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Tunisie | 100 M$ de la BM pour améliorer l’enseignement supérieur

Le conseil des administrateurs de la Banque mondiale (BM) vient d’approuver un projet de 100 millions de dollars (316 millions de dinars), visant à améliorer l’enseignement supérieur des étudiants et à renforcer la qualité et la gouvernance de l’enseignement supérieur et des institutions de recherche scientifique, en Tunisie.

D’après un communiqué publié vendredi 28 février 2025 par la BM, ce projet, approuvé jeudi, vise à doter les étudiants des compétences et connaissances essentielles pour répondre aux exigences du marché du travail, tout en soutenant les réformes en cours dans l’objectif d’améliorer la gestion des universités et de renforcer leur partenariat avec l’industrie.

Le projet intitulé «Renforcement de l’Enseignement supérieur pour l’innovation, la résilience et l’employabilité» (Respire) s’articule autour de deux composantes clés. 

La première vise «à améliorer les programmes d’études en renforçant leur qualité, leur pertinence et leur accessibilité dans les secteurs à forte demande, tout en veillant à moderniser les campus ainsi qu’à promouvoir les partenariats avec les employeurs, afin d’optimiser l’employabilité des diplômés», précise la Banque. 

La seconde composante consiste «à renforcer la gouvernance universitaire grâce à l’amélioration des systèmes, à la transformation numérique et à l’assurance qualité, afin d’établir une base solide pour le succès du projet»

«Le projet Respire s’appuiera sur ces acquis, en alignant davantage l’enseignement supérieur sur l’évolution des besoins du marché du travail, en visant 85 programmes accrédités et en soutenant au moins 145 000 étudiants et membres du corps enseignant d’ici 2030», affirme Himdat Bayusuf, spécialiste senior de l’éducation et chef d’équipe du projet, dont les propos sont rapportés dans le communiqué de la BM.
Le projet Respire s’appuie sur le succès du Projet d’enseignement supérieur pour l’employabilité (PromESsE) pour renforcer davantage l’employabilité des étudiants et la gestion de l’enseignement supérieur. 
Pour rappel, PromESsE avait bénéficié, à son achèvement fin 2024, à plus de 22 000 étudiants, en introduisant de nouveaux programmes diplômants, certifications et centres de carrière, tout en obtenant des accréditations internationales pour quatre écoles de médecine et d’ingénieurs. 
Bien que «la Tunisie avait réalisé des avancées significatives dans l’amélioration de la qualité et de la pertinence de l’enseignement supérieur», «des défis persistent, en particulier le chômage des jeunes et la durée de la transition vers le marché du travail, exacerbés par un secteur privé qui peine à créer suffisamment d’opportunités d’emplois hautement qualifiés», estime la BM.

«Des obstacles structurels, notamment l’inadéquation des compétences et les lacunes dans l’apprentissage en milieu professionnel, entravent davantage les perspectives d’emploi», ajoute-t-elle.

C’est dans ce contexte, que s’inscrit le lancement de ce projet, dont la finalité est de «s’adapter efficacement aux grandes tendances mondiales telles que la digitalisation et le changement climatique», ce qui impose «d’investir de manière durable dans les savoir-faire liés à la transition écologique, aux technologies numériques et à l’éducation à la santé»
«Ces domaines sont essentiels pour doter les diplômés des compétences nécessaires à de futures opportunités économiques et assurer la compétitivité sur un marché du travail en évolution rapide», lit-on dans le communiqué de la Banque. 

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Nouvelle condamnation à 3 ans de prison pour l’homme d’affaires Chafik Jarraya

La Chambre criminelle spécialisée dans l’examen des affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné l’homme d’affaires Chafik Jarraya à trois ans de prison et à une amende de deux millions de dinars.

Cette peine a été prononcée à son encontre dans une affaire concernant un bâtiment construit aux Berges du Lac de Tunis, à une hauteur non conforme aux règlements relatifs à l’aviation, en raison de sa proximité avec l’aéroport Tunis-Carthage et de l’aéroport militaire d’El Aouina, indique Mosaïque.

Ce self made man ayant fait fortune en traficotant avec les membres du clan Ben Ali-Trabelsi, sous l’ancien régime, a déjà été condamné à des peines de prison dépassant 90 ans de prison dans le cadre d’une vingtaine d’affaires de corruption. 

A noter que les poursuites judiciaires à l’encontre d’un ancien maire de Tunis dans le cadre de cette même affaire ont été suspendues, conformément à la loi de réconciliation administrative.

I. B.

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Noureddine Hached décède à 80 ans

Noureddine Hached, fils aîné du leader syndicaliste Farhat Hached, est décédé, ce vendredi 28 février 2025, à l’âge de 80 ans, a annoncé sa fille Farah, sur son compte personnel Facebook. Il est parti sans faire de bruit; comme il avait vécu.

Le défunt sera enterré, demain samedi, après la prière d’Al-Asr, dans le carré familial au cimetière du village d’Abassia dans l’île de Kerkennah.

Noureddine Hached, né le 22 juillet 1944 à Sfax et père de deux enfants, Farah et Farhat, est un homme politique. Fils aîné de Farhat Hached, fondateur et leader historique de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), lâchement assassiné par l’organisation colonialiste française «La Main rouge», le 5 décembre 1952, à Radès, dans la banlieue sud de Tunis, Noureddine Hached a occupé plusieurs postes de ministre et d’ambassadeur sous les règnes successifs des présidents Habib Bourguiba et Zine El-Abidine Ben Ali.

Le défunt a consacré de nombreuses années de sa vie à réunir la documentation nécessaire sur l’assassinat de son père dans le but de constituer un dossier d’accusation et de faire juger ses assassins.

Cette documentation est aujourd’hui entre les mains des historiens.  

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Workshop à Tunis | Les sciences dures, un domaine masculin ? 

Un workshop s’est tenu le jeudi 27 février 2025 à salle de conférences à l’Institut supérieur des sciences appliquées de Tunis (Insat) sous l’intitulé volontairement polémique «Les sciences dures, un domaine masculin? Prêcher le faux pour avoir le juste».

Le workshop a comporté principalement deux panels : le premier a vu la présentation d’interventions scientifiques, diagnostiquant la situation actuelle et la présence des femmes tunisiennes dans les domaines scientifiques et dans les associations dédiées, analysant les raisons pouvant éventuellement expliquer la carence de l’effectif des femmes dans les métiers scientifiques, tels que les sciences, l’ingénierie, l’informatique et les mathématiques.

Le second panel a plutôt présenté les témoignages d’enseignantes chercheuses qui ont réussi et excellé dans leurs domaines et dont le parcours professionnel universitaire a été semé d’obstacles et d’embûches.

Parmi les constats faits à cette occasion : l’effectif réduit des femmes travaillant dans les domaines scientifiques, les difficultés rencontrées par les femmes pour l’obtention d’un emploi par rapport aux hommes dans les mêmes spécialités, les différentes raisons personnelles, familiales et sociétales pouvant éventuellement expliquer le retard de l’évolution de ces femmes dans leur parcours professionnel.

Ont assisté à la manifestation, présidée par la Pr. Thouraya Belkahia, directrice générale du Centre de recherches, d’études de documentation et d’information sur la femme (Credif) et la Pr. Slah Ouerhani, directeur de l’Insat, Pr. Latifa Bergaoui, directrice de l’école doctorale de l’Insat, Pr. Oum Kalthoum Ben Hassine, coordinatrice du projet «Femmes et Sciences» du Credif, des enseignant.e.s, chercheur.e.s, doctorant.e.s et représentant.e.s d’associations dédiées aux sciences dures et d’établissements relevant du ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées.

