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L’IA et SAP, moteurs de l’entrepreneuriat numérique tunisien

Le « Happy Hour ramadanesque », organisé par la German Business School (GBS), en partenariat avec la Chambre Tuniso-Allemande de l’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie), a eu lieu le 27 mars 2025; et ce, au siège de la GBS, au SAP Next-Gen Lab du campus de l’UIT.

(De gauche à droite) Maher Tebourbi Founder. German Business School, l’Ambassadrice d’Allemagne en Tunisie et Ghazi El Biche, président de la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK Tunisie).

 

Cet événement a permis de combiner convivialité et exploration des innovations stratégiques de l’écosystème SAP. Tout en célébrant l’esprit de partage propre au mois de Ramadan. Etaient présents : l’ambassadrice d’Allemagne en Tunisie Elisabeth Wolbers; Maher Tebourbi Founder. German Business School, qui a lancé le coup d’envoi à cet événement; ainsi que Ghazi El Biche, président de la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK Tunisie).

 

Lina Badri, coordinatrice des programmes SAP à l’UIT et la GBS, a mis en avant les formations SAP proposées par la GBS. Ces formations visent à améliorer la performance et la prise de décision stratégique des entreprises, grâce à des certifications spécifiques en partenariat avec SAP France et SAP Espagne. Elles répondent aux besoins des entreprises tunisiennes et allemandes en formant leurs collaborateurs aux dernières technologies de gestion intégrée. Elle précise dans ce contexte : « Les programmes de la GBS sont adaptés aux besoins spécifiques des entreprises, qu’il s’agisse de jeunes diplômés, de collaborateurs en alternance ou de cadres exécutifs. Ces formations préparent également les futurs diplômés aux réalités du marché en alignant l’offre de formation sur les besoins des entreprises. »

Toutefois, dans un environnement concurrentiel, la prise de décision stratégique est cruciale. Les technologies émergentes comme l’intelligence artificielle (IA) et les systèmes embarqués jouent un rôle clé dans l’optimisation des processus et l’amélioration de la performance des entreprises. La GBS se concentre sur la formation des professionnels à ces nouvelles technologies, leur offrant des outils pour naviguer dans un environnement en constante évolution.

Projet Fachkräfte par AHK Tunisie

Firas Gham, chef de projet du projet Fachkräfte, a présenté cette initiative menée par l’AHK Tunisie. Ce projet vise à promouvoir la main-d’œuvre qualifiée pour l’Allemagne, ciblant 11 pays africains. Les secteurs concernés incluent l’IT, l’industrie mécanique, l’automatisation, ainsi que la logistique et le transport. Le projet exclut les secteurs paramédicaux et de santé, déjà couverts par d’autres programmes.

Six journées de recrutement sont prévues de juin à novembre. 120 candidats sélectionnés bénéficieront de cinq journées d’accompagnement en compétences sociales et interculturelles. Le projet travaille en étroite collaboration avec les entreprises allemandes pour identifier leurs besoins et faire correspondre les candidats. Des CV books seront créés pour aider les entreprises à short-lister les candidats.

L’IA générative pourrait contribuer à une croissance potentielle du PIB mondial de 16 % dans les cinq prochaines années.

Pour sa part, Razi Miliani, Observateur de l’IA générative et CEO de COGEPHA Membre du bureau national du CJD a souligné l’importance des formations en IA générative, une technologie qui présente à la fois des opportunités et des risques. Selon certaines prévisions, l’IA générative pourrait contribuer à une croissance potentielle du PIB mondial de 16 % dans les cinq prochaines années. Cependant, elle comporte des risques, notamment la nécessité pour 40 % de la population active de se former pour éviter que leur emploi ne soit menacé.

Les formations en IA générative proposées par la GBS visent à aider les individus et les entreprises à maîtriser cette technologie pour en tirer profit. Ces formations ouvrent des perspectives pour les jeunes Tunisiens et renforcent l’écosystème entrepreneurial local.

En somme, cet événement a permis de mettre en lumière les opportunités offertes par la collaboration entre la GBS et l’AHK Tunisie. Tout en renforçant les liens économiques et culturels entre la Tunisie et l’Allemagne.

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Ghazi El Biche : « La Tunisie possède un important potentiel humain »

Élu en juin 2023, Ghazi El Biche, président de la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK Tunisie) et CEO de Van Laack Tunisie, avec plus de 30 ans d’expérience, mise sur l’attraction de nouveaux investisseurs allemands et sur la formation comme leviers de développement économique.

Un « Happy Hour ramadanesque » organisé par la German Business School en partenariat avec l’AHK Tunisie a permis de concilier convivialité et exploration des innovations stratégiques de l’écosystème SAP, tout en ouvrant de nouvelles perspectives d’affaires entre la Tunisie et l’Allemagne.

L’événement est dédié au renforcement des liens entre les acteurs économiques des deux pays, tout en célébrant l’esprit de partage propre au mois de Ramadan.

