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BCT : le taux Directeur demeure inchangé à 7%

La Banque centrale de Tunisie (BCT) dévoile ses derniers indicateurs monétaires au 26 mars 2026. Ils témoignent d’une politique prudente dans un environnement économique tendu.

Le Taux du Marché Monétaire (TM) se fixe à 6,99 %, en légère hausse. Tandis que le Taux Directeur demeure inchangé à 7,00 %. Sur un mois, le Taux Moyen Mensuel (TMM) de février culmine à 6,99 %. Et le Taux de Rémunération de l’Épargne (TRE) pour mars s’établit à 6,00 %, relève la BCT.

Côté changes, les cours moyens des principales devises au 25 mars confirment une fermeté du dinar : 1 USD à 2,9199 TND; 1 EUR à 3,3903 TND; 1 GBP à 3,9251 TND; 1 CAD à 2,1305 TND; 1 000 JPY à 18,4515 TND; 10 MAD à 3,1501 TND; et 1 LYD à 0,4608 TND. Ces niveaux, accessibles via TUNIBOR et la courbe des taux, reflètent une gestion serrée des flux.

Ainsi, les principaux indicateurs macroéconomiques inspirent confiance. En effet, le compte courant du Trésor affiche un solde positif de 2 236 MDT. Tandis que les avoirs nets en devises atteignent 25 103 MDT couvrant 106 jours d’importations. Alors que les billets en circulation s’élèvent à 28 448 MDT et le volume de refinancement global totalise 11 109 MDT.

Ces chiffres solides, au cœur des débats sur la circularité récente limitant les importations non prioritaires, renforcent la résilience tunisienne face aux chocs externes.

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Sami Jallouli plaide pour un portefeuille structuré de projets

La diplomatie tunisienne doit revoir sa posture face à des questions clés telles que celle de l’immigration et bien d’autres. Ainsi le politologue Sami Jallouli appelle, via sa page fb, à une transition de la diplomatie tunisienne passant d’une posture défensive à une logique offensive, centrée sur les intérêts concrets et la stratégie; plutôt que sur l’émotion ou la dépendance à un seul partenaire.

Sami Jallouli critique l’approche réactive de Tunis qui laisse systématiquement l’autre partie prendre l’initiative des visites et des agendas. Ce qui conforte une vision héritée de la supériorité de l’Europe, notamment italienne, en tant que donateur ou investisseur.

Face à la peur européenne sur deux dossiers clés, notamment sur les questions d’immigration et de sécurité énergétique, il insiste sur le fait que la Tunisie possède des leviers stratégiques majeurs (position géographique, transit, énergie solaire) et doit les transformer en conditions explicites de coopération : reconversion de la dette en projets de développement, investissements directs, ouverture des marchés, contreparties sur les frontières et la sécurité.  Il rejette catégoriquement le rôle de gardien de frontières de l’Europe.

A cet effet, il conclut que la Tunisie doit imposer une contrepartie claire à Rome, Bruxelles et Paris, mais aussi à la Libye et l’Algérie, en fondant ces relations sur le principe de « énergie contre sécurité » et une intégration économique régionale.

Il plaide « pour une diversification stratégique vers les États‑Unis, afin de briser le monopole européen et de durcir notre position dans les négociations ». Enfin, il appelle à la mise en place d’un portefeuille de projets structuré, l’activation de l’influence tunisienne à l’étranger et une relation réinventée avec le voisinage, où la Tunisie impose ses propres priorités plutôt que de subir les agendas des autres.

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Afreximbank mise sur huit startups pour bâtir les rails du commerce africain

Afreximbank a lancé au Caire la première promotion de son programme accélérateur numérique (23 au 27 mars 2026) destiné à soutenir huit startups africaines et de la diaspora actives dans les paiements transfrontaliers, la logistique, l’IA, l’export agricole et le financement commercial.

Sélectionnées parmi plus de 1 600 candidatures, ces jeunes entreprises bénéficieront d’un accompagnement stratégique, d’un accès au marché et d’un financement pouvant aller jusqu’à 250 000 dollars, sous réserve d’évaluation. L’initiative vise à renforcer les infrastructures numériques du commerce intra-africain et à accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf.

Rappelons que la ZLECAf dispose déjà de son cadre juridique, adopté et ratifié par 49 pays. Ce qui est un progrès considérable.
Il s’agit désormais de mettre en place des mécanismes concrets, en collaboration avec le secteur privé, les entrepreneurs, innovateurs et start-ups.

Lire aussi – Cynthia Gnassingbé-Essonam : « La ZLECAf, unique chance pour bâtir le marché africain du futur »

Afreximbank veut ainsi se positionner comme un acteur central de l’intégration économique du continent, en reliant innovation technologique, commerce et expansion régionale.

 

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UGTT: entre revendications sociales et bataille interne

La phase des débats généraux du congrès de l’UGTT a pris fin  avant le vote des rapports et des résolutions ainsi que le lancement de l’élection d’un nouveau bureau exécutif. 

Au-delà des informations circulées, le congrès se déroule dans un climat de fortes tensions internes et de revendications sociales marquées, avec 46 candidats pour 15 sièges au bureau exécutif.

