scéniques du Théâtre de l’Opéra lors de “La Nuit du Théâtre à la Cité”.

Les différents espaces de la Cité se sont animés, accueillant un public cosmopolite qui dès l’entrée, au hall de la Cité, a pu s’offrir un voyage à travers l’histoire du théâtre tunisien grâce à une exposition photographique consacrée aux figures emblématiques des années 1970 et 1980. 49 portraits de femmes et d’hommes de théâtre qui nous rappellent par leurs sourires et racontent par leur regards la richesse d’une époque où le théâtre tunisien posait les jalons de son identité. On y retrouve notamment Mouna Noureddine, Zahira Ben Ammar, Raouf Ben Amor… et des grands noms disparus pour ne citer que Raja Ben Ammar, Ahmed Snoussi, Ezzeddine Ganoun, Ali Ben Ayed, Khadija Souissi, Moncef Souissi…

Mais l’un des moments les plus émouvants de la soirée, rehaussée par la présence de la ministre des affaires culturelles, Amina Srarfi, ainsi que d’un grand nombre de femmes et d’hommes de théâtre et de figures de la scène artistique et culturelle, a sans doute été la cérémonie d’hommage à de grandes figures du théâtre tunisien.

Une reconnaissance appuyée a été rendue à plusieurs dramaturges qui ont marqué la scène nationale, notamment Mouna Noureddine, Issa Harrath, Raouf Ben Amor, Latifa Gafsi, Bahri Rahhali et Mounir Argui. L’émotion fut à son comble lorsque furent évoqués les noms des regrettés Fethi Haddaoui et Amara Melliti, et ce, sous une salve d’applaudissements vibrants comme un dernier salut à ces piliers du théâtre tunisien.

Au fil de la nuit, la scène s’est tournée vers des dramaturgies contemporaines avec une sélection de pièces présentées : “Toxic Paradise” (El Bakkhara) de Sadok Trabelsi, produite par le Pôle Théâtre et Arts Scéniques, “Sous pression”, une création de Rayane Kairouani produite par le Centre des Arts Dramatiques et Scéniques du Kef et “Fake Silence”, de Meriem Ben Hssan, qui ont offert la dernière parenthèse théâtrale contemporaine avant de marquer un retour sur les années 70 avec “J’ha et l’orient en désaroi”, mise en scène par Fadhel Jaibi, texte et adaptation de Mohamed Raja Farhat. Filmée par la télévision nationale à cette époque, cette production du Théâtre du Sud de Gafsa datant de 1971, est un regard critique sur la réalité politique arabe dans les années 70.

Jusqu’à une heure tardive, la Cité de la Culture Chedly Klibi à Tunis a résonné des voix, des musiques et des émotions qui font la grandeur du théâtre dans une célébration magistrale, où résonances du passé et éclats de scène se sont réunis dans une ambiance festive, vibrante à l’unisson.

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Journée Mondiale du Théâtre 2025 : Le 4ème Art célèbre la scène tunisienne

La salle Le 4ème Art à Tunis a vibré dans la soirée du jeudi 27 mars 2025 au rythme de la célébration de la Journée Mondiale du Théâtre. Cet événement, organisé par le Théâtre National Tunisien (TNT) sous l’égide du ministère des affaires culturelles, s’est déroulé en présence de la ministre Amina Srarfi et d’une pléiade de dramaturges, ainsi que des personnalités de la scène culturelle et médiatique.

La célébration de cette journée a coïncidé avec la clôture de la troisième édition de l’événement “Tunis Théâtres du Monde”, mettant en lumière le rôle du théâtre face aux défis mondiaux à travers des représentations théâtrales, des performances musicales et des hommages à plusieurs grandes figures du théâtre tunisien.

Dans sa lecture du message du TNT, le directeur général du Théâtre National Tunisien, Moez Mrabet, a souligné que le théâtre traverse une époque troublée, marquée par les tumultes du monde actuel. Il a affirmé que le théâtre, par ses multiples formes, cherche à éclairer les conflits intérieurs de l’humanité et à transformer ces tensions en une force créatrice, au service d’un monde plus uni, où les différences deviennent une richesse. Le théâtre tunisien, a-t-il ajouté, a su allier enracinement et ouverture, traitant des grandes causes humaines avec une approche créative et audacieuse. Solidaire des luttes arabes et africaines, il a toujours refusé l’isolement et, à travers ses œuvres, il a dénoncé l’injustice et l’oppression tout en portant haut les valeurs de liberté, d’amour et d’émancipation, notamment en soutenant la cause palestinienne. Le théâtre reste ainsi un outil de résistance, engagé pour la paix et l’égalité, luttant inlassablement pour un monde juste et solidaire, a-t-il mentionné.

