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Washington et Téhéran échangeraient discrètement pour tenter d’endiguer la guerre

Alors que la guerre entre l’Iran et les États-Unis s’intensifie, des contacts directs ont récemment eu lieu entre responsables des deux pays, selon plusieurs sources américaines.

Ces échanges ont impliqué l’émissaire spécial de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi. Ils constituent le premier canal de communication directe connu entre Washington et Téhéran depuis le début de la guerre il y a plus de deux semaines, rapporte Axios, lundi 16 mars.

Selon des responsables américains, Araghtchi aurait envoyé plusieurs messages à Witkoff afin d’explorer des pistes permettant de mettre fin au conflit. Cependant, il n’est pas encore clair si ces discussions ont débouché sur des avancées concrètes.

Donald Trump a reconnu publiquement que l’Iran avait pris contact avec les États-Unis, tout en exprimant des doutes quant à l’autorité réelle des interlocuteurs iraniens pour négocier un accord.

Un haut responsable américain a par ailleurs indiqué au même média que Washington avait rejeté une demande iranienne portant sur des réparations pour les dommages subis durant les frappes. Et l’administration Trump laisserait la porte ouverte à un arrangement plus large qui pourrait permettre à l’Iran de réintégrer l’économie mondiale, notamment via la reprise de ses exportations pétrolières.

Du côté iranien, les autorités ont publiquement nié toute négociation visant un cessez-le-feu. Plusieurs responsables américains estiment également que l’influence d’Araghtchi dans les décisions stratégiques du régime reste limitée…

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, semblait être au courant de ces tractions. Il a demandé des éclaircissements à la Maison Blanche après avoir appris que des responsables de l’administration Trump pourraient communiquer avec le régime iranien, ont indiqué deux sources au fait du dossier.

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Sécuriser le détroit d’Ormuz : l’appel à l’aide de Trump froidement reçu

Les États-Unis peinent à rallier leurs alliés à une coalition navale destinée à sécuriser le détroit d’Ormuz, une artère stratégique pour le commerce mondial de l’énergie. Alors que la guerre contre l’Iran continue de bouleverser la région.

Lors d’une conférence de presse à Washington lundi 16 mars, Trump a déclaré que de nombreux pays lui avaient assuré être prêts à apporter leur aide, mais a exprimé sa frustration face à la présence d’un grand nombre de troupes américaines chez certains alliés de longue date : « Certains sont très enthousiastes, d’autres moins. Il s’agit de pays que nous aidons depuis de très nombreuses années. Nous les avons protégés de terribles menaces extérieures, et pourtant, ils n’étaient pas si enthousiastes. Et le niveau d’enthousiasme compte pour moi ».

Rappelons que Trump a appelé, dimanche 15 mars, plusieurs pays à participer à une mission visant à protéger la navigation dans ce passage maritime crucial. Environ 20 % du pétrole et du gaz liquéfié transportés par voie maritime dans le monde transitent habituellement par ce détroit, situé entre l’Iran et Oman.

Selon le président américain, les pays dépendant du pétrole du Golfe devraient contribuer à la protection de cette route énergétique. Washington affirme avoir contacté au moins sept pays pour discuter de l’envoi de navires militaires afin d’escorter les pétroliers.

Mais plusieurs partenaires clés ont déjà exprimé leurs réticences. Le Japon et l’Australie ont indiqué qu’ils ne prévoyaient pas d’envoyer de bâtiments de guerre pour sécuriser le détroit, malgré l’appel de Washington.

La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a expliqué que son pays étudiait encore ses options dans le respect de son cadre juridique et de sa Constitution pacifiste, qui limite les opérations militaires à l’étranger.

Du côté australien, le gouvernement a également précisé qu’aucune demande officielle n’avait été formulée pour l’envoi de navires et qu’une telle contribution n’était pas envisagée à ce stade.

L’Allemagne, l’Espagne et l’Italie ont déclaré de leur côté n’avoir aucun projet immédiat d’envoyer des navires pour aider à rouvrir cette voie navigable stratégique, que l’Iran a effectivement fermée à l’aide de drones et de mines navales.