Les délégués appellent notamment à rouvrir le dialogue social national, à lever les restrictions qui touchent l’action syndicale, à relancer les négociations salariales et à défendre le pouvoir d’achat. 

Lire aussi: L’UGTT revient à la règle des deux mandats consécutifs

Toujours selon les informations fournies, le texte soumis au congrès réclame aussi le rétablissement du droit au détachement syndical et à la retenue directe, ainsi que des mesures plus favorables pour les retraités, les salariés du privé et les diplômés au chômage.

En somme, le retour à la règle des deux mandats consécutifs pour le bureau exécutif a mis fin aux tensions internes et ce via  une logique de recomposition de la gouvernance syndicale.

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Amnesty International appelle à la libération de Abir Moussi

Amnesty International a appelé les autorités tunisiennes à libérer immédiatement Abir Moussi et à abandonner toutes les poursuites engagées contre elle. L’organisation estime qu’elle est détenue arbitrairement et poursuivie uniquement pour avoir exercé pacifiquement ses droits à la liberté d’expression et de réunion.

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L’Iran émerge-t-il comme nouvelle puissance régionale au Moyen-Orient ?

Les conflits Iran-Israël, englobant le Moyen-Orient et les États-Unis, commencent à prendre la forme d’un affrontement sans fin.  Leur issue reste incertaine. La question clé est de savoir si la guerre au Moyen-Orient s’arrêtera, et à quel prix ?

Pour Ezzeddine Zayani, ancien diplomate, la réponse n’est pas évidente. Sur sa page Facebook officielle, il observe que le duo Donald Trump et Netanyahou n’a pas réussi, un mois après le début des hostilités, à imposer son plan. De son côté, l’Iran a résisté aux attaques visant ses infrastructures civiles et militaires, et semble désormais chercher à poser ses conditions pour un cessez-le-feu.

Ezzeddine Zayani, photo prise dans les locaux de l’Economiste Maghrebin

En d’autres termes, Donald Trump, engagé dans un conflit rapidement déclenché depuis Tel Aviv, parviendra-t-il à en sortir sans affaiblir sa position ?


Selon lui, “ une issue sera trouvée à cette guerre, mais elle entraînera inévitablement l’émergence d’une grande puissance régionale : l’Iran. Grâce à la réponse ferme du couple américano-israélien, l’Iran a démontré ses capacités militaires, plaçant l’empire perse jusque-là en retrait  au rang des puissances majeures. Contrairement à la Turquie, sollicitée par l’Occident pour des missions régionales en échange de contreparties, l’Iran pourrait jouer un rôle central dans la reconfiguration de la région”, poursuit-il.

Il souligne que les acteurs déterminés inspirent le respect, plus que les discours populistes. Les pays du Golfe devraient réévaluer leurs relations sécuritaires avec l’Iran, malgré leur discrétion sur le sujet.

Avant d’ajouter: “ Ils ne renonceront pas forcément au soutien sécuritaire occidental, notamment américain, mais cette guerre leur a permis de tester son efficacité et de réaliser que l’Occident n’est pas une solution infaillible. Un meilleur traitement des populations chiites dans les pays du Golfe pourrait favoriser de nouvelles relations avec cette puissance iranienne en ascension, facilement touchée par les missiles iraniens.”.

Au-delà des faits actuels, quelle lecture complémentaire peut-on proposer, bien que non définitive ?

Ezzeddine Zayani note que “Israël, malgré les revers subis qui remettent en cause son image d’invincibilité, ne restera pas inactif et pourrait susciter d’autres conflits pour restaurer sa position”. Selon lui, ce pays est associé à une stratégie de tensions récurrentes.

Il ajoute : “À mon sens, Israël ne capitulera pas. Les pays de la région doivent donc renforcer leur coopération et établir une entente pour contrer ces dynamiques. Par ailleurs, le régime iranien devrait assouplir sa politique intérieure. »

Et de conclure : « L’autoritarisme religieux et les mesures répressives ont été exploitées par les adversaires de l’Iran pour le déstabiliser, notamment via des mercenaires recrutés par des services de renseignement étrangers. Cette guerre pourrait-elle marquer un réveil et une prise de conscience pour une région souvent influencée de l’extérieur ? “

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L’UE durcit le ton sur l’immigration

Les eurodéputés ont approuvé jeudi un durcissement des sanctions contre les migrants irréguliers. Cela ouvre la porte à leur transfert vers des « centres de retour » installés en dehors de l’Union européenne. C’est ce que rapporte les différents médias occidentaux. 

Critiquées par les défenseurs des droits humains, ces dispositions s’inscrivent dans une vague de resserrement législatif. Et ce, en réponse aux pressions pour freiner les arrivées des migrants irréguliers dans les 27 pays de l’UE.  

Ce feu vert lance des négociations pour un texte final. Ainsi, la réforme autorise l’ouverture de centres de réadmission hors UE pour les demandeurs d’asile déboutés. De même qu’elle impose des peines plus lourdes de détention et l’interdiction d’entrée aux réfractaires au départ.

