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Guerre au Moyen-Orient : le coup de pouce décisif de Poutine à Téhéran

Selon la presse américaine, Moscou fournirait des renseignements militaires à Téhéran sur de potentielles cibles américaines. Des données qui expliqueraient la sophistication de certaines frappes de l’Iran, en riposte à l’agression du duo israélo-américain.

C’est une information qui pourrait peser lourdement sur la tournure du conflit armé qui oppose les États-Unis et Israël à la République islamique l’Iran. Même si les rapports de force demeurent outrageusement asymétriques entre les belligérants. Ainsi, à en croire des informations relayées par la presse américaine, Moscou aurait fourni des renseignements militaires à Téhéran sur de potentielles cibles américaines. Des données qui auraient permis aux Gardiens de la Révolution de viser certaines cibles américaines – dont des radars d’alerte précoce ou des radars transhorizon « qui coûtent des millions de dollars – avec une précision époustouflante et une « sophistication » insoupçonnée. Et ce, en riposte aux bombardements israélo-américains depuis le 28 février.

Selon les experts militaires, l’Iran a déjà perdu une grande partie de ses capacités de renseignement après les premiers jours de guerre. Or, repérer seul les forces américaines représente un vrai défi. Autrement dit, sans l’aide russe pour fournir ces informations, les dirigeants iraniens seraient nettement moins bien informés, voire aveugles sur certains fronts.

Dans un article publié le 6 mars, le Washington Post révèle que, « selon trois sources officielles proches du renseignement », « la Russie fournit à l’Iran des informations pour attaquer les forces américaines présentes au Moyen-Orient. Le premier indice de l’engagement – même indirect – d’un autre adversaire majeur des États-Unis dans la guerre ».

Une précieuse aide logistique

Ainsi, le prestigieux quotidien de la capitale fédérale cite dans cet article des informateurs qui s’expriment sous couvert d’anonymat. Ces derniers avancent que le renseignement russe – grâce à l’imagerie spatiale produite par ses satellites – apporte une précieuse aide logistique à Téhéran. Des renseignements en temps réel qui permettent de localiser et de frapper des cibles militaires américaines Et notamment des bâtiments de guerre, des avions de chasse, desradars ou encore des bases logistiques.

Ces renseignements, ajoute la même source, ne se limitent pas aux coordonnées GPS. Ils incluent également des recommandations précises sur les modes d’attaque, les armes à utiliser et les vulnérabilités de la cible.

La revanche de Moscou

Et si le Kremlin rendait à Washington la monnaie de sa pièce ? Rappelons que le Pentagone fournit de l’imagerie satellitaire à l’Ukraine pour lui permettre de suivre en temps réel les mouvements des troupes russes et d’évaluer les dommages après les frappes, essentiels à sa défense. Ce renseignement, crucial pour la précision des frappes, soutient l’effort de guerre ukrainien face à l’invasion russe.

« Vladimir Poutine s’est longtemps opposé à ce que les États-Unis fournissent de l’imagerie satellite à l’armée ukrainienne dans le cadre de sa guerre contre l’invasion russe. Et il semble maintenant faire de même », note pertinemment le quotidien britannique The Daily Telegraph.

Dans un tel contexte, il fallait s’attendre à une vive réaction de l’administration américaine. Mais la retenue dont elle a fait preuve est étonnante.

En effet, Donald Trump a qualifié l’éventuelle ingérence russe de « stupide ». Tout en ajoutant, non sans ironie : « Regardez ce qui est arrivé à l’Iran cette semaine. S’ils reçoivent des renseignements, cela ne les aide pas beaucoup ».

Pour sa part, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, s’est dit « peu préoccupé ». D’ailleurs, il assurait, vendredi 6 mars, lors d’une interview à l’émission « 60 Minutes » de CBS que les États-Unis « surveillent tout » et intègrent ces informations dans leurs plans de bataille.

« Le peuple américain peut être assuré que son commandant en chef est parfaitement au courant de qui parle à qui » a-t-il argué.

Idem pour la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. Celle-ci a déclaré avec son arrogance habituelle aux journalistes : « Cela ne change absolument rien aux opérations militaires en Iran, car nous les anéantissons complètement. »

A ce propos, Karoline Leavitt a refusé de dire si Donald Trump avait parlé au président russe Vladimir Poutine de ce partage de renseignements présumé ou s’il estimait que la Russie devait subir des sanctions. Tout en indiquant qu’elle laisserait le président s’exprimer lui-même sur le sujet.

Un cadeau du ciel

Au final, et nonobstant l’éventualité d’une implication russe, qui reste à prouver, dans le conflit au Moyen-Orient, force est de constater que cette guerre représente une aubaine économique pour la Russie. En effet, avec le détroit d’Ormuz paralysé, l’Asie se tourne vers le brut russe, jusqu’à présent délaissé et bradé à cause des sanctions occidentales.

Autre effet collatéral de la guerre en Iran : la flambée des prix du baril de pétrole russe de 40 % en quelques jours. De quoi aider Moscou à financer son effort de guerre en Ukraine. D’autant plus que la tension internationale s’est déplacée au Moyen-Orient et que la paix en Ukraine est le dernier souci des Etats-Unis. M. Poutine s’en frotte les mains.

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Pétrole russe : Orbán réclame la fin des sanctions

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a annoncé qu’un plafonnement des prix des carburants sera imposé dans son pays. Et ce, afin de protéger les consommateurs hongrois des hausses de prix dues à la guerre au Moyen-Orient.

Dans un message publié sur Facebook, lundi 9 mars, Victor Orbán a déclaré que le plafond – 595 forints (1,51 euro) par litre pour l’essence et 615 forints (1,56 euro) pour le diesel – ne s’appliquerait qu’aux véhicules immatriculés en Hongrie.

Plus tôt, il avait appelé l’Union européenne à suspendre les sanctions imposées au pétrole et au gaz russes, en raison de la flambée des prix de l’énergie. « Nous devons revoir et suspendre toutes les sanctions imposées à l’énergie russe en Europe. J’ai pris cette initiative aujourd’hui, dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen », a-t-il déclaré dans un message vidéo.

Selon Orbán, la confrontation entre Budapest et Kiev au sujet de l’interruption des livraisons de pétrole russe via l’oléoduc Druzhba, qui traverse l’Ukraine, est également devenue une « menace sérieuse » pour l’UE.

A cet égard, la Hongrie et la Slovaquie accusent l’Ukraine de retarder délibérément la réouverture de l’oléoduc. Kiev affirme que ce dernier a été endommagé par des frappes russes fin janvier. De son côté, Budapest a bloqué un prêt de 90 milliards d’euros de l’UE à l’Ukraine; ainsi qu’un nouveau train de sanctions imposées par Bruxelles à Moscou. Tout en invoquant ce qu’il qualifie de « blocus pétrolier ukrainien ».

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Appel à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !»