A cette occasion, Ghazi El Biche a partagé sa vision d’un avenir prospère pour les relations tuniso-allemandes, s’appuyant sur une équipe soudée.

Interview.

Quelles sont les initiatives spécifiques de la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce? Consistent-elles à renforcer les liens économiques entre la Tunisie et l’Allemagne dans le domaine de l’innovation, dans le domaine de l’industrie spécifiquement?

Ghazi El Biche : L’AHK Tunisie a pour rôle principal de faciliter les échanges commerciaux entre l’Allemagne et la Tunisie. Nous aidons les investisseurs allemands à s’installer ici en leur offrant de bons conseils. Nous les assistons dans la recherche de personnel qualifié et dans la location d’espaces adéquats. Nous essayons également de leur faciliter toutes les tâches administratives.

Tout au long de leur installation en Tunisie et de leur activité, nous sommes leur premier conseiller et restons très proches d’eux.

Nous jouons également un rôle important dans la promotion des échanges commerciaux. Concernant toutes les foires qui ont lieu en Allemagne, nous facilitons le déplacement des Tunisiens en les encadrant et en accompagnant les professionnels de toutes les sections qui se rendent en Allemagne pour ces foires.

Nous sommes là pour les assister, les encadrer et leur faciliter le déplacement, ainsi que la visite des foires. Nous travaillons également avec toute personne, tout Tunisien, toute industrie professionnelle qui a besoin de conseils spécifiques sur le marché allemand. Nous jouons donc également le rôle de conseiller.

À titre d’exemple, quelles sont les formations que vous proposez?

D’autre part, nous organisons beaucoup de formations, de formations typiquement allemandes pour former les jeunes tunisiens, surtout ceux qui cherchent à se reconvertir. Comme vous le savez, nous avons un de nos organes, le CORP, qui a pour mission de reconvertir les jeunes diplômés vers d’autres secteurs demandés. Nous les accompagnons jusqu’à leur intégration dans leur nouvelle vie professionnelle. C’est le rôle de l’AHK.

Le projet Fachkräfte accorde une attention particulière à leur formation professionnelle, avec des programmes sur mesure pour assurer leur réussite en Allemagne. Actuellement, le projet phare de l’AHK est le projet Fachkräfte, réalisé en collaboration avec le ministère de l’Economie allemand. Ce projet consiste à faciliter la recherche d’emplois dans certains domaines où il y a une forte demande de main-d’œuvre qualifiée en Allemagne.

Il s’agit de recruter des Tunisiens, de les aider à partir en Allemagne pour y travailler. Est-ce qu’il y a un quota spécifique en termes de nombre d’emplois, et est-ce que cela concerne tous les secteurs confondus?

Cela concerne tous les secteurs où il y a une forte demande en Allemagne, entre autres le paramédical, l’IT, ainsi que d’autres secteurs de services comme l’hôtellerie et la gastronomie. Je vous invite, jeunes Tunisiens, à venir vous renseigner au siège de l’AHK sur ce projet.

Quand on parle d’entreprises allemandes installées en Tunisie, y en a-t-il qui investissent ou qui ont l’intention d’investir ? Et quelles sont les difficultés qu’elles rencontrent?

La Tunisie est une destination traditionnelle pour les entreprises allemandes. Elles s’y sont installées depuis presque cinquante ans et ont créé des dizaines de milliers d’emplois. Ce qui est vraiment à noter, c’est que ces sociétés, dont certaines sont là depuis une cinquantaine d’années, ne cessent de s’accroître et de créer des milliers d’emplois supplémentaires. Elles se sentent bien intégrées en Tunisie, se sentent chez elles et se plaisent en Tunisie.

Bien sûr, elles rencontrent, comme dans chaque pays, parfois des obstacles qui ne sont pas définis, mais qui restent des obstacles courants. À titre d’exemple, il y a des obstacles administratifs, législatifs, la bureaucratie… Enfin, des choses qui existent partout.

Justement, sur le point législatif, quelle est la chose à améliorer?

Ce que l’on reproche peut-être, ce sont les changements de certaines lois, de certaines impositions, et l’instabilité fiscale au cours des dix dernières années. C’est cela qui constitue un frein…

Par contre, on constate également beaucoup de points positifs. C’est pour cela que la Tunisie est une destination recherchée par beaucoup d’Allemands. Nous avons beaucoup de demandes pour venir en Tunisie. La Tunisie est un pays très proche de l’Allemagne. Les Tunisiens s’adaptent très vite dans les entreprises. Le potentiel humain est très fort, très jeune, très talentueux et très qualifié.

C’est pour cela que les Allemands, une fois installés en Tunisie, ne veulent pas quitter le pays. Les obstacles existent dans tous les pays. Nous n’avons pas eu de crise majeure par rapport à d’autres pays pour dire qu’il y a un risque en Tunisie.

Quels sont les défis à relever pour les entreprises tunisiennes qui souhaitent s’installer en Allemagne? Est-ce qu’il y en a? Si oui, combien sont-elles?

