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Or record, actifs gelés : Moscou renforce son bouclier financier

La Russie a largement tiré profit de l’envolée des prix de l’or depuis le début de la guerre en Ukraine, engrangeant des gains presque équivalents au montant de ses réserves souveraines immobilisées en Europe.

Selon un rapport de Bloomberg publié mardi 20 janvier, la valeur des réserves d’or de la Banque centrale de Russie a augmenté de plus de 216 milliards de dollars depuis février 2022. Dans le même temps, l’institution a considérablement réduit ses achats d’or et l’utilisation de ses réserves, malgré la perte d’accès à une grande partie de ses actifs financiers en devises et en titres étrangers, bloqués par les sanctions occidentales.

En décembre 2025, les pays de l’Union européenne ont d’ailleurs approuvé la prolongation du gel d’environ 210 milliards d’euros (244 milliards de dollars) d’avoirs russes détenus sur leur territoire.

La hausse spectaculaire du cours de l’or permet ainsi à Moscou de reconstituer une large part de sa capacité financière, même sans récupérer ses fonds gelés. Contrairement aux obligations et aux liquidités immobilisées en Europe, invendables dans l’immédiat, l’or reste un actif tangible pouvant être liquidé en cas de nécessité.

Deuxième producteur mondial d’or, la Russie extrait plus de 300 tonnes par an. Cependant, depuis 2022, l’or russe est exclu des marchés occidentaux et n’est plus reconnu par la London Bullion Market Association. Ce qui lui ferme l’accès au principal centre mondial du négoce de l’or de gré à gré. Cette situation complique toute vente massive de la part de la banque centrale, notamment vers l’Asie, où les acheteurs potentiels doivent aussi absorber la production courante des sociétés minières russes sous sanctions.

À la fin de l’année dernière, les réserves internationales de la Russie atteignaient 755 milliards de dollars, dont 326,5 milliards en or, selon la Banque de Russie. Depuis, le prix de l’once d’or a encore progressé de plus de 8 %, dépassant les 4 700 dollars. Le ministère russe des Finances anticipe une poursuite de la hausse à long terme, évoquant un possible seuil de 5 000 dollars l’once, voire davantage…

La Russie ne publie plus de données détaillées sur la composition de ses réserves depuis le début du conflit. Au 1er janvier, les réserves en devises et autres actifs non liés à l’or s’élevaient toutefois à 399 milliards de dollars, selon les informations disponibles. En 2022, le ministère des Finances estimait à près de 300 milliards de dollars le montant des avoirs souverains russes gelés à l’étranger.

Le sort de ces fonds reste un enjeu majeur des discussions diplomatiques, alors que les négociations pour un éventuel accord de paix sous médiation américaine se poursuivent. L’Union européenne a envisagé d’utiliser ces avoirs pour financer un prêt à l’Ukraine, mais aucun consensus n’a pu être trouvé.

En riposte, la Banque de Russie a engagé une action en justice contre Euroclear à Moscou, réclamant 18 200 milliards de roubles (environ 227 milliards de dollars). Sa gouverneure, Elvira Nabioullina, a affirmé que l’institution n’abandonnerait pas ses revendications et envisageait également des procédures devant les juridictions internationales.

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Le Groenland et l’hypocrisie des puissances occidentales

Pour contrer les intentions des États-Unis d’occuper le Groenland, la France a envoyé quinze personnes dans l’île danoise. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées. Ainsi, Donald Trump doit réfléchir avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.

Oleg Nesterenko*

Dès son premier mandat, Donald Trump a manifesté son désir d’acquérir le Groenland, territoire danois depuis le XVIe siècle. Ces propos, initialement accueillis avec scepticisme, ont ressurgi lors de son retour au pouvoir en janvier 2025, ravivant l’intérêt américain pour cette colonie arctique danoise.

Les déclarations de la Maison Blanche concernant la convoitise du Groenland, initialement perçues comme une extravagante aberration, ont pris une toute nouvelle tournure avec l’enlèvement du président vénézuélien le 3 janvier. Ce passage de la fantaisie à l’action a révélé à la communauté internationale la détermination des États-Unis d’Amérique, sous la présidence Trump, à transgresser le droit international, au besoin, afin d’obtenir les bénéfices géo-économiques unilatéraux.

Les prétextes fallacieux

Les prétextes drapés dans des justifications sécuritaires antirusses et antichinoises, que brandit la présidence américaine pour justifier sa volonté de s’approprier l’île du Groenland, ne sont que des mensonges caractérisés que la Maison Blanche ne prend même pas la peine de camoufler davantage. L’époque où l’on exhibait à l’Onu une prétendue fiole d’anthrax, comme le fit le secrétaire d’État américain Colin Powell le 5 février 2003, pour maquiller l’invasion de l’Irak sous un vernis de légitimité, semble révolue. Cette mascarade avait alors servi de prétexte pour déclencher la destruction d’un pays et le massacre de son peuple.

L’anéantissement de l’Irak, ne nous y trompons pas, n’était pas un but en soi, mais la conséquence inéluctable d’une stratégie américaine. La véritable motivation résidait dans la nécessité de neutraliser l’initiative de Saddam Hussein contre le «pétrodollar».

En octobre 2000, le président irakien avait osé déclarer son intention de ne plus vendre son pétrole contre des dollars américains, mais uniquement contre des euros. Une telle audace valait la signature de son propre arrêt de mort. En février 2003, Saddam Hussein mit sa «menace» à exécution en vendant plus de 3 milliards de barils de pétrole brut pour 26 milliards d’euros. Un mois plus tard, les États-Unis envahissaient et détruisaient l’Irak, infligeant au peuple irakien une tragédie marquée par l’anéantissement des infrastructures et un nombre effroyable de victimes civiles.

Forte de l’impunité judiciaire totale dont jouissent les crimes contre l’humanité commis par les gouvernements successifs des Etats-Unis, ils ne se donnent plus la peine de les couvrir par des narrations ne serait-ce qu’un peu crédibles aux yeux de la communauté internationale. Nul besoin, donc, de déployer des efforts de communication supplémentaires pour préparer l’annexion du Groenland, que ce soit de gré ou de force.

La véritable raison de la convoitise américaine pour cette zone polaire peu hospitalière réside incontestablement dans les gigantesques réserves de matières premières qu’elle recèle, tant dans son sous-sol que dans les profondeurs de l’océan Arctique, au sein de la zone économique exclusive (ZEE) danoise qui s’étend jusqu’à 200 milles marins des côtes du Groenland (370,42 km) et confère à son détenteur des droits souverains en matière de ressources économiques.

Si le Groenland venait à passer sous l’autorité américaine, le fait que l’extraction américaine de terres rares et d’uranium se fasse sans consulter les populations autochtones serait une considération secondaire, une simple formalité qui sera ignorée à Washington. En 2021, pourtant, ces populations avaient réussi à bloquer le début d’une telle exploitation (affaire d’Energy Transition Minerals), afin de préserver leurs moyens de subsistance traditionnels d’une pollution imminente.

Compte tenu des enjeux économiques pour les États-Unis, il est prévisible que l’opinion des populations autochtones sur ce sujet ne suscitera pas plus d’intérêt que l’avis des Européens concernant l’annexion de l’île. Cette indifférence stratégique s’inscrit dans une logique géopolitique et économique où les intérêts nationaux prévalent sur les considérations éthiques ou les droits des minorités. De plus, l’histoire des relations entre les États-Unis et les peuples autochtones est profondément marquée par une marginalisation systématique de ces derniers dans les processus décisionnels concernant leurs propres territoires et ressources.

«Un conflit ou une tentative d’annexion du territoire d’un pays membre de l’Otan par un autre pays également membre de l’Otan serait la fin du monde tel que nous le connaissons», a déclaré le Premier ministre polonais Tusk. Une déclaration qui semble ignorer que la préservation du monde tel que nous le connaissons est la dernière des préoccupations du maître d’Outre-Atlantique.