« Nous n’avons pas le mandat des Nations unies, de l’Union européenne ou de l’OTAN requis par la Loi fondamentale », a déclaré le chancelier allemand, Friedrich Merz, à Berlin. Tout en ajoutant que Washington et Israël n’avaient pas consulté l’Allemagne avant de déclencher la guerre. C’est pourquoi la question de savoir comment l’Allemagne pourrait s’impliquer militairement ici ne se pose pas.

Ces refus illustrent les divisions entre Washington et ses alliés au moment où la guerre contre l’Iran perturbe fortement les marchés énergétiques et la sécurité maritime dans le Golfe. Le détroit d’Ormuz est devenu un point névralgique du conflit, l’Iran étant accusé d’avoir menacé ou entravé le passage de navires commerciaux dans cette zone stratégique.

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Sous pression en Iran, Trump reporte sa visite en Chine

Le président américain Donald Trump a annoncé, lundi le 16 mars, qu’il reportait d’un mois sa rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping. La visite était prévue pour fin mars.

Trump a justifié sa décision parce que préoccupé par la gestion de la guerre contre l’Iran, insistant sur la nécessité pour lui de rester aux États-Unis pendant cette période.

Trump a évoqué pour la première fois l’idée de reporter le sommet il y a une semaine, appelant au passage la Chine et d’autres pays à l’aider à faire pression sur l’Iran pour qu’il rouvre le détroit d’Ormuz.

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Un magnat tanzanien rachète la plus grande entreprise médiatique d’Afrique de l’Est

La vente du groupe Nation Media Group, basé à Nairobi au Kenya et plus grand groupe de médias d’Afrique de l’Est, à l’homme d’affaires tanzanien Rostam Azizi, a suscité des inquiétudes quant à une potentielle ingérence politique dans les organes de presse les plus influents de la région.

Le Fonds Aga Khan pour le développement économique a vendu, le 10 mars 2026, sa participation majoritaire dans Nation Media au groupe Taarifa d’Azizi, mettant ainsi fin à 66 ans de gestion par la famille Aga Khan IV et marquant le changement de propriété des médias le plus important au Kenya depuis des décennies.

Les inquiétudes portent principalement sur les liens d’Azizi avec les dirigeants régionaux et sur l’ampleur des activités de Nation Media, qui emploie des centaines de journalistes à la télévision, à la radio et dans la presse écrite au Kenya, au Rwanda, en Ouganda et en Tanzanie.

L’enjeu est l’indépendance éditoriale du groupe — et la capacité de ses journalistes à continuer de faire leurs reportages librement, sans crainte de pressions étatiques — ainsi que la confiance du public envers l’une des institutions médiatiques les plus influentes d’Afrique de l’Est.

Lors d’une conférence de presse le 11 mars, Azizi s’est engagé à maintenir les normes éditoriales de l’entreprise. « Votre héritage sera respecté, votre institution renforcée et votre rôle dans la construction de l’avenir de notre région valorisé », a-t-il déclaré.

Malgré tout, certains observateurs restent méfiants. L’ancien rédacteur en chef, Mutuma Mathiu, s’est interrogé sur les véritables instigateurs de cette acquisition : « Deux questions préoccupent beaucoup de monde : M. Rostam n’est-il qu’un paravent pour d’autres investisseurs occultes ? Et que signifie la décision de l’Aga Khan pour la liberté de la presse au Kenya, en Afrique de l’Est et en Afrique en général ? ».

L’avocat tanzanien des droits de l’homme, Tito Magoti, estime que ce rachat illustre parfaitement la mainmise des intérêts commerciaux sur les médias. « Des personnalités de son envergure [celle de Rostam Azizi] ne défendraient jamais la liberté de la presse, car cela irait à l’encontre de leurs intérêts commerciaux », a déclaré Magoti. Selon lui, la liberté de la presse est incompatible avec la volonté de « contrôler le discours et de présenter les régimes comme ils le souhaitent ». Magoti s’attend à ce que certains organes de presse de Nation Media modifient leur approche journalistique.

Qui est Azizi ?

Azizi a été nommé premier milliardaire en dollars de Tanzanie par le magazine Forbes en 2013. Il a bâti sa fortune grâce au groupe Taifa, dont les activités s’étendent aux secteurs minier, aéronautique, des médias et de l’énergie.