Rédigé cette année par le metteur en scène, pédagogue et auteur grec Theodoros Tsiropoulos, et traduit en arabe par le journaliste et critique de théâtre tunisien Lotfi Arbi Snoussi, le message de la Journée Mondiale du Théâtre a été lu lors de la cérémonie par l’artiste Noureddine Ouerghi. Le texte a évoqué des questions essentielles sur la capacité du théâtre à faire face aux défis contemporains dans un monde marqué par de nombreuses crises notamment d’ordre politique, social, écologique et technologique, soulevant ainsi un grand nombre d’interrogations : “Le théâtre peut-il percevoir l’appel désespéré que nos époques lancent, dans un monde où les citoyens se trouvent appauvris, enfermés dans les cellules d’une réalité virtuelle, perdus dans l’étreinte suffocante de leur intimité ? Le théâtre se soucie-t-il de la destruction écologique, du réchauffement climatique, de la perte massive de biodiversité, de la pollution des océans, de la fonte des glaces, de l’augmentation des incendies de forêts et des phénomènes météorologiques extrêmes ?”…

En collaboration avec l’Organisme Tunisien des Droits d’Auteur et des Droits Voisins (OTDAV), le Théâtre National Tunisien a honoré plusieurs personnalités du théâtre tunisien pour leurs contributions à l’enrichissement de la scène théâtrale et artistique tunisienne. Les hommages ont été ainsi rendus aux deux actrices Néjia Ouerghi et Halima Daoud et aux deux acteurs Abdelaziz Meherzi et Raouf Ben Yaghlane.

La dernière partie de la cérémonie a été marquée par la présentation de la pièce “Malédiction” de Taoufik Jebali, produite par El Teatro, avant le clap de fin musical assuré par la chanteuse Ishraq Matar, accompagnée du pianiste Ilyes Blagui.

 

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Journée Mondiale du Théâtre : le Théâtre National Tunisien honore ses pionniers

La salle Le 4ème Art à Tunis a vibré dans la soirée du jeudi 27 mars 2025 au rythme de la célébration de la Journée Mondiale du Théâtre. Cet événement, organisé par le Théâtre National Tunisien (TNT) sous l’égide du ministère des affaires culturelles, s’est déroulé en présence de la ministre Amina Srarfi et d’une pléiade de dramaturges, ainsi que des personnalités de la scène culturelle et médiatique.

La célébration de cette journée a coincidé avec la clôture de la troisième édition de l’événement « Tunis Théâtres du Monde », mettant en lumière le rôle du théâtre face aux défis mondiaux à travers des représentations théâtrales, des performances musicales et des hommages à plusieurs grandes figures du théâtre tunisien.

Dans sa lecture du message du TNT, le directeur général du Théâtre National Tunisien, Moez Mrabet, a souligné que le théâtre traverse une époque troublée, marquée par les tumultes du monde actuel. Il a affirmé que le théâtre, par ses multiples formes, cherche à éclairer les conflits intérieurs de l’humanité et à transformer ces tensions en une force créatrice, au service d’un monde plus uni, où les différences deviennent une richesse. Le théâtre tunisien, a-t-il ajouté, a su allier enracinement et ouverture, traitant des grandes causes humaines avec une approche créative et audacieuse. Solidaire des luttes arabes et africaines, il a toujours refusé l’isolement et, à travers ses œuvres, il a dénoncé l’injustice et l’oppression tout en portant haut les valeurs de liberté, d’amour et d’émancipation, notamment en soutenant la cause palestinienne. Le théâtre reste ainsi un outil de résistance, engagé pour la paix et l’égalité, luttant inlassablement pour un monde juste et solidaire, a-t-il mentionné.

