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Anne Lauvergeon : climat, compétitivité et dépendances énergétiques

Alors que les tensions géopolitiques s’intensifient autour du pétrole, du gaz et des minerais critiques, Pascal Boniface, directeur de l‘Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) dialogue avec Anne Lauvergeon, présidente d’honneur d’Areva, directrice du fonds ALP et membre du CA de l’IRIS.

Anne Lauvergeon critique les politiques européennes pour leur idéologie punitive sur les renouvelables, sans soutien industriel suffisant, menant à une perte de compétitivité et à de nouvelles dépendances énergétiques.​

Anne Lauvergeon, lors d’une rencontre récente à l’IRIS avec Pascal Boniface, a analysé les défis énergétiques français et européens face aux tensions géopolitiques sur pétrole, gaz et minerais critiques. Elle relie énergie, souveraineté et climat, notant que l’Europe priorise le climat au détriment de la compétitivité industrielle.​

L’intervenante revient sur les ambitions d’Ursula von der Leyen (2019) pour le photovoltaïque et l’éolien qu’elle juge punitives, car sans industrialisation européenne pour concurrencer le dumping chinois. En 2000, l’Europe produisait 30 % du photovoltaïque mondial, mais le dumping chinois l’a anéanti. Bosch a fermé son usine de Vénieux sans réaction forte de Bruxelles, contrairement aux États-Unis.​

Pour revenir  aux dépendances énergétiques

L’Europe a remplacé le gaz russe par du GNL américain (hausse de 153% en 2022), pourtant issu de schiste interdit localement, créant une nouvelle vulnérabilité. Le gaz russe comblait auparavant l’intermittence des renouvelables, soulignant l’absence de stratégie équilibrée.​

On déduit un appel à une transition rationnelle : mixer nucléaire (sous-exploité), gaz et renouvelables industrialisés pour concilier le climat, la compétitivité et l’indépendance, sans idéologie ni dépendances externes. L’Europe s’expose à des défis majeurs en matière d’énergie vis-à-vis de la Chine, la Russie et les États-Unis.

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2025 parmi les trois années les plus chaudes jamais enregistrées

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) confirme que 2025 figure parmi les trois années les plus chaudes jamais observées, depuis l’introduction des instruments de mesure. Et ce, malgré l’influence du phénomène La Niña, généralement associé à un refroidissement temporaire.

Selon une méta-analyse de huit ensembles de données, la température moyenne mondiale de surface a dépassé de 1,44 °C les niveaux de l’ère préindustrielle (1850-1900). Les trois années 2023, 2024 et 2025 constituent désormais le trio le plus chaud jamais enregistré.

La température moyenne estimée pour 2025 est de 15,08 °C, avec une marge d’incertitude plus importante sur la valeur absolue que sur l’anomalie climatique elle-même. Les océans, qui absorbent environ 90 % de l’excès de chaleur lié au réchauffement climatique, atteindront également des niveaux records de température.

Une étude publiée dans Advances in Atmospheric Sciences indique que le contenu thermique des 2 000 premiers mètres de l’océan mondial devrait augmenter d’environ 23 ± 8 zéjoules entre 2024 et 2025, soit l’équivalent de près de 200 fois la production électrique mondiale annuelle.

À l’échelle régionale, plus de la moitié des océans affichent des températures parmi les plus élevées jamais enregistrées, notamment en Méditerranée, dans l’océan Indien Nord, l’Atlantique Sud et l’océan Austral, confirmant l’ampleur du réchauffement global.

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