Les divisions persistent : la France et l’Espagne doutent de leur efficacité; tandis que l’International Rescue Committee (IRC) les qualifie de « failles juridiques insurmontables ».  » Hors du territoire européen, rien ne garantit le respect des droits humains », alerte Marta Welander de l’ONG.

Pourtant, le Danemark, l’Autriche, la Grèce, l’Allemagne et les Pays-Bas explorent déjà des options, selon une source diplomatique. Les partisans de ces mesures y voient un frein aux traversées irrégulières. Les opposants rappellent les échecs passés : le plan britannique vers le Rwanda abandonné; ou les centres italiens en Albanie freinés par des blocages juridiques et un faible recours.

Proposé par la Commission en décembre 2025, ce paquet a reçu l’aval des États membres. Les pourparlers porteront sur les pouvoirs d’inspection des forces de l’ordre.

70 ONG avaient mis en garde en février contre une dérive vers un modèle « à l’américaine », comparable aux pratiques répressives de l’ICE sous Donald Trump.

Face au durcissement de l’opinion publique boostant l’extrême droite aux élections, les gouvernements européens serrent la vis; malgré une baisse des arrivées en 2025. Bruxelles vise désormais à booster les retours effectifs : seuls 20% des ordonnances de quitter le territoire sont exécutées aujourd’hui.

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Melania Trump et le robot Figure 03 : une première à la Maison-Blanche

La Première Dame des Etats Unis, Melania Trump a fait sensation en apparaissant aux côtés du robot humanoïde “Figure 03”, propulsé par l’intelligence artificielle. Et ce, lors du Sommet de la Maison Blanche sur l’éducation et la technologie. C’est ce qu’a révélé Euronews.

Ce dernier a marché à ses côtés jusqu’à un sommet mondial sur la tech, salué les invités en plusieurs langues et s’est présenté comme un système humanoïde 100 % made in USA.

Les robots humanoïdes sortent des labos pour investir les plus hautes sphères de l’État. Ainsi la machine s’est exprimée devant le public, déclarant être « honorée » de participer à cette réunion et « reconnaissante » d’intégrer « ce mouvement historique pour enseigner aux enfants via la technologie et l’éducation ». Après avoir accueilli les invités, le robot a discrètement quitté la salle et n’y est plus réapparu.

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World Happiness Report 2026 : la Tunisie à la 8e place en Afrique

La Tunisie figure dans le Top 10 africain du World Happiness Report 2026. Elle y occupe la 8ème place continentale (mais 10ème en 2025) et le 105ème rang mondial. Le rapport, publié le 19 mars 2026, place la République de l’ile Maurice en tête du classement africain pour la deuxième année consécutive. Tandis que la Sierra Leone ferme la marche sur le continent. Ce classement relève que la Tunisie se distingue parmi les pays africains les mieux classés, aux côtés de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, de l’Afrique du Sud et du Niger.

Le World Happiness Report s’appuie sur les évaluations subjectives des personnes interrogées par le Gallup World Poll, à travers l’échelle de Cantril. Laquelle mesure la perception de la vie sur une échelle de 0 à 10. L’analyse prend aussi en compte six variables clés : le PIB par habitant; l’espérance de vie en bonne santé; le soutien social; la liberté de faire des choix de vie; la générosité; et la perception de la corruption.

À l’échelle mondiale, la Finlande reste en tête pour la neuvième année consécutive, devant l’Islande, le Danemark, le Costa Rica et la Suède. Le rapport souligne également, pour la première fois, que l’usage intensif des réseaux sociaux est associé à un bien-être plus faible chez les jeunes.

Top 10 africain du World Happiness Report (2025)

  1. Maurice
  2. Libye
  3. Algérie
  4. Mozambique
  5. Gabon
  6. Côte d’Ivoire
  7. Cameroun
  8. Afrique du Sud
  9. Niger
  10. Tunisie

La Tunisie confirme ainsi sa place dans le peloton de tête africain.

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L’UGTT revient à la règle des deux mandats consécutifs

Le congrès de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a décidé d’abroger l’article 20, ayant suscité des tensions au sein des syndicalistes en autorisant les membres du bureau exécutif à briguer trois mandats consécutifs. 

L’UGTT revient ainsi à l’article 10 de ses statuts, qui limite à deux mandats consécutifs les membres du bureau exécutif et le secrétaire général.

Le congrès a également fixé la nouvelle composition du bureau exécutif national à 13 membres, avec un maximum de 4 retraités, renouvelables une seule fois, et un minimum de deux femmes.

Lire aussi: L’UGTT entame un congrès décisif

De ce fait, les congressistes ont validé la possibilité pour les fédérations et les unions régionales de renouveler leur candidature pour trois mandats consécutifs.

En revanche, la proposition visant à lever le gel des responsables syndicaux n’a pas été soumise au vote et son examen a été renvoyé à plus tard.

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Nabila Hamza: « Toute révision du CSP doit se faire dans le sens du progrès »

La Tunisie a accompli des avancées majeures en matière de droits des femmes, mais de nouveaux défis imposent d’actualiser l’arsenal juridique. Entre cyberviolence, ratification des conventions internationales et réforme du Code du statut personnel, Nabila Hamza appelle à consolider les acquis sans céder à la régression.

