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Tunisie : la Banque mondiale mobilise 332,5 millions de dollars pour l’eau et l’emploi

La Banque mondiale a approuvé deux projets d’un montant total de 332,5 millions de dollars soit  965 millions de dinars pour renforcer la sécurité hydrique en Tunisie. L’objectif est double : améliorer l’accès à l’eau potable pour des millions de personnes et moderniser l’agriculture irriguée afin de soutenir l’économie rurale.

La première opération, consacrée à l’irrigation, vise à réhabiliter des infrastructures dans plusieurs gouvernorats, à renforcer la gestion des services et à aider les agriculteurs à adopter des techniques plus résilientes au climat. La seconde porte sur l’eau potable et prévoit notamment l’extension de l’usine de dessalement de Zarat, le déploiement de compteurs intelligents et la réduction des pertes d’eau dans plusieurs régions.

Selon la Banque mondiale, ce programme devrait créer plus de 4 000 emplois permanents et plus de 13 000 emplois temporaires, tout en améliorant durablement la qualité et la fiabilité des services d’eau. Il s’inscrit dans une stratégie de long terme, conçue en plusieurs phases, avec un financement global estimé à 700 millions de dollars sur dix ans.

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Tunisie: la Banque mondiale accorde 90 millions de dollars pour renforcer la protection sociale

La Banque mondiale et le gouvernement tunisien approfondissent leur partenariat pour renforcer le système de protection sociale du pays, avec l’approbation par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale d’un financement supplémentaire de 90 millions de dollars en faveur du Projet d’appui à la promotion du développement social en Tunisie.

Ce soutien aidera les populations à créer de meilleures perspectives pour leur vie et à renforcer leurs moyens de subsistance. 

Ce nouveau financement s’inscrit dans la continuité des résultats probants du projet initial de 700 millions de dollars mis en œuvre au cours des cinq dernières années, qui a permis de fournir des transferts monétaires d’urgence à plus de 895 000 ménages et d’étendre les transferts monétaires permanents dans le cadre du programme AMEN, programme phare d’assistance  sociale en Tunisie, à plus de 386 000 ménages bénéficiaires tout en versant des allocations familiales à plus de 150 000 enfants âgés de moins de 6  ans. Ces nouveaux financements permettront de renforcer ces acquis, améliorant ainsi l’efficacité et la soutenabilité financière à long terme du système tunisien de protection sociale. 

Ce soutien permettra également d’étendre les allocations familiales à environ 450 000 enfants âgés de 6 à 18 ans issus de ménages pauvres et à faible revenu, contribuant ainsi à réduire les obstacles à l’éducation et les taux d’abandon scolaire. Il soutiendra également la création d’un fonds national de promotion des personnes handicapées, destiné à financer des prestations spécifiques favorisant leur inclusion sociale et professionnelle. 

“Ce financement additionnel témoigne de notre engagement continu à soutenir la Tunisie à mettre en place un système de protection sociale plus complet, adaptable et résilient”, souligne Alexandre Arrobbio, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie. “En élargissant les allocations familiales aux enfants en âge d’être scolarisés et en renforçant le soutien aux personnes handicapées, nous contribuons à protéger les ménages vulnérables et à offrir de meilleures perspectives aux enfants partout au pays”. 

Au-delà de l’élargissement de la couverture, le nouveau financement permettra d’accélérer la numérisation du système tunisien de protection sociale, notamment en soutenant la mise en place d’un registre intégré des bénéficiaires des prestations sociales et l’expansion de l’usage des outils de paiement numérique. Il pilotera également des initiatives d’inclusion économique combinant le travail indépendant et l’emploi salarié, aidant ainsi les ménages bénéficiaires du programme Amen à mieux saisir les opportunités d’emploi et à devenir plus autonomes.  

“Les réformes soutenues par ce projet vont au-delà des transferts monétaires”, souligne Mohamed El Aziz Ben Ghachem, spécialiste senior de la protection sociale à la Banque mondiale. Et d’ajouter: “La modernisation du système de ciblage, la mise en place d’un registre unifié des bénéficiaires, le pilotage d’initiatives d’inclusion économique et la poursuite de l’harmonisation des différents programmes d’assistance et de sécurité sociale en Tunisie poseront les bases d’un système de protection sociale moderne, intégré et basé sur les données”.  

