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Tunisie-Madagascar: un nouvel élan pour la coopération économique

Source: Chambre de commerce Tunisie-Madagascar (CCTM)

La Tunisie et Madagascar cherchent à transformer des échanges commerciaux encore modestes en véritables partenariats économiques. Lundi 10 mars, à Antananarivo, un accord de coopération a été signé entre la Chambre de commerce Tunisie-Madagascar (CCTM) et l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM). Ce partenariat vise à structurer le commerce bilatéral et à encourager les investissements.

Malgré une croissance rapide ces dernières années, les échanges restent marginaux. En 2024, Madagascar a exporté pour 2,39 millions de dollars vers la Tunisie, en hausse de 150% en moyenne depuis 2020, tandis que ses importations de produits tunisiens, dont des câbles électriques et des produits alimentaires, ont atteint 12,09 millions de dollars. Ces chiffres représentent moins de 0,3% du commerce extérieur des deux pays, laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Le nouvel accord prévoit de multiples initiatives: organiser des rencontres d’affaires, promouvoir les opportunités d’investissement et faciliter les partenariats industriels. Selon les responsables des deux institutions, l’objectif est de créer un cadre durable pour des relations économiques équilibrées et plus visibles.

La Tunisie apporte son savoir-faire dans les secteurs industriel, électrique, agroalimentaire et numérique. De son côté, Madagascar propose des opportunités dans l’agro-industrie, la transformation locale et l’exploitation de ses ressources naturelles. Cette complémentarité pourrait servir de levier pour des investissements croisés et des projets communs, jusque-là limités.

La signature de la convention intervient à quelques semaines de la mission économique tunisienne à Madagascar, prévue du 30 mars au 4 avril. Plusieurs entreprises tunisiennes y participeront pour explorer des collaborations concrètes avec le secteur privé malgache. Cette mission est considérée comme un catalyseur potentiel pour renforcer la dynamique Sud-Sud entre les deux nations.

En somme, l’accord ne se limite pas à un simple échange de signatures. Il ouvre la voie à une coopération économique plus structurée, où les complémentarités et le potentiel inexploité des deux marchés pourraient devenir des opportunités concrètes pour les entreprises des deux pays.

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Nouveau prêt de la BM pour lutter contre les inondations en Tunisie  

La Banque mondiale allouera 50 millions de dollars supplémentaires pour lutter contre les risques d’inondation. C’est un nouveau soutien au programme ResCat, axé sur l’ouest de Tunis, Gabès et Djerba qui bénéficiera à 660 000 personnes supplémentaires.

La Banque mondiale a annoncé un financement supplémentaire de 50 millions de dollars pour la Tunisie afin de renforcer la résilience du pays face aux risques climatiques et aux catastrophes naturelles, dans le cadre de son Programme intégré de résilience aux catastrophes (ResCat), doté initialement d’un budget de 125 millions de dollars.

Ces nouvelles ressources serviront à étendre la protection contre les inondations urbaines dans trois zones considérées comme particulièrement exposées : l’ouest de Tunis, Gabès et Djerba.

Ce dispositif s’appuiera sur l’expérience déjà acquise dans les villes de Bizerte, Monastir et Nabeul, couvertes par le programme initial.

Cette intervention est annoncée alors que la Tunisie demeure exposée à de graves risques d’inondation, exacerbés par le changement climatique. La BM cite notamment les graves inondations de janvier 2026, qui, dans certaines régions, ont enregistré les plus fortes précipitations depuis soixante-dix ans, provoquant d’importantes perturbations dans plusieurs régions du pays.

Selon l’institution financière, l’extension du programme devrait bénéficier à plus de 660 000 personnes supplémentaires, notamment dans les zones urbaines densément peuplées et les principaux pôles économiques. L’objectif affiché est de réduire les interruptions de service et les pertes économiques, de maintenir l’activité des entreprises, de préserver les emplois et de créer de nouveaux emplois locaux, en particulier dans la gestion et l’entretien des infrastructures de protection contre les inondations.

Ce nouveau financement s’appuie sur un programme lancé en 2021 et soutenu par la BM et l’Agence française de développement (AFD). D’après la Banque, le projet initial a déjà permis de protéger près de 170 000 personnes vulnérables dans plusieurs villes tunisiennes et a soutenu le déploiement de systèmes pilotes d’alerte précoce.

I. B.

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Femmes, emploi et croissance: libérer un potentiel économique inexploité

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le projet Savoirs éco, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France, a organisé une conférence-débat en partenariat avec la Fondation SMU, consacrée à la participation économique des femmes et à leur contribution à un développement durable et inclusif.