Rencontrée en marge d’un événement sur la cyberviolence  organisé par le  Front pour l’égalité et les droits des femmes (FEDEF), avec le soutien d’ONU Femmes Tunisie, Nabila Hamza, sociologue, experte en genre et militante féministe estime  dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com que la Tunisie a réalisé des progrès remarquables en matière d’égalité de genre. Le pays demeure une référence dans le monde arabe, notamment depuis l’adoption de la loi organique n° 2017-58 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes, considérée comme une avancée historique.

Elle ajoute: « Mais ces acquis doivent aujourd’hui être consolidés face à l’émergence de nouvelles formes de violence, en particulier la cyberviolence. Harcèlement, menaces, diffusion d’images sans consentement ou diffamation en ligne touchent de plus en plus de femmes. Or, lors de l’adoption de la loi de 2017, cette violence numérique n’avait pas encore pris l’ampleur qu’elle connaît aujourd’hui. Il devient donc nécessaire de compléter le dispositif juridique ».

Plusieurs conventions internationales offrent déjà des références utiles, dont la CEDAW, la Convention d’Istanbul et la Convention de Budapest sur la cybercriminalité. Mais la nouvelle Convention africaine sur la violence à l’égard des femmes et des filles se distingue par la prise en compte explicite de la cyberviolence fondée sur le genre. Elle prévoit des mécanismes de suivi, des voies de recours, une cour spécialisée et une plus grande responsabilité des plateformes numériques dans la suppression des contenus sexistes et la lutte contre les harceleurs.

La Tunisie, en tant que membre de l’Union africaine, a soutenu cette convention. Sa ratification serait donc cohérente avec son engagement historique en faveur des droits des femmes et permettrait de renforcer davantage le cadre législatif national.

Cette convention tient aussi compte des spécificités africaines. Contrairement à certains pays subsahariens, la Tunisie est moins confrontée à des pratiques comme l’excision, plus répandues dans la région sahélienne. Le texte adopte ainsi une approche adaptée aux réalités du continent, au-delà des violences patriarcales communes à plusieurs sociétés.

Un manuel de plaidoyer est en préparation avec l’Union africaine, et la Tunisie y contribue. Toutefois, la ratification reste en suspens. Selon Nabila Hamza, il faut relancer le dialogue avec le ministère des Affaires étrangères et celui de la Femme, dont les relations avec la société civile se sont distendues après les changements de direction.

En conclusion, il faut parachever l’arsenal juridique  et rétablir un dialogue régulier avec la société civile, qui a toujours été en première ligne sur les questions liées aux droits des femmes.

Quant au Code du statut personnel, une réforme apparaît nécessaire pour en éliminer les dispositions discriminatoires et aller vers une égalité plus réelle. « Toute révision doit se faire dans le sens du progrès, non du recul », conclut-elle.

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Tunisie–France: 4 rendez-vous internationaux pour dessiner des nouveaux partenariats

La diplomatie française entend placer la Tunisie au cœur de plusieurs grandes échéances internationales prévues au premier semestre 2026. À l’occasion d’une rencontre avec des journalistes au siège de l’ambassade de France à Tunis dans la journée du mardi 25 mars 2026,  l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a présenté quatre rendez-vous majeurs susceptibles d’intéresser directement les Tunisiens, tout en confirmant l’engagement du partenariat bilatéral entre les deux pays.

Dans un rappel historique, Anne Guéguen  a souligné que la Tunisie demeure un partenaire privilégié de la France, à la croisée des enjeux méditerranéens, africains et globaux. “Les deux pays entretiennent à travers la Méditerranée un partenariat profond, dense et fondé sur le respect mutuel entre nations souveraines, le bénéfice réciproque, ainsi que des liens humains, culturels et économiques très forts”, a-t-elle souligné, rappelant également l’échange téléphonique entre les deux chefs d’État le 20 mars, au cours duquel ils ont réaffirmé leur attachement commun au multilatéralisme.

Le premier rendez-vous sera le Sommet One Health, prévu le 7 avril à Lyon. Ce sommet entend accélérer la mise en œuvre de l’approche « Une seule santé », qui articule santé humaine, animale, végétale et environnementale. L’objectif est de mieux prévenir les risques sanitaires, alimentaires et environnementaux, dans une logique de politiques publiques transversales.

Rappelons que la Tunisie, déjà engagée dans cette démarche, avait accueilli en juin 2025 la conférence régionale One Health MENA, marquée par l’adoption de la Déclaration de Carthage.

Le deuxième temps fort sera le Sommet Afrique-France Africa Forward, organisé les 11 et 12 mai à Nairobi. Ce rendez-vous ambitionne de renouveler les rapports entre l’Afrique et la France en misant davantage sur l’écoute, le dialogue et des relations équilibrées. Il s’inscrit dans un mouvement plus large visant à promouvoir un multilatéralisme inclusif, à renforcer les échanges économiques et à donner une place accrue aux sociétés civiles, aux diasporas, aux jeunes ainsi qu’aux acteurs culturels et économiques. La Tunisie, invitée à participer aux débats, devrait y défendre sa place dans les discussions sur l’industrialisation durable et la transition énergétique. Un forum d’affaires baptisé «Inspire and Connect» viendra compléter ce sommet et pourrait offrir des perspectives concrètes aux entrepreneurs tunisiens.