Dans un appel lancé le 4 mars 2026 sur son site web et que nous reproduisons ci-dessous, le parti La France Insoumise appelle à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !» pour diffuser dans tous les peuples la volonté de paix et coordonner les actions de résistance à la logique de guerre !  L’appel a été lancé à l’initiative de dix dirigeants de LFI, dont son président Jean-Luc Mélenchon.

La guerre totale n’est pas inéluctable. Il faut agir. L’appel «La paix c’est maintenant !» le propose.

Depuis le 28 février 2026, les armées des États-Unis d’Amérique et d’Israël ont commencé une guerre contre l’Iran et le Liban. Les bombardements ont déjà fait tant de morts ! Il s’agit, pour les États-Unis comme pour Israël, d’imposer leur domination par la force. À présent, cette nouvelle guerre met en grand danger, non seulement la région, mais le monde entier.

Comme avec le génocide impuni à Gaza, une nouvelle fois, le droit international est foulé aux pieds, l’Onu est méprisée. L’un et l’autre avaient été construits pour prévenir les enchaînements vers la guerre totale. Ils sont pour l’Humanité un bien commun à protéger et à développer. C’est pourquoi les violations de ces règles ne doivent jamais être encouragées et toujours condamnées surtout lorsqu’elles sont le fait des États les plus puissants. Ce fut le cas de la quasi-totalité de la communauté mondiale quand, en février 2022, la fédération de Russie a envahi l’Ukraine.

On a vu depuis où conduisent le silence et l’inaction. Ils encouragent le crime. Ainsi avec le génocide commis par le gouvernement de M. Netanyahu depuis octobre 2023. En RDC et au Soudan, les agresseurs se sont sentis excusés. Puis ce fut l’enlèvement du Président vénézuélien, le durcissement du siège de Cuba et les menaces contre la Colombie et le Panama. Et l’on a vu Donald Trump parler de l’annexion du Canada et du Groenland.

Dans chaque circonstance, notre choix de la paix et de la diplomatie ne signifie jamais l’accord politique obligé avec le gouvernement victime de l’agression. Nous défendons ce qui est bon pour tous et voudrions voir s’appliquer si notre propre pays était agressé.

Pour construire la paix dans ce monde où nous sommes tous liés, il faut en finir avec la politique du double standard des droits. Il est urgent de stopper l’escalade vers la guerre totale dans laquelle nous sommes tous entraînés. Les peuples doivent prendre la parole, les Nations unies doivent être confortées.

Nous sommes des responsables politiques, parlementaires, syndicalistes, responsables associatifs et d’ONG, artistes, intellectuels, tous militants de la paix. Alors, nous appelons à réinvestir le système onusien et à lui donner les moyens pour se hisser à la hauteur de ce moment où la civilisation humaine tout entière est menacée d’un embrasement destructeur général. Nous appelons à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !» pour diffuser dans tous les peuples la volonté de paix et coordonner les actions de résistance à la logique de guerre !

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Quand l’Estonie défie la Russie !

«Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe», a déclaré le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, dans un entretien au journal The Telegraph. A-t-il vraiment mesuré ses paroles en affirmant que son pays ne serait pas une cible facile en cas d’agression russe, tout en avertissant que toute attaque conduirait à un transfert du conflit sur le territoire russe ?  

Habib Glenza

Dans une autre interview accordée à Deutsche Welle (DW), le chef de la diplomatie estonienne a balayé les craintes concernant la vulnérabilité de son pays face à une éventuelle invasion russe.

Interrogé sur le fait que l’Estonie soit souvent désignée comme une cible prioritaire en raison de sa position géographique, il a répondu : «Mais dans la vraie vie, nous augmentons considérablement nos capacités». «Je pense que l’Otan est plus forte que jamais. Nous avons déjà de nouveaux plans de défense, ce qui signifie que nous ne nous contentons pas d’attendre. Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe.»

Les louvoiements de l’Europe

Margus Tsahkna rejette l’idée que l’Estonie soit le pays le plus vulnérable d’Europe. Il assure que la résistance estonienne mènerait à un déplacement de la guerre sur le sol russe. Et critique les tentatives de négociation directe avec Vladimir Poutine.  

Il exprime, cependant, et à juste titre, son inquiétude quant à la volonté politique de l’Europe de faire face à la menace russe. «Nous nous inquiétons de l’Europe, de savoir si l’Europe est prête à prendre une décision, à se lever, à devenir plus forte», a-t-il admis. Tout en qualifiant de «totalement erronée» l’hypothétique envoi d’un émissaire européen au Kremlin, auquel il prévoit un retour humiliant qui affaiblirait la position de l’Ukraine.

Ces déclarations interviennent alors que plusieurs personnalités politiques européennes, dont le Premier ministre letton Evika Silina et le président estonien Alar Karis, ont récemment appelé à la nomination d’un envoyé spécial européen pour négocier avec la Russie. En décembre dernier, le président français Emmanuel Macron avait également exprimé sa conviction de la nécessité de trouver une solution pour interagir directement avec le dirigeant russe. Selon les médias, l’ancien président finlandais Sauli Niinistö serait considéré comme le favori pour ce poste.

Le potentiel militaire en place

Les déclarations du ministre des Affaires étrangères estonien font «rire et pleurer à la fois», car elle font craindre que l’Etat profond européen soit disposé à sacrifier l’Estonie, après avoir sacrifié l’Ukraine.

Ce tout petit pays de moins de 46 000 km2 dispose d’une armée de 7 700 soldats dont 1000 placés dans une base située à la frontière avec la Russie. L’Allemagne lui a récemment envoyé 44 tanks et 350 soldats comme aide militaire et c’est tout ce que peut aligner ce pays balte pour affronter la Russie, laquelle compte 17 millions de km2, 1,5 million de soldats, des milliers d’ogives nucléaires, d’avions, de tanks, de drones, de missiles, etc.! Aussi les déclarations du ministre estonien des Affaires étrangères peuvent-elles paraître insensées. Sur qui l’Estonie va-t-elle compter pour «mener la guerre sur le territoire russe» ? Apparemment sur l’Otan, l’Union européenne, les pays scandinaves (Suède, Norvège, Danemark, Islande et Finlande) et, bien entendu, les Etats-Unis. Mais ces pays sont-ils prêts à voler à son secours au risque de se trouver engagés dans une guerre qu’ils cherchent à éviter ? Si oui pourquoi ne sont-ils pas intervenus en Ukraine comme ils l’ont promis ?

Le précédent de la Pologne

Par ses déclarations, le ministre des Affaires étrangères estonien cherche en réalité à préparer ses concitoyens à une guerre que leurs voisins ukrainiens n’ont pas réussi, eux, à éviter. Ni l’Otan, ni l’Europe, ni à fortiori les Etats-Unis ne se hasarderont à entrer en guerre contre la Russie pour sauver l’Estonie au risque de déclencher une troisième guerre mondiale.