La présence américaine au Groenland

Contrairement aux insinuations fallacieuses, la présence militaire américaine dans l’océan Arctique ne nécessite nullement l’annexion du Groenland ni sa transformation en territoire national des États-Unis. En réalité, les forces armées américaines sont stationnées en permanence sur cette île arctique depuis la Seconde Guerre mondiale, une présence officialisée dès 1951 par un accord bilatéral américano-danois (Accord du 27 avril 1951). Cet accord confère à Washington une latitude d’action militaire significative dans la région arctique.

À ce jour, la base aérienne de Pituffik (Thulé Air Base) demeure la seule installation militaire américaine active au Groenland.

Les déclarations occasionnelles de Donald Trump, telles que celles sur Truth Social, suggérant que «l’Otan deviendrait plus redoutable et efficace si le Groenland était entre les mains des États-Unis. Tout ce qui est en-deçà de cela est inacceptable», n’altèrent pas la nature juridique de l’accord existant.

Il ne fait aucun doute que, si les circonstances l’exigeaient, les États-Unis pourraient accroître très considérablement leur présence militaire sur l’île, même si cette dernière demeure sous la souveraineté danoise.

Les hypocrisies de l’Union Européenne 

À ce jour, seuls six des vingt-sept États membres de l’Union Européenne (UE), abstraction faite du Danemark, ont formalisé leur position par une déclaration officielle condamnant l’initiative des États-Unis d’Amérique vis-à-vis du Groenland (déclaration conjointe du 6 janvier, émanant de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de la France, de l’Italie, de la Pologne et de l’Espagne).

Cette déclaration, confinée à l’expression verbale, est dénuée d’un véritable engagement : les paroles qui n’ont aucune valeur, ne signifient rien et n’engagent les déclarants à rien.

À l’instar des prédateurs opportunistes, l’appareil politico-bureaucratique de l’UE et de ses États membres manifeste une propension à cibler exclusivement les Etats perçues, à tort ou à raison, comme structurellement plus faibles ou en situation de vulnérabilité conjoncturelle. Face aux forces dominantes, une politique de deux poids, deux mesures, d’une perversité indéniable, se révèle inéluctablement.

La devise de l’UE est bien celle formulée jadis par les Romains : «Ce qui est permis à Jupiter n’est pas permis au bœuf».

La protection des démocraties, des droits de l’homme et de la liberté d’expression n’est qu’une pure chimère, un artifice rhétorique destiné à manipuler l’électorat. La classe politique européenne, majoritairement constituée de vulgaires activistes carriéristes, est bien davantage préoccupée par la conservation du pouvoir et la dissimulation de ses crimes à l’encontre des nations entières, commis en continu à travers le monde.

L’UE redécouvre avec soudaineté l’existence du droit international, une prise de conscience motivée par la menace que représente Donald Trump pour ses propres intérêts. Les instances dirigeantes de l’UE et de nombreux États européens, qui critiquent la Maison Blanche pour ses velléités de démembrement du Danemark, en appellent désormais au respect du droit international.

Abstraction faite des causes profondes du conflit en Ukraine et des opinions divergentes, toute personne raisonnable dotée d’un minimum de capacités analytiques ne peut nier que la Fédération de Russie avait des raisons bien plus impérieuses de revendiquer la Crimée et le Donbass que les États-Unis d’Amérique d’annexer le Groenland, dont l’unique rapport de l’État américain avec ce dernier ne consiste que dans la modeste présence sur son sol d’une seule, parmi plus de 700, de leurs bases militaires dans le monde.

Dès lors, la question qui se pose est la suivante : quelle est la réaction des pays de l’UE et de leurs «élites» politiques face à ces deux revendications ?

La réponse est indéniable et bien étonnante pour un esprit non averti : une quasi-guerre totale contre la Russie, impliquant des investissements de centaines de milliards d’euros, des centaines de milliers de morts sur les champs de bataille et plus de 30 711 sanctions imposées à la Russie (au 1er janvier 2026).

En revanche, quelle est l’action de ces mêmes pays face à leur suzerain américain ? Quelques paroles impuissantes qui n’iront jamais plus loin.

De même, il est inutile de détailler l’hypocrisie profonde des «élites» européennes face au massacre à grande échelle des populations civiles à Gaza et à d’autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés à travers le monde, auxquels les «défenseurs des droits de l’homme» ont opposé le silence, s’ils n’en sont pas directement responsables.

Le jardin fleuri et les jungles

Le droit fondamental de la classe politique de l’Occident collectif vis-à-vis du reste du monde, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours, est celui du plus fort. Elle ne sait avancer que par la force et ne comprend aucun autre langage que celui de la force. Cette monolangue de la force annihile toute tentative de dialogue subtil, d’échange constructif, réduisant la relation à un rapport de domination brute et simpliste. 

Les abus et crimes extraterritoriaux à répétition, visant à accroître la richesse des «élites» (à ne pas confondre avec les peuples) du «jardin fleuri» aux dépens des intérêts des nations non occidentales, qualifiées de «jungles» («L’Europe est un jardin. La plus grande partie du reste du monde est une jungle», Josep Borrell, Haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, vice-président de la Commission Européenne), sont justifiés par des discours incessants sur les droits de l’homme, la démocratie et de nobles idéaux servant de prétexte à leurs ingérences et invasions, tout en réprimant avec véhémence ceux qui s’y opposent.

Simultanément, tout régime, aussi antidémocratique, dictatorial, voire sanguinaire soit-il, mais soumis aux intérêts des capitales occidentales, peut compter sur leur soutien indéfectible.

Cependant, les discours de ces fervents défenseurs du concept spirituel incarné par les cochons orwelliens de ‘‘La Ferme des animaux’’ : «Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres», ne trompent plus personne, ni en Afrique, ni en Amérique latine, ni en Asie.

Peu importe les déclarations européennes actuelles et futures :  aucune action européenne égale ne serait-ce qu’à quelques pour cent de celles entreprises contre la Russie ne verra jamais le jour à l’égard des États-Unis d’Amérique.

Le 14 janvier, le président français Emmanuel Macron déclarait que la France «ne sous-estimait pas» les intentions des États-Unis concernant le Groenland et s’engageait à «faire preuve d’une solidarité totale» avec le Danemark.

En guise d’illustration, rien ne révèle mieux le degré d’hypocrisie pathétique des «élites» européennes que le déploiement de troupes européens au Groenland pour préparer le terrain à une résistance contre une éventuelle invasion américaine. La Norvège a envoyé deux personnes. La France a envoyé quinze personnes. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées.

Ainsi, Donald Trump est incité à réfléchir davantage avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.

* Président du CCIE.

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Menaces contre l’Iran : Moscou met en garde Washington

La Russie a dénoncé, mardi 13 janvier, les menaces américaines visant l’Iran, les qualifiant « d’ingérence étrangère subversive » dans les affaires intérieures iraniennes. Le ministère russe des Affaires étrangères juge « inacceptable » toute perspective d’attaques militaires contre Téhéran.

Dans un communiqué, Moscou a averti que l’utilisation de troubles internes, qu’elle estime attisés de l’extérieur, comme prétexte à une nouvelle agression contre l’Iran, aurait des conséquences « désastreuses » pour la stabilité du Moyen-Orient et la sécurité internationale.

Cette réaction intervient après les déclarations de Donald Trump, qui a affirmé que les États-Unis prendraient des « mesures très fermes » si le gouvernement iranien procédait à des exécutions de manifestants. Le président américain a également annoncé que tout pays commerçant avec l’Iran serait désormais soumis à des droits de douane supplémentaires de 25 %, une décision entrée en vigueur immédiatement.