Au sommet Afrique-France, Business France défend par ailleurs un nouveau modèle de partenariat structuré autour de quatre piliers: Build, Produce, Innovate et Trust. Selon Philippe Garcia, directeur de Business France pour l’Afrique du Nord, la Tunisie doit être fortement représentée afin de valoriser sa position géostratégique, la qualité de sa main-d’œuvre et son rôle d’investisseur africain de premier plan en France.

La troisième échéance sera le lancement de la Saison Méditerranée 2026, à partir du 15 mai à Marseille. Cette initiative culturelle vise à célébrer la richesse du bassin méditerranéen et à renforcer les échanges entre les deux rives. Elle mettra particulièrement en avant la jeunesse, les diasporas et les créations artistiques comme vecteurs de dialogue. La Tunisie y occupe une place centrale avec 29 projets labellisés impliquant des artistes tunisiens. Cette saison, qui se poursuivra jusqu’à l’automne, doit permettre de faire émerger de nouveaux récits partagés autour de la Méditerranée.

Enfin, le quatrième rendez-vous sera le sommet du G7, prévu du 15 au 17 juin à Évian dans le cadre de la présidence française. Paris souhaite y remettre l’accent sur la vocation économique initiale du G7, dans un contexte mondial marqué par les déséquilibres macroéconomiques et la fragmentation internationale. Les priorités annoncées portent sur la résilience des chaînes de valeur, la modernisation de l’architecture financière internationale et la promotion de partenariats plus inclusifs.

En somme, ces quatre échéances ouvrent à la Tunisie des opportunités de consolidation de son rôle de hub entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe. Dans un contexte où la  France reste son premier partenaire commercial de la Tunisie  et son premier investisseur étranger. Ainsi les échanges à venir sur la santé, l’énergie, l’industrialisation durable et la gouvernance économique pourraient ouvrir la voie à de nouveaux projets et à une coopération renforcée.

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Quand le beurre manque, un vrai casse-tête

Depuis plus d’un an ou presque, les citoyens le constatent : le beurre se fait rare. En trouver relève aujourd’hui du parcours du combattant.

Cette pénurie, ressentie avec encore plus d’acuité ces derniers mois, touche un produit pourtant indispensable dans nos habitudes de consommation.  Dans les grandes surfaces comme dans les commerces de proximité, les industriels semblent privilégier le yaourt et les autres dérivés du lait, au point que les rayons en sont largement approvisionnés.

Face à cette situation, une question s’impose : quelles sont les causes de ces ruptures, et l’État doit-il imposer des quotas de production ? Nous avons contacté Fathi Ben Khalifa, conseiller économique auprès de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), qui livre une analyse approfondie de la filière laitière, en particulier du marché du beurre.

Selon lui, la production laitière tunisienne est aujourd’hui déséquilibrée : les industriels se tournent massivement vers le yaourt et le lait au détriment du beurre. « On trouve du lait et du yaourt partout, mais le beurre manque cruellement », résume-t-il.

Pourquoi le yaourt reste-t-il disponible alors que le beurre disparaît des étals ?  Fathi Ben Khalifa souligne que « les industriels, profitant des subventions publiques, orientent leur production vers les produits les plus rentables. Avec un soutien de 460 millimes par litre, ils privilégient de nouveaux yaourts à valeur ajoutée, vendus à des prix plus élevés »

Résultat : la production globale aurait reculé de 10%, sans pour autant provoquer une baisse équivalente de tous les produits laitiers. Le beurre, lui, a quasiment disparu.

Pour lui, l’État doit intervenir et imposer des quotas proportionnels. Il ne s’agit pas d’arrêter brutalement la production d’un produit au profit d’un autre, mais de répartir les volumes de façon équilibrée entre le beurre, le yaourt et les autres dérivés. À ses yeux, le lait subventionné appartient d’abord au Tunisien, qui a droit à un accès normal au beurre.

De son côté, la Chambre nationale de l’industrie du lait et de ses dérivés avance une autre explication : la disparition du beurre serait avant tout liée à la baisse durable de la production nationale de lait frais, mais aussi à la diminution du taux de matières grasses, donc de crème, dans le lait. Cette baisse résulte elle-même des difficultés rencontrées par les éleveurs, contraints d’économiser sur l’alimentation du bétail parce que le prix de vente du lait ne couvre plus les coûts de production.

La filière laitière, qui faisait vivre 112 000 agriculteurs en 2021, traverse une crise profonde. Selon les données évoquées au ministère de l’Agriculture, environ 20% du cheptel aurait aujourd’hui disparu.