Rédigé cette année par le metteur en scène, pédagogue et auteur grec Theodoros Tsiropoulos, et traduit en arabe par le journaliste et critique de théâtre tunisien Lotfi Arbi Snoussi, le message de la Journée Mondiale du Théâtre a été lu lors de la cérémonie par l’artiste Noureddine Ouerghi. Le texte a évoqué des questions essentielles sur la capacité du théâtre à faire face aux défis contemporains dans un monde marqué par de nombreuses crises notamment d’ordre politique, social, écologique et technologique, soulevant ainsi un grand nombre d’interrogations : « Le théâtre peut-il percevoir l’appel désespéré que nos époques lancent, dans un monde où les citoyens se trouvent appauvris, enfermés dans les cellules d’une réalité virtuelle, perdus dans l’étreinte suffocante de leur intimité ? Le théâtre se soucie-t-il de la destruction écologique, du réchauffement climatique, de la perte massive de biodiversité, de la pollution des océans, de la fonte des glaces, de l’augmentation des incendies de forêts et des phénomènes météorologiques extrêmes ? »…

En collaboration avec l’Organisme Tunisien des Droits d’Auteur et des Droits Voisins (OTDAV), le Théâtre National Tunisien a honoré plusieurs personnalités du théâtre tunisien pour leurs contributions à l’enrichissement de la scène théâtrale et artistique tunisienne. Les hommages ont été ainsi rendus aux deux actrices Néjia Ouerghi et Halima Daoud et aux deux acteurs Abdelaziz Meherzi et Raouf Ben Yaghlane.

La dernière partie de la cérémonie a été marquée par la présentation de la pièce « Malédiction » de Taoufik Jebali, produite par El Teatro, avant le clap de fin musical assuré par la chanteuse Ishraq Matar, accompagnée du pianiste Ilyes Blagui.

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Le Théâtre comme Résistance : Le Message de la Tunisie à l’occasion de la Journée Mondiale du Théâtre

Le Théâtre National Tunisien (TNT) a publié, cet après-midi, le message de la Tunisie à l’occasion de la Journée Mondiale du Théâtre, ce jeudi 27 mars 2025.

« Le théâtre traverse une époque troublée, empreinte des tourments du monde actuel », lit-on au début du message de la Journée mondiale du théâtre publié en français et en arabe. Le TNT y fait le point sur les questions de l’époque et le rôle du théâtre dans une conjoncture mondiale marquée par l’incertitude et les « tragédies humaines qui, telles des vagues dévastatrices, continuent de secouer l’âme de l’humanité ».

La lecture du message de la Tunisie sera faite, demain soir, à la Salle Le 4ème Art à Tunis, par L’homme de théâtre Noureddine Ouerghi à la cérémonie de clôture de la manifestation “Tunis Théâtres du Monde” organisée danse sa troisième édition du 20 au 27 mars.

La Journée Mondiale du Théâtre a été créée en 1961 par l’Institut international du théâtre (ITI). Elle est célébrée chaque année le 27 mars par les Centres de l’ITI et la communauté théâtrale internationale. Divers événements nationaux et internationaux de théâtre sont organisés pour marquer cette occasion.

Le message de cette année est écrit par l’homme de théâtre grec Theodoros TERZOPOULOS qui est metteur en scène, pédagogue, auteur, fondateur et directeur artistique de la compagnie de théâtre Attis, inspirateur des Olympiades du Théâtre et président du Comité international des Olympiades du Théâtre. Son message, traduit dans différentes langues, est publié sur le site de l’ITI.

Voici le texte intégral du message du Théâtre National Tunisien à l’occasion de la Journée Mondiale du Théâtre 27 mars 2025 :

“Le théâtre traverse une époque troublée, empreinte des tourments du monde actuel. …

Dans ce décor où « le monde est un vaste théâtre », les dernières années ont vu surgir, aux quatre coins de la planète, des tragédies humaines qui, telles des vagues dévastatrices, continuent de secouer l’âme de l’humanité.

Les forces du mal se sont imposées, tandis que les héros de cette scène mondiale ont abandonné les valeurs de vertu et de beauté. Le spectacle a laissé place à un décor de ruines, où massacres, ravages de la nature et effondrement de la solidarité humaine composent une fresque sombre, rythmée par un refrain immuable : « la loi du plus fort ».

Comment le « quatrième art », fondé sur la tragédie et la comédie pour élever l’âme humaine, peut-il affronter l’horreur de cette « pièce réaliste » ? Comment peut-il raviver la quête de paix et de sécurité, en réaffirmant les valeurs du vivre-ensemble dans un monde où chacun a sa place ?