Rappelez-vous qu’en 1939, lorsque Hitler a envahi la Pologne, ce pays comptait sur ses deux alliés de taille, l’Angleterre et la France, qui n’ont pas bougé le doigt pour le défendre. La suite, on la connaît…     

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Les dessous de l’accord d’armement russo-iranien

Le Financial Times, citant des sources bien informées et se référant à des documents russes confidentiels qu’il a consultés, a révélé les détails d’un accord secret irano-russe prévoyant une commande iranienne de systèmes de défense aérienne russes d’une valeur de 545 millions de dollars en juillet de l’année dernière, quelques jours seulement après la fin de la guerre des douze jours. 

Imed Bahri

Ces révélations interviennent alors que les États-Unis déploient une force militaire considérable au Moyen-Orient, sur fond de menaces du président américain Donald Trump à l’encontre de l’Iran s’il ne conclut pas à un «bon accord» concernant son programme nucléaire.

Le journal britannique indique que l’accord signé à Moscou en décembre dernier oblige la Russie à livrer 500 lanceurs mobiles Verba et 2500 missiles 9M336 à Téhéran sur une période de trois ans.

Les négociations ont eu lieu entre Rosoboronexport (l’agence d’État russe chargée des exportations d’armement) et un représentant du ministère iranien de la Défense à Moscou.

Le journal précise que Rouhollah Katibi, un haut responsable du ministère iranien de la Défense basé à Moscou, a coordonné l’accord. Il avait auparavant contribué à la vente de centaines de missiles balistiques à courte portée Fateh-360 à la Russie, destinés à être utilisés en Ukraine.

Les États-Unis ont imposé des sanctions à Katibi en 2024, l’accusant d’agir pour le compte du ministère iranien de la Défense. Le département du Trésor américain l’a qualifié de trait d(union entre le gouvernement russe et le ministère iranien de la Défense.

Le système Verba

Le système Verba est l’un des systèmes de défense aérienne les plus avancés de la Fédération de Russie. Il s’agit d’un missile sol-air portable à guidage infrarouge, capable de cibler les missiles de croisière, les aéronefs volant à basse altitude et les drones.

Ce système permet aux forces terrestres de déployer rapidement des défenses dispersées sans dépendre d’installations radar fixes, plus vulnérables aux attaques.

Selon les termes du contrat, les livraisons sont prévues en trois phases entre 2027 et 2029.

Un ancien haut responsable américain a déclaré : «La Russie a peut-être perçu cet accord comme un moyen de rétablir ses relations avec l’Iran après son incapacité apparente à soutenir son allié lors de la guerre de douze jours contre Israël». Il a ajouté : «Ils souhaitent que l’Iran reste un partenaire. Par conséquent, même s’ils n’ont pas pu intervenir pendant la crise, ils tenteront de renouer les liens par la suite»

Le FT a cité une source proche du dossier qui a déclaré : «Il est probable qu’un petit nombre de ces systèmes aient été livrés à l’Iran dès le début». L’ambassadeur d’Iran à Moscou Kazem Jalali l’a également laissé entendre en confirmant plusieurs vols récents entre Moscou et Téhéran. 

Un avion-cargo russe Iliouchine Il-76TD a effectué au moins trois vols entre Mineralnye Vody, dans le Caucase du Nord, et la ville iranienne de Karaj au cours des dix derniers jours. Au moins un autre appareil du même type est arrivé en Iran en provenance de la même région fin décembre. L’Iran aurait également reçu jusqu’à six hélicoptères d’attaque russes Mi-28 en janvier et aurait commencé à en utiliser un à Téhéran ce mois-ci.

Le système Verba est-il suffisant ?

Ruslan Pukhov, directeur du Centre d’analyse des stratégies et des technologies (un groupe de réflexion basé à Moscou) a expliqué que «si certaines unités étaient livrées et déployées en Iran, il est peu probable qu’elles améliorent significativement la défense globale de Téhéran en cas de nouvelle guerre contre Israël ou les États-Unis».

Cependant, M. Pukhov a souligné que ce nouveau système pourrait rendre beaucoup plus dangereuses les opérations américaines impliquant des hélicoptères et des avions volant à basse altitude, tactiques récemment utilisées pour capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro. «Si une attaque héliportée comme celle contre Maduro devait se produire, ce système pourrait s’avérer très utile aux Iraniens. Si les missiles sont confiés aux bonnes personnes au bon moment, ils peuvent causer d’importants dégâts» du côté américain, a-t-il ajouté. 

Un changement de stratégie pour Téhéran

Nicole Grajewski, professeure assistante à l’Institut d’études politiques de Paris et spécialiste des relations stratégiques irano-russes, a déclaré : «Cet accord témoigne d’un changement de stratégie pour Téhéran après la destruction de ses défenses aériennes par Israël l’an dernier».  Elle a ajouté : «Contrairement aux systèmes de défense aérienne stratégiques russes de plus grande envergure, tels que les S-300 et S-400, le Verba ne nécessite pas de formation ni d’intégration poussées et peut être déployé beaucoup plus rapidement. Aucun de ces transferts ne modifiera fondamentalement la capacité de l’Iran à rivaliser avec les forces armées les plus avancées au monde mais ils pourraient prolonger le prochain conflit».

Le FT rappelle que Téhéran a fourni à Moscou des drones et des missiles pendant la guerre russo-ukrainienne. Les deux pays ont également signé un traité visant à renforcer leurs relations bilatérales en janvier 2025 et l’Iran a cherché à acquérir deux escadrons de chasseurs Soukhoï Su-35 de pointe auprès de la Russie.

En juin 2025, la confrontation militaire la plus directe et la plus violente entre l’Iran et Israël a éclaté lorsque Tel-Aviv, avec le soutien militaire direct des États-Unis, a lancé une série de frappes aériennes ciblant trois installations nucléaires iraniennes clés.

Cette guerre a marqué un tournant radical dans le cours du conflit régional, Washington s’engageant, pour la première fois, ouvertement et immédiatement dans des opérations offensives. Cela a entraîné la destruction massive des infrastructures de défense de Téhéran et a plongé toute la région au bord d’un conflit ouvert, qui a pris fin après l’annonce par le Pentagone et l’armée israélienne du succès des «frappes chirurgicales» ayant permis de détruire les principales cibles dont des réacteurs et des installations d’enrichissement vitaux. 

L’intensification de l’activité militaire américaine durant ce mois de février s’inscrit dans la continuité des conséquences de cette guerre. Washington cherche à tirer profit de la supériorité aérienne acquise l’été dernier pour imposer de nouvelles conditions nucléaires à Téhéran, tandis que ce dernier s’efforce de reconstruire au plus vite ses systèmes de défense en concluant ces accords avec Moscou pour l’acquisition de missiles portables Verba, dans le but de créer une défense aérienne au sol capable de pallier les vulnérabilités techniques révélées par les douze jours de la précédente guerre.