Concernant la reconstitution du cheptel bovin, il faudrait  mettre en place un plan efficac où  le prix d’achat du lait aux producteurs  couvre  les coûts de production avec une marge suffisante. Rappelons que depuis 2016, une révision du prix du lait est réclamée. À cette époque, une vache coûtait environ 9 000 dinars ; aujourd’hui, son prix a grimpé à 14 000 dinars. Même avec une subvention de 30%, cela ne suffit pas à compenser la hausse des coûts, car le prix payé au producteur n’a pas été ajusté en conséquence.

Au final, comme le dit le proverbe, entre le beurre et l’argent du beurre, les Tunisiens ont surtout choisi de vouloir garder le beurre dans leur réfrigérateur.

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L’UGTT entame un congrès décisif

Le coup d’envoi de l’élection du bureau exécutif de l’UGTT est donné ce mercredi 25 mars 2026 et le congrès se poursuivra jusqu’au vendredi 27 mars 2026. Selon les données fournies, ce congrès aurait dû se tenir un an plus tôt afin de régler les conflits internes. Tandis que les avis restent partagés, entre le boycott de certaines branches régionales et l’appel par d’autres à sa tenue.

Affaiblie sur l’échiquier national, l’UGTT subit aussi des coupes budgétaires. A savoir que le gouvernement a suspendu les prélèvements automatiques des cotisations syndicales des fonctionnaires publics. Ce qui a conduit l’UGTT à lancer une campagne d’adhésions directes en ligne, sans que les résultats n’aient été publiés à ce jour.

Autre défi majeur : la parité dans l’organisation. Elle reste au dessous des attentes en raison du manque de femmes aux postes clés.

Ce que l’on sait : les travaux du congrès ordinaire de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) commencent dès aujourd’hui. 614 délégués ont obtenu la qualité de membres du congrès et sont appelés à participer à l’élection de 15 membres du nouveau bureau exécutif de l’organisation, ainsi que de deux instances nationales chargées du règlement intérieur et du contrôle financier. Le nombre de candidatures au bureau exécutif national s’élève à 46.

Pourtant, ce congrès se déroule dans un contexte de crise structurelle que traverse l’UGTT, sur fond d’appels successifs lancés par l’opposition syndicale pour suspendre ses travaux et résoudre les problèmes à l’origine de la crise profonde que connaît l’organisation.

Les syndicalistes placent de grands espoirs dans ce congrès, où la réorganisation est cruciale. Et ce, afin de surmonter les conflits internes que le bureau exécutif sortant, dirigé par son secrétaire général, Noureddine Taboubi, a connus. A cet égard, notons qu’il avait annoncé sa démission le 23 décembre 2025 avant de revenir ensuite sur sa décision, puis de poursuivre le processus d’organisation du congrès.

En somme, 46 candidats briguent les sièges du prochain bureau exécutif, dont neuf femmes, parmi lesquelles deux membres du bureau sortant : Hedia Arfaoui et Sihem Bousseta.

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Saison Méditerranée 2026 : un pont culturel entre la Tunisie et la France

Plongez au cœur d’une Méditerranée vivante et partagée : du 15 mai au 31 octobre 2026, la France lance la « Saison Méditerranée », une grande séquence culturelle qui réunit plus de 200 événements entre les deux rives.

Ainsi Marseille ouvre le bal du 15 au 25 mai, avant que la Saison ne rayonne sur tout le territoire français et dans cinq pays prioritaires Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte et Liban. Et ce dans le but de tisser de nouveaux récits communs, croiser mémoires, créations et musiques.

La Tunisie y tient une place centrale, avec une trentaine de projets sélectionnés, des résidences d’artistes, et une clôture en fanfare fin octobre autour de la Biennale Jaou, marquée par un focus photographique et musical.

Pour Louis Logodin, attaché culturel à l’Institut français de Tunisie, cette saison est un pont culturel où Paris et Tunis se serrent la main, portant ensemble l’héritage d’une Méditerranée créative et métissée.

La Saison Méditerranée 2026 se déroule du 15 mai au 31 octobre, coordonnée par l’Institut français et ses partenaires des deux rives. L’objectif est de partager de nouveaux récits sur une Méditerranée commune, favoriser les échanges d’œuvres et d’artistes, et renforcer les liens entre les pays du pourtour, en particulier le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte et le Liban.

Un appel à projets a permis de retenir une centaine d’initiatives environ sur l’ensemble des pays partenaires, dont une trentaine en provenance de Tunisie, couvrant les arts visuels, la gastronomie, le spectacle vivant et le cinéma. Des artistes tunisiens se rendront en France pour présenter leurs œuvres et participer à des résidences.

La clôture se déroulera en parallèle dans les cinq pays prioritaires, avec en Tunisie un temps fort photographique et musical associé à la Biennale Jaou (programmation à venir).

Coopérations Tuniso-françaises

Pour prolonger l’élan de la Saison, une programmation annuelle mettra en lumière les coopérations franco‑tunisiennes. Dès avril 2026, la pièce chorégraphique Gaule, montée par la compagnie Viadanse (Centre chorégraphique national de Belfort, dirigé par Éric Lamoureux et Ella Fatoumi, née à Sousse), sera accueillie en Tunisie, avec une troupe réunissant plusieurs interprètes tunisiens.