Lors de son mot d’ouverture, Pr. Belkahia a présenté le projet «Femmes et Sciences» dirigé par un comité scientifique composé d’enseignantes universitaires et chercheuses de renommée. Il s’agit d’un projet qui met en relief les préoccupations des femmes chercheur.e.s dans le domaine des sciences et ce à travers l’organisation de diverses activités.

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‘‘La fin du Sahara’’ de Saïd Khatibi bientôt publié en français

La littérature maghrébine poursuit son rayonnement sur la scène internationale avec la parution, le 13 mars 2025, de la traduction française ‘‘La fin du Sahara’’ de l’écrivain algérien Saïd Khatibi. Traduit de l’arabe par Lotfi Nia, ce roman sera publié à Paris par les éditions Gallimard, dans la prestigieuse collection Série Noire.

Initialement publié aux éditions Hachette Antoine en 2022 sous le titre ‘‘Nihayat al-Sahra’a’’ ou ‘‘La fin du Sahara’’ a rencontré un vif succès critique et a reçu le prix Sheikh Zayed du livre en 2023 dans la catégorie «Jeune auteur».

Ce roman, qui mêle polar et réflexion historique, plonge le lecteur dans un univers où se croisent les destins de personnages pris dans les tumultes du Sahara contemporain.

Avec cette publication en français, Saïd Khatibi confirme son ancrage dans le paysage littéraire mondial. L’entrée du roman dans la collection Série Noire de Gallimard atteste de son potentiel narratif et de son appartenance à une tradition littéraire où le polar éclaire les réalités complexes de notre temps.

L’annonce de cette traduction suscite déjà un grand intérêt dans les cercles littéraires. Entre attentes des lecteurs et réceptions critiques, ‘‘La fin du Sahara’’, une œuvre qui traverse les frontières et les langues avec une intensité remarquable, promet d’être un moment fort de cette rentrée littéraire.

D. G.

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Tunisie | En attendant la mise en place du régime d’assurance perte d’emploi

La Tunisie, malgré les difficultés chroniques de ses finances publiques, s’apprête à mettre en place un régime d’assurance perte d’emploi pour raisons économiques. Cette initiative vise à soutenir les salariés ayant perdu leur emploi pour des raisons économiques.

Le projet de loi portant création de ce régime d’assurance, qui est né d’une décision annoncée par le président Kaïs Saïed, le 1er septembre 2024, a été examiné par le gouvernement le 11 janvier 2025. Il devrait offrir aux travailleurs licenciés une indemnisation pour la perte de salaire et un accès aux prestations de sécurité sociale, notamment une couverture santé, pendant toute la période de chômage.

Le régime propose également des programmes de formation et de réinsertion professionnelle visant à améliorer les compétences des personnes concernées pour les préparer aux exigences du marché du travail.

Ces programmes d’orientation devraient couvrir la formation, la réadaptation et la réinsertion pendant la période de chômage des travailleurs licenciés afin de les réinsérer dans le cycle économique.

Le projet de loi est encore à l’étude et on ne sait encore si le conseil des ministres va se résoudre à l’approuver, malgré les difficultés financières du pays qui sont un secret de polichinelle. Car il ne s’agit pas de créer un nouveau mécanisme étatique lourd et couteux, au risque d’aggraver les dépenses publiques déjà faramineuses, mais de garantir sa bonne gouvernance et sa pérennité financière.

Pour alimenter le Fonds des employés licenciés pour des considérations économiques, la Loi de finances 2025 a imposé aux sociétés d’assurances une cotisation qui sera calculée au taux de 1% de la masse salariale déclarée à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) par les entreprises (0,5% par l’employeur et 0,5% par l’employé).

I. B.

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La reprise plus faible en Tunisie que dans le reste de la région Semed

La croissance économique dans la région sud et orientale de la Méditerranée (Semed) devrait s’accélérer, passant de 2,5% en 2024 à 3,7% en 2025 et 4,1% en 2026, alors que pour la Tunisie ces taux seront plus faibles de 1 à 2 points, soit 1,2% en 2024, 1,8% en 2025 et 2,2% en 2026, et ce  malgré la poursuite de l’assainissement budgétaire parallèlement à la reprise des exportations et des recettes touristiques.

C’est ce qui ressort du dernier rapport sur les perspectives économiques régionales de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).

L’inflation en Tunisie s’est élevée en moyenne à 7,1% de janvier à novembre 2024, contre 9,5% sur la même période en 2023, tandis que le chômage a légèrement augmenté, pour atteindre 16% au deuxième trimestre 2024.

Le déficit budgétaire devrait s’améliorer pour atteindre 6,3% du PIB en 2025, grâce à une meilleure mobilisation des recettes et à une diminution des subventions aux produits de base. Un plan de consolidation budgétaire à moyen terme vise un déficit de 5,5% du PIB et une masse salariale de 13,3% du PIB, ajoute la Berd dans son rapport.

La dette publique reste élevée, à 82,2% du PIB, mais devrait tomber à 80,5% en 2025, grâce aux efforts de consolidation budgétaire. Environ la moitié de la dette est extérieure, contre plus de 70 % en 2019.

La position extérieure de la Tunisie s’est améliorée mais reste vulnérable aux chocs majeurs.

Le déficit du compte courant s’est élevé à 1,6% du PIB de janvier à novembre 2024, contre 2,3% pour la même période de l’année précédente. Cela reflète une contraction des importations due à la baisse des prix des matières premières et une croissance des exportations tirée par les produits mécaniques, électriques et oléicoles.

Les réserves de change sont restées stables à 25 milliards de dinars en novembre 2024, couvrant 3,7 mois d’importations.

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Les produits du terroir au cœur d’une nouvelle offre touristique à Nabeul

L’importance des produits du terroir dans la promotion du tourisme durable a été mise en avant pendant la Journée arabe du tourisme, qui s’est tenue le 24 février 2025 à Nabeul.

Depuis plus de deux années les institutions locales de Nabeul ont commencé à organiser toute une série d´activités pour promouvoir le tourisme gastronomique et pour les expériences immersives autour des produits de terroir phares, notamment l’eau de fleur d’oranger, la harissa et la figue de barbarie de Bou Argoub. 

L’importance du tourisme durable autour des produits de terroir a également été au cœur de la Journée arabe du tourisme, organisée le 24 février 2025 par le Commissariat régional du tourisme (CRT) en collaboration avec le Projet d’accès aux marchés des produits agroalimentaires et de terroir (Pampat) mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi) et financé par la Suisse.

Cette journée a été marquée par une conférence qui a rassemblé les acteurs du secteur touristique pour discuter des enjeux et pour mettre en lumière l’importance des produits de terroir dans le développement d’une nouvelle offre touristique immersive qui répond aux attente d’une nouvelle cible de touristes. 

Wahid Ben Fraj, commissaire régional au Tourisme (CRT) à Nabeul, a mis l’accent sur l’importance de l’implication de toutes les parties prenantes locales pour assurer la diversification de l´offre touristique. «Il est inconcevable aujourd’hui de ne pas intégrer les produits du terroir dans le développement d’une nouvelle approche pour la promotion de la destination Nabeul», a-t-il affirmé.

Il a également rappelé que l´Office national du tourisme tunisien (ONTT) et le CRT de Nabeul organisent régulièrement des programmes de visites pour les délégations étrangères de représentants d’agences de voyages, de journalistes ou bloggeurs autour du thème des produits de terroir avec l’appui du projet Pampat.

Préparation et valorisation des produits locaux

Ainsi, plusieurs délégations chinoises, anglaises et allemandes du secteur touristique ont eu l’opportunité de découvrir la richesse du patrimoine agroalimentaire du Cap Bon. Les visiteurs ont pu vivre des expériences immersives mémorables comme la fabrication artisanale de la harissa ou la distillation de l’eau de fleur d´oranger et ont pu découvrir la diversité des produits cosmétiques typiques comme l’huile de pépins de figue de barbarie.