Cet événement a réuni chercheurs, économistes et experts afin d’échanger autour des principaux défis et leviers favorisant l’intégration économique des femmes en Tunisie. Les échanges se sont appuyés sur les policy briefs des Structures Productrices de Savoirs Économiques (SPSE) soutenues par le projet, qui fournissent des analyses scientifiques éclairant les politiques publiques.

Interventions des experts

  • Leila Baghdadi, économiste senior au Bureau de l’Économiste en Chef pour la région MENA, Afghanistan et Pakistan à la Banque mondiale, a présenté les principales conclusions du rapport Femmes et emplois : talents inexploités, croissance non réalisée publié en octobre 2025. Elle a souligné que la suppression des barrières limitant l’accès des femmes aux emplois correspondant à leurs compétences pourrait accroître le PIB par habitant de 20 à 30% dans des pays comme l’Égypte, la Jordanie et le Pakistan.

  • Pr. Habib Zitouna, président de l’Association des économistes tunisiens (ASECTU), a exposé les résultats de son policy brief consacré aux liens entre femmes et emploi dans le contexte du modèle économique tunisien.

  • Anissa Hanifa, maître assistante en économie rurale, a présenté une analyse sur le fonctionnement et l’autonomie des organisations féminines de développement dans le gouvernorat de Siliana.

  • Nesrine Abassi, chercheuse au Laboratoire d’Économie et Sociétés Rurales, a partagé les résultats de ses travaux sur le rôle des femmes dans les régions oasiennes et leur contribution à la résilience et au développement durable.

Les échanges ont permis de mettre en évidence plusieurs constats majeurs. Les intervenants ont d’abord souligné que les modèles d’employabilité et les politiques d’emploi restent encore insuffisamment adaptés aux réalités et aux contraintes des femmes, notamment en matière d’organisation du travail et d’équilibre entre vie professionnelle et familiale. Les surmonter nécessite une réponse politique globale qui prend en compte les contraintes juridiques, sociales et économiques auxquelles les femmes font face, tout en positionnant le secteur privé comme catalyseur de la création d’emplois.

Par ailleurs, certaines contraintes réglementaires et structurelles continuent d’influencer la participation économique des femmes, notamment en lien avec les questions de mobilité, de sécurité ou encore certains cadres juridiques et sociaux.

Les discussions ont également mis en lumière la persistance d’inégalités sectorielles, avec une forte concentration des femmes dans des secteurs souvent moins rémunérés ou moins valorisés, ce qui contribue à maintenir des écarts en matière d’emploi et de revenus.

Les participants ont également insisté sur l’importance de renforcer les dispositifs liés à la parentalité – congés parentaux, flexibilité du travail ou partage des responsabilités familiales – afin de favoriser l’accès et le maintien des femmes sur le marché du travail.

Un autre enjeu majeur soulevé concerne le manque de statistiques économiques genrées. L’insuffisance de données détaillées, notamment sur les salaires ou la participation économique par genre, limite aujourd’hui la capacité d’analyse et l’élaboration de politiques publiques adaptées. Dans ce contexte, les indicateurs internationaux tels que ceux développés par la Banque mondiale dans le cadre du programme Women, Business and the Law constituent des outils précieux pour mesurer les progrès et identifier les réformes nécessaires.

Les interventions ont également mis en lumière le rôle central des femmes dans les dynamiques territoriales, en particulier dans les zones rurales et oasiennes. L’évolution des normes sociales ainsi que le renforcement de la gouvernance locale apparaissent comme des facteurs clés pour améliorer la structuration et la performance des organisations de développement agricole. De même, l’ancrage territorial des femmes constitue un levier important pour le développement local et la résilience des territoires.

À travers ce débat, le projet Savoirs éco réaffirme l’importance de soutenir la production de connaissances économiques et de renforcer le dialogue entre chercheurs, décideurs publics et acteurs du développement afin de mieux éclairer les politiques publiques et promouvoir une croissance plus inclusive.

 

 

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Climat : la Banque mondiale débloque 50 millions pour la Tunisie

La Banque mondiale accorde un financement additionnel de 50 millions de dollars à la Tunisie pour renforcer sa résilience face aux inondations, portant à 175 millions de dollars l’enveloppe totale du Programme intégré de résilience aux catastrophes (ResCat), contre 125 millions lors de son lancement en 2021.