Lire aussi: Pétrole & géopolitique : Trump menace les pays commerçant avec l’Iran

Selon plusieurs sources, l’administration Trump envisagerait un large éventail de mesures, y compris des options militaires, afin d’intensifier la pression sur Téhéran, dans un contexte d’échanges de menaces entre l’Iran, les États-Unis et Israël.

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Un missile russe «menace la quasi-totalité de l’Europe»

Le 9 janvier 2026, des médias ont rapporté que la Russie avait lancé un missile balistique supersonique de type Orechnik lors d’une frappe massive menée pendant la nuit contre l’Ukraine. La Russie a confirmé avoir frappé pour la deuxième fois l’Ukraine avec Orechnik qui est tombé sur Lviv à 60 km de la frontière polonaise.

Habib Glenza

Ce missile balistique hypersonique peut atteindre une vitesse allant de 13 à 15 000 km/h et est capable d’atteindre des cibles comprises entre 3000 et 5500 kilomètres. S’il était tiré, par exemple, depuis l’Extrême-Orient russe, il pourrait théoriquement toucher des cibles sur la côte ouest des Etats-Unis.

L’utilisation de ce missile a été condamnée par la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas, voyant dans ce tir le signe «clair» d’une «escalade» de la part de Moscou et «un avertissement» lancé à l’Europe et aux États-Unis, oubliant de mentionner que l’attaque de l’Ukraine contre la résidence du président russe qui l’avait précédé de peu, est un acte tout aussi gravissime, dans la mesure où cette résidence abritait, également, le Centre de commandement des opérations nucléaires, ce qui aurait pu déclencher une troisième guerre nucléaire ! C’est en riposte à cet acte délibéré et insensé que la Russie a annoncé vendredi avoir riposté en frappant pour la deuxième fois l’Ukraine avec l’Oreshnik. 

La Russie non liée par des auto-restrictions

Il faut, également, rappeler que ce sont les Etats-Unis qui se sont retirés du traité sur les armes à moyenne portée intermédiaire (FNI). Ce retrait a été annoncé par Mike Pompeo, l’ancien secrétaire d’État, à la suite de l’échec des négociations de dernière minute avec la Russie en raison des lourdes sanctions imposées à ce pays. Par conséquent, Moscou la Russie était en droit de se considérer «non liée» par des «auto-restrictions».

Le corps de l’Orechnik, le nouveau missile balistique hypersonique russe, est constitué de deux étages propulsifs à charge utile avec ogive conventionnelle (900 kg de TNT) ou nucléaire. Il est équipé d’un moteur à propergol solide, situé au premier étage. 

Lancé sur sa trajectoire parabolique, l’Orechnik monte vers l’atmosphère (100 km), puis descend pour atteindre sa cible, tel un aigle sur sa proie. Avant d’atteindre la couche atmosphérique, le missile se désagrège en plusieurs morceaux, tandis que sa tête continue sa trajectoire. Chaque ogive (conventionnelle ou nucléaire) porte 6 sous-munitions, ce qui rend peu probable, voire impossible, son interception par les moyens de défense actuellement utilisés.

L’existence d’Orechnik, qui signifie «noisetier» en russe, a été rendue publique par la Russie à la fin de l’année 2024. Dès sa présentation, le missile balistique «à portée intermédiaire» a été décrit par les autorités russes comme une arme capable de modifier l’équilibre stratégique régional, voire continental. Et pour cause : il peut atteindre des cibles entre 3 000 et 5 500 km.

Une vitesse supérieure à 13 000 km/h

Orechnik n’entre pas dans la catégorie des missiles intercontinentaux qui ont une portée de plus de 5 500 km. Mais s’il est tiré depuis l’Extrême-Orient russe, il pourrait théoriquement toucher des cibles sur la côte ouest des États-Unis. «L’Orechnik peut menacer la quasi-totalité de l’Europe», avait relevé en 2024 Pavel Podvig, chercheur à l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement à Genève, dans un entretien au média Ostorozhno Novosti.

Selon Vladimir Poutine, ce missile hypersonique peut atteindre la vitesse de Mach 10, «soit 2,5 à 3 kilomètres par seconde» (environ 12 350 km/h) et «la température des éléments percutants atteint 4.000°C», soit «presque autant», selon lui, qu’à «la surface du soleil».

D’après le renseignement militaire ukrainien (GUR), la vitesse atteinte par le missile fin novembre 2024 «sur la partie finale de la trajectoire» était «supérieure à Mach 11» (environ 13 600 km/h).

L’Orechnik serait aussi muni de têtes multiples qui suivent chacune une trajectoire indépendante lors de leur entrée dans l’atmosphère, ce qui augmenterait encore la difficulté d’interception, a affirmé le président russe. Ce missile hypersonique est donc «inarrêtable» par les moyens de défense actuellement utilisés….  

Les craintes d’une nouvelle escalade

L’existence de cet engin balistique avait été révélée le 21 novembre 2024, lorsqu’il avait frappé une grande usine militaire dans la ville de Dnipro, dans le centre de l’Ukraine. Cette frappe avait alors été présentée par Moscou comme une réponse aux attaques ukrainiennes menées à l’époque contre la Russie avec des missiles américains et britanniques ATACMS et Storm Shadow. Moscou a depuis annoncé le début de sa production en série et la Biélorussie, pays allié de la Russie situé aux portes de l’UE, a indiqué qu’il a été déployé sur son territoire mi-décembre 2025.

Alors que la Russie signale désormais sa volonté de pointer ses armes les plus sophistiquées vers l’Europe, les perspectives d’une paix négociée avec l’Ukraine semblent de plus en plus lointaines, renforçant les craintes d’une nouvelle escalade et d’une instabilité prolongée dans toute la région. Les Européens pousseront Zelensky à combattre jusqu’à la capitulation ? Mais d’ici là, que resterait-il de l’Ukraine ? 

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Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ?

Le vaste territoire du Grand Nord avec ses énormes réserves de terres rares riches en uranium, fer, or, nickel, pétrole et gaz fait saliver le très gourmand président américain Donald Trump dont la boulimie semble ne connaître aucune limite ces derniers temps. Ses visées sur le Groenland ne datent pas d’hier mais cette fois-ci, il est déterminé à ne pas lâcher le morceau surtout que le Danemark, propriétaire du territoire, est faible face à l’appétit d’ogre de l’Oncle Sam. Quant à la population autochtone qui ne veut ni des Danois ni des Américains mais souhaite une indépendance totale, elle n’a pas droit au chapitre. La prédation trumpienne a donc toutes ces chances d’aboutir. 

Imed Bahri

Suite à la récente intervention militaire de l’administration du président américain Donald Trump au Venezuela, les ambitions de Washington d’annexer le Groenland ne relèvent plus de la simple «fantaisie politique», comme l’ont qualifiées il n’y a pas si longtemps les autorités danoises mais sont devenues une réalité débattue dans les capitales européennes.

Dans une analyse publiée par The Times, Oliver Moody a présenté quatre options possibles pour que Washington étende son contrôle sur cette île bénéficiant d’un statut d’autonomie mais faisant partie du Royaume du Danemark. 

Selon le journal britannique, les récentes déclarations de Trump concernant la nécessité absolue de mettre la main sur le Groenland pour des raisons de sécurité nationale ne sont plus considérées comme de simples chimères politiques.

Le président américain, qui évoque la possibilité d’annexer l’île depuis 2019, a réaffirmé, après les récents événements, que les États-Unis «l’obtiendront d’une manière ou d’une autre», compte tenu de ce qu’il décrit comme la présence croissante de la Russie et de la Chine dans l’Arctique.

Ce changement de ton s’accompagne d’une position plus intransigeante au sein de l’administration américaine. Stephen Miller, conseiller à la sécurité intérieure et chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche chargé des politiques, a remis en question la souveraineté du Danemark sur le territoire, affirmant que personne n’entrera en guerre contre les États-Unis pour l’avenir du Groenland. 