La participation active des représentants d’agences de voyage et d’autres structures opérant dans le secteur touristique a permis d’enrichir les discussions de la Journée arabe du tourisme.

Foued Ben Ammar, gérant de l’agence Bonheur Voyage basée à Hammamet et vice-président du bureau régional de la Fi2T Nabeul a expliqué : «Désormais, il est impératif que les propositions incluent des expériences immersives et des ateliers participatifs afin d’attirer une clientèle plus large, qui ne se contente plus exclusivement du tourisme balnéaire. De plus en plus d’agences de voyages et de structures touristiques à Nabeul offrent aujourd’hui des circuits qui mettent en avant les produits de terroir.»

Pendant la journée, la richesse de la région de Nabeul en produits de terroir tels que l’harissa, l’eau de fleur d’oranger et les figues de barbarie a été mise en avant à travers des ateliers pratiques animés par des artisanes locales. Ces ateliers ont permis aux participants de découvrir les techniques traditionnelles de préparation et de valorisation des produits locaux, telles que la préparation de l’emblématique Ojjet Mayou ou la confiture de bigaradier, témoignant ainsi du savoir-faire unique de la région. Les visiteurs ont pu déguster des spécialités locales tout en apprenant davantage sur leur histoire et leur importance culturelle. Ils ont également découvert de nouvelles créations artisanales inspirées des trois produits du terroir agroalimentaire phares de la région de Nabeul, notamment des articles en poterie décorés de dessins de piments ou des bijoux en pâte fimo autour du thème de la fleur d’oranger.

Découvrir le riche patrimoine culinaire de la région

Rania Mansour, promotrice de la marque Ezzemnia, une productrice appuyée par le projet Pampat, a souligné, de son côté, l’importance de présenter des concepts innovants autour des produits du terroir pour une clientèle qui souhaite explorer de nouvelles expériences : «Il ne s’agit plus aujourd’hui de vendre uniquement des produits du terroir, mais également de partager des moments uniques et mémorables avec les visiteurs de la région de Nabeul. Nous travaillons activement à valoriser les produits du terroir en collaborant avec des maisons d’hôtes, des agences de voyages et l’Association de sauvegarde de la ville de Nabeul (ASVN). Nous organisons des ateliers de préparation de harissa ou de confiture de bigarade, ce qui permet aux visiteurs de vivre une expérience immersive et de découvrir notre riche patrimoine culinaire. »

Aujourd’hui les produits de terroir de Nabeul sont devenus de véritables arguments de vente pour différencier la destination du Cap Bon et pour attirer un plus grand nombre de visiteurs. Cette nouvelle approche qui vise à lier les produits du terroir au secteur du tourisme s’insère dans le cadre de la Stratégie nationale de valorisation et de promotion des produits de  terroir qui a été lancée en 2022 par le ministère de l’Agriculture en collaboration avec six autres départements, dont celui du Tourisme, avec l´appui du projet Pampat (Onudi/Seco).

Ladite Stratégie a été lancée sous le thème «Terroirs de nos Régions» et vise à promouvoir une toute nouvelle approche de développement régional multisectoriel autour des produits de terroir phares.

Lemia Thabet, coordinatrice nationale du Pampat a présenté les grands axes de la mise en œuvre de la Stratégie, qui visent à transformer Nabeul en un véritable «terroir» où la création de la valeur ajoutée est axée sur le patrimoine matériel et immatériel lié aux produits locaux.

Aujourd’hui à Nabeul, le Pampat soutient une centaine de bénéficiaires de différents secteurs.  Grâce à la nouvelle dynamique de valorisation et de réseautage entre le secteur agricole, agroindustriel, gastronomique, touristique, culturel et de l’artisanat, les touristes ont aujourd’hui l’opportunité de découvrir la harissa de Nabeul, la fleur d’oranger et la figue de barbarie sous plusieurs formes. Les hôtels et maisons d’hôtes leur proposent des ateliers de préparation de recettes traditionnelles, les restaurants des buffets thématiques, les entreprises cosmétiques des ateliers de confection de parfums et de bougies parfumées. Les artisans, pour leur part, utilisent les fleurs d’oranger et les piments comme thème de travail et les associations culturelles contribuent à l’organisation de festivals autour des trois produits phares. Ces nouvelles initiatives ont déjà permis d’attirer davantage de visiteurs à la recherche d’expériences inédites.

Mme Thabet a également annoncé le lancement d’un projet de route du bigaradier, en phase de préparation, qui permettra de mettre davantage en avant le produit de terroir par excellence de la région de Nabeul. Cette nouvelle route touristique, à l’instar de celle de la grenade de Testour ou Romena Tour, lancée également dans le cadre du même projet, ouvrira de nouvelles perspectives vers un tourisme durable et inclusif.

En célébrant cette journée du tourisme arabe, les acteurs locaux réaffirment leur engagement commun pour promouvoir un tourisme responsable et durable qui valorise les richesses locales et contribue au développement économique des régions.

Communiqué.

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Oum Kalthoum ou la mystique du lyrisme oriental

Il y a 50 ans disparaissait Oum Kalthoum, la chanteuse qui avait dominé la scène musicale orientale pendant 50 ans. «l’Astre de l’Orient» («Kawkab Acharq») ou «la Dame», comme l’appelait le Général Charles De Gaulle, avait emporté avec elle des techniques vocales que personne ne pourrait enseigner aujourd’hui. Elle avait une maîtrise totale des maqams arabes, presque totalement disparus du répertoire des chanteurs d’aujourd’hui…

Helal Jelali *

Oum Kalthoum était la seule à maîtriser le maqam Assaba, le plus difficile à exécuter, destiné aux instruments comme la flûte et rarement chanté. C’est en 1935, avec la chanson Ala Baladi Mahboub Ouedini concocté par le jeune Riad Al Sunbati qu’elle entre vraiment dans la légende. Pour les vieux fans, El Awela Fel Gharam reste le chef d’œuvre du siècle dernier où elle réussit presque une performance impossible : doubler sa voix, voix du front-nasal venu du dos doublée avec une voix de la poitrine soutenue par la gorge et les joues… 

En 1976, j’étais à Munster, en Allemagne, et je faisais écouter à une amie allemande, Renate Rechtien, future maître de conférence en littérature comparée, cette chanson d’Oum Kalthoum, sa réflexion m’avait abasoudi : «Cette chanson est au même niveau que le Requiem de Mozart, il y une dramaturgie identique»

Nous y sommes, Oum Kalthoum n’est pas une simple chanteuse, c’est une actrice et surtout une grande tragédienne. 

Tous les registres et toutes les gammes

Par miracle, le poème qu’elle chante devient une pièce de théâtre, souvent avec trois rôles, elle-même, aimante et souffrante, en face l’être adoré («îshq», l’amour fou, insensé) et «eux»: ce que les gens pensent de cet amour. Elle «théâtralise» le texte comme dans l’opéra et surtout dans le Bel Canto, très présent à l’Opéra du Caire.

Ne l’oublions pas, aux XIXe et XXe siècles, la communauté italienne était très présente dans la capitale égyptienne. Ce sont des architectes et des maçons italiens qui avaient construit les palais et les bâtiments publics ainsi que les grands hôtels du Caire au XIXe siècle.

On ne peut exclure que la diva ait fréquenté les concerts de la chanteuse lyrique Mounira Al Mahdia qui maitrisait le chant lyrique européen et surtout le Bel Canto, ancêtre de l’Opéra italien. 

Contrairement au chant lyrique occidental où la cantatrice doit s’en tenir à perfectionner un seul registre, le chant oriental classique joue sur tous les registres et les tons et même toutes les gammes… La tessiture est infiniment large : le registre le plus bas (Adna Al Qarar) rejoint rapidement le registre le plus haut (Aqsa Al Jawab).