Ce nouvel appui permettra d’étendre la protection contre les inondations urbaines à trois zones particulièrement exposées : Tunis-Ouest, Gabès et Djerba. Il s’appuiera sur l’expérience acquise à Bizerte, Monastir et Nabeul, déjà couvertes par le programme initial.

Selon l’institution, plus de 660 000 personnes supplémentaires devraient bénéficier du programme élargi, notamment dans des corridors à forte densité de population et des pôles économiques stratégiques. Les investissements visent à sécuriser l’activité des entreprises, préserver les emplois et en créer de nouveaux, en particulier dans l’exploitation et la maintenance des infrastructures.

Cette décision intervient après les graves inondations de janvier 2026, marquées par les plus fortes précipitations enregistrées depuis plus de 70 ans, qui ont perturbé plusieurs régions du pays et mis en évidence la nécessité d’infrastructures plus résilientes et de systèmes d’alerte performants.

Outre les ouvrages de protection, le financement soutiendra la modernisation des systèmes hydrométéorologiques et d’alerte précoce, ainsi que le renforcement des mécanismes de financement des risques de catastrophe.

Le programme initial, cofinancé avec l’Agence française de développement, a déjà permis de protéger près de 170.000 personnes vulnérables et de déployer des systèmes pilotes d’alerte précoce, tout en consolidant les capacités nationales de gestion des risques.

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Ce petit pays africain doit trouver 5,6 milliards de dollars pour faire face au climat

La Banque mondiale a publié le 18 février 2026 un rapport sans appel: pour continuer à se développer tout en faisant face aux bouleversements climatiques, Maurice devra mobiliser 5,6 milliards de dollars sur les 25 prochaines années. Un chiffre colossal pour une petite île qui, pourtant, ne représente qu’une infime fraction des émissions mondiales de CO₂, à peine 0,01%.

Intitulé «Mauritius Country Climate and Development Report (CCDR)», le rapport souligne que Maurice subit de plein fouet des conséquences d’une crise qu’elle n’a presque pas créée. Montée des eaux, cyclones plus violents, sécheresses, inondations: les risques sont concrets, et ils touchent directement le quotidien des Mauriciens. Un tiers de la population vit sur le littoral. Le tourisme, colonne vertébrale de l’économie, dépend d’une nature préservée. La pêche nourrit des familles entières. Tout cela est aujourd’hui menacé.

Concrètement, à quoi servirait cet argent?                           

Sur les 5,6 milliards, 4,2 milliards iraient à des investissements climatiques directs: protéger les côtes, renforcer les infrastructures face aux catastrophes naturelles, mieux gérer l’eau. Le reste, 1,4 milliard, financerait des réformes économiques profondes pour rendre le pays moins vulnérable sur le long terme: tourisme durable, pêche responsable, énergies renouvelables.

Ramenés à l’échelle du temps, ces montants représentent environ 2,3% du PIB par an jusqu’en 2030, puis moins de 1% les années suivantes. C’est considérable, mais la Banque mondiale est claire: ne rien faire coûterait encore plus cher, jusqu’à 4% du PIB perdu d’ici 2050.

Un État aux marges étroites

Le problème, c’est que Maurice arrive à ce rendez-vous avec un niveau d’endettement déjà élevé. L’État ne peut pas tout porter seul. Le rapport appelle donc le secteur privé — banques, assureurs, fonds de pension — à prendre sa part, à condition que le gouvernement crée un cadre suffisamment sûr pour encourager ces investissements. Le déficit de financement climatique est estimé à 213 millions de dollars par an d’ici 2030: combler ce gouffre exigera une mobilisation collective, publique et privée.

Ce rapport est un avertissement, mais aussi une feuille de route. Maurice a les atouts pour relever ce défi, à condition d’agir maintenant, et ensemble.

 

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Dette extérieure : Où se situe réellement la Tunisie dans le classement africain ?

À la fin de l’année 2024, la Tunisie figure parmi les pays africains les plus endettés vis-à-vis de l’extérieur. Avec un encours estimé à environ 41,6 milliards de dollars, selon les données issues de la Banque mondiale et reprises par plusieurs institutions financières africaines, le pays se situe dans le haut du classement continental en termes de montants absolus, sans toutefois appartenir au groupe des très grandes économies africaines.

Selon les méthodologies retenues et la nature de la dette prise en compte, la Tunisie oscille entre la septième et la dixième place en Afrique. Cette variation s’explique principalement par la distinction entre dette extérieure totale, incluant le secteur privé, et dette publique externe seule.