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Pétrolier saisi : Moscou accuse Washington de franchir une ligne rouge

La Russie a vivement réagi mercredi à la saisie en haute mer d’un pétrolier battant pavillon russe par les forces américaines, dénonçant une « violation flagrante du droit maritime » et un geste « hostile » de Washington.
L’épisode survient quelques jours après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, alimentant un climat diplomatique explosif entre les deux puissances.

Moscou dénonce une “piraterie d’État”

Dans un communiqué publié, le ministère russe des Affaires étrangères a accusé les États-Unis d’avoir mené « un acte illégal et provocateur » contre le Marinera, intercepté dans l’Atlantique Nord alors qu’il transportait du brut lié au Venezuela.

Des responsables politiques russes ont adopté un ton encore plus ferme, qualifiant l’arraisonnement de « piraterie moderne » et accusant Washington de « franchir une ligne rouge » en s’en prenant à un navire légalement immatriculé.

Selon plusieurs médias russes, la marine avait dépêché un sous-marin et des unités de soutien dans la zone où évoluait le pétrolier afin de dissuader toute intervention.
La présence navale n’a pas empêché les garde-côtes américains d’agir avec mandat d’un tribunal fédéral.

Le Kremlin affirme se réserver le droit de répondre, sans préciser la nature des mesures envisagées, et exige la libération immédiate de l’équipage.

Washington justifie l’opération, Caracas s’insurge

Les autorités américaines confirment que le Marinera faisait partie d’un réseau clandestin d’exportation destiné à financer le gouvernement Maduro en contournement des sanctions.

Washington a annoncé vouloir saisir et écouler jusqu’à 50 millions de barils de pétrole vénézuélien, dont les recettes seraient « redistribuées au peuple vénézuélien ».

À Caracas, les responsables loyalistes dénoncent une « confiscation illégale des ressources nationales » et un contrôle étranger accru.

Au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, plusieurs pays — y compris des alliés américains — ont exprimé leurs préoccupations face au risque d’escalade après la capture de Maduro, désormais suivie d’opérations américaines sur mer visant des partenaires du Venezuela.

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Groenland : Pourquoi Washington veut l’île la plus stratégique du monde

Entre défense, ressources et rivalités arctiques

La nouvelle crispation entre Washington et Copenhague autour du Groenland ne relève pas d’un simple caprice diplomatique. L’intérêt américain pour cet immense territoire arctique renvoie à des enjeux militaires, économiques et géopolitiques d’une ampleur rarement évoquée. À mesure que la fonte de la banquise ouvre de nouvelles routes maritimes et redistribue les équilibres du Nord, le Groenland apparaît comme une pièce centrale d’un affrontement global entre puissances.

L’Arctique, nouvelle frontière stratégique

Le Groenland, plus grande île du monde avec près de 2,16 millions km² pour seulement 56.600 habitants dont environ 90% d’Inuits, constitue depuis la Guerre froide un pivot de la défense nord-américaine. La base américaine de Pituffik (ex-Thulé), construite en 1943, reste au cœur du système d’alerte avancée face à la Russie. Son personnel actuel d’environ 150 militaires contraste avec les quelque 6000 soldats de la période 1950-80, mais son rôle stratégique demeure intact.

Situé sur la trajectoire la plus courte empruntée par d’éventuels missiles russes, le Groenland contrôle également le GIUK Gap, corridor maritime crucial pour surveiller les sous-marins. Alors que Moscou a réactivé plus de cinquante installations militaires en Arctique, dont sept brise-glaces nucléaires, et que Pékin se définit comme un « État quasi arctique », Washington veut sécuriser sa position avancée dans le Nord.

Ressources critiques et routes maritimes émergentes

L’intérêt américain est aussi minéral. Le Groenland recèle jusqu’à 20% des réserves mondiales non exploitées de terres rares, selon le USGS, ainsi que du nickel, du cobalt, de l’uranium et du graphite. Une douzaine de sites miniers sont en évaluation, dans un contexte où la Chine domine près de 40% de l’extraction mondiale et une part encore plus importante de la transformation industrielle.

La fonte accélérée renforce cet intérêt : les routes polaires émergentes pourraient réduire de 30 à 40% les distances entre Asie et Europe, Shanghai–Rotterdam passant potentiellement de 20.000 km à environ 12.800 km. Pour Washington, contrôler le Groenland revient à sécuriser les futures autoroutes du commerce mondial.

Indépendance groenlandaise et tensions transatlantiques

Autonome depuis 2009 mais dont la défense reste danoise, le Groenland avance progressivement vers davantage de souveraineté politique, alors que la subvention annuelle de Copenhague – environ 700 millions de dollars, soit près d’un quart du PIB local estimé à 3,2 milliards – demeure indispensable au fonctionnement administratif.

Une majorité de Groenlandais soutient à moyen terme un processus d’indépendance, ouvrant la perspective d’un territoire potentiellement libre de redéfinir ses alliances. Cette dynamique inquiète Bruxelles et Copenhague, qui voient poindre le risque d’un basculement stratégique au profit de Washington. Pour plusieurs responsables européens, un transfert de souveraineté, même partiel, mettrait à l’épreuve la cohésion de l’OTAN.

Comment Washington espère obtenir le Groenland

La Maison Blanche n’a pas limité ses ambitions au terrain diplomatique. Selon CNN et plusieurs sources européennes, l’administration américaine examine trois options : un achat négocié avec le Danemark et le gouvernement autonome groenlandais, comme Harry Truman tenta de le faire en 1946 ; un accord de souveraineté partagée ou de présence renforcée, offrant à Washington un contrôle militaire et logistique accru sans transfert formel de territoire ; et, plus controversé, l’usage possible de la force, une hypothèse évoquée par plusieurs membres de l’administration et jamais exclue publiquement par Donald Trump, qui a affirmé à plusieurs reprises qu’il obtiendrait le Groenland « d’une manière ou d’une autre ».

Ces signaux ont provoqué un front uni européen en soutien à Copenhague, alors que des élus américains des deux partis s’opposent ouvertement à toute démarche coercitive. Le Groenland, pour sa part, affirme que son avenir « appartient à son peuple » et demande désormais à être associé à toutes discussions impliquant son statut.

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Un haut général russe tué dans un attentat à la voiture piégée à Moscou

Un général de l’armée russe a été tué ce lundi matin dans une explosion ciblée sous sa voiture dans le secteur sud de Moscou, a annoncé le Comité d’enquête russe, qui a ouvert une enquête pour « meurtre ».

Selon les autorités, l’explosion s’est produite aux alentours de 06 h 55 (heure locale) alors que le lieutenant‑général Fanil Sarvarov, chef de la direction de la préparation opérationnelle de l’état‑major général des forces armées russes, prenait place dans son véhicule personnel.

L’engin explosif aurait été placé sous le châssis de la voiture, provoquant une détonation puissante qui a gravement endommagé le véhicule et causé la mort du général sur le coup.

Des images diffusées par les services de renseignement russes montrent la scène du crime, avec des voitures endommagées et des enquêteurs sur place. Les forces de l’ordre ont sécurisé le périmètre et ont commencé à recueillir des éléments de preuve pour déterminer les circonstances exactes de l’attentat.