Dans ce contexte, le Times a présenté quatre scénarios principaux d’évolution de la crise…

Premier scénario : invasion militaire

Bien que les États-Unis soient militairement capables d’occuper cette île peu peuplée avec une résistance minimale, cette option comporte des risques importants.

Selon les analystes, l’occupation du territoire d’un État membre de l’Otan pourrait sonner le glas de l’alliance et inciter la Russie et la Chine à prendre des mesures d’escalade dans l’Arctique, compromettant ainsi la sécurité des États-Unis.

Second scénario : coercition et pressions économiques

Ce scénario est jugé le plus probable par le journal car Trump dispose d’un important levier d’influence, principalement financier. Bien que le Danemark rejette l’idée de «vendre» le Groenland, les habitants de l’île pourraient être tentés par les promesses américaines d’investissements de plusieurs milliards de dollars dans leur économie dépendante jusque-là de la pêche et de l’aide danoise.

Washington a déjà lancé une campagne pour gagner les faveurs de la population en ouvrant un consulat dans la capitale Nuuk et en fournissant une aide à l’éducation et au développement, ce qui converge avec les accusations selon lesquelles la Maison-Blanche tenterait d’attiser des sentiments séparatistes au sein de la société insulaire.

Troisième scénario : libre association

Des informations indiquent que l’option de signer un «accord de libre association» avec le Groenland est à l’étude à Washington, similaire aux accords conclus avec les Palaos, la Micronésie et les Îles Marshall dans le Pacifique occidental.

Aux termes d’un tel accord, le Groenland obtiendrait une indépendance nominale vis-à-vis du Danemark en échange du contrôle total de son territoire par l’armée américaine et d’importants privilèges commerciaux.

Le Times cite Elizabeth Buchanan, experte en géopolitique polaire, dans son livre intitulé ‘‘Voudriez-vous posséder le Groenland ?’’, qui affirme que cette option pourrait séduire les dirigeants locaux en quête d’indépendance mais qu’à son avis, elle nécessite l’approbation du parlement danois, ce que Copenhague tente d’éviter à tout prix.

Quatrième scénario : jouer sur les deux tableaux

Dans ce jeu complexe, le Danemark pourrait parvenir à conserver une souveraineté nominale en échange d’un renforcement de la présence militaire américaine et de la conclusion d’accords commerciaux pour l’exploitation des abondantes ressources minérales rares et stratégiques de l’île.

Selon Buchanan, la mentalité pragmatique de Trump le pousse à exiger une «acquisition totale» comme point de départ des négociations, obtenant ainsi ce qu’il souhaite, même si cela ne correspond pas à ses ambitions initiales.

La réalité sur le terrain

Selon Buchanan, le premier élément à prendre en compte pour comprendre la situation est que la logique américaine repose sur des facteurs géographiques et sécuritaires.

La capitale, Nuuk, est plus proche de la côte est des États-Unis que du Danemark et l’île constitue un emplacement idéal pour le déploiement de systèmes d’alerte avancée antimissile et une plateforme potentielle pour des installations nucléaires de «seconde frappe» en cas de futur conflit nucléaire avec la Russie.

Le second élément est la faiblesse du Danemark : ni l’Otan ni l’Union européenne ne devraient mobiliser un soutien militaire concret pour Copenhague si Washington décide d’imposer un fait accompli par la force, compte tenu des répercussions qui pourraient pratiquement signifier la fin de l’Otan sous sa forme actuelle.

Le troisième élément essentiel pour comprendre la situation sur le terrain est que, selon Buchanan, l’objectif principal du peuple groenlandais est l’indépendance totale.

D’après des sondages cités par le Times, 85% des Groenlandais s’opposent à une adhésion directe aux États-Unis. Cependant, leurs opinions sur les ambitions de Trump sont partagées : 43% y voient une opportunité économique, tandis que 45% les perçoivent comme une menace. 

Buchanan estime, comme le rapporte le Times, que l’issue des négociations dépendra de la capacité des dirigeants groenlandais à tirer profit de la situation, en exploitant l’intérêt de Trump pour l’île afin de faire pression sur Copenhague et de la retourner contre Washington, dans le but d’obtenir des concessions plus importantes qui ouvriraient la voie à l’indépendance.

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Pétrolier saisi : Moscou accuse Washington de franchir une ligne rouge

La Russie a vivement réagi mercredi à la saisie en haute mer d’un pétrolier battant pavillon russe par les forces américaines, dénonçant une « violation flagrante du droit maritime » et un geste « hostile » de Washington.
L’épisode survient quelques jours après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, alimentant un climat diplomatique explosif entre les deux puissances.

Moscou dénonce une “piraterie d’État”

Dans un communiqué publié, le ministère russe des Affaires étrangères a accusé les États-Unis d’avoir mené « un acte illégal et provocateur » contre le Marinera, intercepté dans l’Atlantique Nord alors qu’il transportait du brut lié au Venezuela.

Des responsables politiques russes ont adopté un ton encore plus ferme, qualifiant l’arraisonnement de « piraterie moderne » et accusant Washington de « franchir une ligne rouge » en s’en prenant à un navire légalement immatriculé.

Selon plusieurs médias russes, la marine avait dépêché un sous-marin et des unités de soutien dans la zone où évoluait le pétrolier afin de dissuader toute intervention.
La présence navale n’a pas empêché les garde-côtes américains d’agir avec mandat d’un tribunal fédéral.

Le Kremlin affirme se réserver le droit de répondre, sans préciser la nature des mesures envisagées, et exige la libération immédiate de l’équipage.

Washington justifie l’opération, Caracas s’insurge

Les autorités américaines confirment que le Marinera faisait partie d’un réseau clandestin d’exportation destiné à financer le gouvernement Maduro en contournement des sanctions.

Washington a annoncé vouloir saisir et écouler jusqu’à 50 millions de barils de pétrole vénézuélien, dont les recettes seraient « redistribuées au peuple vénézuélien ».

À Caracas, les responsables loyalistes dénoncent une « confiscation illégale des ressources nationales » et un contrôle étranger accru.

Au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, plusieurs pays — y compris des alliés américains — ont exprimé leurs préoccupations face au risque d’escalade après la capture de Maduro, désormais suivie d’opérations américaines sur mer visant des partenaires du Venezuela.

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Groenland : Pourquoi Washington veut l’île la plus stratégique du monde

Entre défense, ressources et rivalités arctiques

La nouvelle crispation entre Washington et Copenhague autour du Groenland ne relève pas d’un simple caprice diplomatique. L’intérêt américain pour cet immense territoire arctique renvoie à des enjeux militaires, économiques et géopolitiques d’une ampleur rarement évoquée. À mesure que la fonte de la banquise ouvre de nouvelles routes maritimes et redistribue les équilibres du Nord, le Groenland apparaît comme une pièce centrale d’un affrontement global entre puissances.

L’Arctique, nouvelle frontière stratégique

Le Groenland, plus grande île du monde avec près de 2,16 millions km² pour seulement 56.600 habitants dont environ 90% d’Inuits, constitue depuis la Guerre froide un pivot de la défense nord-américaine. La base américaine de Pituffik (ex-Thulé), construite en 1943, reste au cœur du système d’alerte avancée face à la Russie. Son personnel actuel d’environ 150 militaires contraste avec les quelque 6000 soldats de la période 1950-80, mais son rôle stratégique demeure intact.

Situé sur la trajectoire la plus courte empruntée par d’éventuels missiles russes, le Groenland contrôle également le GIUK Gap, corridor maritime crucial pour surveiller les sous-marins. Alors que Moscou a réactivé plus de cinquante installations militaires en Arctique, dont sept brise-glaces nucléaires, et que Pékin se définit comme un « État quasi arctique », Washington veut sécuriser sa position avancée dans le Nord.

