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Attijari Bank: 709,5 millions de dinars de produit net bancaire à fin 2025

Attijari bank boucle l’année 2025 avec un bilan qui témoigne d’une grande maturité. Le chiffre clé à retenir ? Une hausse de 7,6 % des dépôts de la clientèle. Ce résultat est d’autant plus significatif qu’il repose sur une progression solide de l’épargne (+8,7 %) et des dépôts à vue (+7,9 %). Malgré un contexte économique qui reste complexe, les clients continuent de placer leur confiance dans la solidité de l’enseigne.

Côté financements, la banque a fait le choix de la prudence. Les encours de crédits affichent un léger repli de 2,8 % (7 133,8 millions de dinars), reflétant une stratégie de gestion des risques maîtrisée et une lecture attentive du marché.

Stabilité opérationnelle et performance

Sur le plan financier, l’exercice est marqué par une grande stabilité :

Produit net bancaire (PNB) : 709,5 millions de dinars (+0,2 %).

Coefficient d’exploitation : 51,8 %, signe d’une maîtrise des coûts opérationnels malgré une hausse des charges liée aux investissements de la banque.

Au-delà de sa performance comptable, Attijari bank s’est distinguée en 2025 par des actions concrètes à fort impact social et environnemental.

Prenons l’exemple de la collaboration avec la GIZ et le PNUD, la banque a multiplié les initiatives pour l’égalité. Du programme Gender Diversity Management au projet GEWEET — qui accompagne les artisanes du Sud tunisien dans leur transformation digitale et fiscale — la banque s’impose comme un moteur de l’émancipation économique des femmes.

Autre exemple : l’engagement de la banque a également pris une dimension humanitaire avec le soutien important au service néonatal de l’hôpital de Jendouba. Ce projet permet désormais une meilleure prise en charge de plus de 1 000 prématurés chaque année.

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Le groupe OneTech porte ses exportations à 86,2 % du chiffre d’affaires en 2025

Le Groupe OneTech démontre une nouvelle fois la solidité de son modèle économique. En clôturant le 4e trimestre 2025 avec un chiffre d’affaires de 281,9 Mtnd (en hausse de 7,6 %), le groupe confirme sa capacité à naviguer avec succès dans un environnement complexe.

Cette dynamique s’appuie sur deux piliers : un pôle Câbles devenu le véritable moteur de l’activité et un marché local qui retrouve des couleurs.

L’export !                                            

Le rayonnement international de OneTech ne se dément pas. Avec 236,3 Mtnd de ventes à l’export ce trimestre (+5,5 %), le groupe signe sa cinquième période consécutive de croissance. Plusieurs facteurs expliquent ce succès :

Innovation et mix produit: la montée en puissance de nouveaux programmes industriels à forte valeur ajoutée.

Mobilité électrique: une reprise de la demande automobile européenne, particulièrement sur le segment électrique, profitant directement au pôle Mécatronique.

Concernant le chiffre d’affaires local a bondi de 19,6 % ce trimestre pour atteindre 45,6 Mtnd. Ce regain d’activité témoigne d’un ancrage commercial renforcé et d’une demande domestique enfin repartie à la hausse.

Une envergure mondiale

Sur l’ensemble de l’année, OneTech franchit la barre des 1 080 Mtnd de chiffre d’affaires. L’international pèse désormais pour 86,2 % du business total, ancrant définitivement le groupe dans les chaînes de valeur mondiales, notamment européennes.

Stratégie «Challenge 2028»

Le groupe ne se contente pas de gérer sa croissance, il prépare demain. Dans le cadre de son plan «Challenge 2028», 36,2 Mtnd ont été investis en 2025 avec des priorités claires :

  1. Excellence opérationnelle: productivité et qualité accrue.
  2. Transition énergétique: réduction de l’empreinte carbone.
  3. Standards ESG: répondre aux exigences de plus en plus strictes des grands donneurs d’ordre mondiaux.

Une santé financière solidifiée

Parallèlement à son expansion, OneTech assainit son bilan. Grâce à une gestion rigoureuse, l’endettement global a chuté de 19% (soit une réduction de 23,4 Mtnd) sur l’année. Cette agilité financière retrouvée permet au groupe d’aborder ses futurs projets de développement avec une sérénité et une autonomie renforcées.