Au fil des ans, le magnat a entretenu des relations étroites avec les anciens chefs d’État tanzaniens et avec l’actuelle présidente, Samia Suluhu Hassan.

Au Kenya, il a ouvertement affiché sa proximité avec le président William Ruto, qui a inauguré en 2023 l’usine de gaz liquéfié d’Azizi à Mombasa, d’une valeur de 130 millions de dollars. Son intérêt pour les entreprises kényanes s’est accru ces dernières années.

Nation Media Group possède d’importants journaux en Afrique de l’Est, notamment le Daily Nation, le Business Daily et The EastAfrican. En Ouganda, le groupe est propriétaire du Monitor. En Tanzanie, il publie Mwanaspoti et Mwananchi en swahili, ainsi que The Citizen, tandis qu’au Rwanda, il est propriétaire de Rwanda Today et de The East African.

Nation Media Group possède également de nombreuses chaînes de télévision et stations de radio, ainsi que des sites d’information en ligne. Ses actions ont gagné près de 30 % à la Bourse de Nairobi depuis l’annonce de la transaction mardi 10 mars, ce qui donne à la société une valorisation d’environ 3,24 milliards de shillings kenyans (environ 25 millions de dollars).

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Le choc du Moyen-Orient sur l’aviation africaine

La guerre au Moyen-Orient frappe durement les compagnies aériennes africaines. Certaines font déjà état de pertes dues aux annulations de vols et à la hausse des coûts opérationnels.

Ethiopian Airlines, la plus grande compagnie aérienne du continent, annonce une perte de 137 millions de dollars en une seule semaine. C’est ce qu’indique un rapport de Business Insider publié le 11 mars.  A cet égard, la compagnie a suspendu ses vols vers dix destinations de la région du Moyen-Orient.

En outre, d’autres compagnies africaines d’aviation, comme Kenya Airways, Air Tanzania et RwandAir, pourraient connaître des difficultés opérationnelles similaires dans les semaines à venir. Et ce, notamment en raison de la hausse des prix du carburant d’aviation liée à l’augmentation du coût du pétrole.

Ce manque de vols vers les pays du Golfe incite certaines compagnies aériennes internationales à ajouter des services vers l’Asie et l’Afrique. Lesquels contournent les hubs du Moyen-Orient. Ainsi, la compagnie allemande Lufthansa a déclaré qu’elle proposait plusieurs vols supplémentaires, dont deux entre Francfort et Le Cap. Tout en évoquant une demande croissante pour des « vols long-courriers à court préavis ».

Enfin, les experts du secteur préviennent que le conflit pourrait faire grimper les coûts de l’aviation à l’échelle mondiale si la hausse des prix du pétrole persistait.

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La guerre en Iran menace l’économie égyptienne, avertit Fitch

L’agence d’analyse économique Fitch Solutions pense que l’économie de l’Égypte figure parmi les marchés émergents les plus vulnérables aux répercussions économiques du conflit en Iran et de l’escalade militaire au Moyen-Orient.

L’analyse de l’institution, publiée lundi 16 mars 2026, indique que plusieurs facteurs rendent l’économie égyptienne particulièrement exposée à une aggravation des tensions régionales, notamment la dépendance du pays aux importations énergétiques et sa forte sensibilité aux fluctuations du commerce maritime. Environ 10 % des importations égyptiennes transitent par le détroit d’Ormuz, contre environ 3,4 % des exportations. Ce qui expose le pays à d’éventuelles perturbations du trafic maritime.

Une perturbation prolongée dans cette zone stratégique pourrait entraîner une hausse des coûts du transport et de l’énergie. Cela accentuerait les pressions inflationnistes déjà élevées dans le pays.

Le rapport souligne également que l’instabilité géopolitique pourrait provoquer une sortie de capitaux des marchés émergents, les investisseurs cherchant des actifs plus sûrs. Ce phénomène risquerait de peser sur la monnaie égyptienne et sur les flux financiers vers les marchés obligataires et boursiers du pays.