Ressources critiques et routes maritimes émergentes

L’intérêt américain est aussi minéral. Le Groenland recèle jusqu’à 20% des réserves mondiales non exploitées de terres rares, selon le USGS, ainsi que du nickel, du cobalt, de l’uranium et du graphite. Une douzaine de sites miniers sont en évaluation, dans un contexte où la Chine domine près de 40% de l’extraction mondiale et une part encore plus importante de la transformation industrielle.

La fonte accélérée renforce cet intérêt : les routes polaires émergentes pourraient réduire de 30 à 40% les distances entre Asie et Europe, Shanghai–Rotterdam passant potentiellement de 20.000 km à environ 12.800 km. Pour Washington, contrôler le Groenland revient à sécuriser les futures autoroutes du commerce mondial.

Indépendance groenlandaise et tensions transatlantiques

Autonome depuis 2009 mais dont la défense reste danoise, le Groenland avance progressivement vers davantage de souveraineté politique, alors que la subvention annuelle de Copenhague – environ 700 millions de dollars, soit près d’un quart du PIB local estimé à 3,2 milliards – demeure indispensable au fonctionnement administratif.

Une majorité de Groenlandais soutient à moyen terme un processus d’indépendance, ouvrant la perspective d’un territoire potentiellement libre de redéfinir ses alliances. Cette dynamique inquiète Bruxelles et Copenhague, qui voient poindre le risque d’un basculement stratégique au profit de Washington. Pour plusieurs responsables européens, un transfert de souveraineté, même partiel, mettrait à l’épreuve la cohésion de l’OTAN.

Comment Washington espère obtenir le Groenland

La Maison Blanche n’a pas limité ses ambitions au terrain diplomatique. Selon CNN et plusieurs sources européennes, l’administration américaine examine trois options : un achat négocié avec le Danemark et le gouvernement autonome groenlandais, comme Harry Truman tenta de le faire en 1946 ; un accord de souveraineté partagée ou de présence renforcée, offrant à Washington un contrôle militaire et logistique accru sans transfert formel de territoire ; et, plus controversé, l’usage possible de la force, une hypothèse évoquée par plusieurs membres de l’administration et jamais exclue publiquement par Donald Trump, qui a affirmé à plusieurs reprises qu’il obtiendrait le Groenland « d’une manière ou d’une autre ».

Ces signaux ont provoqué un front uni européen en soutien à Copenhague, alors que des élus américains des deux partis s’opposent ouvertement à toute démarche coercitive. Le Groenland, pour sa part, affirme que son avenir « appartient à son peuple » et demande désormais à être associé à toutes discussions impliquant son statut.

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Un haut général russe tué dans un attentat à la voiture piégée à Moscou

Un général de l’armée russe a été tué ce lundi matin dans une explosion ciblée sous sa voiture dans le secteur sud de Moscou, a annoncé le Comité d’enquête russe, qui a ouvert une enquête pour « meurtre ».

Selon les autorités, l’explosion s’est produite aux alentours de 06 h 55 (heure locale) alors que le lieutenant‑général Fanil Sarvarov, chef de la direction de la préparation opérationnelle de l’état‑major général des forces armées russes, prenait place dans son véhicule personnel.

L’engin explosif aurait été placé sous le châssis de la voiture, provoquant une détonation puissante qui a gravement endommagé le véhicule et causé la mort du général sur le coup.

Des images diffusées par les services de renseignement russes montrent la scène du crime, avec des voitures endommagées et des enquêteurs sur place. Les forces de l’ordre ont sécurisé le périmètre et ont commencé à recueillir des éléments de preuve pour déterminer les circonstances exactes de l’attentat.

Implication possible des services de renseignement ukrainiens

Le Comité d’enquête a indiqué qu’une des pistes explorées est l’implication possible des services de renseignement ukrainiens, sans pour autant fournir de confirmation officielle à ce stade. Les autorités ukrainiennes n’ont pas encore émis de commentaire sur l’incident.

La mort de Fanil Sarvarov intervient dans un contexte de tensions persistantes liées au conflit en Ukraine, marqué par des attaques précédentes contre des responsables russes à l’intérieur du territoire de la Fédération de Russie.

Cet événement devrait avoir des répercussions sur le climat politique et sécuritaire entre Moscou et Kyiv dans les prochains jours.

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Équipage russo-biélorusse bloqué à Djerba : L’ambassade russe précise

L’ambassade de Russie en Tunisie a annoncé être parvenue à un accord avec les autorités tunisiennes permettant à un équipage russo-biélorusse, bloqué depuis plusieurs jours à l’aéroport de Djerba-Zarzis, de quitter le pays « dans un avenir proche », rapporte RT.

Selon l’ambassade, l’équipage est composé de sept ressortissants russes et de deux ressortissants biélorusses. Il précise que ses membres ne sont ni détenus ni privés de liberté, mais qu’ils se trouvent actuellement dans la zone internationale de transit de l’aéroport, sans possibilité de sortir du site à ce stade.

La mission diplomatique explique que la présence de l’équipage en Tunisie s’inscrivait dans le cadre d’un transit temporaire vers l’Algérie. Les intéressés peuvent quitter la Tunisie à bord de vols commerciaux, sans la présence de l’hélicoptère, lequel resterait stationné à l’aéroport de Djerba-Zarzis. En revanche, un départ à bord de l’appareil demeure conditionné à l’obtention d’une autorisation d’entrée des autorités algériennes, qui n’a pas encore été délivrée.

L’ambassade russe a par ailleurs affirmé que les autorités tunisiennes ne sont pas à l’origine du blocage et n’ont imposé aucun obstacle à la sortie de l’équipage. Lors des échanges officiels avec les autorités tunisiennes, il a été confirmé que le départ est possible dès que les dispositions logistiques et administratives nécessaires seront réunies.

Atterrissage technique programmé

De son côté, l’un des membres de l’équipage, le pilote Sergueï Souslov, avait déclaré auparavant que l’équipage se trouvait bloqué à l’aéroport de Zarzis depuis le 19 décembre, à la suite d’un atterrissage technique programmé. Il avait indiqué à l’agence RIA Novosti que le vol, effectué à bord d’un hélicoptère de type Mi-26, était dûment autorisé et que l’ensemble des documents était en règle.

Selon son témoignage, les membres de l’équipage avaient passé le contrôle des passeports avant que leurs documents ne soient temporairement retenus, les contraignant à passer la première nuit dans la salle d’arrivée, puis dans une pièce séparée par la suite.

L’hélicoptère, appartenant à une société kirghize, effectuait un vol à destination de l’Algérie après des travaux de maintenance, la Tunisie devant constituer une simple escale technique d’une nuit. D’après l’ambassade de Russie, celle-ci a été officiellement saisie le 20 décembre par la société propriétaire de l’appareil, qui a sollicité son intervention afin de faciliter un règlement de la situation.

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Tunisie ‑ Russie : Lavrov et Nafti scellent l’agenda de la coopération économique et scientifique

À l’occasion de la deuxième Conférence Ministérielle Russie–Afrique au Caire, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a rencontré son homologue russe, Sergueï Lavrov, pour faire le point sur le développement des relations bilatérales et le suivi des projets de coopération économique et scientifique entre la Tunisie et la Russie. Ces échanges interviennent dans un contexte de coordination régionale renforcée avec l’Égypte et l’Algérie.

Lors de son déplacement au Caire les 19 et 20 décembre 2025, Mohamed Ali Nafti s’est entretenu avec le ministre égyptien Badr Abdel-Ati et le ministre algérien Ahmed Attaf. Les discussions ont permis de saluer le niveau « distingué » des relations bilatérales et de réaffirmer la volonté d’intensifier l’action commune.