Oum Khalthoum avait, très jeune, bien maîtrisé le Contre-Alto, cette voix de femme mûre, accompagnée d’une articulation des syllabes et des voyelles d’une clarté sans égal. Chez elle, la synchronisation de l’articulation du texte avec la mélodie reste exceptionnelle. 

L’écoute de la cantatrice égyptienne provoque chez l’auditeur une vraie catharsis au sens freudien du terme: c’est-à-dire une sublimation des pulsions et des passions. La purification presque religieuse  domine les préoccupations inutiles.  L’auditeur est plongé dans la passion  imaginaire, les souvenirs mythiques…

Le chanteur Hani Mehanna avait dit qu’«elle chantait comme si elle faisait ses prières».

Une autre magie, elle réussit à inviter l’auditoire à être son compagnon, son complice, et son soutien. Elle l’aide à libérer ses émotions inavouées et des sentiments enfouis que l’esprit avait enterrés presque pour toujours.

La diva nous invite aussi à  transgresser pour ne pas s’interdire l’amour obsessionnel et la dépendance affective. La passion amoureuse de Shakespeare  (‘‘Roméo et Juliette’’) et la dramaturgie de Sophocle : la vie ne peut être autre chose qu’un drame…

Amour mystique, amour charnel  

Oum Kalthoum avait réussi surtout durant son âge d’or – 1935-1947 – avec le poète Mahmoud Bayram Ettounsi et le compositeur Zakaria Ahmed, à  transposer la cantillation coranique et la mystique du chant religieux – qu’elle avait pratiqué très jeune – dans le chant profane.

Elle nous invite à rejoindre Ibn Al Arabi et Jalal Eddine Roumi pour qui l’amour charnel est une métaphore de l’amour de Dieu.

Un ami m’avait demandé un jour : «Pourquoi Oum Kalthoum est-elle exceptionnelle.» Ma réponse fut simple et banale : «Elle était mystique et avait compris que le lyrisme oriental est le seul espace dans lequel l’imaginaire pouvait s’exprimer sans entraves.» 

On ne peut conclure cet hommage sans citer son vrai premier professeur qu’elle avait fréquenté très peu car il mourut en 1937. C’est lui qui l’avais pris en charge – cours de chant et une dizaine de chanson – : le compositeur juif égyptien Dawood Hosni né Haim Levi.

Enfin un grand regret, l’âge d’or des œuvres de la diva reste méconnu chez beaucoup d’auditeurs : c’était entre 1935 et 1947, des chansons immortelles comme El Awela Fel Gharam, Holm, Ahl Al Hawa, Habibi Yesset Awkatou et El Amal, concoctés parle génie de Bayram Ettounsi et Zakaria Ahmed.

Saluons enfin son courage mental et physique : à partir des années 1960, elle était souvent gravement malade et alitée à  cause de néphrites aiguës très douloureuses. Cela ne l’a pas empêchée de continuer à aller à la rencontre de son public, partout où il la réclamait, du Caire à Tunis, en passant par Paris et Londres.   

* Retraité – Ancien rédacteur en chef à Rfi.

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Sonia Amiri, femme entrepreneure de Tunisie 2025

Sonia Amiri, fondatrice de la compagnie Oléa Amiri, a reçu le prix Femmes Entrepreneurs de Tunisie 2025 dans la catégorie Agri Business, promu par le programme dAppui au développement durable du secteur de lagriculture et de la pêche artisanale en Tunisie (Adapt) de lAgence italienne de coopération au développement (Aics).

Ce prix, qui lui a été remis par l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Alessandro Prunas, récompense son engagement en faveur d’une agriculture durable et de la production d’huile d’olive biologique de haute qualité.

Le programme Adapt, financé par l’Union européenne (UE) avec un budget de 70 millions d’euros, soutient le développement durable du secteur de l’agriculture et de la pêche en Tunisie.

L’initiative, lancée en 2020 et qui devrait durer jusqu’en 2028, est mise en œuvre par l’Aics en collaboration avec le Programme alimentaire mondial (PAM).

Le prix offre à Sonia Amiri l’opportunité de participer à la foire internationale Macfrut en Italie, d’élargir les perspectives du marché et de développer le réseau de contacts internationaux, ainsi qu’une somme d’argent.

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L’Egypte célèbre l’année Oum Kalthoum

L’Égypte célèbre, cette année 2025, l’Année Oum Kalthoum (ou Umm Kulthum). Tout au long de l’année, un hommage est rendu à «l’Étoile de l’Orient» à l’occasion du 50e anniversaire de son décès.

L’initiative, promue par le ministère de la Culture, vise à redécouvrir l’héritage artistique et culturel de la «Voix de lEgypte», en soulignant son influence durable sur la musique arabe et son rôle d’ambassadrice de la culture égyptienne dans le monde.

Le ministre de la Culture, Ahmed Hanno, a déclaré qu’Oum Kulthum est un symbole national et est la voix qui représente le mieux l’histoire et la civilisation égyptiennes, comme le rapporte un communiqué du ministère publié sur Facebook par la présidence du conseil des ministres.

Avec cette célébration, le gouvernement souhaite réaffirmer le rôle de l’Égypte en tant que phare des beaux-arts et de la créativité musicale.

L’événement offrira également l’opportunité de découvrir de nouveaux talents à travers un concours qui se déroulera dans les provinces pour trouver l’« Oum Kalthoum 2025».

Les célébrations comprendront une série d’événements artistiques et culturels impliquant tout le pays.

Il y aura le Festival de musique et de chant dédié à Oum Kulthum, qui partira du village natal de l’artiste, Tamay ez-Zahayra, dans le gouvernorat de Dakahlia. Il y aura aussi une exposition de portraits et de photographies rares, un documentaire sur sa carrière et un atelier pédagogique sur son héritage musical.

Des concerts suivront dans différentes villes, avec des orchestres locaux interprétant ses pièces les plus célèbres.

Dans le quartier Al-Manial du Caire, le Musée Oum Kalthoum a offert une entrée gratuite tout au long du mois de février, donnant aux visiteurs la possibilité de voir des objets personnels, des lettres et des enregistrements inédits.

En outre, la Bibliothèque nationale et les Archives de l’État exposeront des documents historiques retraçant la vie de la chanteuse et son impact sur la scène culturelle égyptienne et internationale.

La Foire internationale du livre du Caire rendra également hommage à «lÉtoile de lOrient»  avec une journée entière dédiée à sa figure, avec des concerts et des conférences.

L’Opéra du Caire présentera des spectacles thématiques, tandis qu’à Paris l’Ensemble de musique arabe, dirigé par le maestro Alaa Abdel Salam, donnera un concert à la Philharmonie de Paris, soulignant une fois de plus la portée mondiale de son héritage musical.

Enfin, le ministère de la Culture a souligné que cette initiative n’est pas seulement une commémoration, mais aussi une opportunité d’inspirer les nouvelles générations et de réaffirmer l’identité artistique de l’Égypte, en projetant son extraordinaire patrimoine musical dans le futur.

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La Tunisie lance le plan national de politique climatique  

Le plan national de politique climatique tunisien a été lancé lors d’un séminaire organisé à Tunis par le ministère de l’Environnement, le 26 février 2025.  Ce plan s’inscrit dans le cadre des contributions déterminées au niveau national (CDN).

«Il s’agit d’un plan national global qui définit les politiques et stratégies nationales dans tous les secteurs, y compris celui transversal lié essentiellement à la gouvernance du changement climatique, le cadre juridique et institutionnel et le cadre sectoriel comprenant l’agriculture, l’industrie, les déchets et tous les domaines liés au changement climatique», a déclaré à l’agence Tap le responsable de la planification et du suivi à l’Unité nationale de coordination du changement climatique au ministère de l’Environnement, Lotfi Msadki.