 

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Tunis – Soirées de Ramadan 2026 : cafés et restaurants soumis à autorisation municipale préalable

Le secrétaire général chargé de la gestion de la municipalité de Tunis a annoncé que l’ensemble des cafés, restaurants et établissements ouverts au public souhaitant organiser des soirées nocturnes à l’occasion du mois sacré de Ramadan sont tenus de contacter l’administration municipale afin de déposer une demande à cet effet, au moins quinze jours avant […]

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Nabeul : routes temporairement fermées suite aux pluies, appel à la vigilance

La direction régionale de l’équipement et de l’habitat de Nabeul a annoncé la fermeture temporaire de la route locale n°612, au niveau de l’oued el maghazel, sur le tronçon reliant la ville de Somâa à la route locale n°597. Des dégâts causés par les fortes précipitations Cette décision intervient à la suite des fortes pluies […]

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Séance plénière : l’élection des commissions permanentes se poursuit jeudi

L’Assemblée des représentants du peuple a tenu, le lundi 19 janvier 2026, une séance plénière consacrée à l’élection des membres des commissions permanentes souveraines. Les travaux ont été présidés par Brahim Bouderbala, président du Parlement. Treize commissions permanentes au cœur du dispositif parlementaire L’ordre du jour portait sur l’élection des membres de 13 commissions permanentes […]

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Gestion des frontières : 130 millions d’euros d’appui européen à la Tunisie

La Tunisie a bénéficié du soutien de l’Union européenne (UE) dans la gestion de ses frontières terrestres et maritimes, grâce à la remise de nouveaux équipements dans le cadre du Border Management Programme (BMP). Doté d’un financement total de 130 millions d’euros, ce programme vise à renforcer la sécurité aux frontières, les opérations de recherche […]

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La TIA clarifie les modalités de prorogation des délais des projets d’investissement

La Tunisia Investment Authority (TIA) a publié une capsule d’information à l’intention des investisseurs afin de clarifier les modalités de prolongation des délais de réalisation des projets déjà déclarés. L’autorité rappelle qu’elle constitue l’« interlocuteur unique » et l’« instance légale exclusive » pour ce type de démarches, quel que soit le montant de l’investissement […]

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Pluies : les cours suspendus à Bizerte, Ben Arous et partiellement à Nabeul et Sousse

La Commission régionale de prévention des catastrophes et d’organisation des secours du gouvernorat de Bizerte a décidé la reconduction de la suspension des cours pour la journée de jeudi 22 janvier 2026, dans l’ensemble des établissements éducatifs publics et privés. Cette mesure concerne les écoles primaires et secondaires, les établissements universitaires et les centres de […]

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Donald Trump « clashe » l’Europe, qui se rebiffe !

Face au refus de plusieurs pays européens que Donald Trump procède à l’annexion du Groenland, territoire danois, le président américain a évoqué de nouveaux droits de douane de 10% à partir du 1er février qui pourraient monter à 25% au 1er juin en représailles contre ces pays. Et mardi 20 janvier 2026, face au refus d’Emmanuel Macron d’intégrer le Conseil de la paix qui a vocation à remplacer l’Onu, Trump s’en est pris à son homologue français avec les mots d’un rappeur qui clashe un autre : « Personne ne veut de lui, il ne sera plus là très bientôt. Je vais mettre 200% [de droits de douane] sur les vins et champagne français ». Face à une Europe jusque-là faible et molle, le tonitruant président américain qui adore la castagne n’arrête pas de cogner. (Ph. Trump défie les Européens à Davos, Suisse).

Imed Bahri

Dans une analyse publiée par Politico, Tim Roy affirme que les menaces persistantes du président Trump d’annexer ou d’acheter le Groenland poussent l’Europe vers une rupture irréversible avec les États-Unis. Il suggère que l’Otan serait la première victime des ambitions expansionnistes de Trump et que s’ensuivrait une sorte d’alliance de nations consentantes.

Roy ajoute que le retour de Trump à la Maison-Blanche, il y a un an, a été marqué par de profonds désaccords, des tensions latentes et des tentatives de sauver les apparences.

Pour de nombreux gouvernements européens, y compris les plus anciens et les plus fidèles alliés des États-Unis, la menace de Trump d’imposer des droits de douane punitifs à quiconque tenterait de l’empêcher d’annexer le Groenland a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, amenant les pays européens à considérer la séparation comme désormais inévitable.