Hélas, les instruments de destruction de l’humanité se sont multipliés, et l’individu oscille désormais entre deux mondes : une réalité tangible en pleine crise et une réalité virtuelle qui n’offre qu’un enchaînement d’illusions, l’éloignant de ses propres tourments. Pire encore, cet univers numérique le réduit à un simple « désir ardent » de changement, sans jamais le mener à l’action, le maintenant prisonnier d’un rêve insaisissable.

Depuis ses origines grecques, le théâtre s’est toujours dressé en rempart contre la laideur, la brutalité et la discorde, porteur d’un message de beauté, d’amour et d’harmonie. A travers les siècles et les courants, malgré leurs divergences, la lutte entre le bien et le mal a toujours occupé le devant de la scène. Par ses multiples formes, le théâtre a cherché à éclairer ce conflit qui déchire l’âme humaine et à transformer ces tensions en une force créatrice, au service d’un monde plus uni, où les différences deviennent richesse plutôt que fracture.

Le théâtre tunisien s’est toujours inscrit dans cette vision universelle, tout en restant profondément ancré dans son identité. Puisant dans ses racines locales, il a tracé un chemin artistique singulier, façonnant une expression capable de résonner avec les grandes causes humaines. A travers une approche créative et audacieuse, il interroge chaque sujet, invitant le spectateur à réfléchir aux moyens de coexister dans un monde en perpétuelle effervescence.

Le théâtre tunisien est toujours resté solidaire des luttes arabes et africaines, refusant de s’enfermer dans une singularité isolée. Il a su allier enracinement et ouverture, façonnant ainsi un « quatrième art » à la fois profondément tunisien et résolument universel.

Avec force et conviction, le théâtre tunisien a sondé les profondeurs de l’âme humaine, révélant par l’art ce que les mots peinent à exprimer. Il a dénoncé l’injustice, l’oppression et la répression, tout en portant haut les valeurs de liberté, d’amour et d’émancipation. Fidèle à ses engagements, il a soutenu la cause palestinienne, défendu Gaza, condamné les crimes de l’entité sioniste usurpatrice et continue de se tenir aux côtés du peuple palestinien jusqu’à l’avènement de son Etat, avec El Qods pour capitale.

Qu’il soit tunisien ou d’ailleurs, le théâtre est prédestiné à résister par l’art, de toutes ses forces, afin que l’injustice s’éteigne, que la lumière de la paix éclaire le monde et que les conflits s’effacent pour laisser place à une terre où chacun trouve sa juste part d’existence.

Que le théâtre demeure, au fil du temps, un art de résistance, pour vaincre l’injustice et la laideur, offrant au monde la paix, l’amour et la beauté.”

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Journée mondiale du théâtre : Un programme riche au Théâtre National et à l’Opéra de Tunis

La ministre des affaires culturelles, Amina Srarfi, a présidé lundi, une séance de travail consacrée à l’examen du programme du Théâtre National Tunisien (TNT) et du Pôle “Théâtre et Arts Scéniques” du Théâtre de l’Opéra de Tunis, à l’occasion de la Journée mondiale du théâtre, célébrée le 27 mars de chaque année.

A cette occasion, le directeur général du Théâtre National Tunisien (TNT), Moez Mrabet, a présenté le programme de la soirée de clôture le 27 mars 2025 de la troisième édition de la manifestation “Tunis, Théâtres du Monde”, qui sera marqué, informe un communiqué du ministère des affaires culturelles, par la lecture du message de la Journée mondiale du théâtre par l’homme de théâtre Noureddine Ouergui, suivie d’un hommage à la comédienne Najia Ouergui, ainsi que la présentation d’une pièce théâtrale de Taoufik Jebali et d’un spectacle musical de l’artiste Ichraq Matar.

Le programme du Pôle Théâtre et Arts Scéniques du Théâtre de l’Opéra de Tunis s’ouvrira par une exposition retraçant la mémoire du théâtre tunisien, à travers des photographies de figures de dramaturges qui ont contribué, au fil des années, à enrichir les annales du quatrième art. Un hommage sera également rendu aux artistes tunisiens disparus récemment, notamment les comédiens Fethi Haddaoui et Amara Melliti.

Dans ce contexte, la ministre a souligné l’importance de conjuguer les efforts pour assurer la réussite de ces deux événements majeurs, et de veiller à inviter les professionnels du secteur et les passionnés de théâtre, tout en accordant une place particulière aux enfants et aux jeunes, afin de les sensibiliser à l’univers du quatrième art, en tant que moyen d’expression artistique, culturelle et philosophique, selon le communiqué.