Le plan, a-t-il indiqué, vise à «mettre à jour les objectifs et les politiques et à améliorer la gouvernance et le cadre juridique en matière de changement climatique».

Les travaux sur le plan se poursuivront pendant un an, jusqu’à la préparation du dossier NDC, suivi de l’élaboration d’un plan opérationnel pour transformer les politiques et stratégies en projets, puis de la préparation d’un dossier sur les projets prioritaires pour chaque secteur et des dossiers de financement des grands projets d’eau, d’énergies renouvelables et de déchets au niveau mondial, a-t-il souligné.

Tous les ministères impliqués dans ce plan sont désormais chargés de transformer cette politique nationale en plans et projets opérationnels, a déclaré Msadki, ajoutant que l’objectif est d’assurer un développement résilient en réponse au changement climatique afin de stimuler l’économie nationale et de créer des opportunités d’emploi pour les jeunes.

«Nous examinerons les principales priorités nationales à intégrer dans le plan national de lutte contre le changement climatique en vue de renforcer la résilience de la Tunisie, ce qui explique la présence de plusieurs départements intéressés par les questions climatiques, tels que l’Environnement, l’Agriculture, et de la Planification, de l’Industrie et des Finances, qui ont présenté leurs plans, programmes et priorités pour lutter contre le changement climatique et réduire son impact, réduire les gaz à effet de serre, réaliser la transition énergétique et planification des aspects climatiques de l’économie», a-t-il expliqué.

L’événement a vu la participation de l’Union tunisienne l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (Utica), qui a présenté le rôle du secteur privé dans la mise en œuvre des politiques nationales sur le changement climatique, les politiques financières et les investissements dans le domaine du climat, ainsi que la nécessité de prendre en compte les indicateurs climatiques dans la planification financière de l’État.

Plusieurs ateliers ont également été organisés dans le cadre de l’événement pour examiner les principaux objectifs des CDN.

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Ramadan 2025 | Programme du Festival de la Médina de Tunis

Une sélection de 28 spectacles dans divers genres musicaux entre soufi, tarab, malouf, oriental, tunisien et jazz, et une pièce de théâtre sont au programme de la 41e édition du Festival de la Médina de Tunis qui se déroulera du 4 au 28 mars 2025.

D’après la liste des spectacles dévoilée au cours d’une conférence de presse tenue, mercredi 26 février 2025, à Dar Lasram, à la Médina de Tunis, les soirées seront animées, quotidiennement, par des artistes majoritairement tunisiens et autres venus d’Espagne et de Syrie. A l’affiche : Ghalia Benali, Chokri Omar Hannachi, Fayçal Riahi, Raoudha Ben Abdallah, Raouf Maher, Malek Lakhoua, Dorsaf Hamdani (Tunisie) et Abdallah Marish (Syrie).

Ce festival est un rendez-vous annuel créé en 1984 qui se tient chaque Ramadan à l’initiative de l’Association portant le nom du festival qui se déroule dans des espaces autour des monuments emblématiques de la Médina de Tunis classée au patrimoine de l’Unesco.

Spiritualité et sonorités authentiques

Les 28 spectacles au programme ont été sélectionnés parmi 100 candidatures, a indiqué Chedly Ben Younes, président de l’association organisatrice, ajoutant que le festival cherche à promouvoir une musique de qualité et des spectacles qui répondent à tous les goûts. Il perpétue sa vocation de manifestation ramadanesque dont le contenu est en harmonie avec la spécificité du mois du jeûne où priment la spiritualité et les sonorités authentiques.

Une seule pièce de théâtre, ‘‘Chahed kabla al hathf’’ de Souad ben Slimane, est au menu de cette édition, contre 5 lors de la précédente édition.

Les recettes de certains spectacles iront au profit d’œuvres caritatives notamment SOS villages d’enfants, a fait savoir Ben Younes. Tels celui qui sera donné par Raouf Maher au Théâtre municipal de Tunis dans la soirée du 20 mars, coïncidant avec la fête de l’indépendance, et ceux qui seront donnés par des troupes de musique soufie issues des régions de Nefta et Testour.

Parmi les nouveautés de cette édition, l’Eglise Sainte-Croix – ayant  ouvert ses portes le 13 novembre 2024 après sa restauration et la transformation du bâtiment en un pôle culturel – abritera un certain nombre de spectacles.

Le festival se déroulera à Dar Lasram, au centre culturel Bir Lahjar et au club Tahar Haddad, au cœur de la Médina de Tunis, qui abritera la majeure partie des spectacles. D’autres auront lieu au Théâtre municipal de Tunis au centre-ville de la capitale.

La soirée d’ouverture prévue à Dar Lasram sera consacrée à la musique soufie avec la Kharja Aissaouia. Celle de clôture proposera un spectacle du club Médecins & tarab de la Faculté de médecine de Tunis sous la direction de Sofien Bouhamed au Centre culturel Bir Lahjar.

Le festival célèbre cette année le centenaire de naissance du grand chanteur et compositeur égyptien Mohamed Abdelwaheb (1902-1991) à travers un spectacle de Fayçal Riahi qui interprètera une sélection de chansons de son vaste répertoire.

Comme d’habitude, le genre tarab sera au menu de certaines soirées consacrées aux qoudouds et mouachahats d’Alep représentant le répertoire musical syrien. L’artiste syrien installé en Tunisie Abdallah Marish, un habitué du festival, interprète habituellement des chansons des grands artistes de la chanson syrienne traditionnelle, notamment Sabah Fakhri et Sabri Moudallal, considérés comme les derniers maîtres du répertoire des qoudouds et des mouachahats.

Programme complet

Mardi 4 mars : Kharja Aissaouia à Dar Lasram.

Mercredi 5 mars : « Lamma » de la troupe des cheikhs de musique soufie (Mausolée Sidi Mehrez).

Vendredi 7 mars : Ghalia Benali au Théâtre municipal de Tunis.

Samedi 8 mars : Spectacle espagnol à Dar Lasram.

Dimanche 9 mars : « Electro Oud » de Chaima Srairi au Club Tahar Haddad.

Lundi 10 mars : Chokri Omar Hannachi à Dar Lasram.  

Mardi 11 mars: Fayçal Riahi rend hommage à Mohamed Abdelwaheb, au Théâtre municipal de Tunis.

Mercredi 12 mars : « El-hal » de l’artiste Amine au Club Tahar Haddad.

Jeudi 13 mars : Pièce « Chahed Kabla al hathf » de Souad Ben Slimane à Dar Lasram.

Vendredi 14 mars : Béchir Selmi à Dar Lasram.

Samedi 15 mars : Abdallah Marish à l’Espace Sainte-Croix.

Dimanche 16 mars : ‘‘Al hamzia-dalael al-khayrat – taratil’’ de la mosquée Zaytouna à l’Espace Sainte-Croix.

Lundi 17 mars : Samir Zghal à Dar Lasram.

Mardi 18 mars : Nafaa Allani à Dar Lasram.

Mercredi 19 mars : Troupe Tassahil à l’Espace Sainte-Croix.

Jeudi 20 mars : Raouf Maher au Théâtre de Tunis.

Vendredi 21 mars : Malek Lakhoua à Bir Lahjar.

Samedi 22 mars : Raoudha ben Abdallah à Bir Lahjar / Hadhra de Sidi Bouali, musique soufie de Nefta, à l’Espace Sainte-Croix.

Dimanche 23 mars: Maher Hammami au Club Tahar Haddad / Troupe de Testour à Bir Lahjar.

Lundi 24 mars : La Rachidia avec la participation de Dorsaf Hamdani au Théâtre municipal de Tunis.