 

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Tunisie | Prêt de 90 M$ de la BM au profit des populations vulnérables

La Banque mondiale a annoncé un financement supplémentaire de 90 millions de dollars au gouvernement tunisien pour soutenir un projet visant à renforcer le développement social et à améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables.

Ce financement s’appuie sur les résultats obtenus par le projet initial, d’un coût de 700 millions de dollars et mis en œuvre sur cinq ans, rapporte la Banque mondiale dans un communiqué publié vendredi 27 mars 2026 à Washington.

Ce projet a permis de verser des aides d’urgence à plus de 895 000 familles afin d’atténuer l’impact de la pandémie de Covid19, d’étendre le programme de protection sociale à plus de 386 000 familles et d’octroyer des allocations familiales à plus de 150 000 enfants de moins de cinq ans.

Soutien à de nouveaux groupes

Le nouveau financement vise à consolider les acquis en étendant les allocations familiales à environ 450 000 enfants âgés de 6 à 18 ans issus de familles pauvres ou à faibles revenus, contribuant ainsi à réduire le décrochage scolaire et à améliorer l’accès à l’éducation.

Le projet prévoit également la création d’un fonds national dédié au soutien des personnes handicapées, destiné à financer des programmes spécialisés favorisant leur intégration sociale et professionnelle.

Alexandre Arrobbio, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie, a déclaré que ce financement témoigne de l’engagement de l’institution internationale à soutenir la Tunisie dans la construction d’un système de protection sociale plus inclusif et résilient.
Il a ajouté que l’augmentation des allocations familiales et le renforcement du soutien aux personnes handicapées permettraient de protéger les familles les plus vulnérables et d’offrir de meilleures perspectives aux enfants.

Un registre national des bénéficiaires

 De son côté, Mohamed El Aziz Ben Ghachem, spécialiste principal de la protection sociale à la Banque mondiale, a confirmé que les réformes envisagées vont au-delà des transferts monétaires et comprennent la modernisation du système de ciblage, la création d’un registre national unique des bénéficiaires, le lancement de programmes pilotes d’inclusion économique et le renforcement de la coordination entre les différents programmes de soutien.

Une partie du financement sera consacrée à l’accélération de la numérisation du système de protection sociale par la création d’un registre national unique des bénéficiaires et le développement des moyens de paiement numériques.
Le projet soutiendra également des initiatives d’inclusion économique combinant travail indépendant et emploi salarié, afin de permettre aux familles bénéficiaires de s’intégrer au marché du travail et de renforcer leur autonomie.

Ces réformes devraient contribuer à la mise en place d’un système de protection sociale moderne, intégré et fondé sur les données, garantissant sa viabilité financière et son efficacité à long terme.

I. B.

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Afrique du Nord : priorité aux services hydriques durables plutôt qu’aux seules infrastructures

Face à l’aggravation du stress hydrique, les pays d’Afrique du Nord sont appelés à réorienter leurs politiques de l’eau vers des services hydriques durables; plutôt que de se concentrer exclusivement sur la construction d’infrastructures. C’est l’une des principales recommandations d’un récent rapport de la Banque mondiale, publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’Eau du 22 mars.

Intitulé « Nourish and Flourish : Water Solutions to Feed 10 Billion People on a Livable Planet », le document alerte sur la raréfaction accélérée des ressources hydriques dans la région, appelée à s’intensifier à mesure que la population mondiale s’approchera des 10 milliards d’habitants d’ici 2050.

Le rapport souligne notamment la dégradation rapide des aquifères dans les zones arides et semi-arides d’Afrique du Nord. La surexploitation des nappes souterraines, souvent supérieure à leur capacité naturelle de recharge, fragilise les systèmes agricoles et accentue la dépendance alimentaire des États de la région, dont la plupart figurent déjà parmi les territoires à fort stress hydrique et faible autonomie alimentaire.

Pour y remédier, la Banque mondiale met en avant plusieurs pistes d’action. Elle cite notamment l’émergence de mécanismes de financement innovants favorisant l’implication du secteur privé dans les infrastructures hydrauliques et les technologies économes en eau. Certaines expériences nationales, en particulier au Maroc, illustrent le potentiel de dispositifs combinant partage des risques, accès au crédit et modernisation des équipements agricoles, notamment dans l’irrigation solaire et la micro-irrigation.