Lors de réunions privées, des responsables européens exaspérés par la volonté de Trump d’annexer ce territoire danois bénéficiant d’un statut d’autonomie l’ont qualifiée de « délirante » et d’« irresponsable », se demandant s’il n’avait pas renoué avec ses « tendances belliqueuses » après son aventure vénézuélienne. Ils ont estimé qu’il méritait la réponse européenne la plus ferme possible face à ce que beaucoup considéraient comme une attaque manifeste et injustifiée contre ses alliés historiques.

Des lignes rouges outrepassées

L’auteur cite un diplomate européen qui a déclaré : « Je pense qu’ils ont perçu cela comme une réaction excessive. L’Europe est critiquée depuis longtemps pour sa faiblesse face à Trump et il y a une part de vérité là-dedans mais il y a des lignes rouges ».

Un sentiment grandissant se dégage parmi les hauts responsables européens : il est temps d’affronter la réalité, à savoir que l’Amérique, sous Trump n’est plus un partenaire commercial fiable, et encore moins un allié sûr en matière de sécurité, et qu’il est urgent de se tourner vers l’avenir.

Selon un haut responsable gouvernemental européen cité par le même journal, « la politique américaine est en train de changer, et à bien des égards, ce changement est permanent. Attendre la fin de cette crise n’est pas une solution. Ce qu’il faut, c’est une transition ordonnée et coordonnée vers une nouvelle réalité ».

Cette coordination a déjà commencé et des discussions sérieuses sur les prochaines étapes sont en cours. À moins d’un changement radical de la position américaine, ce processus aboutira vraisemblablement à une profonde restructuration de l’Occident, modifiant en profondeur l’équilibre des pouvoirs mondiaux.

Les répercussions seront multiples : dommages économiques transatlantiques, avec une escalade des tensions commerciales, et des risques sécuritaires, l’Europe devant se défendre seule, sans l’aide des États-Unis, avant d’y être pleinement préparée.

Les États-Unis seront également probablement affectés, notamment par leur capacité à projeter leur puissance militaire en Afrique et au Moyen-Orient, faute d’accès au réseau de bases, d’aérodromes et de soutien logistique actuellement disponible en Europe.

La rupture avec Washington

Au-delà des menaces de représailles et de ciblage des intérêts commerciaux américains, diplomates et responsables gouvernementaux dans les capitales européennes débattent des conséquences à long terme d’une rupture avec Washington. Pour beaucoup, cette perspective est douloureuse, car elle signifie la fin de 80 ans de coopération politique, d’entraide et d’échanges commerciaux fructueux et porte un coup fatal à l’OTAN sous sa forme actuelle. De nombreux gouvernements s’efforcent donc de sauver ce qu’ils peuvent, tandis qu’en Italie, la dirigeante de l’extrême droite, Giorgia Meloni, tente de rétablir les relations.

Pour certains responsables gouvernementaux, il n’est pas difficile d’envisager un avenir sans les États-Unis. Dans un premier temps, les pays européens, y compris des pays non membres de l’Union européenne (UE) comme le Royaume-Uni et la Norvège, ont consacré une grande partie du second mandat de Trump à collaborer au sein d’un groupe de plus en plus efficace, déjà actif sans les États-Unis : la Coalition de soutien à l’Ukraine.

Les conseillers à la sécurité nationale de 35 gouvernements communiquent régulièrement et se réunissent fréquemment que ce soit en ligne ou en présentiel ainsi que par messages informels. Ils sont habitués à rechercher des solutions multilatérales dans un monde où Trump fait largement partie du problème. Selon des sources proches du groupe, le niveau de confiance y est généralement élevé. Et ce ne sont pas seulement les responsables politiques qui s’y impliquent, les dirigeants eux-mêmes travaillent au sein de ces nouveaux groupes interconnectés.

Des dirigeants comme le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président finlandais Alexander Stubb et la Première ministre italienne Giorgia Meloni communiquent régulièrement par messages, souvent au sein d’une même conversation de groupe. Au cours de l’année écoulée, ces dirigeants ont mis en place une routine bien rodée d’échange de messages à chaque action potentiellement dommageable ou imprudente de Trump.