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“Sucre: An Ice Cream for a Nice Crime” à Tunis – Une danse saisissante sur l’héritage colonial

La salle 4ème Art à Tunis a accueilli, dans la soirée du dimanche 23 mars 2025 “Sucre: An Ice Cream for a Nice Crime”, une performance théâtrale dansée en provenance de la Côte d’Ivoire, mise en scène par Abdoulaye Trésor Konaté. Présentée dans le cadre de la troisième édition de l’événement “Tunis, Théâtres du Monde” (20-27 mars 2055), la pièce interroge, à travers jeu corporel, musique et lumière, le poids de l’esclavage et du colonialisme, transformant le sucre en symbole d’une douceur illusoire masquant une réalité de souffrance et de domination.

Dès l’ouverture, un danseur épuisé évolue sur un sol couvert de sable et de sucre, exprimant par ses mouvements la violence et l’oppression, mais aussi la résistance. La chorégraphie alterne entre chutes et redressements, traduisant la lutte contre un cycle d’exploitation. Ici, le corps devient langage, portant la mémoire d’une histoire douloureuse.

Avec un jeu de mot évocateur et provocateur à la fois, le titre, selon le communiqué de presse du Théâtre national Tunisien (TNT), repose sur un contraste saisissant : si “Ice Cream” évoque plaisir et douceur, “Nice Crime” puise dans une ironie mordante, dénonçant comment l’exploitation coloniale a été justifiée et dissimulée. Le sucre, élément central de la mise en scène, envahit l’espace et s’accroche aux corps, illustrant le poids invisible d’un passé qui ne cesse de hanter le présent.

Quand la douceur du sucre porte un goût amer

Du point de vue visuel, l’éclairage joue un rôle clé, alternant entre tons chauds rappelant les plantations et lumières froides suggérant la brutalité industrielle. A travers cette scénographie immersive, le metteur en scène dépasse le simple constat historique et pousse à une réflexion sur les formes actuelles d’exploitation.

L’ensemble du spectacle repose sur le langage du corps, à travers des mouvements chorégraphiques d’une grande précision. Derrière leur fluidité et leur esthétique harmonieuse, ces gestes expriment une profonde douleur.

Certains mouvements gestuels se répètent en boucle, renforçant une impression d’enfermement, d’une souffrance qui se prolonge à travers les générations.

Parfois, le danseur se redresse, lutte, cherche à briser ce cycle infernal, mais l’épuisement le rattrape, et son corps s’écroule à nouveau sous le poids d’un héritage historique inéluctable. Pourtant, même dans la chute, il existe une trace de révolte : un refus de céder face à la fatalité.

A travers ce spectacle poignant, Abdoulaye Trésor Konaté interroge la condition humaine et les formes contemporaines d’exploitation.

Le spectacle, mentionne le communiqué, ne cherche pas à imposer une réponse, mais plutôt à susciter des réflexions sur la relation entre passé, présent et avenir, pour rappeler que les cicatrices de l’histoire ne disparaissent pas mais elles se transforment et prennent de nouveaux visages : Sommes-nous prêts à les voir, à les reconnaître et à les affronter?

Avec cette création où la douceur du sucre porte un goût amer, la scène devient un lieu de mémoire et de résistance, où le corps, malgré la douleur, résiste, danse et proclame son existence.

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Le 4ème Art : « Tunis Théâtres du Monde » du 20 au 27 mars au cœur de la capitale

Sous l’égide du ministère des Affaires Culturelles, le Théâtre National Tunisien organise la troisième édition de « Tunis Théâtres du Monde », qui a démarré ce jeudi et qui se poursuivra jusqu’au 27 mars 2025 à la Salle Le 4ème Art, en plein cœur de Tunis.

Cette manifestation célèbre la Journée Mondiale du Théâtre, le 27 mars, et transforme la capitale tunisienne en un carrefour de cultures théâtrales variées.

Elle met à l’honneur la créativité et consacre le théâtre comme un espace de dialogue et d’innovation.

Pendant huit jours, les passionnés du théâtre vivront une expérience unique avec des spectacles tunisiens et internationaux, mêlant théâtre classique et expérimental.

Si ces œuvres sont diverses dans leur forme et leur approche, elles partagent une même essence : l’humain et la défense des causes universelles et justes.

Communiqué

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