L’Institut français de Tunisie facilite par ailleurs l’accueil régulier d’artistes français, notamment via les résidences à la Villa Salambo, qui accueille une quinzaine de créateurs par an dans tous les domaines artistiques et culturels. Ces échanges s’enrichissent de coproductions locales avec des partenaires majeurs tels que les Journées Théâtrales de Carthage, le Festival de Danse Première Chorégraphique, ou prochainement le Festival d’El Jem, tous associés à la dynamique de la Saison Méditerranée.

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11 des 20 économies les plus dynamiques du monde sont africaines

Le FMI révèle que 11 des 20 économies à la croissance la plus rapide en 2026 se trouvent en Afrique (Afrique subsaharienne). Ainsi en tout, 18 pays sont attendus en 2026. Mais Amadou Sy (FMI) tire la sonnette d’alarme : les prévisions régionales révisées prévoient 4,2 % en 2026, loin du potentiel de 4,4 à 5 % nécessaire pour juguler la pauvreté.

Feu d’artifice 2024 (>6 %) : le Niger et le Rwanda sont en tête, suivis du Bénin, de l’Éthiopie, de la RDC, de la Guinée, du Sénégal et de l’Ouganda. Ces dynamiques s’appuient sur une diversification réussie, à l’exception de la RDC et dans une moindre mesure de la Guinée.

Alors que le bas de tableau (<2 %) alerte : le Botswana, la RCA, le Tchad, la Guinée équatoriale, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe trébuchent, englués dans leur dépendance pétrolière. Le Nigeria résiste mieux (3,4 %) grâce à ses services et une production d’hydrocarbures soutenue.

Le plan du FMI en trois volets

Ainsi, indique l‘agence Ecofin, le FMI prévoit de déployer une stabilité macro sur mesure qui sera calibrée aux déséquilibres et contraintes politiques de chaque pays pour juguler inflation et volatilité monétaire. Il en va de même d’un budget inclusif et stratégique. Et enfin des recettes fiscales optimisées par une meilleure administration (sans hausse de taux), des dépenses recentrées sur la protection sociale et les  services publics essentiels. Sans pour autant oublier les réformes structurelles accélérées.

Par ailleurs, le secteur privé devrait être libéré par un climat des affaires assaini, une gouvernance renforcée, une diversification impérative pour les pétro-dépendants (Angola : 90-95 % des exportations).

Avec 900 millions d’habitants et une jeunesse en explosion démographique, cette croissance anémique bloque toute convergence avec les économies avancées et enferme des millions dans la trappe de la pauvreté. Le temps presse.

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Sommet Afrique-France à Nairobi : La Tunisie, premier investisseur africain en France, fortement invitée à participer

Au cœur du sommet Afrique-France (11-12 mai à Nairobi), Business France met l’accent sur un nouveau modèle de partenariat franco-africain. Il est structuré autour de quatre piliers : Build, Produce, Innovate et Trust.

Philippe Garcia est le directeur de Business France pour l’Afrique du Nord. Il appelle les entreprises tunisiennes à une forte mobilisation. Et ce, pour valoriser la position géostratégique du pays et ses investissements records en France.

A cet égard, Philippe Garcia coorganise avec Bpifrance et Proparco le Business Forum du sommet Afrique-France. Il se déroulera les 11 et 12 mai à Nairobi, au Kenya. Cet événement s’articule autour de quatre piliers stratégiques, pour un partenariat économique renouvelé avec le continent africain. A savoir :

  1. Build : la construction de bases solides.
  2. Produce : la création de chaînes de valeur rentables dans l’industrie, l’énergie, l’agroalimentaire et d’autres secteurs.
  3. Innovate : l’innovation dans des domaines comme l’économie bleue, la ville durable, les filières agroalimentaires, les énergies renouvelables, le numérique, les infrastructures de communication et la data.
  4. Trust : le renforcement de la confiance mutuelle.

Ainsi, ces piliers visent à générer de la valeur partagée au bénéfice de l’Afrique et de la France.

Mobilisation tunisienne et chiffres clés

En outre, il précise dans ce contexte : « La Tunisie doit être copieusement représentée pour affirmer sa position géostratégique unique, la qualité de sa main-d’œuvre et son statut de premier partenaire économique de la France. Pour la septième année consécutive, elle est le premier investisseur africain en France. Avec 12 projets accompagnés par Business France en 2025, créant plus de 100 emplois à temps plein. Une campagne de promotion est en cours auprès des grands patrons, associations, institutions et fédérations professionnelles, en lien avec  Business France et le service économique. »

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Tunisie – France : de nouveaux rendez-vous pour un partenariat économique renouvelé

Quatre grands rendez‑vous internationaux qui redessinent peu à peu la carte des partenariats entre la Tunisie, la France, l’Afrique, la Méditerranée et le reste du monde. C’est ce que laisse apparaître la rencontre entre l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, et les journalistes des différents médias. Y ont été présentées les grandes échéances au premier semestre 2026.