Tim Roy cite une source bien informée qui a déclaré : « Lorsque les choses s’accélèrent, la coordination est difficile et ce groupe [de dirigeants] est très efficace. Cela en dit long sur les relations personnelles et leur importance ».

Pour une nouvelle alliance de sécurité

Ce dispositif informel mais efficace est connu sous le nom de Groupe de Washington, en référence au groupe de dirigeants européens qui ont rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche en août dernier.

Leur approche, tout au long de l’année écoulée, s’est caractérisée par le calme et la capacité à réagir aux initiatives politiques du président Trump sans se laisser entraîner dans sa rhétorique provocatrice.

Cette approche a contribué à faciliter le processus de paix en Ukraine, où la Coalition des volontaires est sur le point de conclure un accord-cadre de paix approuvé par les États-Unis, incluant des garanties de sécurité américaines pour l’Ukraine. Il s’agit d’une avancée significative, étant donné que Trump avait auparavant exclu toute implication militaire américaine dans le processus de paix. Cependant, les actions inconsidérées de Trump concernant le Groenland ont changé le cours des événements et l’ère de l’apaisement face aux menaces du président américain est révolue. Même Starmer, d’ordinaire réputé pour son extrême prudence, a qualifié de « négative » la menace de droits de douane brandie par Trump, y compris, semble-t-il, lors d’un entretien téléphonique direct avec lui dimanche.

La crise groenlandaise soulève des questions chez les dirigeants européens quant à la marche à suivre sans le soutien américain. Un diplomate a déclaré : « La Coalition des volontaires a commencé par négocier sur l’Ukraine mais elle a également tissé des liens très étroits entre certaines personnalités clés des capitales. Ils ont instauré la confiance et les compétences nécessaires pour travailler ensemble. Ils se connaissent personnellement et la communication et les échanges de messages sont aisés ».

Cet accord pourrait constituer le point de départ d’une nouvelle alliance de sécurité à une époque où les États-Unis ne garantissent plus la sécurité de l’Otan et de l’Europe. Un tel accord n’exclurait pas la coopération avec les États-Unis mais ne la considérerait pas comme acquise. Zelensky participe lui-même à des discussions écrites avec les dirigeants du Groupe de Washington, ce qui ajoute une dimension intéressante.

Dans ce contexte, l’Ukraine est le pays le plus militarisé parmi les participants, disposant d’une armée importante, d’une industrie de drones très développée et d’une expérience du combat supérieure à celle de toute autre nation. Si l’Ukraine aspire depuis longtemps à l’adhésion à l’Otan, cet objectif semble aujourd’hui moins crucial, les promesses américaines de garanties de sécurité s’amenuisant de jour en jour. Si la puissance militaire ukrainienne s’allie à celle de la France, de l’Allemagne, de la Pologne, du Royaume-Uni et d’autres pays, la force armée potentielle de cette alliance des volontaires serait redoutable, englobant États nucléaires et non nucléaires.

Bien que le besoin de l’Europe en matière de soutien américain pour sa défense ait été un sujet moins fréquemment abordé ces derniers temps, Bruxelles a multiplié les initiatives et les déclarations ces derniers jours.

Vers une armée européenne permanente

Officiellement, l’UE a exprimé sa détermination à assurer sa propre défense d’ici 2030. Il y a une semaine, le commissaire européen à la Défense, Andrius Kubilius, a proposé la création d’une armée européenne permanente de 100 000 hommes et a relancé l’idée d’un Conseil européen de sécurité composé d’une douzaine de membres, dont le Royaume-Uni. Ursula von der Leyen a promu une nouvelle stratégie européenne de sécurité, sans toutefois en fournir les détails.

Il existe un large consensus sur la nécessité d’engager rapidement des discussions sur une nouvelle architecture de sécurité européenne. Les dirigeants européens se réuniront dans les prochains jours lors d’un sommet d’urgence afin de définir une réponse aux menaces de Donald Trump concernant le Groenland, même si les débats pourraient s’étendre à d’autres sujets.

La présence de Trump au Forum économique mondial de Davos cette semaine ouvre également la voie à des discussions directes entre les parties européenne et américaine.