Il y a des entreprises qui s’installent en Allemagne, mais elles ne sont pas nombreuses. Dans le domaine des composants électroniques et des composants automobiles, nous avons des bureaux de R&D en Allemagne. Nous avons même eu l’exemple, il y a dix ans, d’une grande société tunisienne qui a racheté une société allemande en Allemagne.

Il faut donner l’opportunité aux entreprises tunisiennes de s’installer en Allemagne, mais je dirais qu’il faudrait mieux rester en Tunisie et exporter vers l’Allemagne…

Un mot de la fin?

Je souhaite que la Tunisie aille de mieux en mieux. On aime beaucoup notre pays. Vive notre patrie.

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Poste : ouverture exceptionnelle de bureaux de poste les 27 et 28 mars 2025

Pendant le mois sacré de Ramadan 2025, les bureaux de poste, les agences de courrier express et les agences de colis postaux sont ouverts au public selon le calendrier spécifique.

Soit les lundi, mardi, mercredi et jeudi : de 8h00 à 13h30. Et le vendredi : de 8h00 à 13h00. 

131 bureaux de poste seront exceptionnellement ouverts pour assurer une tranche de travail nocturne les jeudi et vendredi 27 et 28 mars 2025, de 20h30 à 23h30.

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Un plan d’urgence pour récupérer les biens mal acquis

Un conseil ministériel restreint s’est tenu le 26 mars 2025 au palais du gouvernement de la Kasbah, présidé par Sarra Zaafrani Zenzri, cheffe du gouvernement, pour examiner les mesures relatives à la confiscation, à la récupération et à la gestion des biens acquis de manière illicite et issus de la corruption. La réunion a réuni Mohamed Ali Nafti (Affaires étrangères), Michket Slama Khaldi (Finances), Oujdi El Hadhili (Domaines de l’État) et Mohamed Ben Ayed (secrétaire d’État aux Affaires étrangères).

La cheffe du gouvernement a appelé à accélérer les travaux des commissions chargées de ce dossier, en insistant sur la nécessité de garantir le droit de l’État à récupérer ses biens. Elle a souligné l’importance de suivre les recommandations du président de la République pour une gestion rigoureuse des biens confisqués, afin de préserver le patrimoine national.

Elle a également mis l’accent sur la coordination des efforts pour une récupération efficace des biens confisqués et une gestion optimale des biens immobiliers et mobiliers confisqués, considérés comme propriété publique. Un suivi continu de ce dossier sera assuré par la présidence du gouvernement et les ministères concernés.

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Kaïs Saïed plaide pour une solution pour les biens confisqués

Le président de la République, Kaïs Saïed, a rencontré  dans la journée du mercredi 26 mars 2025  Sarra Zaafrani Zenzri, cheffe du gouvernement, et  Michket Slama Khaldi, ministre des Finances. Les discussions ont porté sur plusieurs sujets prioritaires, notamment les équilibres financiers de l’État et le dossier des biens confisqués, qui demeure en suspens ou éparpillé entre différentes entités, une situation désormais jugée inacceptable.

 

Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’élaborer une nouvelle approche pour clore définitivement ce dossier, rappelant que « les fonds publics appartiennent au peuple et qu’aucune négligence ne saurait être tolérée. Il a également souligné l’importance de préparer minutieusement les projets de textes législatifs pour qu’ils soient clairs, cohérents et s’inscrivent dans le cadre de la révolution législative, contribuant ainsi à la relance économique et au développement du pays. »

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Kaïs Saïed sur Tunisair : « Des conditions à bord et des horaires inacceptables »

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu le ministre des Transports, Rachid Amri, et la directrice générale de Tunisair, Halima Khouaja, pour discuter de la situation critique de la compagnie aérienne. Il a souligné l’urgence de réformer Tunisair, pointant du doigt les conditions inacceptables à bord, les retards fréquents et la flotte réduite de 24 à 10 avions.

Les inspections techniques, qui devraient durer 10 jours, ont pris 123 jours, engendrant des pertes financières énormes. Le président a également critiqué les recrutements à Tunisair basés sur le favoritisme et a insisté sur la nécessité de stopper ces dérives.

En outre, le chef de l’État a réaffirmé son engagement à préserver Tunisair et l’aéroport de Tunis-Carthage. Tout en dénonçant la négligence de plusieurs sites publics en vue de leur cession à bas prix. Le président a souligné le potentiel d’expansion de l’aéroport et a ordonné l’élaboration d’un plan de sauvetage pour redonner à Tunisair son prestige.

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Kaïs Saïed nomme Nabil Ammar Représentant permanent de la Tunisie à l’ONU

Le président de la République, Kaïs Saïed, a officiellement remis ses Lettres de Créance à Nabil Ammar, le nommant Représentant permanent de la République tunisienne auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York.

Cette cérémonie s’est déroulée dans l’après-midi du 25 mars 2025 au palais de Carthage.