À l’échelle régionale, l’institution préconise surtout un changement de paradigme : passer d’une logique centrée sur les ouvrages à une approche orientée vers la gestion et la fourniture de services hydriques. Cette transition s’appuierait notamment sur les technologies numériques – données satellitaires et intelligence artificielle – déjà mobilisées dans certaines zones sahéliennes pour améliorer la cartographie et l’exploitation des ressources en eau.

Enfin, le rapport appelle les gouvernements à renforcer les politiques de régulation des prélèvements, à mieux valoriser économiquement l’eau et à développer les partenariats public-privé, considérés comme des leviers essentiels pour préserver la sécurité alimentaire et environnementale de la région dans les décennies à venir.

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Tunisie-Madagascar: un nouvel élan pour la coopération économique

Source: Chambre de commerce Tunisie-Madagascar (CCTM)

La Tunisie et Madagascar cherchent à transformer des échanges commerciaux encore modestes en véritables partenariats économiques. Lundi 10 mars, à Antananarivo, un accord de coopération a été signé entre la Chambre de commerce Tunisie-Madagascar (CCTM) et l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM). Ce partenariat vise à structurer le commerce bilatéral et à encourager les investissements.

Malgré une croissance rapide ces dernières années, les échanges restent marginaux. En 2024, Madagascar a exporté pour 2,39 millions de dollars vers la Tunisie, en hausse de 150% en moyenne depuis 2020, tandis que ses importations de produits tunisiens, dont des câbles électriques et des produits alimentaires, ont atteint 12,09 millions de dollars. Ces chiffres représentent moins de 0,3% du commerce extérieur des deux pays, laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Le nouvel accord prévoit de multiples initiatives: organiser des rencontres d’affaires, promouvoir les opportunités d’investissement et faciliter les partenariats industriels. Selon les responsables des deux institutions, l’objectif est de créer un cadre durable pour des relations économiques équilibrées et plus visibles.

La Tunisie apporte son savoir-faire dans les secteurs industriel, électrique, agroalimentaire et numérique. De son côté, Madagascar propose des opportunités dans l’agro-industrie, la transformation locale et l’exploitation de ses ressources naturelles. Cette complémentarité pourrait servir de levier pour des investissements croisés et des projets communs, jusque-là limités.

La signature de la convention intervient à quelques semaines de la mission économique tunisienne à Madagascar, prévue du 30 mars au 4 avril. Plusieurs entreprises tunisiennes y participeront pour explorer des collaborations concrètes avec le secteur privé malgache. Cette mission est considérée comme un catalyseur potentiel pour renforcer la dynamique Sud-Sud entre les deux nations.

En somme, l’accord ne se limite pas à un simple échange de signatures. Il ouvre la voie à une coopération économique plus structurée, où les complémentarités et le potentiel inexploité des deux marchés pourraient devenir des opportunités concrètes pour les entreprises des deux pays.

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Femmes, emploi et croissance: libérer un potentiel économique inexploité

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le projet Savoirs éco, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France, a organisé une conférence-débat en partenariat avec la Fondation SMU, consacrée à la participation économique des femmes et à leur contribution à un développement durable et inclusif.

Cet événement a réuni chercheurs, économistes et experts afin d’échanger autour des principaux défis et leviers favorisant l’intégration économique des femmes en Tunisie. Les échanges se sont appuyés sur les policy briefs des Structures Productrices de Savoirs Économiques (SPSE) soutenues par le projet, qui fournissent des analyses scientifiques éclairant les politiques publiques.

Interventions des experts

  • Leila Baghdadi, économiste senior au Bureau de l’Économiste en Chef pour la région MENA, Afghanistan et Pakistan à la Banque mondiale, a présenté les principales conclusions du rapport Femmes et emplois : talents inexploités, croissance non réalisée publié en octobre 2025. Elle a souligné que la suppression des barrières limitant l’accès des femmes aux emplois correspondant à leurs compétences pourrait accroître le PIB par habitant de 20 à 30% dans des pays comme l’Égypte, la Jordanie et le Pakistan.

  • Pr. Habib Zitouna, président de l’Association des économistes tunisiens (ASECTU), a exposé les résultats de son policy brief consacré aux liens entre femmes et emploi dans le contexte du modèle économique tunisien.