Après ses entretiens avec le chancelier Merz, Macron, Starmer et le secrétaire général de l’Otan Rutte, Von der Leyen a déclaré dimanche que les Européens restaient fermement engagés dans la protection du Groenland. Elle a ajouté : «Nous ferons face à ces défis auxquels est confronté la solidarité européenne avec fermeté et détermination» et, compte tenu de la situation actuelle, il est nécessaire que les dirigeants fassent preuve de créativité pour tenir tête à Trump.

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Tunisie | Une « révolution » qui a cannibalisé l’économie

Le 14 janvier 2011, la Tunisie écrivait une page glorieuse de son histoire. Zine el-Abidine Ben Ali fuyait le pays, emportant avec lui des richesses spoliées et le destin pathétique de finir ses jours et d’être enterré en Arabie Saoudite, loin du pays qu’il avait gouverné pendant vingt-trois ans. Ce jour-là, Tunis vibrait d’espérance. Les poètes proclamaient que «le destin répondrait aux aspirations du peuple». Le monde entier applaudissait ce petit pays maghrébin qui osait défier la tyrannie. Quinze ans plus tard, le bilan est d’une brutalité insoutenable : la Tunisie post-2011 a réussi l’exploit de transformer une révolution en catastrophe économique intégrale.

Moktar Lamari *

Comparez la Tunisie de 2011 avec la Serbie de 2000, et vous mesurerez l’abîme qui sépare une vraie transition d’une mascarade. Lorsque Slobodan Milošević est tombé, le nouveau gouvernement serbe a agi avec détermination : rétablissement des relations avec le FMI, réouverture du commerce, stabilisation macroéconomique immédiate. L’inflation a chuté de moitié, la croissance a explosé à 6% par an, les capitaux étrangers sont revenus en masse. Les Serbes ont cru que les règles avaient changé, et l’économie a répondu.

La paix sociale à crédit

La révolution du jasmin, elle, a accouché d’un monstre. Des élections compétitives, certes. Une constitution démocratique, effectivement. Mais l’économie ? Totalement sacrifiée sur l’autel de la lâcheté politique et du clientélisme généralisé. Les gouvernements successifs – qu’ils soient islamistes, laïques, technocrates ou populistes – ont tous adopté la même stratégie suicidaire : acheter la paix sociale à crédit.

La masse salariale du secteur public a explosé, passant de 12% du PIB en 2010 à plus de 15% aujourd’hui. Des dizaines de milliers de postes ont été créés non pas pour améliorer les services publics, mais pour calmer les manifestants.

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), ce syndicat mafieux déguisé en défenseur des travailleurs, a obtenu tout ce qu’elle voulait : augmentations salariales, primes garanties, impunité totale pour ses adhérents. Résultat ? Un État obèse, paralysé, incapable de fournir le moindre service décent malgré une armée de fonctionnaires payés à ne rien faire.

Un suicide économique par consensus

Pendant ce temps, les choix difficiles ont été systématiquement reportés. Les subventions – cette drogue économique qui représente aujourd’hui 6,3% du PIB – n’ont jamais été réformées. Pire : elles ont augmenté. L’essence, le pain, l’électricité, l’eau et même le gaspillage… tout est subventionné. Pas pour aider les pauvres, qui en bénéficient proportionnellement moins, mais pour éviter les émeutes. La Tunisie dépense des milliards de dinars pour subventionner les 4×4 des classes aisées pendant que les hôpitaux publics manquent de gaze. Et depuis peu de médicaments vitaux.

Les entreprises publiques ? Toujours là, toujours aussi inefficaces, toujours aussi corrompues, toujours aussi irrespectueuses du droit citoyen à un service public digne de nom. La Tunisair perd des centaines de millions chaque année. La Steg, la Sonede, la Pharmacie centrale – toutes au bord de la faillite, toutes maintenues en vie par perfusion budgétaire. Et l’économie doit payer la facture, par une sur-fiscalisation honteuse.

Aucun gouvernement n’a osé les privatiser, les restructurer, ou même simplement exiger qu’elles cessent de saigner les finances publiques. Aucune évaluation sérieuse de ces vampires des taxes des contribuables. Pourquoi ? Parce que l’UGTT menace de grève générale au moindre murmure de réforme.

La rigidité du marché du travail ? Intacte. Le Code du travail tunisien, cette relique protectionniste des années 1960, rend le licenciement quasiment impossible. Résultat : les entreprises privées n’embauchent plus, ou embauchent au noir.