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Conseil restreint pour réviser la loi sur la Banque centrale

La Cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri a présidé, le mardi 25 mars 2025, un Conseil des ministres restreint au palais du gouvernement à la Kasbah, consacré à l’examen du projet de révision de la loi n°35 de 2016 relative au statut de la Banque centrale de Tunisie.

Étaient présents, Michket Slama Khaldi, ministre des Finances, et Fethi Zouhair Nouri, gouverneur de la Banque centrale.

Mme Zenzri a rappelé le rôle clé de la Banque centrale dans l’établissement de normes quantitatives et qualitatives pour une gestion saine du système bancaire national.

Elle a souligné l’importance de renforcer les politiques et stratégies de développement nationales, de stimuler l’investissement et d’améliorer la capacité de financement des PME.

Selon un communiqué du gouvernement publié à l’issue dudit Conseil des ministres, la révision de la loi vise à renforcer l’autonomie de l’État et à mobiliser les ressources internes pour construire une économie solide.

L’objectif est de créer un système financier solidaire et intégré, capable de faire face aux changements internationaux.

Par conséquent, le Conseil a recommandé d’accélérer la révision de la loi n°35 de 2016, en adoptant une approche nouvelle et intégrée.

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Astronomiquement, l’Aïd al-Fitr serait célébré dimanche en Arabie saoudite, en Égypte …

L’Institut National de Recherche Astronomique et Géophysique en Égypte a annoncé les prévisions pour l’observation du croissant de lune du mois de Chawwal 1446 de l’Hégire et la date du premier jour de l’Aïd al-Fitr en 2025. Le croissant de lune naîtra le 29 mars 2025 à 13 heures, heure du Caire, et sera visible dans plusieurs villes arabes et internationales.

À La Mecque, il restera visible pendant 7 minutes après le coucher du soleil, et au Caire pendant 11 minutes.

Dans d’autres régions égyptiennes, la visibilité variera entre 9 et 12 minutes, tandis que dans les villes arabes et islamiques, elle oscillera entre 3 et 19 minutes. Cependant, à Kuala Lumpur et Jakarta, le croissant se couchera avant le soleil, respectivement 5 et 7 minutes plus tôt. Le premier jour de l’Aïd al-Fitr, fixé au 30 mars 2025, marquera la fin du Ramadan. Parmi les villes où l’observation sera possible figurent Alger, Tunis, Riyad, Dubaï, et des capitales comme Londres et Washington. 

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Bolt suspendu en Tunisie: quelle suite pour le transport urbain ?

Les avis sur la fermeture de Bolt en Tunisie restent partagés. Pour certains, l’application facilitait grandement le quotidien, que ce soit pour les personnes âgées ou les plus jeunes, hommes et femmes.

Elle permettait notamment d’arriver à l’heure à un rendez-vous ou bien au travail, contrairement aux taxis traditionnels qui refusent parfois des courses en invoquant des raisons personnelles, comme une prière ou une mauvaise direction. Même si les tarifs pouvaient augmenter aux heures de pointe, mais en dehors de ces périodes, ils variaient généralement entre 3 et 4 dinars.

Cela soulève la question de savoir si les autorités ont envisagé une alternative pour offrir aux citoyens un moyen de transport fiable et adapté à leurs besoins, surtout en cas d’urgence à des heures tardives, comme 3 ou 4 heures du matin.

Mohamed Ali Arfaoui, secrétaire général de la Fédération tunisienne des taxis individuels, a exprimé lors de son intervention sur Express FM ce mardi 25 mars 2025 que l’adoption des applications intelligentes est essentielle et qu’il est impossible d’y renoncer en Tunisie. Selon lui, leur abandon causerait des préjudices aux clients.

Il a également souligné que la société, dont les activités ont été suspendues par la Garde nationale pour des accusations de blanchiment d’argent et de fraude fiscale, a semé la confusion à Tunis.

Le secrétaire général de la Fédération tunisienne des taxis individuels a ajouté qu’une alternative est nécessaire, car il est impossible en tout cas très difficile de continuer à travailler sans ces applications.

Il tient toutefois à souligner que les chauffeurs de taxi ne sont pas responsables, ils utilisent simplement ces outils pour augmenter ou améliorer leurs revenus.

Seuls 6 000 des 17 000 taxis utilisent les applis intelligentes

Selon lui, sur les 17 000 taxis du Grand Tunis, seulement 5 000 à 6 000 fonctionnent avec des applications intelligentes, dont environ 3 500 affiliés à la société suspendue.

Il a également mentionné que les sanctions ne devraient pas se limiter aux chauffeurs mais inclure également les citoyens, tout en soulignant que ces derniers ne sont pas obligés d’utiliser les applications en cas de hausse des prix. Cependant, il a omis de mentionner que les citoyens souffrent aussi des lacunes du transport public, comme les retards fréquents des bus, obligeant souvent les usagers à attendre jusqu’à deux heures pour rentrer chez eux.