Les ministres ont rappelé l’importance de concrétiser les décisions de la 18ᵉ session de la Haute Commission Mixte tuniso-égyptienne (Caire, 11 septembre 2025) et de la 23ᵉ session de la Haute Commission Mixte tuniso-algérienne (Tunis, 12 décembre 2025).

Ils ont également souligné la nécessité de poursuivre la coordination tripartite et de soutenir une solution politique consensuelle en Libye, sous l’égide et avec l’appui des Nations Unies, avec la Tunisie assurant la prochaine réunion du mécanisme de concertation.

Focus sur la coopération tuniso-russe

Mohamed Ali Nafti a ensuite rencontré Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. Les deux responsables ont insisté sur le suivi des décisions de la huitième session de la Commission Intergouvernementale Mixte (Moscou, novembre 2024), en particulier dans les secteurs du commerce, du transport, de la santé, de l’énergie, de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

Les ministres ont également évoqué l’organisation de la prochaine session de la Commission Mixte en Tunisie en 2026, dans la perspective de renforcer la coopération économique et scientifique.

Une diplomatie tunisienne active sur plusieurs fronts

Enfin, Mohamed Ali Nafti a tenu une réunion avec le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzoug. Les discussions ont porté sur la préparation des prochaines échéances bilatérales prévues au premier semestre 2026 et sur la nécessité d’intensifier la coopération, notamment dans les domaines du commerce et de l’investissement conjoint.

Ces rencontres s’inscrivent dans la stratégie de la Tunisie visant à renforcer ses partenariats régionaux et internationaux, en coordonnant ses actions avec ses voisins et en poursuivant le dialogue avec des partenaires stratégiques comme la Russie et la Mauritanie.

Elles illustrent également l’ambition de la diplomatie tunisienne de faire de la Tunisie un hub régional pour la coopération économique, scientifique et politique en Afrique du Nord et au Sahel.

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Poutine durcit le ton et fixe ses lignes rouges

Vladimir Poutine a profité, ce vendredi, de sa grande conférence de presse de fin d’année pour livrer une série de déclarations fortes, à forte portée politique, militaire et géostratégique. Face aux médias russes et internationaux, le président russe a voulu afficher une posture de fermeté, tout en laissant entrevoir une ouverture conditionnelle à une issue diplomatique du conflit en Ukraine.

Sur le terrain militaire, le chef du Kremlin s’est montré confiant, affirmant que l’armée russe avait « pris l’initiative stratégique » sur l’ensemble du front ukrainien. Selon lui, les forces russes avancent de manière continue et les objectifs militaires de Moscou seront atteints, que ce soit par la poursuite des opérations ou par la voie de négociations imposées par le rapport de force.

Poutine a néanmoins réaffirmé que la Russie restait disposée à mettre fin au conflit par des moyens pacifiques, à condition que ce qu’il qualifie de « causes profondes » de la guerre soient réglées. Cette formule renvoie clairement aux exigences de Moscou, notamment la reconnaissance des territoires occupés par la Russie et la remise en cause de l’orientation euro-atlantique de l’Ukraine.

Sur ce point, le président russe s’est montré inflexible. Il a répété que toute solution durable passerait par la reconnaissance de la Crimée et des régions annexées, ainsi que par l’abandon, par Kiev, de toute ambition d’adhésion à l’OTAN. Des conditions jugées inacceptables par les autorités ukrainiennes et leurs alliés occidentaux.

Difficultés économiques

Vladimir Poutine a également attaqué frontalement les pays européens, accusés de vouloir « voler » les avoirs russes gelés pour financer l’effort de guerre ukrainien. Il a averti que de telles décisions ne resteraient pas sans conséquences, laissant planer la menace de représailles économiques ou politiques.

La question de la sécurité régionale a aussi été abordée, notamment celle de l’enclave russe de Kaliningrad. Le président russe a mis en garde contre toute tentative d’entrave à l’accès de ce territoire, soulignant que la Russie répondrait « par tous les moyens nécessaires » à ce qu’elle considérerait comme une provocation.

Enfin, sur le plan intérieur, Vladimir Poutine a reconnu les difficultés économiques liées à l’inflation et aux sanctions, tout en affirmant que la situation restait sous contrôle. Il a défendu les choix de la Banque centrale et assuré que le ralentissement économique actuel était un « prix calculé » pour préserver la stabilité du pays. Un discours destiné autant à rassurer l’opinion russe qu’à envoyer un message de résilience à l’étranger.

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L’OTAN se prépare à un affrontement direct avec la Russie : une guerre se profile ?

L’OTAN se prépare à un affrontement direct avec la Russie : une guerre se profile ?

Les tensions s’intensifient en Europe, alors que le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a mis en garde contre la possibilité d’un affrontement militaire direct avec la Russie dans les cinq prochaines années. Il a appelé les États membres à renforcer rapidement leurs capacités de défense et à accroître leurs dépenses et leur production militaire, […]

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Guerre en Ukraine : L’UE décide de geler indéfiniment les avoirs souverains russes

L’Union européenne a approuvé, vendredi, le gel pour une durée indéterminée des actifs souverains russes présents sur son territoire, mettant fin au mécanisme de renouvellement semestriel qui exigeait l’unanimité des États membres.

L’annonce a été faite par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui affirme que la mesure restera en vigueur tant que Moscou n’aura pas versé à l’Ukraine des réparations complètes pour les destructions causées par son invasion.

210 milliards d’euros d’avoirs russes figés

Sur X, Kaja Kallas a indiqué que jusqu’à 210 milliards d’euros d’actifs souverains russes resteront immobilisés dans l’UE. Ce changement de régime évite la menace d’un veto hongrois ou d’autres États prorusses à chaque renouvellement. Selon la diplomate, cette décision doit accroître la pression sur le Kremlin jusqu’à ce que la Russie « prenne les négociations au sérieux » et accepte de répondre des dégâts infligés à l’Ukraine.

Un Conseil européen prévu la semaine prochaine devra par ailleurs préciser les moyens de financement du soutien européen à Kiev pour les années à venir.

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réagi en soulignant que l’UE reprend pleinement la maîtrise du sort des fonds russes placés en Europe. Dans un message publié sur X, il affirme que la Russie sera privée de ces actifs « jusqu’à ce qu’elle cesse sa guerre d’agression et verse des réparations », insistant sur l’importance de maintenir un front européen uni.

Budapest dénonce une décision « illégale »

En amont de l’annonce officielle européenne, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, avait anticipé la décision et fustigé un vote « illégal ». Dans un message publié sur Facebook, il accuse Bruxelles de se placer « au-dessus des règles » et estime que cette mesure entraînera « des dommages irréparables » pour l’Union. La Hongrie, régulièrement accusée d’alignement sur Moscou, s’oppose de longue date au mécanisme de sanctions renforcées.

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The Skipper : Saisie américaine spectaculaire sur les réseaux pétroliers Iran–Russie–Venezuela

Derrière l’opération menée par hélicoptère au large du Venezuela, Washington cible une économie parallèle qui relie Téhéran, Moscou et Caracas.

La vidéo publiée par l’ancienne procureure américaine Pam Bondi — montrant des commandos descendant en « fast rope » depuis un hélicoptère sur le pont du pétrolier The Skipper — a fait le tour des réseaux sociaux. Mais si l’image impressionne, le message géopolitique qu’elle porte est encore plus fort.

L’opération, lancée depuis le porte-avions USS Gerald R. Ford, marque un durcissement assumé de Washington dans sa lutte contre les réseaux pétroliers clandestins. Le navire venait de quitter un port vénézuélien lorsque les forces américaines sont intervenues, appuyées par deux hélicoptères, des Marines et une unité d’élite de la Coast Guard.

Pour Caracas, c’est un « acte de piraterie internationale ». Pour Washington, au contraire, c’est une étape dans une stratégie plus vaste.