Dans un contexte de forte dette publique et d’inflation persistante, une prolongation du conflit pourrait donc compliquer davantage la gestion macroéconomique du pays. Les autorités égyptiennes devront notamment surveiller l’évolution des prix de l’énergie, des flux d’investissement et de la stabilité du taux de change.

Plus largement, la guerre en Iran et les tensions autour du détroit d’Ormuz provoquent déjà des turbulences sur les marchés financiers internationaux et renforcent les risques économiques pour plusieurs économies émergentes dépendantes des importations d’énergie.

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Israël à court de missiles face aux frappes iraniennes alerte Washington

Israël a averti les États-Unis qu’il disposait désormais de réserves critiques de missiles intercepteurs. Et ce, alors que la guerre contre l’Iran met fortement sous pression son système de défense antimissiles.

Selon des responsables américains cités par des médias internationaux, les stocks d’intercepteurs destinés à neutraliser les missiles balistiques ennemis ont été largement entamés par l’intensité des frappes iraniennes. L’ampleur et la fréquence des attaques ont obligé les systèmes de défense israéliens à tirer un nombre élevé de projectiles pour protéger le territoire et les infrastructures stratégiques.

Les autorités israéliennes ont informé Washington de la situation, reconnaissant que leurs capacités d’interception à longue portée pourraient devenir insuffisantes si le conflit se prolongeait. Les responsables américains indiquent toutefois que les États-Unis ne connaissent pas la même pénurie, même si la guerre suscite des inquiétudes sur l’usure des stocks d’armements sophistiqués.

Cette tension sur les réserves était en partie anticipée. Selon un responsable américain, Washington était conscient depuis plusieurs mois que l’État hébreu disposait de capacités limitées en missiles intercepteurs, notamment après les précédentes confrontations militaires avec Téhéran.

La pression s’est accentuée avec l’évolution des attaques iraniennes, certaines intégrant des munitions multiples ou fragmentées. Ce qui oblige les systèmes de défense à tirer davantage d’intercepteurs pour neutraliser chaque menace.

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L’or recule face à la hausse du dollar

Les prix de l’or ont reculé sur les marchés internationaux, pénalisés par la remontée du dollar et la diminution des anticipations de baisse des taux d’intérêt aux États-Unis, dans un contexte de flambée des prix de l’énergie liée aux tensions au Moyen-Orient.

Le métal précieux a perdu près de 2 % lors des échanges ce lundi matin, l’once tombant autour de 5 080 dollars. Tam,ndis que les contrats à terme américains sur l’or ont également enregistré un repli.

La hausse du dollar, stimulée par l’augmentation des prix du pétrole et par les craintes d’une inflation plus persistante, a pesé sur l’or. En effet, la montée de la devise américaine rend le métal jaune plus coûteux pour les investisseurs utilisant d’autres monnaies.

Dans le même temps, la progression des rendements des obligations américaines renforce le coût d’opportunité de la détention d’or, un actif qui ne génère pas de rendement. Cela réduit son attractivité, surtout lorsque les marchés anticipent un maintien prolongé de taux d’intérêt élevés.

Les marchés surveillent également l’évolution du conflit au Moyen-Orient et son impact sur les prix de l’énergie. La hausse du pétrole, qui alimente les craintes inflationnistes, diminue la probabilité d’une baisse rapide des taux par la Réserve fédérale américaine.

Du côté des autres métaux précieux, l’argent, le platine et le palladium ont également évolué de manière contrastée au cours de la séance, reflétant la volatilité actuelle des marchés des matières premières.

L’argent a reculé de 1,2 % sur le marché au comptant, à 79,57 dollars l’once. Le platine a progressé de 0,8 % à 2 042,98 dollars et le palladium a gagné 1 % à 1 566,91 dollars.

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La guerre en Iran perturbe l’économie indienne

Les répercussions de la guerre contre l’Iran commencent à se faire sentir bien au-delà du Moyen-Orient. En Inde, plusieurs secteurs économiques subissent déjà les conséquences des perturbations du commerce maritime et de la flambée des coûts énergétiques. Des usines ont suspendu leur production, les exportations de riz basmati sont perturbées et certains restaurants ont été contraints de fermer temporairement.