Mardi 25 mars : Khadija Afrit l’Espace Sainte-Croix.

Mercredi 26 mars : Spectacle tarab tuniso-syrien avec la participation de l’artiste syrien Amer Ajmi à l’Espace Sainte-Croix.

Jeudi 27 mars: Sofien Zaidi et Sarra Nouioui dans « Almoulaoun » sous la direction de Mariem Salama au Théâtre municipal de Tunis.

Vendredi 28 mars : Club « Médecins & tarab » de la Faculté de médecine de Tunis sous la direction de Sofien Bouhamed à Bir Lahjar.

NB : Tous les spectacles commencent à 21h30.

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La Tunisie s’intéresse à l’expertise médicale chinoise

La coopération entre la Tunisie et la Chine dans le domaine médical, qui remonte aux années 1960, lorsque Pékin avait envoyé les premiers médecins chinois exercer dans les hôpitaux tunisiens, est appelée à connaître une nouvelle impulsion dans un avenir proche.

Les deux pays ont signé, mercredi 26 février 2025, à Pékin, un mémorandum d’entente dans le domaine de la santé portant, notamment, sur la création d’un Centre technique tuniso-chinois en cardiologie et maladies vasculaires.

L’accord, signé par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, et Li Hai Chao, ministre de la Commission nationale de la santé de Chine, porte également sur l’organisation du premier Forum tuniso-chinois de la santé en Afrique du Nord.

Il ouvre la voie à plusieurs projets stratégiques, notamment dans des domaines innovants tels que la télémédecine, la médecine personnalisée, la thérapie génique et l’intelligence artificielle.

Les deux pays s’engagent à soutenir les politiques de santé publique, notamment en matière de vaccination et de lutte contre les épidémies.

Mustapha Ferjani a souligné l’importance de tirer parti de l’expertise chinoise, notamment dans les technologies médicales de pointe et la numérisation des services de santé. Et d’intensifier les échanges entre experts pour améliorer la formation et la recherche scientifique.

Le ministre de la Santé a saisi l’occasion pour inviter son homologue chinois à visiter la Tunisie afin d’approfondir cette coopération.

Le ministre chinois a réaffirmé l’engagement de son pays à soutenir le secteur de la santé en Tunisie, notamment à travers la finalisation de projets en cours, tels que le Centre de cancérologie à Gabès et l’hôpital de Sfax.

En visite en Chine depuis lundi, le ministre Ferjani a également signé un mémorandum d’entente pour la réalisation de la Cité médicale des Aghlabides à Kairouan, projet qui tient à cœur au président de la république Kaïs Saïd, et dont il a parlé la première fois lors de sa campagne électorale pour la présidentielle de 2019. Le ministre a, lors de sa visite, visité plusieurs hôpitaux chinois pour étudier les moyens de renforcer la coopération médicale et développer la chirurgie robotique dans les deux pays.

I. B.

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Tunisie | Le CRLDHT parle d’«un simulacre de justice à huis clos numérique»

Le Comité pour le respect des libertés et les droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), Ong tunisienne basée à Paris, a publié le communiqué suivant où il s’insurge contre la tenue des audiences relatives l’affaire du complot contre la sûreté de l’État par visioconférence. Nous reproduisons ci-dessous le communiqué intitulé «Affaire du complot contre la sûreté de l’État : un simulacre de justice à huis clos numérique, une négation du droit à un procès équitable.»

La présidente du tribunal de première instance de Tunis et le procureur de la République auprès du même tribunal ont adressé aujourd’hui, 26 février 2025, une correspondance au président de la section régionale des avocats de Tunis, l’informant que les audiences de la 5ᵉ chambre criminelle du tribunal, prévues pour le mois de mars 2025, incluant l’affaire criminelle n°53856 dite «affaire du complot contre la sûreté de l’État», se tiendront par visioconférence. La première audience est fixée au 4 mars 2025 et les détenus ne seront pas conduits au tribunal.

Le Comité pour le respect des libertés et les droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) condamne les violations de l’article 141 bis du Code de procédure pénale, notamment :

– l’incompétence de la présidente du tribunal à prendre une telle décision, qui revient, selon l’article précité, à la chambre compétente traitant le dossier. Cette décision constitue une atteinte à l’indépendance de la justice, réduisant ainsi la présidente du tribunal à un simple rôle administratif sans pouvoir juridictionnel;

– l’incompétence du procureur à prendre ou à cosigner ladite décision, étant donné qu’il n’est qu’une partie au procès et ne peut être à la fois juge et partie, en violation des principes fondamentaux du procès équitable. Selon l’article 141 bis, il ne peut qu’émettre un avis;

– l’adoption d’une seule décision pour plusieurs affaires distinctes, ce qui contrevient à l’article 141 bis, qui exige une évaluation au cas par cas en fonction des circonstances spécifiques de chaque dossier et de chaque audience. Or, la décision conjointe de la présidente du tribunal et du procureur englobe plusieurs affaires et toutes leurs audiences sans distinction;

l’absence de concertation avec les parties concernées avant la prise de la décision;

– l’absence d’une décision écrite et motivée, comme l’exige le texte légal;

– l’absence de danger imminent pouvant justifier cette mesure, ce qui témoigne plutôt d’une volonté politique de mettre en scène un décor conforme à la propagande présidentielle sur la prétendue existence d’un projet terroriste sous-jacent à l’affaire, tout en atténuant les pressions médiatiques et populaires pesant sur les autorités.

Le CRLDHT rappelle que les textes clairs en matière de procédure pénale ne peuvent faire l’objet d’interprétations abusives.

Il réitère sa solidarité avec les détenus et les prévenus dans ce procès ainsi qu’avec l’ensemble des détenu-e-s politiques et d’opinion, victimes des violations systématiques des garanties du procès équitable perpétrées par les autorités (…).

Enfin, le CRLDHT appelle à la libération immédiate des détenus politiques et au respect de leur droit à un procès équitable.

Communiqué.

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La Tunisie cherche à mobiliser des ressources hydrauliques supplémentaires

Pour poursuivre la mobilisation de ses ressources hydrauliques de surface et réduire son stress hydrique, la Tunisie va accélérer la construction des barrages de Mellègue et Douimiss et des réservoirs de Kalaâ Kebira et Said, d’une capacité totale de 318 millions de m3, et lancer les travaux de construction des deux barrages de Raghai et Khalled.

Ce point a été à l’ordre du jour d’un Conseil ministériel restreint (CMR) tenu, mardi 25 février 2025, au Palais du gouvernement à la Kasbah, sous la présidence du chef du gouvernement, Kamel Madouri et consacré à la gouvernance de la gestion des ressources en eau et au projet du Code des eaux.

Ce conseil a pris une série d’autres mesures relatives notamment à la  poursuite de la mobilisation des ressources hydrauliques souterraines, en réservant des financements supplémentaires pour l’année 2025 pour la réalisation de puits profonds (plus de 1000 mètres) dans les gouvernorats du Kef et Nabeul.

Il a été, en outre, convenu de :

– valoriser l’usage des eaux traitées pour assurer la sécurité alimentaire, grâce à la création de 127 stations, en mesure de produire environ 292 millions m3 d’eau et 61 autres stations produisant de l’eau destinée à l’irrigation,

– d’appuyer les programmes de dessalement de l’eau pour assurer l’approvisionnement en eau potable, à travers la finalisation de la construction de la station de Sousse, d’une capacité de production de 50 mille m3 par jour, et le lancement de la construction de 7 autres stations de dessalement des eaux souterraines aux gouvernorats du sud, d’une capacité totale de 40 mille m3 par jour.

Cependant, le CMR n’a fixé aucune date pour la finalisation de ces projets et leur entrée en production, et ion espère que l’on ne soit pas tenus de nous contenter, comme souvent, des effets d’annonce pour étancher notre soif !    