Dans ce cadre, Mohamed Ali Arfaoui appelle l’État et le ministère du Transport à agir pour trouver une alternative et en réglementant l’utilisation des applications, qu’il juge indispensables. Il a ajouté que si les tarifs des compteurs de taxi devenaient acceptables, le recours aux applications ne serait plus nécessaire.

Réaction de Bolt aux accusations

Par ailleurs, Bolt a réagi aux accusations de la Garde nationale. Selon le média L’Orient le Jour, un porte-parole anonyme de l’entreprise a affirmé que « toutes leurs opérations en Tunisie sont conformes à la législation locale et qu’ils contestent les résultats de l’enquête gouvernementale ». Selon lui, « cette enquête coïncide avec les efforts du gouvernement pour lancer sa propre application de VTC, ce qui pourrait suggérer une tentative d’écarter Bolt du marché tunisien. »

Enfin, il est important de noter que les Tunisiens se tournent de plus en plus vers les services de taxis privés via des applications, qui compte plus de 2 millions d’utilisateurs. Ce déclin est dû à un manque d’entretien et d’investissements au cours des dix dernières années.

La question reste de savoir pourquoi le législateur n’a pas pris l’initiative de réguler ce secteur et quelle alternative pourrait être proposée pour répondre aux besoins des citoyens en matière de transport?

Wait and see… 

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Kaïs Saïed plaide pour la révision du Code des collectivités locales

Le président de la République, Kaïs Saïed, a récemment appelé à une révision du Code des collectivités locales afin de l’aligner pleinement sur les principes de la Constitution. Et ce lors de son réunion avec Farouk Bouasker, président de l’ISIE. 

Selon le communiqué de la présidence de la République, cette réforme vise à renforcer la décentralisation et à accorder aux collectivités locales une autonomie accrue dans la gestion de leurs affaires.

Le chef de l’État a souligné que les collectivités locales, dotées de la personnalité juridique et de l’autonomie administrative et financière, jouent un rôle essentiel dans le développement local. Il a insisté sur la nécessité d’un cadre juridique adapté pour les élections municipales, en conformité avec les dispositions constitutionnelles.

Kaïs Saïed a également évoqué la possibilité pour les électeurs de retirer leur confiance à un élu sous certaines conditions légales, renforçant ainsi la responsabilité des élus devant leurs électeurs.

Enfin, il a rappelé que le choix du mode de scrutin relève de l’Assemblée des Représentants du Peuple, en collaboration avec la révision du Code des collectivités locales, pour garantir une meilleure intégration des principes constitutionnels dans la gouvernance locale.

 

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Rafaa Tabib : « Erdogan est tombé dans le piège tendu par l’administration Biden »

Rafaa Tabib, expert en géopolitique, a abordé plusieurs sujets liés aux dynamiques régionales et internationales, notamment le rôle de Recep Tayyip Erdogan dans les crises en Méditerranée et en Afrique du Nord, lors de son intervention sur les ondes d’Express fm.

Rafaa Tabib considère qu’Erdogan est tombé dans le piège tendu par l’administration Biden. Il qualifie cette approche de pragmatique mais non stratégique. Ce qui a conduit au recul de l’influence turque et à un prix à payer pour Erdogan.

Il précise dans ce contexte : « La Turquie, et en particulier Erdogan, paient-ils aujourd’hui le prix de leurs choix en Syrie? Ces choix incluaient un alignement avec les factions armées comme Hayat Tahrir al-Sham (HTS) dirigée par Al-Joulani, en échange d’une expansion de l’influence turque sur le territoire syrien. Les stratégies suivies par Erdogan étaient peut-être intelligentes à court terme, mais manquaient d’une vision prospective. »

De plus, il a rappelé que la région est marquée par plusieurs conflits majeurs : la guerre en Ukraine, le conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie (où l’Arménie occupe une place importante pour la Russie en raison de considérations religieuses communes), ainsi que les développements récents en Syrie.

Par ailleurs, un accord stratégique approfondi entre l’Iran et la Russie a été signé récemment, consolidant leur coopération sécuritaire et militaire. Cela a donné naissance à un axe Moscou-Téhéran qui s’éloigne de l’ancien partenariat entre Moscou et Ankara.

En Ukraine, il est probable que le conflit se solde par un accord reconnaissant la victoire russe. Quant aux États-Unis, ils pourraient réduire leur dépendance à l’égard de la Turquie après avoir investi massivement dans cette guerre sous l’administration Biden. En Arménie, un coup d’État récent a vu certains politiciens influents se rapprocher de la Russie pour reconstruire une alliance brisée.

Sur le plan intérieur turc, il estime qu’Erdogan fait face à une opposition forte mais bénéficie également du soutien des « tigres anatoliens », une classe influente d’entrepreneurs et commerçants. Cependant, son parti AKP semble avoir perdu sa cohésion historique après le départ de figures clés comme Babacan. La Turquie pourrait entrer dans une phase de repli sur elle-même pour résoudre ses problèmes économiques internes.