Selon des analyses citées par la presse asiatique, les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, l’un des principaux corridors énergétiques du monde, ont fortement ralenti le transport de marchandises. Cette situation entraîne une hausse des coûts logistiques et accentue les inquiétudes pour les entreprises indiennes dépendantes de ces routes commerciales.

 

Lire aussi: Le Détroit d’Ormuz au cœur de l’incertitude énergétique mondiale

 

L’Inde est particulièrement vulnérable à une éventuelle fermeture prolongée de cette voie stratégique. Environ 50 % des importations indiennes de pétrole brut transitent par ce détroit, tandis qu’en 2025 près de 89 % des approvisionnements en gaz de pétrole liquéfié (GPL) du pays ont également emprunté cette route maritime.

Face à ces tensions sur l’approvisionnement énergétique, New Delhi a activé des mesures d’urgence afin de garantir en priorité l’accès au gaz pour les ménages et les transports. Dans plusieurs régions, les industries commencent déjà à ressentir les effets des pénuries.

Ainsi, dans l’État du Gujarat, cœur de l’industrie céramique indienne, les inquiétudes sont particulièrement fortes. La ville de Morbi concentre environ 90 % de la production nationale de céramique, dont de nombreuses usines fonctionnent au propane pour alimenter leurs fours. Faute d’approvisionnement, une centaine d’usines ont déjà suspendu leurs activités, et l’ensemble du secteur pourrait être paralysé si la situation persistait.

La pénurie de gaz touche également le secteur de la restauration. À Mumbai, environ 20 % des restaurants et hôtels ont déjà fermé temporairement, tandis que les organisations professionnelles préviennent que ce chiffre pourrait atteindre 50 % si la crise d’approvisionnement se prolongeait.

Selon l’Association nationale des restaurants indiens, une seule journée de perturbation pourrait coûter près de 13 milliards de roupies (environ 141 millions de dollars) au secteur. Plusieurs établissements ont réduit leurs menus ou raccourci leurs horaires d’ouverture afin d’économiser le carburant disponible.

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Emploi : le Canada enregistre l’un des pires reculs hors pandémie

Le marché du travail canadien a connu un net recul en février 2026, avec une perte nette d’environ 84 000 emplois, ce qui a fait monter le taux de chômage à 6,7 %, selon les données publiées vendredi 13 mars par l’agence nationale de statistiques. Cette évolution contraste fortement avec les attentes des économistes, qui anticipaient au contraire la création d’environ 10 000 emplois.

La baisse de l’emploi s’explique principalement par la chute des postes à temps plein, qui ont reculé de plus de 100 000 unités. Une grande partie de ces pertes concerne le secteur privé, révélant un ralentissement marqué de l’activité économique.

Pour plusieurs analystes, ces chiffres constituent l’un des résultats les plus décevants observés en dehors des périodes de crise sanitaire. Selon certains économistes, le rapport sur l’emploi montre une faiblesse généralisée du marché du travail, avec très peu de création nette d’emplois au cours des douze derniers mois.

Les jeunes travailleurs sont particulièrement touchés. En effet, l’emploi des 15-24 ans a reculé d’environ 47 000 postes, ce qui a fait grimper le taux de chômage de cette catégorie à 14,1 %…

Face à cette situation, plusieurs économistes estiment que ces données pourraient compliquer les perspectives de politique monétaire. Alors que certains marchés anticipaient encore une hausse des taux d’intérêt, la détérioration du marché de l’emploi pourrait au contraire inciter la Banque centrale du Canada à adopter une approche plus prudente.

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Israël prépare une extension massive de son opération terrestre au Liban

Israël envisage de lancer une offensive terrestre d’envergure dans le sud du Liban afin d’étendre considérablement ses opérations militaires contre le Hezbollah. C’est ce qu’ont indiqué des responsables israéliens et américains cités samedi 14 mars par le site d’information Axios.

L’objectif serait de prendre le contrôle de la zone située au sud du fleuve Litani et d’y démanteler les infrastructures militaires du Hezbollah.