D’autres mesures ont été prises, notamment, la finalisation de l’élaboration du «Plan de gestion de l’eau à l’horizon 2050», et la promotion du recours aux énergies renouvelables pour maîtriser le coût de production et du transfert de l’eau à travers des audits énergétiques et l’amélioration de l’efficacité énergétique des ouvrages et installations hydrauliques et administratives avec l’intégration de l’hydroélectricité et du photovoltaïque, à hauteur de 30% de la consommation totale d’énergie en 2035.

Quand on sait que la part actuelle des énergies renouvelables dans le mix énergétique de la Tunisie, et qui ne dépasse guère 5%, on peut être quelque peu sceptique quant à la possibilité d’atteindre des objectifs aussi ambitieux.     

Le CMR a également évoqué l’installation d’un système de gestion de l’énergie pour rationaliser son utilisation et la programmation de la construction de deux usines à Sfax et Tozeur pour économiser 40% de la consommation d’énergie répartie sur six stations de dessalement.

Le conseil a aussi décidé la création d’une plateforme numérique d’aide à la décision pour la gestion en temps réel des ressources en eau et la mise en place d’un plan d’action pour minimiser l’évaporation dans les plans d’eau en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Il a aussi décidé la réhabilitation des systèmes d’adduction en eau potable en milieu rural pour un coût d’environ 2,3 milliards de dinars et la mise en place d’un plan d’action pour encourager la valorisation des eaux pluviales à grande échelle en collaboration avec les ministères de l’Intérieur, de la Défense nationale, de l’Enseignement supérieur et du Transport. 

Autre décision du CMR : la généralisation des compteurs intelligents et l’accélération du rythme d’actions pour soumettre une version finale du projet de Code des eaux à un Conseil ministériel.

Tout en espérant voir tous ces projets passer le cap de l’annonce à celui de la réalisation dans les meilleurs délais, car les besoins du pays en la matière sont immenses et n’attendent pas, on aimerait voir aussi le gouvernement faire tous les six mois un état chiffré de l’avancement des travaux, afin que nous soyons assuré que ces gens de l’administration publique travaillent vraiment et… ne nous bercent pas de mots.

I. B.

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Pour réduire son déficit énergétique, la Tunisie doit s’orienter vers le nucléaire

Nous assistons ces derniers temps à une explosion des prix des carburants à l’échelle internationale. Cette situation a aggravé le déficit énergétique de la Tunisie entraînant la détérioration de sa balance commerciale et la sortie de devises. D’où la nécessité d’opter pour des solutions alternatives et innovantes susceptibles de sortir le pays du cercle vicieux de la dépendance des énergies fossiles.   

Atef Hannachi *

Notre déficit énergétique a évolué comme suit entre 2010 et 2022 :  

Ce déficit, dominé par le pétrole et le gaz, se détaille comme suit :

En 2021, la demande d’électricité a atteint environ 16 442 GWh contre 13 015 GWh en 2010, soit un taux de croissance de 2% par an.

Quant à la structure de la consommation par niveau de tension entre 2010 et 2021, elle a évolué comme suit :

– baisse de la part de la haute tension de 9,9% à 8,8%;

– baisse de la part de la moyenne tension de 46,5% à 41,2%;

– hausse la part de la baisse tension de 43,6% à 50,5%.

La consommation individuelle a, par conséquent, évolué au cours de la même période, sachant que le taux d’électrification rurale a atteint 99,9% en 2021, selon les données du ministère de l’Industrie, des mines et de l’Energie.

On sait aussi que la production d’électricité en Tunisie est aux trois quarts issue de la transformation de sources énergétiques fossiles (gaz et pétrole) comme le démontre le schéma suivant :

Face à cette situation, l’Etat n’a pas élaboré un programme efficace à moyen terme pour réduire son déficit énergétique et la croissance du pays en a été négativement affectée (1,4% en 2024).

Pour satisfaire nos besoins en énergie, nous continuons d’importer, et notamment le gaz et l’électricité de l’Algérie voisine dont notre approvisionnement énergétique dépend beaucoup aujourd’hui.

Les efforts actuellement consentis pour le développement des énergies renouvelables ne permettent pas de satisfaire nos besoins en énergie pour répondre à l’augmentation des besoins et soutenir la croissance économique, la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique restant en-dessous de 5%.

A l’échelle internationale, l’énergie nucléaire constitue un fournisseur important d’énergie. En France, par exemple, la production d’électricité d’origine nucléaire a atteint 361.7 TWh en 2024, soit 85% des besoins énergétiques du pays.

L’idée de construire une centrale nucléaire pour produire de l’électricité a été évoquée en Tunisie depuis le milieu des années 1990 et des discussions ont même été menées avec la France à ce sujet, mais le projet a fait pschitt et les autorités semblent même l’avoir abandonné puisqu’elles se sont embarquées depuis peu dans un projet de production massive d’hydrogène vert pour répondre aux besoins de l’Europe. Mais ceci n’empêche pas cela, et notre pays serait bien inspiré de s’orienter vers la production de l’électricité à partir de l’énergie nucléaire, ne fut-ce que pour diversifier ses sources d’approvisionnement et réduire sa dépendance d’une seule source, sachant que l’hydrogène vert que les Européens nous encouragent à produire en masse, en y mettant les soutiens financiers nécessaires, risque de provoquer de grands problèmes environnementaux, qui plus est, dans un pays qui souffre d’un stress hydrique aigu.

* Expert comptable.

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L’argent, l’astre autour duquel tourne la politique étrangère de Donald Trump

La politique étrangère de chaque État repose sur des fondamentaux qui sont préservés en dépit des changements des différents pouvoirs et des différents gouvernements. Des grandes lignes qui sont préservées pour donner une vision, un sens et une lisibilité à toute politique étrangère et pour octroyer à l’État en question un rôle dans les relations internationales. Tout cela a sauté aux États-Unis avec Donald Trump qui, en lieu et place des tendances lourdes qui ont caractérisées l’action étrangère américaine sous les administrations successives qu’elles soient républicaines ou démocrates, a fait de l’argent l’alpha et l’oméga dans tous les dossiers et ce, peu importe les conséquences et les dommages collatéraux occasionnés. Avec le très vénal M. Trump, l’affairisme règne en maître et souffle le chaud et le froid sur les relations internationales.

Imed Bahri 

Donald Trump aime être connu et reconnu dans le monde comme un homme de grands deals et de grandes idées, écrit Alex Hannaford dans une enquête intitulée «Des minerais de l’Ukraine à la Riviera de Gaza: Pourquoi toute la politique étrangère de Trump tourne-t-elle autour de l’argent?», publiée par le journal britannique The Independent. La semaine dernière, le président américain a annoncé qu’il négociait la fin de la guerre entre la Russie et l’Ukraine mais sans inclure l’Ukraine dans ces négociations et il a ensuite qualifié le président ukrainien Volodymyr Zelensky de dictateur. Une chose est claire dans les déclarations de Trump c’est qu’il voulait s’emparer des ressources minérales très précieuses de l’Ukraine afin de récupérer «des centaines de milliards de dollars d’argent des contribuables américains qui ont été dépensés pour soutenir le pays dans sa guerre contre la Russie». Dans le même temps, l’Ukraine souhaite un tel accord sous la forme de garanties de sécurité et non sous la forme d’un remboursement de dette.

Selon Hannaford, la vision tolérante de cette approche est que Trump a forcé les alliés européens à reconsidérer leur implication dans le conflit et à s’engager en faveur de la souveraineté et de l’autodétermination de l’Ukraine. Une explication moins indulgente est qu’il était au mieux mal informé et au pire sérieusement manipulé en particulier par Vladimir Poutine.