Implication possible des services de renseignement ukrainiens

Le Comité d’enquête a indiqué qu’une des pistes explorées est l’implication possible des services de renseignement ukrainiens, sans pour autant fournir de confirmation officielle à ce stade. Les autorités ukrainiennes n’ont pas encore émis de commentaire sur l’incident.

La mort de Fanil Sarvarov intervient dans un contexte de tensions persistantes liées au conflit en Ukraine, marqué par des attaques précédentes contre des responsables russes à l’intérieur du territoire de la Fédération de Russie.

Cet événement devrait avoir des répercussions sur le climat politique et sécuritaire entre Moscou et Kyiv dans les prochains jours.

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Équipage russo-biélorusse bloqué à Djerba : L’ambassade russe précise

L’ambassade de Russie en Tunisie a annoncé être parvenue à un accord avec les autorités tunisiennes permettant à un équipage russo-biélorusse, bloqué depuis plusieurs jours à l’aéroport de Djerba-Zarzis, de quitter le pays « dans un avenir proche », rapporte RT.

Selon l’ambassade, l’équipage est composé de sept ressortissants russes et de deux ressortissants biélorusses. Il précise que ses membres ne sont ni détenus ni privés de liberté, mais qu’ils se trouvent actuellement dans la zone internationale de transit de l’aéroport, sans possibilité de sortir du site à ce stade.

La mission diplomatique explique que la présence de l’équipage en Tunisie s’inscrivait dans le cadre d’un transit temporaire vers l’Algérie. Les intéressés peuvent quitter la Tunisie à bord de vols commerciaux, sans la présence de l’hélicoptère, lequel resterait stationné à l’aéroport de Djerba-Zarzis. En revanche, un départ à bord de l’appareil demeure conditionné à l’obtention d’une autorisation d’entrée des autorités algériennes, qui n’a pas encore été délivrée.

L’ambassade russe a par ailleurs affirmé que les autorités tunisiennes ne sont pas à l’origine du blocage et n’ont imposé aucun obstacle à la sortie de l’équipage. Lors des échanges officiels avec les autorités tunisiennes, il a été confirmé que le départ est possible dès que les dispositions logistiques et administratives nécessaires seront réunies.

Atterrissage technique programmé

De son côté, l’un des membres de l’équipage, le pilote Sergueï Souslov, avait déclaré auparavant que l’équipage se trouvait bloqué à l’aéroport de Zarzis depuis le 19 décembre, à la suite d’un atterrissage technique programmé. Il avait indiqué à l’agence RIA Novosti que le vol, effectué à bord d’un hélicoptère de type Mi-26, était dûment autorisé et que l’ensemble des documents était en règle.

Selon son témoignage, les membres de l’équipage avaient passé le contrôle des passeports avant que leurs documents ne soient temporairement retenus, les contraignant à passer la première nuit dans la salle d’arrivée, puis dans une pièce séparée par la suite.

L’hélicoptère, appartenant à une société kirghize, effectuait un vol à destination de l’Algérie après des travaux de maintenance, la Tunisie devant constituer une simple escale technique d’une nuit. D’après l’ambassade de Russie, celle-ci a été officiellement saisie le 20 décembre par la société propriétaire de l’appareil, qui a sollicité son intervention afin de faciliter un règlement de la situation.

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Tunisie ‑ Russie : Lavrov et Nafti scellent l’agenda de la coopération économique et scientifique

À l’occasion de la deuxième Conférence Ministérielle Russie–Afrique au Caire, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a rencontré son homologue russe, Sergueï Lavrov, pour faire le point sur le développement des relations bilatérales et le suivi des projets de coopération économique et scientifique entre la Tunisie et la Russie. Ces échanges interviennent dans un contexte de coordination régionale renforcée avec l’Égypte et l’Algérie.

Lors de son déplacement au Caire les 19 et 20 décembre 2025, Mohamed Ali Nafti s’est entretenu avec le ministre égyptien Badr Abdel-Ati et le ministre algérien Ahmed Attaf. Les discussions ont permis de saluer le niveau « distingué » des relations bilatérales et de réaffirmer la volonté d’intensifier l’action commune.

Les ministres ont rappelé l’importance de concrétiser les décisions de la 18ᵉ session de la Haute Commission Mixte tuniso-égyptienne (Caire, 11 septembre 2025) et de la 23ᵉ session de la Haute Commission Mixte tuniso-algérienne (Tunis, 12 décembre 2025).

Ils ont également souligné la nécessité de poursuivre la coordination tripartite et de soutenir une solution politique consensuelle en Libye, sous l’égide et avec l’appui des Nations Unies, avec la Tunisie assurant la prochaine réunion du mécanisme de concertation.

Focus sur la coopération tuniso-russe

Mohamed Ali Nafti a ensuite rencontré Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. Les deux responsables ont insisté sur le suivi des décisions de la huitième session de la Commission Intergouvernementale Mixte (Moscou, novembre 2024), en particulier dans les secteurs du commerce, du transport, de la santé, de l’énergie, de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

Les ministres ont également évoqué l’organisation de la prochaine session de la Commission Mixte en Tunisie en 2026, dans la perspective de renforcer la coopération économique et scientifique.

Une diplomatie tunisienne active sur plusieurs fronts

Enfin, Mohamed Ali Nafti a tenu une réunion avec le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzoug. Les discussions ont porté sur la préparation des prochaines échéances bilatérales prévues au premier semestre 2026 et sur la nécessité d’intensifier la coopération, notamment dans les domaines du commerce et de l’investissement conjoint.

Ces rencontres s’inscrivent dans la stratégie de la Tunisie visant à renforcer ses partenariats régionaux et internationaux, en coordonnant ses actions avec ses voisins et en poursuivant le dialogue avec des partenaires stratégiques comme la Russie et la Mauritanie.

Elles illustrent également l’ambition de la diplomatie tunisienne de faire de la Tunisie un hub régional pour la coopération économique, scientifique et politique en Afrique du Nord et au Sahel.

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Poutine durcit le ton et fixe ses lignes rouges

Vladimir Poutine a profité, ce vendredi, de sa grande conférence de presse de fin d’année pour livrer une série de déclarations fortes, à forte portée politique, militaire et géostratégique. Face aux médias russes et internationaux, le président russe a voulu afficher une posture de fermeté, tout en laissant entrevoir une ouverture conditionnelle à une issue diplomatique du conflit en Ukraine.

Sur le terrain militaire, le chef du Kremlin s’est montré confiant, affirmant que l’armée russe avait « pris l’initiative stratégique » sur l’ensemble du front ukrainien. Selon lui, les forces russes avancent de manière continue et les objectifs militaires de Moscou seront atteints, que ce soit par la poursuite des opérations ou par la voie de négociations imposées par le rapport de force.