  • Anissa Hanifa, maître assistante en économie rurale, a présenté une analyse sur le fonctionnement et l’autonomie des organisations féminines de développement dans le gouvernorat de Siliana.

  • Nesrine Abassi, chercheuse au Laboratoire d’Économie et Sociétés Rurales, a partagé les résultats de ses travaux sur le rôle des femmes dans les régions oasiennes et leur contribution à la résilience et au développement durable.

Les échanges ont permis de mettre en évidence plusieurs constats majeurs. Les intervenants ont d’abord souligné que les modèles d’employabilité et les politiques d’emploi restent encore insuffisamment adaptés aux réalités et aux contraintes des femmes, notamment en matière d’organisation du travail et d’équilibre entre vie professionnelle et familiale. Les surmonter nécessite une réponse politique globale qui prend en compte les contraintes juridiques, sociales et économiques auxquelles les femmes font face, tout en positionnant le secteur privé comme catalyseur de la création d’emplois.

Par ailleurs, certaines contraintes réglementaires et structurelles continuent d’influencer la participation économique des femmes, notamment en lien avec les questions de mobilité, de sécurité ou encore certains cadres juridiques et sociaux.

Les discussions ont également mis en lumière la persistance d’inégalités sectorielles, avec une forte concentration des femmes dans des secteurs souvent moins rémunérés ou moins valorisés, ce qui contribue à maintenir des écarts en matière d’emploi et de revenus.

Les participants ont également insisté sur l’importance de renforcer les dispositifs liés à la parentalité – congés parentaux, flexibilité du travail ou partage des responsabilités familiales – afin de favoriser l’accès et le maintien des femmes sur le marché du travail.

Un autre enjeu majeur soulevé concerne le manque de statistiques économiques genrées. L’insuffisance de données détaillées, notamment sur les salaires ou la participation économique par genre, limite aujourd’hui la capacité d’analyse et l’élaboration de politiques publiques adaptées. Dans ce contexte, les indicateurs internationaux tels que ceux développés par la Banque mondiale dans le cadre du programme Women, Business and the Law constituent des outils précieux pour mesurer les progrès et identifier les réformes nécessaires.

Les interventions ont également mis en lumière le rôle central des femmes dans les dynamiques territoriales, en particulier dans les zones rurales et oasiennes. L’évolution des normes sociales ainsi que le renforcement de la gouvernance locale apparaissent comme des facteurs clés pour améliorer la structuration et la performance des organisations de développement agricole. De même, l’ancrage territorial des femmes constitue un levier important pour le développement local et la résilience des territoires.

À travers ce débat, le projet Savoirs éco réaffirme l’importance de soutenir la production de connaissances économiques et de renforcer le dialogue entre chercheurs, décideurs publics et acteurs du développement afin de mieux éclairer les politiques publiques et promouvoir une croissance plus inclusive.

 

 

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Dette extérieure : Où se situe réellement la Tunisie dans le classement africain ?

À la fin de l’année 2024, la Tunisie figure parmi les pays africains les plus endettés vis-à-vis de l’extérieur. Avec un encours estimé à environ 41,6 milliards de dollars, selon les données issues de la Banque mondiale et reprises par plusieurs institutions financières africaines, le pays se situe dans le haut du classement continental en termes de montants absolus, sans toutefois appartenir au groupe des très grandes économies africaines.

Selon les méthodologies retenues et la nature de la dette prise en compte, la Tunisie oscille entre la septième et la dixième place en Afrique. Cette variation s’explique principalement par la distinction entre dette extérieure totale, incluant le secteur privé, et dette publique externe seule.

Les premières places restent largement dominées par l’Afrique du Sud et l’Égypte, dont les encours dépassent 140 milliards de dollars, portés par la taille de leurs économies et un accès plus fluide aux marchés internationaux. La Tunisie évolue ainsi dans un groupe intermédiaire, aux côtés de pays comme le Maroc, l’Angola ou le Mozambique, avec des volumes plus limités mais des marges de manœuvre budgétaires plus restreintes.