« Nous allons faire ce que nous avons fait à Gaza », a déclaré un haut responsable israélien, évoquant la stratégie consistant à détruire les bâtiments que l’armée israélienne considère comme des sites de stockage d’armes ou des positions de lancement d’attaques. Parallèlement, l’armée israélienne a émis des ordres d’évacuation à destination des habitants de plusieurs zones du sud du Liban.

Toujours selon Axios, l’administration de Donald Trump soutiendrait l’objectif de désarmer le Hezbollah, tout en cherchant à limiter l’impact du conflit sur l’État libanais et à encourager d’éventuelles négociations directes entre Israël et le Liban en vue d’un cessez-le-feu.

À rappeler que depuis le 2 mars, les frappes israéliennes sur le territoire libanais ont fait 773 morts, dont 103 enfants, et 1 933 blessés, selon les autorités libanaises.

Au total, l’armée israélienne affirme avoir mené plus de 1 100 frappes depuis le début de l’escalade, visant notamment environ 190 positions de la force d’élite al-Radwan du Hezbollah, ainsi que plus de 200 missiles ou lanceurs de missiles.

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Téhéran promet de détruire les installations énergétiques associées aux États-Unis

L’armée iranienne a menacé de s’en prendre aux infrastructures énergétiques liées aux États-Unis au Moyen-Orient, affirmant qu’elles pourraient être « réduites en cendres » en cas d’escalade du conflit.

Dans une déclaration relayée vendredi 13 mars par les médias iraniens, le porte-parole du quartier général central Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardes de la révolution, a averti que toutes les installations pétrolières, économiques et énergétiques appartenant à des compagnies partiellement détenues par les États-Unis ou coopérant avec Washington dans la région pourraient être visées…

Cette mise en garde intervient après des frappes américaines menées vendredi contre l’île de Kharg, une plateforme stratégique pour l’industrie pétrolière iranienne située dans le Golfe. Selon l’agence Fars News, aucune infrastructure pétrolière n’a été touchée lors de cette attaque, malgré une quinzaine d’explosions entendues sur l’île.

Les frappes américaines visaient des sites militaires que le président américain Donald Trump a affirmé avoir « complètement détruits ».

Située à environ 30 kilomètres des côtes iraniennes et 483 km du détroit d’Ormuz, l’île de Kharg abrite le principal terminal d’exportation de pétrole de l’Iran et constitue un maillon essentiel de ses ventes de brut sur les marchés internationaux.

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Le boom des voyages hors saison : quatre tendances qui révolutionnent le tourisme

La volonté croissante des voyageurs venant de marchés lointains de visiter l’Europe en dehors de la haute saison estivale s’impose comme l’une des tendances émergentes les plus importantes du tourisme.

D’après une enquête récente de la Commission européenne du tourisme, publiée par Capital, les visiteurs en provenance des marchés long-courriers semblent de plus en plus ouverts à l’idée de voyager en dehors de la haute saison.

L’étude, menée auprès d’un échantillon de 3 000 voyageurs provenant de six marchés clés hors d’Europe (Australie, Brésil, Canada, Chine, Japon et États-Unis), a révélé que les visiteurs recherchent des destinations moins fréquentées, une plus grande authenticité dans leurs expériences et un rythme de voyage plus lent.

L’étude met notamment en évidence une volonté croissante des visiteurs d’explorer des destinations moins connues. Cette tendance est également liée à l’essor du tourisme lent. Les voyageurs semblent plus enclins à passer plus de temps sur place.

Parallèlement, les visiteurs recherchent de plus en plus d’expériences authentiques. Cette tendance alimente la demande pour des hébergements plus intimistes, des commerces locaux et des expériences qui permettent aux voyageurs de s’immerger dans le quotidien des destinations.

 

Cette tendance alimente la demande pour des hébergements plus intimistes, des commerces locaux et des expériences qui permettent aux voyageurs de s’immerger dans le quotidien des destinations.

 

La tendance vers des options de transport plus durables est également particulièrement marquée. De plus en plus de voyageurs déclarant utiliser le train, les transports en commun ou d’autres options à faibles émissions lors de leurs voyages en Europe.

Malgré cette dynamique positive, l’étude souligne un léger décalage entre les intentions et les comportements réels. Si 53 % des voyageurs déclarent vouloir voyager hors saison, seuls 49 % le font effectivement. Un écart similaire est constaté pour les destinations moins connues.