Les premières places restent largement dominées par l’Afrique du Sud et l’Égypte, dont les encours dépassent 140 milliards de dollars, portés par la taille de leurs économies et un accès plus fluide aux marchés internationaux. La Tunisie évolue ainsi dans un groupe intermédiaire, aux côtés de pays comme le Maroc, l’Angola ou le Mozambique, avec des volumes plus limités mais des marges de manœuvre budgétaires plus restreintes.

Une trajectoire marquée par un pic puis une stabilisation

L’évolution de la dette extérieure tunisienne sur les dernières années met en évidence une phase de hausse marquée au début de la décennie, suivie d’une stabilisation progressive. Le pic a été atteint en 2021, dans un contexte de financement exceptionnel lié aux conséquences économiques de la pandémie. Depuis, l’encours en dollars a cessé de progresser de manière significative, malgré un environnement international défavorable caractérisé par la hausse des taux d’intérêt et le renchérissement du financement externe.

AnnéeDette extérieure (milliards $)
2020~41,9
2021~43,0
2022~41,0
2023~42,4
2024~40,4 – 41,6

Cette stabilisation traduit une combinaison de facteurs, dont une modération des nouveaux emprunts en devises et des remboursements plus importants, dans un contexte de forte pression sur la balance des paiements.

Un équilibre financier encore fragile

Au-delà du volume de la dette, l’indicateur le plus révélateur reste son poids par rapport à la richesse nationale. Le ratio dette extérieure sur PIB est passé d’environ 44,7% en 2023 à près de 39,1% en 2024, signalant une amélioration relative de la soutenabilité externe. Cette évolution a été rendue possible par une meilleure tenue des recettes en devises, notamment celles issues du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger.

Parallèlement, l’État tunisien a accentué son recours au financement intérieur afin de limiter l’exposition aux risques de change. En 2024, la dette domestique a dépassé la dette extérieure dans la structure globale de la dette publique, un choix qui permet de réduire la dépendance aux devises mais qui accroît la pression sur le système bancaire local et sur le financement de l’économie.

En 2024, la Tunisie a honoré des remboursements dépassant les 14 milliards de dinars, un effort significatif qui a contribué à contenir l’endettement extérieur. Cette stabilité reste néanmoins fragile et dépendante de facteurs exogènes, notamment la capacité du pays à maintenir des entrées de devises suffisantes et à accéder aux financements multilatéraux, qui représentent une part importante de sa dette extérieure.

Ainsi, la position de la Tunisie dans le classement africain reflète une situation intermédiaire. Le pays n’est pas confronté à un surendettement critique, mais demeure soumis à des contraintes structurelles qui exigent une gestion rigoureuse et prudente de ses équilibres financiers afin de préserver sa crédibilité économique et sa capacité de financement à moyen terme.

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Cybersécurité : l’UIT et la Banque mondiale publient une nouvelle référence mondiale pour les stratégies nationales

L’Union internationale des télécommunications (UIT) et la Banque mondiale, en collaboration avec un consortium inédit de trente-huit organisations internationales, ont publié la troisième édition du Guide to Developing a National Cybersecurity Strategy, reconnu comme référence mondiale pour l’élaboration, la mise en œuvre et la révision des stratégies nationales de cybersécurité.

Face à l’expansion rapide des technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle, l’Internet des objets, la 5G et la 6G, ou encore l’informatique quantique, ainsi qu’à la montée des menaces cybernétiques transfrontalières, ce guide actualisé propose une approche holistique, adaptable et centrée sur la résilience.

Disponible, depuis hier vendredi, au téléchargement sur le site de l’UIT, cette nouvelle édition, fruit d’une collaboration unique entre organisations intergouvernementales, secteur privé, société civile et monde académique, met l’accent sur six axes majeurs : le financement durable intégré aux budgets nationaux et soutenu par des partenaires internationaux l’évaluation continue grâce à des indicateurs SMART ; une gouvernance renforcée avec une clarification des rôles et des mécanismes de coordination entre secteurs public et privé ; la protection des infrastructures critiques fondée sur les interdépendances et des registres nationaux de risques ; l’adaptabilité technologique via une veille stratégique sur les innovations disruptives ; et la coopération internationale, désormais considérée comme un pilier de la politique étrangère numérique des États.

« La cybersécurité n’est pas une fin en soi, mais un levier essentiel pour la prospérité économique, la sécurité nationale et la confiance dans la transformation numérique », peut-on lire dans le guide.