Partant d’un rappel historique, Anne Guéguen souligne que la Tunisie est considérée comme un partenaire privilégié de la France, jouant un rôle clé dans la réponse aux défis globaux et régionaux. Elle précise dans ce contexte : “Les deux pays entretiennent à travers la Méditerranée un partenariat profond, dense et fondé sur le respect mutuel entre nations souveraines, le bénéfice réciproque, ainsi que des liens humains, culturels et économiques très forts. Les deux présidents de la République se sont entretenus par téléphone le 20 mars dernier et ont réaffirmé leur volonté d’avancer, en s’appuyant sur leurs intérêts communs et leur attachement mutuel au multilatéralisme.”

Elle ajoute : “Dans ce cadre, la France présente quatre grandes échéances internationales coorganisées en première partie de 2026, susceptibles d’intéresser la Tunisie, les Tunisiens et les Tunisiennes. Tout d’abord, le Sommet One Health, qui se tiendra le 7 avril à Lyon. Cet événement vise à accélérer la mise en œuvre de l’approche “une seule santé”, intégrant la santé humaine, animale, végétale et environnementale. Et ce, afin de prévenir les risques sanitaires, alimentaires et environnementaux. Cette approche devrait devenir une référence pour les politiques publiques, intégrée de manière systématique dans toutes les dimensions de l’action publique. La Tunisie, déjà engagée dans cette démarche, avait accueilli en juin 2025 à Tunis la conférence régionale One Health MENA, lors de laquelle le ministre de la Santé tunisien a fait adopter par ses homologues la Déclaration de Carthage sur l’approche One Health.”

Ensuite, le Sommet Afrique‑France Africa Forward, qui se déroulera les 11 et 12 mai à Nairobi. Ce rendez‑vous marque un renouvellement des partenariats entre l’Afrique et la France, engagé depuis une dizaine d’années. Il s’agit d’encourager l’innovation, la croissance et l’intégration du continent africain dans la gouvernance mondiale, en s’appuyant davantage sur l’écoute, le dialogue et des relations équilibrées.

L’objectif est également de promouvoir un multilatéralisme inclusif et de renforcer les échanges économiques. Tout en donnant une place accrue aux sociétés civiles, aux diasporas, aux jeunes et aux acteurs culturels et économiques.

La Tunisie est invitée à ce sommet et est appelée à jouer un rôle dans les débats sur l’industrialisation durable et la transition énergétique, en lien avec les défis et objectifs communs. Un forum d’affaires « Inspire and Connect », associé à ce rendez‑vous, est également susceptible d’intéresser de nombreux entrepreneurs tunisiens.

La troisième échéance est le lancement de la Saison Méditerranée 2026, à partir du 15 mai à Marseille. Cette initiative vise à célébrer la richesse culturelle du bassin méditerranéen et à renforcer les échanges entre les deux rives. Elle met par ailleurs en avant la jeunesse et les diasporas comme vecteurs de dialogue et de coopération. La Tunisie occupe une place centrale dans cette saison, avec 29 projets labellisés impliquant des artistes tunisiens. Ce qui illustre l’étendue de la coopération culturelle franco‑tunisienne.

Enfin, la quatrième grande échéance est le sommet du G7, qui se tiendra du 15 au 17 juin à Évian, dans le cadre de la présidence française du G7 en 2026. Cette présidence vise à recentrer le G7 sur sa vocation originelle : offrir un espace de dialogue économique entre grandes puissances pour répondre aux déséquilibres macroéconomiques qui fragilisent la stabilité mondiale. Dans un contexte marqué par l’incertitude et la fragmentation internationale, la France souhaite renouveler les partenariats, moderniser l’architecture du développement et renforcer l’efficacité de la coopération internationale. Les objectifs annoncés sont notamment de réduire les déséquilibres macroéconomiques mondiaux, renforcer la résilience des chaînes de valeur, moderniser l’architecture financière internationale et promouvoir des partenariats plus inclusifs.

D’un point de vue économique, ces quatre rendez‑vous internationaux offrent à la Tunisie une opportunité de consolider son rôle de hub entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe. Et ce, dans un contexte où la France demeure son premier partenaire commercial et son premier investisseur étranger. 

Les discussions autour de l’industrialisation durable, de la transition énergétique, de la santé et de la gouvernance du commerce et des hydrocarbures pourraient nourrir de nouveaux projets d’investissements, de partenariats publics‑privés et de chaînes de valeur plus résilientes. 

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L’Inde interdit le film de « La Voix de Hind Rajab »

Le Bureau central de vérification des films (CBCF) en Inde a interdit la sortie du drame « La Voix de Hind Rajab », réalisé par la Franco-tunisienne Kaouther Ben Hania.

Nommé aux récents Oscars, ce long-métrage retrace l’histoire vraie d’Hind Rajab, une fillette palestinienne de cinq ans tuée par des tirs israéliens en 2024. Et ce, alors qu’elle tentait de fuir Gaza avec sa famille.

Selon le distributeur indien Manoj Nandwana, cité par l’AFP, la décision vise à préserver les relations diplomatiques entre l’Inde et Israël.

Une décision jugée « honteuse » par l’opposition

Cette interdiction du film a été qualifiée de « honteuse » et « indigne d’une démocratie mature » par le parlementaire d’opposition Shashi Tharoor.

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