Un tanker emblématique d’une architecture clandestine Iran–Russie–Venezuela

The Skipper, long de 333 mètres, n’est pas un navire ordinaire. Sous son ancien nom Adisa, il avait été sanctionné par le Trésor américain en 2022 pour son rôle dans une nébuleuse maritime dirigée par l’oligarque russe Viktor Artemov, accusé de transporter du pétrole iranien sous fausses identités.

Washington affirme que ces exportations clandestines financent :

  • les Gardiens de la Révolution (IRGC) en Iran,
  • le Hezbollah,
  • et en partie l’économie essoufflée du Venezuela.

Ces tankers multiréimmatriculés, souvent sous pavillons frauduleux (le Skipper prétendait naviguer sous pavillon du Guyana), permettent à ces pays de contourner les sanctions. Ils coupent leurs transpondeurs, changent d’identité en mer, empruntent des routes secondaires et utilisent des sociétés-écrans au Nigeria, à Dubaï ou en Russie.

Le Skipper était l’une de ces pièces maîtresses d’une économie parallèle globale.

Pourquoi Washington a agi maintenant

Selon plusieurs responsables américains, l’intervention ne relève pas de l’improvisation. Elle intervient dans un contexte où plusieurs facteurs se sont cumulés.

D’une part, l’Iran a accru ces derniers mois ses exportations pétrolières vers l’Asie et les Caraïbes, malgré les sanctions imposées par les États-Unis.

Parallèlement, des réseaux maritimes liés à la Russie, renforcés depuis le début de la guerre en Ukraine, ont intensifié leurs opérations offshore afin de soutenir les circuits financiers de Moscou.

Le Venezuela, de son côté, dépend davantage de ces routes parallèles pour écouler son pétrole et contourner les restrictions américaines.
La présence prolongée dans la région du porte-avions USS Gerald R. Ford a également constitué un signal de la volonté américaine de renforcer son dispositif dans les Caraïbes.

Dans ce contexte, la saisie du Skipper apparaît comme une opération destinée à interrompre un réseau déjà surveillé par Washington et à réaffirmer la capacité des États-Unis à agir dans la zone.

Les Caraïbes, zone de transit sous surveillance

Selon plusieurs observateurs, l’opération intervient alors que la région voit se multiplier, depuis un an, des navires opérant en marge des circuits déclarés, notamment autour du Venezuela, de Curaçao, de Trinidad et du Guyana.
La mention d’un pavillon guyanais falsifié sur le Skipper a ravivé la sensibilité entre le Venezuela et le Guyana, déjà en désaccord sur la zone de l’Essequibo.

Pour les États-Unis, le développement de ces routes pourrait favoriser l’émergence d’un système d’exportation pétrolière parallèle impliquant l’Iran, la Russie et le Venezuela, en contournement des sanctions internationales. Washington affirme vouloir prévenir la consolidation de ces circuits et renforcer sa présence dans une région redevenue stratégique.

Un dispositif américain accru face aux circuits parallèles

Selon Washington, l’opération contre le Skipper illustre les limites des sanctions économiques pour freiner les flux pétroliers issus de pays soumis à des restrictions internationales. Les autorités américaines affirment désormais recourir à un dispositif élargi comprenant des moyens aériens, une coordination entre la Navy et la Coast Guard et une communication publique assumée autour de ces interventions.

Le Venezuela a dénoncé une action qualifiée de « piraterie », mais les États-Unis présentent l’arraisonnement comme une mesure visant à perturber des circuits d’exportation considérés comme clandestins et à empêcher la poursuite de transferts de pétrole liés à l’Iran et au Venezuela.

Pour Washington, le Skipper représente un exemple des navires utilisés dans ces réseaux. Son interception s’inscrit, selon les responsables américains, dans un effort plus large pour contenir des pratiques jugées déstabilisantes pour le marché énergétique international.

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La Russie : un traitement innovant contre le cancer du poumon

La Russie : un traitement innovant contre le cancer du poumon

La Russie vient d’enregistrer un nouveau traitement immunothérapeutique contre le cancer du poumon non à petites cellules, un pas important dans la lutte contre cette maladie. Selon l’agence TASS, le médicament, baptisé « Arima » (camrelizumab), sera entièrement produit sur le territoire russe grâce à un partenariat entre le laboratoire Petrovax Pharm et le Centre […]

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La fuite qui inquiète Kiev : une note russe au cœur du futur plan américain

Une fuite publiée mardi par Bloomberg révèle l’existence d’un document que deux conseillers proches de Vladimir Poutine auraient préparé pour influencer le futur plan américain sur la guerre en Ukraine. L’affaire concerne une conversation téléphonique du 29 octobre 2025, dont le média affirme avoir écouté l’enregistrement, impliquant Yuri Ushakov, principal conseiller diplomatique de Poutine, et Kirill Dmitriev, conseiller économique du Kremlin.
Kiev exprime déjà son inquiétude, tandis que Moscou parle d’une “fuite manipulée”.

Un “document” russe destiné à l’équipe Trump

Selon Bloomberg, Ushakov et Dmitriev discutent d’une note rédigée depuis la position russe, que Dmitriev affirme vouloir transmettre “informellement” à l’entourage de Donald Trump, tout en la présentant comme une suggestion “non coordonnée” avec Moscou.

Dmitriev : « On fera un document selon notre position et je le transmettrai de manière informelle, en précisant que tout est informel. Ils feront ensuite comme si c’était leur propre document. »

Toujours selon la transcription, Ushakov craint que l’équipe américaine puisse affirmer par la suite que le texte a été “validé” avec Moscou, ce qui rend la conversation politiquement sensible.

Un canal officieux déjà évoqué dans une première fuite

Cette nouvelle fuite survient après la publication, lundi, d’une autre conversation entre Ushakov et Steve Witkoff, homme d’affaires proche de Donald Trump et présenté comme envoyé officieux dans les discussions exploratoires sur un futur plan de paix.

Dans cet appel, dévoilé également par Bloomberg et repris par Associated Press et Reuters, Witkoff évoquait des pistes de compromis territoriaux, ce qui avait suscité des réactions prudentes à Washington et en Europe.

Les réactions

Les autorités ukrainiennes observent ces révélations avec inquiétude, craignant que les futures discussions américaines sur la guerre soient influencées par des propositions russes non publiques, alors que les combats continuent près de Kharkiv, du Donbass et du sud du pays.

Pour Kiev, l’existence même de ces échanges suggère que le Kremlin cherche à peser en amont sur les orientations diplomatiques de la nouvelle administration américaine, à quelques mois de son entrée en fonction.

Kirill Dmitriev a nié mardi via un message sur les réseaux sociaux que la conversation reflète une tentative d’influencer Washington, qualifiant le rapport de Bloomberg de “faux”.
Le Kremlin, de son côté, n’a pas démenti l’existence des appels mais a dénoncé une fuite “visant à perturber les contacts internationaux”.

Reuters rapporte qu’Ushakov a simplement déclaré qu’il “restera en contact avec Witkoff” pour clarifier la situation.

Aux États-Unis, plusieurs médias notent que l’équipe Trump n’a pas encore officiellement réagi.
Des responsables européens — selon des sources diplomatiques citées par Le Monde et the Guardian — craignent qu’un futur plan américain puisse intégrer des “éléments issus d’une matrice russe”, même indirectement.

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Frappes meurtrières, pourparlers secrets : Washington cherche la paix en Ukraine

Alors que des frappes meurtrières ont touché la capitale ukrainienne et le sud de la Russie dans la nuit de lundi à mardi, un haut responsable de l’armée américaine mène des discussions discrètes à Abou Dhabi avec des émissaires russes, dans le cadre d’une nouvelle tentative de relancer les négociations de paix. Les Européens appellent à la prudence face au plan américain, accusé d’être trop favorable à Moscou.