Erdogan a également tenté récemment d’améliorer ses relations avec les Kurdes, notamment via des appels historiques à mettre fin au conflit armé avec Abdullah Öcalan et le PKK. Cela pourrait être une tentative de renforcer ses positions politiques.

Enfin, les dynamiques régionales restent complexes avec des tensions persistantes en Syrie et des désaccords croissants entre la Turquie et ses anciens alliés comme la Russie et l’Iran.

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Le procès d’Abir Moussi reporté au 24 avril

La Chambre criminelle près  le tribunal de première instance de Tunis a examiné, ce lundi 24 mars 2025, l’affaire intentée contre Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL), par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE). Cette affaire découle des déclarations qu’elle avait faites lors d’une conférence de presse en décembre 2022, où elle exprimait son opposition au processus des élections législatives du 17 décembre 2022..

Abir Moussi a refusé la représentation par tout avocat, que ce soit de son propre comité de défense ou de l’Ordre régional des avocats, affirmant être « victime d’une injustice politique ». 

Par ailleurs,  ses avocats présents portant des brassards rouges à l’audience n’ont pas plaidé, respectant son souhait.

Le ministère public a demandé un report pour désigner un avocat afin de la défendre. La cour a décidé de reporter l’audience au 24 avril prochain. 

 

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Crise diplomatique entre l’Algérie et la France : Tebboune appelle à la sagesse et au dialogue

Les tensions entre l’Algérie et la France ne sont pas au beau fixe, dans une relation oscillant entre « je t’aime, moi non plus ». Pour revenir sur la situation actuelle, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a souligné la nécessité de faire preuve de sagesse dans la gestion des différends entre les deux pays, qualifiant les tensions actuelles de « chaos et tumulte politique ».

Lors d’une interview avec des journalistes de médias publics, Abdelmadjid Tebboune a affirmé qu‘Emmanuel Macron, son homologue français, est « la seule référence en France pour résoudre ce conflit ». Il a déclaré : « Il y a effectivement eu un malentendu, mais il reste le président de la République française. Pour moi, le règlement des différends doit se faire avec lui ou avec la personne qu’il délègue, c’est-à-dire son ministre des Affaires étrangères, ce qui est correct. »

Abdelmadjid Tebboune a également exprimé sa confiance en son ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, qu’il considère comme une personne compétente et digne de confiance pour gérer ce dossier. Il a insisté sur le fait que l’Algérie et la France sont deux nations indépendantes — une puissance africaine et une puissance européenne — dont les présidents travaillent ensemble, ajoutant que « le reste ne nous concerne pas ».

 

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Rafaa Tabib révèle les enjeux cachés de la crise migratoire

L’expert en géopolitique Rafaa Tabib, lors d’une intervention récente sur les ondes d’Express FM, a analysé la question complexe de la migration irrégulière, en mettant en lumière les responsabilités historiques et géopolitiques.

Il souligne que les pays africains, dont la Tunisie, sont souvent perçus comme des victimes d’un système mondial inéquitable, où les puissances occidentales, notamment la France, ont joué un rôle central dans la déstabilisation économique et sociale de ces régions.

Rafaa Tabib insiste sur la nécessité de comprendre les racines historiques de ces crises, notamment le colonialisme et ses conséquences, avant de juger les réponses actuelles des pays africains.

Analyse de Rafaa Tabib sur la migration irrégulière 

L’ expert en géopolitique, a récemment abordé la question de la migration irrégulière en Tunisie à travers un contexte historique et géopolitique. 

Selon lui, il est essentiel de replacer cette problématique dans un contexte historique et géopolitique plus large. De plus, il  explique que les pays africains, y compris la Tunisie, ont été profondément affectés par des décennies de colonialisme et d’exploitation économique, principalement par des puissances occidentales comme la France. Ces actions ont entraîné une pauvreté structurelle et une déstabilisation sociale, poussant de nombreuses personnes à migrer vers l’Europe.

Rafaa Tabib critique l’approche actuelle de l’Europe, qui tente de se protéger en renforçant ses frontières tout en rejetant la responsabilité de la gestion des flux migratoires sur les pays africains. Il dénonce également le manque de coordination entre les pays africains eux-mêmes, ce qui affaiblit leur position dans les négociations avec l’Union européenne.

Alors, estime-t-il, une réponse efficace nécessiterait une solidarité régionale et une meilleure compréhension des dynamiques historiques qui ont conduit à cette crise.

En conclusion, Rafaa Tabib appelle à une réévaluation des responsabilités et à une approche plus équitable pour gérer la migration irrégulière, en tenant compte des intérêts et des droits des pays africains.

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Une redéfinition de la politique américaine, selon Elyes Kasri

La présidence de Donald Trump, bien que marquée par des critiques souvent exacerbées par une presse libérale perçue comme alignée sur les intérêts mondialistes, a incontestablement introduit une rupture dans le paysage politique américain et international. C’est ce qu’a révélé l’ancien ambassadeur Elyes Kasri via son post Fb. 