Faire sortir les gens et nettoyer l’endroit

Ce n’était certainement pas la seule fois au cours des dernières semaines que Trump a lancé une suggestion farfelue provoquant l’étonnement mondial. Récemment, il a partagé sa vision pour transformer la bande de Gaza dévastée en «une magnifique Riviera du Moyen-Orient». Alors qu’il parlait de son rêve de transformer la zone de guerre en un bien immobilier de premier ordre, même son chef de cabinet Susie Wiles semblait momentanément confuse.

Cependant, en quelques jours, de nombreux proches du président approuvaient ces plans. Pour son entourage, ce n’était pas la première fois qu’ils entendaient ces mots. Il y a un an, son gendre Jared Kushner était assis sur scène vêtu d’une chemise boutonnée et d’une veste pour une conversation avec Tarek Masoud, professeur de sciences politiques à Harvard et il a déclaré: «Les propriétés en bord de mer à Gaza pourraient avoir beaucoup de valeur. C’est une situation plutôt malheureuse là-bas mais je pense que du point de vue d’Israël, je ferai de mon mieux pour faire sortir les gens et nettoyer l’endroit».

S’adressant à CBS News un an plus tard, Massoud a tenté de clarifier que lui et Kushner parlaient spécifiquement d’une attaque israélienne imminente et de ce qui pourrait être fait aux Palestiniens qui se réfugiaient pour échapper aux bombardements. Massoud a déclaré qu’une des propositions était qu’ils puissent se rendre en Égypte pendant qu’Israël menait sa guerre mais les Égyptiens ont refusé alors Kushner a suggéré une autre possibilité à savoir créer une zone de sécurité dans le désert du Néguev et il a ajouté que personne ne suggérait que les Palestiniens ne devraient pas retourner à Gaza après cela.

À ce stade, cela n’a plus d’importance. Douze mois plus tard, les propositions de Kushner ont refait surface et ont été largement diffusées. Et pour cause, son beau-père vient d’annoncer qu’il était déterminé à acheter et à posséder Gaza et qu’il envisageait d’y construire une Riviera du Moyen-Orient avec des logements de bonne qualité et une belle ville. 

Cela semblait étrangement identique à la vision de Kushner à une exception près c’est que Trump laissait entendre que les Palestiniens n’auraient pas de droit au retour. «Les États-Unis sont déterminés à s’approprier le territoire, à le reprendre et à s’assurer que le Hamas ne revienne pas», a-t-il déclaré.

Hannaford a repris ce que Thomas Friedman a écrit dans le New York Times en l’occurrence que la proposition de Trump était l’initiative la plus stupide et la plus dangereuse au Moyen-Orient jamais proposée par un président américain. Friedman ne savait pas vraiment ce qui était le plus effrayant, la proposition de Trump pour Gaza ou la vitesse à laquelle ses conseillers et les membres de son cabinet ont accepté l’idée.

Comme beaucoup des plans supposés de Trump, la vision du président pour Gaza a été très mal accueillie par les pays voisins du Moyen-Orient. Le gouvernement saoudien a affirmé son soutien indéfectible à un État palestinien et lors d’un rare appel téléphonique, le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane et le roi Abdallah II de Jordanie ont discuté de leur soutien indéfectible aux droits des Palestiniens.

Alors que Zelensky demandait à Trump de revenir à la réalité, Ramzy Baroud a écrit dans un éditorial du Palestine Chronicle que «les propos de Trump exprimaient plus que de la cruauté, ils reflètent également l’ignorance». Baroud estimé que les États-Unis ont soutenu aveuglément le génocide israélien à Gaza et qu’aucun penseur rationnel au Moyen-Orient ou ailleurs n’imaginerait réellement un scénario dans lequel les Palestiniens partiraient en grand nombre suite aux menaces de Trump.

Même Massoud qui avait interviewé Kushner il y a un an semblait choqué par le plan de Trump. Il a déclaré à CBS News que les propos du président placent désormais son entretien avec Kushner sous un jour très différent. 

Cela peut être inhabituel pour certains. D’autres y ont vu un plan plus calculé. Comme l’a rapporté Middle East Eye, Kushner non seulement discute de projets pour Gaza depuis au moins un an mais il a l’argent et les relations politiques pour les concrétiser.

Joseph Pilzman, professeur d’économie à l’université George Washington, a déclaré que Kushner veut injecter de l’argent dans le réaménagement de Gaza et que des investisseurs sont impatients d’y participer. 

Trump ne sait pas ou feint de ne pas savoir qu’Israël ne peut pas simplement céder Gaza aux États-Unis. La Cour internationale de justice qui statue sur les différends entre États a déclaré que Gaza était un territoire occupé. En théorie, les États-Unis auraient besoin de l’approbation palestinienne pour pouvoir contrôler Gaza.

Des plans alternatifs aux fantasmes grandioses de Trump

Marwa Mazid, professeure d’études israéliennes à l’Institut Gildenhorn de l’Université du Maryland, a déclaré à The Independent que même si elle admettait que les États arabes –en particulier l’Égypte, l’Arabie saoudite et la Jordanie– comprennent les menaces à long terme que représente le simple fait d’envisager tout cela, elle estime qu’ils prendront le temps pour proposer un autre plan qui inclut les Palestiniens.

Mazid estime que nous verrons bientôt émerger pour Gaza de la part de ces autres pays du Moyen-Orient une vision qui serait basée sur le développement et la reconstruction. Elle a déclaré: «Cela signifie que l’Égypte devra un jour être présente sur le terrain. Ils devront fournir du personnel civil mais aussi de sécurité, policier et militaire, pour tout sécuriser»

Mazid estime également que si le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu rejette tout nouveau plan qui comprendrait une patrie pour les Palestiniens, Trump pourrait alors se retourner contre lui.

Zelensky envisage également de proposer un plan alternatif aux fantasmes grandioses de Trump. Peut-être que la suggestion de Trump selon laquelle les États-Unis pilleraient les ressources minérales de l’Ukraine pour se faire payer son soutien à la guerre contre la Russie souligne ses véritables priorités. Loin d’être un champion des idéaux démocratiques, il a une grande vénération pour l’argent. En bref, chez lui l’argent prime sur tout le reste. Toutefois une question demeure sans réponse: Zelensky pourra-t-il surmonter l’instinct de Trump qui le pousse à courir après l’argent et à utiliser sa voix pour couvrir le bruit de Poutine? Près de trois ans après le début de la guerre, l’art de l’accord alternatif sera-t-il celui qui permettra d’y mettre fin?

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Business IT Solutions Expo | Accélérer la digitalisation des entreprises en Tunisie

La première édition du Business IT Solutions Expo (Bitse), un événement dédié aux solutions technologiques qui transforment les entreprises, se tient les 25 et 26 février 2025 à la Cité de la Culture à Tunis. 

Ce salon, organisé par Express FM, est le rendez-vous incontournable pour les décideurs, DSI, DRH, DAF et tous les acteurs impliqués dans la modernisation des entreprises. Il réunit les principaux éditeurs et intégrateurs de solutions IT, offrant une vitrine unique pour la digitalisation des organisations.  ERP, SIRH, GED, Big Data, cybersécurité, cloud computing… le Bitse mettra en avant les outils et innovations aux entreprises d’optimiser leurs processus, d’améliorer leur performance et d’accélérer leur transformation digitale. 

Avec plus de 50 exposants et 80 intervenants,les participants découvrent les dernières avancées et tendances du secteur.

Au programme, 26 workshops interactifs, 4 panels de discussion et une keynote exclusive abordant les défis et opportunités de la digitalisation. 

C’est l’occasion pour les professionnels de rencontrer des experts, d’échanger sur les meilleures  pratiques et d’identifier les solutions adaptées à leurs besoins.

I. B.

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