Une trajectoire marquée par un pic puis une stabilisation

L’évolution de la dette extérieure tunisienne sur les dernières années met en évidence une phase de hausse marquée au début de la décennie, suivie d’une stabilisation progressive. Le pic a été atteint en 2021, dans un contexte de financement exceptionnel lié aux conséquences économiques de la pandémie. Depuis, l’encours en dollars a cessé de progresser de manière significative, malgré un environnement international défavorable caractérisé par la hausse des taux d’intérêt et le renchérissement du financement externe.

AnnéeDette extérieure (milliards $)
2020~41,9
2021~43,0
2022~41,0
2023~42,4
2024~40,4 – 41,6

Cette stabilisation traduit une combinaison de facteurs, dont une modération des nouveaux emprunts en devises et des remboursements plus importants, dans un contexte de forte pression sur la balance des paiements.

Un équilibre financier encore fragile

Au-delà du volume de la dette, l’indicateur le plus révélateur reste son poids par rapport à la richesse nationale. Le ratio dette extérieure sur PIB est passé d’environ 44,7% en 2023 à près de 39,1% en 2024, signalant une amélioration relative de la soutenabilité externe. Cette évolution a été rendue possible par une meilleure tenue des recettes en devises, notamment celles issues du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger.

Parallèlement, l’État tunisien a accentué son recours au financement intérieur afin de limiter l’exposition aux risques de change. En 2024, la dette domestique a dépassé la dette extérieure dans la structure globale de la dette publique, un choix qui permet de réduire la dépendance aux devises mais qui accroît la pression sur le système bancaire local et sur le financement de l’économie.

En 2024, la Tunisie a honoré des remboursements dépassant les 14 milliards de dinars, un effort significatif qui a contribué à contenir l’endettement extérieur. Cette stabilité reste néanmoins fragile et dépendante de facteurs exogènes, notamment la capacité du pays à maintenir des entrées de devises suffisantes et à accéder aux financements multilatéraux, qui représentent une part importante de sa dette extérieure.

Ainsi, la position de la Tunisie dans le classement africain reflète une situation intermédiaire. Le pays n’est pas confronté à un surendettement critique, mais demeure soumis à des contraintes structurelles qui exigent une gestion rigoureuse et prudente de ses équilibres financiers afin de préserver sa crédibilité économique et sa capacité de financement à moyen terme.

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Cybersécurité : l’UIT et la Banque mondiale publient une nouvelle référence mondiale pour les stratégies nationales

L’Union internationale des télécommunications (UIT) et la Banque mondiale, en collaboration avec un consortium inédit de trente-huit organisations internationales, ont publié la troisième édition du Guide to Developing a National Cybersecurity Strategy, reconnu comme référence mondiale pour l’élaboration, la mise en œuvre et la révision des stratégies nationales de cybersécurité.

Face à l’expansion rapide des technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle, l’Internet des objets, la 5G et la 6G, ou encore l’informatique quantique, ainsi qu’à la montée des menaces cybernétiques transfrontalières, ce guide actualisé propose une approche holistique, adaptable et centrée sur la résilience.

Disponible, depuis hier vendredi, au téléchargement sur le site de l’UIT, cette nouvelle édition, fruit d’une collaboration unique entre organisations intergouvernementales, secteur privé, société civile et monde académique, met l’accent sur six axes majeurs : le financement durable intégré aux budgets nationaux et soutenu par des partenaires internationaux l’évaluation continue grâce à des indicateurs SMART ; une gouvernance renforcée avec une clarification des rôles et des mécanismes de coordination entre secteurs public et privé ; la protection des infrastructures critiques fondée sur les interdépendances et des registres nationaux de risques ; l’adaptabilité technologique via une veille stratégique sur les innovations disruptives ; et la coopération internationale, désormais considérée comme un pilier de la politique étrangère numérique des États.

« La cybersécurité n’est pas une fin en soi, mais un levier essentiel pour la prospérité économique, la sécurité nationale et la confiance dans la transformation numérique », peut-on lire dans le guide.

À ce jour, 136 pays disposent d’une stratégie nationale de cybersécurité, contre seulement 76 en 2018, illustrant l’urgence croissante d’agir dans ce domaine. Ce document vise à soutenir les pays qui amorcent ce processus tout en offrant aux nations plus avancées des outils pour moderniser leurs cadres face à un paysage cybernétique en constante évolution.