Il déclare via son analyse comme suit : « On a beau reprocher au président Donald Trump certains excès de caractère que la presse libérale, sous la coupe des milieux mondialistes et du complexe militaro-industriel, s’efforce de mettre en exergue et d’abreuver les commentateurs superficiels de la scène politique américaine à travers le monde surtout les milieux traditionnellement anti-américains pour de nombreuses considérations dont certaines sont légitimes et d’autres purement idéologiques.

Toutefois, la lutte du président Trump contre le gaspillage bureaucratique, la corruption et les abus de pouvoir judiciaire et administratif à des fins politiciennes ainsi que l’instrumentalisation du phénomène migratoire contre l’intérêt national méritent une attention particulière et devraient inspirer une nouvelle culture politique et une redéfinition du rôle de l’état et de l’exercice du pouvoir politique à travers le monde.
Il est incontestable qu’au bout de deux mois de son mandat, le président Trump est en train de révolutionner le système politique américain ainsi que l’ordre géostratégique mondial.
Il se permet même de défier l’omni puissant et redoutable lobby pro-israélien en remettant les pendules à l’heure et en soulignant en propos et en actions que la principale priorité de la diplomatie américaine est l’intérêt national américain avant tout autre pays contrairement à ses prédécesseurs et l’establishment politique qui ont pris l’habitude de subordonner l’intérêt national américain et sa diplomatie au diktat politique d’Israël et de son puissant lobby aux Etats-Unis et ailleurs.
De nombreux pays industrialisés et en développement gagneraient à méditer sérieusement la révolution menée par le président Trump et le courant politique « Make America Great Again » (rendre à l’Amérique sa grandeur). »

Autrement dit, l’un des piliers de l’action de Trump réside dans sa lutte contre le gaspillage bureaucratique et la corruption. En s’attaquant aux abus de pouvoir judiciaire et administratif, il a cherché à recentrer l’État sur ses missions essentielles, tout en limitant les manipulations politiciennes. Cette démarche, bien que controversée, a le mérite de questionner le rôle de l’État et d’inspirer une réflexion sur une nouvelle culture politique.

En conclusion, malgré les critiques et les polémiques, l’héritage de Donald Trump réside dans sa capacité à questionner les normes établies et à proposer une nouvelle vision de la politique, tant à l’échelle nationale qu’internationale.

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L’ONU dénonce une vague d’arrestations arbitraires en Libye

La Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL) a exprimé  son alarme face à la vague d’arrestations et de détentions arbitraires menées à travers le pays par des acteurs des forces de l’ordre et de sécurité. Ces derniers exploitent leurs pouvoirs pour cibler des individus en raison de leurs affiliations politiques présumées, réduire au silence les dissidents perçus et saper l’indépendance judiciaire. Ces pratiques illégales alimentent un climat de peur, restreignent l’espace civique et érodent l’état de droit. Telle est l’annonce de son communiqué. 

Les professionnels du droit et les membres du pouvoir judiciaire sont particulièrement touchés par des violences et des arrestations arbitraires. L’arrestation violente du juge Ali Al Shareef à Tripoli le 10 mars, ainsi que la détention continue de l’avocat Mounir Al-Orfi à Benghazi depuis le 12 mars et des procureurs militaires Mansour Da’aoub et Mohammed al-Mabrouk al-Kar depuis 2022 à Tripoli, mettent en lumière les menaces croissantes contre les acteurs de la justice et compromettent leur indépendance.

 

La MANUL s’inquiète également de l’utilisation croissante de « confessions » vidéo, où des individus sont détenus et contraints de « confesser » des crimes présumés dans des vidéos diffusées en ligne. Ces vidéos servent à intimider et humilier les personnes ciblées. La Mission insiste pour que de telles « preuves » soient déclarées inadmissibles et que les responsables soient tenus de rendre des comptes.

La détention arbitraire et son instrumentalisation ne font qu’étouffer l’espace civique, créer un climat de peur et d’intimidation, et doivent être activement découragées. Elles sapent l’environnement nécessaire à la transition démocratique en Libye et affaiblissent la confiance des Libyens envers les forces de l’ordre et les entités sécuritaires, qui devraient protéger et promouvoir les droits de tous les citoyens plutôt que de les compromettre.

 

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Le Tunisian Golf Open 2025 : un succès sportif et touristique pour la Tunisie

Le golf en Tunisie, bien que peu populaire localement, est devenu une nouvelle tendance, contribuant au tourisme alternatif.

Cette dynamique est renforcée par l’organisation de tournois internationaux, comme le Tunisian Golf Open 2025, qui s’est déroulé du jeudi 20 au samedi 22 mars au Residence Golf Tunis. Ce tournoi, intégré à l’Alps Tour, circuit professionnel européen de golf masculin, a vu la victoire de l’Espagnol Álvaro Hernández Cabezuela avec un score total de 13 sous le par (69-62). Il s’agit de sa deuxième victoire en seulement quatre tournois cette saison. 