À ce jour, 136 pays disposent d’une stratégie nationale de cybersécurité, contre seulement 76 en 2018, illustrant l’urgence croissante d’agir dans ce domaine. Ce document vise à soutenir les pays qui amorcent ce processus tout en offrant aux nations plus avancées des outils pour moderniser leurs cadres face à un paysage cybernétique en constante évolution.

L’UIT est l’agence spécialisée des Nations unies pour les technologies de l’information et de la communication, tandis que la Banque mondiale fournit financements et expertises pour éradiquer l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.

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Tunisie : le déficit du compte courant attendu à 2,7 % du PIB en 2025 (Banque mondiale)

La Banque mondiale prévoit que le déficit du compte courant de la Tunisie atteindra 2,7 % du PIB en 2025, sous l’effet d’un creusement du déficit commercial. Cette dégradation serait en partie atténuée par la hausse des recettes touristiques et la baisse des prix internationaux du pétrole.

Reprise modérée mais besoins financiers élevés

À moyen terme, le déficit extérieur devrait continuer à se creuser pour atteindre 3,1 % du PIB en 2027, dans un contexte d’accès limité au financement extérieur. Les autorités pourraient être amenées à recourir davantage aux emprunts en devises pour couvrir les besoins.

L’économie montre toutefois des signes de reprise, avec une croissance du PIB réel de 2,4 % sur les neuf premiers mois de 2025, soutenue par l’agriculture, la construction et le tourisme. L’inflation poursuit sa baisse à 4,9 % en octobre 2025, tandis que les IDE progressent de 41 %, notamment dans les projets d’énergies renouvelables.

Finances publiques : un déficit en recul mais un financement sous tension

Du côté des finances publiques, le déficit budgétaire devrait s’établir à 5,7 % du PIB en 2025, avant de reculer à 4,4 % en 2027, grâce à une maîtrise progressive des dépenses de compensation et de la masse salariale.
La dette publique devrait légèrement diminuer, passant de 84,5 % du PIB en 2024 à 83,6 % en 2027, mais les besoins de financement resteront élevés.

La Banque mondiale insiste enfin sur la nécessité de renforcer les filets sociaux, en soulignant le rôle central du programme AMEN, qui couvre désormais environ 10 % de la population, et en appelant à poursuivre les réformes pour améliorer l’efficacité du système de protection sociale.

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Tunisie – Banque mondiale : Vers un renforcement de la coopération dans le secteur de l’eau

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a reçu mercredi à Tunis Meskerem Brhane, directrice régionale du développement durable à la Banque mondiale pour la région MENAAP.

La rencontre, centrée sur la coopération bilatérale, a mis en avant le secteur de l’eau, considéré comme prioritaire face aux effets du changement climatique. Les deux parties ont affiché une convergence de vues sur l’urgence d’un partenariat renforcé.

La sécurité hydrique au cœur des priorités tunisiennes

Selon le communiqué du ministère, Samir Abdelhafidh a insisté sur la place stratégique du secteur de l’eau dans les politiques publiques. La Tunisie fait face à la fois à un stress hydrique structurel et à l’aggravation des impacts climatiques, ce qui exige une refonte de la gouvernance, une amélioration de la rentabilité du secteur et un renforcement des infrastructures.

Le ministre a détaillé les axes en cours de déploiement : modernisation et maintenance des réseaux de distribution, rénovation des installations vieillissantes, programmes de recyclage et de traitement des eaux usées, et optimisation de l’exploitation des ressources disponibles. Il a également salué le niveau actuel de coopération avec la Banque mondiale, estimant qu’elle continuera de jouer un rôle déterminant dans les prochaines phases.

La BM disposée à renforcer son appui technique et financier

Meskerem Brhane a souligné que la sécurité hydrique constitue un pilier essentiel du développement économique et social. Elle a rappelé l’engagement de la Banque mondiale à accompagner la Tunisie, tant par le financement de projets que par l’appui technique nécessaire à la mise en œuvre de réformes structurelles.

La responsable de la BM a exprimé la disponibilité de l’institution à intensifier la concertation avec les structures tunisiennes, afin d’élaborer des programmes d’action à moyen et long terme. L’objectif : aider le pays à relever les défis croissants liés à la rareté de l’eau, à la gestion durable des ressources et à l’adaptation climatique.