Le chômage des jeunes – le grief initial qui a déclenché la révolution – stagne autour de 40% dans certaines régions. Les diplômés universitaires attendent des années un emploi public qui ne viendra jamais, pendant que le secteur privé étouffe sous les contraintes réglementaires. Leurs diplômes ne valent plus rien, tellement l’UGTT a bourré le système éducatif par les moins compétents.

La corruption viscérale

Et la corruption ? Ah, la corruption ! Le régime de Ben Ali était une kleptocratie familiale organisée. Au moins avait-elle une certaine efficacité : tu payais la famille Trabelsi, et ton business fonctionnait.

Depuis 2011, la corruption s’est démocratisée. Elle est devenue diffuse, décentralisée, tentaculaire. Chaque parti politique, chaque administration, chaque niveau de gouvernement a développé ses propres réseaux de prédation.

En 2018, la confiance dans le gouvernement avait chuté de moitié par rapport à 2011. Les investisseurs ont compris que la «nouvelle Tunisie» n’était que l’ancienne en pire : plus instable, plus corrompue, plus paralysée.

Les IDE se sont effondrés. En 2010, malgré la dictature, la Tunisie attirait 1,5 milliard de dollars d’investissements étrangers. En 2023, après treize ans de «démocratie», ce chiffre peinait à atteindre 800 millions.

Les investisseurs ont vu de nouvelles politiques s’empiler sur l’ancienne économie sans rien changer au fond. Pire encore : ils ont vu l’instabilité politique détruire la seule chose que Ben Ali offrait – la prévisibilité. Sous la dictature, on savait à quoi s’attendre.

Depuis 2011, personne ne sait rien. Les gouvernements tombent tous les dix mois. Les politiques changent au gré des coalitions et humeurs de leur patron. Les promesses ne valent rien.

Du chaos démocratique au chaos autoritaire

Puis vint Kaïs Saïed. Élu triomphalement en 2019 avec 73% des voix, porté par le ras-le-bol généralisé envers la classe politique. Le 25 juillet 2021, il suspend le parlement, concentre tous les pouvoirs, promet de «nettoyer» le système. Les Tunisiens fatigués applaudissent. Enfin, quelqu’un va agir !

Quatre ans plus tard, le verdict est sans appel : Saïed a encore plus enfoncé le sens du travail et du mérite. Une catastrophe intégrale véhiculée par encore moins de compréhension des principes fondamentaux de l’économie. On détruit les institutions démocratiques sans rien construire à la place. On écarte les partis politiques sans proposer d’alternative. On dissout le parlement sans améliorer la gouvernance. On concentre tous les pouvoirs pour… ne rien faire, comme réforme structurante, courageuse et conçues à l’aune des résultats.

Ou plutôt si : on a aggravé la situation. On a rejeté l’accord avec le FMI, ce qui aurait au moins apporté 1,9 milliard de dollars et imposé des réformes structurelles. Et pour quel argument ?

La «souveraineté nationale» et le refus des «diktats néolibéraux». Noble posture. Sauf qu’il n’a aucun plan B.

La dette publique atteint 81% du PIB. Le service de la dette engloutit 14% du PIB – de l’argent qui ne va ni dans l’éducation, ni dans la santé, ni dans les infrastructures. Les réserves en devises fondent à vue d’œil. Les pénuries de produits de base se multiplient.

Pendant ce temps, l’État donne des discours surréalistes sur les « complots étrangers » et les « traîtres à la nation ». Il arrête des opposants politiques. Il musèle les médias. Il persécute les migrants subsahariens dans des raids racistes dignes des heures les plus sombres.

Et l’économie ? Elle continue de sombrer dans l’indifférence la plus totale.

Le naufrage en chiffres

Les chiffres sont implacables. Catastrophiques. La croissance moyenne post-2011 ? Misérable 1,5% par an, contre 4-5% sous Ben Ali. Le chômage ? Passé de 13% en 2010 à plus de 16% aujourd’hui, et toujours autour de 40% pour les jeunes diplômés. L’inflation ? Chroniquement supérieure à 7-8% ces dernières années, atteignant 10% en 2023. Les salaires réels ? En baisse constante depuis quinze ans. La paupérisation ronge les classes moyennes, alors que les affaires proposèrent pour les plus aisés à Tunis et sa banlieue nord.