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TotalEnergies interrompt sa production de pétrole et de gaz dans le Golfe persique

La société française TotalEnergies a interrompu sa production de pétrole et de gaz au Qatar, en Irak et sur le plateau continental des Émirats arabes unis.

TotalEnergies a déclaré, dans un communiqué publié le 12 mars : « En réponse aux demandes de certains de nos actionnaires et aux questions concernant l’état de nos opérations au Moyen-Orient, notre production a été arrêtée ou est en cours d’arrêt au Qatar, en Irak et dans les eaux territoriales des Émirats arabes unis. Ce qui représente environ 15 % de notre production totale. »

Et l’entreprise d’ajouter : « L’impact des arrêts de production au Qatar sur nos échanges de GNL se limite à environ deux millions de tonnes ». Tout en soulignant que sa production terrestre aux Émirats arabes unis, qui s’élève à environ 210 000 barils par jour, n’a pas été affectée par le conflit.

TotalEnergies annonce le même jour le redémarrage de la production du champ pétrolier de Mabruk en Libye, dans lequel la compagnie détient une participation de 37,5 %.

Le champ Mabruk est situé onshore, dans la concession C17, à environ 130 km au sud de Syrte. La production du champ avait été arrêtée en 2015. La construction d’une nouvelle unité de production d’une capacité de 25 000 barils par jour a été lancée en mai 2024. Cette unité a été mise en service le 28 février 2026, moins de deux ans après le lancement du projet.

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Bessent : une coalition internationale peut protéger les navires dans le détroit d’Ormuz

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré qu’une coalition internationale pourrait protéger les navires dans le détroit d’Ormuz.

« Il a toujours été prévu que la marine américaine ou une coalition internationale escorte les pétroliers », a souligné Bessent, jeudi 12 mars. « Je pense que nous escorterons les navires à travers la région dès que possible militairement. Et c’est une possibilité une fois que nous contrôlerons l’espace aérien », rapporte Reuters.

Quant au secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, il a déclaré que la marine américaine ne pouvait pas escorter les navires à travers le détroit d’Ormuz pour le moment, mais qu’il était « très probable » que cela se produise d’ici la fin du mois.

Par ailleurs, il estime que l’opération militaire en Iran prendrait des semaines, et non des mois, soulignant que la seule option envisageable était d’anéantir la capacité de Téhéran à menacer ses voisins. « Il est peu probable que le prix du pétrole atteigne 200 dollars le baril », a-t-il ajouté.

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Les marchés boursiers européens en recul à la clôture jeudi

Les marchés boursiers européens ont poursuivi leur repli jeudi 12 mars. Les investisseurs étant confrontés à une forte hausse des prix du pétrole qui a ravivé les inquiétudes liées à l’inflation dans un contexte de guerre au Moyen-Orient.

L’indice paneuropéen STOXX 600 a clôturé en baisse de 0,6 %, terminant en recul pour la septième fois en neuf séances ce mois-ci, et enregistrant une perte d’environ 5,6 % depuis le début du conflit, le 28 février 2026.

Le prix du pétrole brut a atteint 100 dollars le baril, et deux pétroliers auraient été attaqués dans les eaux irakiennes, dans le cadre de la volonté de l’Iran d’étendre la guerre sur toute la région du Moyen-Orient, indique Reuters.

L’inflation en Europe, fortement dépendante des importations de pétrole, pourrait augmenter si les prix du brut restent élevés pendant une période prolongée. Ce qui accentuerait la pression sur une croissance régionale déjà faible.

Les données du London Stock Exchange Group ont montré que les marchés financiers s’attendent à ce que la Banque centrale européenne relève ses taux d’intérêt d’ici juillet, avec une probabilité de 87 % d’une nouvelle hausse d’ici décembre. Ce qui représente un changement radical par rapport aux anticipations d’avant le conflit, où l’on misait sur des baisses de taux.

Le secteur bancaire a poursuivi son déclin, chutant de 3,5 %. Tandis que les valeurs énergétiques ont progressé de 1,4 % et les valeurs des services publics de 1,8 %.