L’UIT est l’agence spécialisée des Nations unies pour les technologies de l’information et de la communication, tandis que la Banque mondiale fournit financements et expertises pour éradiquer l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.

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Tunisie : le déficit du compte courant attendu à 2,7 % du PIB en 2025 (Banque mondiale)

La Banque mondiale prévoit que le déficit du compte courant de la Tunisie atteindra 2,7 % du PIB en 2025, sous l’effet d’un creusement du déficit commercial. Cette dégradation serait en partie atténuée par la hausse des recettes touristiques et la baisse des prix internationaux du pétrole.

Reprise modérée mais besoins financiers élevés

À moyen terme, le déficit extérieur devrait continuer à se creuser pour atteindre 3,1 % du PIB en 2027, dans un contexte d’accès limité au financement extérieur. Les autorités pourraient être amenées à recourir davantage aux emprunts en devises pour couvrir les besoins.

L’économie montre toutefois des signes de reprise, avec une croissance du PIB réel de 2,4 % sur les neuf premiers mois de 2025, soutenue par l’agriculture, la construction et le tourisme. L’inflation poursuit sa baisse à 4,9 % en octobre 2025, tandis que les IDE progressent de 41 %, notamment dans les projets d’énergies renouvelables.

Finances publiques : un déficit en recul mais un financement sous tension

Du côté des finances publiques, le déficit budgétaire devrait s’établir à 5,7 % du PIB en 2025, avant de reculer à 4,4 % en 2027, grâce à une maîtrise progressive des dépenses de compensation et de la masse salariale.
La dette publique devrait légèrement diminuer, passant de 84,5 % du PIB en 2024 à 83,6 % en 2027, mais les besoins de financement resteront élevés.

La Banque mondiale insiste enfin sur la nécessité de renforcer les filets sociaux, en soulignant le rôle central du programme AMEN, qui couvre désormais environ 10 % de la population, et en appelant à poursuivre les réformes pour améliorer l’efficacité du système de protection sociale.

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Tunisie – Banque mondiale : Vers un renforcement de la coopération dans le secteur de l’eau

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a reçu mercredi à Tunis Meskerem Brhane, directrice régionale du développement durable à la Banque mondiale pour la région MENAAP.

La rencontre, centrée sur la coopération bilatérale, a mis en avant le secteur de l’eau, considéré comme prioritaire face aux effets du changement climatique. Les deux parties ont affiché une convergence de vues sur l’urgence d’un partenariat renforcé.

La sécurité hydrique au cœur des priorités tunisiennes

Selon le communiqué du ministère, Samir Abdelhafidh a insisté sur la place stratégique du secteur de l’eau dans les politiques publiques. La Tunisie fait face à la fois à un stress hydrique structurel et à l’aggravation des impacts climatiques, ce qui exige une refonte de la gouvernance, une amélioration de la rentabilité du secteur et un renforcement des infrastructures.

Le ministre a détaillé les axes en cours de déploiement : modernisation et maintenance des réseaux de distribution, rénovation des installations vieillissantes, programmes de recyclage et de traitement des eaux usées, et optimisation de l’exploitation des ressources disponibles. Il a également salué le niveau actuel de coopération avec la Banque mondiale, estimant qu’elle continuera de jouer un rôle déterminant dans les prochaines phases.

La BM disposée à renforcer son appui technique et financier

Meskerem Brhane a souligné que la sécurité hydrique constitue un pilier essentiel du développement économique et social. Elle a rappelé l’engagement de la Banque mondiale à accompagner la Tunisie, tant par le financement de projets que par l’appui technique nécessaire à la mise en œuvre de réformes structurelles.

La responsable de la BM a exprimé la disponibilité de l’institution à intensifier la concertation avec les structures tunisiennes, afin d’élaborer des programmes d’action à moyen et long terme. L’objectif : aider le pays à relever les défis croissants liés à la rareté de l’eau, à la gestion durable des ressources et à l’adaptation climatique.

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La Tunisie et la BM signent un accord de 430 millions de dollars

La Tunisie et la Banque mondiale ont conclu un nouvel accord de financement pour soutenir le Programme d’amélioration de la dépendance énergétique, de l’efficacité et de la gouvernance en Tunisie (TEREG). Ce partenariat stratégique, d’un montant total de 430 millions de dollars — dont 30 millions sous forme de financement concessionnel —, s’étendra sur une période de cinq ans.