Poutine a néanmoins réaffirmé que la Russie restait disposée à mettre fin au conflit par des moyens pacifiques, à condition que ce qu’il qualifie de « causes profondes » de la guerre soient réglées. Cette formule renvoie clairement aux exigences de Moscou, notamment la reconnaissance des territoires occupés par la Russie et la remise en cause de l’orientation euro-atlantique de l’Ukraine.

Sur ce point, le président russe s’est montré inflexible. Il a répété que toute solution durable passerait par la reconnaissance de la Crimée et des régions annexées, ainsi que par l’abandon, par Kiev, de toute ambition d’adhésion à l’OTAN. Des conditions jugées inacceptables par les autorités ukrainiennes et leurs alliés occidentaux.

Difficultés économiques

Vladimir Poutine a également attaqué frontalement les pays européens, accusés de vouloir « voler » les avoirs russes gelés pour financer l’effort de guerre ukrainien. Il a averti que de telles décisions ne resteraient pas sans conséquences, laissant planer la menace de représailles économiques ou politiques.

La question de la sécurité régionale a aussi été abordée, notamment celle de l’enclave russe de Kaliningrad. Le président russe a mis en garde contre toute tentative d’entrave à l’accès de ce territoire, soulignant que la Russie répondrait « par tous les moyens nécessaires » à ce qu’elle considérerait comme une provocation.

Enfin, sur le plan intérieur, Vladimir Poutine a reconnu les difficultés économiques liées à l’inflation et aux sanctions, tout en affirmant que la situation restait sous contrôle. Il a défendu les choix de la Banque centrale et assuré que le ralentissement économique actuel était un « prix calculé » pour préserver la stabilité du pays. Un discours destiné autant à rassurer l’opinion russe qu’à envoyer un message de résilience à l’étranger.

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L’OTAN se prépare à un affrontement direct avec la Russie : une guerre se profile ?

L’OTAN se prépare à un affrontement direct avec la Russie : une guerre se profile ?

Les tensions s’intensifient en Europe, alors que le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a mis en garde contre la possibilité d’un affrontement militaire direct avec la Russie dans les cinq prochaines années. Il a appelé les États membres à renforcer rapidement leurs capacités de défense et à accroître leurs dépenses et leur production militaire, […]

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Guerre en Ukraine : L’UE décide de geler indéfiniment les avoirs souverains russes

L’Union européenne a approuvé, vendredi, le gel pour une durée indéterminée des actifs souverains russes présents sur son territoire, mettant fin au mécanisme de renouvellement semestriel qui exigeait l’unanimité des États membres.

L’annonce a été faite par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui affirme que la mesure restera en vigueur tant que Moscou n’aura pas versé à l’Ukraine des réparations complètes pour les destructions causées par son invasion.

210 milliards d’euros d’avoirs russes figés

Sur X, Kaja Kallas a indiqué que jusqu’à 210 milliards d’euros d’actifs souverains russes resteront immobilisés dans l’UE. Ce changement de régime évite la menace d’un veto hongrois ou d’autres États prorusses à chaque renouvellement. Selon la diplomate, cette décision doit accroître la pression sur le Kremlin jusqu’à ce que la Russie « prenne les négociations au sérieux » et accepte de répondre des dégâts infligés à l’Ukraine.

Un Conseil européen prévu la semaine prochaine devra par ailleurs préciser les moyens de financement du soutien européen à Kiev pour les années à venir.

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réagi en soulignant que l’UE reprend pleinement la maîtrise du sort des fonds russes placés en Europe. Dans un message publié sur X, il affirme que la Russie sera privée de ces actifs « jusqu’à ce qu’elle cesse sa guerre d’agression et verse des réparations », insistant sur l’importance de maintenir un front européen uni.

Budapest dénonce une décision « illégale »

En amont de l’annonce officielle européenne, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, avait anticipé la décision et fustigé un vote « illégal ». Dans un message publié sur Facebook, il accuse Bruxelles de se placer « au-dessus des règles » et estime que cette mesure entraînera « des dommages irréparables » pour l’Union. La Hongrie, régulièrement accusée d’alignement sur Moscou, s’oppose de longue date au mécanisme de sanctions renforcées.

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The Skipper : Saisie américaine spectaculaire sur les réseaux pétroliers Iran–Russie–Venezuela

Derrière l’opération menée par hélicoptère au large du Venezuela, Washington cible une économie parallèle qui relie Téhéran, Moscou et Caracas.

La vidéo publiée par l’ancienne procureure américaine Pam Bondi — montrant des commandos descendant en « fast rope » depuis un hélicoptère sur le pont du pétrolier The Skipper — a fait le tour des réseaux sociaux. Mais si l’image impressionne, le message géopolitique qu’elle porte est encore plus fort.

L’opération, lancée depuis le porte-avions USS Gerald R. Ford, marque un durcissement assumé de Washington dans sa lutte contre les réseaux pétroliers clandestins. Le navire venait de quitter un port vénézuélien lorsque les forces américaines sont intervenues, appuyées par deux hélicoptères, des Marines et une unité d’élite de la Coast Guard.

Pour Caracas, c’est un « acte de piraterie internationale ». Pour Washington, au contraire, c’est une étape dans une stratégie plus vaste.

Un tanker emblématique d’une architecture clandestine Iran–Russie–Venezuela

The Skipper, long de 333 mètres, n’est pas un navire ordinaire. Sous son ancien nom Adisa, il avait été sanctionné par le Trésor américain en 2022 pour son rôle dans une nébuleuse maritime dirigée par l’oligarque russe Viktor Artemov, accusé de transporter du pétrole iranien sous fausses identités.

Washington affirme que ces exportations clandestines financent :

  • les Gardiens de la Révolution (IRGC) en Iran,
  • le Hezbollah,
  • et en partie l’économie essoufflée du Venezuela.

Ces tankers multiréimmatriculés, souvent sous pavillons frauduleux (le Skipper prétendait naviguer sous pavillon du Guyana), permettent à ces pays de contourner les sanctions. Ils coupent leurs transpondeurs, changent d’identité en mer, empruntent des routes secondaires et utilisent des sociétés-écrans au Nigeria, à Dubaï ou en Russie.

Le Skipper était l’une de ces pièces maîtresses d’une économie parallèle globale.

Pourquoi Washington a agi maintenant

Selon plusieurs responsables américains, l’intervention ne relève pas de l’improvisation. Elle intervient dans un contexte où plusieurs facteurs se sont cumulés.

D’une part, l’Iran a accru ces derniers mois ses exportations pétrolières vers l’Asie et les Caraïbes, malgré les sanctions imposées par les États-Unis.

Parallèlement, des réseaux maritimes liés à la Russie, renforcés depuis le début de la guerre en Ukraine, ont intensifié leurs opérations offshore afin de soutenir les circuits financiers de Moscou.

Le Venezuela, de son côté, dépend davantage de ces routes parallèles pour écouler son pétrole et contourner les restrictions américaines.
La présence prolongée dans la région du porte-avions USS Gerald R. Ford a également constitué un signal de la volonté américaine de renforcer son dispositif dans les Caraïbes.