La Tunisie de 2026 est objectivement plus pauvre, plus endettée, plus désespérée qu’en 2010. Le PIB par habitant en termes réels a à peine progressé d’un iota.

Des centaines de milliers de Tunisiens – souvent les plus qualifiés – ont fui le pays. Les boat people se noient par centaines en Méditerranée chaque année, fuyant ce paradis démocratique que le monde entier leur envie.

L’ancre institutionnel, ce chaînon manquant

Le problème fondamental ? L’absence totale de crédibilité institutionnelle. Une rupture politique ne produit des résultats économiques que si elle établit un point d’ancrage clair : qui décide, selon quelles règles, et pour combien de temps.

La Tunisie post-2011 n’a jamais fourni cette clarté. Gouvernements éphémères (une quinzaine de premiers ministres et plus de 750 ministres), coalitions fragiles, constitution réécrite, institutions détruites puis reconstruites puis détruites de nouveau.

Aucun investisseur sensé ne peut miser sur un pays où les règles du jeu – notamment fiscales – changent tous les dix-huit mois. Aucune entreprise ne peut planifier quand elle ne sait pas si le gouvernement tiendra encore l’année prochaine. Aucun citoyen ne peut investir dans l’avenir quand cet avenir est illisible.

L’économie de la rupture est une question de crédibilité. La Tunisie post-2011 a détruit méthodiquement toute crédibilité. Chaque gouvernement a promis des réformes avant de capituler face à l’UGTT. Chaque coalition a juré de réduire la dépense publique avant d’augmenter les salaires pour acheter la paix sociale. Chaque président a proclamé la guerre à la corruption tout en laissant prospérer les réseaux clientélistes.

Le verdict final

La révolution tunisienne n’a pas échoué par accident. Elle a été consciemment sabotée par une classe politique incapable, lâche et corrompue.

Des islamistes d’Ennahdha aux laïcs de Nidaa Tounes, des technocrates aux populistes, tous ont préféré leur survie politique immédiate à l’intérêt national à long terme. Tous ont refusé les choix difficiles. Tous ont bradé l’avenir pour acheter le présent.

Et les Tunisiens ? Ils paient cash. Quinze ans après avoir renversé un dictateur, ils sont plus pauvres, plus désespérés, plus impuissants. Le destin devait répondre à leurs aspirations. Il leur a craché au visage.

La révolution tunisienne restera dans l’histoire comme la preuve éclatante qu’un changement de régime sans transformation économique structurelle ne produit qu’une chose : le chaos stérile.

La Tunisie post-2011 est un cimetière d’espoirs, un monument à l’incompétence collective, une démonstration grandeur nature que la démocratie sans responsabilité économique mène droit à l’abîme. Le jasmin est mort. Il ne reste que les épines du cactus (el hindi) qui entouraient le Jasmin… de l’espoir !

* Economiste universitaire.

Blog de l’auteur : Economics for Tunisia.

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SFBT: Plus de 175 millions de litres de bière vendus en 2025 et baisse de la vente des boissons gazeuses

La société de Fabrication des Boissons de Tunisie (SFBT) vient de publier ses indicateurs d’activité relatifs au quatrième trimestre 2025. Selon ces indicateurs, la SFBT a vendu au cours de l’année écoulée 1 767 546 HL de bière, et ce, contre 1 721 682 HL vendus en 2024.  La vente des boissons gazeuses est passée […]

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Fermeture temporaire de plusieurs axes à Sidi Bou Saïd à la suite d’instabilités du sol

Face aux récentes perturbations climatiques ayant touché la localité de Sidi Bou Saïd, les autorités locales ont annoncé la fermeture temporaire de certains axes routiers afin de préserver la sécurité des personnes et des biens. Les conditions météorologiques observées ont en effet provoqué plusieurs phénomènes d’érosion et de glissements de terrain, tandis que les prévisions […]

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Tunisie | Météo : 11 gouvernorats sont encore placés en vigilance jaune

“11 gouvernorats au nord du sont encore placés en vigilance jaune, et ce, en raison des perturbations météorologiques”, d’après la carte vigilance publié par ce jeudi 22 janvier par l’INM.  Ces perturbations météorologiques seront marquées par des pluies temporairement orageuses l’après-midi avec des rafales de vents dépassant 60 km/h . Les gouvernorats placés en vigilance […]

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