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Les États-Unis autorisent la Russie à vendre son pétrole

Le gouvernement américain a décidé d’autoriser, pour une durée d’environ un mois, la vente du pétrole en provenance de Russie stocké dans des pétroliers. Et ce, en raison de l’explosion des prix suite au déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran. L’annonce a été faite par le département du Trésor à Washington.

Le ministère a délivré une « autorisation générale » permettant la vente, jusqu’au 11 avril, de pétrole brut et de produits pétroliers issus de la Russie qui ont été chargés sur des pétroliers avant le 12 mars.

Cet assouplissement des sanctions sur le pétrole russe, notamment en autorisant sa vente face à une flambée des prix liée à la guerre en Iran, vise à stabiliser les marchés énergétiques et à atténuer l’impact économique de la crise.

Toutefois, cette flexibilité reste limitée dans le temps et sous surveillance, reflétant un équilibre entre sécurité énergétique et pression géopolitique. L’approvisionnement en pétrole russe pourrait ainsi continuer à circuler via des canaux contrôlés, tout en maintenant des restrictions stratégiques.

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L’Algérie n’est plus le premier exportateur de gaz en Espagne

Les importations de gaz de l’Espagne ont chuté de 8,6 % en février 2026 par rapport au mois précédent.

Selon des données récentes publiées le 11 mars par la plateforme énergétique spécialisée (basée à Washington), les importations espagnoles de gaz naturel et liquéfié ont atteint environ 31,42 térawattheures le mois dernier; contre 34,38 térawattheures en janvier 2026.

L’Algérie a poursuivi son déclin retrouvant à la deuxième place du classement des plus grands exportateurs de gaz vers l’Espagne en février 2026, derrière les États-Unis.

Les stocks de gaz en Espagne ont diminué de 14,2 % en février 2026 par rapport à l’année précédente, pour atteindre un niveau de remplissage de 56 %.

Les importations de gaz de l’Espagne en février 2026

Le gaz naturel liquéfié (GNL) représentait 68,8 % des importations totales de l’Espagne en février 2026, soit 21,63 térawattheures (TWh). Tandis que le gaz naturel représentait 31,2 % à 9,8 TWh, révèlent les données de la plateforme énergétique spécialisée.

À titre de comparaison, le GNL représentait 62,4 % des importations totales en janvier 2026, soit 21,75 térawattheures. Alors que le gaz naturel représentait 37,6 %, soit 12,63 térawattheures.

Sur une base annuelle, les importations de gaz de l’Espagne en février 2026 ont diminué de 16 %, enregistrant 16,29 térawattheures de gaz liquéfié (61,9 %) et 10,03 térawattheures de gaz naturel (38,1 %) au cours du même mois de 2025.

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École bombardée en Iran : une erreur de l’armée américaine

Une erreur de l’armée américaine dans les coordonnées d’une cible semble avoir conduit au bombardement d’une école en Iran le 28 février, qui a fait plus de 150 morts, selon les conclusions préliminaires d’une enquête militaire interne publiées mercredi 11 mars par le New York Times.

Selon les autorités iraniennes, l’explosion survenue à Minab, dans le sud du pays, le premier jour de la guerre, le 28 février, a fait plus de 150 morts. Donald Trump avait d’abord nié toute implication américaine, accusant l’Iran en revanche, avant de revenir partiellement sur sa position et de déclarer qu’il « accepterait » les conclusions de l’enquête. Selon le New York Times, citant des responsables américains et des sources proches de l’enquête, le missile Tomahawk a été tiré par l’armée américaine.

« Le bombardement du bâtiment de l’école primaire Shajarah Tayyebeh le 28 février est dû à une erreur de ciblage de l’armée américaine, qui menait des frappes contre une base iranienne voisine dont le bâtiment de l’école faisait autrefois partie, selon les conclusions préliminaires de l’enquête », rapporte le New York Times.

« D’après des sources proches de l’enquête, les officiers du Commandement central américain ont déterminé les coordonnées de la cible de la frappe en utilisant des données obsolètes qui leur avaient été fournies par la Defense Intelligence Agency », a ajouté le journal.

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