La cérémonie de remise des prix a été rehaussée par la présence du ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya,

Lors de la journée du samedi 22 mars, marquée par des vents modérés s’intensifiant vers les derniers trous, Cabezuela a livré la meilleure performance, devançant l’Italien Jacopo Vecchi Fossa et l’Espagnol Rocco Repetto, qui ont terminé ex æquo à la deuxième place avec un score de 11 sous le par. La cérémonie de remise des prix a été rehaussée par la présence du ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, soulignant l’importance de ce type d’événements pour le tourisme et le sport en Tunisie. 

Cette initiative s’inscrit dans les efforts promotionnels de l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT) pour diversifier l’offre touristique, rompre avec la saisonnalité et positionner la Tunisie comme une destination haut de gamme.

Après le succès du Tunisian Golf Open 2025, les 120 golfeurs de l’Alps Tour se sont dirigés vers Tabarka pour participer au La Cigale Golf Open 2025, qui se tiendra du mardi 25 au jeudi 27 mars. Ils auront l’occasion de découvrir le parcours exceptionnel de La Cigale Tabarka Golf, reconnu pour son excellence. 

Le golf, sport de précision se jouant en plein air, consiste à envoyer une balle dans un trou à l’aide de clubs, avec pour objectif d’effectuer le moins de coups possible sur un parcours défini. Né en Écosse au XVIIIe siècle et importé des Pays-Bas, il a connu un essor mondial au XXe siècle, notamment avec son retour aux Jeux olympiques en 2016 après une absence de 112 ans. En 2010, on comptait environ 82 millions de pratiquants dans le monde, bien que le sport reste moins médiatisé et moins accessible aux femmes.

En Tunisie, le golf, bien que peu pratiqué localement, représente un potentiel touristique significatif. Les efforts pour relancer cette activité, notamment à travers des tournois internationaux, visent à attirer des golfeurs étrangers et à renforcer l’image de la Tunisie comme destination golfique de choix. 

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Crises mondiales : Quel avenir pour l’économie tunisienne ?

L’expert en développement économique, Walid Belhaj Amor a souligné les impacts des tensions économiques et géopolitiques mondiales sur l’économie du pays lors de son intervention récente sur les ondes d’Express FM.

Il estime que l’augmentation des coûts de production en Chine affecte la Tunisie, qui dépend fortement des importations chinoises. En outre, la baisse de la consommation en Europe impacte les exportations tunisiennes, notamment dans le secteur industriel.

De plus, les guerres commerciales initiées par Donald Trump, c’est-à-dire les conflits commerciaux entre les États-Unis, la Chine et l’Union européenne, perturbent les chaînes d’approvisionnement mondiales et augmentent la volatilité des prix du pétrole et des devises, ce qui aggrave les difficultés économiques tunisiennes.

Toutefois, il part du constat que l’économie tunisienne, fortement ouverte (importations et exportations représentant près de 100 % du PIB), est particulièrement vulnérable.

Ainsi, les secteurs industriels touchés comprennent les industries tunisiennes, comme celles produisant des câbles pour l’automobile destinés à l’Europe, qui souffrent de la baisse de la demande.

Il en va de même pour les réserves, qui sont insuffisantes. Selon lui, les faibles réserves en devises ne permettent pas à la Tunisie de résister à une crise prolongée.

Ainsi, Walid Belhaj Amor a mis en évidence plusieurs fragilités structurelles, à savoir : la dépendance économique (une dépendance excessive aux partenaires traditionnels, Europe et Chine, limite les capacités d’adaptation), le manque de diversification (l’absence de diversification des marchés d’exportation aggrave cette fragilité) et les crises successives (la Tunisie est continuellement affectée par les crises internationales, telles que la COVID-19 et la guerre en Ukraine).

Pour faire face à ces défis, il préconise entre autres la diversification des marchés en explorant le potentiel du marché africain, notamment en Afrique subsaharienne (plus de 1,5 milliard d’habitants en 2024), et les investissements stratégiques, via le renforcement des secteurs innovants comme l’industrie 4.0 et les technologies avancées. Cela amène à réviser le modèle économique pour adapter l’économie tunisienne aux mutations mondiales et attirer davantage d’investissements directs étrangers.

Dans son analyse sur Express FM, Walid Belhaj Amor a mis en lumière les défis majeurs auxquels fait face l’économie du pays dans un contexte mondial instable. Les tensions commerciales entre grandes puissances perturbent directement la Tunisie, qui subit une double pression liée à ses importations chinoises coûteuses et à la baisse de ses exportations vers l’Europe.

Il souligne que ces difficultés sont amplifiées par les faiblesses structurelles du pays : dépendance excessive aux partenaires traditionnels, manque de diversification des marchés et réserves insuffisantes. Cependant, il identifie aussi des opportunités dans le développement des relations commerciales avec l’Afrique subsaharienne et dans l’investissement dans des secteurs innovants.

En conclusion, Walid Belhaj Amor appelle à une prise de conscience collective et à des réformes profondes pour repositionner l’économie tunisienne dans un monde en mutation rapide. »

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