Dans ce contexte, la saisie du Skipper apparaît comme une opération destinée à interrompre un réseau déjà surveillé par Washington et à réaffirmer la capacité des États-Unis à agir dans la zone.

Les Caraïbes, zone de transit sous surveillance

Selon plusieurs observateurs, l’opération intervient alors que la région voit se multiplier, depuis un an, des navires opérant en marge des circuits déclarés, notamment autour du Venezuela, de Curaçao, de Trinidad et du Guyana.
La mention d’un pavillon guyanais falsifié sur le Skipper a ravivé la sensibilité entre le Venezuela et le Guyana, déjà en désaccord sur la zone de l’Essequibo.

Pour les États-Unis, le développement de ces routes pourrait favoriser l’émergence d’un système d’exportation pétrolière parallèle impliquant l’Iran, la Russie et le Venezuela, en contournement des sanctions internationales. Washington affirme vouloir prévenir la consolidation de ces circuits et renforcer sa présence dans une région redevenue stratégique.

Un dispositif américain accru face aux circuits parallèles

Selon Washington, l’opération contre le Skipper illustre les limites des sanctions économiques pour freiner les flux pétroliers issus de pays soumis à des restrictions internationales. Les autorités américaines affirment désormais recourir à un dispositif élargi comprenant des moyens aériens, une coordination entre la Navy et la Coast Guard et une communication publique assumée autour de ces interventions.

Le Venezuela a dénoncé une action qualifiée de « piraterie », mais les États-Unis présentent l’arraisonnement comme une mesure visant à perturber des circuits d’exportation considérés comme clandestins et à empêcher la poursuite de transferts de pétrole liés à l’Iran et au Venezuela.

Pour Washington, le Skipper représente un exemple des navires utilisés dans ces réseaux. Son interception s’inscrit, selon les responsables américains, dans un effort plus large pour contenir des pratiques jugées déstabilisantes pour le marché énergétique international.

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La Russie : un traitement innovant contre le cancer du poumon

La Russie : un traitement innovant contre le cancer du poumon

La Russie vient d’enregistrer un nouveau traitement immunothérapeutique contre le cancer du poumon non à petites cellules, un pas important dans la lutte contre cette maladie. Selon l’agence TASS, le médicament, baptisé « Arima » (camrelizumab), sera entièrement produit sur le territoire russe grâce à un partenariat entre le laboratoire Petrovax Pharm et le Centre […]

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La fuite qui inquiète Kiev : une note russe au cœur du futur plan américain

Une fuite publiée mardi par Bloomberg révèle l’existence d’un document que deux conseillers proches de Vladimir Poutine auraient préparé pour influencer le futur plan américain sur la guerre en Ukraine. L’affaire concerne une conversation téléphonique du 29 octobre 2025, dont le média affirme avoir écouté l’enregistrement, impliquant Yuri Ushakov, principal conseiller diplomatique de Poutine, et Kirill Dmitriev, conseiller économique du Kremlin.
Kiev exprime déjà son inquiétude, tandis que Moscou parle d’une “fuite manipulée”.

Un “document” russe destiné à l’équipe Trump

Selon Bloomberg, Ushakov et Dmitriev discutent d’une note rédigée depuis la position russe, que Dmitriev affirme vouloir transmettre “informellement” à l’entourage de Donald Trump, tout en la présentant comme une suggestion “non coordonnée” avec Moscou.

Dmitriev : « On fera un document selon notre position et je le transmettrai de manière informelle, en précisant que tout est informel. Ils feront ensuite comme si c’était leur propre document. »

Toujours selon la transcription, Ushakov craint que l’équipe américaine puisse affirmer par la suite que le texte a été “validé” avec Moscou, ce qui rend la conversation politiquement sensible.

Un canal officieux déjà évoqué dans une première fuite

Cette nouvelle fuite survient après la publication, lundi, d’une autre conversation entre Ushakov et Steve Witkoff, homme d’affaires proche de Donald Trump et présenté comme envoyé officieux dans les discussions exploratoires sur un futur plan de paix.

Dans cet appel, dévoilé également par Bloomberg et repris par Associated Press et Reuters, Witkoff évoquait des pistes de compromis territoriaux, ce qui avait suscité des réactions prudentes à Washington et en Europe.

Les réactions

Les autorités ukrainiennes observent ces révélations avec inquiétude, craignant que les futures discussions américaines sur la guerre soient influencées par des propositions russes non publiques, alors que les combats continuent près de Kharkiv, du Donbass et du sud du pays.

Pour Kiev, l’existence même de ces échanges suggère que le Kremlin cherche à peser en amont sur les orientations diplomatiques de la nouvelle administration américaine, à quelques mois de son entrée en fonction.

Kirill Dmitriev a nié mardi via un message sur les réseaux sociaux que la conversation reflète une tentative d’influencer Washington, qualifiant le rapport de Bloomberg de “faux”.
Le Kremlin, de son côté, n’a pas démenti l’existence des appels mais a dénoncé une fuite “visant à perturber les contacts internationaux”.

Reuters rapporte qu’Ushakov a simplement déclaré qu’il “restera en contact avec Witkoff” pour clarifier la situation.

Aux États-Unis, plusieurs médias notent que l’équipe Trump n’a pas encore officiellement réagi.
Des responsables européens — selon des sources diplomatiques citées par Le Monde et the Guardian — craignent qu’un futur plan américain puisse intégrer des “éléments issus d’une matrice russe”, même indirectement.

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Frappes meurtrières, pourparlers secrets : Washington cherche la paix en Ukraine

Alors que des frappes meurtrières ont touché la capitale ukrainienne et le sud de la Russie dans la nuit de lundi à mardi, un haut responsable de l’armée américaine mène des discussions discrètes à Abou Dhabi avec des émissaires russes, dans le cadre d’une nouvelle tentative de relancer les négociations de paix. Les Européens appellent à la prudence face au plan américain, accusé d’être trop favorable à Moscou.

Derniers développements

Selon les autorités dans les deux camps :

  • trois personnes ont été tuées et dix blessées dans une attaque ukrainienne dans la région russe de Rostov ;
  • six personnes ont perdu la vie à Kiev après de nouvelles frappes russes au moyen de missiles et drones, selon les secours ukrainiens ;
  • Moscou affirme avoir intercepté près de 250 drones ukrainiens au cours de la nuit.

Ces violences interviennent alors que, d’après plusieurs médias américains, un officier supérieur de l’armée américaine devrait réunir séparément des délégations russe et ukrainienne à Abou Dhabi afin d’accélérer les tractations autour d’un accord de paix.

Négociations discrètes à Abou Dhabi

Selon Reuters, le secrétaire américain à l’Armée, Dan Driscoll, a tenu des entretiens non annoncés avec des responsables russes aux Émirats, et d’autres réunions sont prévues ce mardi.