L’objectif principal du programme est de moderniser le secteur énergétique tunisien, de renforcer la sécurité des approvisionnements et de garantir la durabilité des services électriques. Il s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de transition énergétique, actualisée par le gouvernement tunisien.

Le TEREG met l’accent sur le développement des projets d’énergies renouvelables, l’amélioration de la performance de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG), et la consolidation de la gouvernance du secteur afin d’assurer des services réguliers, abordables et respectueux de l’environnement pour les ménages comme pour les entreprises.

Cadre d’incitation financière

Selon Amira Kalibi, spécialiste principale de l’énergie à la Banque mondiale et cheffe d’équipe du projet, il s’agit du premier programme à bénéficier du cadre d’incitation financière mis en place par la Banque mondiale. Ce mécanisme reconnaît l’impact positif et durable de tels projets sur la réduction de la pollution et des émissions nocives.

Kalibi a précisé que les réformes incluses dans le programme — notamment la réduction des pertes techniques et commerciales ainsi que l’augmentation de la part des énergies renouvelables — permettront d’améliorer durablement les performances opérationnelles et financières du secteur électrique, tout en rendant l’électricité plus stable et plus abordable pour les citoyens et les entreprises à travers le pays.

De son côté, Alexander Arrobbio, directeur du bureau de la Banque mondiale en Tunisie, a souligné que ce projet illustre la solidité du partenariat entre la Tunisie et la Banque mondiale. Il soutient les ambitions nationales en matière de développement durable et d’énergie propre, tout en renforçant la position de la Tunisie dans le domaine des énergies renouvelables, créant de nouvelles opportunités économiques et assurant la sécurité énergétique à long terme.

Lire aussi : A Washington, la Tunisie consolide ses partenariats stratégiques avec la BM et la BERD

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Banque mondiale : La Tunisie attendue à 2,6% de croissance en 2025

L’économie tunisienne devrait enregistrer une croissance de 2,6% en 2025, soutenue par la reprise de la production agricole – notamment de l’huile d’olive et des céréales – et par une relance du secteur de la construction, selon le dernier rapport de la Banque mondiale (BM) sur la région MENAAP (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan).

La Banque mondiale prévoit un léger rebond de l’activité économique tunisienne après une année 2024 marquée par des tensions budgétaires et une sécheresse persistante.

L’agriculture devrait constituer le principal moteur de cette croissance, grâce à une meilleure campagne oléicole et à des récoltes céréalières plus abondantes. Le secteur de la construction, dopé par quelques projets d’infrastructure, contribuerait également à ce regain.

À moyen terme (2026–2027), la croissance se stabiliserait autour de 2,4%, freinée par des conditions de financement limitées et des barrières structurelles à l’entrée sur les marchés.

Finances publiques : un déficit en légère amélioration

Le déficit budgétaire devrait s’établir à 5,7% du PIB en 2025, avant de se réduire à 4,4% en 2027, sous l’effet d’une meilleure maîtrise de la masse salariale et des subventions.

La dette publique, actuellement proche de 84,5% du PIB, baisserait légèrement pour atteindre 83,6% en 2027, traduisant une amélioration marginale de la trajectoire d’endettement.

Le déficit du compte courant devrait s’élargir à 2,7% du PIB en 2025, en raison d’un déséquilibre commercial accru, malgré la progression modérée des recettes touristiques et la baisse du prix du pétrole.

La Banque mondiale anticipe une détérioration graduelle jusqu’à 3,1% du PIB en 2027, en lien avec la stagnation des investissements étrangers et les contraintes persistantes sur le financement extérieur.

Face à ce contexte, les autorités tunisiennes pourraient être amenées à recourir à de nouveaux emprunts en devises auprès de la Banque centrale pour combler les besoins de financement.

Réformes nécessaires pour consolider la croissance

Le rapport souligne que les perspectives économiques demeurent vulnérables à plusieurs risques : la rareté du financement extérieur, la poursuite de la sécheresse et les incertitudes du commerce international.

Toutefois, une amélioration notable serait envisageable si la Tunisie accélérait les réformes structurelles, notamment la modernisation des entreprises publiques, la discipline budgétaire et la stimulation de la concurrence.

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