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La Tunisie et la BM signent un accord de 430 millions de dollars

La Tunisie et la Banque mondiale ont conclu un nouvel accord de financement pour soutenir le Programme d’amélioration de la dépendance énergétique, de l’efficacité et de la gouvernance en Tunisie (TEREG). Ce partenariat stratégique, d’un montant total de 430 millions de dollars — dont 30 millions sous forme de financement concessionnel —, s’étendra sur une période de cinq ans.

L’objectif principal du programme est de moderniser le secteur énergétique tunisien, de renforcer la sécurité des approvisionnements et de garantir la durabilité des services électriques. Il s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de transition énergétique, actualisée par le gouvernement tunisien.

Le TEREG met l’accent sur le développement des projets d’énergies renouvelables, l’amélioration de la performance de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG), et la consolidation de la gouvernance du secteur afin d’assurer des services réguliers, abordables et respectueux de l’environnement pour les ménages comme pour les entreprises.

Cadre d’incitation financière

Selon Amira Kalibi, spécialiste principale de l’énergie à la Banque mondiale et cheffe d’équipe du projet, il s’agit du premier programme à bénéficier du cadre d’incitation financière mis en place par la Banque mondiale. Ce mécanisme reconnaît l’impact positif et durable de tels projets sur la réduction de la pollution et des émissions nocives.

Kalibi a précisé que les réformes incluses dans le programme — notamment la réduction des pertes techniques et commerciales ainsi que l’augmentation de la part des énergies renouvelables — permettront d’améliorer durablement les performances opérationnelles et financières du secteur électrique, tout en rendant l’électricité plus stable et plus abordable pour les citoyens et les entreprises à travers le pays.

De son côté, Alexander Arrobbio, directeur du bureau de la Banque mondiale en Tunisie, a souligné que ce projet illustre la solidité du partenariat entre la Tunisie et la Banque mondiale. Il soutient les ambitions nationales en matière de développement durable et d’énergie propre, tout en renforçant la position de la Tunisie dans le domaine des énergies renouvelables, créant de nouvelles opportunités économiques et assurant la sécurité énergétique à long terme.

Lire aussi : A Washington, la Tunisie consolide ses partenariats stratégiques avec la BM et la BERD

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Banque mondiale : La Tunisie attendue à 2,6% de croissance en 2025

L’économie tunisienne devrait enregistrer une croissance de 2,6% en 2025, soutenue par la reprise de la production agricole – notamment de l’huile d’olive et des céréales – et par une relance du secteur de la construction, selon le dernier rapport de la Banque mondiale (BM) sur la région MENAAP (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan).

La Banque mondiale prévoit un léger rebond de l’activité économique tunisienne après une année 2024 marquée par des tensions budgétaires et une sécheresse persistante.

L’agriculture devrait constituer le principal moteur de cette croissance, grâce à une meilleure campagne oléicole et à des récoltes céréalières plus abondantes. Le secteur de la construction, dopé par quelques projets d’infrastructure, contribuerait également à ce regain.

À moyen terme (2026–2027), la croissance se stabiliserait autour de 2,4%, freinée par des conditions de financement limitées et des barrières structurelles à l’entrée sur les marchés.

Finances publiques : un déficit en légère amélioration

Le déficit budgétaire devrait s’établir à 5,7% du PIB en 2025, avant de se réduire à 4,4% en 2027, sous l’effet d’une meilleure maîtrise de la masse salariale et des subventions.

La dette publique, actuellement proche de 84,5% du PIB, baisserait légèrement pour atteindre 83,6% en 2027, traduisant une amélioration marginale de la trajectoire d’endettement.

Le déficit du compte courant devrait s’élargir à 2,7% du PIB en 2025, en raison d’un déséquilibre commercial accru, malgré la progression modérée des recettes touristiques et la baisse du prix du pétrole.

La Banque mondiale anticipe une détérioration graduelle jusqu’à 3,1% du PIB en 2027, en lien avec la stagnation des investissements étrangers et les contraintes persistantes sur le financement extérieur.

Face à ce contexte, les autorités tunisiennes pourraient être amenées à recourir à de nouveaux emprunts en devises auprès de la Banque centrale pour combler les besoins de financement.

Réformes nécessaires pour consolider la croissance

Le rapport souligne que les perspectives économiques demeurent vulnérables à plusieurs risques : la rareté du financement extérieur, la poursuite de la sécheresse et les incertitudes du commerce international.

Toutefois, une amélioration notable serait envisageable si la Tunisie accélérait les réformes structurelles, notamment la modernisation des entreprises publiques, la discipline budgétaire et la stimulation de la concurrence.

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