Le rôle diplomatique de Driscoll s’est accru au cours des dernières semaines, dans le sillage du rapprochement Trump–Poutine initié l’été dernier. La nature exacte des discussions n’a pas été précisée. Le Kremlin a refusé de commenter les pourparlers.

Un plan américain remanié, Kiev toujours hésitant

Les discussions ont pour objectif d’ajuster une proposition américaine de 28 points, présentée la semaine dernière, qui avait suscité la colère à Kiev et la surprise en Europe.

Selon les autorités ukrainiennes :

« Après Genève, les points sont moins nombreux et plusieurs éléments corrects ont été intégrés »,
a déclaré Volodymyr Zelenskyy lundi soir.

Le président ukrainien a toutefois précisé que les points les plus sensibles seraient discutés directement avec Donald Trump.

Réaction prudente en Europe

À Paris, Emmanuel Macron a salué une initiative « allant dans la bonne direction », tout en avertissant :

« Nous voulons la paix, mais pas une paix qui serait une capitulation. »

Le président français estime que seules les autorités ukrainiennes peuvent décider de concessions territoriales.

Les alliés européens de l’Ukraine, réunis mardi en format virtuel, insistent également sur la nécessité d’un équilibre dans le projet américain.

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Paix en Ukraine : Washington réécrit sa proposition pour intégrer les exigences de Kiev

Washington et Kiev ont annoncé dimanche à Genève un “cadre mis à jour et affiné” pour mettre fin à la guerre en Ukraine, après les vives critiques qui avaient visé la première version du plan américain jugé trop conciliante envers Moscou.

Selon une déclaration conjointe, les deux parties se sont entendues pour que toute solution respecte “pleinement” la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

Un plan initial contesté

La mise à jour intervient après la controverse suscitée par le premier plan américain en 28 points, présenté comme la base d’un accord de paix mais dénoncé par plusieurs capitales européennes et par Kiev lui-même pour ses concessions supposées à Moscou. À Genève, les équipes diplomatiques ont travaillé à réviser plusieurs volets sensibles, sans en dévoiler pour l’instant le détail.

Les discussions ont été qualifiées de “hautement productives” par les deux délégations, qui ont évoqué une “progression significative” dans l’alignement des positions.

Souveraineté et intégrité territoriale comme lignes rouges

Pour la première fois, Kiev affirme que le cadre révisé garantit explicitement le respect de ses frontières et de sa souveraineté, alors que la question des territoires occupés demeure l’un des principaux points de friction avec Moscou.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a salué des avancées “tremendous”, sans préciser si des compromis avaient été conclus sur les demandes russes, notamment territoriales.

Selon le communiqué, les discussions se poursuivront “afin d’assurer une paix durable, juste et stable” et d’établir un dispositif de sécurité post-conflit.

Des discussions productives mais peu de détails

Malgré l’optimisme affiché, le document reste extrêmement vague sur les aspects concrets, comme le rôle de l’OTAN, l’avenir de la Crimée, le calendrier d’un cessez-le-feu ou la question des sanctions.

Washington et Kiev promettent toutefois d’approfondir les consultations dans les prochaines semaines, en coordination avec les partenaires européens, dont plusieurs avaient demandé des garanties supplémentaires.

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Plan Trump pour l’Ukraine : ce que Washington veut imposer à Kyiv

Pour la première fois depuis le début de l’invasion russe de 2022, Washington met sur la table un document complet visant à arrêter la guerre par une reconfiguration des rapports de force plutôt que par une victoire militaire. Présenté à Volodymyr Zelensky par l’émissaire Dan Driscoll, ce plan en 28 points place Kyiv devant un choix existentiel : accepter des concessions douloureuses ou poursuivre une guerre dont l’issue militaire reste incertaine, après près de cinq ans d’attrition.

Des concessions territoriales majeures : une paix qui valide les gains russes

Le projet prévoit la reconnaissance de facto de trois oblasts – Crimée, Donetsk et Louhansk – comme territoires sous contrôle russe. Pire pour Kyiv, certaines zones de Donetsk encore sous souveraineté ukrainienne deviendraient une zone tampon neutre, sans présence militaire russe mais hors du contrôle effectif de l’Ukraine. Le front serait également gelé dans le sud, permettant à Moscou de conserver Marioupol, une partie de Kherson, et l’ensemble du corridor terrestre reliant la Russie à la Crimée. Un scénario qui entérinerait l’un des objectifs stratégiques centraux de Vladimir Poutine.

Neutralisation politique : une Ukraine sans OTAN mais arrimée à l’Europe

Au cœur du texte, une exigence majeure : Kyiv renonce définitivement à l’OTAN. L’Ukraine devrait modifier sa Constitution pour acter cette neutralité, tandis que l’Alliance s’engagerait à ne pas déployer de troupes sur son territoire. En contrepartie, Washington confirme explicitement le droit de Kyiv à rejoindre l’Union européenne, un équilibre voulu pour garantir une insertion économique sans garantie militaire directe.

Une armée plafonnée et une sécurité américaine conditionnelle

Le plan prévoit une réduction drastique des forces ukrainiennes à 600 000 soldats – un recul notable pour une armée qui en compte aujourd’hui près de 880 000. En échange, les États-Unis offrent une garantie de sécurité : si la Russie attaque de nouveau, Washington promet une “réponse militaire coordonnée” et le rétablissement immédiat des sanctions. Mais cette garantie s’éteint si l’Ukraine frappe le territoire russe, notamment Moscou ou Saint-Pétersbourg.

Une élection en 100 jours : accélérer la normalisation intérieure

Le document exige la tenue d’élections générales dans un délai de 100 jours. Une demande sensible, alors que Kyiv justifiait depuis deux ans leur report par l’état d’urgence militaire.

Reconstruction massive : 200 milliards pour rebâtir l’Ukraine

Le plan économique prévoit un investissement colossal : 100 milliards de dollars d’avoirs russes gelés dirigés vers la reconstruction ; 100 milliards supplémentaires européens ; un soutien au secteur technologique, minier et énergétique ukrainien. Le texte prévoit aussi un allègement progressif des sanctions contre Moscou, ainsi qu’un fonds d’investissement commun USA–Russie une fois la paix stabilisée.

Amnistie, enfants, Dnipro : la dimension humanitaire et symbolique

Le plan exige le retour de tous les civils détenus, y compris les enfants ukrainiens transférés en Russie. Il prévoit aussi une amnistie générale pour les combattants des deux camps, un accès garanti à la navigation ukrainienne sur le Dnipro, et un rôle central des États-Unis dans un Conseil de Paix présidé par Donald Trump.

Une Russie réhabilitée ? Le retour au G8 dans le texte

Dernier point lourd de sens : la réintégration de la Russie au G8, dont elle avait été exclue après l’annexion de la Crimée en 2014. Ce retour serait conditionné au respect de l’accord, mais marquerait symboliquement une normalisation internationale du régime de Vladimir Poutine.

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