Derniers développements

Selon les autorités dans les deux camps :

  • trois personnes ont été tuées et dix blessées dans une attaque ukrainienne dans la région russe de Rostov ;
  • six personnes ont perdu la vie à Kiev après de nouvelles frappes russes au moyen de missiles et drones, selon les secours ukrainiens ;
  • Moscou affirme avoir intercepté près de 250 drones ukrainiens au cours de la nuit.

Ces violences interviennent alors que, d’après plusieurs médias américains, un officier supérieur de l’armée américaine devrait réunir séparément des délégations russe et ukrainienne à Abou Dhabi afin d’accélérer les tractations autour d’un accord de paix.

Négociations discrètes à Abou Dhabi

Selon Reuters, le secrétaire américain à l’Armée, Dan Driscoll, a tenu des entretiens non annoncés avec des responsables russes aux Émirats, et d’autres réunions sont prévues ce mardi.

Le rôle diplomatique de Driscoll s’est accru au cours des dernières semaines, dans le sillage du rapprochement Trump–Poutine initié l’été dernier. La nature exacte des discussions n’a pas été précisée. Le Kremlin a refusé de commenter les pourparlers.

Un plan américain remanié, Kiev toujours hésitant

Les discussions ont pour objectif d’ajuster une proposition américaine de 28 points, présentée la semaine dernière, qui avait suscité la colère à Kiev et la surprise en Europe.

Selon les autorités ukrainiennes :

« Après Genève, les points sont moins nombreux et plusieurs éléments corrects ont été intégrés »,
a déclaré Volodymyr Zelenskyy lundi soir.

Le président ukrainien a toutefois précisé que les points les plus sensibles seraient discutés directement avec Donald Trump.

Réaction prudente en Europe

À Paris, Emmanuel Macron a salué une initiative « allant dans la bonne direction », tout en avertissant :

« Nous voulons la paix, mais pas une paix qui serait une capitulation. »

Le président français estime que seules les autorités ukrainiennes peuvent décider de concessions territoriales.

Les alliés européens de l’Ukraine, réunis mardi en format virtuel, insistent également sur la nécessité d’un équilibre dans le projet américain.

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Paix en Ukraine : Washington réécrit sa proposition pour intégrer les exigences de Kiev

Washington et Kiev ont annoncé dimanche à Genève un “cadre mis à jour et affiné” pour mettre fin à la guerre en Ukraine, après les vives critiques qui avaient visé la première version du plan américain jugé trop conciliante envers Moscou.

Selon une déclaration conjointe, les deux parties se sont entendues pour que toute solution respecte “pleinement” la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

Un plan initial contesté

La mise à jour intervient après la controverse suscitée par le premier plan américain en 28 points, présenté comme la base d’un accord de paix mais dénoncé par plusieurs capitales européennes et par Kiev lui-même pour ses concessions supposées à Moscou. À Genève, les équipes diplomatiques ont travaillé à réviser plusieurs volets sensibles, sans en dévoiler pour l’instant le détail.

Les discussions ont été qualifiées de “hautement productives” par les deux délégations, qui ont évoqué une “progression significative” dans l’alignement des positions.

Souveraineté et intégrité territoriale comme lignes rouges

Pour la première fois, Kiev affirme que le cadre révisé garantit explicitement le respect de ses frontières et de sa souveraineté, alors que la question des territoires occupés demeure l’un des principaux points de friction avec Moscou.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a salué des avancées “tremendous”, sans préciser si des compromis avaient été conclus sur les demandes russes, notamment territoriales.

Selon le communiqué, les discussions se poursuivront “afin d’assurer une paix durable, juste et stable” et d’établir un dispositif de sécurité post-conflit.

Des discussions productives mais peu de détails

Malgré l’optimisme affiché, le document reste extrêmement vague sur les aspects concrets, comme le rôle de l’OTAN, l’avenir de la Crimée, le calendrier d’un cessez-le-feu ou la question des sanctions.

Washington et Kiev promettent toutefois d’approfondir les consultations dans les prochaines semaines, en coordination avec les partenaires européens, dont plusieurs avaient demandé des garanties supplémentaires.

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Plan Trump pour l’Ukraine : ce que Washington veut imposer à Kyiv

Pour la première fois depuis le début de l’invasion russe de 2022, Washington met sur la table un document complet visant à arrêter la guerre par une reconfiguration des rapports de force plutôt que par une victoire militaire. Présenté à Volodymyr Zelensky par l’émissaire Dan Driscoll, ce plan en 28 points place Kyiv devant un choix existentiel : accepter des concessions douloureuses ou poursuivre une guerre dont l’issue militaire reste incertaine, après près de cinq ans d’attrition.

Des concessions territoriales majeures : une paix qui valide les gains russes

Le projet prévoit la reconnaissance de facto de trois oblasts – Crimée, Donetsk et Louhansk – comme territoires sous contrôle russe. Pire pour Kyiv, certaines zones de Donetsk encore sous souveraineté ukrainienne deviendraient une zone tampon neutre, sans présence militaire russe mais hors du contrôle effectif de l’Ukraine. Le front serait également gelé dans le sud, permettant à Moscou de conserver Marioupol, une partie de Kherson, et l’ensemble du corridor terrestre reliant la Russie à la Crimée. Un scénario qui entérinerait l’un des objectifs stratégiques centraux de Vladimir Poutine.

Neutralisation politique : une Ukraine sans OTAN mais arrimée à l’Europe

Au cœur du texte, une exigence majeure : Kyiv renonce définitivement à l’OTAN. L’Ukraine devrait modifier sa Constitution pour acter cette neutralité, tandis que l’Alliance s’engagerait à ne pas déployer de troupes sur son territoire. En contrepartie, Washington confirme explicitement le droit de Kyiv à rejoindre l’Union européenne, un équilibre voulu pour garantir une insertion économique sans garantie militaire directe.

Une armée plafonnée et une sécurité américaine conditionnelle

Le plan prévoit une réduction drastique des forces ukrainiennes à 600 000 soldats – un recul notable pour une armée qui en compte aujourd’hui près de 880 000. En échange, les États-Unis offrent une garantie de sécurité : si la Russie attaque de nouveau, Washington promet une “réponse militaire coordonnée” et le rétablissement immédiat des sanctions. Mais cette garantie s’éteint si l’Ukraine frappe le territoire russe, notamment Moscou ou Saint-Pétersbourg.

Une élection en 100 jours : accélérer la normalisation intérieure

Le document exige la tenue d’élections générales dans un délai de 100 jours. Une demande sensible, alors que Kyiv justifiait depuis deux ans leur report par l’état d’urgence militaire.

Reconstruction massive : 200 milliards pour rebâtir l’Ukraine

Le plan économique prévoit un investissement colossal : 100 milliards de dollars d’avoirs russes gelés dirigés vers la reconstruction ; 100 milliards supplémentaires européens ; un soutien au secteur technologique, minier et énergétique ukrainien. Le texte prévoit aussi un allègement progressif des sanctions contre Moscou, ainsi qu’un fonds d’investissement commun USA–Russie une fois la paix stabilisée.

Amnistie, enfants, Dnipro : la dimension humanitaire et symbolique

Le plan exige le retour de tous les civils détenus, y compris les enfants ukrainiens transférés en Russie. Il prévoit aussi une amnistie générale pour les combattants des deux camps, un accès garanti à la navigation ukrainienne sur le Dnipro, et un rôle central des États-Unis dans un Conseil de Paix présidé par Donald Trump.

Une Russie réhabilitée ? Le retour au G8 dans le texte

Dernier point lourd de sens : la réintégration de la Russie au G8, dont elle avait été exclue après l’annexion de la Crimée en 2014. Ce retour serait conditionné au respect de l’accord, mais marquerait symboliquement une normalisation internationale du régime de Vladimir Poutine.

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